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samedi 21 février 2015

Dans les petits pots les meilleurs onguents




Y a-t-il un lien entre la taille d'un joueur et sa capacité à « la mettre dedans »?

Les données sur le sujet sont plutôt surprenantes.

De 1917 à 2014, des milliers de joueurs ont eu l'honneur de grafigner les patinoires de la LNH.  Des joueurs de toutes les tailles.

Le plus petit : Roy Worters, 5 pieds 3 pouces.  Gardien de buts des années 1920-1930, Worters peut se targuer d'avoir plusieurs faits d'armes à son actif.  En 1929, il devint le premier gardien à se mériter le trophée Hart.  Il fallut attendre Chuck Rayner, une vingtaine d'années plus tard pour voir un autre gardien rééditer l'exploit.  Il a également remporté le trophée Vézina en 1931.



Par contre, cet article porte sur les buts comptés selon la taille.  Afin de ne pas fausser les statistiques, les gardiens ont été exclus.

Le plus grand : Zdeno Chara (6 pieds 9 pouces).  Chara est surtout connu du public québécois pour avoir étampé le visage de Max Pacioretty sur un poteau du Centre Bell et n'avoir reçu aucun match de suspension.  Mais sa force physique lui aura permis d'accomplir d'autres exploits franchement plus honorables.  En effet, il détient le record du lancer frappé le plus puissant jamais enregistré : 175,5 km/h.  L'exploit a été officialisé lors du concours d'habiletés entourant le match des Étoiles en 2012.



Voici donc un aperçu du croisement entre la taille des joueurs et le nombre de buts par match.  J'ai également indiqué le meilleur buteur de sa catégorie avec la saison où il a accompli l'exploit ainsi que le nombre de joueurs appartenant à la catégorie.  Le total des joueurs a été ventilé en 4 catégories :
- les petits (5 pieds 6 pouces et moins)
- les moyens (entre 5 pieds 7 pouces et 6 pieds)
- les grands (entre 6 pieds 1 pouce et 6 pieds 6 pouces)
- les très grands (6 pieds 7 pouces et plus)

Curieusement, on remarque que le nombre de buts par match décroît selon la grandeur.

5 pieds 6 pouces et moins
Meilleur buteur : Theoren Fleury, 1990-1991, 51 buts
Moyenne : 0,2333 but par match
Nombre : 60 joueurs

Entre 5 pieds 7 pouces et 6 pieds
Meilleur buteur : Wayne Gretzky, 1981-1982, 92 buts
Moyenne : 0,2060 but par match
Nombre : 3522 joueurs

Entre 6 pieds 1 pouce et 6 pieds 6 pouces
Meilleur buteur : Mario Lemieux, 1988-1989, 85 buts
Moyenne : 0,1536 but par match
Nombre : 2792 joueurs

6 pieds 7 pouces et plus
Meilleur buteur : Zdeno Chara, 2001-2002, 19 buts
Moyenne : 0,0668 but par match
Nombre : 18 joueurs

Peut-on conclure que cette fameuse maxime s'applique au hockey : Dans les petits pots, les meilleurs onguents?

À vous de juger...

jeudi 15 mai 2014

Le grand écart de Patrick Roy











Prendre une équipe de losers et en faire une équipe de winners n'est pas une mince tâche. Ça prend toute une « force du mental », comme dirait l'autre. L'an dernier, en 2012-2013, le Colorado sous Joe Sacco avait gagné 16 des 48 matchs au calendrier. Soit 33,33%. L'année suivante, avec Patrick Roy à la tête de l'équipe, l'Avalanche remportait 52 victoires sur 82 matchs. Un pourcentage de victoires de 63,41%. Une différence de 30,08%! S'agit-il de la meilleure progression de l'histoire du hockey?
 
Non. Il s'agit plutôt de la troisième meilleure progression. La palme revient aux Nordiques de 1992-1993. L'année qui a suivi l'un des plus grand vol de l'histoire du hockey : l'échange de Eric Lindros. Après s'être débarrassé du petit trouble-fête qui ne voulait pas venir jouer dans la ville de Bonhomme, l'équipe a vu son pourcentage de victoires gonfler de 30,95%. Ce qui ne leur a pas empêché de se faire sortir par le Canadien en 6, lors de cette fameuse série où Dan Bouchard avait « trouvé une faille » dans le style de Patrick Roy.


Viennent ensuite les Penguins de 2006-2007. Crosby et Fleury en étaient à leur deuxième saison. Avec l'ajout de Malkin qui se greffait à eux, l'équipe améliorait son pourcentage de victoire de 30,49%.
 
Par contre, dans les deux cas qui précèdent, l'équipe n'avait pas changé d'entraîneur avant d'entreprendre leurs remontées. Pierre Pagé des Nordiques et Michel Therrien (tiens, tiens) des Penguins étaient déjà en poste.
 
Patrick Roy devient donc le nouvel entraîneur ayant le plus amélioré son équipe dans l'histoire de la LNH. Le plus grand écart (poudoum tisssch!!) entre deux coachs. Le record appartenait à l'illustre Tom Watt des Jets de 1981-1982. Aidé par une recrue qui a fait sensation avec 103 points, Dale Hawerchuk, ce nouveau coach a vu son équipe s'améliorer de 30%. Soit 0,08% de moins que l'Avalanche de 2013-2014 sous Patrick Roy.



Tom Watt avait remporté le Jack-Adams cette année-là. Parions que Patrick Roy méritera le même sort.


Équipe
Année1
% de victoires
Année2
% de victoires
Diff
Québec Nordiques
1991-1992
25,00%
1992-1993
55,95%
30,95%
Pittsburgh Penguins
2005-2006
26,83%
2006-2007
57,32%
30,49%
Colorado Avalanche
2012-2013
33,33%
2013-2014
63,41%
30,08%
Winnipeg Jets
1980-1981
11,25%
1981-1982
41,25%
30,00%
Buffalo Sabres
1971-1972
20,51%
1972-1973
47,44%
26,92%
Dallas Stars
1995-1996
31,71%
1996-1997
58,54%
26,83%
San Jose Sharks
1992-1993
13,10%
1993-1994
39,29%
26,19%
Boston Bruins
1966-1967
24,29%
1967-1968
50,00%
25,71%
New York Islanders
2000-2001
25,61%
2001-2002
51,22%
25,61%
Philadelphia Flyers
2006-2007
26,83%
2007-2008
51,22%
24,39%
Edmonton Oilers
1980-1981
36,25%
1981-1982
60,00%
23,75%
Montréal Canadiens
2011-2012
37,80%
2012-2013
60,42%
22,61%

 
Mention honorable à Michel Therrien qui, en 2012-2013, a amélioré l'équipe gouvernée par Jacques Martin et Randy Cunneyworth de 22,61%.

 
Est-ce que Patrick Roy pris de bonnes notes de coaching 101 auprès de Mario Tremblay?


samedi 3 mai 2014

Que sont devenus ces gardiens qui ont échappé la Coupe?

Tu as travaillé fort toute la saison. Fini les folies, tu fais les séries. Ça se passe bien. Tu te rends même en finale de la Coupe Stanley. Tu vois le gars avec des gants blancs qui shine ladite coupe. La foule est en liesse. Tous tes mononcs et tes matantes regardent la game. Mais là, tu accordes un but qui s'avère être le but gagnant de la coupe Stanley. Tu vois tes adversaires se sauter dessus en gueulant comme une gang de gars chauds.

Maudite affaire! Tu viens d'échapper la coupe Stanley, mon gars...


Comme Tuukka Rask l'année dernière. Comme Jon Casey, Kelly Hrudey ou Ray Emery. Comme 20 gardiens distincts depuis que la job s'étale sur quatre 4 de 7. Comme Ron Hextall et Andy Moog qui l'ont échappée deux fois et qui n'ont jamais pu la ramasser par la suite.

Mais que se passe-t-il l'année suivant un tel échec?

Un seul gardien s'est craché dans les mains et a remporté la Coupe l'année suivante : Marc-André Fleury en 2009. Ça aide d'avoir Malkin et Crosby pour t'aider à t'en remettre.

Mais les autres?
  • Dans 21% des cas (6 sur 26) les gardiens ont remporté la première série.
  • Dans 38% des cas (10 sur 26) les gardiens ont perdu (ou participé à la défaite de) la première série.
  • Dans 31% des cas (8 sur 26) les gardiens n'ont même pas participé aux séries.
En tout et partout, ils ont cumulé une fiche de 54 victoires et 67 défaites dans les séries suivant leur chokage. Alors que l'année de leur finale, on parlait de 313-186.

Martin Brodeur en 2002 est celui qui s'en est le mieux remis. L'année suivant sa célèbre défaite contre Patrick Roy et l'Avalanche, il affichait un pourcentage d'efficacité de 0.938 et une moyenne de 1.417. Ce qui n'empêcha malheureusement pas les Devils de perdre en 6 contre les Hurricanes.

Ron Hextall, pourtant reconnu pour sa grande maîtrise de ses émotions, est celui qui fait le plus pitié. 0.847 de pourcentage d'arrêt et 4.749 de moyenne contre les Capitals en 1988. L'année après avoir remporté le Conn-Smythe.

Outre Fleury qui n'a pas niaisé avec la puck en réglant ça l'année suivante, quatre autres gardiens ont fini par gagner la coupe Stanley : Patrick Roy, Martin Brodeur, Jean-Sébastien Giguère, Ed Belfour et Mike Vernon.

Mentions honorables à Kevin Weekes et Kelly Hrudey qui ont combattu ces mauvais souvenirs en devenant analystes à la télé.

Prénom
Nom
Équipe
Année
PJ
MOY
PCT
V
D
Ron
Hextall
PHI
1988
7
4.7493
0.8469
2
4
Andy
Moog
BOS
1989
6
2.3398
0.8971
4
2
Patrick
Roy
MTL
1990
11
2.4337
0.9110
5
6
Andy
Moog
BOS
1991
19
3.1774
0.8946
10
9
Jon
Casey
MNS
1992
7
3.0206
0.9022
3
4
Ed
Belfour
CHI
1993
4
3.1325
0.8660
0
4
Kelly
Hrudey
LAK
1994
0
-
-
0
0
Kirk
McLean
VAN
1995
11
3.2727
0.8929
4
7
Mike
Vernon
DET
1996
4
2.7160
0.8642
2
2
John
Vanbiesbrouck
FLO
1997
5
2.3780
0.9293
1
4
Ron
Hextall
PHI
1998
1
3.0000
0.8750
0
0
Olaf
Kolzig
WAS
1999
0
-
-
0
0
Dominik
Hasek
BUF
2000
5
2.3920
0.9184
1
4
Ed
Belfour
DAL
2001
10
2.2355
0.9097
4
6
Martin
Brodeur
NJD
2002
6
1.4173
0.9379
2
4
Kevin
Weekes
CAR
2003
0
-
-
0
0
Jean-Sebastien
Giguere
ANA
2004
0
-
-
0
0
Dwayne
Roloson
EDM
2007
0
-
-
0
0
Ray
Emery
OTT
2008
0
-
-
0
0
Marc-Andre
Fleury
PIT
2009
24
2.6123
0.9082
16
8
Chris
Osgood
DET
2010
0
-
-
0
0
Michael
Leighton
PHI
2011
2
3.4286
0.8621
0
1
Roberto
Luongo
VAN
2012
2
3.5897
0.8906
0
2
Martin
Brodeur
NJD
2013
0
-
-
0
0


Ron Hextall aurait bien aimé s'abreuver dans la coupe Stanley... Mais une vieille bouteille de Gatorade, ça fait la job!

jeudi 1 mai 2014

Gagner en 4, ça change pas le monde, sauf que...










Commencer les séries en reportant en plantant ton premier adversaire en 4, c'est l'fun. Mais qu'est-ce que ça dit, rendu au deuxième tour?

C'est seulement depuis la saison 1986-1987 qu'on a des 4 de 7 au premier tour. Donc qu'on doive gagner 16 matchs pour lever le tout-précieux trophée.  C'est arrivé 26 fois qu'une équipe gagne la première série en 4 matchs.  15 fois, ils ont perdu la série suivante.  Soit 57,69% des cas.  11 fois, ils l'ont gagnée.  Soit 42,31% des cas.  Donc, il ne faut pas prêcher par excès de confiance.  MAIS... dans 4 cas, l'équipe a gagné la coupe.  Soit, les Rangers de 1994, les Stars de 1999, les Devils de 2000 et l'Avalanche de 2001.  Donc 15,38% des cas.

Raymond Bourque semble avoir apprécié le fait de balayer les Canucks pour ensuite boire dans la divine coupe quelques semaines plus tard...


MikeLiut


mardi 29 avril 2014

Gagner la Coupe... à grands coups de balai ou gagner la Coupe... sua fesse








À grands coups de balai

Le Canadien vient de balayer le Lightning de Tampa Bay. De fins observateurs ont remarqué qu'il s'agit du premier balayage du CH en série depuis l'an de grâce 1993. Mais jusqu'où doit on remonter pour un balayage complet des séries? C'est-à-dire, aucune défaite du premier match des séries jusqu'au lever du Saint Graal.

Il faut remonter à la glorieuse époque des 6 clubs. Plus précisément en 1960 où le Canadien avait successivement planté les Black Hawks et les Leafs. Les premières séries où on a vu un gardien masqué : Jacques Plante. Les dernières séries où on a vu le Rocket compter un but. Et, aussi, la dernière d'une série de 5 coupes Stanley consécutives. Record d'équipe qui n'a jamais été égalé. Même pas par le CH des années 1970, ni les Oilers des années 1980. Pour plusieurs, il s'agit de la meilleure équipe de la LNH, toute époque confondue.

Une seule autre équipe a réussi cet exploit de ne subir aucune défaite en séries éliminatoires : les Red Wings de 1952. L'époque de Gordie Howe, Terry Sawchuk, Ted Linsay, Red Kelly et Alex Delvecchio. Cette équipe peut se targuer d'avoir le meilleur rapport buts pour / buts contre. En effet, les Wings ont compté 24 buts pendant que Sawchuk en laissait passer 5. Soit 83%... un record!

(Commentaire ITFOR : Il s'agit d'ailleurs de la raison pourquoi on lance des pieuvres à Detroit, c'est lors de cette conquête qu'un poissonnier de Detroit a lancé la bibite à 8 pattes sur la glace afin de souligner les 8 victoires nécessaires pour gagner la Coupe Stanley... Ladite pieuvre avait été lancée au début des séries et les Red Wings ayant remporté )

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
1960
Montréal Canadiens
8
0
1
29
11
0,73
1952
Detroit Red Wings
8
0
1
24
5
0,83
1949
Toronto Maple Leafs
8
1
0,89
28
15
0,65
1948
Toronto Maple Leafs
8
1
0,89
38
20
0,66
1946
Montréal Canadiens
8
1
0,89
45
20
0,69
1944
Montréal Canadiens
8
1
0,89
39
14
0,74



C'est bien beau, le temps des 6 clubs, de Duplessis, de la TV en noir et blanc, pis toute, pis toute... Mais, qu'en est-il depuis qu'on doit remporter quatre séries 4 de 7?
La plus grande domination est sans doute celle des Oilers de 1988. La dernière année de Gretzky chez les huileux. Sa dernière Coupe Stanley, aussi... Seulement 2 défaites lors des séries.

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
1988
Edmonton Oilers
16
2
0,89
87
56
0,61
2012
Los Angeles Kings
16
4
0,8
57
30
0,66
1997
Detroit Red Wings
16
4
0,8
58
38
0,6
1995
New Jersey Devils
16
4
0,8
67
34
0,66
1993
Montréal Canadiens
16
4
0,8
66
51
0,56
2007
Anaheim Ducks
16
5
0,76
58
45
0,56
1992
Pittsburgh Penguins
16
5
0,76
83
63
0,57

Notez que dans les deux cas, celui des Oilers de 1988 et celui du Canadien de 1960, le capitaine devait quitter après avoir amené son équipe au faîte de sa gloire. Dans les deux cas, aussi, l'équipe si dominante avec son joueur étoile, perdait la Coupe l'année d'après...

Sua fesse...

À l'autre bout du spectre, quelle équipe a gagné la Coupe Stanley sua fesse? C'est-à-dire, en subissant le plus de défaites?

Les Bruins de 2011, l'année de Tim Thomas et les Hurricanes de 2006, l'année de Cam Ward détiennent conjointement le nombre record de 9 défaites pour un gagnant de la Coupe Stanley. Notez qu'ils ont tous deux débuté les séries en battant le Canadien. Dans les deux cas, le gardien a remporté le Conn Smythe.

Mais l'équipe gagnante de la Sainte Coupe qui détient le record du pire pourcentage de victoires, c'est le Canadien de 1971. 12 victoires, 8 défaites. L'année de l'entrée en scène de Ken Dryden. L'année où Henri Richard avait traité son coach, Al MacNeil, d'incompétent juste avant d'aller compter le but gagnant qui allait donner à son équipe une belle coupe... sua fesse!

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
2011
Boston Bruins
16
9
0,64
81
53
0,6
2006
Carolina Hurricanes
16
9
0,64
73
60
0,55
2009
Pittsburgh Penguins
16
8
0,67
79
64
0,55
2003
New Jersey Devils
16
8
0,67
63
41
0,61
1991
Pittsburgh Penguins
16
8
0,67
95
68
0,58
1971
Montréal Canadiens
12
8
0,6
75
63
0,54