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vendredi 22 août 2025

Joueur oublié des 90's #102 - Bill Houlder


 

  


Bill Houlder est né le 11 mars 1967 à Thunder Bay. Défenseur costaud de 6'2" et 216 livres, il fit ses classes avec les Centennials de North Bay qu'il joignit pour la saison 1984-85. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 4e ronde (82e au total) par les Capitals de Washington. Il joua deux autres saisons à North Bay, se démarquant notamment en 1986-87 où il termina parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la OHL avec 68 points et une place sur la première équipe d'étoiles.

Il débuta ensuite son parcours professionnel dans l'organisation des Capitals en 1987-88, saison qu'il partagea entre le grand club et le club école à Fort Wayne dans la IHL. Il continua de progresser lors des deux saisons suivantes mais son maximum de matchs en une saison avec les Caps fut lors de la saison 89-90 où il joua 41 matchs. 

N'ayant vraisemblablement plus de place pour lui, les Capitals l'échangèrent aux Sabres de Buffalo durant le camp d'entraînement en septembre 1990. En retour, les Capitals reçurent le défenseur Shawn Anderson, 5e choix au total en 1986 qui n'avait rien fait d'extraordinaire jusque-là. Les Capitals perdirent ensuite Anderson au ballotage le lendemain...

Houlder prit donc le chemin de Buffalo mais il y joua encore moins qu'à Washington, soit seulement 7, 10 et 15 matchs lors des trois saisons subséquentes. Il était toutefois trop fort pour les mineures, étant élu meilleur défenseur de la IHL en 1992-93 et obtenant une place sur la première équipe d'étoiles la même année, ainsi qu'en 1990-91 dans la AHL.

Il eut finalement une véritable chance avec les expansions lorsqu'il fut sélectionné par les Mighty Ducks au repêchage d'expansion de 1993. Au sein de la nouvelle équipe en 1993-94, il joua 80 matchs et récolta 39 points dont 14 buts, soit le meilleur rendement offensif pour un défenseur des Ducks lors de cette saison inaugurale. Ses allers-retours dans les mineures étaient alors chose du passé.

Il ne resta toutefois que cette seule saison à Anaheim, étant échangé durant l'été 94 aux Blues de St-Louis en retour d'un autre défenseur, Jason Marshall. 

Après une seule saison également à St-Louis, il devint agent libre et signa avec le Lightning de Tampa Bay, amassant 28 et 25 points lors des deux saisons suivantes.

De nouveau agent libre en 1997, il signa avec les Sharks avec qui il connut deux autres bonnes saisons de 32 points chacune. À l'été 99, les Sharks l'échangèrent au Lightning dans un échange impliquant 5 joueurs dont Niklas Sundstrom qui prit le chemin de San Jose.  

De retour à Tampa Bay et désormais un vétéran de 10 saisons professionnelles, il fut élu comme nouveau capitaine, le précédent occupant Rob Zamuner ayant été échangé plus tôt durant la saison morte.  La suite des choses fut toutefois un fiasco. 

Le Lightning était alors dans une autre de leurs saisons de misère et d'instabilité à l'époque, ayant eu 4 entraîneurs-chef depuis la saison 1997-98 et presque autant de propriétaires. L'équipe eut également la distinction peu honorable d'employer 6 gardiens par saison de 1998-99 à 2000-01.

Donc au travers de cette instabilité au début de la saison 99-00, le Lightning connut un lent début de saison et décidèrent de placer leur nouveau capitaine au ballotage après seulement 14 matchs. Il s'agit d'un des plus courts mandats pour un capitaine officiel dans l'histoire de la LNH, à l'exception des capitaines par intérim ou les rotations de capitaine.



 

Houlder fut alors récupéré au ballotage par les Predators de Nashville, une autre équipe d'expansion récente. L'équipe en était en fait à sa deuxième année. Après les Mighty Ducks, le Lightning et les Sharks, il s'agissait de sa 4e équipe en carrière qui n'avait pas encore une décennie d'existence. Il est ce qu'on surnomme ici un abonné des équipes d'expansion.

Houlder fut très apprécié au sein des Predators, demeurant un vétéran fiable durant 4 saisons. À l'exception d'un seul match, il joua l'entièreté du calendrier de l'équipe de la saison 2000-01 jusqu'à sa retraite après la saison 2002-03. 

Donc malgré quelques saisons précaires en début de carrière, Houlder joua un impressionnant total de 846 matchs dans la LNH, amassant 59 buts et 191 passes pour 250 points.

Après sa retraite, il revint dans la région de North Bay et est présentement assistant-entraîneur du Battalion de North Bay depuis la saison 2017-18.

 


dimanche 29 juin 2025

Todd Ewen


 

   


Todd «Animal» Ewen
est né le 22 mars 1966 à Saskatoon. Il débuta au hockey junior à 16 ans avec les Oilers Jr. de Kamloops en 1982-83 mais fut échangé aux Bruins de New Westminster à la fin de la saison. Il joua à New Westminster durant trois saisons, avec des joueurs notables tel que Cliff Ronning, Craig Berube, Mark Recchi, Brian Noonan et Bill Ranford. 


À 6'3" et 230 livres, Ewen avait déjà accepté son rôle d'homme fort bien avant le junior. Il était toutefois rapide pour son gabarit et capable de contribuer offensivement. Durant ses années dans la WHL, il eut à confronter plusieurs de ses futurs adversaires dans la LNH, soit quelques-uns des plus redoutables hommes forts de l'histoire de la ligue qui marqueront le tournant des années 80 et 90 dont Joey Kocur, Dave Manson, John Kordic, Wendel Clark, Shane Churla et Stu Grimson.

Il fut repêché par les Oilers d'Edmonton en 8e ronde du repêchage de 1984. Il se joignit à eux comme joueur de réserve pour les séries de 1985 et il gravita donc dans l'entourage de la dynastie albertaine lors de sa reconquête de la coupe en 85, mais ne joua aucun match.

De retour au junior pour sa dernière saison en 1985-86 et nouvellement nommé capitaine, son entraineur l'encouragea à moins se battre et il connut sa meilleure saison offensive avec 52 points, mais tout de même 289 minutes de pénalité.

Avant le début de la saison 1986-87, il fut échangé aux Blues de St.Louis. Il n'aura donc jamais joué un seul match à Edmonton. Il débuta la saison dans les mineures mais termina la saison à St.Louis. Son entrée en scène comme nouveau pugiliste dans la LNH fut très remarquée lorsque lors de son deuxième combat en carrière, il mit le redoutable Bob Probert au tapis d'un seul coup de poing.

Mettons nos lunettes des années 80 pour cet extrait:


Il joua ensuite sa première saison complète en 1987-88 récoltant 4 buts et 2 passes en 64 matchs et 227 minutes de pénalité. 

Sa saison 1988-89 fut toutefois moins bonne alors qu'il fut souvent blessé et laissé de côté, ne jouant que 34 matchs. Et durant les séries de 1989, il fut suspendu pour 10 matchs pour avoir sauté sur la glace et engagé un combat contre Wayne Van Dorp des Blackhawks. Il purgea 3 de ces matchs durant le restant des séries pour les Blues et les 7 autres au début de la saison suivante. À son retour de suspension, il se blessa de nouveau et fut renvoyé dans les mineures pour récupérer. 

C'est alors que le Canadien fit son acquisition au mois de décembre 1989 en retour d'un choix de 3e ronde (Nathan LaFayette). Le Canadien avait alors un réel besoin de robustesse et il fut très bien accueilli par sa nouvelle équipe. Guy Carbonneau le compara même à Chris Nilan. Il termina la saison avec 10 points en 41 matchs avec le CH en plus de 158 minutes de punition. 

Ewen fit les manchettes de manière surprenante à l'époque en illustrant et publiant des livres pour enfants. Il mentionna d'avoir été encouragé dans cette voie par son coéquipier Ryan Walter du Canadien, lui même auteur à temps partiel de livres chrétiens.

 

Les deux saisons suivantes furent difficiles alors qu'il était souvent blessé dû à la nature de son jeu ou bien laissé de côté. Il n'avait également pas la faveur de Pat Burns, ce qui fait que Ewen ne joua que 28 matchs en 1990-91 et 46 en 1991-92. 

Toutefois, lorsque Jacques Demers remplaça Burns comme entraineur à l'été 1992, il décida d'accorder plus de place à Ewen, qu'il estimait capable de devenir aussi efficace en attaque que Bob Probert. Serge Savard voyait dans le même sens et lui accorda un nouveau contrat. Ewen répondit avec sa meilleure saison jusque-là avec 5 buts et 9 passes en 75 matchs, connaissant même un match de 2 buts au début de la saison. C'était toutefois en dessous des attentes. Demers trouva que Ewen était trop paresseux à son goût et qu'il avait «levé la patte» depuis son nouveau contrat plus lucratif. La grosse majorité de sa production fut d'ailleurs amassée en octobre et novembre. Il fut laissé de côté pour la totalité des séries de 1993, à l'exception d'un seul match en première ronde contre les Nordiques. 

Après la conquête de 1993, le Canadien décida de ne garder que Mario Roberge comme homme fort et décida de se départir de Ewen. Il fut alors échangé aux nouveau Mighty Ducks d'Anaheim en compagnie de Patrik Carnback. Le CH reçut en retour un choix de 3e ronde, qui devint l'obscur Chris Murray, un joueur qui joua tout de même une centaine de matchs avec le club. Il s'agissait de la première transaction dans l'histoire des Mighty Ducks.

Avec la nouvelle équipe californienne, Ewen fut nommé assistant-capitaine et connut sa meilleure saison en carrière en 1993-94, récoltant des sommets dans toutes les catégories avec 9 buts et 9 passes pour 18 points et 272 minutes de pénalité. Il fut également réuni avec son ancien rival de la WHL, Stu Grimson, comme brigade policière de la jeune équipe.

Il joua 3 saisons complètes à Anaheim avant d'être libéré à l'été 1996. Il demeura toutefois en Californie la saison suivante, se trouvant un poste avec les Sharks de San Jose. Après une saison avec les Sharks, il fut coupé de l'équipe au camp d'entrainement d'octobre 1997 et envoyé dans les mineures. Il ne joua toutefois aucun match par la suite, l'équipe préférant qu'il soigne une blessure au genou persistante. Cette blessure requerra une chirurgie majeure qui mit fin à sa saison. 

Il opta alors pour la retraite avant de retenter un retour au jeu deux ans plus tard lors d'un essai avec les Coyotes de Phoenix. Mais après seulement une journée au camp d'entrainement, il décida que ses genoux ne pouvaient plus suivre et opta pour une retraite permanente.

En 518 matchs dans la LNH, Ewen récolta 36 buts et 40 passes pour 76 points. Son total de minutes de pénalité s'éleva à 1911, ce qui lui vaut toujours le 61e rang dans l'histoire de la LNH. Il détient également le record de franchise pour les minutes de pénalité en une saison pour les Ducks, avec 289 minutes obtenues lors de la saison 1995-96.

Après sa retraite, il retourna s'établir à St.Louis et fut actif comme entraineur local à plusieurs niveaux, dont trois années comme entraineur-chef de l'Université de St.Louis. 

Malheureusement, Ewen fut une autre de ces victimes de ce style de jeu violent qui lui a permis de jouer plus de 500 matchs dans la LNH. Il commença à vivre des épisodes d'agression, d'anxiété, de dépression et des pertes de mémoires. Il lui arrivait même d'oublier des pratiques de son équipe universitaire, ce qui le força éventuellement à démissionner. 

En septembre 2015, il s'enleva la vie par arme à feu à l'âge de 49 ans. Il était le sixième ancien «enforcer» de la LNH en cinq ans à mourir prématurément, après Probert (juillet 2010), Derek Boogard (mai 2011), Rick Rypien (août 2011), Wade Belak (août 2011) et Steve Montador (février 2015).

Après l'analyse de son cerveau que la famille légua à la science, il fut révélé que Ewen souffrait lui aussi d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) causée par les commotions cérébrales. Cependant, lors du premier examen, il fut révélé par le spécialiste que Ewen ne souffrait pas d'ETC. Gary Bettman sauta alors sur le cas de Ewen pour vilifier et discréditer les différentes poursuites envers sa ligue. Il alla même jusqu'à dire que Ewen aurait été trop influencé par les médias, qui l'auraient convaincu qu'il avait le ETC, ce qui n'aurait fait qu'empirer son état fragile, et non pas la maladie elle-même...

 

Mais on recommanda ensuite un deuxième examen plus approfondi qui révéla que Ewen était réellement atteint d'ETC de niveau 2. Il fut même également révélé que la spécialiste ayant fait le premier examen, la docteure Lilli-Naz Hazrati, est plus tard devenue consultante pour la LNH dans les multiples poursuites devenues monnaie courante lors des dernières années...

La veuve de Ewen porta la LNH en cour en 2019 et obtint au final un arrangement hors-cour d'un montant non-dévoilé. Elle déclara que Bettman était «un homme déshonorable».

Depuis la mort de Ewen, plusieurs autres joueurs décédés en bas âge ont été diagnostiqués comme étant atteint d'un différent stade du CTE comme Gino Odjick, Zarley Zalapski, Marek Svatos, Greg Johnson et Chris Simon. Johnson et Simon sont également mort par suicide, ce qui était aussi le cas pour Rypien et Belak.

Todd Ewen
1966-2015

 

Sources:

Todd Ewen peut-il devenir au autre Probert?,  La Tribune, 21 octobre 1992
Ewen et Carnback s'en vont à Anaheim, La Tribune, 11 août 1993
A Kid at Heart : Ducks’ Enforcer Ewen Creates Children’s Books, Los Angeles Times, 2 février 1994
Ewen ends comeback bid, NHL.com, 8 septembre 1999
SI Vault 
Researcher sheds light on exam of former NHL player Todd Ewen’s brain, TSN, 10 février 2016
Boston University finds former NHL player Ewen had CTE, contradicting earlier findings, CTV News, 30 novembre 2018
NHL, Todd Ewen’s widow settle wrongful death lawsuit, TSN, 21 avril 2021

samedi 22 février 2025

Joueur oublié des 90's #99 - Tomas Sandström


 

 


Pour le joueur oublié #99 de cette série, j'ai choisi un joueur qui a été compagnon de trio de l'autre #99, soit nul autre que Tomas Sandström.

Mais là je vous entends dire « Ben là voyons, Sandström? Clin d'oeil! Patrick Roy! 1993!»

Et là moi de vous répondre «Oui, mais à part de ça, qu'est-ce que vous vous rappelez de lui?»

Sans être une superstar, Sandström aura réussi à être un acteur important (et controversé) de son époque. Il était un habile passeur, marqueur et patineur mais il aimait aussi jouer un style physique et surtout jouer à merveille le rôle de peste. Il était dans le moule des Claude Lemieux, Esa Tikkanen, Brad Marchand, Brendan Gallagher ou autres Tom Wilson, soit le genre de joueur hargneux qui faisait sortir les adversaires de leurs gonds pour ensuite les faire payer sur l'avantage numérique. 

Tomas Sandström est né le à Jakobstad en Suède le 4 septembre 1964. Ailier droit de 6'2" et 190 livres, il fut sélectionné en 2e ronde (36e au total) du repêchage de 1982 par les Rangers de New York après avoir été nommé joueur junior de l'année en Suède. Il avait également remporté l'or au championnat junior de 1982 en plus d'avoir été nommé meilleur attaquant du tournoi.

Il joua deux autres saisons en Suède, désormais dans la ligue élite suédoise avec le Brynäs IF. Il représenta également son pays aux Olympiques de 1984 où il aida à ramener une médaille de bronze.

Il fit ensuite le saut dans la LNH pour la saison 1984-85. Il termina au premier rangs des buteurs des Rangers avec 29 buts, en plus de 30 passes pour 59 points, ce qui lui valut une place sur l'équipe d'étoiles des recrues en plus d'être nommé joueur le plus utile de la saison pour les Rangers.

Il joua 4 autres saisons complètes à New York, amassant au moins 25 buts annuellement, dont une saison de 40 buts en 1986-87, saison durant laquelle il cimenta sa réputation comme fouteur de trouble. Il fut également élu au match des étoiles de 1988.

Voici quelques extraits d'époque où l'on peut voir Sandstrom faire des siennes et également ses adversaires qui ne se gênaient pas pour lui répliquer...


Cependant durant la saison 1989-90, une occasion se présenta aux Rangers d'obtenir Bernie Nicholls des Kings de Los Angeles, lui qui sortait d'une saison magistrale de 70 buts (qui comme je l'ai déjà mentionné étaient plus ou moins à 30% obtenus sur des passes de Gretzky). 

Les Kings avaient effectivement la merveille dans leurs rangs mais peinaient à bien l'entourer. Ils eurent toutefois l'occasion d'obtenir deux joueurs pour compléter Gretzky, en en sacrifiant seulement un. C'est alors que Nicholls prit le chemin de New York en retour de Tony Granato et Sandstrom. Les deux joueurs furent immédiatement mutés aux ailes de Gretzky et le pari sembla bien fonctionner pour les Kings. Comme plusieurs avant lui, Sandstrom eut un boost de production avec Gretzky, connaissant sa meilleure saison en carrière en 1990-91 avec 45 buts et 44 passes pour 89 points en seulement 68 matchs. 

Il commença toutefois à être en proie à de nombreuses blessures, principalement dues à son style de jeu. Il ne put jouer que 49 matchs en 1991-92 (39 points) et ensuite 39 matchs en 1992-93 (52 points). Il fut toutefois en pleine santé pour les fameuses séries de 1992-93 qu'il termina avec 25 points en 24 matchs, ce qui lui confinait le 3e rang des pointeurs en séries derrière Gretzky et Doug Gilmour des Maple Leafs.

Et bien sûr c'est lors de ces séries qu'arriva la scène qui l'immortalisa à jamais, le fameux clin d'oeil à son égard de la part de Patrick Roy après que ce dernier ait empêché Sandstrom de s'emparer d'un retour de lancer.


Et à propos de ce célèbre clin d'oeil, le principal intéressé déclara plus tard qu'il ne l'avait même pas vu sur le coup, seulement plus tard en reprise à la télé. Il admis ensuite qu'il trouvait ça drôle et n'était pas insulté. 

Mais les Kings post-finale de 1993 piquèrent rapidement du nez par la suite, ratant les séries et connaissant des déboires financiers (qui menèrent plus tard à l'arrestation de leur proprio Bruce McNall pour fraude). Ils firent alors plusieurs mouvements de personnel et un des premiers à partir fut Sandstrom qui prit le chemin de Pittsburgh en février 1994. 

En fait, les Penguins et les Kings étaient de fréquents partenaires d'échanges à l'époque. Au courant de l'été 1993, les Kings avaient d'abord envoyé Marty McSorley aux Penguins en retour de Shawn McEachern. Mais seulement quelques mois plus tard, l'échange fut inversé alors que McEachearn retourna à Pittsburgh et vice-versa pour McSorley. Cependant, cette fois-ci Sandstrom fut inclus dans la transaction ainsi que Jim Paek qui prit le chemin de L.A.

Un des nombreux capitaines suppléants des Penguins
durant les problèmes de santé de Mario Lemieux


Bref, Sandstrom continua sa carrière avec les Penguins, étant de nouveau dans le même vestiaire qu'un autre joueur légendaire, Mario Lemieux. Il fait d'ailleurs partie d'un club assez exclusif de joueurs ayant joué avec Gretzky et Lemieux. 

Puisque j'ai pas pu résister, voici la liste de ces joueurs (probablement incomplète) que je n'ai pas trouvé ailleurs et que j'ai du faire moi-même:

  • Paul Coffey
  • Tomas Sandstrom
  • Rick Tocchet
  • Marty McSorley
  • Moe Mantha
  • Bob Errey
  • Dave Hannan
  • Craig Simpson
  • Willy Lindstrom (aussi le seul à avoir joué avec Lemieux, Gretzky et Bobby Hull)
  • Dan Quinn
  • Ron Duguay
  • Rob Buskas
  • Rob Brown
  • Kevin Stevens
  • Chris Joseph
  • Chris Kontos
  • Randy Gilhen
  • Ulf Samuelsson
  • Jim Paek
  • Jeff Chychrun
  • Shawn McEachern
  • Chris Tamer
  • Petr Nedved
  • Craig Muni
  • Robert Lang
  • Alex Kovalev
  • Kelly Buchberger


Ouais ben... pas tant exclusif que ça finalement. Il y en a toujours plus qu'on pense... Et ça en plus c'est sans compter les Olympiques et les coupes Canada. 

Cependant, Sandstrom ne joua pas autant avec Lemieux qu'avec Gretzky, le #66 étant gravement atteint de problèmes de santé qui le forcèrent même à prendre une saison sabbatique en 1994-95. Ils furent toutefois jumelés à maintes reprises lors du retour de Lemieux en 1995-96 et Sandstrom connut alors sa dernière bonne saison productive avec 70 points dont 35 buts en seulement 58 matchs.

Après 40 matchs en 1996-97, il fut de nouveau échangé, cette fois-ci aux Red Wings de Détroit en retour de Greg Johnson. Comme vous vous en doutez, le timing était parfait pour Sandstrom qui put remporter la coupe Stanley ce printemps-là avec cette nouvelle équipe. Les Wings détenaient alors assez de canons offensifs mais désiraient encore plus d'expérience, de profondeur et d'agressivité. Sandstrom était le candidat idéal. Malgré 20 matchs joués durant les séries 1997, il ne récolta que 4 passes. Une de ces passes (la 4e) fut toutefois obtenue sur tout un but, soit le splendide but décisif de Darren McCarthy lors du 4e et dernier match de la série finale contre les Flyers.




Ce fut toutefois très éphémère pour Sandstrom à Détroit puisqu'il devint agent libre durant l'été. Il signa alors un contrat de deux saisons avec les Mighty Ducks d'Anaheim. Après une première saison de seulement 17 points avec eux en 1997-98, il reprit de la vigueur la saison suivante avec 32 points en 58 matchs. 

Les Ducks désiraient alors lui faire signer un autre contrat mais il rejeta l'offre pour pouvoir aller terminer sa carrière dans son pays natal. Il joua trois autres saisons avec le Malmo IF, se retirant finalement du jeu après la saison 2001-02. Preuve qu'il n'avait pas perdu de sa fougue, il termina les séries de 2000-01 avec 60 minutes de pénalité, soit le premier rang de la ligue.


 

En 983 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 394 buts et 463 passes pour 857 points, en plus de 81 points en 139 matchs des séries. 

Suite à se retraite comme joueur, il devint pompier dans sa ville natale en plus de travailler dans l'ébenisterie.

 

samedi 18 mai 2024

Joueur oublié des 90's #91 - Craig Johnson

 

 



Pour trouver des joueurs oubliés intéressants pour cette série, ça aide beaucoup d'avoir un nom générique comme Craig Johnson...

Né le 8 mars 1972 à St.Paul au Minnesota, l'attaquant Craig Thomas Johnson évoluait encore au niveau high school lorsque les Blues de St.Louis en firent leur choix de 2e ronde (33e au total) du repêchage de 1990. Il débuta ensuite son parcours universitaire avec les Gophers de l'Université du Minnesota où il joua durant trois ans, optant ensuite d'abandonner sa dernière année d'éligibilité pour plutôt joindre les rangs de l'équipe nationale américaine en vue des Olympiques de 1994. 

Johnson devint ensuite professionnel lors de la saison 1994-95. Après la première demi-saison annulée par la grève et qu'il passa dans la IHL, il parvint à obtenir un poste avec les Blues lors de la reprise des activités. Il marqua même le premier but du club dans leur nouveau domicile, le Kiel Center (aujourd'hui appelé le Enterprise Center). Il ne fut toutefois utilisé que sporadiquement durant cette première saison, terminant l'année avec 6 points en 15 matchs et jouant 1 seul match en séries.

Il débuta la saison 1995-96 avec le grand club, amassant 15 points en 49 matchs et ne faisant qu'un court séjour de 5 matchs dans les mineures. Il fut toutefois inclus dans une transaction majeure en février 1996. 

Au même moment à Los Angeles, insatisfait et déçu de la débandade des Kings depuis la finale de 1993, Wayne Gretzky demanda finalement à être échangé.

En retour de seulement Gretzky, les Kings reçurent les joueurs suivants:
- Roman Vopat (C)
- Craig Johnson (LW)
- Patrice Tardif (C)
- Choix de 5e ronde en 1996 (Peter Hogan)
- Choix de 1ère ronde en 1997 (Matt Zultek)

On peut aisément dire que les Kings ont reçu bien peu en retour de la merveille, alors que du lot, seul Johnson devint un membre du club à long terme, et ce dans un rôle secondaire.

Le principal atout de ce package aurait normalement dû être ce choix de première ronde en 1997, mais avec cette sélection au 15e rang obtenu des Blues, les Kings sélectionnèrent l'attaquant Matt Zultek qui non seulement ne s'est jamais rendu à la LNH mais qui aura à peine joué une trentaine de matchs dans la AHL. Il joua davantage dans la ECHL et SPHL jusqu'à sa retraite en 2011.

En fait les Kings ont complètement gâché cette sélection puisqu'ils n'exercèrent jamais leurs droits sur Zultek qui redevint éligible au repêchage en 1999 et qui fut sélectionné cette fois-ci par les Bruins en deuxième ronde... Je ne vois vraiment pas ce que les recruteurs de la LNH semblaient voir en lui pour être repêché aussi tôt à deux reprises. Par ses statistiques ordinaires au junior, je l'aurais plus vu en 6e, 7e ronde...

Bref, Johnson s'amena à L.A. pour terminer la saison 1995-96, et sembla bien fournir au départ avec 9 points en 11 matchs. Il ne joua cependant que 31 matchs en 96-97, et ne récolta que 7 points. Il se reprit ensuite en 97-98 et connut sa meilleure saison en carrière en 17 buts et 21 passes pour 38 points.

Beau caméo de Ray Ferraro

Beau caméo de Fredrik Olausson

Davantage un attaquant de soutien et un joueur défensif, Johnson fut fidèle au poste avec les Kings pendant 7 saisons complètes, ne dépassant le cap des 10 buts qu'à une seule autre reprise en 2001-02 avec 13 buts. Mais après une saison de seulement 3 buts en 70 matchs en 2002-03, il fut libéré par le club.

Il n'eut pas à aller trop loin la saison suivante, alors qu'il signa comme agent libre avec les Mighty Ducks. Mais sa saison 2003-04 ne fut pas très concluante. Il fut placé au ballotage en janvier 2004, réclamé ensuite par Toronto où il joua 10 matchs, placé au ballotage de nouveau en mars et finalement réclamé par les Capitals avec qui il joua un autre 15 matchs, ses derniers dans la LNH.

Il continua ensuite sa carrière en Europe, d'abord trois saisons en Allemagne et une dernière saison en Autriche en 2007-08 avant de prendre sa retraite.

En 557 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 75 buts et 98 passes pour 173 points.

Il demeura ensuite dans le milieu du hockey, d'abord dans la ECHL comme assistant entraineur, ensuite entraineur-chef au niveau high school au Minnesota, recruteur pour les Kings et plus tard entraineur adjoint de leur club-école. Il a depuis gradué dans la LNH, comme assistant entraineur, des Ducks depuis la saison 2022-23.

Son fils, le défenseur Ryan Johnson, qu'il a d'ailleurs coaché au Minnesota, a été sélectionné en première ronde (31e) au total par les Sabres en 2019. Comme le paternel, il a joué avec les Gophers de l'Université du Minnesota avant de faire le saut dans la LNH. Il vient d'ailleurs de jouer sa première saison à Buffalo.


jeudi 18 avril 2024

Joueur(s) oublié(s) des 90’s #90 - Patric Kjellberg et Patrik Carnback


 

 
Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook). 
 
 

Voici deux joueurs que je n’ai jamais vraiment réussi à distinguer. Après toutes ces années, et même après avoir écrit ce texte, je doute d’en être un jour capable. En plus d’avoir plusieurs consonnes en commun dans leur nom, les deux ont connu des carrières étrangement semblables, qui impliquent plusieurs des mêmes équipes aux mêmes dates. Cette similitude m’a toujours chicoté, et c’est aujourd’hui que je vais tenter de démêler ressemblances et différences dans leurs parcours.

Jan ­Patrik ­Carnback est né le 1er février 1968 à ­Göteborg, en ­Suède. Patric ­Göran ­Kjellberg, lui, le 17 juin 1969 à ­Trelleborg, toujours en ­Suède. Carnback, un ailier droit, mesure 6’0’’ et pèse 87 kilos tandis que ­Kjellberg, un ailier gauche, le dépasse de deux pouces et de deux kilos. Les deux ont donc à peu près le même âge, un physique similaire et pour origine une ville se terminant en « ­Borg ». Ces deux villes ne sont d’ailleurs qu’à trois heures de route l’une de l’autre.

Kjellberg
Le premier irritant, lorsqu’on tente de les différencier, est la formulation de leurs noms. Les deux sont des « ­Patrick » mais ­Carnback l’écrit sans ‘‘C’’ tandis que ­Kjellberg l’écrit sans ‘‘K’’. Un truc que j’ai façonné durant mes recherches est d’abord écrire ­PatriCK avec les deux consonnes et d’ensuite y enlever la première lettre du nom de famille du joueur voulu. Je dis « truc » mais je me fourre encore une fois sur deux. 

En plus de ça, leurs noms de famille ne se distinguent pas assez pour créer une véritable accroche sonore qui resterait dans ma mémoire. Berg, ­Back, ­Borg... S’il s’agissait de ­Patric ­Forsberg et ­Patrik ­Sundin, ça m’aiderait déjà un peu. Et ça ne fait que commencer car les similarités ne vont que s’ajouter par la suite.

Carnback
Les deux débutent dans le système suédois vers 1986. Carnback avec le ­Frölunda ­HC et ­Kjellberg avec le ­Falu ­IF, tous deux en deuxième division. Comme ­Carnback est légèrement plus vieux, ils ne font pas partie des mêmes tournois (U18, ­U19, etc.). Ils graduent donc dans la première division (Elitserien), ­Kjellberg en premier en ­1988-89 avec le club ­AIK et ­Carnback un an plus tard, toujours avec ­Frölunda. C’est en 1990 qu’ils deviennent coéquipiers pour la première fois, au sein de l’équipe suédoise au Championnat du monde. 

Les deux avaient cependant déjà capté l’attention des dépisteurs du ­Canadien qui les sélectionnèrent au même repêchage de 1988. Kjellberg est choisi en quatrième ronde (83e au total) tandis que ­Carnback voit son nom sortir en sixième ronde (125e au total). Pourtant, ­Carnback venait de récolter de meilleures statistiques durant l’année. ­Peut-être que les dépisteurs du ­CH avaient le même problème que moi à les différencier et qu’ils ont décidé de repêcher les deux pour être sûrs de leur coup...

Les deux « ­Pats » retardent toutefois leur arrivée dans la ­LNH et préfèrent continuer leur chemin dans leur pays natal. Ils se retrouvent en tant qu’adversaires en première division et en tant que coéquipiers sur la scène internationale, notamment lors des ­Olympiques et du Championnat du monde de 1992. La seule véritable différence notable durant ces années en ­Suède est le titre de recrue de l’année de la ligue suédoise remporté par ­Carnback en ­1989-90.

Les deux font ensuite le saut en ­Amérique du nord en même temps, soit pour la saison ­1992-93. Ils sont alors pratiquement inséparables et font souvent partie de la même phrase dans les journaux. Ils étaient quand même attendus depuis quelques années, pas à un niveau comme les frères ­Sedin, mais on constate un certain engouement quand ils débarquent simultanément à ­Montréal. Le ­CH espérait sans doute recréer le même regain apporté par d’anciens suédois comme ­Mats Näslund et ­Kjell Dahlin quelques années auparavant.

Ils redeviennent donc coéquipiers avec le ­club-école du ­CH à ­Fredericton. Carnback est toujours le plus productif avec une fiche de 20 buts et 37 passes en 45 matchs, tandis que ­Kjellberg amasse 10 buts et 27 passes. Les deux se méritent un rappel à ­Montréal à la fin novembre, mais ils passent la majorité du temps sur la passerelle avant d’être retournés à ­Fredericton après le congé de ­Noël. Les deux restent bredouille durant ce court séjour et jouent presque le même nombre de matchs, ­Kjellberg sept et ­Carnback six. Aucun des deux ne figure parmi l’équipe championne de 1993, puisqu’ils n’ont pas été appelés en renfort durant la conquête de la coupe. Ils ont tout simplement perdu leur place dans la hiérarchie des recrues au profit de ­Gilbert ­Dionne et ­Oleg ­Petrov.

Insatisfait de ce traitement, ­Kjellberg retourne en ­Suède la saison suivante. Carnback a pour sa part la chance de se faire valoir ailleurs lorsque ­Todd ­Ewen et lui sont échangés aux nouveaux ­Mighty ­Ducks d’Anaheim en retour d’un choix de 3e ronde en 1994 (Chris ­Murray). Carnback fait donc partie de l’édition inaugurale des ­Mighty ­Ducks et y joue trois saisons comme joueur de soutien. 

En ­1995-96, de moins en moins utilisé et en froid avec son entraîneur, il se retrouve « prêté » aux ­Sharks de ­Cologne dans la ligue ­allemande et ne revient jamais dans la ­LNH. Il retourne ensuite avec son ancien club, le ­Frölunda ­HC, où il jouera jusqu’en 2003. Un parcours qui se terminera par un championnat de ­Suède et le retrait de son numéro 14 par le club.

Au même moment où ­Carnback débutait à ­Anaheim, ­Kjellberg est ravi d’être de retour en ­Suède et il s’en sort très bien. Il remporte tout d’abord la médaille d’or aux ­Olympiques de 1994 en compagnie de ­Peter ­Forsberg, puis le championnat de la ­Elitserien en 1995 avec son nouveau club, le ­HV71. Il joue ensuite avec le ­Djurgårdens ­IF où il connaît de très bonnes saisons. Et comme pour ­Carnback avec les ­Ducks en ­1993-94, c’est une équipe d’expansion qui va permettre à un de ces ­Patrick de s’établir dans la ­LNH. Cherchant de la profondeur pour leur nouvelle équipe, les ­Predators de ­Nashville mettent ­Kjellberg sous contrat, lui qui vient de terminer la saison ­1997-98 au sommet des compteurs de la ­Elitserien avec 30 buts en 46 matchs.

Kjellberg revient ainsi en ­Amérique du ­Nord pour la première saison des ­Predators et obtient finalement ses premiers points dans la ­LNH, dix ans après sa sélection au repêchage. Il récolte 31 points lors de cette première saison et termine deuxième chez les ­Predators l’année suivante avec 23 buts et 46 points. Il joue en tout trois saisons complètes au ­Tennessee avant de se voir échangé à l’ancienne équipe de ­Carnback, les ­Mighty ­Ducks, en novembre 2001. 

Le fait que les deux ont joué pour le ­Canadien ­ET les ­Ducks, même si ce n’était pas en même temps, constitue probablement le point de ­non-retour, l’élément qui fait en sorte que je ne les différencierai jamais. Après deux saisons identiques de seulement 19 points, ­Kjellberg prend sa retraite en 2003... en même temps que ­Carnback en ­Suède. Kjellberg fera cependant un court retour de trois matchs en ­2011-12 avec son ancien club, le ­Falu ­IF en 2e division, alors qu’il était âgé de 42 ans. Il récoltera deux aides.

Suite à leur retraite respective, ­Carnback devient agent de joueur et ­Kjellberg recruteur pour les ­Rangers de ­New ­York. Au final, ­Kjellberg aura quand même mérité d’avoir été repêché avant ­Carnback avec 64 buts, 96 passes et 160 points en 394 matchs dans la ­LNH. La fiche de ­Carnback, elle, compte 24 buts, 38 passes pour 62 points en 154 matchs.

J’espère que ce petit texte vous aura aidé, contrairement à moi, à démêler ces deux ­Patrick suédois de 6’ repêchés par le ­Canadien de ­Montréal en 1988, qui ont fait leurs débuts ensemble en ­1992-93, sans gagner la coupe, avant d’avoir tous les deux leur chance dans des équipes d’expansion, dont les ­Mighty ­Ducks, et qui se sont retirés du jeu en 2003.

lundi 22 janvier 2024

Joueur oublié des 90's #87 - German Titov

 

 



German Mikhailovich Titov
est né le 16 octobre 1965 à Borovsk, une petite ville au sud de Moscou. Il évoluera dans le hockey professionnel russe et nord-américain pendant une vingtaine d'années.

L'autre Gherman Titov
Il n'est pas à confondre avec son homonyme Gherman Titov (avec un H). Ce dernier fut le deuxième homme après Yuri Gagarin à être lancé en orbite autour de la terre. Il accomplit ce fait en 1961, à l'âge de 26 ans, ce qui en fit le plus jeune de l'histoire à aller dans l'espace jusqu'en 2021. S'il était le deuxième après Gagarine, Titov y est par contre allé beaucoup plus souvent, et il fut le premier à y passer plus d'une journée. 

Son périple permit entre autres de prouver que l'humain pouvait travailler et opérer dans l'espace. Il fut également le premier à filmer et photographier la terre de l'espace, le premier à y dormir et aussi le premier à subir des symptômes de désorientation et de «mal de l'espace», et par conséquent le premier à vomir dans l'espace...

Donc pour récapituler, German Titov, le joueur de hockey oublié des années 90, n'est pas à confondre avec Gherman Titov, astronaute oublié des années 60...



Notre Titov débuta son parcours en Russie avec le Khimik Voskresensk à l'âge de 17 ans seulement, lors de la saison 1982-83. Il quitta toutefois le hockey pendant trois ans, pour être stationné exclusivement dans l'armée russe comme chauffeur de tank. Il revint toutefois avec le Khimik en 1986 et y joua durant 6 saisons. Ce club était cependant très médiocre et Titov n'eut jamais vraiment la chance de s'y faire valoir. Il faut dire que la Superligue Russe des années 80 était composée aux 3/4 de clubs de deuxième ordre, étant outrageusement dominé par le CSKA Moscou qui ne laissait que quelques miettes aux autres équipes.

Mais le rideau de fer étant désormais tombé, Titov profita de l'occasion pour quitter la Russie et évoluer avec le TPS Turku en Finlande pour la saison 1992-93. Il termina premier marqueur du club avec 25 buts en 47 matchs et les mena au championnat national de 1993. Lors de la même saison, il aida la Russie à remporter l'or au championnat du monde. Tout cela le mit finalement sur le radar des recruteurs de la LNH et ce sont les Flames de Calgary qui prirent le pari de le repêcher sur le tard en 10e ronde (252e au total) du repêchage de 1993.

Titov gradua immédiatement avec les Flames en 1993-94, et connut une très bonne saison recrue avec 27 buts et 18 passes pour 45 points en 76 matchs. Il retourna brièvement avec le TPS Turku lors de l'arrêt des activités dans la LNH, et revint avec 12 buts et 12 passes en 40 matchs lors de la reprise.



 

Il connut sa meilleure saison en 1995-96 avec 28 buts et 39 passes pour 67 points, soit le deuxième rang des pointeurs de l'équipe après Theoren Fleury. Les Flames n'étaient alors plus vraiment une équipe avec beaucoup de mordant, ayant perdu de nombreuses vedettes au cours des années et n'ayant que très peu pour les remplacer. Titov était dans ce très peu, mais après sa bonne saison 95-96, sa production déclina lors des deux années suivantes, tombant de 67 à 52 points et ensuite seulement 40 points en 1997-98. Et durant cette saison 97-98, de nombreuses rumeurs d'échange circulèrent à son endroit, notamment vers Montréal qui aurait été à ses trousses pendant plusieurs mois. 

Au final, l'échange qui se matérialisa entre les deux équipes fut celui envoyant Valeri Bure à Calgary en retour de Jonas Hoglund et Zarley Zalapski. Réjean Houle voulait apparemment Titov au lieu de Hoglund et c'est l'ajout de Zalapski qui vint finalement le convaincre.

Mais finalement les Flames se départirent aussi de Titov, qui prit le chemin de Pittsburgh durant l'été 98. Titov, en compagnie de Todd Hlushko, devinrent des membres des Penguins, en retour du gardien Ken Wregget et David Roche. 

Titov connut d'abord une saison de 56 points à Pittsburgh en 98-99, jouant principalement avec Jaromir Jagr. Il fut toutefois échangé aux Oilers vers la fin de la saison suivante, en retour de Josef Beranek. Il termina cette saison 99-00 comme joueur de location pour les Oilers en séries, et signa ensuite comme agent libre avec les Mighty Ducks. Il n'était plus alors qu'un attaquant secondaire, voire tertiaire, récoltant seulement 20 points en 71 matchs en 2000-01 et ensuite 27 points en 2001-02, sa dernière saison dans la LNH.



Après une saison sabbatique en 2002-03, il revint au jeu dans son pays natal avec son ancienne équipe, le Khimik Voskresensk, où il joua deux saisons avant de prendre sa véritable retraite.

Il devint en 2013 l'entraîneur-chef du Mettalurg Novokuznetsk, ensuite du Spartak Moscou, du Avangard Omsk et du Traktor Chelyabinsk. Il est présentement entraîneur junior avec le SKA-Yunior Krasnogors.

En 624 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 157 buts, 220 passes pour 377 points.

Pour sa part, Gherman Titov mourut en 2000 à l'âge de 65 ans. Il fut décoré de plusieurs honneurs, dont la médaille de héros de l'union soviétique, l'ordre de Lénine et l'ordre du Drapeau rouge du travail.

Sources:
Titov ne serait pas disponible, La Presse, 31 décembre 1997

mardi 17 octobre 2023

Gloire et misère: Anaheim

 


Voici une autre série de textes interminables qui devrait me prendre un autre 4 ans à finir.

Chaque franchise de la LNH ayant connu des hauts et des bas, j'ai pensé analyser chaque franchise sous deux angles différents, soient ses années de gloire (l'âge d'or) d'un côté et ses années de misère de l'autre (l'âge de crotte), tout en omettant en grande partie de parler des années «normales». Parfois on peut retrouver plus d'un âge d'or ou âge de crotte. Et vous allez voir que parfois la «gloire» et la «misère» sont relatives selon l'équipe. Genre je sais pas trop ce que ça va donner pour les Blue Jackets mais on verra rendu là.

J'ai en même temps établi quels ont été les différents «no man's land» de la LNH au cours des années, soit les pires endroits où on pouvait se retrouver comme joueur et/ou comme fan.

Allons-y donc.

(Mighty) Ducks d'Anaheim

Années de misère: 1999-2000 à 2001-02
Après quelques années d'expansion normales, même meilleures que beaucoup de clubs d'expansion, les Mighty Ducks ont continué à se développer et ont accédé aux séries pour la première fois en 1996-97. Menés par un duo excitant composé de Paul Kariya et Teemu Selanne, les Ducks semblaient bien enlignés vers la gloire. Cependant, les saisons suivantes furent décevantes pour tout le monde, dont Kariya qui manqua beaucoup de matchs dû à plusieurs blessures et une dispute contractuelle en 1997-98. 

Les Ducks ne firent les séries qu'une seule fois entre 1997-98 et 2001-02, et ce ne fut qu'une sortie rapide en première ronde au printemps 1999, saison où les fans eurent tout de même du bon hockey à se mettre sous la dent avec une saison de 100+ points chacun pour le duo Selanne/Kariya. 

Les deux joueurs regressèrent toutefois à des saisons de 80 points la saison suivante et on commença à sentir la lassitude s'installer à Anaheim où les assistances diminuèrent. Le bas-fond fut atteint en mars 2001 lorsque le directeur général Pierre Gauthier échangea le populaire Selanne à ses rivaux de division, les Sharks. Les fans n'ont jamais pardonné cet affront à Gauthier, qui avait promis de ne pas l'échanger, et il fut finalement limogé après la saison 2001-02, saison où les Ducks attirèrent le moins de spectateurs dans leur histoire, soit une moyenne de 12 000 par match.


Joueur emblématique de cette période: Jeff Friesen 
Celui obtenu en retour de Selanne, il a eu énormément de difficulté à remplacer son prédécesseur sur la première ligne et dans le coeur des fans. Et après une saison moyenne de seulement 43 points en 2001-02, il fut échangé aux Devils en compagnie d'Oleg Tverdovsky en retour de Petr Sykora, Mike Commodore et autres joueurs au travers de tout ça. Friesen revint ensuite hanter les Ducks lors de la finale de 2003, marquant notamment 2 buts lors du 7e match décisif, ce qui fit définitivement de lui l'un des plus mal-aimés des ex-Ducks.

Années de gloire: 2002-03 à 2010-11 / 2012-13 à 2016-17
Une fois Pierre Gauthier parti (spoiler: on réentendra ça une ou deux autres fois ailleurs), les Mighty Ducks, et ensuite seulement Ducks, sont devenus une équipe phare des années 2000. La sauce a commencé à lever dès leur saison surprise en 2002-03 où après trois ans sans faire les séries, le nouvel entraineur Mike Babcock (dans le temps qu'il devait être encore semi-gentil) mena l'équipe à sa première saison de 40 victoires et la finale contre les Devils dans une cause perdante. On assista alors à l'émergence de Jean-Sébastien Giguère comme gardien dominant.

Cela prendra ensuite quelques saisons à bien remettre tout en place, dont le départ de Kariya, le bref séjour de Sergei Fedorov et une petite saison hors des séries en 2003-04. Mais après de grosses acquisitions du nouveau DG Brian Burke (Scott Niedermayer, Chris Pronger, François Beauchemin), des choix au repêchages et des signatures judicieuses (Corey Perry, Ryan Getzlaf, Chris Kunitz) et surtout le retour d'exil de Selanne, les Ducks devinrent des brutes et connurent leur apogée en 2006-07 avec une victoire sans équivoque de la Coupe Stanley contre les Sénateurs, un parcours où ils ne perdirent que 5 matchs durant l'ensemble des 4 rondes.

 


Cette ère des Ducks, qu'on pourrait surnommer l'ère Randy Carlyle, dura jusqu'en 2010-11 et l'équipe connut 6 saisons de 40+ victoires durant cette période. L'équipe glissa en 2009-10 avec une exclusion des séries, mais se reprit l'année suivante avec 47 victoires et un trophée Hart et Maurice Richard pour Corey Perry.

Après un léger «reset» autour de 2012, les Ducks redevinrent compétitifs sous les ordres de Bruce Boudreau et malgré qu'ils ne sont jamais retourné en finale, les Ducks connurent leurs meilleures fiches à vie au milieu des années 2010 avec deux saisons de 54 et 51 victoires respectivement en 2013-14 et 2014-15. Durant cette deuxième partie de leur âge d'or, les Ducks se rendirent deux fois en finale de conférence.

Joueur(s) emblématiques de cette période: Chris Pronger/Scott Niedermayer


Ouf. J'avais comme pas le choix d'en prendre deux quand tu as deux défenseurs membres du temple à ta disposition. Non mais quel duo. Ils se succédèrent d'ailleurs comme capitaines. J'aurais pu aussi mettre Giguère ou même Getzlaf, Perry ou Selanne. Tant de choix tellement cette période fut glorieuse et diversifiée pour les Ducks. Mais Pronger et Niedermayer représentaient réellement à quel point cette équipe de 2006-07 était redoutable et à prendre au sérieux. Pronger était définitivement la pièce manquante au casse-tête, alors qu'il jouait avec les Oilers lorsque ces derniers avaient éliminé les Ducks en finale de conférence au printemps 2006. Quant à lui, Niedermayer eut un impact immédiat au niveau du leadership et connut même ses meilleures saisons offensives à Anaheim.

Années de misère: 2018-19 à maintenant
Un retour de Carlyle derrière le banc en 2016-17 n'a pas été très fructueux et les Ducks sont misérables et médiocres depuis, surtout par l'inaction et attitude crasse du DG Bob Murray qu'on a même désigné comme pire DG ici en 2021.

Leur dernière participation aux séries remonte à 2018, donc un record de franchise de 5 saisons consécutives (et probablement plus) sans y participer. Donc selon moi les partisans des Ducks vivent actuellement leurs pires moments. Pire que quand Selanne est parti (au moins ils leur restait Kariya). Leur fiche de l'an passée (23-47-0-9) est la pire de leur histoire avec leur pire pourcentage de victoire (.354). Même les premiers Mighty Ducks de 1994, avec Troy Loney, Bob Corkum et Terry Yake étaient meilleurs (33-46-5).


Murray a finalement démissionné en novembre 2021, suite en grande partie à des allégations d'abus verbaux envers les employés et les joueurs. C'est désormais Pat Verbeek, un de mes joueurs cultes qui est en poste comme DG et on lui souhaite bonne chance parce qu'à date, à part des jeux de la semaine de la part de Trevor Zegras, c'est «quackement» poche.

Joueur emblématique de cette période: John Gibson
On retrouve beaucoup de Ducks parmi nos récents récipiendaires de trophées LVEUP, surtout le pauvre Gibson, triple lauréat du trophée Gary «Suitcase» Smith. À moment donné faudrait bien trouver un autre goaler...

Ce sera tout pour ce premier tome, le prochain dans l'ordre alphabétique: Arizona. Oh boy que j'ai du pain sur la planche dans la colonne années décennies de misères...

mardi 19 septembre 2023

Pavel Trnka ou Petr Tenkrat?



C'est le moment de passer à un autre sondage on ne peut plus pertinent. Lorsque je jouais à NHL circa édition 2001/2002/2003, j'aimais bien me procurer de ces joueurs aux noms de famille étranges et plein de konsonnes fascinantes. Plusieurs de ces acquisitions de l'époque font d'ailleurs partie des joueurs de notre série «Joueurs oubliés des 90's» comme Oleg Tverdovsky, Tony Hrkac ou Sergei Krivokrasov. D'ailleurs, par un magnifique (ou magnifik) hasard, ces trois derniers ont joué avec les Mighty Ducks d'Anaheim, également l'équipe d'origine des deux joueurs d'aujourd'hui; Pavel Trnka et Petr Tenkrat.

J'ai souvent eu de la difficulté à différencier ces deux joueurs obscurs, et ce même s'ils n'évoluaient pas à la même position. Le temps est donc venu de les analyser en profondeur et ensuite, de votre côté, de voter pour votre préféré. Allons-y donc.

Pavel Trnka est né le 27 juillet 1976 à Plzeň (Pilsen en français) en Tchéquie. Défenseur purement défensif de 6'-2" et 200 livres, il débuta à 19 ans avec le club local, le HC Plzen, en première division tchèque en 1993-94, en plus d'aider l'équipe tchèque des U18 à remporter le bronze aux championnats junior. Malgré de maigres statistiques (1 passe en 12 matchs), il attira assez l'attention pour se faire repêcher par les Mighty Ducks en 5e ronde (106e au total) du repêchage de 1994.


Après une dernière saison dans la ligue tchèque, il traversa l'Atlantique pour la saison 1995-96. Il fit bonne impression au camp des Ducks, mais ces derniers croyaient qu'il serait mieux pour lui de faire son bout de chemin dans les mineures. Il joua donc deux saisons complètes avec les Bandits de Baltimore de la AHL, et ce n'est qu'en 1997-98 qu'il joua finalement un premier match à Anaheim.

Après cette première saison partagée entre Anaheim et le club-école, Trnka fit l'équipe à temps plein en 98-99 et joua 4 saisons complètes avec l'équipe, enregistrant son sommet en carrière en 99-00 avec 2 buts et 15 passes pour 17 points. Il signa ensuite un nouveau contrat avec l'équipe durant l'été 2002. 

Mais durant la saison suivante, les Panthers de la Floride durent procéder à une vente de feu pour se débarrasser de salaires encombrants. C'était le cas du défenseur Sandis Ozolinsh qui se fit échanger aux Ducks le matin du match des étoiles de 2003. En plus d'Ozolinsh, les Ducks mirent la main sur un autre défenseur du nom de Lance Ward. En retour, les Panthers mirent la main sur le plus abordable Trnka, en plus d'un jeune Matt Cullen et un choix de 4e ronde en 2003 (Jay Pemberton).


Trnka termina donc la saison 02-03 avec les Panthers. Il y joua une autre saison  en 2003-04 durant laquelle il amassa 3 buts et 13 passes pour 16 points, soit sa 2e meilleure saison au niveau offensif. Les Panthers le libérèrent toutefois durant l'été 2004 et le lock-out imminent signifia la fin du parcours de Trnka dans la LNH.

Il profita alors de l'occasion pour retourner au bercail avec le HC Pilsen où il fut éventuellement nommé capitaine en 2005-06. Il fut également prêté quelques matchs à différents clubs suédois pour les séries. Il termina ensuite sa carrière en 2012 après 5 saisons passées avec le HC Vitkovice. Depuis sa retraite, il est demeuré au sein du HC Vitkovice comme assistant-entraîneur ou entraîneur-chef des niveaux junior de l'équipe.

En 411 matchs dans la LNH, la fiche de Pavel Trnka fut de 14 buts et 63 passes pour 77 points.
En 366 matchs dans la ligue tchèque, sa fiche fut de 23 buts et 52 passes pour 75 points.


Également né en Tchéquie, pour sa part le 31 mai 1977 dans la ville de Děčín, l'attaquant Petr Tenkrát débuta comme professionnel avec le HC Kladno durant la saison 1994-95, où il eu brièvement Trnka comme coéquipier. Ailier droit de 5'-11" et 182 livres, il joua 5 saisons à Kladno, soit jusqu'en 1999 suite à quoi il fut également repêché par les Mighty Ducks, en 8e ronde avec le 230e choix au total.

Il joua ensuite une saison en Suède avant de faire le saut en Amérique pour la saison 2000-01 qu'il partagea entre Anaheim et le club-école à Cincinnati.

La première saison de Tenkrat dans la LNH fut somme toute sans histoire, alors qu'il obtint un simple 5 buts et 9 passes en 46 matchs. Toutefois, les astres s'alignèrent magnifiquement lors de son premier but dans la LNH, le 15 décembre 2000 dans un match contre les Rangers...

But de Tenkrat, sur des passes de Hrkac et Trnka. Avouez que la vie peut parfois être magique...

Malheureusement pour Tenkrat et les Ducks, le reste de l'histoire de fut pas aussi féérique. Après 9 matchs sans point au début de la saison 2001-02, les Ducks échangèrent Tenkrat aux Predators de Nashville en retour de l'ancien espoir du CH Patric Kjellberg. 

Les choses semblèrent se replacer tranquillement pour Tenkrat à Nashville. Il obtint même un tour du chapeau contre les Blackhawks. Mais il manqua de constance et au final il termina cette saison 2001-02 avec une fiche de seulement 8 buts et 16 passes en 67 matchs. 

On commença ensuite à se passer Tenkrat comme une patate chaude. Refusant un contrat à deux volets des Predators, il fut placé au ballottage en octobre 2002 et réclamé par les Panthers qui l'envoyèrent le même jour aux Blue Jackets en retour de Mathieu Biron. Les Blue Jackets n'avaient également qu'un contrat à deux volets à lui offrir et il préféra plutôt s'exiler en Suède pour la saison 2002-03 avec le club Oulun Kärpät où il retrouva ses repères offensifs en plus de gagner deux championnats en 2004 et 2005.

Entretemps, ses droits dans la LNH étaient désormais propriété des Maple Leafs, qui le réclamèrent au ballottage en octobre 2003. Eux aussi ne lui offraient que cet éternel contrat à deux volets et décidèrent finalement de l'échanger aux Bruins en juin 2006 en retour d'un choix de 7e ronde. Il trouva enfin chez les Bruins une offre à un seul volet et il parvint ainsi à refaire surface dans la LNH pour la saison 2006-07. Il obtint 9 but et 5 passes en 64 matchs durant cette seule saison comme joueur de soutien avec Boston, sa dernière dans la LNH.


Il retourna en Europe en 2007-08 et se promena annuellement entre la Tchéquie, la Suède et la Finlande, effectuant au passage des retours à Kladno de temps en temps, et retrouva parfois Trnka sur son chemin comme adversaire et jamais plus comme coéquipier. Il se retira finalement du jeu en 2017.

En 177 matchs dans la LNH, la fiche de Petr Tenkrat fut de 22 buts et 30 passes pour 52 points.
Sa fiche globale combinée en Suède, Finlande, Russie et Tchéquie fut de 302 buts et 285 passes pour 587 points en 914 matchs.


Il est donc temps pour vous de voter pour votre préféré. Trnka ou Tenkrat?



Sources:
Panthers ship Ozolinsh to Ducks, CBC, 30 janvier 2003
Tenkrat gets revenge on Leafs ... sort of, The Globe and Mail, 28 novembre 2006