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dimanche 10 janvier 2021

Une vidéo pour le plaisir #4 - La coupe Stanley - Un siècle de moments magique (1893-1993)



 




Je suis dernièrement tombé sur le vidéo Youtube d'un VHS que j'avais plus jeune, "The Stanley Cup - A Century Of Magic Moments (1893-1993)". J'ai regardé cette cassette (en version française) en boucle, assis devant ma télé, alors que ma passion pour le hockey était encore relativement jeune. Animé par Ken Dryden, cette cassette m'a permis d'en apprendre beaucoup sur les moments et sur les joueurs qui ont marqués les 100 ans de la coupe Stanley.

J'ai donc replongé dans mes souvenirs en regardant la version anglaise et je me permets de laisser mes commentaires en "temps réel".
 

 
0:26 - "We want the Cup" ... Désolé cher fan des North Stars, ça n'arrivera pas

0:28 - La fameuse barbe de Lanny McDonald

0:35 - Bel arrêt de Ron Hextall au dépend de Craig McTavish

1:06 - Bill Murray ?? 

3:38 - Pauvre lui, y'a l'air déprimé

4:27 - The "Dominion Hockey Challenge Cup" … Ouais, la coupe Stanley, ça sonne mieux

4:49 - Les Silver Seven d'Ottawa … 10 défenses victorieuse de la coupe entre 1903 et 1906 !

6:19 - Ben câline … je croyais que ce n'était que Ken Dryden qui faisait ça

6:39 - Le magnifique chandail des Metropolitans de Seattle, première équipe américaine à remporter la coupe Stanley

7:18 - Belle collection de chandails

9:49 - Parlant de chandails, voici celui du premier match des étoiles 

11:08 - Bobby Orr qui se bat comme une fillette

11:54 - Une foule impensable en 2020-21

12:15 - Beau clin d'œil Bobby

12:47 - LA gaffe de Steve Smith …

13:46 - … et son sourire le plus satisfait

15:02 - La Punch Line. Avec Rocket Richard qui enfile le plus beau chandail blanc du Canadiens

16:31 - Boom-boom qui se fait flatter les cheveux

16:34 - Il y a un enfant qui s'est déguisé en adulte à la droite de l'écran

16:38 - Pourquoi dévisser le haut ? Ça libère le frigidaire avec le champagne dans la partie basse de la coupe ?

17:00 - "Je n'ai jamais vérifié si mon nom est sur la coupe … il doit y être !" Effectivement Henri, 11 fois.

17:35 - Le Canadien qui bats les Bruins à répétition … je ne m'en lasserai jamais.

18:01 - Pratiquement un "coup de la corde à linge" de Lambert à Tremblay

18:17 - Don Cherry mesdames et messieurs !

18:33 - C'est une punition ça ! … Oubliez ça, il a marqué.

18:46 - Cet arrêt de Roy m'a toujours impressionné

18:53 - Le but le plus rapide en prolongation en finale de la coupe Stanley

19:50 - C'est pas supposé porter malheur ça ?

20:35 - Le "mullet" de Barry Melrose

21:50 - Ça, c'est littéralement un but NHL 94

22:40 - Ça fait du bien de voir une foule en liesse au Centre Bell Centre Molson Forum de Montréal

22:51 - "Kin … il ne fonctionne plus. Criss le a dompe !"

23:04 - La toute première coupe donnée par Bettman

23:13 - Beau geste de Carbo de laissé la coupe à Denis Savard

23:47 - À l'époque de TVA Sports, c'est encore à la radio qu'on écoute les matchs

25:23 - J'ai beau ne pas aimer les Leafs, j'adore ce chandail

26:41 - Le triste destin de Bill Barilko

27:18 - Punch Imlach

27:45 - Une puck dans les burnes

28:10 - Une puck dans la face

28:16 - Les partisans des Leafs attendent encore de revoir ce moment

31:35 - Le kid capote, les Islanders deviennent une dynastie !!

32:02 - Butch Goring .. un look de viking et un casque affreux.

32:46 - Ça joue rough devant le filet de Billy Smith

32:54 - TIMBER !!

33:38 - "The island is sinking" ... Ce fut le début des années des Oilers 

33:52 - J'ai cette image dans la tête depuis mes 8 ans, sans farce

36:22 - Je passerais des heures devant cette vitrine

37:21 - Tout un arrêt …

37:30 - … et celui là aussi

42:02 - Quelqu'un sait pourquoi Joe Mullen portait un protège-cou qui ressemble à un collet cervical ?

43:44 - Inscription lettre par lettre … bon dieu que ça doit être long

46:39 - Howe qui est "à ça" d'égorger un jeune Gretzky

47:39 - Mal de dos !

47:46 - J'ai encore de la difficulté à concevoir que Bourque ce soit fait déculotté comme ça

49:53 - The Flying Goal 

51:06 - Wow !

vendredi 8 janvier 2021

Doug Grant



La route vers la Ligue nationale peut parfois être longue et tortueuse. Le chemin emprunté par Doug Grant est pour le moins peu courant. 

Alors qu’il travaillait à la papetière locale, il gardait également les buts de l’équipe senior de la ville, les Royals de Corner Brook, à Terre-Neuve. 

En 1968, son équipe prit part au tournoi de la Coupe Allan, à Victoriaville. Si les Royals durent baisser pavillon devant les Tigres de l’endroit, Grant parvint malgré tout à attirer l’attention. Bob Cole, commentateur à la CBC et aussi originaire de Terre-Neuve, le remarqua et mentionna plus tard son nom à Sid Abel, des Red Wings. Grant retourna toutefois à Corner Brook. 

En 1971, Grant déménagea à St.John’s pour étudier à l’Université Memorial et par le fait même, jouer pour l’équipe de l’université. À la fin de la saison, il reçut alors un appel inattendu. Détroit voulut lui donner un essai, en l’assignant aux Wings de Fort Worth de la Ligue centrale. La possibilité d’une carrière professionnelle n’avait pas vraiment effleuré l’esprit de celui qui n’avait jamais joué dans une des principales ligues juniors (qui n’avaient pas d’équipe en Atlantique à ce moment). Les terre-neuviens qui atteignaient la LNH étaient alors rarissimes. De plus, il était aux études et maintenant marié. Toutefois, avec une offre d’un boni à la signature de 10 000$ et un salaire annuel de 8500$, il voulut tenter sa chance. 

L’année suivante, il fut assigné aux Red Wings de la Virginie. Comme Détroit traversait une période difficile, l’équipe n’avait pas de profondeur et Grant devint aussitôt le gardien numéro un de la première filiale des Wings. 

En 1973-74, au début de ce qui s’avéra une année chaotique dans la ville de l’automobile, Grant fit non seulement l’équipe, mais il fut aussi choisi par Ted Garvin, l’éphémère entraîneur des Wings, pour prendre le filet lors du premier match de la saison. À l’âge pourtant avancé de 25 ans, Grant devint ainsi le troisième terre-neuvien de naissance (et le premier gardien) à atteindre la grande ligue. Et ses débuts eurent lieu dans un endroit particulier, la Madison Square Garden de New York. Ce fut toutefois une défaite de 4-1 aux mains des Rangers. 

Dans sa province natale, la présence de Grant fut une grande nouvelle. Par contre, il faut se rappeler qu’à cette époque, la quantité de matchs télédiffusés était beaucoup plus faible et qu’il n’y avait pas de réseau entièrement consacré aux sports. Ce n’est donc qu’au mois de décembre qu’un match de Détroit devait finalement être diffusé à Terre-Neuve. Avant le match, les Wings reçurent alors un télégramme signé de milliers de ses concitoyens, les implorant de faire jouer Grant. Le deuxième entraîneur-chef de la saison, Alex Delvecchio, ignora toutefois leur supplication et fit signe à Denis Dejordy. Dans ce qui fut son seul match de l’année avec les Wings, ce dernier accorda 4 buts en première période. Delvecchio dut donc se résoudre à utiliser Grant pour les deux autres périodes, dans une défaite de 8-2. Ceci permit au moins à ses compatriotes de le voir en action. 

À la fin de cette drôle de saison où six gardiens furent utilisés, Grant fut celui qui fut le plus sollicité, avec 37 présences. Par contre, Jim Rutherford, acquis en janvier des Penguins, prit de plus en plus de place lors de la deuxième moitié de saison. 

Ceci fut annonciateur de ce qui allait suivre. L'année suivante, Rutherford devint numéro un et Grant fut limité à sept, puis à deux matchs. Passant beaucoup plus de temps dans la Ligue américaine, il devenait donc clair que même au sein d’une équipe faible, il n’y avait plus de place pour Grant à Détroit. En mars 1976, il fut donc échangé aux Blues contre des considérations futures. 

L’histoire se répéta au Missouri, alors qu’il fut limité à 17 matchs en 1976-77, puis à 9, puis 4, puis un seul. Il profita toutefois de son temps avec les Golden Eagles de Salt Lake pour remporter le Trophée Terry Sawchuk (remis aux gardiens avec la meilleure moyenne de la Ligue centrale) en 1977-78 en duo avec Ed Staniowski. L’année suivante, il répéta l’exploit, mais cette fois en duo avec Terry Richardson.

En 1979-80, les Golden Eagles de l’entraîneur Jack Evans remportèrent la Coupe Adams et c’est Grant qui remporta le Trophée Max McNab, remis au joueur le plus utile des séries. 

Grant joua quelques matchs lors des deux années suivantes, avant de mettre fin à sa carrière de hockey. De retour à Terre-Neuve, il travailla plus de vingt ans en ventes pour Molson.

Celui qui joua un total de 77 parties dans la Ligue nationale et qui est membre du temple de la renommée des sports de Terre-Neuve est maintenant à la retraite. 

Sources : 

Reid, Ken, Hockey Card Stories 2, ECW Press, Toronto, 2018, pages 139 à 141; 

"Rangers 4, Wings 1", UPI, October 11, 1973, Montreal Gazette, page 42; 

"Hawks 8, Wings 2", AP, December 6, 1973, Montreal Gazette, page 48; 

"Doug Grant has fond memories of protecting the cage in the National Hockey League" de Dave Kearsey, January 12, 2018, The Western Star (saltwire.com); 

nhltradetracker.com, hockeydb.com, sportnl.ca, wikipedia.org.


mercredi 6 janvier 2021

La séquence sans défaite des Flyers en 1979-80



Parfois, tout tombe en place et une équipe ne sait plus perdre. C’est ce qui est arrivé aux Flyers en 1979-80. 

Le 11 octobre 1979, Philadelphie a débuté sa saison en battant les Islanders à Philadelphie. Deux jours plus tard, ils se sont rendus à Atlanta, où ils ont perdu de façon décisive, 9-2, devant les Flames. Ceux-ci n’étaient pas une mauvaise équipe, mais ils étaient loin de faire partie de l’élite. 

C’est le 14 octobre que débuta quelque chose de bien particulier. L’équipe entra dans une séquence où elle est devenue imbattable. Après une victoire contre Toronto, les Flyers prirent leur revanche contre les Flames. Et à partir de ce moment, ils enfilèrent les victoires. Il y eut bien quelques matchs nuls (qui existaient toujours à ce moment), dont un de 6-6 contre les Canadiens, les champions en titre, au Spectrum, le 21 octobre. Dans ce cas, ils avaient pourtant pris rapidement les devants 4-0, avec entre autres deux buts de Bill Barber, mais le tricolore est revenu de l’arrière. 

Il y eut peu de matchs à sens unique. En fait, plusieurs furent serrés, mais à part quelques matchs nuls, le résultat favorisait toujours les Flyers.

Le 20 décembre, un verdict nul de 1-1 contre une équipe de Pittsburgh qui n’avait pourtant rien de spectaculaire permit aux Flyers d’égaliser le record des Canadiens, avec 28 matchs sans défaite. 

Le 22 décembre, Philadelphie profita de son premier gain en 5 ans au Boston Garden pour battre le record de la LNH. 

C’est contre un adversaire beaucoup moins coriace, les Rockies du Colorado, que les Flyers égalisèrent le record professionnel d’Amérique du Nord. Ce 33e match constituait le même total réalisé par les Lakers de Los Angeles de 1971-72. Néanmoins, le résultat fut serré, 3-2. 

Le 6 janvier, il y a 41 ans aujourd’hui, Philadelphie se retrouva à l’Auditorium de Buffalo. Le gardien Pete Peeters prit le filet, malgré qu’il se sentait plus ou moins bien. Avec 6:45 à faire en troisième période, alors que les Flyers menaient 3-2, Peeters n’en pouvait plus et vomit dans son rectangle. L’entraîneur Pat Quinn n’eut donc d’autre choix que de le remplacer par Philippe Myre, qui dut prendre place à l’endroit qui avait été aspergé. Les Flyers l'emportèrent 4-2 et c’est de cette façon peu gracieuse que fut établi le record du sport nord-américain (qui tient toujours) de 35 matchs sans défaite, puisque le lendemain, Philadelphie fut corrigé 7-1 par les North Stars du Minnesota. La séquence, qui commençait à sérieusement peser sur l’équipe, prit ainsi fin. 

Cette séquence magique de 25 victoires et 10 verdicts nuls aida les Flyers à terminer en tête du classement avec 116 points, 6 de mieux que les Sabres de Scotty Bowman. 


Toutefois, cette saison exceptionnelle s’est terminée en queue de poisson, puisque même s’ils se sont rendus en finale, les Flyers se sont inclinés en 6 matchs devant les Islanders, qui avaient pourtant accumulé 25 points de moins qu’eux au cours de la saison… 

Sources : 

"Comeback tie one of Canadiens’ best" de Glenn Cole, October 22, 1979, Montreal Gazette, page 49,

"Les Flyers pourraient ravir un record au Canadien samedi", AP, 21 décembre 1979, Le Devoir, page 12, 

"Les Flyers un 33e match de suite sans défaite", AP, 31 décembre 1979, Le Devoir, page 10, 

"Philadelphie ajoute à sa série en battant Buffalo", AP, 7 janvier 1980, Le Devoir, page 8, 

"L’épopée des Flyers prend fin au Minnesota", AP, 8 janvier 1980, Le Devoir, page 13, 

"Flyers 35 Game Unbeaten Streak – part two" de Phil Myre, July 13, 2013, Phil Myre Talks Hockey (philmyretalkshockey.com).

mardi 5 janvier 2021

Joueur oublié des 90's #45 - Alexander Semak



Alors que le rideau de fer tomba et permit à l'est de se fondre graduellement à l'ouest, la LNH vit arriver une pléiade de joueurs talentueux provenant de l'ex-URSS et des pays communistes. On vit donc plusieurs de ces joueurs débarquer en Amérique du nord après avoir été repêchés dans les rondes tardives des repêchages des années 80 ou de plus en plus tôt dans les premières rondes durant les années 90. On assista aussi à plusieurs coup de dés, alors qu'il était difficile de prédire si un joueur allait être capable de transposer ses talents dans la LNH, car ce n'était évidemment pas tous des Pavel Bure et des Jaromir Jagr...

Quelquefois aussi, les joueurs repêchés seraient légèrement plus vieux qu'une recrue standard quand ils allaient finalement arriver dans la grande ligue. Ce fut le cas de plusieurs joueurs dans cette série comme Nikolai Borschevsky, Dmitri Kvartalnov, Sergei Nemchinov et Valeri Zelepukin. C'est aussi le cas du joueur d'aujourd'hui: Alexander Semak.



Né le 11 février 1966 à Ufa en Russie, Alexander Vladimirovich Semak débuta dans le système du club de sa ville natale, le Salavat Yualev, dès la saison 1982-83 alors qu'il n'avait que 16 ans. Il sauta de division en division au sein du Salavat Yualev lors des années suivantes, graduant à temps plein en première division en 1985-86. Durant ces années d'âge junior, Semak était un pilier des éditions nationales aux championnats du monde. Il y remporta la médaille d'or à 4 reprises, soit à l'édition des U18 en 1983 et 1984 (année où il fut nommé meilleur joueur du tournoi) et également en 1984 et 1986 aux U20. 

Le joueur de centre passa ensuite au Dynamo de Moscou pour la saison 1986-87 et y connut sa première saison de 20 buts dans la ligue russe avec 20 buts et 28 points en 40 matchs. Les Devils du New Jersey en firent ensuite une sélection tardive au repêchage de 1988 (207e au total). Il restera avec le Dynamo jusqu'au début de la saison 1991-92 et remporta avec eux le championnat soviétique deux années d'affilée (90 et 91).

Il quitta toutefois le Dynamo au milieu de la saison 91-92 et joignit finalement les rangs des Devils, tout d'abord avec leur club-école d'Utica pour ensuite joindre le grand club à la mi-janvier. Lorsqu'il fit ses débuts le 12 janvier 1992, les Devils devinrent la première équipe de la LNH à avoir 4 joueurs russes dans leur alignement avec Semak, Zelepukin, Alexei Kasatonov et Slava Fetisov. Les Red Wings iront plus loin quelques années plus tard avec leur fameux Russian Five mais les Devils furent également des pionniers dans le domaine. Il ne leur aurait manqué qu'un ailier pour avoir leur propre Russian five...


Semak connut des débuts prometteurs dans la LNH avec 5 buts et 11 points en 25 matchs pour clore cette saison 1991-92. La saison suivante fut sa grande éclosion lorsqu'il centra le premier de trio avec Claude Lemieux et Zelepukin. Il termina ainsi deuxième chez les Devils pour les buts et les points avec une fiche de 37 buts et 42 passes pour 79 points. Les Devils se firent toutefois éliminer en première ronde et Semak n'obtint que 1 buts et 1 passe en 5 matchs durant ces séries.

En fait, Semak ne retrouva plus jamais le même groove qu'en 92-93 dans la LNH. Des blessures réduisirent sa production et son temps de glace en 93-94 où il ne joua que 54 matchs et ne récolta que 12 buts et 29 points. Il ne jouera ensuite que deux matchs durant les séries pendant que les Devils se rendirent jusqu'au 7e match en finale de conférence. 

Semak retourna en Russie durant la grève de 1994 et revint avec les Devils à la reprise des activités. Toutefois il ne produisait toujours pas comme avant et Lou Lamoriello avait l'opportunité de fignoler davantage sa future équipe championne. Il envoya donc Semak et l'ailier Ben Hankinson au Lightning de Tampa Bay, en retour de Danton Cole et Shawn Chambers. Chambers était un défenseur sous-estimé (surtout au jeu NHLPA'93) qui aida grandement les Devils durant leur parcours champion de 1995 où il récolta 4 buts et 5 passes en 20 matchs.


 

Pour sa part, Semak ne fit que passer à Tampa Bay. Il obtint 5 buts et 10 points en 22 matchs avec eux suite à quoi il fut échangé aux Islanders durant l'été. Le Lightning obtint un choix de 5e ronde en retour. Semak joua sa dernière saison potable en 1995-96 avec les Islanders où il obtint 20 buts et 14 passes en 69 matchs. Les Islanders, en pleine période de ''shit-show'' et de chandail fishsticks, n'avaient pas plus de plan pour lui et le laissèrent sans protection au repêchage intraligue la saison suivante. Il fut ainsi réclamé par les Canucks.

Il débuta donc la saison 1996-97 à Vancouver mais ne put faire mieux qu'une fiche de 2 buts et 1 passe en 18 matchs suite à quoi les Canucks l'envoyèrent à leur club-école à Syracuse dans la AHL. Il ne termina pas la saison à Syracuse cependant, alors qu'il fut obtenu par le Thunder de Las Vegas de la IHL dans un rare cas d 'échange "interligue" avant la fin de la saison. 

Libéré de son contrat dans la LNH, Semak resta dans la IHL en 1997-98, lorsqu'il signa avec les Wolves de Chicago. Ce fut une bonne saison pour lui et les Wolves, alors qu'il obtint 61 points en 67 matchs et mena ensuite l'équipe en séries avec 10 buts et 17 passes pour 27 points en 22 matchs. Il aida alors les Wolves à remporter la Coupe Turner et il se mérita le trophée du MVP des séries de la IHL.

Il revint ensuite dans l'organisation des Devils en 1998-99 lorsqu'il joignit les rangs des River Rats d'Albany, club-école de longue date des Devils dans la AHL. Mais ce fut toutefois sa dernière saison en Amérique du nord. Il joua ensuite une saison en Allemagne et cinq autres en Russie dont deux avec son club d'origine, le Salavat Yulaev. 

Il fut ensuite entraîneur ou adjoint pour différents clubs de différentes ligues et sous-ligues russes mais principalement dans sa ville de Ufa, où il est également député au gouvernement de la province du Bashkortostan, dont la capitale est Ufa. Il fut brièvement DG du Salavat Yulaev en 2015-16 mais quitta ses fonctions à la mi-saison. Il est présentement DG du club Agidel Ufa dans la ligue féminine de Russie, poste qu'il occupe depuis 2017.

 
En 289 matchs dans la LNH, Alexander Semak récolta 83 buts et 91 passes pour 174 points.


Sources:
NHL trade deadline: 10 best deals made by Devils' GM Lou Lamoriello, NJ.com, 29 mars 2019
Thunder makes major moves, Las Vegas Sun, 20 mars 1997
Alexander Semak Becomes Ufa General Manager
, KHL.ru, 8 mars 2015
NHL.com