Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est UK. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UK. Afficher tous les articles

samedi 23 janvier 2021

Les grands voyageurs #3: Todd Bidner



Si dans le premier tome vous avez apprécié l'anecdote du magistral 5 matchs en 5 soirs effectués par David Ling et bien vous devriez aimer le récit du joueur d'aujourd'hui.

Richard Todd Bidner est né le 5 juillet 1961 à Petrolia dans le sud de l'Ontario. Comme son nom l'indique, Petrolia est effectivement une ville où l'on retrouve l'industrie pétrolière. Ce serait d'ailleurs le premier endroit au monde où un terrain fut acheté pour y extraire du pétrole... Bidner débuta son hockey mineur à Petrolia avant de joindre les rangs des Marlboros de Toronto en 1978. Centre de bon gabarit à 6'2'' et 200 livres, Bidner fut choisi par les Capitals de Washington en 6e ronde (110e au total) du repêchage de 1980. Après une dernière saison junior, il impressionna assez au camp des Capitals pour débuter la saison 1981-82 avec l'équipe.


Il fut utilisé sporadiquement en début de saison mais une blessure au genou le mit au rencart pendant 3 mois. Preuve qu'on était pas mal moins souciant de la santé des joueurs à l'époque, Bidner fut envoyé à l’hôpital en taxi. Il n'avait même pas été capable d'enlever son équipement...

Le même soir que cette blessure, les Capitals firent un grand ménage dans l'organisation en renvoyant le coach Gary Green ainsi que le directeur général Max McNab et plusieurs membres du personnel et des recruteurs. L'ancien gardien Roger Crozier fut nommé coach et directeur général par intérim jusqu'à la nomination de Bryan Murray et David Poile la saison suivante.

Pendant que cette nouvelle administration s'installait, Bidner était en convalescence et à son retour il fit la navette entre Washington et leur club-école, les Bears de Hershey. Alors que la date limite des transactions approchait dans la LNH, Bidner connut tout un week-end à la fin du mois de février.

Roger Crozier à ses derniers miles comme
gardien avec les Capitals en 1976-77.

 

Tout commença le vendredi 26 février 1982. Bidner joua alors un match en soirée avec les Bears à New Haven au Connecticut. Après le match, il se fit appeler par son gérant qui lui dit qu'il devait se rapporter à Washington pour le match contre les Whalers de Hartford le lendemain, soit le samedi après-midi. Les Capitals remportèrent ce match 7-1. Alors qu'il était dans la douche après le match, Crozier alla chercher Bidner pour lui annoncer qu'il devait partir immédiatement pour rejouer à Hershey ce même samedi en soirée. Il prit sa voiture et se rendit donc à Hershey. J'ai vérifié sur Google Maps et c'est environ un bon 2 heures et demie en voiture. 

Après ce match du samedi soir contre la Nouvelle-Écosse, Bidner fut rappelé à nouveau par son gérant qui lui dit encore une fois de retourner à Washington pour le match du lendemain des Capitals qui recevaient les Oilers. Le hasard de leur calendrier respectif avait fait en sorte que les Bears et les Capitals avaient chacun une série de deux matchs en deux soirs mais à une journée de différence. Comme la distance entre les villes impliquées était somme toute raisonnable, Bidner put jouer en tout 4 matchs professionnels en 48 heures. Difficile de confirmer si c'est un record mais ce n'est pas quelque chose que je crois déjà avoir vu. J'imagine que c'est toujours possible de revoir ça de nos jours avec tous ces club-écoles dans la même région comme le Canadien à Montréal et le Rocket à Laval (en temps normal pas de Covid bien sûr) mais même là, je ne crois pas que les joueurs de nos jours accepteraient de se faire trimbaler ainsi. Il doit sûrement y avoir quelque chose dans la convention des joueurs à cet effet ou quelque chose du genre.

Le grand voyage de Bidner ne s'arrête toutefois pas ici. Deux jours plus tard, soit le mardi 2 mars 1982, il se fit annoncer par Crozier qu'il était échangé à ces mêmes Oilers. Ce deuxième rappel d'urgence pour le match du dimanche avait en fait comme but de mettre Bidner en vitrine pour que Glen Sather puisse le voir à l’œuvre. Il fut donc obtenu par les Oilers en retour du défenseur vétéran Doug Hicks.

Bidner se dirigea donc à l'aéroport selon les instructions des Oilers. Croyant devoir rejoindre sa nouvelle équipe à Edmonton, il alla chercher ses billets d'avion et quelle fut sa surprise lorsqu'il découvrit que la destination sur le billet était plutôt la ville de Wichita, au Kansas. Bidner n'était alors âgé que de 19 ans et ignorait même qu'il y avait du hockey au Kansas. Les Oilers avaient à l'époque comme club-école principal le Wind de Wichita dans la Central Hockey League...

Donc si on récapitule, Bidner était le vendredi à Hershey, promenade le samedi après-midi à Washington mais retour en soirée à Hershey, retour à Washington le dimanche et ensuite en vol vers Wichita le mardi. Et tout ça en ayant aucun avertissement à l'avance sur ces déplacements. J'espère qu'il a bien dormi le lundi...


Les Oilers, étant loadés en talent et particulièrement au centre (Gretzky, Messier etc...), reléguèrent Bidner dans les mineures lors des saisons suivantes mais cette fois, il put au moins revenir dans la AHL avec le nouveau club-école des Oilers, les Alpines de Moncton. Il je jouera jamais pour les Oilers, étant échangé en octobre 1984 aux Red Wings. Il ne joua jamais non plus à Detroit, passant la saison 1984-85 avec les Red Wings mais ceux d'Adirondack dans la AHL. Étant désormais étiqueté comme joueur des mineures, il fit une croix sur la LNH et mit le cap sur le vieux continent. Ses derniers matchs dans la LNH auront donc été durant ce fameux marathon de 48 heures à faire le yoyo entre Washington et Hershey en février 1982.

Il joua ensuite plus d'une dizaine de saisons dans la ligue britannique, dont ses meilleures avec les Pirates de Peterborough aux côtés du vétéran et ancienne vedette des Blues Garry Unger. En 1986-87, Bidner, Unger et leur compagnon de trio Doug McEwen ''annihilèrent'' les filets adverses dans cette ligue hautement offensive. Genre offensive à en friser le ridicule. McEwen amassa 180 points tandis que Bidner en récolta 191 dont 79 buts. Mais Unger n'avait pas perdu sa fougue des années 70 et obtint 95 buts et 143 passes pour un total ahurissant de 238 points. Tout ça en seulement 30 matchs... Et Unger n'était même pas le premier compteur de la ligue alors qu'un certain Rick Fera le devançait de 4 points à 242 (dont 133 buts) au premier rang. Ça mes amis, c'est une moyenne de 8 points par match. Le genre de ligue ou chaque match se termine 13 à 11...

Bidner, Unger et McEwen avec les Pirates de Peterborough au Royaume-Uni
Je vois vraiment pas le lien entre les Pirates et le logo des Flyers...



Lors de ses années au Royaume-Uni, Bidner fit un peu moins de millage comparé à ses années dans la ligue américaine mais il n'avait pas fini de changer d'équipe pour autant. En tout, il joua pour 12 clubs différents dans les différentes divisions britanniques entre 1985 et 1997.

Et ensuite, fouillez moi pourquoi, mais il revint en Amérique du Nord pour un court séjour de 6 matchs durant la saison 1997-98 avec les Rattlers d'Amarillo au Texas dans l'obscure WPHL (Western Professionnal Hockey League).

Bidner prit ensuite une courte retraite, mais revint le temps de 5 matchs avec son ancien club de Peterborough pour les séries de 2000. Il joua ensuite quelques matchs dans le senior à Petrolia avant de prendre sa retraite. Depuis ce temps, on l'a vu comme assistant coach avec les Knights de London et plus récemment comme entraîneur-chef dans un autre club du sud profond au nom débile, les FireAntz de Fayetteville dans la SPHL en 2011-12. Il est depuis conseiller jeunesse dans sa ville natale et donne des camps de perfectionnement de hockey.

En 12 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 2 buts et 1 passe pour 3 points.
En 228 matchs dans la AHL, sa fiche fut de 62 buts et 77 passes pour 139 points.
En 497 matchs combinés (saison, séries et tournois inclus) dans les différentes ligues britanniques, sa fiche fut de 755 buts et 777 passes pour 1532 points. Oui, j'ai même tout compté deux fois pour être sûr...

 

Sources:
NHL.com
eliteprospects
Hockeydb
Old Time Hockey UK

SlapshotDiaries

The Legends of Landover, Long lost stories of the Washington Capitals
, Glenn Dreyfuss

vendredi 26 juin 2020

Joueur oublié des 90's #33 - Frank Pietrangelo





Né le 17 décembre 1964 à Niagara Falls en Ontario, Frank Pietrangelo n'eut qu'une carrière relativement courte et principalement comme gardien adjoint dans la LNH mais il eut  tout de même l'opportunité de briller au bon moment et de laisser sa place dans le folklore sportif de Pittsburgh. 




Après avoir débuté dans le junior B avec les Canucks de Niagara Falls, Pietrangelo joua ensuite dans le junior A avec les Warriors de Brampton. Désirant se faire remarquer davantage dans l'espoir d'être repêché, il opta de prendre l'avenue des universités américaines. Il reçut des offres d'une vingtaine d'équipes intéressés mais s'enrôla finalement avec les Golden Gophers de l'Université du Minnesota car il s'agissait d'une des universités qui formaient le plus de futurs joueurs dans la LNH. Il était cependant le seul canadien de l'équipe, elle qui ne recrutait que très rarement hors de l'état du Minnesota.

Il obtint le poste de partant avec les Gophers et termina sa première saison en 1982-83 avec une fiche de 15-6-1. Les Penguins de Pittsburgh furent assez impressionnés pour tenter leur chance avec lui en le repêchant en 4e ronde (63e) au total du repêchage de 1983. Mais comme plusieurs joueurs universitaires (comme son coéquipier Corey Millen avec les Gophers), il n'était pas considéré comme un espoir de haut niveau et il était bien établi qu'il compléterait ses 4 années d'université avant de devenir professionnel.

Il joua donc 3 autres années avec les Gophers mais ne connut pas d'aussi bonnes saisons que sa première en 82-83 et l'équipe commença à partager le filet avec d'autres gardiens. Il retrouva toutefois sa forme d'antan à sa dernière année avec une fiche de 15-7-0.

Diplôme en poche mais jamais signé par les Penguins ou une autre équipe, Pietrangelo se chercha du boulot pour la saison 1986-87. Heureusement pour lui, son beau-frère était l'ancien joueur des Whalers Rick Ley qui était désormais entraîneur-chef des Lumberjacks de Muskegon dans la IHL. Il fut donc signé par les Lumberjacks et connut une très bonne saison en 1986-87 avec une fiche de 23-11-0 en 35 matchs. Coïncidemment, les Lumberjacks étaient aussi le club-école des Penguins. Ces derniers retrouvèrent donc Pietrangelo sur leur radar et le signèrent enfin pour la saison 1987-88. 

Il obtint quelques départs avec les Penguins au début de la saison mais fut finalement renvoyé à Muskegon après 3 défaites consécutives. Il fut ramené à la mi-janvier et connut de meilleurs moments avec l'équipe, devant même un favori de la foule. Il connut en tout une fiche de 9-11-0 lors de cette première saison au sein d'une équipe douée en offensive mais pourrie en défensive qui peinait à bâtir une équipe compétitive autour de Mario Lemieux. 

Les Penguins avaient également des problèmes dans les buts et sentaient de la pression des fans pour obtenir un véritable gardien numéro un. Il y avait des rumeurs que l'équipe était en tête du derby Andy Moog durant la saison, lui qui était en bris de contrat avec les Oilers. Cependant les Penguins refusèrent les demandes de Glen Sather et le jeu inspiré de Pietrangelo vint calmer un peu leur sentiment d'urgence et ils ne firent pas l'acquisition de Moog qui prit finalement le chemin de Boston.

Pietrangelo ne devint toutefois jamais le numéro un des Penguins alors que ces derniers firent finalement leur move en novembre 1988 lorsqu'ils se portèrent acquéreur du gardien Tom Barrasso des Sabres de Buffalo. Pietrangelo devint donc l'adjoint de Barrasso mais fut également en compétition avec Wendell Young pour ce poste, partageant donc les deux saisons suivantes entre Pittsburgh et Muskegon. En 1989-90, Barrasso fut blessé pendant la moitié de la saison mais c'est Young qui obtint la faveur de l'entraîneur pour le remplacer. À l'aube de la saison 1990-91, Pietrangelo désirait plus de stabilité et en avait assez du va-et-vient dans les mineures. Il considéra des offres pour aller jouer en Italie mais les Penguins lui offrirent finalement un contrat à un volet et optèrent pour une rotation à trois gardiens en 1990-91 où Pietrangelo obtint une fiche moyenne de 10-11-1.

À l'aube des séries de 1991, Young fut blessé à son tour et sa saison était terminée. C'est donc Pietrangelo qui obtint le poste d'adjoint. Il eut finalement sa chance de briller lors de cette première participation en séries de sa carrière. En retard de 3-2 dans leur série de première ronde contre les Devils et avec Barrasso blessé, les Penguins donnèrent les rênes à Pietrangelo pour le 6e match où ils durent également faire sans les services de leur défenseur étoile Paul Coffey. Avec une mince avance de 2-1 en fin de première période, les Penguins furent pénalisés lorsque Pietrangelo obtint une pénalité pour avoir retardé le match.

Durant ce désavantage numérique, Pietrangelo se racheta en attrapant miraculeusement avec sa mitaine un tir à bout portant de Peter Stastny qui avait une cage déserte devant lui. Stastny, les joueurs des Devils et les fans croyaient d'ailleurs tous qu'il s'agissait d'un but certain et avaient même les bras en l'air avant de constater que la rondelle était dans la mitaine de Pietrangelo.



Surnommé jusqu'à ce jour ''The Save'' par les fans des Penguins, cet arrêt sembla couper les jambes des Devils qui s'inclinèrent finalement 4-3 lors de ce match. Pietrangelo blanchit ensuite New Jersey 4-0 lors du 7e match et les Penguins remportèrent la série. Il débuta ensuite la 2e ronde contre les Capitals où il joua les deux premiers matchs et garda les Penguins dans le coup. Barrasso put ensuite revenir alors que la série n'était qu'à 1-1. 

Il eut également la chance de jouer en finale, soit lors du 5e match contre les North Stars alors que la série était égale 2-2. Barrasso fut plaqué par Basil McRae en fin de première et Pietrangelo garda donc le reste du match qui se termina 6-4 pour Pittsburgh. Les Penguins l'emportèrent finalement le match suivant avec Barrasso de retour dans les buts mais Pietrangelo eut la chance de jouer et de performer au bon moment en tant qu'adjoint et s'était pleinement mérité cette bague en 1991.

Mark Recchi en compagnie de Pietrangelo en 1991


Les choses se dégradèrent toutefois pour Pietrangelo à Pittsburgh alors qu'il n'avait pas la même faveur avec le nouvel entraîneur des Penguins Scotty Bowman en plus de rater plusieurs matchs à cause d'une blessure au dos en 1991-92. Il ne joua qu'un seul match pour Bowman après cette blessure et les Penguins firent également une autre transaction impliquant un gardien lorsqu'ils acquirent Ken Wregget des Flyers dans un blockbuster à trois équipes impliquant Coffey, Mark Recchi, Rick Tocchet et plusieurs autres. Il ne joua donc que 5 matchs durant cette saison et frustré de jouer aussi peu, il demanda au DG Craig Patrick de l'échanger à une équipe où il aurait la chance de devenir numéro un. Patrick acquiesça à sa demande en mars 1992 lorsqu'il fut envoyé aux Whalers de Hartford pour des considérations futures.
Beaucoup de gens (dont moi-même au départ) ont souvent confondu cet échange avec celui avec ces même Whalers qui amena Ron Francis à Pittsburgh en mars 1991. Cependant comme vous avez pu voir, Pietrangelo était toujours avec les Penguins et donc coéquipier de Francis lors de leur première coupe en 1991. L'échange était en fait constitué de John Cullen, Zarley Zalapski et Jeff Parker qui prirent le chemin de Hartford en retour de Francis, Ulf Samuelsson et Grant Jennings.

Les Penguins et les Whalers étaient d'ailleurs de fréquents partenaires d'échange. On confond également les joueurs impliqués dans l'échange de Francis avec un autre échange 1 contre 1 entre les deux équipes en décembre 1990 lorsque les Penguins envoyèrent Rob Brown aux Whalers en retour de Scott Young...

L'échange de Pietrangelo fut d'ailleurs plus compliqué car les deux équipes ne purent ensuite s'entendre sur ces ''considérations futures''. Les Penguins désiraient un choix de 3e ronde ainsi que le gardien Kay Whitmore tandis que les Whalers s'y refusaient et offraient seulement deux choix (3e et 4e ronde) en 1994 et la cause alla en arbitrage. L'arbitre (peut-être par pitié dû à l'échange Francis) trancha finalement en faveur des Whalers, probablement pour tenter d'égaliser le score en ce qui concerne les transactions gagnées entre les deux équipes...

Les Whalers étaient toujours compétitifs à ce moment-là mais leur tandem constitué de Peter Sidorkiewicz et Kay Whitmore éprouvait des difficultés. Ils étaient en pourparlers constants avec les Devils pour faire l'acquisition du gardien Sean Burke qui était alors en grève et jouait dans la IHL avec les Gulls de San Diego. Ces négociations traînèrent et les Whalers durent finalement se rabattre sur Pietrangelo comme renfort pour les séries. Pietrangelo termina donc la saison 1991-92 avec les Whalers et obtint une fiche de 3-1-1 en 5 matchs et fut le partant des siens pour les séries où ils s'inclinèrent en 7 matchs contre Montréal, soit la dernière participation aux séries de l'histoire de la franchise à Hartford.


La saison 1992-93 fut ensuite horrible pour Pietrangelo alors qu'il ne devint jamais numéro un car l'équipe obtint finalement Burke des Devils durant la saison morte. Il joua 30 matchs et ne put faire mieux qu'une fiche de 4-15-1 au sein de cette équipe qui commençait son processus de reconstruction. Sa saison 1993-94 ne fut pas meilleure et après l'acquisition du gardien Jeff Reese des Flames en novembre 1993, Pietrangelo fut envoyé dans les mineures avec les Indians de Springfield. Il ne fut rappelé que pour un seul dernier match en mars 1994.

Il fut libéré par les Whalers mais se retrouva un poste avec les Islanders de NY comme agent libre. Il ne joua cependant que quelques matchs pré-saison avant d'être libéré et envoyé au Moose du Minnesota dans la IHL. Il se blessa ensuite au pouce et aux genoux durant cette saison et dut se faire opérer. Il opta alors pour la retraite ou plutôt une sabbatique puisqu'il décida d'enfin faire le saut en Italie après plusieurs années à avoir mis ce plan de côté. Alors que ses parents sont originaires d'Italie, il avait toujours comme plan B de jouer là-bas et avait même la double nationalité depuis 1988. Avec un nouvel entrain et un bilan de santé positif, il signa donc avec le HC Balzano pour la saison 1996-97 avec qui il remporta le championnat Italien lors de sa première année.

Il partagea ensuite la saison 1997-98 en Italie avec le HC Asiago et en Allemagne avec le club Kaufbeurer Adleren première division. Désirant ensuite évoluer dans un marché anglophone pour l'éducation de ses enfants, il signa avec le Storm de Manchester en Angleterre. Il remporta de nouveau un championnat lors de sa première saison avec le Storm mais les blessures le rattrapa lors des saisons suivantes et il prit sa retraite définitive en 2001.

Il devint ensuite agent de joueur et se porta plus tard acquéreur de son premier club junior dans sa ville natale, les Canucks de Niagara Falls où il occupe également le poste d'entraîneur-chef. Il y entraîna d'ailleurs son fils Dylan et sa fille Paige et les deux graduèrent comme leur fils dans la NCAA. Son neveu est le défenseur et capitaine des Blues, Alex Pietrangelo, qui ramena la coupe Stanley dans la famille en 2019.

En 141 matchs dans la LNH, Frank obtint une fiche globale de 46 victoires, 59 défaites et 6 matchs nuls.


Sources:
Hockey draft Central
Greatest hockey legends
The Strangest one of all
NHL.com
WHALERS ACQUIRE PIETRANGELO, Hartford Courrant, 11 mars 1992
Manchester Storm
Stanley Cup winner returned to Niagara Falls to buy junior team, Niagara Falls Review, 4 oct 2017