Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est Bears. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bears. Afficher tous les articles

mardi 18 juin 2013

Dominic Roussel


Vous vous souvenez certainement, si vous avez plus ou moins mon âge, de cette époque creuse pour les Flyers, celle où cette équipe reconnue pour son excellence a ratée les séries éliminatoires durant 5 saisons d'affilée entre 1990 et 1994. C'était une période où les gardiens de l'équipe se sont succédés alors que le gardien numéro un de l'équipe, le légendaire (pour les zigotos comme moi) Ron Hextall, était plutôt sur une pente descendante. C'est à cette période qu'on commença à parler d'un "curse" sur les gardiens des Flyers ayant suivi la mort du grand Pelle Lindbergh en 1985. Par contre, pour ce qui est de Roussel, ce n'est pas nécessairement ses prouesses ou un fantôme qui le jeta hors de Philadelphie…

Dominic Roussel est né en 1970 à Hull. Alors qu'il évoluait pour les Draveurs de Trois-Rivières, il fut repêché en troisième ronde, 62e au total, en 1988. Après avoir passé la majeure partie des deux saisons suivantes avec l'autre équipe de la Mauricie, les Cataractes de Shawinigan, Roussel débuta sa carrière professionnelle avec le club école des Flyers, les légendaires Bears de Hershey, lors de la saison 1990-91. Il entreprit alors un cheminement qui s'avérait, à l'époque, assez complexe, Ron Hextall étant alors au sommet de sa carrière et ce, malgré les insuccès de l'équipe… En bon élève, Roussel gravit tous les échelons en s'appliquant avec la ténacité d'un bon élève jusqu'à atteindre, lors de la saison 1993-94, soit l'année après le départ de Ron Hextall, le poste de gardien partant chez les Flyers. Durant cette saison, sa performance avec une fiche de 29-20-5 lors de 60 matchs ne permit pas aux Flyers de faire enfin les séries, mais pointa vers une bonne direction pour les saisons suivantes…

Cette série Parkhurst avait décidément un léger abus de candidats au Trophée Calder…

Par contre pour Dominic Roussel, c'est ici que son histoire ressemble étrangement à celle d'Audrey De Montigny, sauf qu'il ne termina pas agent immobilier…

Fort de ses succès en 1993-94, le père de Roussel s'improvisa comme gérant du jeune gardien, remplaçant du même coup son agent, l'ancien goon devenu ange de la paix et de l'amour, le seul et unique Gilles Lupien. Jugeant que son rejeton était dorénavant un gardien de haut niveau, il fit un Jerry McGuire de lui et dit aux Flyers "SHOW ME THE MONEY !" Un des problèmes avec cette chose, c'est que les astres étaient plus que mal alignées pour exiger plus, ne serait-ce que non seulement le fort populaire Ron Hextall était de retour après son exil Québéco-New Yorkais, mais parce qu'André Roussel demandait un plus gros salaire pour son rejeton que le célèbre cerbère… Pis encore, afin de faire valoir son point, Roussel, probablement encouragé par son père, ne se rapporta pas au camp d'entraînement de la courte saison 1994-95, exigeant un plus haut salaire. Cette grève fit en sorte de parachuter Ron Hextall au poste de premier gardien et de mettre Dominic Roussel dans la liste des joueurs indésirables de la NHL. 

Apparemment, André Roussel, qui alors avait quitté son boulot pour s'occuper à temps plein de la carrière de son fils, voulait faire passer le salaire de 400 000$ à 900 000$. C'était quand même dans son intérêt lui qui allait dorénavant vivre d'un pourcentage du salaire de son fils. Ne voulant donner une augmentation de salaire de 125% à un gardien qui allait avoir le rôle de second violon, les Flyers s'entendirent avec le clan Roussel pour la somme de 600 000$.

La carrière de Roussel prit une pente descendante qui le chassa petit à petit de la NHL. Après un maigre 19 matchs lors de cette saison, Roussel n'en garda que 9 matchs lors de la saison 1995-96, passant une bonne partie de la saison avec les Bears de Hershey. Le 27 février 1996, Roussel fut échangé aux Jets de Winnipeg en retour de Tim Cheveldae et du choix de troisième ronde des Jets de 1996 qui servit à repêcher le seul et unique Chester Gallant! Étrangement, après avoir passé la fin de la saison finale des Jets dans la ville la plus violente au Canada, Roussel signa à nouveau avec les Flyers à titre d'agent libre. Après une saison passée dans les ligues mineures avec les nouveaux Phantoms de Philadelphie, Roussel coupa les ponts avec son père à titre d'agent et prit le chemin de l'équipe nationale Canadienne pour la majeure partie de la saison 1997-98 afin d'attirer l'attention des équipes de la NHL. Il joua également quelques matchs avec une équipe allemande lors de cette saison.


Après une superbe saison avec l'équipe nationale Canadienne, Roussel attira effectivement l'attention des équipes de la NHL. Les Flyers le cédèrent aux nouveaux Predators de Nashville en retour d'un choix de 7e ronde qui devint le grand Cam Ondrik. Quelques mois plus tard, les Predators le cédèrent contre Chris Mason et Marc Moro aux Mighty Ducks d'Anaheim dans un échange qui sera toutefois à long terme à l'avantage des Preds. Par contre, avec les Ducks, Roussel s'acquitta du rôle de gardien auxiliaire au numéro un Guy Hebert et se refit alors un nom parmi les gardiens réguliers de la NHL.


Après trois saisons avec les Ducks, il fut soumit au ballottage en janvier 2001 et fut réclamé par les Oilers d'Edmonton avec qui il fit ses 8 dernières apparitions dans la NHL. Sans emploi la saison suivante outre un court passage avec les Rapides de Lasalle dans le semi-pro, il termina sa carrière semée d’embûches et de relatifs succès avec les Lions de Frankfurt dans la ligue allemande la saison suivante.

De nos jours, il est propriétaire de sa propre école de gardien de but, l'"École de hockey Dominic Roussel".

dimanche 11 septembre 2011

Garnet "Ace" Bailey




Je crois qu'il n'aura pas de meilleure journée pour parler de Garnet "Ace" Bailey et je ne serai certainement pas le seul... Vous me pardonnerez pour une fois d'être un "suiveux"... Cet ancien joueur est décédé le 11 septembre 2001 alors qu'il prenait place dans le vol 175 qui alla s'écraser sur la tour sud du World Trade Center.

En tant que joueur, Ace Bailey a également la distinction d'avoir évolué certaines des équipes les plus puissantes de l'histoire du hockey ainsi que pour les pires, donnant à chaque fois le meilleur de lui-même...

Garnett Bailey est né en 1948 en Saskatchewan. C'est avec les Oil Kings d'Edmonton qu'il fit son junior entre 1964 et 1967. En 1966, il fut repêché par les Bruins au troisième tour, treizième au total. (On avait pas les repêchage qu'on a de nos jours.) Bailey avait contribué lors des deux derniers printemps (1965 et 1966) à mener son équipe à la finale de la Coupe Memorial, remportant ce précieux trophée en 1966. Après une saison de plus en 1966-67 avec les Oil Kings, Bailey fit le saut dans le hockey professionnel lors de la saison 1967-68, années de l'expansion, avec les Blazers d'Oklahoma City de la Central Hockey League, club-école des Bruins.
Lors de la saison suivante en 1968-69, Bailey fut envoyé aux Bears de Hershey de l'AHL. Ce fut lors de cette saison que son talent explosif à l'attaque fut non seulement remarqué mais récompensé par une place temporaire avec les Bruins. Il devint ainsi le second Ace Bailey à avoir évolué dans la NHL. Le premier fut bien sûr cette vedette des années 20 et 30 des Maple Leafs dont la carrière fut écourtée dramatiquement par un coup salaud du légendaire Eddie Shore en 1933. C'est d'ailleurs afin de ramasser des fonds pour aider Ace Bailey des Leafs que fut tenu le premier match des étoiles de la NHL en 1934. Mais bien que j'ai déjà lu des sites pas trop "scientifiques" qui disaient le contraire, Garnet Bailey n'avait aucun lien de parenté immédiat avec l'autre Ace Bailey des Leafs d'antan. Il n'avait également aucun lien avant Blaze Bayley, le très mauvais chanteur d'Iron Maiden des années 90 qui remplaça Bruce Dickinson d'une très médiocre manière, leur nom ne s'écrit d'ailleurs pas pareil...

(Si vous voulez plus d'informations sur l'autre Ace Bailey, j'ai écrit une Chronique Vintage à cet effet en novembre 2010.)

Si Bailey (Garnet) n'a donc joué que 8 matchs lors de la saison 1968-69 avec les Bruins, il connut se joint à temps plein à l'équipe la saison suivante. J'ai également oublié de mentionner que Bailey fit partie de l'édition 1969 des Bears de Hershey quiu mit la main sur la Coupe Calder lors de cette saison. Il montra donc qu'il était de la trempe des champions et il ne manquait que la Coupe Stanley à son tableau...

L'équipe des Bruins de 1969-70 était alors une redoutable machine qui semblait destinée à remporter coupes sur coupes avec les Bobby Orr, Phil Esposito, Ken Hodge, Johnny Bucyk et Derek Sanderson. Un jour Phil Esposito affirma que si l'équipe n'avait pas été autant "sur la go", ils auraient peut-être eu plus de succès, mais cette redoutable brigade de nounours du début des années 70 a quand même remporté la Coupe Stanley à 2 reprises. (T'as compris le message, Brad Marchand?) Durant la saison 1969-70, Garnet Bailey fut confiné à un rôle de soutient et bien qu'il récolta un respectable 22 points en 58 matchs, il ne disputa aucun match avec les Bruins lors des séries éliminatoire, si bien que son nom ne figure pas sur la Coupe Stanley... Ce ne sera par contre pas la seule fois qu'il sera oublié...

Lors de la saison suivante, en 1970-71, les Bruins étaient l'équipe à battre. Ils battirent de nombreux records d'équipe et individuels, Bobby Orr était une comète sur la glace, 4 joueurs de l'équipe terminèrent 4 premiers au classement des marqueurs de la NHL et comme prévu, les Bruins se firent battre par les Canadiens en série éliminatoire. Pour sa part, Bailey fut encore une fois utilisé sporadiquement au point tel qu'il connut un voyage à Oklahoma City où il joua quelques matchs avec les Blazers. La saison suivante par contre, son jeu s'éleva d'un cran et Bailey connut un plus gros rôle au sein de l'équipe, prenant une part active à la conquête de la Coupe Stanley de 1972 des Bruins. Cette fois, son nom allait être sur la Coupe...

Cette conquête de la Coupe Stanley fut par contre la dernière apparition de Bailey dans les séries éliminatoires des la NHL. Lors de la saison suivante, en 1972-73, il fut échangé aux Red Wings au beau milieu de la saison. Il faut dire que les Red Wings étaient une équipe dans les années 70 qui faisait assez pitié, rien `voir avec la puissance des années 50 et celle que l'on connaît de nos jours. L'équipe était mal gérée et faisait de la cave.

Au milieu de la saison suivante, en 1973-74, il fut cédé à une équipe qui en arrachait tout autant, les Blues de St-Louis. Ces derniers lui réservèrent le même sort lors de la saison auivante en l'envoyant cette fois à LA pire équipe de la NHL et probablement de l'histoire du hockey, les Capitals de Washington. J'aime souvent mentionner à quel point les Capitals de Washington étaient une équipe médiocre non seulement lors de leur première saison, mais durant presque leur première décennie. Bailey essaya d'apporter tant bien que mal une sorte de leadership à cette jeune et mauvaise équipe mais sans trop de succès. Après 4 saisons avec l'équipe et ne pouvant trouver meilleur adresse dans la NHL, Bailey prit le chemin de la WHA avec l'équipe qui l'avait repêché en 1972 lors du repêchage de fondation de la ligue, les Oilers d'Edmonton.

Bailey disputa une dernière saison dans le "hockey majeur" lors de la saison 1978-79. Il était alors en terrain connu, lui qui avait fait une très remarquée carrière junior dans la capitale de l'Alberta. C'est d'ailleurs son passé de star des Oil Kings qui intéressa à priori les Oilers en 1972. Lors de cette saison, Bailey eut la chance d'évoluer sur un trio avec un jeune joueur de 17 ans nommé Wayne Gretzky.

La saison suivante, après quelques matchs avec les Appolos de Houston, club-école des Oilers, Bailey se retira du jeu. Il devint par la suite entraîneur de l'équipe et se retira quelque temps plus tard en 1981 pour devenir dépisteur au niveau professionnel des Oilers., poste qu'il occupera jusqu'en 1994 Il fit donc parti du staff des Oilers lors de la dynastie de l'équipe, aidant à développer l'une des plus redoutable équipe de tous les temps. Bien qu'il ait reçut des bagues de la Coupe Stanley pour les 5 conquêtes des Oilers, son nom ne figurera sur la Coupe Stanley que pour les conquêtes de 1985, 1987 et 1990 à titre de dépisteur.

Au moment de son décès le 11 septembre 2001, Bailey était directeur du dépistage professionnel pour les Kings de Los Angeles. Alors qu'il demeurait au Massachusetts il prit le vol 175 entre Boston et Los Angeles pour retourner au boulot quand la tragédie dont nous connaissons tous eut lieu... Il était en compagnie d'un autre dépisteur de l'équipe nommé Mark Bavis.

Afin de rendre hommage à leur employé décédé dans la tragédie, les Kings portèrent une patch avec les lettres AM sur leur chandail. Ils nommèrent également leur nouvelle mascotte Bailey. Sa famille mit également sur pied une fondation à son nom afin de venir en aide aux enfants hospitalisés...

Ancien joueur des Bruins, Ace Bailey est mentionné dans la chanson Your Spirit's Alive de Dropkck Murphy's :

mardi 15 juin 2010

Les Bears de Hershey, doubles champions de l'AHL




Les Bears de Hershey ont officiellement terminé la saison de hockey professionnelle 2009-10 hier au soir en remportant 4 à 0 le sixième match de la série qui les opposaient aux Stars du Texas, équipe qui a éliminée les Bulldogs d'Hamilton en demi-finale. Le club-école des Capitals a ainsi remporté la Coupe Calder pour une seconde saison de suite. La septième plus vieille équipe de hockey professionnelle d'Amérique du Nord (fondée en 1932 et évoluant dans l'AHL depuis 1938) a amélioré son propre record du plus de Coupe Calder remporté qu'ils ont battu l'an dernier lors qu'il a remporté la Coupe Calder en défaisant le Moose du Manitoba à Winnipeg. Cette fois, cette véritable institution du hockey professionnel mineur nord-américain a remporté à domicile le deuxième trophée en importance en Amérique du Nord... La dernière fois que les Bears remportèrent le trophée devant leur fans, c'était il y a exactement 30 ans, en 1980... Ils ont remporté le championnat de l'AHL à 4 reprises entre temps, toutes les fois à l'étranger... Donc les fans devaient être assez enjoués de voir leur équipe remporter le championnat dans la ville qui sent le chocolat. (C'est vrai!)

À noter que le vétéran Keith Aucoin a remporté le Les Cunningham Award, trophée remis au meilleur joueur des séries éliminatoires...

Avec deux championnats d'affiliés, il est encore une fois très songé de penser que les Capitals de Washington ont de la profondeur dans leur organisation...



Et comme la saison de toutes les ligues professionnelles en Amérique du Nord sont terminées, voici la liste des champions de toutes les ligues :

Niveau supérieur :
NHL - Blackhawks de Chicago

Rangs inférieurs :
Niveau Élevé (équivalent AAA)
AHL - Bears de Hershey (Filiale des Capitals de Washington - Deuxième championnat consécutif, onzième de leur histoire.)

Niveau inférieur intermédiaire (équivalent AA)
ECHL - Cyclones de Cincinnati (Filiale du Canadien de Montréal et des Predators de Nashville - deuxième championnat en 3 ans)
CHL (Central Hockey League) - Rush de Rapid City (Premier championnat - l'équipe n'existe que depuis seulement deux ans et en passant, Rapid City c'est dans le Dakota du Sud, pas très loin du Mont Rushmore. Cette équipe n'est pas affiliée)
IHL - Komets de Fort Wayne (La huitième plus vieille équipe de hockey en Amérique du Nord (fondée en 1952) a remporté pour la troisième année d'affilée la Coupe Turner remis au champion de l'International Hockey League pour un total en tout de 7.)

À noter que l'an prochain, la CHL et la IHL fusionneront l'an prochain, ça fera peut-être de la compétition pour les vénérables Komets de Fort Wayne

Niveau inférieur (équivalent A)
AAHL (All American Hockey League) - IceMen d'Evansville (Ça c'est en Indiana)
SPHL
(Southern Professional Hockey League) - Havoc de Huntsville (Premier championnat. En passant, Huntsville c'est en Alabama. Ça doit être sophistiqué comme hockey! Remarquez sur le vidéo que l'aréna est pleine à craquer...)




Huntsville Havoc SPHL Champions from Brett Haas on Vimeo.

lundi 8 février 2010

Larry "The Rock" Zeidel

J'imagine que ça vous est tous arrivé, ça m'est arrivé récemment et ça arrive dans les meilleures famille... Vous n'avez pas ou plus de job, peu importe la raison, et suite à ça vous sautez sur votre ordinateur et vous travaillez fort pour concocter le plus beau CV que vous pouvez avec en tête l'idée de vous dénicher non seulement un nouveau boulot, mais celui que vous voulez depuis longtemps... C'est long, c'est plate, le résultat n'est pas nécessairement automatique, mais bon, c'est comme un passage obligé... Dites-vous que c'est même arrivé à un joueur de hockey très robuste nommé Larry Zeidel...

Larry Zeidel est né en 1928 à Montréal au sein d'une famille juive. Après avoir passé plusieurs saisons à la fin des années 40 et du début des années 50 avec différentes équipes au sein de différents circuits mineurs dont les As de Québec de la ligue de hockey senior du Québec où il développa un style de hockey très robuste et violent, notamment en utilisant son bâton pas seulement pour manier des rondelles, Zeidel fit ses débuts dans la NHL avec les Red Wings de Detroit en 1951-52. Le timing était très bon, lui qui arriva avec l'une des plus puissantes équipes de l'histoire de la NHL, les Red Wings du début des années 50 qui terminèrent 7 saisons consécutives au sommet en saison régulière et qui remportèrent la Coupe Stanley à quatre de ces mêmes saisons, soit de 1948-49 à 1954-55. Zeidel arriva lors de la plus spectaculaires de ces saisons, soit celle où les Red Wings remportèrent la Coupe Stanley sans perdre de matchs. La symbolique de la pieuvre vient d'ailleurs de ces séries éliminatoires de 1952 où les Wings remportèrent 8 matchs de suite et où Terry Sawchuk n'accorda que 5 buts en 8 matchs afin de remporter les honneurs. Huit victoires, huit pattes... Pour sa part, Zeidel joua 19 matchs en saison et 5 matchs en séries éliminatoires pour retrouver son nom sur la Coupe Stanley lors de sa première saison dans la NHL.

Le passage de Zeidel auprès de l'équipe la plus puissante de son époque fut toutefois brève. Le défenseur montréalais revint avec les Red Wings la saison suivante pour une courte période, ne jouant que seulement 9 matchs avec les Red Wings et passant la majeure partie de la saison 1952-53 avec les Flyers d'Edmonton de la WHL. Il fut cédé la saison suivante aux Black Hawks de Chicago pour des compensations financières. Il passa la saison suivante avec cette équipe de fond de classement, jouant 64 matchs au sein del'équipe de la Ville des Vents. Cette saison 1953-54 sera la dernière de Zeidel dans la NHL durant l'ère des six équipes. Il fut cédé à nouveau la saison suivante aux Flyers d'Edmonton avec qui il évolua avant d'être cédé la saison suivante aux Bears de Hershey de l'AHL. Zeidel passa les huit saisons suivante à la ligne bleue des Bears, aidant notamment cette équipe à remporter la Coupe Calder lors de deux saisons consécutives en 1957 et 1958. Il fut cédé en 1963 aux Totems de Seattle de la WHL avant de passer aux Barons de Cleveland de l'AHL où il retrouva un ancien coéquipier des Red Wings de 1951-52 maintenant devenu joueur-entraîneur de l'équipe, Fred Glover. C'est avec la légendaire équipe de Cleveland que Zeidel connut sa troisième conquête de la Coupe Calder en 1964. Après un autre passage à Seattle la saison suivante, Zeidel retourna encore quelques saisons avec les Barons.

Nous sommes donc en 1967, la NHL vient de doubler son nombre d'équipes et le chemin est dorénavant ouvert pour des vétérans des ligues mineures professionnelles afin de jouer d'une manière régulière dans la NHL. Pour Zeidel, cela représentait la chance de retourner dans la NHL après 14 ans à évoluer dans les ligues mineures et il décida de faire cela en grand. Il investit une centaine de dollars de sa poche afin d'envoyer un curriculum vitae sur papier glacé à chacune des 6 nouvelles équipes afin de proposer ses services. La plupart des équipes firent la même chose que la plupart des employeurs font quand vous leurs envoyez un CV même si vous avez travaillé fort dessus, il le mirent à la poubelle (en fait, de nos jours ils le mettent dans la corbeille de leur courriels ou dans le bac de recyclage, les temps changent). Mais le directeur général des nouveaux Flyers de Philadelphie, Keith Allen, décida de donner un essai au vétéran. Zeidel n'eut aucune difficulté à se tailler une place au sein de la formation et signa avec les Flyers son premier contrat de la NHL depuis 14 ans à l'âge de 39 ans.

Au sein de cette jeune équipe, l'expérience de Zeidel fut d'une grande utilité et l'équipe se hissa en tête de classement de la section ouest de la NHL, section comprise de nouvelles équipes, avant de se faire éliminer au premier tour par les Blues de St-Louis. Zeidel aurait apparemment connut durant cette saison une très violente bataille à coups de bâton avec Eddie Shack des Bruins de Boston. Il revint à la saison 1968-69 avec les Flyers avec qui il joua quelques matchs avant de prendre définitivement sa retraite en tant que joueur de la NHL...

Larry fut avant tout connu pour être un des joueurs les plus salauds sur glace de son époque, utilisant son bâton, sa parole et ses épaules pour imposer sa loi sur la glace... On le nomma d'ailleurs "the fastest stick in the Midwest" à une certaine époque. En opposition à ses performances sur glace, il fut apparemment un gentleman en dehors de la glace...




vendredi 25 septembre 2009

Jeannot Gilbert


Chaque petit bout de pays au Canada possède ses héros locaux, ceux qui viennent d'où ils viennent et qui ont réussi dans le monde du hockey. Si vous ne le saviez pas, je suis né à La Baie au Saguenay. Le grand héros local est sans aucun doute Jean-Claude Tremblay. Il est selon moi le plus grand joueur oublié de tous les temps... Ce n'est pas par chauvinisme que je pense ça, parlez-en à tout le monde qui l'ont vu joué ou qui ont joué avec lui et ils vous en parleront en long et en large. Mais un autre joueur digne de mention vient de la même ville et a même déjà été coéquipier avec Tremblay chez les Nordiques : Jeannot Gilbert.

Ville de La Baie (maintenant un arrondissement de Saguenay) était une agglomération de 3 villes collées qui étaient grosso modo séparées par des rivières : Bagotville, Port-Alfred et Grande-Baie. Le tout fut fusionné en 1976 et nommé Ville de La Baie mais tout le monde utilisent encore les anciens termes pour nommée les endroits de la ville, même depuis la fusion avec Saguenay. Si Jean-Claude Tremblay venait de Bagotville, Jeannot Gilbert pour sa part provenait de Grande-Baie. Jean Elmourt Gilbert est donc né en 1940 dans ce qui s'appelait à l'époque Grande-Baie...

À l'époque des 6 équipes, ces dites 6 équipes possédaient un arsenal de clubs-écoles répartis à la grandeur de l'Amérique du Nord. Atteindre ne serait-ce que la Ligue américaine qui pour sa part comprenait environ 7-8 équipes était réservé aux meilleurs joueurs. Et les places au sein des 6 équipes étaient réservées à une élite qui eut en son temps à prouver au sein des systèmes de leur équipes respectives en attendant de l'équipe se libère. La plupart des joueurs avaient donc un très long parcours à suivre un peu partout en Amérique du Nord en voyageant dans des autobus un peu crados ou dans des vieux avions faiblard datant de la Seconde guerre mondiale avant de parvenir à des niveaux supérieurs.

C'est en 1959 qu'il entra dans le système de hockey junior des Bruins de Boston en se joignant aux Flyers de Barrie dans la ligue ontarienne. Il développa ses talents de marqueurs au sein de différentes organisations tels que les Fontenacs de Kingstons de la Eastern Professional Hockey League et les Comets de Clinton (centre de l'État de New York) de la Eastern Hockey League il eut droit à son premier essais avec les très faibles à l'époque Bruins de Boston à la saison 1962-63. Ce premier voyage dans la Grande Ligue s'avéra peu concluant. Gilbert ne joua que 5 matchs ne récoltant aucun point alors qu'avec les Kingston il récolta 87 points en 64 matchs.

Suite à la disparition de l'équipe de Kingston et de la ligue en générale, il passa la saison suivante (1963-64) aux sein des Bruins de Minneapolis de la Central Hockey League avec lesquels il empocha un bon 50 buts et 50 passes pour un total de 100 points, terminant au deuxième rang des marqueurs de la ligue derrière son futur coéquipier au sein des Nordiques Alain Caron. Il fut toutefois nommé meilleur joueur de la ligue. Suite à cette superbe saison avec le club-école des Bruins de la CHL, Gilbert fut invité à se joindre aux Reds de Providence de la Ligue américaine pour la saison 1964-65. C'est lors de cette saison que Gilbert connut son dernier voyage à Boston, jouant 4 matchs avec les Bruins où il récolta une seule passe. Ça sera le seul point qu'il récolta dans la NHL. Il ne retournera jamais dans la NHL. À la saison 1965-66, Jeannot Gilbert se joignit aux Bears de Hershey avec qui il évoluera durant les 8 prochaines saisons.

En 1967, à l'instar de plusieurs autres joueurs croupissant dans les ligues mineures depuis des années attendant l'appel de la grande ligue, Gilbert fut réclamé par une équipe d'expansion. Ce sont les Penguins de Pittsburgh qui firent appel à ses services. Il se rendit au camp de l'équipe d'expansion mais décida de retourner avec les Bears de Hershey quelques jours avant le début de la saison. On raconte que c'est suite à un coup derrière la jambe en match d'exhibition que Gilbert décida de retourner dans la Ligue américaine. Il demanda au directeur général Jack Riley de le retourner à Hershey, endroit où il désirait jouer. Les Penguins l'échangèrent donc aux Bears en retour d'un autre routier, Gene Ubriaco. Ce dernier pour sa part a saisi sa chance avec les Penguins, marquant 18 buts à la saison 1967-68.

Jeannot Gilbert connut sa meilleure saison en carrière avec les Bears en 1968-69, remportant le trophée John B. Sollenberger remis au meilleur marqueur de la ligue. Après avoir amassé un total de 100 points en saison régulière, Gilbert aida son équipe à remporter la Coupe Calder au printemps de 1969. Gilbert passa encore 4 autres saisons à Hershey à briller offensivement avant de quitter la Pennsylvanie pour revenir terminer sa carrière au Québec. Sa production de 650 points dans la Ligue américaine fait de lui de nos jours le 28e meilleur marqueur de l'histoire du circuit. Il est également 22e de tous les temps au chapitre des passes avec 419.

C'est à la saison 1973-74 que Jeannot Gilbert fit le saut vers la WHA en devenant un Nordiques de Québec. Gilbert connut une très bonne première saison à Quebec, terminant deuxième marqueur de l'équipe derrière Serge Bernier avec 56 points dont 17 buts. Il termina sa carrière professionnelle la saison suivante alors que les Nordiques s'inclinèrent en finale de la ligue contre Gordie Howe et ses Aeros de Houston...










Voici un article datant de 1982 à propos de Jeannot Gilbert paru dans le feuillet paroissial saguenéen nommé le Progrès-Dimanche. Ceux qui viennent de BCT vont trouver cet article assez psychotronique... Brasserie 252, Galeries de La Baie...
___________________________________________________

Jeannot Gilbert
Et surtout... des souvenirs
Par Michel Lavoie
La Baie (ML) - Cela fait huit ans que Jeannot Gilbert a accroché ses patins "professionnels" au clou de la retraite. Huit ans déjà.
Il ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire en apportant la précision. "Les carrières sont courtes au hockey; si on pouvait jouer jusqu'à 60 ans...", me lance-t-il, encore à la blague, derrière le comptoir de la tabagie qu'il opère depuis maintenant trois ans au Galeries de La Baie.
De son aventure dans la jungle du hockey professionnel, il lui reste, aujoud'hui, un fonds de pension de la Ligue Américaine, de nombreux amis et tout un bagage de souvenirs.
Pour cause, puisque l'ami Jeannot en a bourlingué un coup, pris qu'il a souvent été entre deux valises. Il y a d'abord eu son séjour d'un an à Kingston dans la Ligue professionnelle de l'Ontario; puis son passge à Minneapolis dans la Ligue Centrale; ensuite son accession à la Ligue Américaine, tantôt à Providence et après à Hershey; enfin, la conclusion, deux ans à Québec avec les Nordiques de l'AMH.
Il retient particulièrement son association avec les Fleurdelisés et les succès rencontrés avec les Bears de Hershey.
"L'année où j'ai remporté le championnat des compteurs de la Ligue Américaine (1968-69) et où Hershey a remporté la Coupe Calder, et ma participation, avec les Nordiques, en 1973-74, à la finale de la Coupe Avco, représentent mes meilleurs souvenirs. Les Aeros de Houston nous avaient battus, mais ce fut quand même quelque chose, notamment de jouer contre les trois Howe", dit-il avec de l'éclat dans les yeux.
Avec les Bruins
Pour l'ensemble de sa carrière, il n'a joué qu'une vingtaine de parties dans la vraie Ligue Nationale, toutes avec les Bruins de Boston. Le circuit regroupait alors six clubs et ne graduait pas qui voulait.
"Les places étaient restreintes dans la Ligue nationale et plusieurs perdaient leur temps dans la Ligue Américaine. Les équipes de ce circuit valaient bien des équipes de la LNH d'aujourd'hui", se souvient Gilbert.
Il a eu sa chance malgré tout de faire son chemin dans une autre organisation que celle des Bruins. Repêché par les Penguins de Pittsburgh, lors de la première expansion de la Ligue Nationale, il n'a pu en venir à une entente contractuelle avec cette équipe qui l'a échangé aux Bears de Hershey.
"L'organisation des Penguins n'était pas la plus sérieuse et j'ai eu un litige avec le directeur-gérant. Je m'étais fait un peu arranger avec mon contrat et dans ce contexte, je n'étais pas fâché de retourner à Hershey où on était très bien traité", explique-t-il.
Aujourd'hui, il le regrette un peu. S'il avait plié, il aurait pu connaître quatre à cinq bonnes saisons dans la Ligue nationale.
S'il entretient un autre regret, c'est celui de ne pas avoir connu la Ligue nationale à 20 équipes et l'époque des salaires mirobolants. Par exemple, il aurait aimé endosser l'uniforme des Nordiques lorsqu'il était à son meilleur plutôt que sur le tard de sa carrière.
"C'était payant du moins ce l'était pour moi, de jouer au hockey pour ce temps-là parce que l'argent avait de la valeur, mais les salaires n'étaient quand même pas aussi fabuleux. J'ai bien vécu avec le hockey et c'est seulement de valeur que ca n'ait pas duré plus longtemps", mentionne-t-il.
Transition
La première année, la transition de hockeyeur actif à retraité lui a été difficile. Il s'est finalement fait à l'idée et aujourd'hui, à 41 ans, il a l'air pleinement heureux dans sa peau d'hommes d'affaires. Comme il le dit, le commerce est aussi dur qu'il l'était jadis de percer au hockey, mais il y trouve une grande satisfaction et le moyen de bien vivre en compagnie de sa femme Monique (Fortier) et de ses enfants, Richard (11 ans) et Marie-Hélène (5 ans).
Et puis le hockey continue d'avoir une place de choix dans ses loisirs. En plus de jouer à l'occasion pour l'équipe des Anciens Nordiques de Québec, il évolue régulièrement pour la "Brasserie 252" dans une Ligue intermédiaire de La Baie. Annuellement, il ne manque pas, non plus, de jouer dans plusieurs tournois régionaux.
"J'aime encore jouer au hockey et retrouver les gars. Ca te permet de relaxer et d'oublier tes petits soucis de tous les jours", avoue-t-il.
Le "bonhomme" tire encore très bien son bout.
Progrès-Dimanche, 7 Février 1982.