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dimanche 18 octobre 2020

Roger Crozier


Gardien de petite taille et souffrant de pancréatite chronique, Roger Crozier avait certains facteurs qui jouaient contre lui, surtout pendant la période des six équipes, où les postes étaient rares. Il devint tout de même la propriété des Black Hawks de Chicago, qui l’assignèrent aux Teepees de St.Catharines, et avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1960. 

Il gradua plus tard chez les professionnels, mais dans la grande ligue, à Chicago, Glenn Hall prenait pratiquement toute la place. 

En juin 1963, Crozier fut donc impliqué dans un échange qui l’envoya aux Red Wings, où le gardien numéro un était Terry Sawchuk

Il se retrouva donc avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine, où il se mérita le Trophée Red Garrett, remis à la recrue de l’année et le Hap Holmes, remis au meilleur gardien. Suite à une blessure à Sawchuk, Crozier, de tempérament nerveux et vulnérable aux ulcères d’estomac, eut ainsi l’occasion de faire ses débuts dans la LNH. Sa performance impressionna suffisamment l’état-major des Wings qu’à la fin de la saison, elle laissa Sawchuk sans protection. Les Leafs le repêchèrent et Détroit confia son filet à Crozier. 

Crozier fit une entrée fracassante. D’abord, il se mérita le Trophée Calder, remis à la recrue de l’année. De plus, il fut le partant lors de 69 des 70 matchs de son équipe. Pendant la période de Noël, les Wings jouaient trois matchs en trois soirs. L’entraîneur Sid Abel eut donc l’idée de donner le filet à Carl Wetzel pour le match du 26 décembre à Montréal. Toutefois, après que les Canadiens eurent pris les devants 4-0 en deuxième période, Abel n’eut d’autre choix que de ramener Crozier. Wetzel joua aussi quelques minutes lors du match du 2 janvier, suite à une blessure à Crozier, mais ce fut tout. Par le fait même, Crozier est devenu le dernier gardien à participer à tous les matchs de son équipe, chose surprenante pour un joueur reconnu comme étant frêle et vulnérable. 

L’acrobatique adepte du papillon vint aussi à deux buts de remporter le Trophée Vézina (qui était à l’époque décerné aux gardiens de l’équipe qui accordait le moins de buts). C’est finalement le duo de Toronto, Bower et Sawchuk, qui le remporta, mais c’est Crozier qui fut choisi au sein de la première équipe d’étoiles. 

Les Red Wings terminèrent au premier rang, mais ils se firent surprendre au premier tour en séries par les Black Hawks. 

En 1965-66, Crozier a été contraint de rater quelques matchs pour cause de maladie. Détroit a glissé au quatrième rang, mais en séries, les rôles furent inversés. Ce sont les Wings qui surprirent les Hawks. 

Une fois en finale, Crozier continua son jeu inspiré. Il dut toutefois être retiré au cours du quatrième match, suite à une blessure. Les Canadiens en profitèrent pour remporter le match et ensuite, la série. Malgré cela, Crozier devint le premier joueur à remporter le Trophée Conn Smythe (remis au joueur le plus utile à son équipe en séries) au sein de l’équipe perdante. 

Pour les Wings, cette défaite marqua le début d’une longue traversée du désert, où l’équipe ratera les séries 15 fois au cours des 17 années suivantes. Ce n’est que 29 ans plus tard que Détroit retournera en finale. 

La carrière de Crozier se retrouva également sur la pente descendante, avec quelques autres épisodes de pancréatite. Combiné avec un excédent de stress et un mauvais début de saison, Crozier annonça sa retraite en novembre, avant de revenir sur sa décision six semaines plus tard. 

À partir de là, Crozier glissa au poste de gardien numéro 2, derrière Roy Edwards. Cette situation dura trois ans. 

C’est le 10 juin qu’eut lieu le repêchage d’expansion de 1970. Les Sabres de Buffalo utilisèrent alors la toute première sélection pour choisir Tom Webster, qui sera plusieurs années plus tard entraîneur des Kings. Il ne s’aligna toutefois jamais avec les Sabres puisque la même journée, il fut échangé aux Red Wings en retour de Crozier. 

Crozier se retrouva donc devant le filet pour le premier match de l’histoire des Sabres, une victoire de 2-1 devant les Penguins. Il joua au total 44 des 78 matchs d’une saison inaugurale pas si mal malgré tout. La récolte de 63 points n’a peut-être pas été suffisante pour accéder aux séries éliminatoires, mais il s’agissait tout de même de 8 de plus que l’ancienne équipe de Crozier, les Wings. 

Crozier demeura le numéro un pendant trois ans. Par la suite, il vit son temps de jeu diminuer en raison de problèmes d’ulcères et de vésicule biliaire. Il devint numéro deux, mais derrière un numéro un qui changeait à chaque année. Ce sont respectivement Dave Dryden, Gary Bromley et Gerry Desjardins qui se sont échangés le poste. 

En 1975, Buffalo montra une impressionnante progression et se rendit même en finale. Crozier eut l’occasion de contribuer à ce parcours qui se termina avec une défaite devant les Flyers. Pour lui, il s’agissait d’une troisième finale, encore du côté des perdants. 

Toujours ennuyé par différents malaises, il fut échangé aux faibles Capitals en mars 1977. Il ne joua que trois matchs dans leur uniforme, avant de prendre sa retraite et de se joindre à leur équipe de direction, où il occupa plusieurs postes. 

En 1983, il quitta le monde du hockey pour se joindre à la banque américaine MBNA, où il gradua jusqu’au poste de vice-président. 

C’est 1996, à l’âge de 53 ans qu’un cancer l’emporta. Pour l’honorer, son ancien employeur, MBNA, fit don d’un trophée à être présenté au gardien montrant le meilleur pourcentage d’arrêts. Il fut décerné de 2000 à 2007 et seul Marty Turco se le mérita plus d’une fois (2001 et 2003). 

Sources: "Canadiens Flying to Top Wings 6-3" de Pat Curran, Montreal Gazette, December 28, 1964, page 16, 

"Les Leafs secouent leur léthargie et l’emportent 3-1 contre les Wings", Le Devoir, 4 janvier 1965, page 15, 

"Nerves get Crozier, but door’s still open" de Jim McKay, Windsor Star, November 7, 1967, page 23,

hockeydb.com, wikipedia.org.

vendredi 16 octobre 2020

Joueur oublié des 90's #38 - Dan Plante


 

Il y a des bons joueurs de hockey et il y a des mauvais joueurs de hockey. Il y a des légendes qui se sont mérité des livres, des documentaires et des films à leur sujet et il y a eu d'autres joueurs moins légendaires qui se sont malgré tout mérité un statut de joueur culte ou du moins un article ou une mention sur un blogue comme le nôtre. Quelques-uns de ces joueurs se sont trouvé une place dans cette série et je parvenais toujours à trouver un aspect intéressant à leur carrière comme Oleg Tverdovsky et son histoire de kidnapping, le riche passé familial de Kelly Miller ou l'histoire extraconjugale de la femme de Craig Janney avec Brendan Shanahan.

Mais il y a aussi des joueurs totalement ordinaires qui n'ont pas la même ''aura'' de joueur intéressant. Des joueurs au parcours basique qui ne se sont jamais distingué plus que ça et qui sont surtout un cauchemar pour des types comme moi qui recherchent des histoires de hockey intéressantes. Des joueurs dont je qualifierais la saveur comme ''vanille sans sucre''. Normalement, je passe à autre chose et je les oublie, mais aujourd'hui j'ai décidé de me lancer le défi.

C'est ce qui nous amène aujourd'hui à Dan Plante. Je suis tombé dessus lors de mon analyse du vidéo d'introduction des Islanders de 1995-96 et il m'intrigue depuis ce jour. Je n'ai pas vraiment de souvenirs de lui autre que je l'ai souvent confondu avec l'ancien des Sabres Derek Plante. Comme beaucoup de ces joueurs ''vanille extra diète'', je n'avais à première vue aucune idée pour rendre son histoire intéressante. On ne retrouve que très peu d'informations à son sujet sur internet autre que ses statistiques en carrière et autres pages sans intérêt. 

Je me lance donc ici sans trop d'attentes et ce texte va probablement être un de mes plus plates... ou un de mes meilleurs?

 


Daniel Leon Plante est né le 5 octobre 1971 dans le petit village de Hayward au Wisconsin. Quand on recherche Hayward sur Google, la première photo que l'on retrouve est cette étrange photo de l'attraction principale de la place, le ''Fresh Water Fishing Hall of Fame''. Le temple de la renommée de la pêche en eau douce... Ça ne pourrait être plus ''Wisconsin'' comme coin de pays. Autre fait cocasse sur Hayward, Al Capone y aurait eu un chalet/cachette dans les années 20 et 30. La propriété fut d'ailleurs vendue plus de 2 millions il y a quelques années.

Hayward est également très près de la frontière du Minnesota et c'est probablement ce qui mena Plante à joindre les rangs de l'école secondaire Edina de Minneapolis, où il se distingua durant deux ans au sein de leur club de hockey. Il fut l'un des meilleurs attaquants de l'état en 1988-89 en même temps que le même Derek Plante discuté plus haut. Cet autre Plante est également originaire du Minnesota, mais apparemment qu'il n'y a pas de lien familial direct entre les deux.

Les Islanders sélectionnèrent Dan Plante en 3e ronde (48e au total) du repêchage de 1990. Il commença ensuite son stage universitaire avec l'Université du Wisconsin où il joua durant 3 ans et avec qui il s'inclina en finale de la NCAA en 1992. Il débuta ensuite son parcours professionnel en 1993-94 avec le club école des Islanders, les Golden Eagles de Salt Lake dans la défunte IHL. Plante n'était pas vraiment un prospect prometteur en attaque, étant plus du style de joueur de soutien de 3e ou 4e ligne capable de jeter les gants à l'occasion. Sa meilleure saison universitaire fut sa dernière en 92-93 où il obtint 26 buts et 57 points en 42 matchs, ce qui n'était pas mauvais mais la même saison, Paul Kariya mena la NCAA avec 100 points suivi de Jim Montgomery (95 points) et... Derek Plante à 92 points. 

Plante connut des débuts modestes à Salt Lake avec 7 buts et 24 points en 66 matchs. Il accumula également 148 minutes de pénalité. Il fut rappelé par les Islanders en milieu de saison et il disputa ses 12 premiers matchs durant ce séjour, ne récoltant qu'une passe. Il fut également rappelé en renfort pour les séries où il ne joua qu'un seul match alors que les Islanders se firent balayer en première ronde par leurs grands rivaux et éventuels champions, les Rangers. Plante marqua toutefois son premier but dans la LNH lors du 4e et dernier match de cette courte série, le 2e des Islanders dans une défaite de 5-2. Ce but a toutefois la particularité d'avoir été le dernier but marqué pour le légendaire entraîneur des Islanders Al Arbour, qui venait de coacher son dernier match. Ce but fut également le dernier des Islanders en séries des années 90, alors qu'il ratèrent les séries lors des 7 saisons suivantes. 

Ce fameux but est d'ailleurs sur Youtube et d'une qualité moins qu'acceptable...


 

Petit bémol ici puisque lorsqu'il se retira comme entraîneur, Arbour avait 1499 matchs derrière la cravate comme entraîneur-chef en saison régulière. Le 3 novembre 2007, à la demande de l'entraîneur des Islanders Ted Nolan, Arbour sortit de sa retraite pour diriger l'équipe le temps d'un dernier match, lui permettant de devenir ainsi le seul entraîneur à franchir la barre des 1500 matchs avec la même équipe. Les Islanders remportèrent le match 3-2.

Plante se blessa ensuite lors du camp d'entraînement de la saison suivante et dut se faire opérer au genou, ce qui le mit au rancart durant la majorité de la saison écourtée de 1995 où il ne joua que deux matchs dans les mineures.

Il fit ensuite l'équipe pour la saison 1995-96, sa première saison complète où il amassa 5 buts et 8 points en 73 matchs et un différentiel de -22. Il obtint des statistiques similaires en 1996-97 avec 4 buts et 13 points en 67 matchs. Comme les Islanders étaient un club de fond de cave, il fut invité au championnat du monde lors des tournois de 1996 et 1997. Il gagna le bronze en 1996 pour les États-Unis.


 

Il fut rétrogradé dans les mineures avec les Grizzlies de l'Utah au début de la saison 1997-98 et ne joua que sept matchs avec les Islanders durant cette dernière saison avec l'organisation. Sa seule autre distinction en tant que membre des Islanders fut sa récompense du trophée d'équipe du Bob Nystrom Award, remis au joueur qui démontre du leadership et du dévouement pour le sport. C'est un peu la version des Islanders du Trophée Masterton. Il le reçut en 1995-96, soit lors de son retour après sa longue blessure au genou. 

Il signa ensuite avec les Wolves de Chicago dans la IHL et y joua durant 4 saisons, soit jusqu'à sa retraite comme joueur en 2002. Ce séjour à Chicago fut toutefois une bonne manière de terminer sa carrière, alors que les Wolves remportèrent la Turner Cup en 1999-00 et ensuite la Calder Cup en 2001-02 après que les Wolves eurent joint les rangs de la ligue américaine après la fin de la IHL

Après sa carrière, Plante devint agent de joueur et fonda sa propre agence du nom de Forward Hockey. Ses principaux clients sont Joe Pavelski et Jake McCabe des Sabres en plus d'Andy Greene et Christian Folin.

Son rendement moyen dans la LNH reflète bien la qualité du repêchage 1990 des Islanders, une des pires années du club à ce niveau selon leurs fans. Plante est d'ailleurs le meneur de cette classe pour les Islanders avec seulement 159 matchs en carrière, où il amassa 9 buts et 14 passes pour 23 points. C'était toutefois meilleur que leur flop de première ronde, Scott Scissons.

Bon ben c'est ce qui termine ce texte. J'ai tout donné mais finalement ce n'est donc pas un triple chocolat trempé dans des sprinkles, mais plutôt un vanille sans sucre vegan et sans gras trans. Donc pas un de mes meilleurs, mais ça passe quand même le temps. Merci Dan pour tes loyaux services et désolé de ne pas avoir trouvé quelque chose de plus croustillant à ton sujet...


Sources:
Puck Media
Lighthouse hockey
Knee Surgery for Islanders' Plante, NY Times 19 octobre 1994

 

mercredi 14 octobre 2020

Une vidéo pour le plaisir #3 - Intro des Islanders de 1995-96


 

En cherchant des trucs pour mon précédent billet sur le faux chandail ''Fishsticks'' de Pat LaFontaine avec les Islanders, je suis retombé sur le vidéo d'introduction des joueurs lors du match inaugural à domicile de la saison 1995-96 de l'équipe, soit le 14 octobre 1995...

Heille c'est aujourd'hui ça le 14 octobre!  

GANG! C'EST LE 25e ANNIVERSAIRE DU FISHSTICKS! Je ne pourrais pas être plus heureux... En fait les Islanders avaient commencé la saison sur la route et ce match du 14 octobre était en fait leur troisième de l'année mais ne cassez pas mon fun svp...



J'ai déjà parlé brièvement de ce vidéo dans le passé mais j'ai toujours pensé y revenir un jour pour en parler en détail. Et comme je suis dans le vif du sujet, ce jour-là tombe à point. Voici donc l'introduction des joueurs des ''nouveaux'' Islanders de 1995-96 que nous allons analyser en beaucoup trop de détails aujourd'hui. Je vous conseille comme d'habitude d'ouvrir la vidéo dans une autre fenêtre si vous êtes sur un ordinateur. Sinon regardez la vidéo et allez ensuite lire mes niaiseries.


 
- (0:30) On commence avec un annonceur qui tente naïvement de faire croire que les fans sont vraiment enjoués du nouveau chandail de l'équipe. Les fans semblaient honnêtement s'en foutre au départ selon ce que je peux voir. Ils espéraient surtout que l'équipe retrouve le chemin de la victoire après une saison 1995 en dessous des attentes. Mais dans les faits, ce serait les fans des Rangers qui commencèrent en premier à ridiculiser les Islanders en criant ''We want fishsticks!'' lorsque les Islanders jouaient au Madison Square Garden.


Cette expression est toujours utilisée de nos jours et ce livre fait d'ailleurs partie de ma liste du père Noël.

- (0:44) On peut voir la nouvelle mascotte des Islanders. Son nom était... ''Nyiles'', prononcé ''Niles''... Nyiles fut également ridiculisé et abandonné rapidement par la suite. On retrouve depuis ce temps ''Sparky the Dragon'' comme mascotte des Islanders. Nyiles porte une casque avec une lumière rouge. Je leur aurais suggéré de le réaffecter comme lumière de but derrière le filet des Islanders...

- (1:07) ''Opening night is always special. And this one has an extra special flavour as you get a look at the new logo...'' Une saveur extra spéciale. Même lui avait faim en voyant le logo des bâtons de poissons.

- (1:18) On commence ici mon segment favori de ce vidéo avec une présentation vidéo tellement 1995 que j'en pleure de joie. Toute tentative de 3D était tellement innovatrice à l'époque et j'avoue que oui c'est quand même correct pour l'époque, mais ça ressemble davantage à un simulateur de vol ou un épisode de Reboot. Vous vous rappelez de Reboot?  Anyway. L'animateur est vraiment impressionné par cette vue aérienne ''à vol d'oiseau'' de Long Island mais il en met un peu trop en disant qu'il a le sentiment d'être vraiment là. ''A wonderful feeling''... Calme-toi buddy.

- (1:40) Pendant que le vidéo 3D continue, l'autre commentateur indique que l'équipe tente surtout de se départir de l'identité new yorkaise pour plutôt se concentrer sur l'image ''Long Island'', en mettant l'emphase plus sur cette région et bien insister sur le fait que c'est une île au passé défini par la pêche et la navigation...

- (2:06) On entre maintenant dans le Nassau Coliseum et l'annonceur évoque les rumeurs selon quoi les Islanders pourraient bientôt se doter d'un nouvel amphithéâtre dans les 5 ou 6 années suivantes...

SPOILER ALERT: Non.


On entre ici dans ma deuxième section préférée de ce vidéo, la présentation des entraîneurs et joueurs. Je vais essayer de trouver quelque chose d'intéressant à dire sur chacun d'entre eux... Plusieurs d’entre eux ont déjà passé sur ce blog. Vous pouvez cliquer sur les liens fournis si vous voulez plus d'infos à leur sujet.

- (2:36) ''The sixth coach of the New York Islanders... Mike Milbury! Et oui en plus de débuter ces horribles chandails, ce match était aussi le premier à domicile de l'ère de ''Mad Mike''. Man, le 14 octobre est définitivement la pire date dans l'histoire de cette franchise... Si Milbury n'était que le 6e coach des Islanders, il en passera sept autres dans les 10 années suivantes dont Milbury qui revint quelques fois par intérim. Milbury fut rapidement promu comme DG durant cette première saison et s'ensuivit 10 saisons de ténèbres pour cette équipe au passé glorieux. Quoique les choses commencèrent à se placer tranquillement au début des années 2000 avec quelques brèves participations aux séries...

- (2:52) Guy Charron comme assistant-entraîneur. Le détenteur du record pour le plus de matchs joués dans la LNH sans jamais jouer en séries avec 734 matchs, il n'en connut pas également pas beaucoup comme assistant ou comme entraîneur-chef. Il restera en poste deux ans à Long Island.

- (3:00) Comme entraîneur des gardiens on retrouve l'ex-gardien des Flyers et des Rangers, Bob Froese. Ce séjour comme assistant fut sa dernière incursion dans le monde du hockey. Il devint ensuite pasteur dans l'état de New York.

- (3:07) Un soigneur ici du nom de ''Ed Tavarsky'' si j'ai bien entendu. Je pourrais aller fouiller quelque part sur internet pour confirmer mais j'ai pas vraiment le temps. Contentons-nous plutôt de le voir lui et ses comparses avec leurs beaux jackets Starter aux nouvelles couleurs de l'équipe longer bizarrement et péniblement la bande pour se rendre au banc des Islanders. Vous auriez pu leur dérouler un tapis...

- (3:40) Vous entendez ensuite sans les voir les joueurs non en uniforme pour les Islanders. Ce sont principalement des flops au repêchage et projets avortés repêchés dans les années post-dynastie et qu'on retrouvait toujours miraculeusement dans leur système 10 ans plus tard. Vous reconnaîtrez sûrement plusieurs de ces noms obscurs: Dean Chynoweth (13e au total en 1987), Mick Vukota (non-repêché), Brad Dalgarno (6e au total en 1985), Yan Kaminsky (choix des Jets) et finalement Rich Pilon (143e au total en 1986). Pilon était quand même tout un soldat au sein de cette pauvre équipe et il s'accrochera d'ailleurs jusqu'en 2000, avant de passer aux Rangers.

On passe ensuite au plat de résistance de ce vidéo soit la présentation des joueurs en uniforme. Vous allez reconnaître plusieurs joueurs ici mais aussi plusieurs qui vous feront comprendre un peu pourquoi les Islanders finiront cette première saison du Fishsticks avec une fiche de 22-50-10. Parce que oui, en plus d'être laids, ils étaient mauvais. Plusieurs de ces joueurs font également partie de ma longue liste pour de futurs ''Joueurs oubliés des 90's''...


- (4:22) On commence avec le capitaine Patrick Flatley. Pauvre gars pareil. Il est arrivé avec les Islanders juste à la fin de la dynastie soit en 1983-84 et rata de peu une coupe Stanley. 12 ans plus tard il est le premier sur la glace à porter cet horrible chandail. Ce sera sa dernière saison à Long Island. Il en jouera ensuite une dernière avec les Rangers en 1996-97.

- (4:38) Un jeune Bryan McCabe qui fait ses débuts dans la LNH cette saison-là. Il sera plus tard nommé capitaine avant d'être échangé en compagnie de Todd Bertuzzi contre Trevor Linden des Canucks. 

- (4:47) Chris Luongo. Un défenseur marginal qui joua également pour les Senators lors de leur première année, donc un habitué d'équipes poches. 1995-96 fut sa dernière saison dans la LNH.

- (4:54) Scott Lachance. Un défenseur correct qui n'a cependant jamais justifié sa sélection au 4e rang en 1991. Il fut obtenu par les Canadiens en 1999 et joua deux saisons en bleu-blanc-rouge durant les années ''Linden'' justement. Comme il arriva environ en même temps que Linden, j'oublie parfois qu'il s'agissait de deux échanges différents à deux mois d'intervalle. Ces années-là demeurent assez floues je crois pour l'ensemble des fans des Canadiens. Un peu comme une mauvaise brosse qui n'était même pas l'fun. Lachance joua également pour les Canucks et les Blue Jackets.

- (5:03) Alors que tous les joueurs jusqu'à maintenant ont un sacré air bête et veulent skipper cette saison entière, voici celui qui a le plus envie de sacrer son camp; Kirk Muller. Ayant initialement refusé de se joindre à l'équipe après son échange en provenance de Montréal la saison précédente, Muller était devenu un paria à Long Island. Vous pouvez le voir par les nombreuses huées de la foule... Il jouera du hockey peu inspiré pendant un mois avant que le gérant Don Maloney ne décide de le renvoyer chez lui en attendant la suite pour éviter les distractions dans le vestiaire. Il fut finalement suspendu sans salaire et éventuellement échangé aux Maple Leafs en janvier 1996. J'en parle davantage dans cet autre texte.

Vous pouvez facilement lire le désespoir sur son visage ici:

 

- (5:15) En voici un qu'on a soit oublié qu'il a joué à Long Island ou bien qu'il y ait joué durant cette période ''Fishsticks''. Toujours populaire partout où il a joué, Wendel Clark était précédemment membre de l'Avalanche suite au déménagement des Nordiques qui l'avaient obtenu des Leafs dans l'échange de Mats Sundin. Il ne joua cependant jamais avec l'Avalanche, car l'équipe l'envoya aux Islanders le 3 octobre 1995 en retour de Claude Lemieux. Quoi? Claude Lemieux a joué avec les Islanders? Et bien un peu plus tôt ce 3 octobre, les Islanders avaient obtenu Lemieux des Devils en retour de Steve Thomas.

Clark ne joua que 58 longs matchs à Long Island, s’engueula avec Milbury et rejoignit Muller et les Maple Leafs lorsqu'il fut retourné à Toronto en mars 1996.


- (5:25) Marty McInnis. Autre choix moyen des Islanders mais celui-ci fut tout de même un choix de 8e ronde (163e au total en 1988) qui leur donna 2 saisons de 20 buts. Il y a pire. Il fut envoyé à Calgary la saison suivante dans un échange envoyant Robert Reichel à Long Island. Si vous vous demandez s'il est parent avec Al MacInnis et bien non. Leur nom de famille est d'ailleurs épelé différemment.

- (5:33) Bob Sweeney. À ne pas mélanger avec Don Sweeney avec qui il jouait à Boston et avec qui il n'était pas parent non plus. Les Bruins aiment juste beaucoup le nom Sweeney. À ce moment-là, Bob venait tout juste d'être réclamé au ballotage par les Islanders en provenance de Buffalo. 

- (5:41) Dan Plante. Tellement rien à dire sur lui. Totalement obscur. Choix de 3e ronde en 1990. 9 buts et 23 points en 159 matchs en carrière, tous avec les Islanders. Joueur des ligues mineures le reste du temps. Je vais le mettre à la liste possible des joueurs oubliés des 90's mais à première vue j'aurais beaucoup de chemin à faire pour en écrire un article intéressant... À suivre?

- (5:50) Brent Severyn. Choix des Jets (99e au total en 1984) et ex-défenseur des Nordiques. 

- (5:58) Le vétéran et candidat de choix pour comme joueur oublié des 90's, Derek King. Choix de 1re ronde en 1985 (13e au total), il joua 10 saisons avec les Islanders dont quelques-unes très productives au début des années 90 lorsqu'il fut jumelé avec Pierre Turgeon. Il accumula d'ailleurs 40 buts en 1991-92 et plus de 70 points pendant 3 saisons consécutives. Il joua ensuite pour les Whalers, les Maple Leafs et les Blues. Je crois qu'avec autant d'années de service il aurait mérité un ''A'' sur son chandail au lieu de Kirk Muller non? Il a l'air cependant tanné d'être à Long Island lui aussi. Il n'attend même pas le signal avant de se rendre sur la glace lors de la présentation. Et est-ce moi ou bien les fans sont en train de le huer? Je devrai vérifier ça pour plus tard.

- (6:11) Un autre produit du terrain fertile des Islanders pour un autre possible joueur oublié des 90's en la personne de Alexander Semak. Il sortit de nulle part en 1992-93 lorsqu'il marqua 37 buts et 79 points avec les Devils mais ne fit jamais aussi bien par la suite. Cette seule saison 1995-96 à Long Island fut la seule autre fois où il marqua plus de 20 buts et sa deuxième meilleure saison avec 20 buts 14 passes pour 34 points...

- (6:20) COME ON! Où est ton masque Tommy Soderstrom? OÙ EST TON MASQUE? La seule raison pourquoi on se rappelle de toi c'est ton gros masque JOFA rond horrible avec sa grille de clôture et sa bavette de plexiglass. Combiné avec le chandail Fishsticks, ça aurait vraiment été la cerise sur le sundae pour ce vidéo glorieux... La saison 95-96 fut particulièrement difficile pour le gardien au masque disproportionné alors qu'il termina avec une fiche de 11-22-6 en 51 matchs. Il fut relégué dans les mineures la saison suivante et retourna ensuite jouer en Suède.

- (6:30) Bon... pour rajouter à l'insulte, c'est l'autre Tommy qui porte le masque... Tommy Salo commença la saison à Long Island mais fut relégué dans les mineures derrière Soderstrom, Jamie McLennan et Eric Fichaud. Il obtint tout de même le poste de gardien numéro un la saison suivante. 

- (6:40) Dennis Vaske. Là on est rendu creux dans le line-up. Vaske était un autre de ces choix qui stagna éternellement dans le système des Islanders. Il fut repêché par l'équipe en 1986 mais ne devint un régulier qu'en 1993-94... Les Islanders étaient à l'époque réputés pour ne pas trop faire de moves (à l'exception de l'échange LaFontaine-Turgeon) et de principalement se fier à leur joueurs repêchés... aussi moyens soient-ils. Milbury prit des notes et alla dans une direction complètement opposée. Vaske jouera seulement 19, 17 et 19 matchs respectivement lors des 3 saisons suivantes.

- (6:46) Travis Green. Comme quoi le Fishsticks n'était pas totalement une malédiction, ce choix de 2e ronde en 1989 connaîtra sa meilleure saison en carrière en 1995-96 avec 25 buts et 70 points. Il a un beau mullet sur sa page hockeydb. Il fut échangé aux Mighty Ducks en février 1998 dans un échange perdant pour les Islanders (parmi tant d'autres) où ils reçurent Jean-Jacques Daigneault, Mark Janssens et Joe Sacco. Green n'a toutefois jamais dépassé le cap des 50 points après cet échange mais fut un bon soldat pour plusieurs équipes jusqu'à sa retraite, en 2007.

- (6:55) Un jeune Todd Bertuzzi à sa saison recrue. À l'origine, la sélection de Bertuzzi au repêchage (23e au total en 1993) provenait de l'échange de Ron Hextall avec les Nordiques lors du repêchage d'expansion de 1993. En retour, les Nordiques obtinrent Mark Fitzpatrick et les deux équipes inversèrent leur choix de 1re ronde. Les Nordiques choisirent ainsi Adam Deadmarsh en 14e rang. Bertuzzi connut une bonne première saison recrue avec 18 buts et 39 points et semblait être (finalement) un bon prospect pour l'équipe mais il régressa par la suite jusqu'à son échange aux Canucks en compagnie de McCabe pour l'obtention de Trevor Linden. Bertuzzi est un joueur qui a toujours eu un air bête et ce même à son tout premier match devant ses partisans. Souris un peu Todd! Peut-être devrait-il prendre des cours de gestion de la colère?


- (7:05) Le superbe et sous-estimé Zigmund Palffy. Le seul rayon de soleil pour les partisans des Islanders en ces années Milburry... Il n'avait précédemment que 38 matchs en deux saisons derrière la cravate (ou si vous préférez derrière le JOFA) et 1995-96 fut sa grande éclosion avec 43 buts et 87 points. Durant une période où les marqueurs de buts commençaient à se faire une denrée rare en cette ère de la trappe, Palffy était un des meilleurs disponibles et il marqua ensuite 48 et 45 buts lors des deux saisons suivantes. S'il n'avait pas été aussi ennuyé par les blessures, il aurait sûrement sa place dans les meilleurs marqueurs de l'histoire. Il quitta la LNH en 2006 avec 329 buts au compteur en seulement 684 matchs. Il troqua cependant deux choses durant cette saison d'éclosion, soit son JOFA et son numéro 68. Peut-être voulait-il éviter les comparaisons avec Jaromir Jagr? Il abandonnera également son mullet dans les années suivantes.

- (7:15) Mathieu Schneider également en escale à Long Island avant de se rendre à Toronto. S'il ne put suivre Muller cette fois-là, il fut toutefois inclus dans les bagages de Clark quelques semaines plus tard. Une chose que l'on ne peut reprocher à Schneider est qu'il fut un joueur à la dentition remarquable. Les Islanders s'en sortirent tout de même bien en recevant l'excellent défenseur Kenny Jonsson en retour de Schneider et Clark.

- (7:26) Et un bonbon pour la fin avec Brett Lindros. Le frère de l'autre n'eut pas une longue carrière car il eut lui aussi de graves problèmes de commotions cérébrales. 1995-96 fut sa deuxième et dernière saison dans la LNH et il se retira prématurément en mai 1996. 


C'est donc ce qui complète ce vidéo et cet alignement des premiers porteurs du Fishsticks il y a de cela 25 ans. Parmi les autres élus membres de l'ordre des bâtonnets de poisson, on verra aussi au cours de la saison Martin Straka (obtenu des Senators), Eric Fichaud ainsi que Darius Kasparaitis et des noms plus ou moins familiers comme Niklas Anderson, Craig Darby et le toujours fun à plugger Bob Beers...

Bob Beers...
 
 
Les Islanders perdirent ce match 3-0 contre les Flyers en passant. Les fans, ceux des équipes adverses et la planète hockey ridiculisèrent le chandail fishsticks, ce qui poussa les Islanders à implorer la ligue de les laisser s'en débarrasser. La ligue refusa pour cette première saison avant de les laisser alterner la saison suivante avec l'autre logo. Ils ne portèrent le fishsticks que durant le minimum de matchs requis en 1996-97 soit environ une douzaine si j'ai bien compris et l'équipe changea éventuellement de chandail à nouveau en 1998-99. 
 
Sur une note un peu plus joyeuse, je vous invite à regarder un vidéo de ce tour du chapeau de Zigmund Palffy contre les Jets.
 
 


mercredi 7 octobre 2020

Une petite photo pour le plaisir #97 - Un chandail ''authentique''


 

Mon collègue "Kirk McLean" m'a récemment envoyé un lien vers un article à vendre sur Marketplace. Il s'agit d'un gars de Colwood en Colombie-Brittanique qui vend un AUTHENTIQUE chandail CCM des Islanders à l'effigie de Pat Lafontaine au modique prix de 300$. Avant qu'il ne soit vendu (on sait jamais), je me devais d'en faire une capture d'écran:



Si vous n'êtes pas un vieux de la vieille ou si vous regardez ce chandail sans trop porter attention, vous vous dites sûrement ''oui ok Pat Lafontaine, #16, logo des Islanders...blablabla, je paierais jamais 300$ pour ça mais c'est bien correct pour un collectionneur''. Mais pour un œil aiguisé, ce chandail n'est pas seulement un faux mais il comporte plusieurs erreurs factuelles et de conception qui font qu'au final, oui, il est rare dans le sens qu'il est un des pires ''jersey foul'' que j'ai jamais vu et que je doute qu'il en existe un deuxième pareil...


 

Premièrement, la faute la plus évidente est le style du chandail. Oui LaFontaine a bien joué pour les Islanders, soit de son année de repêchage en 1983 jusqu'à son échange aux Sabres de Buffalo en octobre 1991 qui envoya Pierre Turgeon à New York. Mais contrairement à la description de cet article, il n'a jamais porté cette version malfamée du chandail des Islanders surnommée le design ''Fisherman'' ou ''Fishsticks'' en référence aux bâtons de poisson Gorton's. Pour la petite histoire, les Islanders changèrent effectivement leur look traditionnel pour la saison 1995-96 et le portèrent ensuite durant leur saison 25e anniversaire en 1996-97, d'où la patch que vous pouvez voir dans le coin supérieur gauche du chandail. Ce chandail est universellement ridiculisé et ce jusqu'à ce jour. On l'a même honoré ici à LVEUP en nommant un trophée en son nom, c'est pas pour dire.

Mais si vous connaissez cette histoire, vous vous demandez sûrement où est donc ce fameux ''Gorton's Fisherman'' tant détesté sur ce chandail? Et bien les Islanders, après avoir subi les foudres des fans et les railleries du reste de la planète hockey lors de la première saison d'existence du ''Fishsticks'', décidèrent de garder la base du chandail mais de ramener le logo traditionnel la saison suivante pour nous donner cette version 1.2 que l'on peut voir ici. Ils ont en fait procédé à une élimination par étape en alternant cette version et celle avec le pêcheur durant la saison 1996-97, et ensuite seulement la version 1.2 en 1997-98. Ils éliminèrent ensuite toutes traces de ce design et ses couleurs nauséabondes en 1998-99 en retournant à leur ancien look mais avec des teintes de couleurs plus foncées.



Donc LaFontaine n'a jamais porté cette monstruosité mais en plus de ça, c'est l'attaquant Zigmund Palffy qui portait le #16 durant ces années de misère des Islanders. Palffy était d'ailleurs un de leurs rares rayons de soleil, lui qui connut trois saisons d'affilée de 40 buts et + de 1995-96 à 1997-98, soit exactement durant la période de ce look. Il passa ensuite aux Kings après la saison 1998-99. Donc porter ce chandail avec le numéro 16 serait doublement erroné, car même s'il est un faux, au moins il aurait été plus légitime de l'identifier au bon joueur.

Donc après ces deux fautes factuelles, continuons d'analyser cette vente frauduleuse en regardant l'arrière du chandail:

 

 

Encore ici quelque chose qui cloche... Les numéros et le lettrage sont écrits avec des polices de caractère sportives standard tandis que le vrai lettrage du vrai chandail ressemblait plutôt à cette diarrhée:

 


Donc non seulement le joueur ne jouait pas avec l'équipe à ce moment-là et qu'un autre joueur portait son numéro, mais le lettrage et les couleurs ne sont aussi pas bonnes....

Mais comment les annonceurs faisaient pour discerner les joueurs et décrire les matchs avec ces horreurs de numéros?

D'ailleurs, pour moi ce n'est pas tant le fameux logo ''Fishsticks'' du devant qui me fait ravaler mon vomi mais plutôt cette ignoble typographie et l'effet de ''vagues'' qui réussissent tout de même à nous donner le mal de mer si c'était bien le but désiré. J'imagine que ce lettrage était trop difficile à répliquer pour le champion qui a produit ce faux chandail de LaFontaine... Il n'avait que des chiffres et du lettrage standard et il s'est dit ''Fuck it... n'importe quoi est plus beau que ça...''




''Sortez-moi d'ici les gars... Je suis plus capable de porter ça...''

 

Je croyais ensuite à une autre faute factuelle en ce qui concerne la ''patch'' du 25e anniversaire car je croyais qu'elle n'avait été portée qu'avec la version du pêcheur mais comme je l'ai expliqué plus haut, la saison du 25e était celle de 1996-97 et les Islanders alternaient entre les deux versions durant cette seule saison anniversaire. Donc je ne peux pas trop chialer là-dessus...


Patience les gars... Mike Milbury va bientôt vous échanger contre un machine à popcorn usagée...


Même Roberto Luongo avait cette patch sur son chandail lors du repêchage de 1997

 

Mais quand même... Le gars de Colwood devrait avoir honte de vendre ça 300$. Quoique je ne suis pas particulièrement un collectionneur de chandails. Peut-être qu'un obsédé des ''Jersey fouls'' serait prêt à s'en porter acquéreur, qui sait? 

Si ça vous intéresse, voici toujours le lien.

En fait ma théorie est qu'en 1997, le concepteur de ce chandail avait entendu la nouvelle que Pat LaFontaine revenait jouer à New York et s'est empressé de faire des chandails à son effigie pour les vendre rapidement aux fans des Islanders émerveillés par le retour du fils prodige...

Cependant c'était avec les Rangers et non les Islanders que LaFontaine signa en 1997-98, devenant du même coup un des rares joueurs à avoir joué pour toutes les équipes de la LNH de l'état de New York.

 Le gars rangea donc ses chandails dans son pick-up et alla les enterrer dans le désert...