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lundi 3 juin 2024

Al MacNeil





Au milieu des années 1950, les Maple Leafs connurent une période plus difficile, incluant la seule fois où ils terminèrent derniers pendant la période des ″Original Six″, soit en 1957-58. Ceci représenta une opportunité pour Al MacNeil, un défenseur robuste, mais ce ne fut pas suffisant pour qu’il se taille une place en permanence. De 1955-56 à 1959-60, il alterna entre les Americans de Rochester de la Ligue américaine et Toronto, jouant entre aucun et 53 matchs dans la grande ligue.

En juin 1960, MacNeil passa aux gagnants des cinq dernières coupes, les Canadiens, en retour de Stan Smrke. Même si, suite à la retraite de Maurice Richard, les Canadiens étaient dans un changement de cycle, MacNeil ne parvint pas à se faire une place à Montréal et fut assigné aux Canadiens de Hull-Ottawa. En 1961-62, il devint finalement un régulier dans la LNH, mais ce fut sa seule saison avec le Tricolore, puisqu’en mai 1962, il fut échangé à Chicago contre Wayne Hicks.

MacNeil passa quatre saisons avec les Hawks, incluant une présence en finale en 1965, où Chicago poussa Montréal à un septième match, mais que les Canadiens remportèrent.

C’est par le repêchage intra-ligue qu’en juin 1966, il se retrouva avec les Rangers, avant de prendre le chemin de Pittsburgh par l’entremise du repêchage d’expansion de 1967. Ce sera sa dernière saison dans la Ligue nationale.

En juin 1968, les Penguins l’échangèrent aux Canadiens, mais il se retrouva plutôt avec les Apollos de Houston de la CHL comme joueur-entraîneur, avant d’occuper le même poste avec les Voyageurs de Montréal dans la Ligue américaine en 1969-70.

On demanda ensuite à MacNeil de devenir l’adjoint de Claude Ruel derrière le banc des Canadiens. Ce dernier, qui avait remplacé Toe Blake en 1968-69, a connu du succès immédiatement, remportant la Coupe Stanley. L’année suivante fut moins glorieuse, alors que les Canadiens ratèrent les séries pour la première fois depuis 1947-48. C’est à ce moment qu’on demanda à MacNeil devenir son adjoint.

En décembre 1970, les choses n’allaient pas. Ruel évoqua une trop grande pression et on finit par le relever de ses fonctions. On demanda alors à MacNeil de prendre la relève. Originaire du Cap Breton, il devint alors le premier entraîneur-chef de la LNH originaire des Maritimes. Par contre, il devint aussi le premier entraîneur-chef des Canadiens qui ne parlait pas français depuis Dick Irvin, qui avait quitté en 1955. La réaction initiale ne fut pas hostile envers lui, mais on critiqua plutôt le directeur-gérant, Sam Pollock. On lui reprocha d’œuvrer dans le secret et de ne pas être doué pour les relations publiques. On se demanda aussi pourquoi il avait pris tant de temps avant de se rendre compte que Ruel n’avait pas ce qu’il fallait et si ce n’était pas le début d’un déclin du Tricolore.

Au mois de mars, MacNeil eut l’idée de rappeler et d’utiliser un jeune gardien, Ken Dryden, plutôt que ses gardiens réguliers, Rogatien Vachon et Philippe Myre. L’expérience fut concluante, alors que Dryden remporta ses six matchs et afficha une moyenne de 1,65.

Lorsqu’arrivèrent les séries, Montréal devait affronter la meilleure équipe de la saison régulière et les vainqueurs de la coupe de l’année précédente, les Bruins de Bobby Orr. MacNeil laissa planer le suspense quant à son choix de gardien, mais opta finalement pour Dryden, qui en bout de ligne joua chaque minute des séries.

Après une remontée miraculeuse lors du deuxième match, Montréal sema un doute dans la tête des Bruins, avant de causer une grande surprise, éliminant Boston lors du septième et ultime match.

Le deuxième tour aurait dû être plus facile, mais les North Stars poussèrent tout de même les Canadiens jusqu’à un sixième match. Le prochain rendez-vous serait donc avec Chicago, en finale.

Les quatre premiers matchs furent remportés par l’équipe à domicile. Lors du cinquième, à Chicago, Henri Richard fut très peu utilisé. Après le match, remporté par les Hawks 2-0, le Pocket Rocket explosa. Il exprima aux journalistes sans aucune retenue son mépris pour MacNeil, qu’il qualifia d’incompétent et de pire instructeur pour lequel il avait joué. Il ajouta qu’il était mélangé et qu’il chambardait tout. On reprocha également à MacNeil de ne pas avoir d’atomes crochus avec les francophones. Richard confia plus tard à Frank Mahovlich, qui lui appréciait MacNeil, qu’il avait simplement pété les plombs. Selon Michel Blanchard de La Presse, Pollock savait qu’il avait fait une erreur en nommant MacNeil et se préparait à la corriger, mais le moment était plutôt incongru. Ceci ne l’empêcha pas de rencontrer Scotty Bowman, qui avait quitté les Blues.

Lors du septième match, Chicago menait 2-1, mais Richard a montré de quel bois il se chauffait. Il marqua deux buts et Montréal l’emporta 3-2. Dryden, étincelant, remporta le trophée Conn Smythe. Ouvertement contesté, MacNeil était néanmoins champion de la Coupe Stanley.

Pollock rebrassa ensuite ses cartes (son expression). Scotty Bowman devint entraîneur et MacNeil retourna dans la Ligue américaine, bague de la Coupe Stanley au doigt.

Le club école, qui était maintenant dans sa province natale, eut du succès avec MacNeil derrière le banc. Dès leur première année, en 1971-72, les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse remportèrent la Coupe Calder. MacNeil les mena également au titre en 1975-76 et 1976-77.

Il devint ensuite directeur du personnel à Montréal, puis dépisteur professionnel. Il fit ainsi partie des équipe gagnantes de la Coupe Stanley en 1978 et en 1979.

Comme Scotty Bowman, il n’a pas apprécié que ce soit Irving Grundman qui soit choisi pour succéder à Pollock en 1978. Il devait donner un coup de main à son nouveau patron, mais il se mêla finalement un peu trop du travail de Bowman, qui était déjà de mauvaise humeur.

En 1979, son ancien collègue à Montréal, Cliff Fletcher cherchait un remplaçant à Fred Creighton, congédié comme entraîneur des Flames d’Atlanta. Il préféra finalement MacNeil à Don Cherry, Bob Pulford, Bowman et Roger Neilson. Cherry se retrouva avec les Rockies du Colorado, Bowman avec les Sabres de Buffalo.

MacNeil ne fut qu’un an en Géorgie, puisqu’en 1980, l’équipe déménagea à Calgary. Si une caractéristique des Flames lors de leur période à Atlanta était leurs insuccès en séries malgré de bonnes saisons régulières (2 victoires en 17 matchs sur 8 ans), les choses changèrent à Calgary. À leur première année, ils se rendirent jusqu’au troisième tour, avant de s’incliner contre le Minnesota.

L’année suivante fut un retour à la normale, lorsque les Flames furent balayés au premier tour par les Canucks. MacNeil fut alors remplacé par Bob Johnson, mais il demeura dans l’organisation comme directeur du développement, puis adjoint au directeur-général. C’est dans ces fonctions qu’il remporta une quatrième Coupe Stanley en 1989.

Alors qu’il était conseiller du directeur-gérant Craig Button en 2002-03, il fut nommé entraîneur par intérim pour remplacer Greg Gilbert, jusqu’à la nomination de Darryl Sutter.

MacNeil a pris sa retraite en 2006. Il est membre du Temple de la renommée de la Ligue américaine depuis 2014.

Son petit-fils, Jack Sparkes, a été repêché en sixième ronde par les Kings en 2022.

Duchesne, André, Le Canadien: un siècle de hockey à La Presse, Les Éditions La Presse, 2008, pp.103-104, 118,

Dryden Ken, Scotty, A Hockey Life Like No Other, McClelland & Stewart, 2019, pp.169-170,

″Une première Victoire pour Allister Wences MacNeil″ de Gilles Terroux, 4 décembre 1970, La Presse, page B1,

″Pollock n’a pas joué franc jeu dans l’affaire Ruel…″ de Gilles Terroux, 4 décembre 1970, La Presse, page B1,

″Actualité-Express″ d’André Trudelle, 4 décembre 1970, La Presse, page B1,

″Les problèmes des Canadiens ne sont pas véritablement résolus″ de Jean Aucoin, 4 décembre 1970, Montréal-Matin, page S2,

″MacNeil a la main heureuse en faisant appel à Dryden″ de Gilles Terroux, 15 mars 1971, La Presse, page C1,

″Nous jouerons notre partie – Al MacNeil″ de Jean Aucoin, 7 avril 1971, Montréal-Matin, page 60,

″Hors-jeux de Boston″ de Pierre Gobeil, 8 avril 1971, Montréal-Matin, page 79,

″Le Canadien devra vaincre et les Black Hawks et l’instructeur Al MacNeil″ de Michel Blanchard, 14 mai 1971, page B1,

″Al MacNeil abandonne les Canadiens pour les Flames″, 8 juin 1979, Le Soleil, page C3,

″Bowman a un pied dans la porte, MacNeil l’a franchie″ de Bernard Brisset, 8 juin 1979, La Presse, page B1,

″Gilbert congédié″, PC, 4 décembre 2002, Le Soleil, page S9,

″The quiet hockey giant who just walked away″ de Steve Simmons, February 13, 2021, National Post (pressreader.com),

hockey-reference.com, wikipedia.org.

mercredi 6 mai 2020

Les restaurants d'anciens joueurs



La période actuelle est difficile pour les restaurateurs. On en profite d’ailleurs pour les saluer, ainsi que tous ceux qui travaillent dans ce secteur.

Il fut une période pas si lointaine où les joueurs faisaient de bons salaires, mais dans des proportions beaucoup plus modestes qu’aujourd’hui. Une fois la retraite venue, il fallait faire fructifier son capital et trouver une deuxième carrière, puisque les montants accumulés ne leur permettaient pas de vivre pour le reste de leurs jours.

Plusieurs démarrèrent des entreprises, et un des secteurs des plus visés fut celui de la restauration.

Nous avons déjà visité le restaurant de Gilles Meloche (toujours ouvert), mais en voici quelques autres, passés ou présents.


Butch Bouchard
881, de Maisonneuve Est, Montréal

De 1948 à 1983, Butch Bouchard a opéré un populaire restaurant où se retrouvait le gratin de la ville et où y a même chanté Charles Aznavour. À une certaine période, il a eu maille à partir avec la mafia, mais comme le valeureux Butch le faisait sur la glace, il a refusé de se laisser intimider.

On retrouve aujourd’hui au coin de Maisonneuve et St-André une clinique de chirurgie esthétique.



Taverne Toe Blake
1618, Ste-Catherine Ouest, Montréal

Ouverte au début des années 1960, alors qu’il était entraîneur, la Taverne de Toe Blake a aussi été en opérations dans les années 1970. Les joueurs des Canadiens s’y retrouvaient souvent.

L’immeuble n’existe plus. On y trouve maintenant le Faubourg Sainte-Catherine. Ironiquement, le 1618 est aujourd’hui une SAQ.



Taverne Henri Richard
3461, avenue du Parc, Montréal

Dans les années 1970 et au début des années 1980, c’est sur le Plateau que la Taverne Henri Richard avait pignon sur rue.

On y a ensuite trouvé plusieurs restaurants, dont un Cora et le Bistro T, avant d’être rénové.



Le 12 Chez Yvan
625, 32e avenue, Lachine

Dans les années 1980 et 1990, c’est à Lachine qu’Yvan Cournoyer avait son restaurant.

Il s’agit toujours d’une brasserie, mais Cournoyer n’y est plus associé.



Restaurant des Partisans
Place Longueuil

Dans les années 1980, Yvon Lambert a été associé à un restaurant opérant dans le centre commercial Place Longueuil.



Brasserie Jacques Lemaire
Route 117, St-Jovite

Dans les années 1970 et 1980, aux abords de la route 117, dans ce qui fait aujourd’hui partie de Mont-Tremblant, on pouvait voir une énorme affiche en forme de trois bâtons de hockey jaunes (je n’ai malheureusement pas trouvé de photo) pour annoncer la Brasserie Jacques Lemaire.

On y trouve aujourd’hui une Cage (aux sports).



534, Collard, Alma

Ça fait maintenant 40 ans que Mario Tremblay possède une brasserie dans sa ville natale. Comme il habite maintenant dans la région montréalaise, l’entreprise est surtout gérée par son associé. De son propre aveu, Tremblay s’occupe principalement de serrer des mains…



Restaurant Momesso
5562, chemin Upper-Lachine, Notre-Dame-de Grâce

Sergio Momesso a investi dans un café-restaurant avec d’autres membres de sa famille à la fin des années 1990.

L’endroit existe encore et il appartient toujours à un membre de la famille Momesso, mais Sergio n’est plus impliqué.



Mike Bossy Steakhouse
1175, place du Frère André, Montréal

C’est au début des années 2000, sur le superbe site de l’ancienne Mère Tucker près du boulevard René-Lévesque, que Mike Bossy opéra un steakhouse, une expérience de relativement courte durée.

L’immeuble existe toujours, mais il n’y a plus de restaurant.



Burger King
415, 25e avenue, St-Eustache

C’est également au début du présent siècle que l’ex-Whaler, Blackhawk, Lightning et Canadien Patrick Poulin s’est porté acquéreur d’une franchise Burger King à St-Eustache, sur la rive-nord de Montréal. Il la conserva pendant 12 ans.

On y retrouve aujourd’hui un Benny & Co.



Le Bleu-Blanc-Rouge
399, boulevard Labelle, Rosemère

Pendant quatre ans, Guy Lafleur a détenu un restaurant avec son fils Martin à Rosemère. On y retrouvait évidemment une multitude d’objets reliés à la carrière du Démon blond.

L’aventure s’est terminée en 2012. On y trouve maintenant un Pacini.




Tim Hortons
750, rue Bouvier, Québec

Ça fait maintenant 16 ans que l’ancien des Canadiens et des Rangers Pierre Sévigny possède ce site de Tim Hortons à Québec, près de l’autoroute 40.

À l’automne dernier, il fit appel à son ex-coéquipier Donald Brashear pour l’épauler.

Par les temps qui courent, Sévigny doit faire de nombreuses heures dans son commerce pour compenser la baisse de revenus occasionnée par la pandémie.




Sources :
"Bienvenue chez Butch Bouchard..." de Ronald King, 9 octobre 2008, La Presse (lapresse.ca),
"Butch Bouchard s’éteint", 14 avril 2012, Radio-Canada (radio-canada.ca),
"Guy Lafleur vend son resto" de François-David Rouleau, 12 décembre 2012, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),
"La brasserie Mario Tremblay célèbre ses 35 ans" de Laura Lévesque, 13 novembre 2015, Le Quotidien (lequotidien.com),
"Patrick Poulin, du hockey au remorquage" de Pierre Durocher, 4 mars 2018, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),
"Un ancien joueur des Canadiens embauché dans un Tim Hortons" de Catherine Bouchard, 15 octobre 2019, TVA Nouvelles (tvanouvelles.ca),
"Pierre Sévigny au front pour servir les clients" de Roby St-Gelais, 7 avril 2020, Journal de Québec (journaldequebec.com),
registreentreprises,gouv.qc.ca.

samedi 21 décembre 2019

Pause Pub - Kik Cola








Fabriqué rue Villeray à Montréal dès 1926, le Kik Cola gagna le cœur des québécois. Avec un marketing s'adressant aux familles, surtout francophone, le Kik devint très populaire. Non seulement il était moins cher que ses concurrents américains Coca-Cola et Pepsi, mais il était également offert dans un format plus gros que ces derniers, alors que le Kik Cola était disponible en format d'une pinte (20 onces liquide). (Les ballounes de 2 litres n'existaient pas à l'époque). Foi de KeithActon, le Kik Cola était bien meilleur que ce que nous sommes habitués comme boisson gazeuse.


Parmi les portes-parole du Kik Cola, il y a eu Henri Richard. Chaque semaine, Richard recevait plusieurs caisses du breuvage, qu'il stockait dans son garage. Mais être le coéquipier de farceurs comme Boom-Boom Geoffrion, Jean-Guy Talbot et Claude Provost, ne devait pas être de tout repos. D'ailleurs, Gilles Tremblay a raconté une bonne anecdote à ce sujet dans la revue "Les Canadiens" de décembre 1989. Un soir que Richard n'était pas chez lui, les trois petits farceurs sortirent toutes les caisses de Kik Cola de son garage, pour les empiler au beau milieu de la rue. Henri dût donc remettre lui-même, tout seul, toutes les caisses au chaud. Et parions qu'il ne devait pas en avoir seulement que quelques unes.

Je suis prêt à parier que le Kik Cola devait être disponible à la "Brasserie Henri Richard". D'ailleurs, parlant de la brasserie du Pocket Rocket, elle avait de magnifiques napperons. Dommage qu'elle ferma en 1986 (en même temps que la disparition du Kik Cola, étrangement), je n'ai jamais eu l'occasion d'aller faire un tour, ayant fêté mes 18 ans en 2002.



Source : Revue "Les Canadiens", déc 89, p.44-45

mardi 29 avril 2014

Gagner la Coupe... à grands coups de balai ou gagner la Coupe... sua fesse








À grands coups de balai

Le Canadien vient de balayer le Lightning de Tampa Bay. De fins observateurs ont remarqué qu'il s'agit du premier balayage du CH en série depuis l'an de grâce 1993. Mais jusqu'où doit on remonter pour un balayage complet des séries? C'est-à-dire, aucune défaite du premier match des séries jusqu'au lever du Saint Graal.

Il faut remonter à la glorieuse époque des 6 clubs. Plus précisément en 1960 où le Canadien avait successivement planté les Black Hawks et les Leafs. Les premières séries où on a vu un gardien masqué : Jacques Plante. Les dernières séries où on a vu le Rocket compter un but. Et, aussi, la dernière d'une série de 5 coupes Stanley consécutives. Record d'équipe qui n'a jamais été égalé. Même pas par le CH des années 1970, ni les Oilers des années 1980. Pour plusieurs, il s'agit de la meilleure équipe de la LNH, toute époque confondue.

Une seule autre équipe a réussi cet exploit de ne subir aucune défaite en séries éliminatoires : les Red Wings de 1952. L'époque de Gordie Howe, Terry Sawchuk, Ted Linsay, Red Kelly et Alex Delvecchio. Cette équipe peut se targuer d'avoir le meilleur rapport buts pour / buts contre. En effet, les Wings ont compté 24 buts pendant que Sawchuk en laissait passer 5. Soit 83%... un record!

(Commentaire ITFOR : Il s'agit d'ailleurs de la raison pourquoi on lance des pieuvres à Detroit, c'est lors de cette conquête qu'un poissonnier de Detroit a lancé la bibite à 8 pattes sur la glace afin de souligner les 8 victoires nécessaires pour gagner la Coupe Stanley... Ladite pieuvre avait été lancée au début des séries et les Red Wings ayant remporté )

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
1960
Montréal Canadiens
8
0
1
29
11
0,73
1952
Detroit Red Wings
8
0
1
24
5
0,83
1949
Toronto Maple Leafs
8
1
0,89
28
15
0,65
1948
Toronto Maple Leafs
8
1
0,89
38
20
0,66
1946
Montréal Canadiens
8
1
0,89
45
20
0,69
1944
Montréal Canadiens
8
1
0,89
39
14
0,74



C'est bien beau, le temps des 6 clubs, de Duplessis, de la TV en noir et blanc, pis toute, pis toute... Mais, qu'en est-il depuis qu'on doit remporter quatre séries 4 de 7?
La plus grande domination est sans doute celle des Oilers de 1988. La dernière année de Gretzky chez les huileux. Sa dernière Coupe Stanley, aussi... Seulement 2 défaites lors des séries.

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
1988
Edmonton Oilers
16
2
0,89
87
56
0,61
2012
Los Angeles Kings
16
4
0,8
57
30
0,66
1997
Detroit Red Wings
16
4
0,8
58
38
0,6
1995
New Jersey Devils
16
4
0,8
67
34
0,66
1993
Montréal Canadiens
16
4
0,8
66
51
0,56
2007
Anaheim Ducks
16
5
0,76
58
45
0,56
1992
Pittsburgh Penguins
16
5
0,76
83
63
0,57

Notez que dans les deux cas, celui des Oilers de 1988 et celui du Canadien de 1960, le capitaine devait quitter après avoir amené son équipe au faîte de sa gloire. Dans les deux cas, aussi, l'équipe si dominante avec son joueur étoile, perdait la Coupe l'année d'après...

Sua fesse...

À l'autre bout du spectre, quelle équipe a gagné la Coupe Stanley sua fesse? C'est-à-dire, en subissant le plus de défaites?

Les Bruins de 2011, l'année de Tim Thomas et les Hurricanes de 2006, l'année de Cam Ward détiennent conjointement le nombre record de 9 défaites pour un gagnant de la Coupe Stanley. Notez qu'ils ont tous deux débuté les séries en battant le Canadien. Dans les deux cas, le gardien a remporté le Conn Smythe.

Mais l'équipe gagnante de la Sainte Coupe qui détient le record du pire pourcentage de victoires, c'est le Canadien de 1971. 12 victoires, 8 défaites. L'année de l'entrée en scène de Ken Dryden. L'année où Henri Richard avait traité son coach, Al MacNeil, d'incompétent juste avant d'aller compter le but gagnant qui allait donner à son équipe une belle coupe... sua fesse!

Année
Équipe
V
D
% V
BP
BC
% BP
2011
Boston Bruins
16
9
0,64
81
53
0,6
2006
Carolina Hurricanes
16
9
0,64
73
60
0,55
2009
Pittsburgh Penguins
16
8
0,67
79
64
0,55
2003
New Jersey Devils
16
8
0,67
63
41
0,61
1991
Pittsburgh Penguins
16
8
0,67
95
68
0,58
1971
Montréal Canadiens
12
8
0,6
75
63
0,54



samedi 14 décembre 2013

Des "Histoires Cochonnes" sur Henri Richard

(photo via virtualmuseum.ca)

J'aime bien les disques d'humour des années 60. Ce que je trouve intéressant avec ces disques, ce n'est pas tant que ce soit drôles, en fait, les farces sont souvent archi-nulles, mais les manières dont elles sont racontés et les manières de se rendre au punch des farces sont souvent plus drôle parce qu'il se dit souvent des choses qui de nos jours feraient scandales... 

Comme ce disque nommé "Histoire C......nes" comme il est écrit sur l'étiquette du vinyle... Je ne sais pas qui est Stéphano, mais on se rend bien compte qu'on a affaire à bien plus gras que les Cyniques ou Yvon Deschamps. Il s'agit plus d'un raconteur de blagues de cabaret. Et bien en plein milieu du disque, le "comique" se fait à faire des jokes à caractère sexuel à propos d'Henri Richard... 

Et comme je veux votre bien et comme c'était du stuff qui se mélange bien au contenu du blogue, j'ai fait un transfert mono de ma table tournante vers mon laptop pour que vous puissiez savourer le tout...

Je vous avertis par contre, c'est assez en dessous de la ceinture et c'est pas très politically correct comme vision du monde... J'ai d'ailleurs laissé quelques farces de plus pour que vous puissiez "savourer" le moment... Vous êtes donc avertis...
 



Je ne sais pas si Henri a déjà entendu...


lundi 4 mai 2009

Cam Ward, Henri Richard et Simon Gagné, même combat!


Petite pensée pour Cam Ward qui a blanchi les méchants Bruins de Boston hier...

Savez-vous ce que Ward, Simon Gagné et Henri Richard ont en commun?

Ils sont tous les trois nés un 29 février, vous savez, cette date qui ne revient qu'à tous les 4 ans...

Donc Henri Richard n'a célébré son anniversaire qu'à 18 occasions la journée exacte de sa fête depuis qu'il est né... Et sachez que je ne suis pas assez de style sportnographe pour sortir des jokes d'un haut niveau intellectuel du genre : "Y'é majeur juste depuis l'année passée..." ou "Y peut pas encore sortir aux États..." Non, je ne suis pas comme ça...

Autre fait de hockey à noter, lorsque Simon Gagné est né, le 29 février 1980, soit 4 jours après la naissance du Messie, Gordie Howe, alors âgé de 52 ans et jouant pour les Whalers de Hartford, marqua son 800e but dans sa carrière dans la NHL. Howe terminera sa longue carrière avec 802 buts dans le même uniforme des Whalers de Hartford qui devinrent les Hurricanes de la Caroline en 1997 et que Cam Ward mena à leur première Coupe Stanley en 2006...

On lui souhaite bonne chance pour celle de 2009...