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lundi 31 mars 2025

Que sont-ils devenus? Canadiens circa 2017


 

 


L'autre jour, je me suis dis que ça faisait longtemps que j'avais pas joué à NHL et j'avais donc un craving.

Cependant, ça me tentait pas d'acheter la plus récente version parce que ça coûte 80+ fucking dollars et que comme d'habitude j'aurais sûrement été déçu. Je voulais pas encore rejouer à NHL 94 ou encore mon deuxième préféré, NHL12. Alors je me suis dis, pourquoi pas en prendre une random, pas trop récente, pas trop vieille, et j'ai donc choisi de prendre NHL 17...

Après une semaine à ajuster/reprogrammer le jeu dans les settings pour en déterrer quelque chose de semi-jouable, je me suis attardé à retracer le parcours de quelques anciens joueurs du CH qu'on a quelque peu oublié suite à leur départ du club.

En voici donc quelques-uns triés sur le volet, histoire de prendre des nouvelles de nos anciens chums.

Sven Andrighetto


L'ailier suisse et ancienne vedette des Huskies de Rouyn-Noranda avait été repêché par le CH en 3e ronde en 2013. Après quelques saisons moyennes partagées avec le club et les IceCaps de St.John's (remember the IceCaps?) et quelques flashs ici et là, Sven Andrighetto avait été échangé à l'Avalanche en mars 2017 contre Andreas Martinsen, un autre joueur que je garde de côté pour en reparler plus tard...

Je me rappelle qu'on avait grandement contesté cette transaction, surtout suite à la fin de saison qu'il avait connu avec l'Avalanche en 2017, où il avait obtenu 16 points en 19 matchs. Ouch. Pendant ce temps, Martinsen avait un gros 0 point en 9 matchs. Mais la suite des choses a toutefois fait oublier ce mauvais échange de Marc Bergevin...

Andrighetto semblait ensuite bien parti la saison suivante avec 12 points en 16 matchs. Mais il subit une blessure à la jambe qui lui fit rater 28 matchs et qui aura grandement nui à son développement par la suite. Incapable de reprendre le beat, il fut réduit à un rôle secondaire, voire tertiaire avec Colorado. 

Après une autre saison encore parsemée de blessures et désormais sur le 4e trio, quand il n'était pas benché, le club opta de ne pas le re-signer. Il quitta alors pour la KHL en 2019-20 avec le Avangard Omsk. Mais après une seule saison en Russie, il revint en Suisse avec les Lions de Zurich, où il joue encore et où il remporta le championnat de la ligue suisse en 2024. Il mena également la ligue pour les buts en 2020-21.


Alexei Emelin (et Ilya Kovalchuk)

Il me semble qu'on a rapidement oublié le costaud défenseur Alexei Emelin après son départ du club. Choix de 3e ronde en 2004 (ça fait si longtemps que ça?), il était longtemps demeuré en Russie avant de finalement rejoindre le CH pour la saison 2011-12. 

Après six saisons de bons services rendu à l'organisation, il fut laissé sans protection au repêchage d'expansion de 2017 et il fut donc sélectionné par les Golden Knights. Allez, avouez que vous aviez oublié ça. Mais il ne joua jamais à Vegas, étant échangé quelques jours plus tard aux Predators de Nashville. 

Après une seule saison sans histoire à Nashville (où il avait retrouvé P.K. Subban), Emelin retourna dans sa patrie, pour jouer lui aussi avec le Avangard Omsk. Il retrouva à Omsk un autre ancien du CH, David Desharnais, en 2018-19, ainsi que Andrighetto la saison suivante. 

En 2020-21, il fut rejoint par un autre ancien du CH, soit Ilya Kovalchuk, avec qui, comme vous pouvez le voir sur la photo, il fut nommé co-capitaine. Ils menèrent ensemble le club à la coupe Gagarine cette saison-là.

Après une autre saison à Omsk, Emelin termina sa carrière en 2022-23 avec une dernière saison dans la KHL partagée avec le Dynamo de Minsk et le Spartak de Moscou.




Ah oui et c'était Bob Hartley le coach d'Avangard.

Jiri Sekac
 

Toujours en continuant avec le Avangard Omsk, on dirait que ce club adorait les anciens du CH car en plus de Emelin, Kovalchuk, Andrighetto et Desharnais, j'ai aussi retrouvé la trace d'Alexander Perezhogin et Mathieu Garon durant ces années-là... Et aussi nul autre que le tchèque Jiri Sekac.

Vous rappelez-vous à quel point tout le monde était bandé sur Jiri Sekac? Il semblait être la perle rare qui s'était faufilé à travers les mailles après avoir été ignoré au repêchage. Le CH parvint à le signer en premier en 2014 et alléluia le sauveur était là. 

Mais finalement pas tant que ça. On dit souvent que le repêchage est une science inexacte. Mais parfois elle est assez exacte alors que Sekac fut un pas pire flop avec seulement 16 points en 50 matchs avec le CH en 2014-15. Il ne termina même pas cette première saison avec le club, étant échangé aux Ducks en février en retour de Devante Smyth-Pelly. Les Ducks l'échangèrent eux aussi rapidement la saison suivante, passant aux Blackhawks qui eux ne furent pas plus patients et l'envoyèrent finir la saison en Arizona, a.k.a. la sibérie des Blackhawks, et c'en était ainsi terminée de l'expérience Sekac à travers la LNH.

Il mit donc lui aussi le cap sur la KHL en 2016-17 avec le Ak-Bars Kazan. Il mena le club pour les points en 2017-18, et remporta la coupe Gagarine. Il passa ensuite au CSKA Moscou en 2019-20 et ensuite le Avangard Omsk en 2020-21, gagnant ainsi une 2e coupe dans la ligue russe. Il mit ensuite le cap sur la Suisse en 2021-22 avec le Lausane HC où il joua trois saisons. Et il est nouvellement membre du HC Lugano depuis cette saison.

Charles Hudon


Le p'tit gars d'Alma avait presque réussi à percer la LNH en 2017-18 avec une saison de 10 buts et 30 points. Malheureusement, ça n'avait pas cliqué lors des saisons suivantes. 

Après une saison en Suisse, il signa avec le Lighting en 2021, et l'année suivante avec l'Avalanche où il parvint à revenir dans la LNH pour un simple 9 matchs sans obtenir de points. 

Depuis ce temps il se débrouille bien dans la Ligue américaine, obtenant une cinquantaine de points annuellement. Il est présentement membre du Reign d'Ontario, le club-école des Kings.

 

Dustin Tokarski

 
En voici un qui s'accroche et qui, contre toute attente, parvient toujours à revenir dans la LNH, avec un parcours qui sera éventuellement digne d'être dans ma série des «Grands Voyageurs»

Après avoir sauvé les meubles en 2013-14 en gardant les Canadiens dans le coup suite à une blessure à Carey Price, Dustin Tokarski est passé dans l'organisation des Ducks d'Anaheim en janvier 2016, en retour de Max Friberg. 

Si ça vous tente de savoir ce qui advient de Max Friberg et bien il joue toujours, évoluant à Frolunda dans la ligue suédoise.

Tokarski ne joua qu'un seul match à Anaheim. Il fut ensuite balloté dans l'organisation des Flyers, des Rangers et finalement des Sabres où il avait pu finalement revenir comme second dans la LNH avec une saison de 13 matchs en 2020-21 et ensuite un sommet en carrière de 29 matchs la saison suivante. Il signa ensuite un an dans l'organisation des Penguins, effectua un retour avec les Sabres l'an passé et est présentement membre des Hurricanes où il a présentement 6 matchs au compteur cette saison comme adjoint occasionnel. Il a même obtenu un blanchissage le 10 janvier.

Donc bien content pour ce bon vieux Dustin.

 

Mark Barberio
 

Le défenseur montréalais, qui fut membre de la brigade défensive du CH pendant 2 demi-saisons, s'est lui aussi beaucoup promené depuis le temps. 

Il avait tout d'abord été perdu au ballotage au profit de l'Avalanche (un autre) en février 2017. Il a passé trois saisons dans l'organisation du Colorado mais ne joua que très peu de matchs, étant soit blessé ou laissé de côté plus souvent qu'autrement.

Il mit donc lui aussi le cap sur la Suisse avec le HC Lausanne en 2020-21, même club que Charles Hudon au même moment. Il fut même nommé comme nouveau capitaine du club. Il représenta également le Canada aux Olympiques de 2022. Cependant, les choses ne se passèrent pas très bien avec le HC Lausanne et il fut libéré au milieu de sa deuxième saison, qu'il termina dans la KHL avec le Ak Bars Kazan. Il est présentement membre du Severstal Cherepovets.


Keith Kinkaid


Et pour finir, vous vous souvenez de cet adjoint de Carey Price en 2019-20? Celui qui chialait parce qu'il jouait pas assez derrière Price, qui s'est vu renvoyé dans la AHL et qui chialait ensuite qu'il ne jouait pas assez derrière Cayden Primeau? Cela lui avait d'ailleurs valu notre fameux trophée Czerkawski à l'époque

On a d'ailleurs jamais eu d'accusé de réception là-dessus...

Et bien cette saison, Kinkaid joue assez... avec les Ghost Pirates de Savannah dans la ECHL. 

Lors de la fin acrimonieuse entre lui et le CH en 2020, il s'était retrouvé à être prêté aux Checkers de Charlotte. Il passa ensuite dans l'organisation des Rangers, des Bruins et de l'Avalanche. Ne jouant exclusivement qu'un seul match par saison avec eux à partir de la saison 21-22. Pour vrai, il a joué un match avec les Rangers en 21-22, un match avec les Bruins et un match avec l'Avalanche en 22-23.

Il resigna un contrat d'un an avec les Devils en 2023-24 mais ne vit aucune action dans la LNH, et plutôt que d'évoluer avec le club-école, il joua avec les Wolves de Chicago, un club indépendant sans affiliation dans la LNH. Drôle de signature...

Cette saison, après un essai infructueux au camp des Islanders, il se trouva du boulot avec les Checkers de Charlotte qui le prêtèrent plutôt aux fameux Ghost Pirates de Savannah dans la ECHL... Le gars est-il si désagréable pour avoir autant tendance à être prêté de la sorte? Je comprends pas. Les Ghost Pirates ne sont même pas le club ECHL des Devils. 

Sa fiche à Savannah est présentement de 8-17-3. 

C'était donc ce qui advient de quelques ex-membres du CH de l'ère 2015-16-17-18 etc... On pourrait aussi surnommer cette période la «Middle Bergevin»?

Si vous aimez ça ou qu'il y a un joueur que vous aimeriez dont je parle, faites-le moi savoir.

jeudi 2 novembre 2023

Les grands voyageurs #11: Alexandre Giroux

 



Si vous avez déjà lu des chapitres de cette série, le joueur que j'ai considéré aujourd'hui n'est pas de cette catégorie de joueurs excessivement nomades qu'on a pu voir comme Trevor Jobe et ses 38 équipes(!), ce qui à ce jour est toujours mon record. 

Il a quand même trimbalé son baluchon à travers (seulement) 19 organisations, incluant celles au junior, mais j'avais surtout envie d'en parler pour plusieurs autres raisons, pas seulement le nombre d'équipes. Allons-y donc en commençant par une (trop longue) anecdote personnelle.

Il y a quelques semaines, j'ai ressorti mon X-Box 360 afin de rejouer à NHL12. Pourquoi prendre une vieille version au lieu du maudit NHL23 que j'ai acheté l'an passé? Ou bien me décider à sortir un autre 80$ pour acheter le 24? Et bien plusieurs raisons. Je sais que c'est pas juste moi, mais je déteste les nouvelles versions de NHL. Malgré plusieurs tentatives d'adaptation, je suis jamais capable de «setuper» ce maudit jeu à des settings de jeu acceptables. 

Malgré toutes mes expérimentations, mes matchs sont soit trop faciles (genre que je gagne 9-1 tout le temps) ou bien trop difficiles et/ou sans offensive (défaites de 2-0 ou victoires 1-0). Souvent quoique je fasse, je défonce le gardien adverse de 40 tirs sans pouvoir marquer tandis que l'adversaire gagne en effectuant seulement 12 tirs. Ensuite je change mes settings et je gagne 10-3.

Bref, y'a jamais moyen de trouver un bon setting d'une game à l'autre et tout ça me fait chier. En plus, ils ont ajouté au fil des années tellement de nouveaux modes de jeu qui ne m'intéressent pas (CHEL w-t-f) et qui ne font que sur-peupler le menu. Je suis donc habitué à mon bon vieux NHL12 et surtout à un système de settings juste assez amusant et ardu pour mes goûts.

J'ai entendu dire que le système de jeu a été complètement refait cette année pour le 24 mais je sais pas si je vais me laisser tenter. De plus, il y a un autre facteur qui me force à revenir dans le passé: J'ai 40 ans.

J'ai 40 ans et un des plaisirs de ces jeux est de se re-créer soi-même en joueur et gagner des trophées. En 2011-12 j'avais 28-29 ans et donc je fitais encore dans le spectrum d'âge des joueurs de la LNH. Maintenant j'ai 40 ans et c'est juste weird. Ça fait pas de sens de me faire un joueur de cet âge qui marque 50 buts. Je pourrais le mettre moins fort, le mettre sur la 3e-4e ligne et en marquer 10-15? Mais il est où le fun là-dedans? 

Vous pourriez argumenter en disant que tant qu'à fantasmer en s'imaginant comme joueur de la LNH, je pourrais me recréer plus jeune, genre 18 ans? Mais je trouves ça encore plus weird... Non, dans ma tête, mon moi-même virtuel est arrivé en scène au début des années 2000 et vers 2011 il était un joueur vedette établi. Pas une recrue et pas non plus un crouton de 40 ans. Bref c'est aussi pour ça que je joue encore à NHL12...

Caméo de Karl Alzner en background. Allo Karl!

Mais Alexandre Giroux il fite où et comment dans cette histoire pas rapport? Et bien dans le club-école de mon club des Oilers de NHL12, on y retrouve un joueur côté 76 overall du nom d'Alexandre Giroux. Il est aussi étiqueté «SNP» pour Sniper, donc c'est clair que j'allais me laisser tenter et l'insérer quelque part dans mon alignement. 

Donc malgré son 76 plus bas que le reste de mon alignement dans les 80+, Giroux a maintenant 15 points en 12 matchs dont 8 buts... Mais qui était-il donc ce Giroux? Je me souvenais vaguement de lui à l'époque où le jeu est sorti et les années depuis n'ont fait qu'aggraver mon souvenir. Je trouvais donc intéressant d'aller l'analyser aujourd'hui, si ce n'est que pour honorer son rendement dans mon alignement...

Réjean Giroux
Alexandre Giroux est né le 16 juin 1981 à Québec. Son père, Réjean Giroux, a joué comme attaquant pour les Remparts de 1969 à 1972, étant souvent jumelé avec Guy Lafleur. Il remporta la coupe Memorial de 1971 avec ce dernier avant de connaitre une saison de 109 points en 71-72 en compagnie de Jacques Richard, suite à quoi il fut repêché par les Blackhawks de Chicago. 
 
Il décida toutefois de rester au bercail en signant avec les nouveaux Nordiques de Québec pour la saison inaugurale de l'AMH en 1972-73. Il serait d'ailleurs le seul joueur à avoir joué le premier match des Remparts en 1969 ainsi que le premier des Nordiques.

Rétrogradé dans la NAHL avec le club-école des Nordiques en 1973-74, Réjean termina au sommet des pointeurs de la ligue avec 122 points. Cela lui valut une nouvelle offre des Blackhawks qu'il accepta cette fois-ci. Il évoluera deux ans dans la CHL avec les Blackhawks de Dallas avant qu'une blessure sérieuse au genou ne mette fin à sa carrière en 1976.

Pour sa part, le fils Alexandre débuta dans la LHJMQ en 1998-99 avec les Olympiques de Hull et fut un choix de 7e ronde (213e au total) des Sénateurs au repêchage de 1999. Il connut ensuite en 99-00 une saison de 52 buts et 99 points en compagnie de Michael Ryder, en plus de s'incliner en finale contre l'Océanic de Rimouski. Il termina son stage junior en 2001-01 avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Il débuta ensuite son long parcours dans la ligue américaine, d'abord en 2001-02 avec le club-école des Sénators de l'époque, les Griffins de Grand Rapids, et les deux saisons suivantes avec les Senators de Binghamton. Il fut toutefois inclus dans un échange en mars 2004 avec les Rangers qui l'obtinrent en compagnie de Karel Rachunek, en retour du défenseur Greg De Vries.

Il continua son chemin dans l'AHL, cette fois-ci avec le Wolf Pack de Hartford, où il connut deux saisons de 32 et 36 buts respectivement. Il put enfin gouter à un premier match dans la LNH à la fin de la saison 2005-06, sans récolter de points. Ce fut son seul match avec les Rangers.


Il signa ensuite comme agent libre avec les Capitals en 2006-07. Il obtiendra cette saison-là une fiche de 42 buts et 28 passes avec les Bears de Hershey, ce qui lui valut un rappel avec les Caps en fin de saison. Il obtint ainsi ses premiers points dans la LNH avec 2 buts et 2 passes en 9 matchs.

Il signa ensuite avec les Thrashers d'Atlanta. Mais après une seule demie-saison avec leur club-école à Chicago, les Capitals refirent son acquisition et il retourna à Hershey.

Vint alors la mémorable saison 2008-09. En compagnie de Keith Aucoin et Chris Bourque (fils de Raymond), les puissants Bears étaient l'endroit parfait pour Giroux qui connut une des meilleures saisons de l'histoire de la AHL en récoltant 60 buts et 37 passes pour 97 points, ce qui le plaçait au sommet de la ligue pour les buts et les points. 

Il s'agissait seulement de la 5e fois de l'histoire de la AHL qu'un joueur atteignait le plateau des 60 buts et aucun ne l'a atteint depuis. Durant la saison, il connut une séquence record en marquant dans un 15e match consécutif, éclipsant alors la marque détenue par le légendaire Brett Hull depuis 1987.

En plus de ses 60 buts, il mena également les Bears en Séries avec 15 buts en 22 matchs alors que les Bears remportèrent la coupe Calder de 2009. Ces 75 buts combinés en 2008-09 en font ainsi le recordman à ce niveau, le précédent détenteur étant Stéphan Lebeau avec 71 en 1988-89. Cette saison-là, Lebeau avait récolté un record toujours valide de 70 buts en saison, mais seulement 1 en séries.

De plus, Giroux accomplit cet exploit en seulement 69 matchs, étant rappelé par les Capitals l'espace de 12 matchs. Malheureusement pour lui, son principal défaut était son coup de patin. Étant légèrement plus lent dans la LNH, il lui manquait cette fameuse fraction de seconde de démarcation et il ne parvint jamais à transposer ses talents offensifs dans la grande ligue. Durant ce séjour de 12 matchs avec les Caps, son plus long à vie dans la LNH, il n'obtint qu'un seul but et une passe.


La saison suivante, 2009-10, fut pratiquement identique. Il obtint 50 buts, mais cette fois-ci davantage de passes avec 53 pour un sommet en carrière de 103 points, au deuxième rang de la AHL derrière son coéquipier Aucoin. Il joua cette fois 9 matchs avec les Caps, obtenant 1 but et 2 passes. 

Les Bears retournèrent ensuite en finale et remportèrent une deuxième coupe Calder consécutive, premier club à accomplir ce fait d'arme depuis les Indians de Springfield en 89-90 et 90-91 (avec un alignement totalement différent d'une saison à l'autre). Un repeat étant très rare et très dur à accomplir dans ce circuit, les Bears sont les derniers à ce jour à l'avoir fait. Lors de ces deux années de gloire, c'est Giroux qui termina premier en séries pour les buts et les points chez les Bears. Ces deux années exceptionnelles à Hershey lui valurent également le trophée Les Cunningham pour le joueur le plus utile en 2008-09.

Malgré une nouvelle offre des Capitals pour demeurer à Hershey, il opta de tenter sa chance dans une autre organisation, en signant avec les Oilers d'Edmonton en 2010-11. Il joua alors principalement avec le club-école, les Barons de Oklahoma City, où il connut une saison de 32 buts et 46 passes pour 78 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il s'agissait de sa 7e saison consécutive de plus de 30 buts, ce qui égalisait un record. 

Toutefois, le même scénario se produisit dans la LNH où il fut retranché après le camp d'entrainement. C'était le début de cette ère de jeunes loups offensifs à Edmonton et il fut donc déclassé au profit de plus jeunes comme Jordan Eberle, Taylor Hall, Magnus Paajarvi et Linus Omark. Il ne put obtenir que 2 points en 8 matchs à Edmonton durant la saison.


Ce fut ensuite un dernier tour pour Giroux dans la AHL en 2011-12, cette fois dans l'organisation des Blue Jackets. Il obtint alors 54 points avec les Falcons de Springfield et seulement 1 but en 9 matchs à Columbus. Il passa bien près de s'approprier le record de 8 saisons consécutives dans la AHL avec 30 buts, alors qu'il termina avec 28.

Il quitta ensuite pour la KHL avec le Dynamo de Riga en 2012-13. Après une saison en demie-teinte, il fut prêté au Klothen HC de la ligue Suisse. Il sembla s'y plaire puisqu'il passa ensuite les trois saisons suivantes au sein de ce circuit avec Ambri-Piotta. Il remporta également la coupe Spengler avec l'équipe canadienne en 2016.

Il passa ensuite une autre saison de retour dans la KHL avec le Zagreb Medvescak et ensuite en 2017-18 avec les Brûleurs de Loups de Grenoble où il termina premier pointeur de la ligue Magnus. Voulant ensuite prendre sa retraite, il fut toutefois convaincu par un ami de se joindre à l'Assurancia de Thetford Mines dans la LNAH. Il y joua deux saisons, terminant premier du circuit pour les buts marqués en 2018-19. Il revint ensuite pour un dernier 5 matchs en 2021-22.

Sa fiche à vie dans la LNH fut de 6 buts et 6 passes en 48 matchs.
Sa fiche à vie dans la AHL fut de 368 buts et 336 passes pour 704 points en 771 matchs. Ces 368 buts le placent au 7e rang de l'histoire des marqueurs dans ce circuit. Signe que la AHL s'est quelque peu détériorée côté offensive, il est le dernier à avoir franchi le cap des 50 buts, des 60 buts et des 100 points.

Il aura joué pour 19 équipes au total:
- 2 au junior: Hull, Rimouski
- 7 dans la AHL: Grand Rapids, Binghamton, Hartford, Hershey, Chicago, Oklahoma City, Springfield
- 4 dans la LNH: New York, Washington, Edmonton, Columbus
- 5 en Europe: Riga, Kloten, Ambri-Piotta, Zagreb, Grenoble
- 1 dans la LNAH: Thetford Mines.


Sources:
De Guy à Ovi, de père en fils chez les Giroux, Le Soleil, 9 novembre 2018
Réjean Giroux: la carrière dont il ne rêvait même pas chez les Nordiques, Journal de Québec, 25 septembre 2022
Barons' Alexandre Giroux will not give up on NHL dream, The Oklahoman, 30 jan. 2011
Hershey hero Giroux re-signs with Capitals, AHL.com, 5 août 2009

dimanche 16 août 2020

Joueur oublié des 90's #36 - Tommy Sjödin





L'autre jour j'ai publié cette carte sur notre Instagram et un de nos abonnés, Mike Prnt, déclara ne pas se souvenir du tout de ce joueur. Alors pour toi Mike, voici l'histoire de ce joueur oublié des 90's...




Né le 13 août 1965 à Timra en Suède, le défenseur offensif Tommy Sören Sjödin fut un choix tardif au repêchage de 1985 (237e au total) par les North Stars du Minnesota. Il connut une longue carrière dans son pays natal mais ne joua que très peu dans la LNH.

Il resta dans sa ville natale après sa sélection au repêchage, jouant en 2e division suédoise avec le club Timra IK. Il gradua ensuite dans la ligue élite suédoise avec le club Brynäs IF qu'il joignit à partir de la saison 1986-87. On pourrait qualifier Sjödin de projet à très long terme car ce n'est qu'en 1992 que les North Stars décidèrent de le faire traverser en Amérique du nord. Sjödin avait particulièrement bien joué aux Olympiques de 1992, récoltant 4 buts en 8 matchs, ce qui l'a probablement remis sur le radar des North Stars. Il était pourtant un des meilleurs défenseurs de la SHL depuis plus de 5 ans et venait de recevoir  le titre du MVP de la ligue en 1991-92 en plus d'aider l'équipe suédoise à remporter l'or aux championnats du monde.

Il débuta donc avec les North Stars pour la saison 1992-93 et se démarqua assez bien avec 7 buts et 29 passes pour 36 points. Spécialiste en avantage numérique, son jeu défensif faisait toutefois défaut alors qu'il termina la saison à -25.



Les North Stars devinrent seulement les Stars la saison suivante et déménagèrent à Dallas. Il ne joua que très peu à Dallas, alors une équipe avec un surplus de défenseurs plus expérimentés et fiables. Il fut donc rétrogradé dans les mineures avec les Wings de Kalamazoo après seulement 7 matchs. Il était toutefois trop fort pour la IHL alors qu'il récolta 12 buts et 44 points en 38 matchs à Kalamazoo, ce qui attira l'attention des Nordiques, alors en manque de défenseurs offensifs, surtout après le départ de Steve Duchesne avant la saison. Leurs deux meilleurs défenseurs sur ce point étant Alexei Gusarov et Curtis Leschyshyn...

Les Nordiques avaient également un problème avec un de leurs prospects, le gardien Emmanuel ''Manny'' Fernandez. Choix de 3e ronde en 1992, Fernandez était alors considéré comme le meilleur gardien de la LHJMQ mais ne se sentait pas désiré dans l'équipe, surtout après avoir été retranché du camp d’entraînement et retourné au junior à l'automne 1993. Fernandez se sentait surtout de trop depuis la sélection de Jocelyn Thibault en première ronde de l'encan de 1993. Thibault fit immédiatement l'équipe et les Nordiques ne purent s'entendre avec Fernandez sur un contrat. Ne voulant pas le voir retourner au repêchage de 1994, les Nordiques échangèrent donc ses droits à Dallas à la mi-janvier. En retour, ils mirent la main sur Sjödin ainsi qu'un choix de 3e ronde en 1994 qui devint le futur attaquant vedette Chris Drury.

Sjödin termina donc la saison avec les Nordiques mais ne fut utilisé que sporadiquement. Il récolta 1 but et 9 passes pour 10 points en 22 matchs mais fut souvent laissé de côté.

De rares photos de ces deux joueurs avec le chandail des Nordiques...

Les Nordiques ratèrent les séries, le contrat de Sjödin se termina et des rumeurs l'envoyaient en Suisse ou de retour en Suède. C'est ce qui se produit alors que Sjödin joignit les rangs du HC Lugano pendant le lock-out de 1994 et y resta après le conflit réglé, ne revenant ainsi jamais dans la LNH. Contrairement à ce que cette coupure du Soleil raconte, Fernandez ne fut pas échangé pour rien car le meilleur atout de cet échange fut sans contredit la sélection de Drury au repêchage mais à l'époque ils ne le savaient pas encore... Ils durent attendre d'ailleurs jusqu'à la saison 98-99 pour voir Drury faire ses débuts avec l'Avalanche et remporter le trophée Calder.

Sjödin devint ensuite une star en Suisse où il joua pendant 5 ans et mena deux fois la ligue pour les points chez les défenseurs. Il joua également quelques matchs pour le HC Bolzano en Italie en 1996-97.

Il retourna ensuite en Suède pour son ancien club, le Brynäs IF en 1999-00 et y joua jusqu'à sa retraite en 2008 alors qu'il était âgé de 41 ans. Il détient d'ailleurs le record du plus vieux joueur de la SHL à avoir marqué un but dans cette ligue, battant le record de la légende Börje Salming.



Il devint ensuite entraîneur dans les différentes ligues et divisions suédoises, graduant éventuellement dans la SHL avec Brynäs IF en 2015. Il fut remercié en 2018 mais est présentement entraineur de leur équipe au niveau junior.

En 106 matchs dans la LNH, il récolta 8 buts et 40 passes pour 48 points.
En 173 matchs dans la ligue suisse (NLA) il récolta 61 buts et 114 passes pour 175 points.
En 675 matchs dans la ligue élite suédoise (SHL) il récolta 116 buts et 197 passes pour 313 points.


Sources:
Le Nouveliste, 14 février 1994
Le Soleil, 15 février 1994
Le Soleil, 28 mai 1994

samedi 15 février 2020

Joueur oublié des 90's #28 - Todd Elik




Né le 15 avril 1966 à Brampton en Ontario, Todd Sloan Elik fut ce qu'on appelle communément un ''late bloomer'', ayant percé la ligue nationale à 23 ans après avoir été ignoré au repêchage. Il fit une certaine sensation à ses débuts dans la grande ligue et il y jouera pendant plus de 400 matchs sans toutefois parvenir à élever son jeu à un autre niveau ce qui fait qu'il demeure assez oublié et fait désormais partie de cette série.




En plus d'avoir été ignoré au repêchage de la LNH, il le fut également lors de celui de la OHL après son stage midget. Il reçut toutefois un essai au camp des Canadians de Kingston et obtint un poste avec eux pour la saison 1983-84. Il joua trois ans dans la OHL, passant éventuellement aux Centennials de North Bay lors de sa deuxième saison. Il ne brûla jamais vraiment la ligue, sa meilleure saison étant sa dernière en 1985-86 où il obtint 46 points en 40 matchs et 13 points en 10 matchs lors des séries. Il tenta ensuite de faire l'équipe nationale canadienne la saison suivante mais cette expérience ne dura qu'un seul match suite à quoi il s'inscrivit à l'Université et abandonna temporairement ses projets de hockey.

Son séjour universitaire fut toutefois de courte durée alors qu'il obtint un contrat comme agent libre avec les Rangers de New York qui l'envoyèrent dans la IHL avec les Rangers du Colorado. Il connut une saison 1987-88 du tonnerre dans la IHL, récoltant 44 buts et 100 points, bon pour le 5e rang de la ligue. Il débuta la saison suivante à Denver, mais fut inclus dans une transaction somme toute mineure impliquant 6 joueurs entre les Kings et les Rangers en décembre 1988. Elik fut la pièce maîtresse obtenue par les Kings qui envoyèrent le vétéran défenseur Dean Kennedy aux Rangers en retour. Il termina donc la saison avec le club-école des Kings, les Nighthawks de New Haven dans la AHL où il fit ses preuves pendant une autre année avant d'être rappelé par les Kings à la mi-saison. 

En Elik, les Kings découvrirent un jeune joueur rapide et excitant qui vint éventuellement remplir le rôle de deuxième centre derrière Wayne Gretzky. Il mit quelques matchs à se mettre en marche mais termina cette première demie-saison dans la grande ligue avec 33 points en 48 matchs et 12 autres points en 10 matchs des séries. Il débuta ensuite à temps plein dans la LNH en 1990-91, jouant 74 matchs et récoltant 58 points. C'est durant cette saison qu'un certain ''buzz'' apparut au sujet d'Elik qui se retrouvait quelquefois dans les jeux de la semaine et qui voyait donc sa valeur augmenter.





Les Kings flairèrent la bonne affaire et décidèrent de le laisser aller à gros prix. Ils trouvèrent preneur avec les North Stars du Minnesota.

Une belle Pro Set 1991-92 en français
Ces derniers venaient de subir tout un chamboulement au sein de leur organisation suite à l'arrivée des Sharks de San Jose dont les propriétaires étaient les anciens propriétaires des North Stars qui ''divorçaient'' en quelque sorte des North Stars et reçurent une équipe d'expansion en échange. Les Sharks reçurent une partie des espoirs des North Stars lors de cette acquisition et les deux clubs purent ensuite participer à un repêchage d'expansion. C'est un épisode de la LNH assez bizarre et fascinant, où l'on vit entre autres Guy Lafleur passer aux North Stars, que je vous conseille de lire dans cet ancien texte. Mais quoiqu'il en soit, les North Stars avaient un visage totalement différent après l'été 1991. Ils avaient d'ailleurs quelques joueurs en surplus obtenus lors de ce repêchage et trouvèrent un partenaire d'échange avec les Kings. Ils obtinrent donc les services d'Elik contre qui ils échangèrent leurs nouvelles acquisitions Randy Gilhen (obtenu des Penguins), Charlie Huddy (obtenu des Oilers) et Jim Thomson (obtenu des Kings et ainsi retourné). Les Kings reçcurent donc ces 3 joueurs en retour d'Elik en plus d'un choix de 4e ronde qui devint le meilleur joueur de cet échange en la personne d'Alexei Zhitnik.

C'est donc somme toute à gros prix qu'Elik fut obtenu par les North Stars. Il continua dans la même veine avec sa nouvelle équipe, obtenant 46 points en 62 matchs lors de cette première saison avec eux. On peut croire que ces statistiques moyennes (à l'époque) incitèrent les North Stars à abandonner dans son cas. Ils envoyèrent Elik aux Oilers en retour de Brent Gilchrist en mars 1993. Il obtint 10 points en 14 matchs avec les Oilers pour terminer la saison mais ces derniers n'avaient également pas davantage de plans pour lui et le placèrent au ballottage après 4 matchs au début de la saison 1993-94. Je crois que ce fut une erreur de la part des Oilers qui avaient désespérément besoin d'offensive durant ces années difficiles. Il fut réclamé par les Sharks et ce fut un excellent coup pour eux alors qu'il obtint 25 buts et 66 points avec eux, soit sa meilleure saison en carrière. Il aida également les Sharks lors de leur parcours surprise en séries, obtenant 10 points en 14 matchs.

Cependant, la même narrative semblait le suivre partout où il évolua. Il était un joueur rapide, capable de marquer par séquences et était parfait comme 2e ou 3e centre. Mais son jeu était somme toute unidimensionnel, il n'était pas le plus combatif et il n'était pas assez bon marqueur pour être indispensable au sein d'une équipe. Il était également souvent blessé.

Après la grève de 1994, il revint avec les Sharks mais ces derniers l'envoyèrent aux Blues vers la fin de la saison écourtée de 1995. Il signa ensuite avec les Bruins où il connut une saison correcte avec eux en 95-96, obtenant 46 points en 59 matchs. Mais l'équipe ne fut pas satisfaite et il après une trentaine de match lors de la saison suivante, il fut rétrogradé dans les mineures et ce fut son dernier séjour dans la LNH et en Amérique du nord alors qu'il alla se réinventer en Suisse avec le club de Lugano pour la saison 1997-98.

Il devint un joueur culte en Suisse mais il développa (peut-être involontairement) une image de ''bad-boy'' alors qu'il fut le joueur le plus pénalisé de la ligue pendant 5 saisons d'affilée. Il devint l'une des têtes de turcs pour les spectateurs adverses qui avaient tradition de scander son nom pour le narguer, ce qui lui fit souvent perdre les gonds.

Il joua pour plusieurs club en Suisse lors des années suivantes et ensuite en Autriche et en Slovénie, terminant habituellement parmi les meilleurs compteurs de ces ligues respectives. Il n'avait toutefois jamais remporté de championnat dans sa vie jusqu'en 2010 où son club, le HK Jesenice, remporta le championnat de la ligue de Slovénie. Il prit sa retraite en 2011 à l'âge vénérable de 45 ans.



Son numéro fut par la suite retiré par le club Suisse SC Langnau où il joua pendant 4 ans. Il devint entraineur en Suisse lors des années suivantes mais fut mandaté par les Kings lors des dernières années à entraîner le club des Junior Kings de Beijing, une équipe pee-wee sponsorisée par les Kings et la LNH pour développer le hockey en Chine.

Il fit également partie de la liste des ex-joueurs qui intentèrent une poursuite contre la LNH en rapport aux commotions cérébrales.

En 448 matchs dans la LNH, il obtint 111 buts et 218 passes pour 329 points.
En 279 dans la ligue suisse, il obtint 125 buts, 273 passes pour 398 points et 1084 minutes de pénalités.


mercredi 1 février 2017

Mark Hardy



Si Mark Hardy est le premier joueur de la LNH né en Suisse, il n’en est pas citoyen comme les Mark Streit, Roman Jusi et autres de nos jours. Son père Lea, originaire de Dorval, jouait au hockey en Grande-Bretagne dans les années 1950. Sa mère, Barbara Wyatt, est une britannique, patineuse artistique. Elle se méritera d’ailleurs deux fois la médaille de bronze au championnat européen, en plus de terminer septième au Jeux olympiques d’Oslo, en 1952.

C’est alors que son père fut engagé comme entraîneur de l’équipe de St-Moritz que naquit Mark, en 1959. La famille est toutefois venue plus tard s’établir à Montréal. Mark a par la suite joué dans la LHJMQ, avec le Junior de Montréal, avec qui il s’est mérité le Trophée Émile Bouchard, remis au meilleur défenseur de la ligue, en 1978.

En 1979, Hardy est choisi en 2e ronde, au 30e rang, par les Kings. Dès l’année suivante, en plus d’un passage à Binghamton, dans la Ligue américaine, il accéda à la LNH.

C’est en 1980-81 qu’il fit définitivement sa place à Los Angeles, devenue la seule équipe du sud des États-Unis suite au déménagement des Flames d’Atlanta vers Calgary. De plus, l’équipe dirigée par Bob Berry était relativement isolée de tous ses adversaires. Aucun match à l’extérieur n’était vraiment proche. Au moins, les Canucks étaient dans le même fuseau horaire. En 1982, les Rockies du Colorado, leurs plus proches voisins, déménagèrent au New Jersey. Les voyages étaient donc exténuants.

Les Kings vivaient alors au rythme de la Triple Couronne (Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor). L’équipe a connu certaines bonne saisons, d’autres moins bonnes, mais elle n’avait pas de succès en séries éliminatoires. Durant les huit saisons que passa Hardy avec les Kings, il ne remporta qu’une série, en 1982, contre des Oilers largement favoris et à la veille de devenir dominants. C’est au cours de cette série que les Kings effectuèrent une remontée remarquable, surnommée le « Miracle on Manchester » (le Forum d’Inglewood était situé sur le boulevard Manchester) et Hardy y a joué un rôle clé.

Au troisième match de la série trois de cinq, les Oilers avaient pris une avance de 5-0 après deux périodes, avant que les Kings ne se mettent en marche. Hardy obtint d’abord une passe sur le deuxième but des Kings et marqua le quatrième. Et puis, avec cinq secondes à faire en troisième, alors que les Oilers avaient un joueur en punition et que Los Angeles avait retiré le gardien Mario Lessard, Hardy obtint, tout comme Marcel Dionne, une passe sur le but égalisateur de Steve Bozek.

Daryl Evans a finalement tranché en faveur des Kings en prolongation. Les Oilers ont ensuite gagné le quatrième match, mais les Kings sont allés à Edmonton pour éliminer les Oilers dans l’ultime rencontre. Ils se sont ensuite inclinés au deuxième tour devant les Canucks, en route vers la finale.

Même si ce n’était pas sa spécialité, comme on vient de le voir, Hardy pouvait contribuer offensivement. C’est en d’ailleurs en 1984-85 qu’il atteignit son sommet, avec 14 buts et 53 points, des statistiques tout de même respectables, même dans les offensives années 1980.

En 1986, alors que les Kings étaient éliminés des séries, Hardy fut choisi pour représenter le Canada aux championnats du monde, à Moscou. Il en repartit avec une médaille de bronze au cou.

C’est en février 1988 que Hardy fut échangé aux Rangers contre le chevelu Ron Duguay. Il alla alors rejoindre Marcel Dionne, qui avait été échangé aux Blueshirts un an plus tôt. Il fut ensuite échangé de nouveau en juin, aux North Stars. Son passage au Minnesota ne dura toutefois 15 matchs, avant d’être retourné aux Rangers.

Hardy vint ensuite terminer sa carrière dans la Ligue nationale avec l’équipe qui l’avait repêché, à temps pour participer à la première finale des Kings, maintenant dans l’ère Gretzky. Cette finale de 1993 fut bien sûr perdue face aux Canadiens.

Après un passage dans l’IHL, il débuta une longue carrière d’entraîneur adjoint dans l’IHL, la ECHL, les Kings et les Blackhawks. Il a aussi été entraîneur-chef des Blades de Los Angeles au roller hockey.

Il est présentement entraîneur-adjoint des Roadrunners de Tucson, le club-école de la Ligue américaine des Coyotes de l’Arizona.


Sources : eliteprospects.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 9 décembre 2016

Les recordmen des autres ligues (5e partie)







Toujours dans la thématique des détenteurs des records des points à travers les ligues de hockey professionnel, nous voici donc dans la région de l’Europe de l'ouest, région dont j'ai ajouté le Royaume-Uni parce que ça me tentait. Les régions géographiques de l’Europe varient selon les sources alors...

Voyez les autres parties ici.

Allons-y.


National League A (Suisse)

Peter Jaks (1985-2003)
674 PJ - 435 B - 347 P - 782 PTS

Le hockey organisé en Suisse remonte aux années 10 et est depuis devenu une des meilleures ligues en Europe, étant notamment au 1er rang des assistances devant la KHL et la ligue suédoise et ayant plusieurs clubs légendaires comme le HC Davos, le club le plus victorieux de l’histoire avec 31 championnats de la NLA et 15 victoires à la Coupe Spengler (dont l’équipe est hôtesse depuis 1923).

Originaire de la Tchécoslovaquie, Peter Jaks débuta sa carrière professionnelle en 1983 dans la division B Suisse après avoir immigré en Suisse durant son enfance. Il fit ensuite le saut dans la NLA avec le club HC Ambri-Piotta en 1985. À l’exception de deux saisons passées avec HC Lugano, Jaks joua la majorité de sa carrière avec Ambri-Piotta dont quelques saisons comme capitaine. En 1998, il joignit les rangs des Lions de Zurich avec qui il joua jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta en tout trois championnats de la NLA avec Lugano et Zurich. Il devint ensuite directeur général du HC Ambri-Piotta qui retira également son numéro 19.

Il s’est tragiquement enlevé la vie en octobre 2011 après s’être jeté devant un train à Bari en Italie. Il éprouvait des problèmes financiers alors qu’il n’avait pas travaillé depuis son renvoi du club en 2009. 


DEL (Allemagne)

Erich Kuhnhackl (1968-1989)
715 PJ - 691 B - 662 P - 1353 PTS

Les racines de la Deutsche Eishockey Liga (DEL) remontent aux années 50 mais la DEL actuelle fut officiellement formée en 1994 à partir de clubs appartenant à l’ancienne ligue du nom de Bundesliga. La DEL est depuis une des principales destinations outre-mer pour les joueurs nord-américains.

Né en Tchécoslovaquie, Erich Kuhnhackl est une légende du hockey Allemand. Un géant à 6’ 5” et 220 livres, il domina le hockey allemand en plus de s’illustrer plus d’une fois sur la scène internationale. Il détient le records des buts, passes et points dans la ligue allemande en plus du record pour les tours du chapeau avec 53 (3 de plus que Wayne Gretzky). L’Allemagne n’a jamais été une puissance au hockey mais Kuhnhackl est une des raisons pourquoi cette nation est restée aussi longtemps dans le pool “A” durant les années 70 et 80. En 75 matchs du championnat du monde il amassa 40 buts et 75 points. Il aida également l’Allemagne à remporter la médaille de bronze (leur dernière à ce jour en hockey) aux jeux Olympiques de 1976.

Il retourna aux Olympiques en 1984 et termina au premier rang des compteurs avec 14 points. Il avait le gabarit pour jouer dans la LNH et il se fit offrir un contrat par les Rangers à la fin des années 70 mais refusa l’offre pour plus d’argent en Allemagne. Il remporta 4 championnats de la Bundesliga.

Il fut admis au temple de la renommée du hockey international en 1997. Il occupa également le poste d’entraîneur avec plusieurs équipes de la DEL jusqu’en 2010 où il fut élu comme vice-président de la fédération du hockey Allemand. Son fils Tom fut repêché par les Penguins en 4e ronde lors du repêchage de 2010 et il fait présentement partie de l’équipe après plusieurs saisons dans les mineures.



EBEL (Autriche)

Rick Nasheim (1987-2004)
617 PJ - 505 B - 510 P - 1015 PTS

En place depuis 1923, la ligue autrichienne (maintenant appelée Erste Bank Eishockey Liga) opéra presque sans arrêt depuis sa création et depuis 2005, la ligue comporte des équipes en dehors de l’Autriche comme par exemple en Slovénie et en Italie.

Né à Regina en Saskatchewan, Rick Nasheim joua tout d’abord son hockey junior avec les Pats de son équipe locale à Regina dans la WHL et ensuite avec l’Université de Regina où il joua un an avant de traverser en Europe et de commencer sa carrière professionnelle. Il débuta d’abord dans la 2e division allemande en 1986-87 mais quitta pour la ligue autrichienne l’année suivante avec le club VEU Feldkirch. Il joua avec le club jusqu’en 2000 et au passage obtint la nationalité autrichienne en 1990. Il joua par la suite quelques saisons avec le club EHC Linz mais revint terminer sa carrière avec VEU Feldkirch en 2003-04. Il gagna en tout 6 fois le championnat autrichien en plus de participer à 9 reprises aux championnats du monde en plus des jeux olympiques de 1994 et 1998. Il devint par la suite entraineur du ECH Linz et est présentement assistant entraineur avec les Capitals de Vienne.



Ligne Magnus (France)

Franck Pajonkowski (1983-2003)
443 PJ - 585 B - 628 P - 1213 PTS

La première ligue française a été connue sous une multitude de noms depuis sa création en 1907 (Championnat de France, 1re Série, Série A, Nationale A, Ligue Nationale, Super 16, etc.) mais porte le nom de Ligue Magnus depuis 2004 en l’honneur de la Coupe du même nom et du fondateur de la Fédération internationale de hockey sur glace, Louis Magnus.

Né à Douai dans le nord de la France, Franck Pajonkowski a immigré au Québec alors qu’il était enfant et a donc grandi dans le hockey mineur québécois. Il a joué son hockey junior avec les Cataractes et les Saguenéens mais revint dans sa contrée d’origine en 1983 et s’aligna avec les Boucs de Mégève de la Ligue Magnus où il joua deux ans et remporta le championnat de 1984 à sa première année. Il joua ensuite deux saisons avec les Français Volants de Paris et s’aligna finalement avec les Dragons de Rouen, club mythique où il joua de 1987 jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta six autres championnats avec les Dragons, équipe alors dominante dans les années 90. Son fils Tom a la double nationalité française et canadienne et a également évolué dans la LHJMQ. Il évolue présentement avec les Forts de Chambly au junior AAA.

 
BHL (Royaume-Uni) 

Tony Hand (1982-2015)
BHL: 484 PJ - 921 B - 1338 P - 2259 PTS
BISL: 207 PJ - 65 B - 174 P - 239 PTS
BNL: 116 PJ - 68 B - 200 P - 268 PTS
EIHL: 237 PJ - 82 B - 232 P - 314 PTS
EPIHL: 273 PJ - 95 B - 406 P - 501 PTS

L’histoire du hockey professionnel au Royaume-Uni est assez complexe alors que la première ligue majeure, la British Hockey League changea de format et de nom à maintes reprises et fut dissoute et reformée et remplacée par d’autres ligues… etc. C’est assez mêlant d’ailleurs et je veux garder ça le plus bref possible. La seule constante de cette ligue fut la légende de Tony Hand.

Né à Édimbourg en Écosse, Hand devint le premier joueur développé au Royaume-Uni à être repêché par une équipe de la LNH. Il dominait alors la ligue Britannique au sein de son club local, les Racers de Murrayfield en Écosse où il jouait depuis l’âge de 14 ans, alors que l’équipe manquait de joueurs. Il récolta 164 points lors de deux saisons consécutives (en seulement 32 matchs), ce qui poussa les Oilers d’Edmonton à prendre une chance avec lui et le sélectionner en 12e ronde du repêchage de 1986. 

Il étonna au camp des Oilers et Glen Sather tenta de le convaincre de rester au Canada et jouer au niveau junior. Hand acquiesça mais ne joua finalement que 3 matchs avec les Cougars de Victoria (8 points en 3 matchs) avant de retourner en Écosse. Il éprouvait alors le mal du pays et trouvait le calendrier canadien trop exigeant. Il retourna donc avec les Racers avec qui il connut sa première saison de plus de 200 points (35 pj - 105 b - 111 p - 216 pts). Il retenta l’expérience au Canada l’année suivante avec les Cougars et quelques matchs hors-concours avec les Oilers qui lui offrirent un contrat dans les mineures qu’il refusa, ayant peur de rester coincé dans les mineures et de gagner moins d’argent qu’à Édimbourg. Sather déclara qu’il était déçu de sa décision et qu’il le considérait comme un bon prospect, comparant même sa vision de jeu à celle de Wayne Gretzky.

Hand avoua plus tard qu’il s’agissait peut-être d’une erreur mais il continua d’exceller de manière presque ridicule dans la ligue Britannique. Il amassa en tout plus de 4000 points (incluant les séries) dans toutes les incarnations de la ligue de 1982 jusqu’à sa retraite à 47 ans en 2015. Aucun autre joueur au monde ne s'approche d'un tel total. Professionnellement, Gretzky a pour sa part récolté 3369 points (incluant les séries et son parcours dans l'AMH).

Hand joua en tout pour 8 clubs à travers les différentes versions de la ligue britannique et trois de ces clubs ont retiré son chandail soit les Racers de Murrayfield où il commença sa carrière, les Capitals d’Édinbourg ainsi que le Phoenix de Manchester où il joua de 2006 jusqu’à sa retraite.

Il fut également admis comme membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, probablement le seul joueur de hockey à recevoir cet honneur.


Ligue Elite de Belgique

Bill Morgan (1977-2001)
413 PJ - 537 B - 835 P - 1372 PTS

Un pays dont on entend rarement parler au niveau hockey, la Belgique a vu apparaître la naissance de la Belgian Hockey League pour la première fois en 1912. Maintenant connue sous le nom de la Belgium Elite League, elle est constituée de 8 clubs se disputant annuellement la coupe de Belgique.

Originaire de London en Ontario, Bill Morgan évoluait pour l’Université de Guelph lorsqu’en 1976, lui et son équipe vinrent jouer quelques matchs en Belgique. il a dû s’y plaire alors que la saison suivante, il vint s’y établir avec le club HYC Herentals avec qui il joua presque sans interruption jusqu’à sa retraite comme joueur en 2001. Il s’est marié et a obtenu sa nationalité Belge et il a eu trois fils hockeyeurs qui ont tous les trois évolué sous ses ordres à Herentals alors que le paternel a été entraineur de l’équipe jusqu’en 2013. Cependant, le club HYC Herentals évolue désormais dans la ligue des Pays-Bas.


Parlant du loup…



Eredivisie (Pays-Bas)

Joe Simons (1964-1980)
441 PJ - 743 B - 405 P - 1148 PTS

La première ligue néerlandaise, la “Eredivisie” est la seule ligue professionnelle de ce petit pays et son origine remonte à 1945, soit après la 2e guerre mondiale. Elle suspendit ses opérations de 1950 à 1964 mais a repris ses activités sans interruption depuis. Elle opère présentement avec 7 équipes (dont une en Belgique) qui se disputtent le championnat Néerlandais. Au cours des années, la ligue a vu tout de même quelques ex-joueurs de la LNH dont Karl Dykhuis, Zarley Zalapski, Mark Pederson et Alexander Selivanov entres autres. Dale Weise y a également joué durant le dernier lock-out.

Un des clubs légendaires de la ligue, les Trappers de Tilburg dominèrent la ligue durant les années 70, période où ils remportèrent le championnat lors de 7 saisons consécutives, un record. Dans leurs rangs figurait un canadien du nom de Joe Simons qui débarqua aux Pays-Bas en 1964. J’ai peu d’informations sur son parcours avant sa carrière avec les Trappers mais il marqua l’histoire du hockey néerlandais avec ses 1148 points en 441 matchs. Son numéro 10 fut retiré par l’équipe lors de sa retraite et il revint au Canada par la suite.



Dans la prochaine partie nous irons plus à l'est et nous examinerons les ligues russes, tchèques, et autres pays slaves.



samedi 1 février 2014

Inspiration tricolore




Il y a quelques semaines j'ai fait un billet sur les logos empruntés aux hockey et ça m'a tellement intrigué que j'ai décidé de continuer dans la même veine. Cette fois-ci voici les uniformes de quelques équipes (actuelles et défuntes) qui se sont inspirés du logo et/ou de l'uniforme du Canadien.

Après avoir commencé ce billet, j'ai découvert que Martin avait déjà abordé le sujet il y a quelques années mais tant pis, voici ma version.

Toronto Jr. Canadiens - OJHL

Cette équipe Junior A de l'Ontario existe depuis 1972 alors qu'elle s'appelait les Warriors de Wexford à l'origine. Elle changea de nom pour les Raiders en 1983 et en 2006 elle adopta le logo et les couleurs du Canadien et changea de nom pour devenir les Canadiens Jr. de Toronto. Ils ont cependant inversé les couleurs du chandail de façon intéressante et le logo est plutôt cute. De plus ils sont chanceux car ils ont le beau chandail blanc du CH que nos Canadiens à nous ne portent plus.


Stars de Montréal - CWHL

Les Stars, comme les autres équipes formant la Ligue de hockey féminin, utilisent les mêmes couleurs que leur équivalents masculins. Je trouve ça dommage car ils ne prennent pas avantage de leur superbe logo (inspiré des North Stars du Minnessota) pour faire un uniforme plus unique. Au lieu de ça on a droit à une pâle imitation du chandail du CH.


Canadiens Junior de Verdun - LHJMQ 1982-89

L'histoire de cette équipe remonte à 1933 où elle se nommait le Canadien Junior de Montréal, équipe affiliée au grand club. Elle changera de nom temporairement pour le Bleu-Blanc-Rouge de 1972 à 1975. Ensuite le Junior de Montréal jusqu'en 1982 et le Junior de Verdun jusqu'en 1984 pour ensuite revenir au nom d'origine et s'appeler le Canadien Junior de Verdun pour les 5 dernières années de son existence. À la base le chandail était une réplique exacte de celui du Canadien de la LNH. Plus tard on adopta un logo différent et on l'adapta pour Verdun en 1982. Plusieurs grands joueurs auront porté ce chandail avec entre autres Denis Savard, Claude Lemieux, Pat Lafontaine (photo) ainsi que Jimmy Carson.


Laser de St-Hyacinthe - LHJMQ 1989-1996

En 1989, le Canadien Junior de Verdun déménagea à St-Hyacinthe pour devenir le Laser. Encore une fois on garda le design et les couleurs du Canadien mais cette fois un nouveau logo. Ils changèrent toutefois le design vers les dernières années du séjour à St-Hyacinthe. L'équipe est désormais connue sous le nom des Huskies de Rouyn-Noranda et ont un chandail que je trouve horrible...


St.Cloud State Huskies - NCAA


Un des logos que j'avais oublié lors de mon article précédent était celui des Huskies de l'Université St.Cloud au Minnessota. Si le logo est inspiré du tricolore, le reste du chandail rapelle davantage les Blackhawks de Chicago. Ce qui est le plus intéressant dans le cas de cette école est que ce n'est pas seulement le logo de leur équipe de hockey mais bel et bien le logo officiel de l'université!

On a donc l'occasion de voir ce que peut avoir l'air le logo du CH sur un uniforme de baseball, de football, de golf, un terrain de basketball , de football ou encore mieux sur un flyer de party étudiant.


Chiefs de Spokane  - WHL


Après avoir emprunté des Red Wings de Détroit, les Wings de Kelowna déménagèrent à Spokane en 1985. Ils changèrent de nom pour les Chiefs et adoptèrent le design du Canadien. Ils utilisent aussi quelquefois un chandail alternatif aux couleurs inversées.


Apollos de Houston - CHL 1965-69

Les Apollos de Houston furent l'un des club affiliés du tricolore dans les années 60. Ils ont même eu l'honneur d'avoir Serge Savard dans leurs rangs pour une soixantaine de matchs. Les Canadiens déménagèrent l'équipe à Montréal après la saison 1968-69 afin de réduire la distance entre eux et leurs prospects. Ils changèrent de nom pour les Voyageurs de Montréal et évoluèrent désormais dans la ligue américaine.


Voyageurs de la Nouvelle-Écosse - AHL 1971-1984

Les voyageurs de durèrent pas longtemps à Montréal et déménagèrent en Nouvelle-Écosse en 1971. Ils resteront la-bas jusqu'à ce qu'ils déménagent à Sherbrooke en 1984.


Canadiens de Sherbrooke/Fredericton - AHL 1984-1999


Je ne voulais pas mettre cette équipe car ils ont tout simplement pris le même design et logo que le Canadien (club école de l'époque) mais je l'ai mis simplement pour l'anomalie de voir Patrick Roy avec le numéro 30.


Bulldogs d'Hamilton - AHL

L'équipe affiliée actulle du CH, les Bulldogs d'Hamilton, ont adapté differemment les couleurs du CH dans les dernières années. À l'origine de l'affiliation avec Hamilton, le chandail était beaucoup plus similaire à celui de Montréal. Ils ont aussi eu un chandail vintage.


HC Fribourg-Gottéron - Ligue Nationale de Suisse

Voici le HC Fribourg-Gottéron, avec son logo fantastique gaché par le concept "Pages Jaunes" comme tout bon chandail européen truffé de pubs. Il est d'ailleurs difficile de savoir où ils en sont avec leur chandail. Des fois on retrouve la bande horizontale à la CH, d'autres fois sans la bande mais avec la griffe de dragon. Des fois en bleu, des fois en jaune selon le sponsor. Des fois en blanc, ce qui peut avoir l'air pas pire vu de façe, mais vu de dos c'est une autre histoire...


Kingston Canadians - OHL 1973-1988

Les Canadians (avec un A) sont nés lors de la défection des Canadiens Juniors de Montréal de la ligue junior de l'ontario de l'époque (OHA) vers la LHJMQ. Pour pouvoir faire ce transfert légalement, la ligue dût suspendre la franchise durant une saison. L'équipe se renomma le Bleu-Blanc-Rouge de Montréal (et plus tard le Canadien Junior de Verdun qu'on a vu plus haut) et joigna la LHJMQ. Un an plus tard la OHA réactiva la franchise et une nouvelle équipe nommée les Canadians de Kingston commença ses activités en 1973. Plusieurs joueurs de renom ont endossé le chandails des Canadians dont Paul Coffey, Kirk Muller, Tim Kerr et la glorieuse coupe Longeuil de Bryan Fogarty. L'équipe existe de nos jours sous le nom des Frontenacs et imite maintenant les Bruins de Boston à la place.


Kingston Voyageurs - OJHL

La OJHL, cette ligue junior A qui semble se complaire dans l'imitation des équipes majeures, est l'hôte des Voyageurs de Kingston. Au début de l'article je vous parlais des Canadiens Jr de Toronto qui évoluent dans la même ligue et bien ça doit être assez spécial de les voir jouer contre lors d'un match. Malheureusement je n'ai rien trouvé de mieux que ce vidéo Youtube pourri...


Canadiens de Carleton Place - CCHL

Pour terminer, voici une autre équipe du Junior A, cette fois dans la Central Canadian Hockey League. Cette équipe s'appelait autrefois les Legion Kings et avaient un logo assez unique mais depuis 2009 ils ont adpoté ce logo inspiré du Canadien mais avec des couleurs différentes.


Je crois avoir fait le tour. À moins que vous connaissiez une autre équipe obscure Junior B qui imite le chandail et/ou logo du CH. Si j'ai fait un oubli majeur n'hésitez pas à le mentionner dans les commentaires!