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jeudi 2 novembre 2023

Les grands voyageurs #11: Alexandre Giroux

 



Si vous avez déjà lu des chapitres de cette série, le joueur que j'ai considéré aujourd'hui n'est pas de cette catégorie de joueurs excessivement nomades qu'on a pu voir comme Trevor Jobe et ses 38 équipes(!), ce qui à ce jour est toujours mon record. 

Il a quand même trimbalé son baluchon à travers (seulement) 19 organisations, incluant celles au junior, mais j'avais surtout envie d'en parler pour plusieurs autres raisons, pas seulement le nombre d'équipes. Allons-y donc en commençant par une (trop longue) anecdote personnelle.

Il y a quelques semaines, j'ai ressorti mon X-Box 360 afin de rejouer à NHL12. Pourquoi prendre une vieille version au lieu du maudit NHL23 que j'ai acheté l'an passé? Ou bien me décider à sortir un autre 80$ pour acheter le 24? Et bien plusieurs raisons. Je sais que c'est pas juste moi, mais je déteste les nouvelles versions de NHL. Malgré plusieurs tentatives d'adaptation, je suis jamais capable de «setuper» ce maudit jeu à des settings de jeu acceptables. 

Malgré toutes mes expérimentations, mes matchs sont soit trop faciles (genre que je gagne 9-1 tout le temps) ou bien trop difficiles et/ou sans offensive (défaites de 2-0 ou victoires 1-0). Souvent quoique je fasse, je défonce le gardien adverse de 40 tirs sans pouvoir marquer tandis que l'adversaire gagne en effectuant seulement 12 tirs. Ensuite je change mes settings et je gagne 10-3.

Bref, y'a jamais moyen de trouver un bon setting d'une game à l'autre et tout ça me fait chier. En plus, ils ont ajouté au fil des années tellement de nouveaux modes de jeu qui ne m'intéressent pas (CHEL w-t-f) et qui ne font que sur-peupler le menu. Je suis donc habitué à mon bon vieux NHL12 et surtout à un système de settings juste assez amusant et ardu pour mes goûts.

J'ai entendu dire que le système de jeu a été complètement refait cette année pour le 24 mais je sais pas si je vais me laisser tenter. De plus, il y a un autre facteur qui me force à revenir dans le passé: J'ai 40 ans.

J'ai 40 ans et un des plaisirs de ces jeux est de se re-créer soi-même en joueur et gagner des trophées. En 2011-12 j'avais 28-29 ans et donc je fitais encore dans le spectrum d'âge des joueurs de la LNH. Maintenant j'ai 40 ans et c'est juste weird. Ça fait pas de sens de me faire un joueur de cet âge qui marque 50 buts. Je pourrais le mettre moins fort, le mettre sur la 3e-4e ligne et en marquer 10-15? Mais il est où le fun là-dedans? 

Vous pourriez argumenter en disant que tant qu'à fantasmer en s'imaginant comme joueur de la LNH, je pourrais me recréer plus jeune, genre 18 ans? Mais je trouves ça encore plus weird... Non, dans ma tête, mon moi-même virtuel est arrivé en scène au début des années 2000 et vers 2011 il était un joueur vedette établi. Pas une recrue et pas non plus un crouton de 40 ans. Bref c'est aussi pour ça que je joue encore à NHL12...

Caméo de Karl Alzner en background. Allo Karl!

Mais Alexandre Giroux il fite où et comment dans cette histoire pas rapport? Et bien dans le club-école de mon club des Oilers de NHL12, on y retrouve un joueur côté 76 overall du nom d'Alexandre Giroux. Il est aussi étiqueté «SNP» pour Sniper, donc c'est clair que j'allais me laisser tenter et l'insérer quelque part dans mon alignement. 

Donc malgré son 76 plus bas que le reste de mon alignement dans les 80+, Giroux a maintenant 15 points en 12 matchs dont 8 buts... Mais qui était-il donc ce Giroux? Je me souvenais vaguement de lui à l'époque où le jeu est sorti et les années depuis n'ont fait qu'aggraver mon souvenir. Je trouvais donc intéressant d'aller l'analyser aujourd'hui, si ce n'est que pour honorer son rendement dans mon alignement...

Réjean Giroux
Alexandre Giroux est né le 16 juin 1981 à Québec. Son père, Réjean Giroux, a joué comme attaquant pour les Remparts de 1969 à 1972, étant souvent jumelé avec Guy Lafleur. Il remporta la coupe Memorial de 1971 avec ce dernier avant de connaitre une saison de 109 points en 71-72 en compagnie de Jacques Richard, suite à quoi il fut repêché par les Blackhawks de Chicago. 
 
Il décida toutefois de rester au bercail en signant avec les nouveaux Nordiques de Québec pour la saison inaugurale de l'AMH en 1972-73. Il serait d'ailleurs le seul joueur à avoir joué le premier match des Remparts en 1969 ainsi que le premier des Nordiques.

Rétrogradé dans la NAHL avec le club-école des Nordiques en 1973-74, Réjean termina au sommet des pointeurs de la ligue avec 122 points. Cela lui valut une nouvelle offre des Blackhawks qu'il accepta cette fois-ci. Il évoluera deux ans dans la CHL avec les Blackhawks de Dallas avant qu'une blessure sérieuse au genou ne mette fin à sa carrière en 1976.

Pour sa part, le fils Alexandre débuta dans la LHJMQ en 1998-99 avec les Olympiques de Hull et fut un choix de 7e ronde (213e au total) des Sénateurs au repêchage de 1999. Il connut ensuite en 99-00 une saison de 52 buts et 99 points en compagnie de Michael Ryder, en plus de s'incliner en finale contre l'Océanic de Rimouski. Il termina son stage junior en 2001-01 avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Il débuta ensuite son long parcours dans la ligue américaine, d'abord en 2001-02 avec le club-école des Sénators de l'époque, les Griffins de Grand Rapids, et les deux saisons suivantes avec les Senators de Binghamton. Il fut toutefois inclus dans un échange en mars 2004 avec les Rangers qui l'obtinrent en compagnie de Karel Rachunek, en retour du défenseur Greg De Vries.

Il continua son chemin dans l'AHL, cette fois-ci avec le Wolf Pack de Hartford, où il connut deux saisons de 32 et 36 buts respectivement. Il put enfin gouter à un premier match dans la LNH à la fin de la saison 2005-06, sans récolter de points. Ce fut son seul match avec les Rangers.


Il signa ensuite comme agent libre avec les Capitals en 2006-07. Il obtiendra cette saison-là une fiche de 42 buts et 28 passes avec les Bears de Hershey, ce qui lui valut un rappel avec les Caps en fin de saison. Il obtint ainsi ses premiers points dans la LNH avec 2 buts et 2 passes en 9 matchs.

Il signa ensuite avec les Thrashers d'Atlanta. Mais après une seule demie-saison avec leur club-école à Chicago, les Capitals refirent son acquisition et il retourna à Hershey.

Vint alors la mémorable saison 2008-09. En compagnie de Keith Aucoin et Chris Bourque (fils de Raymond), les puissants Bears étaient l'endroit parfait pour Giroux qui connut une des meilleures saisons de l'histoire de la AHL en récoltant 60 buts et 37 passes pour 97 points, ce qui le plaçait au sommet de la ligue pour les buts et les points. 

Il s'agissait seulement de la 5e fois de l'histoire de la AHL qu'un joueur atteignait le plateau des 60 buts et aucun ne l'a atteint depuis. Durant la saison, il connut une séquence record en marquant dans un 15e match consécutif, éclipsant alors la marque détenue par le légendaire Brett Hull depuis 1987.

En plus de ses 60 buts, il mena également les Bears en Séries avec 15 buts en 22 matchs alors que les Bears remportèrent la coupe Calder de 2009. Ces 75 buts combinés en 2008-09 en font ainsi le recordman à ce niveau, le précédent détenteur étant Stéphan Lebeau avec 71 en 1988-89. Cette saison-là, Lebeau avait récolté un record toujours valide de 70 buts en saison, mais seulement 1 en séries.

De plus, Giroux accomplit cet exploit en seulement 69 matchs, étant rappelé par les Capitals l'espace de 12 matchs. Malheureusement pour lui, son principal défaut était son coup de patin. Étant légèrement plus lent dans la LNH, il lui manquait cette fameuse fraction de seconde de démarcation et il ne parvint jamais à transposer ses talents offensifs dans la grande ligue. Durant ce séjour de 12 matchs avec les Caps, son plus long à vie dans la LNH, il n'obtint qu'un seul but et une passe.


La saison suivante, 2009-10, fut pratiquement identique. Il obtint 50 buts, mais cette fois-ci davantage de passes avec 53 pour un sommet en carrière de 103 points, au deuxième rang de la AHL derrière son coéquipier Aucoin. Il joua cette fois 9 matchs avec les Caps, obtenant 1 but et 2 passes. 

Les Bears retournèrent ensuite en finale et remportèrent une deuxième coupe Calder consécutive, premier club à accomplir ce fait d'arme depuis les Indians de Springfield en 89-90 et 90-91 (avec un alignement totalement différent d'une saison à l'autre). Un repeat étant très rare et très dur à accomplir dans ce circuit, les Bears sont les derniers à ce jour à l'avoir fait. Lors de ces deux années de gloire, c'est Giroux qui termina premier en séries pour les buts et les points chez les Bears. Ces deux années exceptionnelles à Hershey lui valurent également le trophée Les Cunningham pour le joueur le plus utile en 2008-09.

Malgré une nouvelle offre des Capitals pour demeurer à Hershey, il opta de tenter sa chance dans une autre organisation, en signant avec les Oilers d'Edmonton en 2010-11. Il joua alors principalement avec le club-école, les Barons de Oklahoma City, où il connut une saison de 32 buts et 46 passes pour 78 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il s'agissait de sa 7e saison consécutive de plus de 30 buts, ce qui égalisait un record. 

Toutefois, le même scénario se produisit dans la LNH où il fut retranché après le camp d'entrainement. C'était le début de cette ère de jeunes loups offensifs à Edmonton et il fut donc déclassé au profit de plus jeunes comme Jordan Eberle, Taylor Hall, Magnus Paajarvi et Linus Omark. Il ne put obtenir que 2 points en 8 matchs à Edmonton durant la saison.


Ce fut ensuite un dernier tour pour Giroux dans la AHL en 2011-12, cette fois dans l'organisation des Blue Jackets. Il obtint alors 54 points avec les Falcons de Springfield et seulement 1 but en 9 matchs à Columbus. Il passa bien près de s'approprier le record de 8 saisons consécutives dans la AHL avec 30 buts, alors qu'il termina avec 28.

Il quitta ensuite pour la KHL avec le Dynamo de Riga en 2012-13. Après une saison en demie-teinte, il fut prêté au Klothen HC de la ligue Suisse. Il sembla s'y plaire puisqu'il passa ensuite les trois saisons suivantes au sein de ce circuit avec Ambri-Piotta. Il remporta également la coupe Spengler avec l'équipe canadienne en 2016.

Il passa ensuite une autre saison de retour dans la KHL avec le Zagreb Medvescak et ensuite en 2017-18 avec les Brûleurs de Loups de Grenoble où il termina premier pointeur de la ligue Magnus. Voulant ensuite prendre sa retraite, il fut toutefois convaincu par un ami de se joindre à l'Assurancia de Thetford Mines dans la LNAH. Il y joua deux saisons, terminant premier du circuit pour les buts marqués en 2018-19. Il revint ensuite pour un dernier 5 matchs en 2021-22.

Sa fiche à vie dans la LNH fut de 6 buts et 6 passes en 48 matchs.
Sa fiche à vie dans la AHL fut de 368 buts et 336 passes pour 704 points en 771 matchs. Ces 368 buts le placent au 7e rang de l'histoire des marqueurs dans ce circuit. Signe que la AHL s'est quelque peu détériorée côté offensive, il est le dernier à avoir franchi le cap des 50 buts, des 60 buts et des 100 points.

Il aura joué pour 19 équipes au total:
- 2 au junior: Hull, Rimouski
- 7 dans la AHL: Grand Rapids, Binghamton, Hartford, Hershey, Chicago, Oklahoma City, Springfield
- 4 dans la LNH: New York, Washington, Edmonton, Columbus
- 5 en Europe: Riga, Kloten, Ambri-Piotta, Zagreb, Grenoble
- 1 dans la LNAH: Thetford Mines.


Sources:
De Guy à Ovi, de père en fils chez les Giroux, Le Soleil, 9 novembre 2018
Réjean Giroux: la carrière dont il ne rêvait même pas chez les Nordiques, Journal de Québec, 25 septembre 2022
Barons' Alexandre Giroux will not give up on NHL dream, The Oklahoman, 30 jan. 2011
Hershey hero Giroux re-signs with Capitals, AHL.com, 5 août 2009

vendredi 9 décembre 2016

Les recordmen des autres ligues (5e partie)







Toujours dans la thématique des détenteurs des records des points à travers les ligues de hockey professionnel, nous voici donc dans la région de l’Europe de l'ouest, région dont j'ai ajouté le Royaume-Uni parce que ça me tentait. Les régions géographiques de l’Europe varient selon les sources alors...

Voyez les autres parties ici.

Allons-y.


National League A (Suisse)

Peter Jaks (1985-2003)
674 PJ - 435 B - 347 P - 782 PTS

Le hockey organisé en Suisse remonte aux années 10 et est depuis devenu une des meilleures ligues en Europe, étant notamment au 1er rang des assistances devant la KHL et la ligue suédoise et ayant plusieurs clubs légendaires comme le HC Davos, le club le plus victorieux de l’histoire avec 31 championnats de la NLA et 15 victoires à la Coupe Spengler (dont l’équipe est hôtesse depuis 1923).

Originaire de la Tchécoslovaquie, Peter Jaks débuta sa carrière professionnelle en 1983 dans la division B Suisse après avoir immigré en Suisse durant son enfance. Il fit ensuite le saut dans la NLA avec le club HC Ambri-Piotta en 1985. À l’exception de deux saisons passées avec HC Lugano, Jaks joua la majorité de sa carrière avec Ambri-Piotta dont quelques saisons comme capitaine. En 1998, il joignit les rangs des Lions de Zurich avec qui il joua jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta en tout trois championnats de la NLA avec Lugano et Zurich. Il devint ensuite directeur général du HC Ambri-Piotta qui retira également son numéro 19.

Il s’est tragiquement enlevé la vie en octobre 2011 après s’être jeté devant un train à Bari en Italie. Il éprouvait des problèmes financiers alors qu’il n’avait pas travaillé depuis son renvoi du club en 2009. 


DEL (Allemagne)

Erich Kuhnhackl (1968-1989)
715 PJ - 691 B - 662 P - 1353 PTS

Les racines de la Deutsche Eishockey Liga (DEL) remontent aux années 50 mais la DEL actuelle fut officiellement formée en 1994 à partir de clubs appartenant à l’ancienne ligue du nom de Bundesliga. La DEL est depuis une des principales destinations outre-mer pour les joueurs nord-américains.

Né en Tchécoslovaquie, Erich Kuhnhackl est une légende du hockey Allemand. Un géant à 6’ 5” et 220 livres, il domina le hockey allemand en plus de s’illustrer plus d’une fois sur la scène internationale. Il détient le records des buts, passes et points dans la ligue allemande en plus du record pour les tours du chapeau avec 53 (3 de plus que Wayne Gretzky). L’Allemagne n’a jamais été une puissance au hockey mais Kuhnhackl est une des raisons pourquoi cette nation est restée aussi longtemps dans le pool “A” durant les années 70 et 80. En 75 matchs du championnat du monde il amassa 40 buts et 75 points. Il aida également l’Allemagne à remporter la médaille de bronze (leur dernière à ce jour en hockey) aux jeux Olympiques de 1976.

Il retourna aux Olympiques en 1984 et termina au premier rang des compteurs avec 14 points. Il avait le gabarit pour jouer dans la LNH et il se fit offrir un contrat par les Rangers à la fin des années 70 mais refusa l’offre pour plus d’argent en Allemagne. Il remporta 4 championnats de la Bundesliga.

Il fut admis au temple de la renommée du hockey international en 1997. Il occupa également le poste d’entraîneur avec plusieurs équipes de la DEL jusqu’en 2010 où il fut élu comme vice-président de la fédération du hockey Allemand. Son fils Tom fut repêché par les Penguins en 4e ronde lors du repêchage de 2010 et il fait présentement partie de l’équipe après plusieurs saisons dans les mineures.



EBEL (Autriche)

Rick Nasheim (1987-2004)
617 PJ - 505 B - 510 P - 1015 PTS

En place depuis 1923, la ligue autrichienne (maintenant appelée Erste Bank Eishockey Liga) opéra presque sans arrêt depuis sa création et depuis 2005, la ligue comporte des équipes en dehors de l’Autriche comme par exemple en Slovénie et en Italie.

Né à Regina en Saskatchewan, Rick Nasheim joua tout d’abord son hockey junior avec les Pats de son équipe locale à Regina dans la WHL et ensuite avec l’Université de Regina où il joua un an avant de traverser en Europe et de commencer sa carrière professionnelle. Il débuta d’abord dans la 2e division allemande en 1986-87 mais quitta pour la ligue autrichienne l’année suivante avec le club VEU Feldkirch. Il joua avec le club jusqu’en 2000 et au passage obtint la nationalité autrichienne en 1990. Il joua par la suite quelques saisons avec le club EHC Linz mais revint terminer sa carrière avec VEU Feldkirch en 2003-04. Il gagna en tout 6 fois le championnat autrichien en plus de participer à 9 reprises aux championnats du monde en plus des jeux olympiques de 1994 et 1998. Il devint par la suite entraineur du ECH Linz et est présentement assistant entraineur avec les Capitals de Vienne.



Ligne Magnus (France)

Franck Pajonkowski (1983-2003)
443 PJ - 585 B - 628 P - 1213 PTS

La première ligue française a été connue sous une multitude de noms depuis sa création en 1907 (Championnat de France, 1re Série, Série A, Nationale A, Ligue Nationale, Super 16, etc.) mais porte le nom de Ligue Magnus depuis 2004 en l’honneur de la Coupe du même nom et du fondateur de la Fédération internationale de hockey sur glace, Louis Magnus.

Né à Douai dans le nord de la France, Franck Pajonkowski a immigré au Québec alors qu’il était enfant et a donc grandi dans le hockey mineur québécois. Il a joué son hockey junior avec les Cataractes et les Saguenéens mais revint dans sa contrée d’origine en 1983 et s’aligna avec les Boucs de Mégève de la Ligue Magnus où il joua deux ans et remporta le championnat de 1984 à sa première année. Il joua ensuite deux saisons avec les Français Volants de Paris et s’aligna finalement avec les Dragons de Rouen, club mythique où il joua de 1987 jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta six autres championnats avec les Dragons, équipe alors dominante dans les années 90. Son fils Tom a la double nationalité française et canadienne et a également évolué dans la LHJMQ. Il évolue présentement avec les Forts de Chambly au junior AAA.

 
BHL (Royaume-Uni) 

Tony Hand (1982-2015)
BHL: 484 PJ - 921 B - 1338 P - 2259 PTS
BISL: 207 PJ - 65 B - 174 P - 239 PTS
BNL: 116 PJ - 68 B - 200 P - 268 PTS
EIHL: 237 PJ - 82 B - 232 P - 314 PTS
EPIHL: 273 PJ - 95 B - 406 P - 501 PTS

L’histoire du hockey professionnel au Royaume-Uni est assez complexe alors que la première ligue majeure, la British Hockey League changea de format et de nom à maintes reprises et fut dissoute et reformée et remplacée par d’autres ligues… etc. C’est assez mêlant d’ailleurs et je veux garder ça le plus bref possible. La seule constante de cette ligue fut la légende de Tony Hand.

Né à Édimbourg en Écosse, Hand devint le premier joueur développé au Royaume-Uni à être repêché par une équipe de la LNH. Il dominait alors la ligue Britannique au sein de son club local, les Racers de Murrayfield en Écosse où il jouait depuis l’âge de 14 ans, alors que l’équipe manquait de joueurs. Il récolta 164 points lors de deux saisons consécutives (en seulement 32 matchs), ce qui poussa les Oilers d’Edmonton à prendre une chance avec lui et le sélectionner en 12e ronde du repêchage de 1986. 

Il étonna au camp des Oilers et Glen Sather tenta de le convaincre de rester au Canada et jouer au niveau junior. Hand acquiesça mais ne joua finalement que 3 matchs avec les Cougars de Victoria (8 points en 3 matchs) avant de retourner en Écosse. Il éprouvait alors le mal du pays et trouvait le calendrier canadien trop exigeant. Il retourna donc avec les Racers avec qui il connut sa première saison de plus de 200 points (35 pj - 105 b - 111 p - 216 pts). Il retenta l’expérience au Canada l’année suivante avec les Cougars et quelques matchs hors-concours avec les Oilers qui lui offrirent un contrat dans les mineures qu’il refusa, ayant peur de rester coincé dans les mineures et de gagner moins d’argent qu’à Édimbourg. Sather déclara qu’il était déçu de sa décision et qu’il le considérait comme un bon prospect, comparant même sa vision de jeu à celle de Wayne Gretzky.

Hand avoua plus tard qu’il s’agissait peut-être d’une erreur mais il continua d’exceller de manière presque ridicule dans la ligue Britannique. Il amassa en tout plus de 4000 points (incluant les séries) dans toutes les incarnations de la ligue de 1982 jusqu’à sa retraite à 47 ans en 2015. Aucun autre joueur au monde ne s'approche d'un tel total. Professionnellement, Gretzky a pour sa part récolté 3369 points (incluant les séries et son parcours dans l'AMH).

Hand joua en tout pour 8 clubs à travers les différentes versions de la ligue britannique et trois de ces clubs ont retiré son chandail soit les Racers de Murrayfield où il commença sa carrière, les Capitals d’Édinbourg ainsi que le Phoenix de Manchester où il joua de 2006 jusqu’à sa retraite.

Il fut également admis comme membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, probablement le seul joueur de hockey à recevoir cet honneur.


Ligue Elite de Belgique

Bill Morgan (1977-2001)
413 PJ - 537 B - 835 P - 1372 PTS

Un pays dont on entend rarement parler au niveau hockey, la Belgique a vu apparaître la naissance de la Belgian Hockey League pour la première fois en 1912. Maintenant connue sous le nom de la Belgium Elite League, elle est constituée de 8 clubs se disputant annuellement la coupe de Belgique.

Originaire de London en Ontario, Bill Morgan évoluait pour l’Université de Guelph lorsqu’en 1976, lui et son équipe vinrent jouer quelques matchs en Belgique. il a dû s’y plaire alors que la saison suivante, il vint s’y établir avec le club HYC Herentals avec qui il joua presque sans interruption jusqu’à sa retraite comme joueur en 2001. Il s’est marié et a obtenu sa nationalité Belge et il a eu trois fils hockeyeurs qui ont tous les trois évolué sous ses ordres à Herentals alors que le paternel a été entraineur de l’équipe jusqu’en 2013. Cependant, le club HYC Herentals évolue désormais dans la ligue des Pays-Bas.


Parlant du loup…



Eredivisie (Pays-Bas)

Joe Simons (1964-1980)
441 PJ - 743 B - 405 P - 1148 PTS

La première ligue néerlandaise, la “Eredivisie” est la seule ligue professionnelle de ce petit pays et son origine remonte à 1945, soit après la 2e guerre mondiale. Elle suspendit ses opérations de 1950 à 1964 mais a repris ses activités sans interruption depuis. Elle opère présentement avec 7 équipes (dont une en Belgique) qui se disputtent le championnat Néerlandais. Au cours des années, la ligue a vu tout de même quelques ex-joueurs de la LNH dont Karl Dykhuis, Zarley Zalapski, Mark Pederson et Alexander Selivanov entres autres. Dale Weise y a également joué durant le dernier lock-out.

Un des clubs légendaires de la ligue, les Trappers de Tilburg dominèrent la ligue durant les années 70, période où ils remportèrent le championnat lors de 7 saisons consécutives, un record. Dans leurs rangs figurait un canadien du nom de Joe Simons qui débarqua aux Pays-Bas en 1964. J’ai peu d’informations sur son parcours avant sa carrière avec les Trappers mais il marqua l’histoire du hockey néerlandais avec ses 1148 points en 441 matchs. Son numéro 10 fut retiré par l’équipe lors de sa retraite et il revint au Canada par la suite.



Dans la prochaine partie nous irons plus à l'est et nous examinerons les ligues russes, tchèques, et autres pays slaves.



samedi 15 août 2015

Charles Bourgeois




À l‘occasion de la fête nationale de l’Acadie, voici un billet au sujet de Charles Bourgeois.

Natif de Moncton, Charles débuta tôt à jouer au hockey et comme c’est souvent le cas, son père s’impliqua dans ses activités. Par contre, alors qu’il avait 15 ans, il dut faire face à une épreuve considérable. Son père, policier, ainsi qu’un collègue, furent tués en service. Ils furent piégés alors qu’ils allaient remettre la rançon à des kidnappeurs d’un enfant. Les ravisseurs les obligèrent à creuser leurs tombes, avant de les abattre. L’affaire fit grand bruit au pays à ce moment. Plutôt que de le décourager, le décès tragique de son père servit par la suite de motivation pour Charles.

Il joua plus tard avec les Aigles Bleus de l’Université de Moncton, sous les ordres de Jean Perron. En 1980-81, l’équipe se mérita son premier championnat canadien, à Calgary.

Le rôle joué par Charles, un grand défenseur, dans la victoire des Aigles Bleus incita les Flames à l’inviter à leur camp, puisqu’il n’avait pas été repêché.

Après s’être taillé un poste avec le club école à Oklahoma City, il fut rappelé dès sa première année professionnelle et joua 54 matchs avec le grand club.

Malgré quelques allers-retours dans les mineures, Bourgeois finit par se tailler définitivement un poste à Calgary. Il y sera jusqu’en février 1986, alors qu’il fut impliqué dans une transaction majeure. Il prit le chemin de St-Louis avec Ed Beers et Gino Cavallini, alors que Joe Mullen, Terry Johnson et Rik Wilson prirent le chemin inverse.

Les Blues eurent ensuite un long parcours en séries sous les ordres de Jacques Demers. Bourgeois eut même un match de deux buts contre les Leafs, fait peu commun pour un défenseur défensif comme lui.

En demi-finale, les Blues rencontrèrent l’équipe qui avait échangé Bourgeois quelques mois plus tôt, les Flames. C’est finalement Calgary qui l’emporta en sept matchs et qui alla ensuite s’incliner devant les Canadiens en finale.

Toujours à St-Louis, il joua ensuite sous les ordres d’un autre entraîneur qui se retrouva plus tard derrière le banc des Canadiens, Jacques Martin. Après deux ans avec les Blues, son temps de glace diminua. Il fut alors échangé aux Whalers en mars 1988, mais joua peu.

Il passa ensuite du temps dans la Ligue américaine, avant d’aller jouer quelques saisons en France et d’y apprendre le métier d’entraîneur.

À son retour au Nouveau-Brunswick, il fut d’abord entraîneur-adjoint, puis entraîneur des Hawks de Moncton, alors la filiale des Jets de Winnipeg. Il les mena à la finale de la Coupe Calder, dans ce qui s’avéra la dernière saison de l’équipe.

Il retourna ensuite avec les Aigles Bleus, comme adjoint, puis comme entraîneur-chef, de 2001 à 2005. Son équipe a d’ailleurs remporté le championnat de la division atlantique à sa dernière année.

Toujours impliqué dans la communauté, il opère depuis plusieurs années une école de hockey de grande envergure, toujours à Moncton.


Sources : “Blues’ never-say-die character forged through adversity” de David Johnston, 13 mai 1986, Montreal Gazette, p.C1, “Fusillade : une semaine très difficile pour Gerry Belliveau” de Jean St-Cyr, 8 juin 2014, Acadie nouvelle (acadienouvelle.com), “Almost 40 years ago, Moncton mourned two slain police officers” de Kelly Shiers, 5 juin 2014, The Chronicle Herald (thechronicalherald.ca), legendsofhockey.net, wikipedia.org.




mardi 5 novembre 2013

L'image des Brûleurs de Loups

Dans tout le monde du hockey, le nom de l'équipe de hockey de la Ligue Magnus de Grenoble, les Brûleurs de Loup, est certainement dans mon top 5 des meilleurs nom, probablement en compagnie de l'Isothermic de Thetford-Mines. (Désolé à mon ami Sylvain du blogue Allez Les Bleus pour avoir encore dit que son compétiteur était un de mes noms d'équipe préféré!) Mais bon, en farfouillant, je suis tombé sur cette image promotionnelle de l'équipe...


Outre le fait qu'en bon français on ne s'est pas empêché d'écrire le slogan en anglais, je trouve vraiment cool cette pub on l'ont voit les joueurs de l'équipe habillés en gladiateurs de style Mad Max... Ça fait quand même différent des campagnes et slogans super-ternes des équipe de hockey d'ici... 

J'espère que ça fera école...

Par contre...

Les Brûleurs de Loups joueront un match extérieur bientôt, voici le vidéo annonçant ce match... Malheureusement, on revient vite à la réalité en voyant que ces hommes guerriers dépeints plus hauts portent en réalité un chandail avec une tonne métrique de publicité dont un gros M jaune de McDonald's sur l'abdomen...




Si quelqu'un peut me dire comment ont peut obtenir les t-shirts comme les joueurs portent dans le vidéo...


BTW, savez-vous que Félix Petit ancien Drakkar et Rempart originaire du Saguenay qui brillait lors des dernières années avec les redoutables Patriotes de l'UQTR évolue avec les Brûleurs de Loups cette saison! De plus, Pierre-Luc Lessard, coéquipier de Petit avec les Patriotes et le Drakkar et surtout meilleur défenseur de la ligue universitaire la saison dernière, a également prit le chemin de Grenoble cette saison,,,

Je leur souhaite bonne chance!

© Photo Nicolas Ducharme / L'Echo des Trois Rivières

lundi 18 mars 2013

René et Marc Boileau









Au début des années 1920, René Boileau jouait au niveau amateur dans la région de Montréal.  L’arrivée d’une première équipe de la LNH à New York, les Americans, créa alors des opportunités pour les joueurs.
Les Americans signèrent donc Boileau pour une somme apparemment minime.  Toutefois, dans le but de s’en servir comme coup de publicité et d’attirer l’attention du cirque médiatique new yorkais, l’équipe annonça la signature de « Rainy Drinkwater », originaire de Caughnawaga (aujourd’hui Kahnawake, près de Châteauguay) et premier autochtone de l’histoire de la LNH.  Considérant l'histoire de la naissance des Americans (voir texte du 26 octobre 2012), ce genre d'attrape n'est pas vraiment étonnant.
 
L’histoire fit couler beaucoup d’encre à l’époque, mais Boileau n’en fit peu de cas, son but était surtout d’avoir sa chance dans la Ligue Nationale.  C’est finalement la Gazette de Montréal qui dévoila la supercherie.

Le passage de Boileau au plus haut niveau fut toutefois de courte durée.  En sept matchs, il n’amassa aucun point.  Il joua ensuite à Niagara Falls et New Haven dans la Ligue Can-Am, puis trois ans avec les Flyers de St.Louis de la American Hockey Association, avant de revenir au Québec et de jouer quelques années au calibre semi-professionnel.  Il est décédé en 1969.

Son fils Marc suivit plus tard ses traces.  De 1953 à 1972, il roula sa bosse dans le hockey professionnel.  Ses arrêts les plus longs furent avec les Blades de Los Angeles et les Totems de Seattle (voir texte du 16 février et du 24 mai 2012) de la WHL, ainsi qu’avec les Komets de Fort Wayne de la IHL.  Ce n’est qu’en 1961-62 qu’il parvint à la Ligue Nationale, jouant 54 parties avec les Red Wings et amassant 11 points.  Il retourna ensuite dans la WHL.  À la fin de sa carrière de joueur, il passa derrière le banc des Komets (à ce moment affiliés aux Penguins de Pittsburgh), qu’il mena d’ailleurs à la Coupe Turner en 1972-73. 

En février 1974, il prit la barre des Penguins, en remplacement de Ken Schinkel.  En 1974-75, l’équipe connut un certain succès.  Pour la première fois de son histoire, elle présenta une fiche supérieure à .500 (37-28-15) et accéda aux séries.  Elle eut toutefois la piètre distinction de perdre une série 4 de 7 après avoir mené 3-0.  Ce sont finalement les jeunes Islanders qui accédèrent au troisième tour.  Ces derniers réalisèrent ainsi un exploit que seulement les Leafs de 1942 avaient déjà réussi.  (Les Flyers réussirent le même tour en 2010, contre Boston.)  Les Penguins, de leur côté, durent attendre jusqu’en 1991 avant de finalement atteindre une demi-finale.  La saison suivante se passa moins bien et Boileau fut congédié en janvier, pour être remplacé par ce même Ken Schinkel.

Au début de la saison 1976-77, il prit la route de Québec pour diriger les Nordiques de l’AMH.  À sa première saison à leur barre, en plus d’afficher la deuxième meilleure fiche de la Ligue (47-31-3), il les guida vers leur seul titre de la Coupe Avco.  La saison suivante, l’équipe connut une importante léthargie et il fut à nouveau congédié.  Maurice Filion termina l’année, avant que Jacques Demers prenne place derrière le banc pour la dernière année du circuit maudit.

Dans une réunion de ligue, Boileau en était venu aux coups avec l’entraîneur des très scientifiques et européens Jets de Winnipeg, Bobby Kromm.  Le but de la réunion était de tenter de trouver des moyens… de diminuer la violence.
Boileau dirigea par après à Flint, dans la IHL, de 1978 à 1981.  Il reprit ensuite le chemin de Seattle, dans la WHL, de 1983 à 1986.  C’est d’ailleurs là qu’il eut sous ses ordres pour une courte période John Kordic.  Son arrêt suivant fut de l’autre côté de l’Atlantique, aux Pays-Bas.  Il termina finalement sa carrière à Amiens, en France, où il mena les Écureuils de Picardie pour une première fois en finale, en 1989.

Il est décédé en 2000, à l’âge de 68 ans.

Sources : Willes, Ed, “The Rebel League, The Short and Unruly Life of the World Hockey Association”, McClelland & Stewart, 2004,

hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mardi 14 juillet 2009

Philippe Bozon


C'est aujourd'hui le 14 juillet et quoi de mieux en ce jour que de parler d'un célèbre joueur français, Philippe Bozon.

Bozon fut le premier joueur qui a reçu son éducation en France a avoir évolué dans la NHL. Mais son chemin vers le grand circuit fut remplis d'embûche. Il est né en 1966 à Chamonix et son père était lui-même un joueur de hockey. Bozon démontrait déjà à l'âge de 16 ans de fortes qualités sur la glace qui lui valurent à ce jeune âge une place dans le club de première division qui se nommait les Boucs de Megève dont son père était entraîneur. À l'époque, l'ancien joueur des Canucks et des Nordiques Paulin Bordeleau évoluait avec l'équipe et glissa un mot aux dirigeants des Castors de St-Jean relativement au talent du jeune Bozon.

C'est donc à la saison 1984-85 débarqua en Amérique avec les Castors de St-Jean. À sa première saison dans le circuit québécois, Bozon récolta 32 buts et 50 passes pour un total de 82 points. Bozon attira dès lors l'attention de la NHL. Il fut invité à la fin de l'été à se joindre au camp d'entraînement des Blues de St-Louis avec qui il signa à titre d'agent libre en septembre 1985 avant de retourner dans le Junior majeur québécois. C'est lors de cette saison que Bozon connaîtra sa meilleure saison dans l'uniforme des Castors, récoltant 111 points dont 59 buts. Il se joigna par la suite aux Rivermen de Peoria pour les séries éliminatoires de 1986. Bozon fit le chemin entre Peoria en Illinois et St-Jean durant toute la saison 1986-87 avant de retourner par la suite en France.

Bozon passera les prochaines saisons à évoluer en France successivement pour les club de Mont-Blanc, Genève et Chamonix tout en évoluant pour l'équipe nationale de France à diverses occasions. Il fera d'ailleurs parti de l'équipe olympique de France pour la première fois lors des Jeux Olympiques de Calgary. Durant toute sa longue, Bozon représentera d'ailleurs la France lors de 4 olympiades. C'est d'ailleurs suite aux jeux d'Albertville où il conduisit la France jusqu'en quart de finale où ils s'inclinèrent face à Ray Leblanc et l'équipe américaine que Bozon fut remarqué par la NHL et surtout les Blues de St-Louis qui l'invitèrent à la fin de la saison 1991-92. En 9 matchs, Bozon récoltera un but et 3 passes en évoluant avec un Brett Hull au sommet de sa carrière. L'année suivante, il entama pour le première fois de sa carrière une saison dans la NHL. Une blessure ralentirent toutefois sa performance sur la glace, lui faisant une maigre récolte de 6 buts et 6 passes en 54 matchs. L'année suivante, Bozon connut sa meilleure saison en carrière, récoltant 9 but et 16 passes en 80 matchs. La saison suivant fut celle du lock-out de 1994 et Bozon décida de retourner évoluer en France en attendant la fin du conflit. En retournant avec les Blues pour le début de la saison écourtée, Bozon rencontra un nouvel obstacle qui se nommait Mike Keenan. Ce dernier n'aimant pas le style de Bozon lui fit plus souvent qu'à son tour regarder les matchs dans la galerie de presse n'ayant joué qu'un seul match, Bozon décida de retourner en Europe.

Philippe Bozon retourna en France pour évoluer au sein des Bruleurs de Loup de Grenoble. Il aura la chance durant cette fin de saison d'évoluer avec le prochain joueur français qui évoluera dans la NHL après lui, Christbal Huet. Bozon évoluera encore une décénnie dans diverses ligues en Allemagne et en Suisse tout en représentant son équipe nationale lors de diverses compétitions internationales avant de prendre sa retraite lors de la saison 2005-06.

En 98 matchs pour l'équipe nationale de France, Bozon a récolté 57 buts et 42 passes pour un total de 99 points. En 2008, il fut intronisé au Temple de la Renommée de l'IIHF (International Ice Hockey Federation, l'équivalent de la FIFA au hockey à l'extérieur de l'Amérique du Nord)