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samedi 18 octobre 2025

Le plus d'équipes pro en même temps


Les saisons 1998-99 et 1999-00 ont vu un nombre records de 139 équipes professionnelles
dispersées sur toute l'Amérique du Nord dans 8 ligues.
(Zoomez pour une plus grande résolution)
 

(sources logos et images: sportslogos.net, funwhileitlasted.net)


Comme vu dans mon texte précédent, les saisons 1995-96 et 2008-09 furent les deux occurrences où on assista à un record de 9 ligues professionnelles/mineures/semi-pro lors d'une même saison, en Amérique du nord. 
 
Mais encore là, ce n'était toutefois pas le record en ce qui concerne le nombre d'équipes en même temps. 
 
Cet autre record appartient aux deux saisons consécutives qu'étaient 1998-99 et 1999-2000. Le paysage nord américain du hockey pro au tournant du siècle était alors étendu sur 8 ligues, incroyablement les mêmes d'une année à la suivante. Quelques équipes ont quitté le bateau pour être remplacées lors de la 2e, mais sans changer le nombre total.
 
Les voici:
 
1998-99: 139 clubs dans 8 ligues

LNH: 27 clubs (première saison pour Nashville)
AHL: 19 clubs
• IHL: 16 clubs (vers la fin de son existence, aura plafonnée en 95-96 avec 19 clubs)
• ECHL: 27 clubs (le petit circuit qui ramasse les miettes de la IHL)
WCHL: West Coast Hockey League): 9 clubs
WPHL: Western Professionnal Hockey League: 19 clubs, souvent mélangée (avec raison) avec la précédente, la WPHL (96-01) voyait encore plus gros que cette dernière avec un sommet de 19 équipes, mais subira le même sort, étant absorbée dans la CHL en 2001, en même temps que la IHL fut dissoute.
UHL: United Hockey League: 11 clubs. Anciennement la CoHL (Colonial Hockey League), renommée UHL en 1997. Elle aussi récupère des équipes orphelines de la IHL.
CHL: Central Hockey League: 11 clubs. 

WPHL



 1999-00: 139 clubs dans 8 ligues - pareil que 98-99 mais pas le même nombres d'équipes partout.

LNH: 28 clubs (première saison pour les Thrashers d'Atlanta)
AHL: 19 clubs
IHL: 13 clubs (avant-dernière saison, 2 clubs de la saison précédente ont migré dans la UHL et CHL)
ECHL: 28 clubs (la petite ligue désormais grande)
WCHL: 8 clubs
WPHL: 18 clubs
UHL: 14 clubs 
CHL: 11 clubs 

Donc de 98-99 à 99-00, quelques changements et migrations. La CHL a par exemple rescapé le Ice d'Indianapolis de la IHL mais avait aussi perdu une équipe, est donc demeurée à 11 clubs.
 
Pourquoi pas encore une autre archive vidéo? Cette fois-ci allons donc voir ce que ça donne dans la WPHL, parce que pourquoi pas? Voici le match des étoiles des la WPHL de 2000 mettant en vedette l'équipe «World» (comme dans la LNH à l'époque) contre l'équipe «Texas»? WTF?
 
 


Donc de 1998 à 2000, c'était «stable» à 139 équipes dans 8 ligues, les seuls changements notables découlant de la fin imminente de la IHL. D'ailleurs, beaucoup de ces ligues inférieures sous la IHL avaient vu jour en réponse à cette dernière. Lors de sa fondation et pour la majorité de son histoire, la IHL avait comme mission d'avoir des clubs principalement au midwest, dans des petits marchés en dehors des ligues majeures, avec quelques exceptions près. 
 
Les idées de grandeur de la IHL (jusqu'à vouloir rivaliser avec la LNH durant la grève de 1994) firent en sorte qu'il y avait de plus en plus de clubs dans des marchés majeurs et sur une plus grande superficie (Phoenix, Denver, San Diego, etc). En contrepartie, les plus petits marchés (Fort Wayne, Kalamazoo, Saginaw, etc.) décidèrent de former ou joindre de nouvelles ligues qui se réclamaient les anciens territoires délaissées par la IHL.

C'est principalement la ECHL qui en profita au final, gagnant cette «guerre de l’absorption» des ligues mineures. En analysant à fond, l'ADN de la ECHL inclut les deux IHL, la WCHL, la WPHL, la UHL et CHL. Quelques clubs et/ou marchés sont aussi parvenu à rejoindre la AHL (Chicago, Houston, Milwaukee)
 
Donc présentement c'est évidemment beaucoup plus stable. Ce l'était aussi d'une certaine manière avant les années 90-2000. Il y eut plusieurs saisons vers la fin des années 80 et début 90 où on ne retrouvait que 4 ligues (LNH,AHL,IHL,ACHL ou ECHL), tandis que dans les années pré-expansion de 1967, c'était aussi stable à environ 5-6 ligues par saison. 
 
Les années 70 ont parfois vu voir 7 même 8 ligues en même temps comme par exemple en 1973-74 (LNH, IHL, AHL, WHL, CHL, AMH, NAHL, SHL).
 
Depuis 2014, le niveau se situe annuellement dans les 100-120 équipes par saison, à l'exception notable, bien sûr, de la saison covid de 2020-21 où l'on chuta de 114 à 82, la LNH étant la seule à garder tous ses clubs (sur un calendrier réduit). Presque toutes les autres ligues virent leur nombre de membres chuter jusqu'à la moitié, tandis que la LNAH prit carrément une sabbatique. On revint à 114 équipes la saison suivante.

On se dit à la prochaine, sur pourquoi pas, un peu de IHL circa 1999...

 
 

Wow. Gilbert Dionne. J'oubliais qu'il avait son numéro retiré à Cincinnati...



mardi 14 octobre 2025

Le plus de ligues pro en même temps

 

(sources logos et images: sportslogos.net, funwhileitlasted.net)


Depuis la venue du sport et du hockey professionnel, il y eut une multitude de développements et déploiements d'équipes à travers les ligues et les âges. Le hockey nord-américain s’est construit à travers un enchevêtrement de ligues, dont certaines n’ont duré que quelques saisons. En plus de la LNH, les circuits mineurs, de développement (club-écoles), semi-pro et autres niveaux indéfinissables ont parsemé le paysage du hockey nord-américain depuis plus d'un siècle. 

En ce moment présent, nous avons ce que je considère 6 ligues pro/mineures/semi-pro en Amérique du nord, et cela n'a pas changé depuis 2014.

  • LNH -  Ligue Nationale de Hockey
  • AHL - Ligue américaine de Hockey
  • ECHL - anciennement «East Coast Hockey League» mais désormais «acronyme orphelin»
  • SPHL - anciennement «Southern Professionnal Hockey League», également une orpheline de nom.
  • LNAH - Ligue Nord-Américaine de Hockey - Autrefois la Ligue de hockey Semi-Pro du Québec (LHSPQ). Reconnue comme professionnelle depuis 2004.
  • FPHL - Federal Prospects Hockey League - En quelque sorte le penchant de la LNAH aux États-Unis depuis 2010.

Mais auparavant, les quelques développements majeurs du siècle précédent furent, entre autres: 

  • La American Hockey Association (AHA 1926-1942) - ligue professionnelle mineure qui fut la première à implanter des équipes dans le sud des États-Unis (Oklahoma et Missouri). A quelque peu flirté avec une rivalité directe avec la LNH avec maintes manigances, traités rompus et installation de franchise dans des marchés convoités ou occupés (Détroit, Chicago, St.Louis).
  • La Canadian Professional Hockey League (CPHL, 1926-1930) : ligue mineure en Ontario et la frontière du Michigan. Aussi connue sous le nom de ligue Can-Am. Elle a aussi tenté des incursions dans des marchés de la LNH.
  • La International Hockey League (IHL, 1929-1936 - première version): née d’un exode d'équipes de la CPHL, la première IHL était un pallier important juste en dessous de la LNH. Les ligues Can-Am et IHL ont ensuite fusionné en 1940 pour créer l’International-American Hockey League, qui est devenue ensuite l’AHL que l'on connait.
  • La Eastern Professional Hockey League (EPHL, 1959-1963) : l’une des premières ligues de «club-écoles officiels» parrainés directement par la LNH.
  • CHL (Central Hockey League, 1963-1984) – Continuation de la EPHL. Ligue mineure centrale affiliée à la LNH, longtemps considérée comme un excellent circuit de développement, par moment même le circuit principal pour plusieurs équipes comme les Blackhawks (Blackhawks de Dallas) et le Canadien (Apollos de Houston). 
  • La EHL (Eastern Hockey League, 1933-1973) – Principale ligue mineure de la côte Est pendant 40 ans. Réputée pour son jeu rude et populaire. Elle a inspiré en partie le film Slapshot. Plusieurs incursions dans le sud des États-Unis.
Les Rebels de Roanoke - Eastern Hockey League

  • La IHL (International Hockey League, 1945-2001) – Grande ligue mineure du Midwest, longtemps rivale de l’AHL. Très solide jusqu’aux années 1990, mais disparue du radar en 2001 après une expansion trop ambitieuse. Grande gagnante par la suite? La ECHL... 
  • La WHL (Western Hockey League, 1952-1974) – Ligue professionnelle de l’Ouest nord-américain, À un moment presque du calibre de la LNH et rumeurs de fusion. Elle disparaît graduellement après la grande expansion de la LNH en 1967, plusieurs de ses marchés obtenant ensuite des clubs majeurs, dans la grande ligue ou l'AMH, ou démotions dans d'autres circuits.
  • La création de l'inévitable World Hockey Association (WHA 1972-1979) comme alternative à la LNH a forcé plusieurs changements: augmentation des salaires, concurrence pour les joueurs, pression sur le modèle économique de la LNH. Si certains clubs dominants comme les Whalers, Nordiques et Jets ont fait de l'AMH une digne ligue rivale, il y a avait maints clubs qui auraient été classés dans les bas fonds de l'AHL, IHL ou autres...
  • La NAHL (North American Hockey League, 1973-1977) – Successeure de l’EHL, active dans le Nord-Est et le Midwest. Ligue colorée et violente, qui, comme sa prédécesseure, a inspiré l’univers de Slap Shot, le film étant tournée pendant les deux dernières années de son existence.
  • La ECHL (depuis 1988) – Ligue professionnelle continentale de troisième niveau ou simplement identifiée comme «AA», elle s'est graduellement développé aujourd’hui au rang de second circuit de développement en Amérique du Nord. Fermement campé dans les rangs, LNH-AHL-ECHL forment le trio/trinité du hockey professionnel nord-américain.

IHL - 1945-2001 - Ligue hôtesse des très éphémères Rafales de Québec

 

Ce ne sont ici que les véritables ligues mineures (et majeures pour l'AMH) d'importance de leur époques. Il y a eu une autre multitude de ligues et d'équipes «on the side» qui ont tenté de s'inclure dans le portrait, qui ont parfois réussi momentanément leur pari, pour ensuite être soit dissout(e)s ou absorbé(e)s. C'est parfois du mineur tertiaire, voir quadrilatère (probablement pas le bon terme, non je sais, quaternaire) et autre ligues semi-pros selon vos définitions.

En voici encore quelques-unes, mais un peu moins détaillé parce que je veux pas plus vous perdre... C'est surtout une manière pour moi de vérifier que mes liens sont linkés ou me crinquer plus tard à faire d'autres textes:

  • ACHL (Atlantic Coast Hockey League, 1981-1987) – Petite ligue mineure du Sud-Est américain, instable mais précurseure des futurs circuits comme l’ECHL.
  • WCHL (West Cost Hockey League, 1996-2003) – Ligue professionnelle de la côte ouest s'étendant de l'Alaska à l'Arizona, fusionnée ensuite avec la ECHL en 2003
  • CoHL (Colonial Hockey League, 1991-1997) – Ligue régionale du Midwest et de l’Ontario, rebaptisée United Hockey League (UHL) et sous le nom vacant International Hockey League (IHL) par la suite. Fusionne avec la CHL en 2010. 
  • CHL (Central Hockey League 1992-2014) – Ligue refondée et indépendante, implantée surtout dans le sud et le Midwest; elle fusionne avec l’ECHL en 2014.

WCHL - 1996-2003
 

Bref c'est tout un tas de ligues et par le fait même d'équipes qui ont gravité autour de la LNH depuis très longtemps. Je continuerais à en décortiquer des dizaines. Mais je dois plutôt passer à mon point principal, soit à quel moment y-a-t'il eu le plus de ligues et/ou d'équipes en même temps? À moment donné ça prend un titre à tout ça.

Faque j'avais pas trop le choix. Il fallait que quelqu'un découvre ça. C'était pas facile et il semble que personne d'aussi craqué ait osé checker à moment donné. Alors je me suis starté un Excel, je me suis replongé dans d'anciennes formules de codage, et j'ai fais ça:


Zoomez pour voir un extrait de mon Excel compliqué...
  

Comme je disais au début, nous avons présentement 6 ligues sur l'échiquier nord-américain, ce qui donne un total actuel de 125 équipes pour la saison 2025-26 en cours. Il y a bien sûr une synergie évidente avec le trio LNH-AHL-ECHL qui ont chacune (ou tente d'avoir) le même nombre d'équipes (32 LNH, 32 AHL et 30 ECHL), ce qui fait inévitablement gonfler le total. 

Il ne s'agit toutefois pas du record dans les deux cas.

Il y eut à deux reprises un record de 9 ligues au même moment. Il s'agit des saisons 1995-96 et 2008-09. Il y avait alors congestion au niveau du nombre de ligues, dont, vous vous en doutez, plusieurs qui n'ont pas duré très longtemps et/ou ont été absorbées durant ces fastes et (un peu trop) prospères années 90 et 2000, frôlant parfois, même souvent les frontières du réalisme économique. La saison 95-96 était d'ailleurs la première fois que l'on dépassa le cap des 100 équipes professionnelles et semi-pro en même temps.  

Vous aimez les histoires à la Slap Shot des années 70 qu'on vous ramène tout le temps (surtout moi), et bien c'était juste transposé et exponentiel dans les années 90. Le gars écoutait pas du Kiss dans l'autobus, il écoutait Metallica. Le paysage de plusieurs de ces villes en déclin urbain changeait à peine. C’était l'ère des ligues audacieuses, parfois improvisées, où chaque région semblait vouloir son propre circuit — souvent sans le bassin économique ou démographique pour le soutenir. 

Certaines ligues, comme la WCHL ou la CoHL (future UHL), tentaient de se tailler une niche en misant sur les petits marchés oubliés par les grandes organisations. Même que la mission officielle même de la CoHL était de rapatrier d'anciens marchés low-level qui s'étaient fait larguer par un proprio en quête de plus verts pâturage. De nouvelles équipes de la IHL à Atlanta, Denver ou Kansas City, avait laissé en plan derrière elle des équipes de longues date et mythiques comme les K-Wings du Michigan et les magnifiques Komets de Fort Wayne

Pourquoi pas une petite pause vidéo? Voici du hockey de la UHL en 1999. On y voit au passage le Jonquiérois Robin Bouchard, champion pointeur de l'histoire de cette ligue, remporter la «Colonial Cup».


 

 

Voici donc décortiquée cette saison 1995-96 - Première saison à 100+ équipes et record de 9 ligues

  • SHL (1995-96)
    LNH: 26 clubs, dont les récents des expansions  (SJ,TB,FLA,OTT)
  • AHL: 18 clubs (en grande rivalité avec la IHL)
  • IHL: 19 clubs (temporairement plus que la AHL)
  • ECHL: 21 clubs (le petit circuit qui veut)
  • CHL: 6 clubs (bientôt 12)
  • WCHL: 7 clubs (bientôt en compétition avec la WPHL (que vous verrez plus loin)
  • CoHL: 9 clubs 
  • SHL (Southern Hockey League): Une ligue on ne peut plus profonde établie au centre-sud des US qui n'a duré que cette seule saison 95-96. J'y ai retrouvé l'ancien des Nordiques Max Middendorf (bien sûr). J'y ai aussi retrouvé chez les champions, les Channel Cats de Hunstville, nul autre que l'ancien des Sharks Craig Coxe.
  • *La NAL (North American League): 5 clubs?  
    Une ligue à prendre entre parenthèses car à ce jour, il n'est pas encore 100% concluant que des matchs de cette ligue ont bel et bien eu lieu. Ou à quelle point elle aurait été «professionnelles». Le consensus le plus clair est qu'il s'agissait d'un scam de blanchiment d'argent et qu'il y aurait eu seulement deux clubs qui ont réussi à démarrer la saison (l'une contre l'autre) le temps de deux matchs avant de clore boutique. Les deux équipes furent celles de Eugene (Oregon) et Mexico City. Apparemment que Link Gaetz aurait joué pour l'équipe des Toreros de Mexico City. C'est assurément à suivre dans un autre texte. 


Une coupure prouvant possiblement l'existence de la NAL


Malgré l'échec, il s'agissait tout de même des premiers matchs professionnels dans l'histoire du Méxique.

Craig Coxe et Link Gaetz... D'après moi, Craig avait invité son ancien coéquipier Link à venir le rejoindre dans sa nouvelle SHL mais Link s'est égaré en chemin et s'est ramassé au Mexique dans la NAL parce que... Link Gaetz.  
 
Mais au final, cette ligue a été enregistrée et cataloguée professionnelle. Quelques joueurs ont probablement reçu une avance ou plus vraisemblablement un chèque qui a rebondi. 
 
Si tout ça est bien vrai et véridique, ç'est probablement le record de la ligue au plus court calendrier de l'histoire. Ou La plus courte durée de vie en ayant tout autant disputé des matchs. 
  • Total 1995-96: 117 équipes dans 9 ligues* (astérisque important)


Komets de Fort Wayne, de retour dans la International Hockey League (elle aussi de retour), champions trois ans d'affilée (2008 à 2010).

2008-09 - 9 ligues: Record de 95-96 réédité

  • LNH: 30 clubs depuis les expansions 98 à 2000 (NSH,ATL,CLB,MIN)
  • AHL: 29 clubs (désormais deuxième échelon incontestable depuis la fin de la IHL en 2001)
  • ECHL: 23 clubs (le petit circuit qui suit encore)
  • CHL (Central Hockey League): avec un presque sommet de 16 clubs. La deuxième CHL aura duré un impressionnant 22 ans, soit de 92 à 2014, avant d'être absorbée par la ECHL. C'est même PLUS longtemps que son ancêtre (1963 à 1984). Une saison de plus.
  • SPHL: 6 clubs. D'anciens clubs de différentes ligues du sud-est s'étant essayé dans les ligues précédentes... Parviendra à devenir 4e échelon discutable...
  • LNAH: 9 clubs (La LNAH, qui dans mon livre à moi, a et avait le même calibre, sinon meilleur à la SPHL et assurément mieux que les circuits suivants. Davantage d'ex-joueurs LNH par une marge considérable. En 2008-09, on y trouvait, entre autres: Jesse Bélanger, Steve Larouche, Christian Laflamme, Sylvain Blouin, Jean-Yves Leroux, (L'autre) Alain Côté, Mathieu Descoteaux.
  • IHL: 7 clubs Une autre incarnation de la ligue internationale. Il s'agissait en fait de la UHL vue précédemment qui changea de nom en 2007 et fut ensuite absorbée par la CHL en 2010.
  • AAHL: 5 clubs. On continue dans le profond ici avec la All-American Hockey League, circuit obscur mais qui était vraisemblablement affilié avec la ECHL et autres niveaux inférieurs. La AAHL commença lors de cette saison 2008-09 mais de dura que jusqu'en 2010-11. 

    (Connais fuckall de la AAHL. Note à moi-même, prendre la AAHL en note.)

  • EPHL (Eastern Professionnal Hockey League): 4 clubs. Autre ligue très inférieure qui n'aura duré qu'une saison. La EPHL a quand même eu un calendrier de 50 matchs avec seulement 4 clubs de New York (Brooklyn), West Orange (New Jersey), Danbury (Connecticut) et les Hudson Valley Bears de Poughkeepsie (New York). 

Euhhh... nul autre que Ron Duguay a joué 1 match pour les Jersey Rockhoppers et 1 match pour les Aces de Brooklyn. Âgé de 51 ans et plus de six ans après avoir disputé son dernier match professionnel, Duguay a joué deux parties dans la EPHL afin de récolter des fonds pour une organisation à but non lucratif associée au Madison Square Garden. Duguay aurait même signé une décharge et a joué son match avec les Brooklyn Aces sans casque, laissant ses cheveux flotter librement comme lorsqu’il jouait dans la LNH. À 37 secondes de la fin du temps réglementaire, il a effectué la passe menant au but égalisateur, mais les Aces ont perdu 4-3 en prolongation.
  • Total: 128 équipes dans 9 ligues. 
  
C'était donc les deux saisons qui se partagent le record du concours du plus de ligues en même temps.

Mais malgré tout, les 128 équipes de 2008-09 ne sont étonnement pas non plus le record pour le plus d'équipes au total en même temps. Le vrai record remonte à plus de 20 ans. 

J'y reviendrai... En attendant, voici un pas si vintage Ron Duguay:

mercredi 8 octobre 2025

La Central Hockey League (1992-2014)



La Central Hockey League, à ne pas initialement confondre avec sa première version (1963-84) et autres circuits antérieurs, voit le jour en 1992, sous l’impulsion de Ray Miron et Bill Levins

Miron et Levins étaient autrefois entraîneur et DG respectivement des Blazers de l'Oklahoma dans l’ancienne CHL pendant les années 60 et 70. Miron avait également été DG des Oilers de Tulsa de 1964 à 1974 et auparavant dans l'ancienne EHL avec les Knights de Nashville. Il fut plus tard promu comme DG des défunts Rockies du Colorado (1976 à 1981) et travailla également dans l’organisation des Maple Leafs.

La CHL avait d’abord été créée en 1963 par la LNH pour servir de circuit de développement pour ses jeunes joueurs. Elle a accueilli plusieurs futurs grands noms, tels que Bernie Parent, Tony Esposito, Stan Smyl, Dirk Graham, Randy Carlyle, Glenn "Chico" Resch, Pete Mahovlich, Bob Bourne, Mark Messier, et surtout, de nombreux jeunes joueurs du Canadien avec les Apollos de Houston, tels que Carol Vadnais, Rogatien Vachon, Serge Savard, Jacques Lemaire et Guy Lapointe. La ligue représentait bien son nom «Central», avec des équipes principalement du midwest et des états plus à l'ouest avec des villes comme Omaha, Minneapolis, Indianapolis, Tulsa, Kansas City, mais aussi avec des tentatives peu fructueuses plus au sud ou sur les côtes du pacifique comme Memphis et Seattle. Ce fut aussi temporairement la ligue ou vécurent les très éphémères Six-Guns d'Albuquerque que j'affectionne particulièrement.

Ray Miron (3e à partir de la droite, première rangée) et les Oilers de Tulsa en 1966.

La CHL dut toutefois cesser ses activités en 1984 en raison du déclin du soutien des clubs de la LNH et de la concurrence importante d’autres circuits comme l’AHL et la IHL. Après la saison, la LNH cessa son appui financier direct. Le commissaire Bud Poile (anciennement coach des Canucks, Flyers et père de David Poile) déclara alors la ligue «inactive». Les franchises survivantes migrèrent ailleurs, par exemple Salt Lake City et Indianapolis qui rejoignirent l’International Hockey League (IHL). Les autres équipes ont ensuite tout simplement disparu ou se sont replier sur des ligues semi-pro locales.

Donc, au début des années 90, Miron et Levins unirent leurs forces pour ramener le hockey professionnel dans des villes de taille moyenne du sud et du Midwest américain, délaissées par la dissolution d’autres circuits, principalement depuis la fin de la CHL.  Il n’y eut par exemple aucune équipe professionnelle, tous circuits confondus, située au Texas entre 1982 et 1992. Même avant l'arrivée des Stars de Dallas, il n'y avait plus eu aucun club texan depuis les Blackhawks de Dallas qui avaient évolué de 1967 à 1982 dans la CHL 1.0. 

On peut véritablement appeler cela une résurrection de ligue totale. Si elle était passablement déclarée comme «inactive» par David Poile en 1982, elle était redevenue active sous les ordres de Miron et Levins qui nommèrent leur nouvelle ligue en honneur de l’ancien nom vacant. La Central Hockey League put renaître de ses cendres, 8 ans après la fin de l'originale. 

Bill Levins mourut toutefois subitement en mai 1991 avant de pouvoir voir son projet aboutir. Miron prit le relais et Levins demeura quand même comme fondateur à titre posthume. Le trophée du vainqueur de la CHL fut nommé en honneur de Levins.

Il y avait toutefois une grande différence entre les deux CHL. Cette fois-ci, la ligue opéra comme seule entité propriétaire indépendante et opéra l'entièreté des franchises, du moins au départ, sans propriétaires externes ni influence de la LNH. Le fils de Ray Miron, Monte, fut nommé comme commissaire de la ligue. Monte Miron avait joué quelques saisons dans l'ancienne CHL et autres circuits.

Joe Burton
Comme autrefois, les premières équipes de la nouvelle CHL se trouvaient au Texas, en Oklahoma, au Kansas, au Tennessee et en Louisiane. On vit alors plusieurs noms renaître. Ce fut le cas des Blazers d’Oklahoma City qui deviennent rapidement la locomotive de la ligue, attirant parfois plus de 10 000 spectateurs par match, un chiffre très impressionnant pour le hockey mineur. Ils remportent le trophée Levins en 1996 et 2001. Le meilleur joueur des Blazers et de la ligue est alors le capitaine Joe Burton, qui joua 10 saisons à Oklahoma City et terminera sa carrière comme champion pointeur de l'histoire de la CHL avec 565 buts, 420 passes pour 985 points en 706 matchs.

Une autre résurrection réussie fut le cas des Oilers de Tulsa. Le hockey en Oklahoma, malgré nos préjugés nordiques, a presque toujours fonctionné. 

Les Oilers, disparus en même temps que la fin de la première CHL, sont une équipe mythique des ligues mineures, alors qu’on peut remonter jusqu’en 1928 pour retrouver les premiers Oilers de Tulsa dans la vieille American Hockey Association. Ils ont ensuite joué dans la USHL (1945 à 1951) avant de revenir dans la CHL en 1964.

Le principal fait d'arme des Oilers dans le folklore du hockey mineur fut leur couronnement comme derniers champions de la CHL en 1984, remportant les grands honneurs en tant qu’équipe itinérante. 

Après avoir déclaré faillite avant la fin de la saison, les joueurs décidèrent de jouer tout de même leurs 17 derniers matchs sur la route. Malgré cela, avec un jeune John Vanbiesbrouck dans les buts, ils terminent troisièmes et remportent l’Adams Cup en battant Salt Lake City en finale. Cet exploit devint légendaire.  (En savoir plus ici dans cet ancien texte de Martin ITFOR).

Histoire de continuer dans une parfaite résurrection, les Oilers de Tulsa 2.0 inaugurèrent parfaitement cette nouvelle incarnation de la CHL en remportant également la première «Coupe Levins» en 1993. Ce fut même ce qu'on peut appeler une parfaite finale «CHL» et «Oklahomienne» alors que leurs opposants en finale furent les Blazers d'Oklahoma City. Autre fun fact, un des meilleurs marqueurs des Oilers champions de 1993 fut nul autre que Taylor Hall. Oui. L'autre Taylor Hall.

 

Avec nul autre que Garry Unger comme coach... Unger avait lui aussi joué dans la CHL au début des années 60. On y voir aussi un ancien du Titan de Laval, Sylvain Naud.
 

La coupe Levins fut éventuellement renommée la Ray Miron President’s Cup en 2001. Mais malgré leur statut parmi les plus stables équipes de la CHL par la suite, et de la ECHL depuis 2014, les Oilers n’ont jamais remporté de championnat à nouveau. 

Parmi les autres premières équipes de 1993, on retrouvait le Freeze de Dallas, le Fire de Forth Worth, les Riverkings de Memphis et le Thunder de Wichita. Toutes ces villes avaient auparavant connu du hockey de la CHL. En plus de la bataille de l'Oklahoma (un autre parallèle avec les autres Oilers), la CHL désirait raviver l'ancienne rivalité régionale CHL entre Dallas et Forth Worth, qui, comme Dallas, avaient existé de 1967 à 1982. Le Freeze, qui jouait également dans un autre aréna que les Stars, plus miteux, ne fut bien sûr que bien temporaire alors que l'équipe plia bagage en 1995, laissant toute la place aux Stars dans la LNH.  

Le Freeze de San Jose Dallas


La ligue ajouta ensuite d’autres équipes à partir de 1995. On verra alors apparaître au cours des années suivantes des noms exotiques comme les Iguanas de San Antonio, les Channel Cats de Huntsville, les Cottonmouths de Columbus (Georgie) et les fameux Macon Whoopee, cette étrange équipe au logo semi-sexuel qui migra dans la ECHL en 2001.

Sans oublier les très éphémères, très boboches, et très rigolos Bandits de Border City. Confirmant de plus en plus mon amour pour cette ligue.

Malgré toutes les histoires «à la Slapshot» qu'on s'attend des ligues profondes, la CHL demeura relativement stable comparée à d’autres ligues mineures concurrentes. Le Thunder, les Oilers et les Blazers demeuraient les têtes d'affiche et la ligue opérait désormais annuellement entre 10 et 12 équipes au tournant du siècle.

En 2001, la CHL fusionna avec sa rivale, la Western Professional Hockey League (WPHL), un autre circuit texan-sudiste fondé en 1996, ce qui lui permit d’élargir son territoire et d’accroître sa crédibilité.

Encore plus de nouvelles équipes à ce moment comme:

Le Ice d'Indianapolis, les Jackalopes d’Odessa, Le Beast de Brampton (seule incursion canadienne de l'histoire de la CHL), les Buzzards d’El Paso, les Bossier-Shreveport Mudbugs, les Killer Bees de Rio Grande Valley, les Rattlers d’Amarillo, renommées ensuite les Gorillas!  

Il y a surdose de noms débiles que je voudrais bien étaler ici mais je vais garder ça pour plus tard... (note à moi-même, garder pour plus tard)

En voici quand même une:

Yeah.
 

Après la fusion avec la WPHL, la CHL comptait entre 15 et 17 équipes en moyenne par saison, plafonnant à 18 en 2010-11, après l'absorption d'une autre ligue inférieure, la International Hockey League (2e version). Comme la CHL avant eux, une nouvelle ligue qui avait repris un nom vacant. J'en parlerai plus tard de la deuxième IHL si vous me le permettez... c'est une autre bibite.

En résultat de ces deux fusions, le niveau de jeu augmente, et même que quelques formations deviennent momentanément affiliées à des clubs de la LNH ou de l’AHL, ce qui n'avait jamais eu lieu auparavant. Il y eut par exemple les Sundogs de l’Arizona, qui furent partiellement affiliés aux Coyotes de Phoenix entre 2007 et 2009, développant au passage un jeune David Schlemko. Autre exemple, les Eagles du Colorado, futurs double-champions dans la ECHL, furent quelques mois affiliés aux Oilers. 

Il ne s’agissait toutefois que des ententes temporaires, souvent non-officielles et quelques dépannages organisationnels, rien de plus. 

Jusqu'à ce moment dans son histoire, la CHL n'avait pratiquement développé aucun joueur d'une semi-importance dans la LNH. Cela changea toutefois autour de 2010 avec quelques joueurs notables comme Jordie Benn. Non-repêché, Benn avait débuté sa carrière dans la ECHL en 2008-09 avant d'être recalé en CHL la saison suivante. Il connut une bonne saison avec les Americans d'Allen, faisant assez bonne impression pour être engagé par l'équipe de son frère à Dallas. Il joua ensuite à Montréal, Vancouver, Winnipeg, Minnesota et Toronto. 

Aaron Dell et un superbe chandail Ronald McDonald avec les Americans d'Allen

Le gardien Aaron Dell est aussi un des rares cas de joueurs développés dans la CHL avant d'arriver à la grande ligue. Dell était #1 des Americans, champions de la saison 2012-13, avant de graduer dans l'organisation des Sharks. Andrew Desjardins, également non-repêché, a joué une saison (2007-08) dans la CHL avec les Bucks de Laredo. Il gradua ensuite dans ECHL et AHL avant d'aboutir avec les Sharks et les Blackhawks, où il fit partie de l'édition championne de 2015.

On vit bien sûr quelques anciens de la LNH se ramasser en CHL, particulièrement dans les années 90 et début 2000. Outre l'autre Taylor Hall déjà discuté, il y eut quelques présences plus ou moins inhabituelles. En voici quelques-uns, triés sur le volet.

  • Brendan Morrow, alors joueur des Stars de Dallas, joua à Oklahoma City durant le lock-out de 2004-05, même chose pour son ancien coéquipier Brad Lukowich.
  • Scott Young, anciennement des Nordiques et marqueur de 300 buts dans la LNH, joua 3 matchs dans la CHL, aussi durant le lock-out 2004-05. Comme il était alors établi à Dallas, tout comme Morrow, j'imagine que l'option de s'entraîner et garder la forme dans un circuit proche était plus attirant que d'aller dans la AHL ou en Europe. 
  • L'ancien espoir dans les buts des Leafs, Sébastien Centomo, originaire de Laval. 
  • L'ancien défenseur des Sharks Neil Wilkinson joua une douzaine de match avec les Oilers en 2002-03, même chose pour son ancien coéquipier Craig Coxe qui joua 4 saisons à Tulsa. Un autre Sharks de renom, nul autre que le célèbre Link Gaetz, a joué 13 matchs avec les Iguanas de San Antonio en 1995.
  • Il y a également l'obscur joueur oublié des Nordiques Paxton Schulte qui termina sa carrière à Tulsa en 2006.
  • Alek Stojanov, celui plus malheureusement reconnu pour avoir été obtenu en retour de Markus Naslund par les Penguins en 1996, a joué une vingtaine de matchs avec les Scorpions de New Mexico.
  • Autres joueurs: Jason Lafrenière (ancien des Nordiques), Alexei Yegorov, Lonny Bohonos


Au tournant des années 2010, malgré des succès inespérés comme les Eagles du Colorado (qui affichaient des assistances records et un modèle de gestion exemplaire), la CHL fait face à de sérieuses difficultés financières et géographiques. Les coûts de déplacement augmentent considérablement. Plusieurs marchés (notamment au Texas et en Arizona) s’essoufflent. Des équipes migrent vers d’autres ligues plus stables, surtout la ECHL (Eagles en 2011, Komets de Fort Wayne en 2012 et Americans d’Allen en 2014).  

Équipe toujours phare et parmi les meilleures au guichet, les Blazers d'Oklahoma City plièrent bagage en 2009, étant ensuite remplacés par les Barons d'Oklahoma dans la AHL.

Malgré quelques tentatives de relance, la ligue se rétrécit. De 18 équipes en 2005, elle tombe à 9 équipes en 2013-14. Les derniers champions furent les Americans de Allen, qui remportent deux titres consécutifs pour clore l'histoire de la CHL. 

Les Americans de Allen, derniers (doubles) champions en 2013 et 2014
 

En octobre 2014, la CHL cesse officiellement ses activités. Sept de ses équipes (Allen, Missouri, Rapid City, Tulsa, Wichita, Brampton et Quad City) sont absorbées par l’ECHL, scellant la fin de la CHL comme ligue indépendante. 

La ECHL avait auparavant accueilli dans ses rangs d’anciennes équipes de la IHL et la WCHL, laissant libre cours à la CHL d’absorber de son côté la WPHL et la UHL/IHL. On peut dire que la mission d’épurer le réseau des ligues mineures aura fonctionné et que la ECHL aura finalement remporté ce que j'appelle cette «guerre de l’absorption» dans les ligues mineures.

L’héritage de la ligue demeure fort dans le Sud et le Midwest américain. Six équipes rescapées de la CHL sont toujours fidèlement en place dans la ECHL; les Oilers, les Americans, les Komets, le Thunder de Wichita, les Mavericks de Kansas City et le Rush de Rapid City, tandis que les Eagles du Colorado ont gradué dans la AHL. Des équipes originales de la CHL en 1992-93, seuls les Oilers et le Thunder sont toujours actives.

Les Oilers de Tulsa, toujours actifs dans la ECHL
 

La CHL aura été un tremplin pour des milliers de joueurs, un modèle de hockey communautaire dans des villes non traditionnelles mais toutefois classiques du hockey mineur de cette région des US, et une base d’expansion indirecte pour l’ECHL. Cela montre que parfois, ce ne sont pas seulement des joueurs qui se servent des niveaux mineurs pour graduer dans des niveaux supérieurs, dans le cas de la CHL, ce sont principalement les équipes qui ont pu se consolider et graduer dans un circuit plus prospère et stable. 

Il est quelque fois mentionné que la CHL aurait atteint un niveau «AA» similaire ou parallèle à l’ECHL, mais je me permets d’en douter. La ECHL a développé davantage de joueurs pour la LNH avec quelques excellents noms comme Jonathan Quick, Michael Ryder, Jonathan Marchessault, Jaroslav Halak, Yanni Gourde, Alex Burrows, et plusieurs autres. Outre les cas isolés de Jordie Benn, Aaron Dell et Andrew Desjardins lors des dernières années d'existence de la CHL, on ne peut pas dire que la fiche de route de la CHL fut aussi reluisante. C'était toutefois bien parti lors de ses dernières années, mais on préféra logiquement agrandir la ECHL et consolider tout ça dans un seul niveau au troisième échelon derrière LNH et AHL. Ces ligues ont d'ailleurs longuement fait pression pour «épurer» l'écosystème des circuits mineurs.

Ray Miron (à gauche) a grandement aidé à mettre le hockey sur la carte à Tulsa et dans le sud des USA.

Ray Miron vendit la CHL en 2000. Il reçut de la LNH le trophée Lester B. Patrick en 2004, honorant sa contribution au hockey aux États-Unis. Il déclara ce moment son meilleur accomplissement en carrière. Il mourut à Tulsa en août 2015 à l'âge de 92 ans. 

Les Oilers de Tulsa célèbreront leur «100e» anniversaire d'existence en 2028, ayant toutefois existé en plusieurs phases:
1928-1942 (AHA)
1945-1951 (USHL)
1964-1984 (CHL 1.0)
1992-2014 (CHL 2.0)
2014 - (ECHL)

On se laisse sur un extrait d'époque sur Youtube. Un match random Tulsa-Oklahoma de 1999-2000.

ENCORE GARY UNGER!  

 

 

Sources: wikipedia, Fun While it Lasted, the Oklahoman, Eliteprospects

mercredi 8 mai 2024

Les Roadrunners de Phoenix






 


Les Coyotes de Phoenix/Arizona ne sont plus! Alléluia! 

Ne vous laissez pas influencer par ces tristes 28 fans ou autres Auston Matthews que l'on voit pleurer leur vie sur le fait que l'équipe de leur enfance qui leur a donné envie de jouer au hockey n'existe plus et snif snif snif que c'est triste, etc... etc... etc... 

Non. Les Coyotes sont enfin morts et y'était temps. Oui c'est un peu triste pour la base de fans trahis par un proprio de merde, mais il y avait aussi plein de fans tristes à Québec ou à Hartford et oui MÊME À CLEVELAND! Combien de fans n'ont plus de hockey à Québec et ne s'en sont pas remis? C'est triste pour les fans parce que oui c'est triste de perdre du hockey, le meilleur sport au monde, donc c'est normal de trouver des fans tristes. Et c'est pas comme si les Coyotes n'avaient pas eu 478 autres chances de survivre par le passé. Les résidents payeurs de taxes et les élus ont jamais voulu rien savoir. Alors fuck it. RIP Coyotes, c'est fini et c'est tant mieux et c'est pas trop tôt.

En fait, si les Coyotes ont semblé avoir 9 vies, c'était aussi le cas pour l'autre incarnation du hockey professionnel à Phoenix, les Roadrunners. Oui Roadrunner, comme Will E. Coyote et son éternel ennemi à plumes des Looney Tunes...

Ils n'ont jamais existé aussi longtemps que les Coyotes, mais les Roadrunners de Phoenix ont aussi existé pendant plusieurs décennies, mais sous plusieurs incarnations dans plusieurs ligues, que je vais décortiquer ici pour vous en détails interminables...

WHL (1967-1974)

Le premier club sous ce nom débuta en 1967-68 dans l'ancienne Western Hockey League, qui était à l'époque l'équivalent de le la ligue américaine dans l'ouest nord-américain. Avant de s'installer à Phoenix, la franchise opérait auparavant sous le nom des Comets de Spokane (1958 à 1963), les Invaders de Denver (1963-64) et les Maple Leafs de Victoria (1964 à 1967).

Le club joua ses matchs dans un aréna du nom de l'Arizona Veterans Memorial Coliseum, le même édifice que les Suns de Phoenix occupèrent dans la NBA jusqu'en 1992, et qui abritera plusieurs autres Roadrunners plus tard...

Les premiers Roadrunners ont joué de 1967-68 à 1973-74 dans la WHL, soit jusqu'à la fin de cette ligue suite au développement de la LNH dans l'ouest et l'arrivée de l'AMH lors des années précédentes. Il ne restait alors que six équipes en place dans la WHL et ce sont les Roadrunners qui furent champions de la Coupe Lester Patrick lors de ses deux dernières campagnes.

Parmi les Roadrunners de renom dans la WHL, on retrouve le trifluvien André Hinse, qui termina au premier rang des pointeurs de leur histoire avec 313 points en 277 matchs, ainsi que quelques futurs joueurs de la LNH comme René Robert (qui y joua seulement 7 matchs), l'ancien du CH André Pronovost, Walt McKechnie et Gary «Cobra» Simmons.

J'ai trouvé ce fascinant vidéo d'époque où l'on peut voir l'équipe en action pendant ces années WHL. C'est la première fois que je vois autant de matériel vidéo de qualité de cette ancienne ligue disparue. C'est même très rare. On y voit les débuts de la franchise et plus loin les séries de 1972-73.



Après la fin de la WHL en 1974, l'équipe était assez bien implantée à Phoenix et décida de continuer l'aventure en migrant dans l'Association mondiale de Hockey (AMH) pour la saison 1974-75. J'avais initialement lu quelque part que l'équipe était demeurée presque intacte pour son passage dans l'autre ligue mais il n'y a en fait que 6 joueurs qui sont demeurés en poste à Phoenix, le reste étant de nouveaux arrivants. L'équipe avait toutefois le même coach, Alex «Sandy» Hucul, un ancien joueur des Roadrunners qui avait fait le saut derrière le banc en 1972-73. 

AMH (1974-1977)
Les Roadrunners étaient généralement bons dans l'AMH, du moins pour ses deux premières saisons, étant menés par Dennis Sobchuk et surtout un jeune Robbie Ftorek qui connut deux saisons de 113 et 117 points respectivement. La franchise connut toutefois des déboires financiers et décida de ne pas renouveler le contrat du populaire coach Hucul après la saison 1975-76. 

Ici, je pourrais faire une joke plate comme par exemple «Il a dû tomber su'l'hucul en apprenant la nouvelle» ou quelque chose du genre. Mais c'est pas vraiment mon style.

En plus la page wikipedia de Hucul m'a appris qu'il a longtemps été aux prises d'un cancer du rectum. Ce sont des choses qui ne s'inventent pas et je ne peux juste pas rien dire de plus. Rien.

De plus, on prononce son nom «Huckle» donc c'est même pas drôle.

Hucul fut donc remplacé par l'ancien gardien Al Rollins, ce qui s'avéra une mauvaise décision alors que ce dernier était détesté par les fans des Roadrunners, car il était autrefois le coach de leurs rivaux dans la WHL, les Golden Eagles de Salt Lake City. La saison 1976-77 des Roadrunners fut difficile alors qu'ils terminèrent derniers de leur association et durent vendre plusieurs joueurs pour survivre, dont Ftorek. La franchise fut finalement dissoute après la saison,

Une autre pause vidéo? En fait ici c'est la suite de l'autre de tout à l'heure et on les voit remporter la coupe Lester Patrick dans la WHL. Ensuite on les voit dans l'AMH dans un match contre les Nordiques et comme il s'agissait de la saison 1974-75, on voit les Nordiques dans le fameux chandail avec la Fleur de lys «Québec» dont j'ai parlé l'autre jour. Toute est dans toute man.



CHL (1977)
Après la fin des Roadrunners dans l'AMH, ce ne fut toutefois pas la fin du nom et du logo des Roadrunners puisque l'équipe naquit de ses cendres immédiatement dans une autre ligue, la Central Hockey League, dès la saison 1977-78. La CHL était une ligue sponsorisée par la LNH et chaque club en faisant partie était affilié à un club de la LNH. 

Dans le cas des Roadrunners, il s'agissait d'une double association avec les Rockies du Colorado et les Barons de Cleveland. Comme il s'agissait exclusivement d'une ligue de développement, cette fois-ci, aucun Roadrunner ne suivit l'équipe de l'AMH à la CHL. Mais l'équipe ramena toutefois le populaire Sandy Hucul comme entraîneur-chef. 

Cependant, j'ignore où tout a foiré, mais après seulement 27 matchs et une horrible fiche de 4-20-3, la franchise quitta abruptement la CHL en décembre 1977 et abandonna ainsi les prospects des Barons et Rockies. J'ai lu que l'équipe avait de la difficulté à aligner assez de joueurs à chaque match. J'imagine aussi que les difficultés financières des Barons et Rockies au même moment ne devaient pas aider beaucoup. 

Les Rockies avaient un club-école secondaire de disponible dans la IHL mais les Barons, aux prises avec déjà beaucoup de problèmes, n'avaient même pas de club en backup et leurs prospects se retrouvèrent prêtés à travers les autres ligues mineures. C'était le cas du défenseur John Baby dont j'ai parlé l'autre jour.

PHL (1977-1979)
Oui, ils ont repris les mêmes
programmes et simplement
masqué le CHL dessus...

Quoiqu'il en soit, les Roadrunners firent faux bond à la CHL et migrèrent encore plus profond, soit dans la Pacific Hockey League pour terminer cette saison 1977-78. La «PHL» est une ligue tellement obscure que je n'avais jamais encore eu la chance d'en parler dans ma carrière de blogueur, si ce n'est que très brièvement. Et j'ai parlé de beaucoup de ligues profondes... Disons que j'ai peur pour la suite.

L'origine de la PHL est en fait liée à l'AMH alors que l'idée de sa création aurait eu lieu lors du match des étoiles de l'AMH à l'hiver 1977. Voyant que sa ligue rebelle allait éventuellement fusionner avec la LNH ou carrément disparaitre, le fondateur de l'AMH Dennis Murphy aurait lancé l'idée à d'anciens propriétaires d'équipes de l'AMH de créer une nouvelle ligue mineure dans l'ouest, pour palier à l'absence d'équipes depuis le départ de quelques unes de l'AMH et la fin de la WHL. Plusieurs anciennes équipes défuntes de l'AMH allaient ainsi pouvoir revivre dans la PHL.

Les choses déboulèrent rapidement par la suite et la Pacific Hockey League débuta dès cette saison 1977-78 avec seulement 3 équipes. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils n'en firent pas partie à la base mais bref, les Roadrunners quittèrent la CHL pour la PHL à la mi-saison et vinrent arrondir la ligue à 4 équipes. Ils se rendirent en finale, s'inclinant contre les Shamrocks de San Francisco.

La PHL était toutefois un autre de ces plans foireux digne de l'instabilité du hockey dans les années 70 et la ligue ne put terminer sa deuxième année en 1978-79. Après la fin de la saison régulière, qui vit deux de ses six équipes plier bagage mi-saison, la PHL annula ses séries et ferma boutique. Les Roadrunners, alors en première place au classement, furent sacrés champions par défaut.

Outre Sandy Hucul, les Roadrunners version PHL avaient plusieurs anciens membres du temps de la WHA et même WHL dans leurs rangs, comme le québécois Michel Cormier et l'ancien des Red Wings Howie Young qui appréciaient probablement cette fin de carrière professionnelle au soleil... Il y avait également Jeff Carlson, un des frères Hanson tout frais de son succès dans le film Slap Shot l'année précédente, qui joua l'entièreté de l'existence du club dans cette fameuse PHL.

Donc après 12 saisons d'existence sans interruption (mais dans quatre ligues), les Roadrunners disparurent du radar du hockey professionnel. Ce n'est qu'en 1989-90 qu'ils refirent surface, toujours avec le même logo, mais cette fois dans la célèbre International Hockey League, alors une ligue en plein essor (surtout après la fin des autres ligues discutées précédemment) qui visait l'implantation d'équipes dans de gros marchés. 

IHL
1989-1997


Sans remporter de championnat, les Roadrunners eurent tout de même de bonnes années dans la IHL. Affiliés aux Kings de Los Angeles, ils virent passer plusieurs prospects des Kings dans les années 90 comme Yanic Perreault, Robert Lang, Chris Kontos, Vitali Yachmenev, Sean O'Donnel, Byron Dafoe et Jamie Storr. Ils eurent également comme entraineurs Ralph Backstrom et Gary Unger

Wayne Gretzky a même porté le chandail des Roadrunners lors d'un match d'exhibition à Phoenix entre le grand club et le club-école. Était-ce la première tentation de la merveille envers Phoenix?

Cependant, vous vous en doutez bien, la franchise ne put durer longtemps avec l'arrivée éventuelle d'une équipe de la LNH en 1996 lorsque les Jets de Winnipeg déménagèrent en Arizona. Avant la première saison des Coyotes en 1996-97, le propriétaire Lyle Abraham loua les Roadrunners à un consortium amérindien qui continua d'opérer la franchise malgré la présence des Coyotes dans le portrait. Oui, pendant une seule saison, on vit le Coyote et le Roadrunner en même temps à Phoenix. Les Coyotes jouaient cependant dans un tout nouvel aréna, le America West Arena, tandis que les Roadrunners jouaient toujours dans le vieux Veterans Coliseum de leurs ancêtres. 

Le America West Arena n'était toutefois pas configuré pour le hockey des ligues majeures, ce qui poussa éventuellement les Coyotes à déménager à Glendale, et enclencher le fiasco que l'on connait...

Mais revenons en 1997 où le Coyote, pour la première fois, l'emporta sur le Roadrunner. Ayant subi de lourdes pertes financières et des baisses d'assistances, la franchise des Roadrunners fut retournée à Lyle Abraham et fut dissoute après la saison, sans déménagement dans une autre ville.

Faisons ici une autre pause vidéo et regardons un match de la IHL entre les Roadrunners et les Aeros de Houston. Vous allez revoir plusieurs visages familiers, surtout dans les buts...



Donc on pourrait croire que l'arrivée des Coyotes dans le portrait viendrait sonner le glas à jamais pour les Roadrunners, surtout à Phoenix, mais ce ne fut pas vraiment le cas. 

Et premièrement il faut faire un détour compliqué pour parler des Roadrunners... de Toronto.

Roadrunners de Toronto (AHL)
2003-2004

L'ancien propriétaire des Roadrunners de l'IHL, l'albertain Lyle Abraham, décida quelques années plus tard de retenter sa chance dans le hockey professionnel, cette fois dans la AHL, mais dans un tout nouveau marché plus sécuritaire. Il tenta alors de déménager la franchise dormante des Panthers de Louisville au Ricoh Coliseum de Toronto, un aréna qu'il prévoyait de faire passer de 5000 à 9000 places par un ambitieux projet d'agrandissement. 

Cependant, les Maple Leafs ne voulaient pas de compétition directe dans leur marché (à moins d'en être bénéficiaires) et firent pression auprès des Bulldogs d'Hamilton pour faire avorter le plan d'Abraham. Les Bulldogs, détenant des droits territoriaux dans la AHL, appliquèrent donc leur véto. Abraham ne fut toutefois pas abattu et décida de simplement se porter acquéreur des Bulldogs, pour ensuite les déménager sans encombres à Toronto pour la saison 2003-2004. Les Bulldogs étaient alors le club-école des Oilers et comme Abraham était aussi originaire d'Edmonton, j'imagine qu'il put utiliser ses contacts pour bien faire passer la transaction.

Mais là, vous vous souvenez sûrement des Bulldogs d'Hamilton, le club-école du Canadien durant les années 2000? Comment le club qui aurait déménagé à Toronto aurait pu être ce même club qui a hébergé Carey Price, Jaroslav Halak, P.K. Subban et tant d'autres? Et bien au même moment de l'annonce du déménagement des Bulldogs à Toronto, les Citadelles de Québec déménagèrent à Hamilton et reprirent immédiatement l'identité des Bulldogs... J'ai tu dis que c'était compliqué? 

C'est pour ça que pendant une saison, soit en 2002-03, les Bulldogs furent partagés entre le CH et les Oilers d'Edmonton, les rénovations au Ricoh Coliseum n'étant pas encore prêtes avant la saison 2003-04.

Bref, Abraham retrouva une franchise de hockey professionnelle et la nomma à nouveau sous le nom des Roadrunners, avec une fois de plus le vieux logo dont l'origine remonte aux années 60. Cependant, ce fut très éphémère à Toronto. Des assistances sous les attentes et des problèmes avec les autorités locales suite aux rénovations forcèrent Abraham à regarder ailleurs. De plus, les Oilers désiraient faire jouer leur club-école à Edmonton durant la saison 2004-05, en prévision du lock-out qui allait faire annuler toute la saison. 

Road Runners d'Edmonton (AHL)
2004-2005

On vit donc apparaître une autre incarnation du Roadrunner, cette fois à Edmonton pour combler l'absence de la LNH, et pour une rare fois avec un logo différent (et horrible). En fait cette fois-ci, l'équipe s'appelait Road Runners en deux mots. Pourquoi en deux mots? Je sais pas. 

Cependant, il était écrit dans le ciel que ce déménagement était temporaire et qu'une fois le lock-out terminé, les Roadrunners auraient à quitter Edmonton. On tenta alors de déménager la franchise à Saskatoon, dans un rarissime cas d'échange de franchise ET de ligue où on aurait également fait déménager les Blades de Saskatoon de la WHL (junior) à Edmonton... Je n'ai jamais entendu parler d'une chose du genre auparavant, tellement que je doute de la véracité de la chose, mais pour l'instant je la laisse.

Ouff.... je suis épuisé.

De toute manière, la «transaction» échoua et la franchise AHL des Roadrunners fut mis en suspens. Ce n'est qu'en 2010 qu'elle fut réactivée, lorsque naquit la franchise des Barons d'Oklahoma City, mais cette fois-ci, on s'en doute par le nom, Abraham n'était plus dans le portrait. 

ECHL
2005-2009

En fait, ce dernier avait précédemment vendu le nom et le logo des Roadrunners aux proprios des Suns de Phoenix, qui ramenèrent l'oiseau au bercail une fois de plus, cette fois-ci dans la ECHL pour la saison 2005-06. Pour l'occasion, le logo fut quelque peu mis à jour mais garda la même position que l'original.

Donc, après la WHL (1967-74), l'AMH (1974-77), la CHL (1977-78), la PHL (1977-79) et la IHL (1989-97), les Roadrunners de Phoenix firent un retour sous une 6e incarnation dans une 6e ligue, la ECHL.

Les Roadrunners version ECHL avaient comme président l'ancien des Coyotes Claude Lemieux, mais ce dernier démissionna après une seule saison. Le club joua ses matchs dans l'ancien premier aréna des Coyotes, le America West Arena, mais cette fois-ci reconfiguré avec moins de siège. L'équipe fut plus qu'ordinaire et la franchise fut dissoute après la saison 2008-09, soit seulement 4 saisons dans la cave du classement de la ECHL.

Autre pause vidéo, mais cette fois-ci sans saveur alors que regarder de la ECHL de la fin des années 2000 est pas mal plus plate que des vieux vidéos granuleux des années 60 et 70...


Il n'y a pas vraiment grand chose d'autre à dire sur ces derniers Roadrunners version ECHL, si ce n'est qu'ils ont retiré trois numéros en honneur des anciennes gloires «roadrunniennes» du passé, soit le #8 de Robbie Ftorek, le #3 de Adam Keller, un ancien joueur et DG ainsi que le #4 de Sandy Hucul. 

Le seul joueur notable des Roadrunners ECHL à s'être rendu dans la LNH par la suite fut Daniel Winnik. Sinon, l'équipe employait une mascotte du nom de Rocky Roadrunner, qui datait des débuts des premiers Roadrunners en 1967, soit la mascotte la plus vieille de tous les clubs professionnels de l'histoire de l'Arizona.

Roadrunners de Tucson (AHL)
2016 -

Depuis, et bien il n'y ait jamais eu d'autres clubs du nom des Roadrunners de Phoenix. Mais la tradition continue tout de même en Arizona puisque les Coyotes ont acheté en 2016 la franchise des Falcons de Springfield de la AHL pour la déménager à Tucson en Arizona sous le nom des Roadrunners. Cette fois-ci c'est l'ancien oiseau du logo d'origine qui revint en action, dans un nouveau chandail rappelant celui du grand club.

Ces Roadrunners évoluent donc à Tucson (à environ 1h30 de Phoenix) depuis la saison 2016-17 mais il serait possible qu'ils viennent éventuellement reprendre la place des Coyotes au Mullett Arena de l'Université Arizona, ce qui serait assez ironique... 

Donc il serait possible d'éventuellement revoir les Roadrunners à Phoenix sous une 7e incarnation et une 7e ligue si cela se produit. Je crois honnêtement que ce serait formidable. Cela confirmerait que Phoenix est définitivement une ville des ligues mineures pour le hockey.

Il n'y a rien de mal à ça. Faut accepter ses limites dans la vie. Il y a eu plein de villes géniales et emblématiques des ligues mineures à travers l'histoire. Je pense entre autres à Hershey et ses Bears, Springfield au Massachusetts, Providence, Cleveland, New Haven, Tulsa, Fort Wayne, Kalamazoo, Syracuse, Rochester, etc. Il n'y aurait rien de honteux à inclure Phoenix et les Roadrunners dans la liste.

Bref. c'est à suivre... qui sait si ce ne sera pas plutôt le Coyote qui reviendra d'ici 5 ans...

Voici en complément d'autres photos des Roadrunners à travers les âges, que j'ai piqué sur différents sites et pages Facebook:

Sandy Hucul dans un des premiers chandails des Roadrunners sans le logo.

Le gardien Marv Edwards dans l'uniforme circa 1971. Edwards jouera ensuite deux saisons comme backup avec les Seals de Californie.

Une bonne clope pour Gary Simmons après la victoire de la coupe Patrick en 1973


Originaire de Trois-Rivières, Michel Cormier a joué avec les Roadrunners dans la WHL, AMH et PHL.


Qui dit club-école des Kings dans les années 90 veut inévitablement dire «Bob Jay»






Sources:
Les Roadrunners s'éteignent en douce, Le Soleil, 2 avril 1977
Daniel Chicoine en pays de connaissance, La Tribune, 26 décembre 1977
Fun While it Lasted
The Old Western Hockey League - Facebook