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dimanche 4 juillet 2021

Kent Douglas


Si Kent Douglas est né à Cobalt, dans le nord-est de l’Ontario, c’est à Noranda, en Abitibi, qu’il a grandi. Il y a d’ailleurs côtoyé Dave Keon, un natif de l’endroit qui est de quatre ans son cadet.

Après deux saisons dans l’ouest, dans la WHL, le robuste défenseur se retrouva avec les Indians de Springfield de la Ligue américaine à la fin de la saison 1958-59. Contrairement à plusieurs autres, Douglas affirma avoir apprécié jouer pour l’équipe d’Eddie Shore. Malgré les techniques de gestion discutables de ce dernier, il estima qu’il a pu bénéficier de ses connaissances. Le séjour de Douglas fut d’ailleurs couronné de succès avec des Coupes Calder en 1960, 1961 et 1962. En 1962, il remporta d’ailleurs le trophée remis au meilleur défenseur de la LAH, ironiquement nommé en honneur de son patron, Eddie Shore.

L’année suivante, il continua sur sa lancée, alors qu’il gradua avec les Leafs. Il y retrouva ainsi Dave Keon, qui avait fait sa place à Toronto deux ans plus tôt. À ce moment, Douglas remporta un quatrième titre en quatre ans, alors que les Leafs remportèrent la Coupe Stanley. À 26 ans, Douglas devint également l’un des plus vieux récipiendaires du Trophée Calder, remis à la recrue de l’année. Il devint aussi le premier défenseur à le remporter. Toutefois, la suite démontrera qu’il fut l’un des gagnants peu mémorables de cet honneur.

Bien que la saison 1963-64 fut également couronnée par une Coupe Stanley (un cinquième titre consécutif pour Douglas), sa performance fut décevante, avec une seule passe en 43 parties.


Les deux saisons suivantes furent plus satisfaisantes, bien que Douglas n’avait pas particulièrement d’atomes crochus avec l’entraîneur Punch Imlach et ses méthodes autoritaires, s’obstinant entre autres à l’appeler George par esprit de contradiction. Ceci est plutôt étonnant pour quelqu’un qui s’entendait bien avec Eddie Shore... D’ailleurs, en 1966-67, suite à son retour aux ligues mineures, Douglas fut limité à 39 matchs de saison régulière et aucun en séries. Lors du triomphe des Leafs, son nom ne fut pas inclus sur la Coupe, puisqu’il lui manquait une partie en saison ou une en séries. Douglas s’interrogea d’ailleurs si Imlach ne l’avait pas laisser en plan volontairement pour cette raison.  Et lorsque les Leafs célébrèrent les 40 ans de cette dernière Coupe en 2007, Douglas ne fut pas invité.

Lorsqu’est venu le repêchage d’expansion, sans surprise, Douglas ne fut pas protégé. Il se retrouva alors avec les Seals d'Oakland. Le 11 octobre 1967, il ne fallut que 3 minutes 23 secondes de jeu avant qu’il ne déjoue Doug Favell pour marquer le premier but de l’histoire de la nouvelle équipe. Dans un match qui ne fut pas représentatif de la suite des choses, les Seals l’ont emporté 5-1 contre les Flyers.

Son séjour en Californie ne dura finalement que 40 parties, puisqu’en janvier 1968, il fut échangé aux Red Wings contre Bert Marshall, Ted Hampson et John Brenneman. Il y termina la saison et en joua une autre, sa dernière dans la LNH.


Il joua au total 428 matchs et amassa 148 points.

Il retourna ensuite dans la Ligue américaine jusqu’en 1972, où l’arrivée de l’AMH lui permit de refaire surface avec les Raiders de New York. La deuxième saison du circuit maudit vit alors son calibre augmenter, ce qui signifia le retour de Douglas dans les mineures.

De 1974 à 1976, il termina sa carrière active comme joueur-entraîneur avec les Clippers de Baltimore de la Ligue américaine.

En 1992, Douglas donna un coup de main à son ami Carl Brewer dans sa tentative de faire la lumière sur la gestion douteuse du fonds de pension des joueurs.

C’est finalement un cancer qui l’emporta en 2009. Il avait 73 ans.

Sources:

"La Californie remporte la 1ère victoire de la nouvelle section", 12 octobre 1967, La Presse, page 39,

"Catching Up With… Kent Douglas" de Tim Wharnsby, February 17, 2007, The Globe and Mail (theglobeandmail.com),

"Kent Douglas, 73: Former Leaf Defenseman" de Kevin McGran, April 13, 2009, Toronto Star (thestar.com).

samedi 1 mai 2021

Billy Speer


Pratiquer le hockey n’empêche pas de s’intéresser à l’entreprise familiale. Dès l’âge de 15 ans, Billy Speer fut formé par son père pour travailler dans son salon de barbier, situé à Lindsay, en Ontario. Il dut toutefois éventuellement quitter la ville pour poursuivre sa carrière junior avec les Teepees de St.Catharines, au sud de la province.

Il poursuivit ensuite son cheminement professionnel vers la Ligue américaine. Par contre, le décès de son père fit de lui le propriétaire de l’établissement de trois chaises, qu’il continua d’opérer du mieux qu’il put. Aussitôt sa saison terminée, il retournait à ses ciseaux.

En août 1966, quelques mois après l’annonce de l’expansion pour 1967 et de la création des Penguins de Pittsburgh, ces derniers firent l’acquisition de Speer des Barons de Cleveland (version LAH) pour 30 000$.

En juin 1967, Speer, un défenseur défensif relativement massif et une bonne fourchette avouée, vit son poids monter à 242 livres. Son nouvel entraîneur, Red Sullivan, alla le visiter à Lindsay et le convainquit de se mettre à la diète. Au premier camp d’entraînement, il présenta sa charpente de 5’11’’ à un plus raisonnable 210 livres. Ce ne fut toutefois pas suffisant. Bien que ce fut proche, il ne parvint pas à faire l’équipe.

Il se retrouva donc avec les Clippers de Baltimore, une équipe dont le nom n’était pas relié à l’outil de travail utilisé par Speer en été, mais bien au voilier du même nom. Ceci n’empêcha toutefois pas Speer d’être surnommé le Lindsay Clipper.

Ce ne fut par contre que partie remise. En novembre, il fut rappelé par les Penguins, ce qui lui permit de faire ses débuts dans la LNH et de pratiquer sa spécialité de bloquer des tirs au plus haut niveau. Il pratiqua également son autre métier dans la chambre des joueurs, sur la tête de ses coéquipiers. D’ailleurs, en bon barbier classique, il détestait la nouvelle mode hippie, qui diminuait la fréquence des visites sur sa chaise.


Il joua tout de même 68 matchs lors de la saison inaugurale des Penguins, où il marqua 3 buts et obtint 13 passes.

Malgré l’affection du public, ce ne fut toutefois pas suffisant pour lui assurer sa place l’année suivante, qu’il débuta encore à Baltimore. Comme l’année précédente, il fut rappelé en novembre et joua ensuite 34 matchs.

Étonnamment, alors qu’il avait de la difficulté à conserver son poste avec une équipe de deuxième année, il fut réclamé au repêchage intra-ligue par la formation en forte montée de cette période, les Bruins de Boston.

S’il partagea sa saison 1969-70 entre la WHL et la Ligue centrale, il joua tout de même 27 matchs dans l’uniforme des Bruins, mais surtout, il en joua 8 en séries. Ceci lui permit ainsi de faire partie de l’équipe championne de la Coupe Stanley. De retour à Lindsay, Speer eut droit à une parade.

Ce fut par contre pratiquement la fin de sa carrière dans la LNH, puisqu’à l’exception d’un match avec les Bruins en 1970-71, il passa les deux saisons suivantes dans la Ligue américaine.

En 1972-73, il tenta sa chance dans la nouvelle Association mondiale de hockey (AMH). Il se retrouva par contre avec l’une des franchises instables de la nouvelle ligue. En deux ans, il enfila alors l’uniforme des Raiders de New York, des Golden Blades de New York et des Knights de Jersey, mais sans jamais être échangé.

Après sa carrière de hockeyeur, il retourna à Lindsay pour s’occuper de son commerce. De temps à autre, un de ses anciens coéquipiers venait le voir et se faire couper les cheveux. Malgré un très court séjour à Boston de Speer, Bobby Orr s’est d’ailleurs déjà pointé à Lindsay pour disputer un match amical qui avait pour but d’amasser des fonds pour rénover un parc local.

Malheureusement, le Lindsay Clipper eut une triste fin. En février 1989, sa motoneige s’enfonça à travers la glace. Il avait 46 ans.

Lors des cérémonies commémoratives de la victoire des Bruins, malgré un rôle modeste, l’organisation s’est souvenue de Speer et invita sa famille.

Sources :

"Barber Speer Keeps Penguin Mates Trim" de Bill Heufelder, November 29, 1967, The Pittsburgh Press, page 78,

"Anti-Hippie Clipper Barber Joins Pens, Billy Speer Returns to Civic Arena" de Jimmy Jordan, November 23, 1968, Pittsburgh Post-Gazette, page 10,

"Family remembers Stanley Cup win" de Barbara-Ann MacEachern, March 15, 2010, Peterborough This Week (mykawartha.com),

"Family of former Lindsay NHL’r honoured to be included in Boston Bruins Stanley Cup 50th Anniversary Celebration" de Pamela Vanmeer, May 8, 2020, Kawartha 411 (kawartha411.ca).

mardi 27 novembre 2018

Ron Ward



Ron Ward a toujours eu un certain talent offensif, au point où le natif de Cornwall fut recruté par les Maple Leafs.  Toutefois, son coup de patin était de loin sa plus grande faiblesse.  Son style n’était pas très gracieux et ce, au point où selon les circonstances et les besoins, on pouvait l’employer au centre ou comme défenseur.

Malgré ses faiblesses, il réussit tout de même à remporter le championnat des marqueurs de la Ligue centrale en 1967-68, alors qu’il amassa 85 points avec les Oilers de Tulsa.  Cette même équipe remporta d’ailleurs la Coupe Adams.

Cette performance incita les Leafs à assigner Ward à Rochester de la Ligue américaine l’année suivante.  Ward répondit à l’appel en devenant le meilleur pointeur de l’équipe et le quatrième de la ligue.  Avec son total de 78, il était 22 points derrière le meneur, Jeannot Gilbert des Bears de Hershey.  Cette performance lui valut le Trophée Red Garrett, remis à la recrue par excellence de la ligue.

 C’est finalement en 1969-70 que Ward eut la chance de jouer dans la Ligue nationale, alors qu’il joua 18 matchs avec les Leafs.  Il eut toutefois l’impression qu’on ne lui donnait pas vraiment sa chance et il dut se contenter d’une passe.

À la fin de la saison, il fut rendu disponible au repêchage d’expansion et fut choisi par les Canucks.  Sa déception fut toutefois grande lorsqu’il ne parvint pas à se tailler une place au sein de l’équipe d’expansion.  Il fut donc retourné à Rochester, qui était devenu la filiale des nouveaux Canucks.

C’est finalement en 1971-72 que Ward finit par faire sa place dans la grande ligue, mais son rôle se limita principalement au désavantage numérique et eut peu de temps de glace.  En 71 matchs, il n’amassa que six points.

Insatisfait de son sort, Ward porta attention lorsque la nouvelle Association mondiale (AMH) lui fit une généreuse offre.  Par courtoisie, il en informa tout de même le directeur-gérant des Canucks, Bud Poile (le père de David, l’actuel directeur-gérant des Predators).  Celui-ci lui répliqua qu’il ne ferait même pas l’équipe.  Son entraîneur Hal Laycoe tenta ensuite de le convaincre de rester à Vancouver, mais Ward avait déjà pris sa décision.  Il signa alors avec les Raiders de New York.
Les Raiders eurent des problèmes à attirer des spectateurs au Madison Square Garden.  Ils n’eurent pas des résultats très reluisants sur la patinoire non plus.  Par contre, l’entraîneur Camille Henry sut bien entourer Ward pour tirer avantage de ses forces et de combler ses faiblesses, en lui fournissant un ailier pour aller dans les coins et un autre pour les replis défensifs.  Avec Wayne Rivers et Brian Bradley, Ward put se concentrer à demeurer autour du filet pour faire dévier la rondelle ou prendre des retours. 

Devenu un spécialiste des "garbage goals", Ward atteignit un niveau qu’il n’avait jamais atteint au niveau professionnel, même dans des ligues de niveau inférieur.  Il marqua 51 buts et obtint 118 points, 15 de plus que Bobby Hull et 112 de plus que son total dans la LNH!  Le 4 janvier 1973, contre Gilles Gratton des Nationals d’Ottawa, il établit d’ailleurs le record de la ligue avec 5 buts en un match.

Malgré cela, Ward ne demeura pas à New York.  Illustrant l’instabilité de la nouvelle ligue, Ward fut échangé par son équipe (devenue les Golden Blades de New York) aux Blazers (auparavant de Philadelphie, maintenant de Vancouver).  En retour, New York obtint le seul qui l’avait devancé au championnat des pointeurs, André Lacroix, et les droits sur Bernard Parent, qui était retourné dans la LNH.

Par la suite, Ward suivit un parcours nomade, typique de l’AMH, en raison d’échanges et d’équipes qui disparaissent.  Après son court passage à Vancouver, il s’aligna avec les Sharks de Los Angeles, les Crusaders de Cleveland, les Fighting Saints du Minnesota, les Jets de Winnipeg et les Cowboys de Calgary et ce, jusqu’en 1976-77.

Il demeura tout de même trois saisons à Cleveland, où il fut d’ailleurs le meilleur pointeur de l’équipe en 1975-76, avec 82.  Par contre, il ne parvint jamais à s’approcher de sa phénoménale saison 1972-73 avec les Raiders.

Celui qui a également joué à la crosse à haut niveau, a aussi été entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville pour la majeure partie de la saison 1983-84, où il a entre autres eu sous ses ordres Daniel Berthiaume, José Charbonneau, Steve Duchesne et le futur agent de joueur Pat Brisson.

Sources : “The Garbage Man Cometh” de Mark Mulvoy, 18 décembre 1972, Sports Illustrated (si.com/vault/), “Ward has productive night”, AP, Calgary Herald, 5 janvier 1973, p.32, “Souvenirs, souvenirs” d’André Rousseau, 13 août 2016 (lescoulissesdusport.ca), cornwallsportshalloffame.com, hhof.com, hockeydb.com.

vendredi 14 juin 2013

Alton White


L'histoire des noirs au hockey est un peu plus obscure que celle des autres sports. Pour des raisons diverses que je ne veux exhaustivement évoquer ici, le hockey fut le dernier des grands sports nord-américains à briser la barrière "raciale", lorsqu'en 1958 Willie O'Ree des Bruins disputa son premier match dans la NHL.  Avec sa maigre carrière dans la NHL de 45 match, O'Ree ouvrit une très mince brèche parce qu'il fallut attendre la saison 1974-75 avant de voir un autre noir, Mike Marson, s'aligner difficilement avec une équipe de la NHL. Entre temps, un héros plus obscur, Alton White, avait fait sa marque dans la non-moins célèbre WHA.

Alton White est né en 1946 à Amherst en Nouvelle-Écosse, ville d'où le troisième noir de l'histoire de la NHL, Bill Riley, était également originaire. C'est toutefois à l'âge de 8 ans lorsque son père, alors épuisé de travailler dans les fonderies de la Nouvelle-Écosse, se trouva un boulot pour le Canadien-National dans la très froide ville de Winnipeg, que White fut introduit au hockey. White apprit les rudiments du hockey en évoluant aux côtés de futurs joueurs de la NHL comme Pete Stemkowski et Ted Irvine. C'est avec les Rangers de Winnipeg qu'il fit ses marque au hockey junior et où il réalisa qu'il avait du talent pour le hockey professionnel. 

C'est en 1965-66 qu'il fit ses débuts au hockey professionnel, avec les Komets de Fort Wayne dans la IHL, après avoir disputé quelques matchs avec les Rangers de St-Paul de la Central Professionnal Hockey League au printemps précédent. Après une saison à Fort Wayne, White passa au Checkers de Columbus avec qui il évolua durant 4 saisons, avant de devenir un joueur des Reds de Providence en 1969. White connut de très bonnes saisons avec Providence, devenant un des joueurs préférés de la foule.  Il réalisa 4 saisons de plus de 20 buts, dont deux saisons d'au moins 30 buts.  Toutefois, il n'était pas un joueur évoluant avec les Reds avec un contrat d'affiliation avec une équipe de la NHL. 



C'est lors de la saison 1972-73 qu'il monta de niveau en se joignant aux Raiders de New York de la toute nouvelle WHA. Quelque matchs plus tard, il passa à une des équipes ayant eu le plus beau chandail de l'histoire du hockey selon moi, les Sharks de Los Angeles.  Avec les Sharks, il devint un des piliers de l'attaque de cette équipe connue pour ses goons.  Lors de cette saison, avec ses 42 points dont 21 buts, il devint le premier noir à marquer 20 buts dans le "hockey majeur". Il devint également lors de cette saison le premier noir à marquer un tour du chapeau (je recommande fortement de cliquer sur ce lien).



Après une autre saison avec les Sharks, Alton White déménagea avec l'équipe au Michigan (les Stags!) et avec les Blades de Baltimore durant la saison 1974-75, sans l'excitation de sa première saison avant de quitter cette ligue pour des circuits mineurs. 

Il habiterait de nos jours dans la région de Vancouver où il aurait travaillé dans la construction après sa carrière...

mardi 22 novembre 2011

Camille Henry





Originaire de Québec, Camille Henry avait un physique frêle et était le plus petit joueur de la ligue à son époque. Au cours de sa carrière, sa taille « officielle » a varié de 5’7 à 5’10 et son poids de 148 à 152 lbs. Toutefois, même ces chiffres soulèvent des interrogations chez ceux qui l’ont côtoyé pendant ces années. Ça ne l’empêcha pas de faire valoir ses talents offensifs et de se mériter le surnom de « l’anguille » (« the eel »).

Il s’est joint aux Rangers en 1953-54 et remporta le Trophée Calder (recrue de l’année) avec une fiche de 24-15-39 en 66 matchs, de préférence à Jean Béliveau. Malgré cet honneur, il fit des séjours avec les As de Québec et les Reds de Providence de la AHL (avec qui il gagna la Coupe Calder) au cours des années suivantes. Ce n’est qu’en 1957-58 qu’il fit définitivement le club, année où il remporta d’ailleurs le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme) avec une fiche de 32-34-56 et 2 minutes de pénalité.

En 1958, il fit les manchettes au niveau local en épousant la comédienne Dominique Michel, cérémonie qui attira 15 000 personnes. Cette union ne dura toutefois pas, puisque Henry semblait avoir développé un problème d’alcool.

En 1959, il est le seul à déjouer Jacques Plante au cours du premier match où il a porté un masque.

Il connut sa meilleure saison en 1962-63 avec une fiche de 37-23-60, toujours avec les Rangers.

Au cours de la saison 1964-65, il est échangé à Chicago, avec qui il ne fit que terminer l’année. Il passa l’année suivante dans les mineures et prit sa retraite.

Il fit un retour avec les Rangers en 1967-68, avant de se diriger vers St-Louis l’année suivante. Il joua ses derniers matchs avec les Blues en 1969-70. Sa fiche en carrière montre 279-249-528 en 727 matchs, avec un grand total de 88 minutes de pénalité.

Il tenta ensuite sa chance comme entraîneur, avec entre autres avec les Raiders de New York de l’AMH, mais sans trop de succès.

Par la suite, il enfila des petits boulots. Il a par exemple travaillé dans un aréna et comme gardien de sécurité dans un entrepôt. Toutefois, des problèmes de diabète, amplifiés par son problème d’alcool, ont rendu sa santé fragile. Il passa donc par la suite plusieurs années dans l’indigence, d’autant plus qu’il ne pouvait compter que sur une bien maigre pension de la LNH (environ 4000$ par année).

En 1996, il fit partie des anciens joueurs qui reçurent finalement un dédommagement ordonné par la cour (85 000$ dans son cas) pour leur fonds de pension. Toutefois, sa santé était déjà dans un bien piteux état. Il mourut en 1997 des suites de son diabète.

Sources : « Obituaries : Camille Henry, 64, Small but Skillful Ranger » de Jason Diamos, 13 septembre 1997 (nytimes.com), « Y’a des moments si merveilleux, Dans l’intimité de la grande Dodo » de Suzanne Gauthier », 29 octobre 2006 (fr.canoe.ca), « Épigraphes : Henry, Camille » (ville.quebec.qc.ca/patrimoine), wikipedia.org