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dimanche 10 mai 2009

L'invention de la mitaine...

Comme tout le monde, j'adore les gardiens de but. Il y a beaucoup de raisons pourquoi les gardiens sont intéressant, ils ont notamment une personnalité faite sur mesure pour un homme qui a dédié sa vie à recevoir des morceaux de caoutchouc à 100 kilomètres à l'heure. C'est pourquoi des gardiens comme Terry Sawchuk, Ron Hextall, Gump Worsley ou Glenn Hall ont une place particulière au sein de mes joueurs préférés. Le fait également que le gardien possède un équipement différent a fait en sorte de créer une sorte précise de gardien de but que j'aime beaucoup, celui qui modifie son équipement. Je crois que Patrick Roy et Tony Esposito sont les gardiens classiques ayant passé leur carrière à surfer à la limite de la légalité avec leur équipement. Tony Esposito, par exemple, connaissait les règlements par cœur concernant l'équipement du gardien et à partir de là il trouvait les failles et en abusait. Il a déjà gardé les buts avec le chandail le plus grand possible afin de pouvoir bloquer la rondelle avec son chandail, il remettait beaucoup de mousse dans ses jambières, bref si il y avait un trou dans le règlement, il allait vers cette avenue pour modifier son équipement. La ligue le rattrapait toujours et modifiait le règlement qu'Esposito avait contourné, mais il trouvait toujours le moyen de contourner les règles. Même chose avec Patrick Roy, il a souvent eu à expliquer les modifications pratiquées sur son équipement.


Mais on doit à Emile "The Cat" Francis, alors gardien de but dans les rangs mineurs, l'une des inventions les plus importante pour les gardiens, l'invention de la mitaine. Comme un le voit sur cette photo de Turk Broda, on voit que le gant droit n'était qu'un gros bloqueur comme l'autre gant avec lequel il tient son bâton. En 1945, Emile Francis, également très bon joueur de baseball, prit un gant de premier but, le renforça au poignet et en fit son gant pour sa main libre. Il pouvait donc d'une manière plus facile attraper la rondelle. Le geste eut un impact considérable et le gant "inventé" par Emile Francis devint rapidement un standard d'équipement de gardien.


Emile Francis ne connut pas une carrière de grand gardien de but, il passa quelques saisons en tant que cerbère des Black Hawks de Chicago et des Rangers de New York à la fin des années 40 et au début des années 50, mais passa la majeure partie de sa longue carrière dans les ligues mineures. Il connut un longue carrière dans la ligue américaine et la WHL avant de se retirer à la saison 1959-60 alors qu'il évoluait avec les Totems de Seattle.

C'est en tant qu'entraîneur et de directeur général des Rangers de New York de 1964 à 1975 qu'Emile Francis fut reconnut comme homme de hockey. Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1982.


samedi 9 mai 2009

Lionel "Big Train" Conacher

Lionel "Big Train" Conacher fut un type d'athlète comme il ne s'en fait plus. La manière dont le sport amateur est constitué de nos jours me fait douter que des gens comme Lionel Conacher en son temps puissent exceller dans autant de sport que ce dernier, ne serait-ce que par le coût de l'équipement. Lionel Conacher connut une carrière professionnelle dans pas moins que 4 sports. Et bien qu'il connût une carrière remarquable sur la glace, ce ne fut pas en tant que hockeyeur qu'il préférait compétitionner... Lionel Conacher est d'ailleurs membre des Temples de la Renommée de crosse, du football canadien et du hockey...

Lionel Conacher est né en 1901 à Toronto dans une famille ouvrière qui comptera 10 enfants. Ses frères Roy et Charlie deviendront également des grands joueurs de hockey et constitueront avec Lionel l'unique trio de frères membres du Temple de la Renommée du hockey. Conacher dût abandonner l'école très tôt pour aider sa famille mais décida que ce n'était pas en tant qu'ouvrier mais en tant que sportif qu'il allait gagner sa vie.

C'était au football que Conacher s'appliquait le plus. C'est à 11 ans qu'il débuta la pratique de ce sport. Et bien que son attention fut portée sur le terrain de football, Conacher en vint à pratiquer plusieurs autres sport sur une base régulière comme la crosse et le baseball. C'est sur le tard que Conacher se mit au hockey. Il n'apprit à patiner qu'à l'âge de 16 ans mais comme il était un athlète complet et robuste, il devint un excellent joueur assez rapidement. Il évoluait à la défense et on peut se douter que son expérience en tant que joueur de football lui donna un caractère assez agressif. Après avoir joué pour quelques petites équipes, Conacher se joint aux Toronto Canoe Club juniors pour la saison 1919-20. Il remportera lors de cette saison la Coupe Memorial qui en était alors à sa deuxième saison d'existence. C'est à cette période qu'il refusa son premier contrat professionnel pour le hockey, préférant se concentrer sur sa carrière au football. Il refusa donc l'offre des St.Pats de Toronto de 3000$ par année. À noter aussi qu'à cette époque il marqua le coup de circuit qui allait donner le championnat à son équipe de baseball et il aurait par la suite prit un taxi pour se rendre à un match de crosse où il aurait aidé son équipe à surmonter un déficit de 3-0 en marquant 4 buts. Durant cette même année 1920, Conacher fut couronné champion de boxe mi-lourd. Il disputa d'ailleurs un match de 4 rounds contre le légendaire Jack Dempsey en 1922...

Lionel Conacher se joint aux des Argonauts de Toronto, alors un club amateur, en 1921. Il remportera d'ailleurs la Coupe Grey avec l'équipe lors de sa première saison. Toujours évoluant dans le hockey amateur mais cette fois avec une équipe nommée Aura Lees, Conacher refusa l'offre des Canadiens de Montréal de 5000$ par année en 1922. Et le talent brut de Conacher fut remarqué à cette époque au sud de la frontière et en 1923, on offrit une bourse d'étude à Conacher pour la Bellefonte Academy de Pittsburgh. devant cette opportunité, Conacher quitta donc le Canada afin d'aller s'établir dans la ville de l'acier. C'est à cette époque que le hockey prit plus de place dans sa vie. Il devint un des piliers des Yellow Jackets de Pittsburgh de la United States Amateur Hockey Association, menant l'équipe à un championnat lors des deux saisons où il évolua avec ces dernier. En 1925, les Yellow Jackets furent rachetés et devinrent une équipe de la NHL, les Pirates de Pittsburgh. C'est à cet occasion que Lionel Conacher décida de devenir un joueur de hockey professionnel, le hockey étant notamment plus payant que le football.

C'est donc dans l'uniforme des Pirates de Pittsburgh que Conacher débuta sa glorieuse carrière de hockeyeur professionnel et en marquant d'ailleurs le premier but de l'histoire de l'équipe. Le geste s'est fait le 26 novembre 1925 contre les Bruins de Boston. Bien qu'il fut le joueur vedette de l'équipe, Conacher fut échangé à la fin de la saison aux Americans de New York. À la même période, en 1926, Conacher évolua au baseball professionnel pour les Maple Leafs de Toronto durant 3 matchs. Conacher, maintenant réuni avec son ami d'enfance Billy Burch, évoluera durant 4 saisons à New York avant d'être échangé aux Maroons de Montréal en 1930. Il connut de très bonnes saisons avec les Maroons, dont sa meilleure saison sur le plan statistique en 1932-33 avec 7 buts et 21 passes en 28 matchs.

Et lors de son premier passage à Montréal, Conacher se remit à pratiquer plusieurs autres sports. Il devint un lutteur professionnel et ne perdit aucun match en tant que pugiliste. Reste à savoir si ce sport était déjà arrangé à cette époque... Et lorsque qu'il devint joueur de hockey professionnel, Conacher perdit le droit de pouvoir pratiquer un autre sport amateur. ce qui a fait en sorte que lorsque la piqûre du football lui reprit, Conacher fonda la première ligue de football canadien, rien de moins... Il évoluera également à la crosse au niveau professionnel avec les Maroons de Montréal durant cet époque...

Conacher connut qualitativement la meilleure saison de sa carrière en tant que Blackhawks de Chicago lorsque les Maroons l'échangèrent en 1933 contre un joueur nommé Teddy Graham. Il s'agit en fait de la première fois de sa carrière où il ne fut pas échangé contre de l'argent. D'ailleurs, si vous ne l'aviez pas remarqué encore, Conacher passa la majeure partie de sa carrière de hockeyeur au sein d'équipes qui n'ont pas survécu à la crise économique des années 1930... C'est donc en tant que redoutable défenseur des Blackhawks de Chicago que Lionel Conacher remporta sa première Coupe Stanley en 1934. Il fut d'ailleurs sélectionné sur la première équipe d'étoile pour la première et unique fois de sa carrière. Il fut également second au chapitre des votes pour le trophée Hart lors de cette saison derrière Aurèle Joliat, le célèbre numéro 4 des Canadiens...

Parlant des Canadiens, Lionel Conacher fut un Canadiens le temps d'un après-midi. En 1934, il fut impliqué dans l'échange d'Howie Morenz à Chicago. Les Canadiens obtinrent ses services et ceux de Leroy Goldsworthy et Roger Jenkins en retour de Morenz, du gardien Lorne Chabot et du défenseur Marty Burke. Mais Conacher ne fut, comme je viens de le dire, un joueur des Canadiens qu'une seule journée, il fut échangé le même jour aux Maroons. C'est dans l'uniforme des Maroons qu'il remportera pour la deuxième saison consécutive la Coupe Stanley en 1935. Conacher évoluera à Montréal jusqu'à la saison 1936-37 lorsqu'il prit sa retraite. La même année il fut encore une fois deuxième au chapitre des votes pour le trophée Hart mais derrière Babe Siebert cette fois. Il quitta donc le monde du sport professionnel sur une bonne note.

Aussitôt sa carrière de sportif terminée, en 1937, Conacher fut élu à l'Assemblée législative de l'Ontario, poste qu'il occupera jusqu'en 1943. En 1949 il fut élu député dans le district torontois de Trinity sous la bannière libérale. Il fut réélu en 1953 et c'est lors d'un match de balle molle entre les membres du parlement et la presse en mai 1954 que Lionel Conacher mourut d'une crise cardiaque à l'âge de 53 ans...

Lionel Conacher fut nommé plus grand athlète canadien de la première partie du XXe siècle en 1950...

Le trophée remis annuellement par la Presse Canadienne au meilleur athlète canadien se nomme le trophée Lionel Conacher. Wayne Gretzky l'emporta à titre d'athlète du siècle en 1999.

Comme je l'ai dit plus haut, les frères de Lionel Conacher, Roy et Charlie, connurent des carrières remarquables et sont également membres du Temple de la Renommée du hockey. Son fils, Brian Conacher, évolua quelques saisons avec les Maple Leafs, remportant la Coupe Stanley avec ces derniers en 1967.

(Sur la photo, on retrouve, dans l'ordre, Charlie, Roy et Lionel Conacher)


mercredi 6 mai 2009

José Théodore, candidat pour le Conn Smythe?



Toujours à l’affût de faire la différence sur la glace quand c'est sérieux, José Théodore est présentement en train de devenir le meilleur joueur des présentes séries éliminatoires... Son jeu constant depuis plusieurs matchs avec les Capitals de Washington nous fais penser que si les Caps remportent le Saint Graal, il est un candidat sérieux pour le trophée Conn Smythe... On comprend pourquoi les Capitals ont choisi ce dernier à la place de Christobal Huet. Nous le savons depuis longtemps, nous, fans des Canadiens, qu'il est toujours le joueur le plus utile à son équipe... Mais jamais on aurait pu se douter qu'il serait aussi utile que dans les présentes séries éliminatoires...

Continue ta belle job Théo!

mardi 5 mai 2009

Hockey's Hardest Hitters (1989)

Du bon vieux hockey comme dans le temps. Dans le temps où il n'y avait "que" 21 équipes, dans le temps où les gardien ne peinturaient pas tous leur masque, dans le temps où les Canucks étaient en jaune et les Devils en vert, dans le temps où il y avait encore quelques téméraires qui jouaient pas de casque ou avec un casque Jofa, dans le temps de Gretzky dans les Oilers, dans le temps où il n'y avait pas de russes et presque pas de pub sur la glace... Dans le temps... Dans les années 80...

J'aimais beaucoup regarder des vidéocassettes de hockey lorsque j'étais jeune. Et il s'en faisait quand même beaucoup à l'époque. Un cadeau classique à me faire à chaque Noël était de m'offrir la cuvée annuelle de Don Cherry's Rock'em Sock'em. Je ne savais pas à l'époque qu'il parlait en mal de mon joueur préféré, Mats Naslund. Néanmoins, c'était avant Youtube et si on voulait voir des bons coups et des jeux spectaculaires, la VHS était le meilleur outil pour s'y faire. Il y en avait des très bonnes et il y en avait des très mauvaise. Hockey's hardest hitters faisait partie de la première catégorie. Il s'agissait d'une de mes préférée à l'époque et j'ai été très content de trouver cette vidéo récemment sur Youtube.

Il s'agit d'une vidéo d'une demi-heure datant de la fin des années 80 où on en vient à penser que les coups de salaud que l'on voit depuis le début des séries ne sont pas si pires... La base de la vidéo est de montrer comment le hockey est un sport de collision et la démonstration est quand même convaincante. Coups de coude au visage, mises en échec démentielles, plongeons spectaculaires, Ron Hextall en beau tabernacle, Mario Lemieux qui se fait ramasser, tout y est. Mon coup de cœur va à ces mises en échec sur la bande qui sont au niveau des bancs de joueur où la victime glisse jusqu'à ce qu'elle frappe le poteau de la baie vitrée. Ce n'est pas très sexy et ça a l'air très douloureux. Et il y en avait plus en considérant qu'à l'époque il n'y avait pas de vitres aux bancs de pénalité. On comprend également pourquoi les coups de coude sont dorénavant interdits. Et la séquence où Rod Langway en reçoit un au visage nous fait également comprendre pourquoi les joueurs portent un casque de nos jours... On voit aussi pourquoi personne n'a voté pour Bob Froese comme plus grand gardien de l'histoire des Flyers le mois dernier...

Donc en 20 ans le hockey a grandement évolué...

Voici la vidéo intégrale :