Ce ne fut pas facile, mais c’est maintenant confirmé. Les Canadiens affronteront les Hurricanes de la Caroline en demi-finale.
Avant de s'établir dans le sud-est des États-Unis en 1997, les Hurricanes ont eu comme prédécesseurs les Whalers de Hartford. Équipe originale de l’Association mondiale (AMH) de 1972 (bien qu’elle ait changé de domicile à quelques reprises), elle fut l’une des quatre élues pour joindre les rangs de la Ligue nationale en 1979.
Les négociations ont été ardues et les conditions d’admission n’ont pas été généreuses. Les droits sur de nombreux joueurs de l'AMH furent retournés à l'équipe de la LNH à qui ils appartenaient.
À la dernière année de l’AMH, les Whalers n’avaient pas été une puissance, terminant en quatrième place sur six. Considérant les règles d’expansion plutôt chiches, il ne fallait donc pas s’attendre à des miracles, même s’ils parvinrent à conserver les légendaires vétérans Dave Keon et Gordie Howe, les fils de ce dernier, Mark et Marty, leur capitaineRick Ley et leurs gardiens John Garrett et Al Smith.
En fin de saison, Hartford fit l’acquisition de Bobby Hull des Jets de Winnipeg. Lorsqu’il joua avec Gordie Howe et Dave Keon, les Whalers se retrouvèrent ainsi avec un trio des 40 ans et plus.
Au cours de la saison, les résultats furent tout de même supérieurs aux attentes. Aidés par les 105 points de Mike Rogers et les 56 buts de Blaine Stoughton, les Whalers terminèrent 14e. Les Oilers, dans la foulée d’un Wayne Gretzky qui prenait son envol, prirent le 16e rang. Dans une ligue qui avait maintenant 21 équipes, les 16 premières accédaient aux séries. Comme les nouveaux venus étaient parvenus à devancer des éternels perdants comme les Capitals, les Red Wings et les Rockies, ils purent alors participer aux éliminatoires. (Les deux autres anciennes équipes de l’AMH, les Nordiques et les Jets, eurent moins de chance.)
Puisqu’en séries le premier affrontait le seizième, le deuxième se prenait contre le quinzième et ainsi de suite, les Oilers affrontèrent l’équipe de tête, les Flyers. Quant aux Whalers, leur quatorzième place les envoya faire face aux troisièmes, les Canadiens.
Même si le Tricolore avait subi beaucoup de changements (entre autres le départ de Scotty Bowman pour Buffalo et remplacé avec peu de succès par Bernard Geoffrion et les retraites de Ken Dryden, Jacques Lemaire et Yvan Cournoyer), il demeura que Montréal était tout de même le quadruple champion en titre. Toutefois, en saison, les Whalers avaient malgré tout trouvé le moyen de donner du fil à retordre aux Canadiens, les limitant à une victoire et trois matchs nuls.
La série débuta le 8 avril au Forum. Montréal débuta en lion, l’emportant 6-1. Seul Mark Howe empêcha Denis Herron de réaliser un blanchissage, en marquant en troisième période. Yvon Lambert marqua deux fois pour les Montréalais.
Le lendemain, toujours au Forum, ce fut un festival offensif. Yvon Lambert marqua deux autres buts, en plus d’obtenir une passe. Mario Tremblay accumula quant à lui trois mentions d’aide, dans une victoire de 8-4. La réplique vint entre autres de la famille Howe. Mark aida tour à tour son frère Marty et son père Gordie à marquer.
Pour le troisième match, au Civic Center, les deux équipes changèrent de gardien. Michel Larocque prit la place de Denis Herron pour Montréal, alors que les Whalers confièrent leur filet à Al Smith au lieu de John Garrett.
Le résultat fut beaucoup plus serré. Guy Lafleur marqua un troisième but en trois matchs. Mario Tremblay a obtenu deux autres passes, mais les Whalers offrirent une belle résistance, forçant la prolongation.
Ce fut finalement Yvon Lambert, qui était en feu, qui trancha avec son deuxième but de la soirée. Montréal balayait ainsi la série en trois matchs. (C'était un 3 de 5 au premier tour.) Si Dave Keon poursuivit son parcours, ce match fut le dernier de Bobby Hull et de Gordie Howe. Les Whalers ratèrent ensuite les séries lors des cinq années suivantes. En fait, lors de leurs 18 années à Hartford, ils ne remportèrent qu’une seule série, en 1986, contre les Nordiques.
En passant, les Oilers furent aussi balayés par les Flyers. Il fallut donc attendre à l’année suivante avant qu’une ancienne équipe de l’AMH ne remporte un match de séries, lorsqu’Edmonton battit… Montréal.
Quant aux Canadiens, ils poursuivirent leur quête d’une cinquième Coupe d’affilée, mais privés de Guy Lafleur, blessé d'un coup discutable de Pat Boutette, ils frappèrent un mur lorsqu’ils s’inclinèrent au deuxième tour devant les North Stars du Minnesota.
La fin de la dynastie du Bleu Blanc Rouge permit le début de celle des Islanders, qui remportèrent les quatre Coupes suivantes, et la série contre les Whalers en fut le dernier soubresaut.
Sources :
″Whalers, Oilers are happy just to reach playoffs″ de Catherine Wolfe, UPI, April 8, 1980, Ottawa Citizen, page 19,
Alex Ovechkin, le joueur russe, vient de marquer son 1000e but en carrière dans la Ligue nationale de hockey, en compilant les statistiques de la saison régulière et des séries éliminatoires. Par contre, on ne mentionne pas les matchs hors-concours, car je n'ai pas réussi à trouver les données.
Il est le deuxième à atteindre ce plateau après Wayne Gretzky.
Je voulais aujourd’hui de parler de tous les joueurs de hockey ayant marqué plus de 1000 buts au niveau professionnel. On inclut toutes les ligues professionnelles, en saison régulière et en séries. Je ne compte pas les compétitions internationales comme les Jeux olympiques. Mes références sont toutes tirées du site HockeyDB.com.
Alex Ovechkin
Oui, il a 1000 buts dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais en début de carrière, il a évolué dans deux saisons dans la Superligue russe avec le Dynamo de Moscou et de nouveau dans ce qui était devenu la KHL en 2012-2013 en raison d'un lock-out de la LNH. Au total, en date d'hier, il cumule 1057 buts en 1923 matchs (une moyenne de 0,55 but par match sur 25 saisons pro).
Ovechkin avec le Dynamo de Moscou
Wayne Gretzky
Celui qui a détenu le record du plus grand nombre de buts dans la LNH en saison régulière du 23 mars 1994 au 26 avril 2025 (soit plus de 31 ans). Au total, en saison et en séries dans la LNH uniquement, Gretzky compte 894 + 122 = 1016 buts.
Mais avant de joindre la Ligue nationale, il a joué un an dans l'Association mondiale de hockey (AMH). Il y a marqué 46 buts, plus 10 en séries. Au total, Wayne Gretzky a donc marqué 1072 buts au hockey professionnel. Il a réussi cet exploit en 22 ans et 1788 parties, soit une moyenne de 0,60 but par match.
Wayne Gretzky et Gordie Howe au match des étoiles de l'AMH en 1979
Gordie Howe
Le quatrième meilleur compteur de l'histoire de la LNH. Il affiche 801 buts en saison régulière dans la Ligue nationale, plus 68 en séries. Il a aussi joué six ans dans l'Association mondiale pour une récolte totale de 202 buts.
Le grand total pour Gordie Howe est de 1071 buts, soit un seul de moins que Wayne Gretzky. Howe a accompli cela en 2421 parties, soit 0,44 but par match durant 32 saisons complètes. C'est comme si le premier choix au repêchage de cette année, Matthew Schaefer, jouait jusqu'en 2058 ! Bobby Hull
Grosse vedette de la LNH dans les années 60 et au début des années 70. Après 15 ans dans la LNH, il a signé un contrat majeur en 1972 avec la nouvelle ligue : l'Association mondiale de hockey. Hull avait alors 33 ans. Il y joue jusqu'à ce que la ligue fusionne avec la Ligue nationale. Il dispute une dernière saison dans la LNH en 1979-1980, à l'âge de 41 ans.
Au total, séries incluses, il a marqué 672 buts dans la LNH et 346 buts dans l'AMH. Cela donne un grand total de 1018 buts en 1653 matchs. Sa moyenne est de 0,62 but par rencontre durant 23 saisons, ce qui est un meilleur ratio que celui de Wayne Gretzky.
#9, #9 et #99
Jaromir Jagr
Il a commencé sa carrière professionnelle en 1988 à l'âge de 16 ans et n'a pas arrêté depuis. Par contre, en entrevue sur son compte Instagram le 22 février 2026 (le mois dernier), il annonçait que sa carrière était probablement terminée. C'était une semaine après son 54e anniversaire.
Il a déclaré : « Il faudrait un miracle. Dieu devrait m’aider, entrer en moi et me rajeunir de 15 ans ! Je ne fais rien d’autre que manger et regarder la télé. »
Il a également annoncé qu'il se tenait en forme, mais pas assez pour reprendre la compétition, mentionnant avoir pris 4 à 5 kilos. Il joue depuis 2017 en Extraliga pour le HC Kladno, équipe qu'il a achetée (même s'il a vendu 80 % de ses parts du club en janvier 2025). En six matchs cette saison, il affiche zéro but et une passe. Son dernier match remonte au 21 décembre 2025.
Jaromir Jagr n'a marqué qu'un seul but (celui-ci), son dernier dans la LNH, avec les Flames de Calgary au début de la saison 2017-18 avant de se retirer après 22 matchs.
Malgré tout, Jagr a évolué dans plusieurs ligues professionnelles : la 1. Liga, l'Extraliga, la Série A, la Superliga, la KHL et la LNH. Au total, il a joué 573 matchs pro en dehors de la LNH pour un total de 203 buts (séries incluses). Dans la Ligue nationale, il a disputé 1941 parties et compté 844 buts.
Son grand total est ainsi de 1047 buts en 2514 matchs, soit une moyenne de 0,41 but par match, alors qu'il en est à sa 38e saison.
Bien qu'il ne revienne peut-être pas au jeu, les médias locaux doutent encore de sa retraite alors que les séries éliminatoires approchent.
Résumé
Plus grand nombre de buts au hockey professionnel : Wayne Gretzky (1072). Meilleur ratio de buts par match : Bobby Hull (0,62). Plus grand nombre de parties jouées : Jaromir Jagr (2514). Plus grand nombre de saisons professionnelles : Jaromir Jagr (38).
J'espère qu'avec tous ces chiffres sur des filets, je ne vous ai pas mêler parce que «ce n'était pas mon but.»
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NOTES de LVEUP :
Il faut ajouter à ce groupe, même s’il s’agit d’une carrière passée dans les niveaux inférieurs du Royaume-Uni, le nom de Tony Hand.
Ses totaux de buts, dans les différentes ligues britanniques et d’Écosse vont ainsi, séries incluses :
- BHL (British Hockey League – 1982-1996) : 1069 buts en 566 parties - BISL (British Ice Hockey Superleague - 1996-2001): 73 buts en 243 parties - GBR II (British National League Division 2 – 2001-2004): 77 buts en 137 parties - EIHL (Elite Ice Hockey League – 2004-2009): 82 buts en 247 parties - EPIHL (English Premier Ice Hockey League 2009-2015): 102 buts en 294 parties
Tout cela nous donne un total ahurissant de 1403 buts en 1487 parties, soit une moyenne de 0,94 buts par match.
Et ce n’est même pas le véritable total, étant donné qu’il a en plus participé à un grand nombre de tournoi post-séries en Angleterre et ailleurs en Europe. Il y a par exemple la «Autumn Cup» qui fut disputé pendant une grande partie des années 80 et 90 et où il amassa 181 buts en 149 matchs joués. Il y a aussi la «Crossover Cup», la «EIHL Cup», la «Scottish Cup» et j’en passe.
Gordon Douglas Roberts est né le 2 octobre 1957 à Détroit et sa famille habitait tout près de l'Olympia, domicile des Red Wings. Ses deux frères ainés étaient des «stick-boys» à l'Olympia et étaient donc conséquemment de grands fans de Gordie Howe. Tellement fans qu'ils implorèrent leur mère enceinte de nommer le nouveau venu du nom de Gordie.
Les frères Roberts évoluèrent dans le hockey mineur de Détroit, qui avait d'ailleurs grandement évolué avec la présence de Colleen Howe qui aida grandement à développer le hockey dans la région pour que ses fils et les autres jeunes aient accès à des installations et du personnel de qualité. Gordie Roberts et ses frères purent donc en profiter, évoluant dans les mêmes ligues et équipes que les fils Howe. Gordie se développa comme défenseur et quitta le giron familial en 1974 pour évoluer une saison avec les Cougars de Victoria dans la ligue junior de l'ouest. Il n'y joua toutefois qu'un an avant d'être embauché à seulement 17 ans par les Whalers de la Nouvelle-Angleterre dans l'AMH, allant alors rejoindre son frère Doug qui joignit l'équipe au même moment pour la saison 1975-76.
Malgré sa sélection subséquente par le Canadien au repêchage de 1977, Roberts demeura dans l'AMH et fut éventuellement réuni avec son idole et celui à qui il devait son nom, Gordie Howe. Ce dernier joignit les rangs des Whalers avec ses fils Mark et Marty pour la saison 1977-78, après quatre saisons passées ensemble avec les Aeros de Houston.
L'arrivée des Howe à Hartford fit en sorte de voir Roberts terminer au premier rang des défenseurs du circuit pour les deux dernières saisons de l'AMH avec ses saisons de 61 et 57 points respectivement.
Lors de l'absorption des 4 équipes survivantes de l'AMH dans la LNH en 1979-80, les Canadiens auraient pu se prévaloir des services de Roberts, détenant toujours ses droits. Ils firent cependant un accord avec les Whalers comme quoi ils ne réclameraient pas Roberts en échange de la promesse de non-sélection du défenseur Rod Langway lors du repêchage d'expansion pour ces nouvelles équipes.
À sa première saison dans le grand circuit, Roberts s'en sortit bien avec une fiche de 8 buts et 28 passes en 80 matchs. Signe du destin, il obtint également une passe sur le dernier but en saison régulière de la carrière du plus vieux Gordie, son fameux 801e but qui ne fut dépassé que par Wayne Gretzky et plus récemment par Alex Ovechkin.
Roberts fut ensuite échangé aux North Stars du Minnesota en retour de Mike Fidler, quelques temps après le début de la saison 80-81. Il aida donc l'équipe à se rendre jusqu'à la finale contre les Islanders cette même année 1981.
Il fut ensuite un fidèle morceau de la défense des North Stars pendant les 6 saisons suivantes, ne ratant presque aucun match. Il connut son sommet en carrière dans la LNH en 1983-84 avec une fiche de 8 buts et 45 passes pour 53 points, en plus de 10 points durant les séries. Il participa également à la Coupe Canada de 1984 pour les États-Unis.
Après quelques bonnes années, les North Stars commencèrent à battre de l'aile et se départirent finalement de Roberts en février 1988 en l'envoyant au Flyers en retour de considérations futures. Ces mêmes considérations futures revinrent en scène seulement 11 matchs plus tard lorsqu'il passa aux Blues de St.Louis et y termina la saison 87-88.
Il joua deux honnêtes saisons à St.Louis avant d'aboutir avec les Penguins de Pittsburgh en octobre 1990, encore une fois en retour de considérations futures.
Au moins le gars d'O-Pee-Chee n'avait pas à airbrusher le casque vert des Whalers...
St. Louis (1988-90)
Pittsburgh (1990-92)
Roberts arriva donc à Pittsburgh à temps pour retourner en finale de la Coupe Stanley, contre son ancienne équipe de surcroit, lors de la finale de 1991 et ensuite celle de 1992. On pourrait croire qu'à ce stade-ci de sa carrière qu'il n'était là que comme passager mais il ajouta beaucoup d'expérience et de stabilité à un corps de défense bien garni mais quand même instable où il y avait beaucoup de va et vient (Paul Coffey, Larry Murphy, Zarley Zalapski, etc...) Roberts était considéré alors comme un fiable 4e défenseur et joua pratiquement tous les matchs des Penguins lors de ces deux conquêtes.
À l'été 1992, il signa comme agent libre avec les Bruins de Boston. Il y joua ses deux dernières saisons en carrière dans la LNH, devenant au passage le premier joueur américain à dépasser le plateau des 1000 matchs dans la LNH.
À la saison 1994-95, il participa au camp d'entraînement des Sharks mais décida de prendre sa retraite après les matchs pré-saison. Il fit toutefois un retour quelques mois plus tard dans la IHL avec les Wolves de Chicago comme joueur-entraîneur. Il fit de même en 1995-96 lorsqu'il signa un dernier contrat d'un an avec le Moose du Minnesota.
Boston (1992-94)
Au moment de cette véritable retraite, il était le dernier coéquipier de Gordie Howe encore actif. Mais même ce dernier n'avait pas encore dit son dernier mot puisque Mr. Hockey fit un autre retour en 1996-97 en participant à un match (ou un coup publicitaire) à 69 ans avec les Vipers de Détroit dans la IHL.
Après sa retraite, Gordie Roberts fut brièvement assistant-entraîneur avec les Coyotes de 1997 à 1999, pour ensuite devenir recruteur avec les Canadiens pendant de nombreuses années, soit de 2001 à 2010. Il fut libéré par l'équipe en même temps que la fin de l'ère Bob Gainey. Il devint ensuite entraîneur au niveau secondaire au Minnesota.
En 1097 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 61 buts et 359 passes pour 420 points et 1582 minutes de pénalité. Il joua également 311 matchs dans l'AMH avec une fiche de 42 buts et 144 passes pour 186 points.
Il fut élu au sein du temple de la renommée américain en 1999.
Pour sa part, son frère Doug avait été le premier de la famille Roberts à jouer avec le plus vieux Gordie, alors qu'il fut membre des Red Wings de 1966 à 1968. Il joua ensuite pour les Seals de Californie et fut même invité au match des étoiles comme seul représentant des Seals en 1970. Il joua également avec les Bruins et un autre séjour à Détroit. Il termina sa carrière en Finlande en 1978. Son fils Dave, et neveu de Gordie, fut repêché par les Blues en 1989 et joua une centaine de matchs dans la LNH avec les Blues, les Canucks et les Oilers.
En 1981, Phil Esposito venait tout juste de prendre sa retraite des Rangers. Après s’être rendu compte que d’être assistant-entraîneur d’une équipe composée de ceux qui étaient ses coéquipiers quelques semaines auparavant n’était pas une bonne idée, il se résolut donc à s’éloigner.
Pour s’occuper, il décida donc de jouer des matchs d’anciens joueurs. La formation à laquelle il se joignit comprenait entre autres Gordie Howe et Bobby Hull. Bien que ces deux derniers étaient alors âgés de 52 et 42 ans, ils venaient eux aussi à peine de prendre leur retraite, à la fin de la saison 1979-80 dans leur cas.
La première partie à laquelle Esposito a pris part avait lieu à Stamford, au Connecticut. L’adversaire était une équipe composée de jeunes professionnels, avocats, courtiers, dans la vingtaine ou dans la trentaine.
Ayant la jeunesse de leur côté, et quand même un certain talent, les professionnels sautèrent sur la glace et se mirent à patiner à toute vitesse. Les anciennes gloires les regardèrent et se dirent qu’ils prenaient peut-être la rencontre un peu trop sérieusement.
Gordie Howe se dirigea alors vers l’autre équipe et dit à l’un d’eux de lever le pied et de ne pas humilier leurs aînés. Sa réponse fut :
-Alors le vieux, tu ne peux pas suivre?
S’en suivit ensuite la mise au jeu. Esposito s’empara de la rondelle et la passa à Hull à sa gauche. Lorsqu’il tourna la tête vers sa droite, il s’aperçut que Howe n’y était pas. Il se rendit toutefois compte que sur le bord de la bande, il y avait un vacarme incessant. Le vieux Gordie y était très occupé à faire un mauvais parti à son nouvel "ami", qui criait de douleur. Howe lui répliqua alors :
-Lève-toi, foutu minable! Je t’ai pas frappé si fort..
Esposito lui demanda alors ce qui c’était passé. Howe lui répondit alors qu’il l’avait dardé dans les bijoux de famille et que ça devrait le ralentir.
Howe se dirigea ensuite vers le banc adverse, et il demanda si quelqu’un d’autre voulait l’humilier. Après avoir posé sa question une deuxième fois, il n’eut toujours pas de réponse.
Lorsqu’Esposito lui dit qu’il était fou, la réponse de Howe fut qu’il ne les laisserait pas le rabaisser.
Source: Esposito, Phil & Golenbock, Peter, Thunder and Lightning: A no – b.s. hockey memoir, McClelland & Stewart, Toronto, 2003, pages 200-202.
Lorsque la saison s’achève, on assiste à différentes courses : courses au classement, courses pour une place en séries, mais aussi courses au record.
Le 22 mars 1953, on jouait les derniers matchs de la saison. À Détroit, Montréal affrontait les Wings. Au point de vue du classement, il n’y avait pas d’enjeu, puisque Détroit était assuré de terminer en tête, alors que le Bleu Blanc Rouge ne pouvait terminer ailleurs qu’au deuxième rang. L’histoire était ailleurs.
Gordie Howe avait 49 buts après 68 matchs, et il semblait presque assuré qu’il allait devenir le deuxième joueur de l’histoire, après Maurice Richard, à marquer 50 buts en une saison. (Richard l’avait toutefois fait lors d’une saison de 50 matchs.) Par contre, malgré que l’entraîneur Tommy Ivan lui avait donné plus que sa portion de temps de glace, des Hawks motivés par la possibilité d’atteindre les séries pour la première fois en 7 ans, empêchèrent Howe de marquer. Le match contre les Canadiens était donc sa dernière chance.
Il faut toutefois rappeler qu’à ce moment, la rivalité entre Détroit et Montréal était intense et que Richard faisait toujours partie de l’équipe. Le mot d’ordre du côté des Canadiens était donc clair : il fallait stopper Howe et préserver le record de Richard.
C’est Bert Olmstead qui eut la tâche de couvrir Howe pas à pas, malgré qu’Ivan lui donna encore une fois beaucoup de temps de glace. Olmstead remplit sa mission à merveille, mais il fut aussi appuyé par une performance inspirée du gardien Gerry McNeil, qui fit entre autres un arrêt spectaculaire au milieu de la troisième période aux dépends de Howe. En bout de ligne, McNeil n’accorda qu’un seul but, qui fut initialement accordé à Red Kelly. Par contre, en gentleman qu’il était et malgré qu’il aurait été son 20e but de la saison, lui valant ainsi un généreux boni, Kelly alla voir le marqueur pour lui souligner que Metro Prystai avait fait dévier la rondelle. Kelly dut attendre 8 autres saisons avant de finalement atteindre le plateau des 20 buts.
Le match se termina finalement 1-1. Dans un geste manquant de classe, l’entraîneur des Canadiens Dick Irvin sauta sur la glace à la fin de la partie pour lever le bras de Richard dans les airs, se faisant ainsi huer par la foule de l’Olympia de Détroit.
Howe ne perdit pas tout, puisque son total de 95 points constituait à ce moment un nouveau record en une saison. Néanmoins, il n’atteignit pas la marque de 50 buts, ni en 1952-53, ni à aucun autre moment de sa longue carrière.
Bien qu’il était heureux pour Richard, McNeil n’a pas conservé de fierté particulière au sujet de sa performance, estimant qu’elle avait tout de même une connotation négative.
C'est finalement Bernard Geoffrion qui égala le record de Richard en 1960-61, la saison qui suivit la retraite de son ex-coéquipier.
Sources :
McNeil, David, In the Pressure of the Moment: Remembering Gerry McNeil, Midtown Press, 2016, p.164 à 166,
“Canadiens, Red Wings Play to 1-1 Draw; Gordie Howe Fails in Bid for 50th Goal”, AP, 23 mars 1953, Montreal Gazette, p.20, “Gordie Howe ne peut atteindre son objectif de 50 buts en une saison”, 23 mars 1953, La Presse, p.30, “Howe and Wings Set Record”, Canadian Press, 24 mars 1953, Ottawa Citizen, p.17.
Voici une série de cartes de hockey que je n'avais jamais vu auparavant et que je me devais de partager avec vous. Il s'agit de la série des Étoiles du hockey de la défunte chaîne des magasins Zellers.
Parue annuellement lors de quatre années consécutives de 1992-93 à 1995-96, cette série comptait seulement entre 6 et 8 cartes par année et mettait en vedette des joueurs retraités légendaires.
Cette série obscure m'est fascinante pour plusieurs raisons. En plus d'être un parfait exemple de la surproduction de cartes dans les années 90, il est surtout amusant de revoir ces joueurs sur patins et tout souriants dans un uniforme et de l'équipement totalement anachronique pour la plupart des joueurs en question.
L'uniforme était cependant différent lors de la première série de 1992-93 comme sur la photo suivante du grand Maurice Richard. L'uniforme comprenait une bande aux épaules en bleu qui fut enlevée par la suite.
Cette carte de Rod Gilbert est la seule que j'ai trouvé de la série où le joueur ne porte pas son plus beau sourire...
En plus des séries de cartes, il y avait d'autres éléments promotionnels faisant partie de la campagne comme ce bâton de Norm Ullman autographié. Il s'agissait également d'une campagne caritative ammassant des fonds pour des hopitaux d'enfants.
C’est maintenant officiel. La séquence de saisons consécutives où les Red Wings ont accédé aux séries s’arrêtera à 25, puisqu’ils les rateront pour la première fois depuis 1989-90. Il s’agit de la troisième plus longue séquence de l’histoire de la ligue, derrière celles des Bruins et des Black Hawks, à égalité avec celle des Blues.
Au cours de la longue histoire des Wings, il y a eu plusieurs autres longues séquences. Par exemple, de 1950-51 à 1963-64, Détroit n’a eu qu’un seul joueur qui a terminé en tête de ses pointeurs : Gordie Howe, à une exception près. En 1954-55, Howe a raté six matchs, en plus de ne pas avoir connu sa meilleure saison. En 64 matchs, il a amassé 62 points, ce qui représentait tout de même le cinquième total de la ligue, derrière trois joueurs des Canadiens, puisqu’il s’agissait de la fameuse saison où la suspension de Maurice Richard (qui causa l’émeute) permit à Bernard Geoffrion de le dépasser. (Le troisième était Jean Béliveau.) Quant au quatrième, il s’agissait de son coéquipier, Earl Reibel, qui en accumula 66.
Les succès de Reibel n’étaient tout de même pas une grande surprise. En 1949-50, il fut le premier de la Ligue de l’Ontario à accumuler plus de 100 points, lorsqu’il en amassa 129 (en 48 matchs!) alors qu’il s’alignait avec les Spitfires de Windsor.
En 1951-52, lors de son passage avec les Capitals d’Indianapolis, il remporta le Trophée Red Garrett (recrue de l’année de la Ligue américaine). Il devait ensuite faire ses débuts à Détroit, mais le tout fut reporté lorsqu’un train entra en collision avec sa voiture. Comme l’accident lui laissa un œil qui louchait, les Wings préférèrent alors l’envoyer avec les Flyers d’Edmonton dans la WHL, pour s’assurer que son jeu n’était pas affecté. Il répondit en remportant le championnat des compteurs.
Cette performance lui permit finalement de faire ses débuts dans la Ligue nationale en 1953-54. Reibel ne rata pas son entrée. À son premier match, l’entraîneur Tommy Ivan le fit jouer avec Howe et Ted Lindsay. Reibel répliqua en amassant quatre passes, un record pour un joueur à son premier match.
À son année recrue, son total de 48 points lui donna tout de même le septième rang de la ligue. C’est donc à seulement à sa deuxième saison que l’humble Reibel dépassa Gordie Howe. Ses débuts furent donc des plus prometteurs et comme si ce n’était pas assez, il aida les Red Wings à remporter la Coupe Stanley à ses deux premières campagnes. Celle de 1955 fut toutefois la dernière avant une longue disette, puisque les Wings durent ensuite attendre à la saison 1996-97, 32 ans plus tard, avant de la remporter à nouveau. Quant à Reibel, son total de 66 points s’est finalement avéré son sommet en carrière.
L’année suivante, il en accumula 56, en plus d’afficher un faible total de 10 minutes de pénalité, chose habituelle dans son cas. Son bon comportement sur la glace lui valut d’ailleurs de se mettre la main sur le Trophée Lady Byng.
La carrière de Reibel tomba ensuite sur une pente descendante. Il se contenta de 36 points en 1956-57, puis après un lent début de saison en 1957-58, il fut échangé aux Black Hawks dans une transaction impliquant aussi Bill Dineen. La transaction déçut grandement Reibel.
Son passage à Chicago fut de courte durée, puisqu’à la fin de l’année, il fut laissé sans protection et réclamé par les Bruins.
À Boston, où le cœur ne semblait plus y être, ses statistiques furent encore à la baisse. Après une saison divisée entre Détroit et Chicago de 27 points, sa production avec les Bruins se limita à 14.
Cette saison marqua la fin de sa carrière dans la LNH, où en 409 matchs, sa fiche est de 84 buts, 161 passes, 245 points et seulement 75 minutes de pénalité.
Il alla alors passer deux saisons dans la Ligue américaine avec les Reds de Providence. Lorsqu’on l’envoya ensuite avec les Seals de San Francisco de la WHL, il préféra prendre sa retraite.
Il retourna alors dans sa région natale, à Kitchener. Celui qu’on surnommait ″Dutch″ est décédé en 2007, à l’âge de 76 ans.
Sources: “Wings Whips N.Y. 4-1 Reibel Four Assists”, AP, 9 octobre 1953, Montreal Gazette, p.25, “Remembering Earl Reibel” de Tim Wharnsby, 13 janvier 2007, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.
Voici un petit hommage en images au grand Gordie Howe. Pour l'occasion, j'ai pensé vous montrer Gordie dans tous les chandails de hockey qu'il a pu porter durant sa vie et ainsi tenter de faire un petit récapitulatif de sa grande carrière.
R.I.P Mr. Hockey.
King George Athletic Club - Saskatoon 1942
Voici, selon mes recherches, la plus vieille photo de Gordie portant un chandail de hockey. Elle aurait été prise en 1942 alors que Howe s'alignait avec un club bantam de Saskatoon, sa ville natale. Il est en fait né à Floral, Saskatchewan mais a déménagé à Saskatoon alors qu'il n'était agé que de 9 jours. C'est avec le King George Athletic Club qu'il remporta son premier trophée au hockey.
Saskatoon Lions Bruins 1943
En 1943, alors agé de 15 ans, Gordie reçut sa première invitation professionnelle au camp des Rangers de New York qui se tenait à Winnipeg cette année-là. Les Rangers voulaient avoir l'exclusivité sur ses droits et qu'il se rapporte à une école catholique à Wilcox en Saskatchewan pour continuer son apprentissage. Il refusa l'offre et préféra rester à Saskatoon avec ses amis et ses proches. Il joua donc plutôt la saison 1943 avec les Lions Bruins de Saskatoon avec qui il remporta le tournoi provincial. Sur la photo, Gordie est le troisième de la dernière rangée. Il ne portait pas encore son traditionnel #9.
Omaha Knights - USHL 1945
En 1944, Howe signa avec les Red Wings qui l'envoyèrent à leur club junior, les Red Wings de Galt en Ontario. Cependant il existait à l'époque un quota sur les joueurs provenant de l'ouest dans cette ligue et il ne joua que très peu à Galt. La saison suivante les Red Wings l'envoyèrent plutôt dans leur club-école à Omaha dans la USHL. Il récolta 48 points en 51 matchs à l'âge de 17 ans seulement avec les Knights. Il ne joua qu'une saison dans les mineures avant de faire le saut avec le grand club.
Sur la photo Howe est encore une fois dans la dernière rangée (2e à partir de la gauche) et selon mes recherches il portait cette fois-ci le #12.
Red Wings de Détroit 1946-1971
La plus longue carrière de l'histoire de la LNH débuta le 16 octobre 1946 lorsque les Red Wings affrontèrent les Maple Leafs de Toronto à Détroit. Gordie, alors agé de 18 ans, marqua lors de ce premier match. La suite est désormais légende. 4 coupes Stanley, records offensifs et de longévité, le "Gordie Howe hat-trick" etc... Que dire (brièvement) de plus sur son passage à Detroit?
Howe porta le chandail classique des Red Wings pendant 25 ans et ce chandail ne changea que très peu durant cette période. On parle ici principalement de changements mineurs au niveau du logo mais aussi à l'ajout des manches rouges sur le chandail blanc en 1961.
Cependant, saviez-vous que Howe ne portait pas son célèbre #9 lors de sa première saison? Il portait plutôt le #17 alors que les numéros plus bas étaient réservés aux joueurs vétérans. Après avoir impressionné l'équipe lors sa première saison, Howe se fit offrir de changer pour le #9 suite au départ de Roy Conacher, le dernier joueur avant Howe à avoir porté le 9 à Detroit. Au départ, Howe refusa de changer, préférant garder le #17 mais lorsqu'il apprit que les meilleures chambres et cabines de train étaient distribuées par ordre croissant dans l'équipe, il accepta de changer pour le #9.
Howe a donc une autre chose en commun avec le Rocket qui lui portait le #15 à ses premiers matchs avant de lui aussi changer pour le 9. Bobby Hull a lui aussi une histoire similaire de numéros préférentiels alors qu'il changea du #16 au #9 avec les Black Hawks qui eux aussi avaient recours au même traitement préférentiel par numéros.
En passant, vous trouvez pas qu'on ne retrouve plus de surnoms aussi mémorables pour les joueurs de nos jours? "Sid the Kid" ou "Alexander the Gr8"... ça fait dur en comparaison avec ces légendes.
Matchs des étoiles
Après le chandail des Red Wings, les chandails du match des étoiles furent ceux que Gordie porta le plus souvent lors de sa carrière. Il participa 23 fois à cette classique (un record évidemment), faisant souvent équipe avec plusieurs de ses plus grands rivaux comme Jean Béliveau, Bobby Hull et bien sûr Maurice Richard.
Houston Aeros (WHA) 1973-1977
Après une fin amère avec les Red Wings au début des années 70, Howe et sa famille surprirent le monde du sport en devenant la première combinaison père-fils à jouer ensemble, tous sports confondus. Ils joignirent les rangs des Aeros de Houston lors de la saison 1973-74, la deuxième de l'histoire de la WHA. Howe reprit donc du service dans la ligue rebelle et pour la première fois depuis 1946, Howe enfila un chandail différent du chandail rouge et blanc des Red Wings.
Les Aeros changèrent toutefois de chandail au début de cette première saison avec Gordie dans leurs rangs . C'est cette version ici que les gens connaissent le plus et c'est dans cet uniforme que Gordie remporta de nouveau un championnat, en 1974 et 1975 avec les Aeros. Ce furent les deux derniers championnats de sa longue carrière. Lors de son retour au hockey, Howe put renouer avec son ancien rival des Black Hawks, Bobby Hull, maintenant avec les Jets de Winnipeg.
Summit Series AMH-URSS 1974
Howe et Hull jouèrent finalement ensemble au sein de la même équipe en 1974 lors de la version AMH de la série du siècle entre l'URSS et les étoiles de l'AMH. La série de 8 matchs fut remporté par l'URSS (4v-1d-3n) mais Howe s'en sortit plutôt bien contre les Russes avec 7 points en 7 matchs.
New England Whalers (WHA) 1977-79
En 1977, la famille Howe quitta Houston et joignit les rangs des Whalers de la nouvelle-angleterre pour les deux dernières saisons de l'AMH. Lors du dévoilement de cette triple signature, les Howe (incluant Colleen) reçurent des chandails personnalisés assez cute.
Howe reçut le vrai chandail badass des Whalers et même à l'aube de ses 50 ans, Gordie méritait toujours son surnom de "Elbows", parlez-en à Curt Brackenbury des Nordiques... Il ammassa 96 points lors de sa première saison avec les Whalers en 1977-78, bon pour le 9e rang de la ligue. Les Whalers s'inclinèrent cependant en finale de la coupe AVCO contre Bobby Hull et les Jets de Winnipeg.
Matchs des étoiles de l'AMH
Gordie faisait bien sûr partie des matchs des étoiles de la ligue rebelle où l'on put le voir porter de magnifiques chandails d'époque. Lors du dernier match en 1979, Jacques Demers décida de réunir Howe avec un jeune Wayne Gretzky, alors agé de 17 ans.
Hartford Whalers (NHL) 1979-80
Lors de la fusion entre la LNH et l'AMH de 1979, Gordie enfila le dernier chandail de sa carrière (ou presque). Les Whalers (maintenant avec le dénominatif de Hartford) changèrent le design de leur chandail et leur logo pour l'occasion de cette entrée dans la grande ligue. Howe et Hull furent finalement réunis dans la même équipe (à l'exception de la série de 1974 vue plus haut) lors de la fin de cette saison 1979-80 lorsque Hull fut échangé par les Jets. Hull troqua le #9 pour le #16 et ces deux légendes se retirèrent pour de bon à la fin de cette saison.
Gordie enfila le chandail du match des étoiles une dernière fois en 1980 lors de ce qui fut son retour triomphal à Détroit.
Match des étoiles 1986
Même après sa deuxième retraite, le vieux Gordie n'était pas arrêtable, acceptant toutes sortes d'invitations pour des matchs d'anciens ou comme on peut voir ici en 1986 lors d'une petite visite au match des étoiles. Remarquez qu'il portait toujours ses gants des Whalers pour l'occasion. Il faut dire que le match avait lieu à Hartford cette année-là.
1991
Alors que la LNH entrait dans une nouvelle ère d'expansion au début des années 90, le propriétaire des nouveaux Sharks de San Jose sortit les grands canons lors du dévoilement du chandail de l'équipe en 1991 en faisant appel à Mr. Hockey pour la promotion.
1993
Gordie eut même la chance de porter la nouvelle version du chandail des Whalers lors d'un match des anciens en 1993 à Hartford.
Detroit Vipers (IHL) 1997
L'éternel Gordie nous réserva une surprise une fois de plus en 1997 lorsqu'à 69 ans, il signa un contrat d'un seul match avec les Vipers de Detroit dans la IHL, devenant ainsi le seul joueur actif durant 6 décennies. Il s'agissait bien sur davantage d'un coup publicitaire et il ne fit qu'une seule présence sur la glace. Mais comme on peut voir sur la photo, "elbows" ne fut pas qu'un simple figurant et il donna tout de même son maximum.
Une fois sa carrière de joueur définitivement terminée, Gordie se tenu plus tranquille mais il effectua toutefois plusieurs visites cérémoniales ou promotionnelles et on put le voir encore une fois dans pleins de nouveaux chandails, pour notre bonheur à tous.
En voici quelques autres, histoire de bien terminer ça.
Mark et Gordie Howe - Tournée NHL Heroes 1999
Giants de Vancouver (WHL) dont il fut co-propriétaire 2005
Omaha Ak-Sar-Ben Knights (AHL) 2005
Centenaire du Canadien de Montréal 2009 (le plus près qu'il a été de porter le chandail du CH)
Temple de la renommée de la WHA 2010
Giants de Vancouver - 85e anniversaire de Gordie (c'est bien Brendan Gallagher à sa gauche) 2013
Tournée promotionnelle avec Panini 20??
Gordie et Bobby 20??
Sacré Gordie...
Gordie Howe 1928-2016
Sources:
Saskatoon Public Library
Greatest Hockey Legends
wikipedia