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vendredi 19 avril 2024

Vintage Coyotes



 

Vous souvenez-vous des Coyotes de l'Arizona? 

Ça nous rajeunit pas mais déjà 24 heures nous séparent du moment où cette équipe chère à nos cœurs est officiellement devenue une équipe du passé. On ne le savait pas encore jadis, mais la société a vraiment vécu un changement profond depuis la disparition de cette franchise, tellement qu'on peut parler d'un avant Coyotes et d'un après Coyotes.

Alors aujourd'hui, replongeons-nous dans le passé. Comme on se souvient avec bonheur d'anciens joueurs qui ont porté le fleurdelysée ou le vert et bleu hartfordien, souvenons-nous maintenant de ces vaillants joueurs qui ont un jour porté gracieusement le chandail... euh... bourgogne-brun-kaki-beige-mauve de l'équipe arizonienne.


D'abord, il est encore plus difficile de nous en rappeler tellement ça fait des lustres, mais les Coyotes étaient auparavant une autre équipe du nom des Jets de Winnipeg. 

Non, pas nos Jets de Winnipeg actuels qui eux étaient aussi une fois auparavant jadis les anciens Thrashers d'Atlanta. Je parles plutôt des premiers Jets de Winnipeg, ceux qui furent initialement créés en 1972 dans la ligue ancestrale de l'AMH. 

Même que ces deuxièmes Jets ont bien failli ramener les Coyotes à Winnipeg en 2010 avant de voir la ville de Glendale garder les Coyotes et se rabattre ensuite sur Atlanta comme plan B.

Proposition de logo rejetée

 

Mais je ne vais pas vous énumérer l'ensemble de l'histoire de la franchise. Je l'ai fait en détails il y a quelques mois. 

Comme je l'ai fait aussi avec mon texte «Vintage Thrashers», voici plutôt quelques Coyotes oubliés:

Mike Gartner


Le prolifique Mike Gartner, auteur de 708 buts dans la LNH, a terminé sa carrière en Arizona où il joua deux saisons. Il marqua en fait le premier but de l'équipe, et par le fait même premier tour du chapeau, lors du deuxième match de l'histoire de l'équipe le 7 octobre 1996. Les Coyotes avaient précédemment perdu leur premier match 1-0 contre les autres défunts Whalers de Hartford. Gartner s'était joint aux Coyotes comme joueur autonome, peu après l'annonce du déménagement de Winnipeg.

Il marqua 32 buts en 1996-97, ce qui était alors un record avec une 17e saison de 30 buts en carrière. Ce record fut plus tard battu par Alex Ovechkin.

Parris Duffus
 

Allons dans l'obscur maintenant. 

Un des illustres coéquipiers de Gartner lors de cette première saison des Coyotes, le gardien Parris Duffus joua son seul match en carrière dans la LNH avec les Coyotes le 27 février 1997, allouant 1 but en relève à Nikolai Khabibulin lors d'une défaite de 6-2 contre Vancouver.


Garth Murray

Tant qu'à se remémorer d'anciens Coyotes, autant faire une pierre deux coups et se rappeler également d'un ancien du CH. Garth Murray fut obtenu des Rangers par le Canadien en 2005 en retour du décevant Marcel Hossa. Il devint une sorte de joueur culte à Montréal par son jeu acharné mais le club le plaça au ballotage en 2007. Il s'amena à Phoenix en 2008-09 comme agent libre et y joua 10 matchs sans récolter de points. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH.

Fun fact, le frère de Marcel Hossa, Marian, termina lui aussi sa carrière avec les Coyotes. Du moins, son contrat se termina avec les Coyotes...

Autre fun fact, Marcel s'est aussi ramassé en Arizona en fin de saison 2007-08. En 14 matchs avec le club, il n'amassa aucun point. Il est donc à égalité avec son frère à ce niveau chez les Coyotes.


Oleg Tverdovsky


Meilleur défenseur offensif des débuts du club en Arizona, Oleg Tverdovsky obtint 10 buts et 55 points en 1996-97, soit le 4e rang parmi les défenseurs de la LNH. Il participa également au match des étoiles. Son parcours à Phoenix commença à dérailler après cette excellente saison. En dispute contractuelle durant l'été, il fit la grève au début de la saison 1997-98 et joua une dizaine de parties dans la ligue américaine avec les Bulldogs d'Hamilton. Il n'obtint que 19 points en 46 matchs durant cette demie-saison écourtée et seulement 25 points en 82 matchs la saison suivante. 
 
De plus, il eut plusieurs chicanes avec les autres vedettes des Coyotes dont le capitaine Keith Tkachuk et surtout Jeremy Roenick. Les deux joueurs en sont même venus aux coups à trois reprises. Plus tard, Roenick déclara dans sa biographie que Tverdovsky fut son pire coéquipier en carrière, lui reprochant son manque d'ardeur aux entraînements et qu'il gaspillait son énorme talent.

Originalement obtenu des Mighty Ducks dans l'échange de Teemu Selanne en 1996, Tverdovsky fut éventuellement retourné aux Ducks en juin 1999 et y connaitra ses meilleures saisons.


Petr Nedved
 

Un de ces joueurs qu'on a l'impression qu'il a joué pour la moitié des équipes de la ligue, Petr Nedved aboutit en Arizona comme agent libre en 2005-06. Il ne marqua toutefois que 2 buts en 25 matchs avant d'être échangé aux Flyers, sa 7e équipe en carrière.

 

Pause vidéo:

Tony Amonte

Après 9 saisons passées avec les Blackhawks, Tony Amonte signa avec les Coyotes pour la saison 2002-03. Cependant, cela n'a pas semblé être un bon fit pour personne. Les Coyotes n'allaient nulle part et firent une vente de feu en fin de saison, se débarrassant entre autres de Daniel Brière, Claude Lemieux et de Amonte qui n'avait que 13 buts et 36 points en 59 matchs. Il fut alors échangé aux Flyers pour terminer la saison.

Oleg Kvasha

Mieux connu pour avoir fait partie de l'échange malfamé envoyant Roberto Luongo et Olli Jokinen des Islanders aux Panthers, l'ailier Oleg Kvasha joua quelques saisons avec les Islanders, connaissant son meilleur résultat en 2003-04 avec 51 points. Il fut toutefois échangé aux Coyotes en fin de saison 2005-06 en retour de considérations futures. 

Ces considérations futures devinrent un choix de 3e ronde en 2006 pour les Islanders. Ce choix passa ensuite des Islanders aux Bruins en retour deux choix supplémentaires de rondes subséquentes au même repêchage. Mais avec ce choix de troisième ronde, les Bruins sélectionnèrent Brad Marchand. Avec leurs deux choix de 4e et 5e ronde, les Islanders choisirent James DeLory et Shane Sims...

Kvasha termina la saison en force avec les Coyotes avec 11 points en 15 matchs. Mais il quitta plutôt la LNH la saison suivante, jouant les 9 saisons suivantes de sa carrière dans la KHL.


Greg Adams

Un de mes joueurs cultes durant ses années précédentes à Vancouver, Greg Adams joua deux saisons avec les Coyotes à la fin des années 90, amassant chaque fois 19 buts et une quarantaine de points. Il était en fait un des seuls joueurs de la LNH à avoir auparavant joué à l'Université Northern Arizona, le seul autre étant l'éternel Bob Beers. Jouer à Phoenix était donc en quelque sorte un genre de retour à la maison pour Adams. Il joua ensuite une dernière saison avec les Panthers en 2000-01 avant de prendre sa retraite.


Benoit Hogue

Après avoir remporté la coupe Stanley avec les Stars de Dallas en 1999, Benoit Hogue dut toutefois attendre au mois de février 2000 avant de se retrouver un nouveau poste dans la LNH lorsque les Coyotes le signèrent pour terminer la saison. Il obtint 13 points en 27 matchs en Arizona et 3 points en 5 matchs en séries. Les Stars le signèrent ensuite de nouveau en 2000-01, son troisième séjour à Dallas.

Kelly Buchberger


Joueur de longue date des Oilers, Kelly Buchberger et son vieux casque Cooper se sont amenés en Arizona pour la saison 2002-03 après quelques saisons passées avec les Kings et les Thrashers. Il obtint 12 points en 79 matchs. Il joua ensuite une dernière saison avec les Penguins avant de prendre sa retraite.


Jiri Sekac

C'est avec les Coyotes que l'expérience Jiri Sekac se termina dans la LNH. Après une première saison partagée entre Montréal et Anaheim en 2014-15, Sekac débuta de nouveau avec les Ducks en 2015-16 mais passa d'abord aux Blackhawks pour 6 matchs et ensuite finalement aux Coyotes pour 11 matchs où il amassa 2 passes.

 

Une autre pause vidéo pour finir:


C'était donc «Vintage Coyotes». 

Ce n'est pas tous les jours qu'on a une nouvelle équipe défunte mais sachez qu'ici à LVEUP on est à l'affut.


On a hâte de voir la suite des choses en Utah... et possiblement la suite des choses en Arizona dans cinq ans? Hein?




1996-2024

jeudi 18 avril 2024

Joueur(s) oublié(s) des 90’s #90 - Patric Kjellberg et Patrik Carnback


 

 
Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook). 
 
 

Voici deux joueurs que je n’ai jamais vraiment réussi à distinguer. Après toutes ces années, et même après avoir écrit ce texte, je doute d’en être un jour capable. En plus d’avoir plusieurs consonnes en commun dans leur nom, les deux ont connu des carrières étrangement semblables, qui impliquent plusieurs des mêmes équipes aux mêmes dates. Cette similitude m’a toujours chicoté, et c’est aujourd’hui que je vais tenter de démêler ressemblances et différences dans leurs parcours.

Jan ­Patrik ­Carnback est né le 1er février 1968 à ­Göteborg, en ­Suède. Patric ­Göran ­Kjellberg, lui, le 17 juin 1969 à ­Trelleborg, toujours en ­Suède. Carnback, un ailier droit, mesure 6’0’’ et pèse 87 kilos tandis que ­Kjellberg, un ailier gauche, le dépasse de deux pouces et de deux kilos. Les deux ont donc à peu près le même âge, un physique similaire et pour origine une ville se terminant en « ­Borg ». Ces deux villes ne sont d’ailleurs qu’à trois heures de route l’une de l’autre.

Kjellberg
Le premier irritant, lorsqu’on tente de les différencier, est la formulation de leurs noms. Les deux sont des « ­Patrick » mais ­Carnback l’écrit sans ‘‘C’’ tandis que ­Kjellberg l’écrit sans ‘‘K’’. Un truc que j’ai façonné durant mes recherches est d’abord écrire ­PatriCK avec les deux consonnes et d’ensuite y enlever la première lettre du nom de famille du joueur voulu. Je dis « truc » mais je me fourre encore une fois sur deux. 

En plus de ça, leurs noms de famille ne se distinguent pas assez pour créer une véritable accroche sonore qui resterait dans ma mémoire. Berg, ­Back, ­Borg... S’il s’agissait de ­Patric ­Forsberg et ­Patrik ­Sundin, ça m’aiderait déjà un peu. Et ça ne fait que commencer car les similarités ne vont que s’ajouter par la suite.

Carnback
Les deux débutent dans le système suédois vers 1986. Carnback avec le ­Frölunda ­HC et ­Kjellberg avec le ­Falu ­IF, tous deux en deuxième division. Comme ­Carnback est légèrement plus vieux, ils ne font pas partie des mêmes tournois (U18, ­U19, etc.). Ils graduent donc dans la première division (Elitserien), ­Kjellberg en premier en ­1988-89 avec le club ­AIK et ­Carnback un an plus tard, toujours avec ­Frölunda. C’est en 1990 qu’ils deviennent coéquipiers pour la première fois, au sein de l’équipe suédoise au Championnat du monde. 

Les deux avaient cependant déjà capté l’attention des dépisteurs du ­Canadien qui les sélectionnèrent au même repêchage de 1988. Kjellberg est choisi en quatrième ronde (83e au total) tandis que ­Carnback voit son nom sortir en sixième ronde (125e au total). Pourtant, ­Carnback venait de récolter de meilleures statistiques durant l’année. ­Peut-être que les dépisteurs du ­CH avaient le même problème que moi à les différencier et qu’ils ont décidé de repêcher les deux pour être sûrs de leur coup...

Les deux « ­Pats » retardent toutefois leur arrivée dans la ­LNH et préfèrent continuer leur chemin dans leur pays natal. Ils se retrouvent en tant qu’adversaires en première division et en tant que coéquipiers sur la scène internationale, notamment lors des ­Olympiques et du Championnat du monde de 1992. La seule véritable différence notable durant ces années en ­Suède est le titre de recrue de l’année de la ligue suédoise remporté par ­Carnback en ­1989-90.

Les deux font ensuite le saut en ­Amérique du nord en même temps, soit pour la saison ­1992-93. Ils sont alors pratiquement inséparables et font souvent partie de la même phrase dans les journaux. Ils étaient quand même attendus depuis quelques années, pas à un niveau comme les frères ­Sedin, mais on constate un certain engouement quand ils débarquent simultanément à ­Montréal. Le ­CH espérait sans doute recréer le même regain apporté par d’anciens suédois comme ­Mats Näslund et ­Kjell Dahlin quelques années auparavant.

Ils redeviennent donc coéquipiers avec le ­club-école du ­CH à ­Fredericton. Carnback est toujours le plus productif avec une fiche de 20 buts et 37 passes en 45 matchs, tandis que ­Kjellberg amasse 10 buts et 27 passes. Les deux se méritent un rappel à ­Montréal à la fin novembre, mais ils passent la majorité du temps sur la passerelle avant d’être retournés à ­Fredericton après le congé de ­Noël. Les deux restent bredouille durant ce court séjour et jouent presque le même nombre de matchs, ­Kjellberg sept et ­Carnback six. Aucun des deux ne figure parmi l’équipe championne de 1993, puisqu’ils n’ont pas été appelés en renfort durant la conquête de la coupe. Ils ont tout simplement perdu leur place dans la hiérarchie des recrues au profit de ­Gilbert ­Dionne et ­Oleg ­Petrov.

Insatisfait de ce traitement, ­Kjellberg retourne en ­Suède la saison suivante. Carnback a pour sa part la chance de se faire valoir ailleurs lorsque ­Todd ­Ewen et lui sont échangés aux nouveaux ­Mighty ­Ducks d’Anaheim en retour d’un choix de 3e ronde en 1994 (Chris ­Murray). Carnback fait donc partie de l’édition inaugurale des ­Mighty ­Ducks et y joue trois saisons comme joueur de soutien. 

En ­1995-96, de moins en moins utilisé et en froid avec son entraîneur, il se retrouve « prêté » aux ­Sharks de ­Cologne dans la ligue ­allemande et ne revient jamais dans la ­LNH. Il retourne ensuite avec son ancien club, le ­Frölunda ­HC, où il jouera jusqu’en 2003. Un parcours qui se terminera par un championnat de ­Suède et le retrait de son numéro 14 par le club.

Au même moment où ­Carnback débutait à ­Anaheim, ­Kjellberg est ravi d’être de retour en ­Suède et il s’en sort très bien. Il remporte tout d’abord la médaille d’or aux ­Olympiques de 1994 en compagnie de ­Peter ­Forsberg, puis le championnat de la ­Elitserien en 1995 avec son nouveau club, le ­HV71. Il joue ensuite avec le ­Djurgårdens ­IF où il connaît de très bonnes saisons. Et comme pour ­Carnback avec les ­Ducks en ­1993-94, c’est une équipe d’expansion qui va permettre à un de ces ­Patrick de s’établir dans la ­LNH. Cherchant de la profondeur pour leur nouvelle équipe, les ­Predators de ­Nashville mettent ­Kjellberg sous contrat, lui qui vient de terminer la saison ­1997-98 au sommet des compteurs de la ­Elitserien avec 30 buts en 46 matchs.

Kjellberg revient ainsi en ­Amérique du ­Nord pour la première saison des ­Predators et obtient finalement ses premiers points dans la ­LNH, dix ans après sa sélection au repêchage. Il récolte 31 points lors de cette première saison et termine deuxième chez les ­Predators l’année suivante avec 23 buts et 46 points. Il joue en tout trois saisons complètes au ­Tennessee avant de se voir échangé à l’ancienne équipe de ­Carnback, les ­Mighty ­Ducks, en novembre 2001. 

Le fait que les deux ont joué pour le ­Canadien ­ET les ­Ducks, même si ce n’était pas en même temps, constitue probablement le point de ­non-retour, l’élément qui fait en sorte que je ne les différencierai jamais. Après deux saisons identiques de seulement 19 points, ­Kjellberg prend sa retraite en 2003... en même temps que ­Carnback en ­Suède. Kjellberg fera cependant un court retour de trois matchs en ­2011-12 avec son ancien club, le ­Falu ­IF en 2e division, alors qu’il était âgé de 42 ans. Il récoltera deux aides.

Suite à leur retraite respective, ­Carnback devient agent de joueur et ­Kjellberg recruteur pour les ­Rangers de ­New ­York. Au final, ­Kjellberg aura quand même mérité d’avoir été repêché avant ­Carnback avec 64 buts, 96 passes et 160 points en 394 matchs dans la ­LNH. La fiche de ­Carnback, elle, compte 24 buts, 38 passes pour 62 points en 154 matchs.

J’espère que ce petit texte vous aura aidé, contrairement à moi, à démêler ces deux ­Patrick suédois de 6’ repêchés par le ­Canadien de ­Montréal en 1988, qui ont fait leurs débuts ensemble en ­1992-93, sans gagner la coupe, avant d’avoir tous les deux leur chance dans des équipes d’expansion, dont les ­Mighty ­Ducks, et qui se sont retirés du jeu en 2003.

mardi 16 avril 2024

Chacun son tour








Le 16 avril 1992, au dernier match de la saison, les Penguins de Pittsburgh recevaient les Rangers de New York. Avant une run de séries qui allaient éventuellement les couronner champions pour une deuxième saison consécutive, la règle non-écrite de reposer les meilleurs joueurs fut appliquée. C'est ainsi que Tom Barrasso obtint une soirée de congé. De toutes façons, les Penguins comptaient sur deux bons second pour tenir le fort en Ken Wregget et Wendell Young. 

L'entraîneur des Penguins était à ce moment le grand Scotty Bowman. Il rencontra ses gardiens à leur arrivée à l'Igloo pour leur expliquer une stratégie hors de l'ordinaire.

"Ce match là a beau pas avoir d'impact, et contrairement à Tommy, pas question que vous prenez une soirée de congé ! Je veux vous voir faire des changements à toutes les 5 minutes ! Stu clair !? Pis que j'en entende pas un rouspéter !!!"

Probablement le discours de Scotty Bowman

La stratégie vint rapidement aux oreilles des coéquipiers des deux cerbères qui leur lança alors un défi additionnel : faire un changement pendant le cours du jeu sans accorder de but. Un total d'envion 400$ (US il va s'en dire) fut alors ramassée en récompense s'ils y arrivaient.

Les Rangers ne reposèrent pas leur joueurs ce soir-là, alors qu'ils se virent octroyer le trophée du Président, ayant terminé 1er au classement général. Ils dominèrent les Penguins et leurs gardiens rotationneux. À peine 4 minutes après le début de la troisième période, les Blue Shirts menaient 4-0.

C'est à ce moment que Young décida qu'il était le moment d'essayer de gagner le pari. Alors que Joe Mullen et Kevin Stevens tentaient une incursion en zone de New York, Young hurla à Wregget de s'amener au banc au plus sacrant, alors qu'il avait déjà une jambière au-dessus de la bande.

"Wreggs, WREGGS ! Let's go!" 

Véritablement Wendell Young

Patinant à tombeau ouvert, Wregget fonça au banc, sauta tête première, enfargeant sa jambière dans le haut de la bande et la tête face contre le sol, ce qui l'empêcha de voir Young revenir à temps pour contrer une attaque de Mark Messier à trois contre un.

 

 

Le score final fut de 7-1 en faveur des Newyorkais. La défaite alla à la fiche de Young, qui accorda 3 buts sur 30 tirs, en 32m05 de jeu. Wregget pour sa part ne fit face qu'à 13 lancers, accordant 4 buts réparti sur 27m55. Par contre, les deux gardiens relevèrent le défi et remportèrent la cagnotte. Les Penguins eurent tout de même leur revanche sur les Rangers, les éliminant en 6 matchs au deuxième tour des séries.

Source : https://hockeygoalies.org/bio/biographies.html, Vintage Tendy Magazine Fall 2021

dimanche 14 avril 2024

Le masque méconnu de Dan Cloutier, prise 2





J'ai toujours aimé apprendre, mais je déteste quand Internet vient me contredire … surtout quand mes connaissances qui se font contredire viennent dudit Internet …

Il y a un an aujourd'hui je vous ai présenté "Le masque méconnu de Dan Cloutier", un des derniers gladiateurs à affronter les rondelles adverses protégé par un casque de plastique. Ce masque, présenté à Cloutier lors de ses jours à Vancouver, donc dans le dernier tiers de sa carrière, ne le convaincut pas d'améliorer sa protection faciale. 
 
Mais ce n'était pas la première fois.

Lors des débuts de Cloutier dans l'organisation des Rangers, les gens du département marketing des Blue Shirts tentaient d'enfoncer dans la gorge de Cloutier le fait de porter un masque au lieu du combo casque/grille. Ils passèrent donc une commande à Michel Doglianeri de la compagnie Protechsport à Montréal (qui fabriquait les masques pour la compagnie Lefevre/Koho à ce moment), lui donnant le mandat de fabriquer un masque pour Cloutier. Le design était inspiré de King Kong au coeur de la ville de New York.


Et comme ce fut le cas plusieurs années plus tard lors de son arrivée à Vancouver, après l'avoir utilisé pendant plusieurs pratiques, il ne put s'y habituer et le retourna à Lefevre, passant le KO au plan des gens du marketing.

Cloutier et le département marketing des Rangers ...