Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est Coupe Spengler. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coupe Spengler. Afficher tous les articles

vendredi 27 octobre 2023

Joueur oublié des 90's #84 - Lonny Bohonos

 




Né le 20 mai 1973 à Winnipeg, le joueur de centre Lonny Bohonos se distingua d'abord au sein des South Blues de Winnipeg au niveau Junior A avant d'arriver sur le tard dans la WHL en 1991-92. Il migra d'équipe en équipe dans la WHL, d'abord avec les Warriors de Moose Jaw, ensuite les Thunderbirds de Seattle et finalement avec les Winter Hawks de Portland. 

C'est avec ces derniers qu'il parvint finalement à s'imposer offensivement alors qu'il termina sa dernière année junior en 1993-94 avec une fiche de 62 buts et 90 passes pour 152 points, ce qui le plaçait au premier rang de la WHL dans les trois catégories.

Cette éclosion sur le tard, ainsi que sa moyenne stature (5'11") firent reculer la plupart des recruteurs et il ne fut jamais repêché. Cependant, les Canucks de Vancouver le signèrent comme agent libre et l'envoyèrent avec leur club-école, le Crunch de Syracuse. Une bonne fiche de 30 buts et 45 passes en 1994-95 lui valut un premier rappel dans la grande ligue au début de la saison 1995-96 où il fut toutefois recalé après une seule passe en trois matchs. 

Vint ensuite une saison de misère des Canucks en 1996-97 et Bohonos put finalement profiter d'un rappel permanent à Vancouver. 
 
Il fut alors placé au centre de Trevor Linden et Martin Gélinas et connut une bonne run avec 11 buts et 11 passes en 36 matchs pour terminer la saison.

Il était toutefois étiqueté comme uni-dimensionnel et paresseux. Et après un mauvais début de saison en 1997-98, où il n'avait que deux buts en 31 matchs, il fut renvoyé à Syracuse. Après quelques semaines, il fut échangé aux Maple Leafs en retour de Brandon Convery, un autre espoir qui décevait à Toronto.

Ce changement d'air fut fructueux pour Bohonos, qui obtint 6 points en 6 matchs avec les Leafs pour clore la saison. Cela n'était toutefois pas assez pour convaincre les Leafs de le garder à Toronto et il passa alors la saison 98-99 avec le club-école de St. John's où il mena le club avec 82 points en 70 matchs, dont 34 buts, mais ne jouant que 7 matchs durant la saison à Toronto.

Durant les séries de l'AHL de 1999, on assistait à une série de première ronde toute canadienne avec un parallèle de rivalité intéressant alors que les Maple Leafs de St.John's se mesuraient aux Canadiens de Fredericton. Donc en plus de la rivalité Leafs/Canadiens transposée ici dans la AHL, il s'agissait aussi d'une rivalité entre clubs des Maritimes. 

Aux commandes des Canadiens de Fredericton se trouvait un jeune et fougueux Michel Therrien. La veille du 5e match décisif (série 3-de-5), on raconte que Therrien s'est présenté volontairement au bar où se trouvaient les joueurs des Maple Leafs afin d'en narguer quelques-uns. S'en serait suivi une bagarre à l'extérieur entre Therrien et Bohonos. 

Ce qui aurait vraiment fait déborder le vase aurait été une remarque de Therrien à propos du centre les Maple Leafs Mark Deyell. Ce dernier avait été blessé à l’œil durant le 3e match suite à un bâton élevé accidentel du défenseur Miroslav Guren. Deyell passa près de perdre son œil et Guren, apparemment très perturbé par ces événements, alla s'excuser en personne à Deyell à l'hôpital. Therrien aurait ensuite critiqué Guren pour ce geste de bonté dans le vestiaire des siens.

Apparemment que Therrien aurait dit à Bohonos, qui était très ami avec Deyell, que ce dernier méritait son sort, lui qui avait auparavant causé une blessure similaire durant la saison à un adversaire du nom de Jeff Libby des Lock Monsters de Lowell, qui lui perdit malheureusement l'usage de son œil.

Therrien et Bohonos auraient ensuite été expulsés du bar et auraient continué l'argument à l'extérieur, le tout culminant par un punch au visage de Therrien de la part de Bohonos.

Therrien porta plaine à la police de St. John's le lendemain, et fut apparemment furieux que les autorités n'aient pas procédé à l'arrestation de Bohonos avant le 5e match. 

José Théodore a d'ailleurs parlé de cette histoire à la Poche Bleue en mars dernier, avec quelques petits détails qui diffèrent des rapports de l'époque que j'ai pu trouver.



Donc apparemment que Therrien se servit de cette histoire pour fouetter ses troupes qui l'emportèrent 3-2 lors de ce match décisif, avec une prestation de 32 arrêts de José Théodore justement. Mais malgré la victoire, seulement 6 des joueurs des Canadiens auraient ensuite accepté de serrer la main de leurs adversaires lors de la fin du match. Disons que ça volait pas trop haut à Fredericton en 1999... Il s'agissait d'ailleurs de la dernière saison du club dans cette ville avant le déménagement annoncé à Québec la saison suivante.

Fun Fact également: l'entraineur de St.John's était l'ancien des Barons Al MacAdam.

Pour sa mark Mark Deyell ne revint pas au jeu durant ce printemps, ni l'année suivante. Il tenta un bref retour en 2000-01 mais cela ne dura que quelques matchs avant sa retraite définitive, incapable de retrouver ses véritables repères.

Bref, Bohonos se retrouva avec des accusations de voies de fait et une comparution à paraître le 25 mai 1999. Cependant, suite à l'élimination de son club, il fut rappelé en renfort par Toronto. Therrien retira finalement sa plainte quelques semaines plus tard, suite à des excuses de la part de Bohonos. Il déclara alors: «J'ai peut-être mal saisi les propos de M. Therrien et je voudrais lui souhaiter la meilleure des chances à la barre des Citadelles de Québec.»

Le printemps mouvementé de Bohonos se poursuivit donc avec le grand club à Toronto, qui après une première ronde remportée in extremis contre les Flyers, se retrouvait avec plusieurs blessés et joueurs non-performants, ce qui valut à Bohonos d'être promu avec Mats Sundin sur le premier trio des Leafs. Bohonos profita de l'occasion et obtint 9 points en 9 matchs durant le reste du parcours des Leafs qui s'inclinèrent en 5 matchs en finale de conférence contre les Sabres.




On pourrait croire alors que ce bon rendement surprise en séries aurait incité les Leafs à le garder la saison suivante, mais ce furent malheureusement ses derniers matchs dans la LNH. Incapable de se tailler un poste au camp d'entrainement l'automne suivant, il fut libéré et signa alors avec le Moose du Manitoba dans la IHL. Comparativement à ses années dans la AHL, il ne fut pas aussi dominant dans cette ligue, terminant la saison 99-00 avec 51 points dont 18 buts.

Il opta ensuite de mettre le cap vers la Suisse avec le HC Davos où il joua durant trois saisons, terminant au premier rang des pointeurs de la ligue suisse en 2000-01, en plus de gagner la coupe Spengler. Il joua également une demie-saison avec les Lions de Zurich en 2003-04 et il gagna un autre titre de la coupe Spengler en 2003, cette fois-ci au sein de l'équipe canadienne.

Bohonos (à droite) avec le HC Davos, champion Suisse en 2002
 

Il tenta un retour en Amérique du nord en  2004-05 avec les Wolves de Chicago dans la AHL, avant de retourner en Europe la saison suivante, cette fois-ci dans la ligue allemande avec le Adler Mannheim. Après 19 matchs à Mannheim, il subit une grave blessure au cou qui mit fin à sa saison. Malgré une tentative de retour, il dut finalement prendre sa retraite.

Après sa retraite comme joueur, il devint entraineur pour diverses équipes à Thunder Bay, au niveau AAA et Midget.

En 83 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 19 buts et 16 passes pour 35 points, ainsi que ses 3 buts et 6 passes en 9 matchs en séries aquis durant le tournoi de 1999 avec les Leafs.

En 342 matchs dans la AHL, sa fiche fut de 165 buts et 220 passes pour 385 points.
En 151 matchs en Suisse, sa fiche fut de 96 buts et 121 passes pour 217 points.

Pour sa part, Michel Therrien fut en poste avec les Citadelles de Québec jusqu'au début de la saison 2000-01, suite à quoi il fut promu comme successeur d'Alain Vigneault avec le CH.


Sources:
«J'ai été attaqué, c'est tout ce que je peux dire», La Presse, 4 mai 1999
Michel Therrien reçoit des excuses, Le Soleil, 12 juin 1999
AHL 1999 Playoffs: First Round Review, LCShockey.com



mardi 16 mai 2023

Pat Falloon



 

Depuis les débuts du blog en 2009 et toutes nos activités depuis, peu de joueurs ont pu être autant «name-droppé» que Pat Falloon. Je crois que les seuls autres prétendants sont Dennis Maruk ou Gary «Suitcase» Smith. Cependant, on n'a jamais fait sa bio complète et il le mérite bien alors que sa carrière vaut la peine d'aller la scruter plus en détails.

Patrick J. Falloon est né le 22 septembre 1972 dans la petite communauté rurale de Foxwarren au Manitoba. Ailier droit agile de 5'11 et 200 livres, Falloon se fit initialement remarquer au niveau Midget AAA alors qu'il brûla la ligue manitobaine en 1987-88 avec un record toujours valide de 74 buts et 69 points pour 143 points en 52 matchs. Le plus proche poursuivant de Falloon était alors loin derrière à 85 points. Il se fit ensuite repêcher par les Chiefs de Spokane dans la WHL, où il joua trois saisons explosives sur la même ligne que deux autres futurs joueurs de la LNH en Ray Whitney et Travis Green. Après une première saison de 22 buts et 78 points, Falloon explosa avec deux saisons consécutives de 60 buts dont un sommet de 64 buts et 138 points à son année d'éligibilité en 1990-91.

Pat Falloon et Scott Niedermayer

Suivit alors le plus que captivant repêchage de 1991 dans la LNH. Inutile de rappeler que les Nordiques détenaient le premier rang et qu'ils firent la sélection d'Eric Lindros malgré le refus de ce dernier de jouer avec eux. Parmi les autres choix disponibles qui sortirent en première ronde, on retrouva entre autres Scott Niedermayer (3e rang par New Jersey), Peter Forsberg (6e rang par Philadelphie), Alex Kovalev (15e rang par New York) et Markus Naslund (16e rang par Pittsburgh). Ce fut aussi un repêchage où on recruta plusieurs bons soldats comme Richard Matvichuk, Martin Lapointe, Philippe Boucher, Glen Murray, Zigmund Palffy (tout un vol en 2e ronde), Chris Osgood et Michael Nylander.

Faisant leur grande entrée dans la LNH la saison suivante, les nouveaux Sharks de San Jose détenaient le 2e choix derrière Lindros. Ils firent alors la sélection de Pat Falloon.

Bien sûr qu'avec le recul du temps, il est à se demander pourquoi les Sharks ont laissé passer autant de bons et légendaires joueurs au profit de Falloon. Ce dernier venait toutefois de connaître toute une saison en 1990-91, étant couronné champion de la coupe Memorial avec Spokane, tournoi où il fut nommé joueur le plus utile avec 8 buts et 12 points en seulement 4 matchs. Il avait aussi connu tout un tournoi au championnat junior avec 6 points en 7 matchs et une médaille d'or. Il était grandement convenu par la plupart que Falloon serait dans le top 3 au repêchage de 1991.

Ray Whitney et Pat Falloon, coupe Memorial 1991

En deuxième ronde, les Sharks se rattrapèrent en repêchant le coéquipier de Falloon à Spokane, Ray Whitney, en plus du défenseur Sandis Ozolinsh. Whitney avait pourtant connu une meilleure saison que Falloon à Spokane (67 buts et 185 points) mais semblait plus frêle que le plus costaud Falloon, dont on prévoyait un développement comme ailier de puissance dans la LNH, contrairement à Whitney qu'ils considéraient davantage comme un risque calculé ou un projet à long terme.

Falloon fit donc directement le saut dans la LNH en 1991-92 avec les nouveaux Sharks et devint la première vedette des Sharks, alors qu'il termina au premier rang des pointeurs de la faible équipe avec 25 buts et 34 passes pour 59 points. Ce n'était pas du tout mauvais et il termina même au 4e rang pour l'obtention du trophée Calder derrière Tony Amonte, Nicklas Lidstrom et le gagnant Pavel Bure. Si ça vous semble tiré par les cheveux de voir autant de votes envers Falloon, il ne faut pas oublier que Bure n'avait terminé la saison qu'avec un seul point de plus que Falloon avec 60 points. D'ailleurs, si ça vous intéresse, sachez aussi que Benoit Brunet reçut 1 vote...

Ce fut toutefois la meilleure saison de Falloon dans la LNH. Il ne dépassa le plateau des 20 buts qu'à deux reprises par la suite. En 1992-93, il manqua la moitié du calendrier à cause d'une blessure à l'épaule et termina à 28 points en 41 matchs. Il revint en 1993-94 avec une saison similaire à sa saison recrue avec 22 buts et 53 points. 

Une autre saison en dessous des attentes suivit lors de la saison écourtée de 1995 avec seulement 12 buts et 7 passes en 46 matchs. Il était alors de moins en moins utilisé par son entraîneur qui le trouvait peu fiable défensivement, surtout en séries. Il n'obtint que 4 points en 11 matchs pour les surprenants Sharks qui passèrent une deuxième année d'affilée en 2e ronde. 

San Jose (1991-1995)




Les Sharks abandonnèrent alors sur son cas après quelques semaines du début de la saison 1995-96. Il fut alors échangé lors d'une transaction à trois équipes le 16 novembre 1995. En retour uniquement de Falloon, les Flyers envoyèrent aux Sharks un joueur des mineures du nom de Martin Spanhel, ainsi qu'un choix de 1ère ronde et un autre de 4e ronde au repêchage de 1996. Les Sharks envoyèrent ensuite Spanhel et ces deux choix, en plus de Vaclav Varada, aux Sabres de Buffalo en retour du défenseur Doug Bodger. Intéressant à noter que le premier choix cédé par les Flyers passera finalement de Buffalo à Winnipeg/Phoenix dans l'échange impliquant Michal Grosek. Les Coyotes repêchèrent alors Daniel Brière. Étonnant de penser que le futur joueur et actuel DG des Flyers aurait pu y commencer sa carrière si ce n'était de... Pat Falloon.

Philadelphie (1995-98)


À Philadelphie, Falloon connut une certaine renaissance au départ, étant parfois même réuni avec celui qui le précéda au repêchage de 1991, Eric Lindros. Il termina la saison 95-96 avec 22 buts et 48 points obtenus en 62 matchs avec les Flyers, lui donnant 51 points au total avec ses maigres 3 points obtenus en 9 matchs à San Jose. Une blessure à l'aine vint toutefois le ralentir davantage en 1996-97, alors qu'il ne put jouer que 52 matchs. Sa production fut alors limitée à seulement 23 points. Il fit partie du parcours des Flyers jusqu'en finale contre les Red Wings en 1997 mais ne fut pas un très grand facteur avec une fiche de 3 buts et 1 passe en 14 matchs.

Après 30 matchs la saison suivante, déçus de son rendement et de son manque de conditionnement physique, les Flyers l'envoyèrent aux Sénateurs d'Ottawa dans un autre échange intéressant. Il passa aux Sénateurs en compagnie de Vaclav Prospal en retour d'un autre grand espoir déchu, nul autre qu'Alexandre Daigle, premier choix de l'encan 1993. Difficile à confirmer, mais ce serait probablement durant ce passage à Philadelphie que Falloon hérita du surnom peu flatteur mais tout de même hilarant de «Fat Balloon». 

Le passage de Falloon à Ottawa fut très bref et décevant, seulement 3 buts et 3 passes en 28 matchs, suite à quoi il fut libéré par l'équipe. Il signa ensuite comme agent libre avec les Oilers en 1998-99. Il connut une première saison potable à Edmonton avec 17 buts et 23 passes pour 40 points en 82 matchs. Mais après quelques mois en 1999-2000, il fut placé au ballotage et réclamé par les Penguins où il termina la saison et joua ses derniers matchs dans la LNH.


Ottawa (1998)

Edmonton (1998-2000)
Pittsburgh (2000)

En 2000-01, sans contrat dans la LNH, Falloon mit le cap sur la Suisse avec le distingué club de Davos. Il y connut une saison potable avec 38 points en 43 matchs mais surtout un bon tournoi de la coupe Spengler où il récolta 7 points en 5 matchs, menant Davos à une victoire du titre contre le Canada qui alignait entre autres des noms comme Christian Dubé, Daniel Marois, Benoit Hogue et nul autre que le légendaire Ray Sheppard.

Ensuite, Falloon décida de mettre un terme à sa carrière professionnelle et retourna à la ferme de céréales familiale à Foxwarren. Il ne fit toutefois pas une croix sur le hockey alors qu'il joignit les rangs de l'équipe locale, les Falcons de Foxwarren, au sein de la ligue sénior de l'endroit, la North Central Hockey League. Il joua 7 autres saisons au niveau sénior et dominant ridiculement cette ligue. Il obtint d'abord deux saisons identiques de 111 points en 23 matchs, ensuite une saison de 118 points en 2003-04. Il se calma ensuite avec seulement 64 points en 16 matchs en 2004-05. Au moment de sa véritable retraite en 2008, il avait obtenu au total une fiche de 265 buts et 343 passes pour 608 points en 144 matchs avec les Falcons, terminant avec le meilleur ratio de points par match de l'histoire de cette ligue. Les Falcons ont d'ailleurs remporté le championnat lors de 7 saisons d'affilée durant cette période (2001 à 2007).

Falloon a également remporté la coupe Allan, emblème du hockey sénior canadien, lorsqu'il fut prêté aux North Stars d'Île-des-Chênes pour le tournoi de l'édition 2003. Il termina en tête des pointeurs du tournoi avec 9 points en 4 matchs. Questionné durant ce tournoi s'il aimerait, à 30 ans, tenter de faire un retour dans la LNH, un peu comme Alexandre Daigle avait réussi à faire au même moment, Falloon déclara : «I don't know, I'd have to get in shape first. I might . . . I don't know.»

Falloon, troisième de la 3e rangée, avec les Norh Stars d'Île-des-Chênes en 2003

 

Depuis sa retraite, il travaille toujours à la ferme de Foxwarren. Il a très rarement parlé de sa carrière depuis ce temps, ne faisant que très rarement les manchettes, à l'exception d'une comparution pour alcool au volant en 2020.  

En 575 matchs dans la LNH, Pat Fallon aura obtenu une fiche de 143 buts et 179 passes pour 322 points. Pas exactement mauvais si ce n'était de cette inévitable comparaison avec les autres grands joueurs sélectionnés après lui en 1991. 

S'il n'a pas gagné la coupe Stanley ou été une vraie vedette dans la LNH, on peut toutefois compter à son actif la coupe Memorial (1991), la coupe Chynoweth dans la WHL (1991), la coupe Spengler (2001) et la coupe Allan (2003). Il fait aussi partie du temple de la renommée du hockey du Manitoba.

Son ancien coéquipier Ray Whitney, malgré qu'il ait lui aussi été abandonné par les Sharks, a pour sa part terminé sa carrière avec 1064 points en 1330 matchs au sein de plusieurs équipes (San Jose, Edmonton, Floride, Columbus, Detroit, Caroline, Phoenix et Dallas).


Sources:
Ex-NHLer Falloon leaves Manitoba farm for run at the Allan Cup, The Globe and Mail, 16 avril 2003
Former NHLer spared custody, Winnipeg Free Press, 27 janvier 2020
Sharks draft Falloon with the second pick, UPI, 22 juin 1991