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mercredi 8 mai 2024

Les Roadrunners de Phoenix






 


Les Coyotes de Phoenix/Arizona ne sont plus! Alléluia! 

Ne vous laissez pas influencer par ces tristes 28 fans ou autres Auston Matthews que l'on voit pleurer leur vie sur le fait que l'équipe de leur enfance qui leur a donné envie de jouer au hockey n'existe plus et snif snif snif que c'est triste, etc... etc... etc... 

Non. Les Coyotes sont enfin morts et y'était temps. Oui c'est un peu triste pour la base de fans trahis par un proprio de merde, mais il y avait aussi plein de fans tristes à Québec ou à Hartford et oui MÊME À CLEVELAND! Combien de fans n'ont plus de hockey à Québec et ne s'en sont pas remis? C'est triste pour les fans parce que oui c'est triste de perdre du hockey, le meilleur sport au monde, donc c'est normal de trouver des fans tristes. Et c'est pas comme si les Coyotes n'avaient pas eu 478 autres chances de survivre par le passé. Les résidents payeurs de taxes et les élus ont jamais voulu rien savoir. Alors fuck it. RIP Coyotes, c'est fini et c'est tant mieux et c'est pas trop tôt.

En fait, si les Coyotes ont semblé avoir 9 vies, c'était aussi le cas pour l'autre incarnation du hockey professionnel à Phoenix, les Roadrunners. Oui Roadrunner, comme Will E. Coyote et son éternel ennemi à plumes des Looney Tunes...

Ils n'ont jamais existé aussi longtemps que les Coyotes, mais les Roadrunners de Phoenix ont aussi existé pendant plusieurs décennies, mais sous plusieurs incarnations dans plusieurs ligues, que je vais décortiquer ici pour vous en détails interminables...

WHL (1967-1974)

Le premier club sous ce nom débuta en 1967-68 dans l'ancienne Western Hockey League, qui était à l'époque l'équivalent de le la ligue américaine dans l'ouest nord-américain. Avant de s'installer à Phoenix, la franchise opérait auparavant sous le nom des Comets de Spokane (1958 à 1963), les Invaders de Denver (1963-64) et les Maple Leafs de Victoria (1964 à 1967).

Le club joua ses matchs dans un aréna du nom de l'Arizona Veterans Memorial Coliseum, le même édifice que les Suns de Phoenix occupèrent dans la NBA jusqu'en 1992, et qui abritera plusieurs autres Roadrunners plus tard...

Les premiers Roadrunners ont joué de 1967-68 à 1973-74 dans la WHL, soit jusqu'à la fin de cette ligue suite au développement de la LNH dans l'ouest et l'arrivée de l'AMH lors des années précédentes. Il ne restait alors que six équipes en place dans la WHL et ce sont les Roadrunners qui furent champions de la Coupe Lester Patrick lors de ses deux dernières campagnes.

Parmi les Roadrunners de renom dans la WHL, on retrouve le trifluvien André Hinse, qui termina au premier rang des pointeurs de leur histoire avec 313 points en 277 matchs, ainsi que quelques futurs joueurs de la LNH comme René Robert (qui y joua seulement 7 matchs), l'ancien du CH André Pronovost, Walt McKechnie et Gary «Cobra» Simmons.

J'ai trouvé ce fascinant vidéo d'époque où l'on peut voir l'équipe en action pendant ces années WHL. C'est la première fois que je vois autant de matériel vidéo de qualité de cette ancienne ligue disparue. C'est même très rare. On y voit les débuts de la franchise et plus loin les séries de 1972-73.



Après la fin de la WHL en 1974, l'équipe était assez bien implantée à Phoenix et décida de continuer l'aventure en migrant dans l'Association mondiale de Hockey (AMH) pour la saison 1974-75. J'avais initialement lu quelque part que l'équipe était demeurée presque intacte pour son passage dans l'autre ligue mais il n'y a en fait que 6 joueurs qui sont demeurés en poste à Phoenix, le reste étant de nouveaux arrivants. L'équipe avait toutefois le même coach, Alex «Sandy» Hucul, un ancien joueur des Roadrunners qui avait fait le saut derrière le banc en 1972-73. 

AMH (1974-1977)
Les Roadrunners étaient généralement bons dans l'AMH, du moins pour ses deux premières saisons, étant menés par Dennis Sobchuk et surtout un jeune Robbie Ftorek qui connut deux saisons de 113 et 117 points respectivement. La franchise connut toutefois des déboires financiers et décida de ne pas renouveler le contrat du populaire coach Hucul après la saison 1975-76. 

Ici, je pourrais faire une joke plate comme par exemple «Il a dû tomber su'l'hucul en apprenant la nouvelle» ou quelque chose du genre. Mais c'est pas vraiment mon style.

En plus la page wikipedia de Hucul m'a appris qu'il a longtemps été aux prises d'un cancer du rectum. Ce sont des choses qui ne s'inventent pas et je ne peux juste pas rien dire de plus. Rien.

De plus, on prononce son nom «Huckle» donc c'est même pas drôle.

Hucul fut donc remplacé par l'ancien gardien Al Rollins, ce qui s'avéra une mauvaise décision alors que ce dernier était détesté par les fans des Roadrunners, car il était autrefois le coach de leurs rivaux dans la WHL, les Golden Eagles de Salt Lake City. La saison 1976-77 des Roadrunners fut difficile alors qu'ils terminèrent derniers de leur association et durent vendre plusieurs joueurs pour survivre, dont Ftorek. La franchise fut finalement dissoute après la saison,

Une autre pause vidéo? En fait ici c'est la suite de l'autre de tout à l'heure et on les voit remporter la coupe Lester Patrick dans la WHL. Ensuite on les voit dans l'AMH dans un match contre les Nordiques et comme il s'agissait de la saison 1974-75, on voit les Nordiques dans le fameux chandail avec la Fleur de lys «Québec» dont j'ai parlé l'autre jour. Toute est dans toute man.



CHL (1977)
Après la fin des Roadrunners dans l'AMH, ce ne fut toutefois pas la fin du nom et du logo des Roadrunners puisque l'équipe naquit de ses cendres immédiatement dans une autre ligue, la Central Hockey League, dès la saison 1977-78. La CHL était une ligue sponsorisée par la LNH et chaque club en faisant partie était affilié à un club de la LNH. 

Dans le cas des Roadrunners, il s'agissait d'une double association avec les Rockies du Colorado et les Barons de Cleveland. Comme il s'agissait exclusivement d'une ligue de développement, cette fois-ci, aucun Roadrunner ne suivit l'équipe de l'AMH à la CHL. Mais l'équipe ramena toutefois le populaire Sandy Hucul comme entraîneur-chef. 

Cependant, j'ignore où tout a foiré, mais après seulement 27 matchs et une horrible fiche de 4-20-3, la franchise quitta abruptement la CHL en décembre 1977 et abandonna ainsi les prospects des Barons et Rockies. J'ai lu que l'équipe avait de la difficulté à aligner assez de joueurs à chaque match. J'imagine aussi que les difficultés financières des Barons et Rockies au même moment ne devaient pas aider beaucoup. 

Les Rockies avaient un club-école secondaire de disponible dans la IHL mais les Barons, aux prises avec déjà beaucoup de problèmes, n'avaient même pas de club en backup et leurs prospects se retrouvèrent prêtés à travers les autres ligues mineures. C'était le cas du défenseur John Baby dont j'ai parlé l'autre jour.

PHL (1977-1979)
Oui, ils ont repris les mêmes
programmes et simplement
masqué le CHL dessus...

Quoiqu'il en soit, les Roadrunners firent faux bond à la CHL et migrèrent encore plus profond, soit dans la Pacific Hockey League pour terminer cette saison 1977-78. La «PHL» est une ligue tellement obscure que je n'avais jamais encore eu la chance d'en parler dans ma carrière de blogueur, si ce n'est que très brièvement. Et j'ai parlé de beaucoup de ligues profondes... Disons que j'ai peur pour la suite.

L'origine de la PHL est en fait liée à l'AMH alors que l'idée de sa création aurait eu lieu lors du match des étoiles de l'AMH à l'hiver 1977. Voyant que sa ligue rebelle allait éventuellement fusionner avec la LNH ou carrément disparaitre, le fondateur de l'AMH Dennis Murphy aurait lancé l'idée à d'anciens propriétaires d'équipes de l'AMH de créer une nouvelle ligue mineure dans l'ouest, pour palier à l'absence d'équipes depuis le départ de quelques unes de l'AMH et la fin de la WHL. Plusieurs anciennes équipes défuntes de l'AMH allaient ainsi pouvoir revivre dans la PHL.

Les choses déboulèrent rapidement par la suite et la Pacific Hockey League débuta dès cette saison 1977-78 avec seulement 3 équipes. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils n'en firent pas partie à la base mais bref, les Roadrunners quittèrent la CHL pour la PHL à la mi-saison et vinrent arrondir la ligue à 4 équipes. Ils se rendirent en finale, s'inclinant contre les Shamrocks de San Francisco.

La PHL était toutefois un autre de ces plans foireux digne de l'instabilité du hockey dans les années 70 et la ligue ne put terminer sa deuxième année en 1978-79. Après la fin de la saison régulière, qui vit deux de ses six équipes plier bagage mi-saison, la PHL annula ses séries et ferma boutique. Les Roadrunners, alors en première place au classement, furent sacrés champions par défaut.

Outre Sandy Hucul, les Roadrunners version PHL avaient plusieurs anciens membres du temps de la WHA et même WHL dans leurs rangs, comme le québécois Michel Cormier et l'ancien des Red Wings Howie Young qui appréciaient probablement cette fin de carrière professionnelle au soleil... Il y avait également Jeff Carlson, un des frères Hanson tout frais de son succès dans le film Slap Shot l'année précédente, qui joua l'entièreté de l'existence du club dans cette fameuse PHL.

Donc après 12 saisons d'existence sans interruption (mais dans quatre ligues), les Roadrunners disparurent du radar du hockey professionnel. Ce n'est qu'en 1989-90 qu'ils refirent surface, toujours avec le même logo, mais cette fois dans la célèbre International Hockey League, alors une ligue en plein essor (surtout après la fin des autres ligues discutées précédemment) qui visait l'implantation d'équipes dans de gros marchés. 

IHL
1989-1997


Sans remporter de championnat, les Roadrunners eurent tout de même de bonnes années dans la IHL. Affiliés aux Kings de Los Angeles, ils virent passer plusieurs prospects des Kings dans les années 90 comme Yanic Perreault, Robert Lang, Chris Kontos, Vitali Yachmenev, Sean O'Donnel, Byron Dafoe et Jamie Storr. Ils eurent également comme entraineurs Ralph Backstrom et Gary Unger

Wayne Gretzky a même porté le chandail des Roadrunners lors d'un match d'exhibition à Phoenix entre le grand club et le club-école. Était-ce la première tentation de la merveille envers Phoenix?

Cependant, vous vous en doutez bien, la franchise ne put durer longtemps avec l'arrivée éventuelle d'une équipe de la LNH en 1996 lorsque les Jets de Winnipeg déménagèrent en Arizona. Avant la première saison des Coyotes en 1996-97, le propriétaire Lyle Abraham loua les Roadrunners à un consortium amérindien qui continua d'opérer la franchise malgré la présence des Coyotes dans le portrait. Oui, pendant une seule saison, on vit le Coyote et le Roadrunner en même temps à Phoenix. Les Coyotes jouaient cependant dans un tout nouvel aréna, le America West Arena, tandis que les Roadrunners jouaient toujours dans le vieux Veterans Coliseum de leurs ancêtres. 

Le America West Arena n'était toutefois pas configuré pour le hockey des ligues majeures, ce qui poussa éventuellement les Coyotes à déménager à Glendale, et enclencher le fiasco que l'on connait...

Mais revenons en 1997 où le Coyote, pour la première fois, l'emporta sur le Roadrunner. Ayant subi de lourdes pertes financières et des baisses d'assistances, la franchise des Roadrunners fut retournée à Lyle Abraham et fut dissoute après la saison, sans déménagement dans une autre ville.

Faisons ici une autre pause vidéo et regardons un match de la IHL entre les Roadrunners et les Aeros de Houston. Vous allez revoir plusieurs visages familiers, surtout dans les buts...



Donc on pourrait croire que l'arrivée des Coyotes dans le portrait viendrait sonner le glas à jamais pour les Roadrunners, surtout à Phoenix, mais ce ne fut pas vraiment le cas. 

Et premièrement il faut faire un détour compliqué pour parler des Roadrunners... de Toronto.

Roadrunners de Toronto (AHL)
2003-2004

L'ancien propriétaire des Roadrunners de l'IHL, l'albertain Lyle Abraham, décida quelques années plus tard de retenter sa chance dans le hockey professionnel, cette fois dans la AHL, mais dans un tout nouveau marché plus sécuritaire. Il tenta alors de déménager la franchise dormante des Panthers de Louisville au Ricoh Coliseum de Toronto, un aréna qu'il prévoyait de faire passer de 5000 à 9000 places par un ambitieux projet d'agrandissement. 

Cependant, les Maple Leafs ne voulaient pas de compétition directe dans leur marché (à moins d'en être bénéficiaires) et firent pression auprès des Bulldogs d'Hamilton pour faire avorter le plan d'Abraham. Les Bulldogs, détenant des droits territoriaux dans la AHL, appliquèrent donc leur véto. Abraham ne fut toutefois pas abattu et décida de simplement se porter acquéreur des Bulldogs, pour ensuite les déménager sans encombres à Toronto pour la saison 2003-2004. Les Bulldogs étaient alors le club-école des Oilers et comme Abraham était aussi originaire d'Edmonton, j'imagine qu'il put utiliser ses contacts pour bien faire passer la transaction.

Mais là, vous vous souvenez sûrement des Bulldogs d'Hamilton, le club-école du Canadien durant les années 2000? Comment le club qui aurait déménagé à Toronto aurait pu être ce même club qui a hébergé Carey Price, Jaroslav Halak, P.K. Subban et tant d'autres? Et bien au même moment de l'annonce du déménagement des Bulldogs à Toronto, les Citadelles de Québec déménagèrent à Hamilton et reprirent immédiatement l'identité des Bulldogs... J'ai tu dis que c'était compliqué? 

C'est pour ça que pendant une saison, soit en 2002-03, les Bulldogs furent partagés entre le CH et les Oilers d'Edmonton, les rénovations au Ricoh Coliseum n'étant pas encore prêtes avant la saison 2003-04.

Bref, Abraham retrouva une franchise de hockey professionnelle et la nomma à nouveau sous le nom des Roadrunners, avec une fois de plus le vieux logo dont l'origine remonte aux années 60. Cependant, ce fut très éphémère à Toronto. Des assistances sous les attentes et des problèmes avec les autorités locales suite aux rénovations forcèrent Abraham à regarder ailleurs. De plus, les Oilers désiraient faire jouer leur club-école à Edmonton durant la saison 2004-05, en prévision du lock-out qui allait faire annuler toute la saison. 

Road Runners d'Edmonton (AHL)
2004-2005

On vit donc apparaître une autre incarnation du Roadrunner, cette fois à Edmonton pour combler l'absence de la LNH, et pour une rare fois avec un logo différent (et horrible). En fait cette fois-ci, l'équipe s'appelait Road Runners en deux mots. Pourquoi en deux mots? Je sais pas. 

Cependant, il était écrit dans le ciel que ce déménagement était temporaire et qu'une fois le lock-out terminé, les Roadrunners auraient à quitter Edmonton. On tenta alors de déménager la franchise à Saskatoon, dans un rarissime cas d'échange de franchise ET de ligue où on aurait également fait déménager les Blades de Saskatoon de la WHL (junior) à Edmonton... Je n'ai jamais entendu parler d'une chose du genre auparavant, tellement que je doute de la véracité de la chose, mais pour l'instant je la laisse.

Ouff.... je suis épuisé.

De toute manière, la «transaction» échoua et la franchise AHL des Roadrunners fut mis en suspens. Ce n'est qu'en 2010 qu'elle fut réactivée, lorsque naquit la franchise des Barons d'Oklahoma City, mais cette fois-ci, on s'en doute par le nom, Abraham n'était plus dans le portrait. 

ECHL
2005-2009

En fait, ce dernier avait précédemment vendu le nom et le logo des Roadrunners aux proprios des Suns de Phoenix, qui ramenèrent l'oiseau au bercail une fois de plus, cette fois-ci dans la ECHL pour la saison 2005-06. Pour l'occasion, le logo fut quelque peu mis à jour mais garda la même position que l'original.

Donc, après la WHL (1967-74), l'AMH (1974-77), la CHL (1977-78), la PHL (1977-79) et la IHL (1989-97), les Roadrunners de Phoenix firent un retour sous une 6e incarnation dans une 6e ligue, la ECHL.

Les Roadrunners version ECHL avaient comme président l'ancien des Coyotes Claude Lemieux, mais ce dernier démissionna après une seule saison. Le club joua ses matchs dans l'ancien premier aréna des Coyotes, le America West Arena, mais cette fois-ci reconfiguré avec moins de siège. L'équipe fut plus qu'ordinaire et la franchise fut dissoute après la saison 2008-09, soit seulement 4 saisons dans la cave du classement de la ECHL.

Autre pause vidéo, mais cette fois-ci sans saveur alors que regarder de la ECHL de la fin des années 2000 est pas mal plus plate que des vieux vidéos granuleux des années 60 et 70...


Il n'y a pas vraiment grand chose d'autre à dire sur ces derniers Roadrunners version ECHL, si ce n'est qu'ils ont retiré trois numéros en honneur des anciennes gloires «roadrunniennes» du passé, soit le #8 de Robbie Ftorek, le #3 de Adam Keller, un ancien joueur et DG ainsi que le #4 de Sandy Hucul. 

Le seul joueur notable des Roadrunners ECHL à s'être rendu dans la LNH par la suite fut Daniel Winnik. Sinon, l'équipe employait une mascotte du nom de Rocky Roadrunner, qui datait des débuts des premiers Roadrunners en 1967, soit la mascotte la plus vieille de tous les clubs professionnels de l'histoire de l'Arizona.

Roadrunners de Tucson (AHL)
2016 -

Depuis, et bien il n'y ait jamais eu d'autres clubs du nom des Roadrunners de Phoenix. Mais la tradition continue tout de même en Arizona puisque les Coyotes ont acheté en 2016 la franchise des Falcons de Springfield de la AHL pour la déménager à Tucson en Arizona sous le nom des Roadrunners. Cette fois-ci c'est l'ancien oiseau du logo d'origine qui revint en action, dans un nouveau chandail rappelant celui du grand club.

Ces Roadrunners évoluent donc à Tucson (à environ 1h30 de Phoenix) depuis la saison 2016-17 mais il serait possible qu'ils viennent éventuellement reprendre la place des Coyotes au Mullett Arena de l'Université Arizona, ce qui serait assez ironique... 

Donc il serait possible d'éventuellement revoir les Roadrunners à Phoenix sous une 7e incarnation et une 7e ligue si cela se produit. Je crois honnêtement que ce serait formidable. Cela confirmerait que Phoenix est définitivement une ville des ligues mineures pour le hockey.

Il n'y a rien de mal à ça. Faut accepter ses limites dans la vie. Il y a eu plein de villes géniales et emblématiques des ligues mineures à travers l'histoire. Je pense entre autres à Hershey et ses Bears, Springfield au Massachusetts, Providence, Cleveland, New Haven, Tulsa, Fort Wayne, Kalamazoo, Syracuse, Rochester, etc. Il n'y aurait rien de honteux à inclure Phoenix et les Roadrunners dans la liste.

Bref. c'est à suivre... qui sait si ce ne sera pas plutôt le Coyote qui reviendra d'ici 5 ans...

Voici en complément d'autres photos des Roadrunners à travers les âges, que j'ai piqué sur différents sites et pages Facebook:

Sandy Hucul dans un des premiers chandails des Roadrunners sans le logo.

Le gardien Marv Edwards dans l'uniforme circa 1971. Edwards jouera ensuite deux saisons comme backup avec les Seals de Californie.

Une bonne clope pour Gary Simmons après la victoire de la coupe Patrick en 1973


Originaire de Trois-Rivières, Michel Cormier a joué avec les Roadrunners dans la WHL, AMH et PHL.


Qui dit club-école des Kings dans les années 90 veut inévitablement dire «Bob Jay»






Sources:
Les Roadrunners s'éteignent en douce, Le Soleil, 2 avril 1977
Daniel Chicoine en pays de connaissance, La Tribune, 26 décembre 1977
Fun While it Lasted
The Old Western Hockey League - Facebook

lundi 19 octobre 2015

Bob Barlow



Bob Barlow fait partie de ces joueurs qui ont vu leurs perspectives de carrière dans la Ligue nationale limitées par le fait qu’il n’y avait que six équipes. Après avoir passé quelques années dans la Ligue américaine avec les Barons de Cleveland et les As de Québec, c’est finalement dans l’ouest, dans la WHL, qu’il se fit une place.

En 1962-63, il se joignit aux Totems de Seattle (voir texte du 16 février 2012), où il s’entendit à merveille avec Guyle Fielder. (voir texte du 17 août 2011) Alors que Fielder remporta le championnat des pointeurs de la ligue, il obtint 80 passes, dont plusieurs d’entre elles servirent à alimenter Barlow, qui marqua 47 buts.

Barlow demeura à Seattle pendant trois ans, avant de se retrouver à Victoria, avec les Maple Leafs. À sa première saison dans leur uniforme, les Leafs remportèrent la Coupe Lester-Patrick, emblème de de la suprématie de la WHL.

Lorsque l’expansion de 1967 est finalement arrivée, Barlow n’a pas eu sa chance. Il est demeuré dans l’organisation torontoise, mais ceux-ci l’ont transféré à leur premier club ferme, les Americans de Rochester de la Ligue américaine. Barlow en profita alors pour ajouter une Coupe Calder à son palmarès, même si l’expérience dans l’est fut de courte durée. L’année suivante, il retourna dans la WHL, avec Vancouver. Pour une troisième fois en quatre ans, Barlow fit partie de l’équipe championne, et sa performance de 36 buts et 84 points lui ouvrit finalement des portes.

Il se retrouva dans l’organisation des North Stars du Minnesota, où il put enfin accéder à la LNH. Le 12 octobre 1969, à l’âge de 34 ans, il est devenu la plus vieille recrue de la Ligue nationale. (Son record a depuis été battu par Connie Madigan, voir texte du 3 septembre 2013.) Mais sa journée mémorable ne s’est pas arrêtée là. À sa première présence sur la glace, après six secondes, il marqua son premier but. Et comme victime, il ne s’agissait pas du moindre. C’est Bernard Parent qui gardait les buts des Flyers. À son retour au banc, Barlow n’a pas pu s’empêcher de taquiner son entraîneur Wren Blair en lui disant que cette ligue n’avait rien de spécial et qu’on aurait dû le rappeler depuis des lustres… Le record Barlow du but le plus rapide à son entrée dans la ligue tient toujours.

Barlow termina la saison avec une fiche de 16-17-33. L’année suivante, il joua 7 autres matchs avec les North Stars, avant de retourner dans la WHL, avec les Roadrunners de Phoenix cette fois. Barlow y ajouta une troisième et une quatrième Coupe Lester-Patrick, en 1973 et en 1974.

La saison suivante, la plupart des marchés traditionnels de la WHL avaient reçu une équipe de la LNH ou de l’AMH, incluant Phoenix. Barlow joua donc une saison dans l’AMH, avec les nouveaux Roadrunners. La WHL, ligue dans laquelle Barlow marqua près de 300 buts, cessa ses activités. La Coupe Lester-Patrick se retrouve maintenant au Temple de la renommée.

En 1975-76, Barlow passa une dernière saison dans le monde du hockey dans la CHL, alors qu’il joua quelques matchs et fut pendant une demi-saison entraîneur des éphémères Mavericks de Tucson.

Bob Barlow habite aujourd’hui sur l’île de Vancouver. Ayant joué pendant la période où le fonds de pension des joueurs était chiche, sa carrière de 77 matchs dans la LNH lui donne droit à un chèque de 5,16$ à tous les mois…

Sa fille Wendy a été championne canadienne de tennis. Elle a joué à Wimbledon et a représenté le Canada à la Fed Cup.

Sources :
Stott, Jon C., Ice Warriors : The Pacific Coast / Western Hockey League 1948-74, Heritage House Publishing, 2011,

″He was the oldest NHL rookie ever and he scored in seconds″ de Tom Hawthorn, 12 septembre 2010, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

lundi 5 mai 2014

Dennis Sobchuk








Au cours de son passage avec les Pats de Régina, Dennis Sobchuk était identifié comme un espoir de premier ordre. En fait, plusieurs le voyaient déjà comme le premier choix du repêchage de 1974. 

Par contre, à l’été 1973, il rencontra un groupe qui comptait Bill DeWitt Jr., le fils de l’ex-propriétaire des Reds de Cincinnati (et qui deviendra plus tard propriétaire des Cardinals de St-Louis). Ceux-ci venaient de se faire refuser un club d’expansion de la LNH et avaient décidé de se rabattre sur l’AMH. L’équipe de Cincinnati n’était pas encore en place et l’aréna pas encore construit, mais ils voulaient déjà commencer à recruter et Sobchuk fut ciblé.

Âgé de dix-neuf ans, il n’était pas encore éligible repêchage de la LNH, mais ce genre de détail n’émouvait pas l’AMH. On lui offrit donc un contrat de dix ans pour un million $, une somme colossale pour l’époque. De plus, on proposa d’embaucher son père comme dépisteur et son frère (qui était dans l’organisation des Canucks). Sobchuk signa donc avec le circuit maudit. 

Après la victoire des Pats à la Coupe Memorial, c’est finalement son coéquipier Greg Joly (voir texte du 30 décembre 2013) qui fut choisi premier, par les nouveaux Capitals de Washington. Clark Gillies, aussi des Pats, fut repêché quatrième par les Islanders. Sobchuk fut malgré tout choisi 89e, par les Flyers.


Par contre, au début de la saison, Cincinnati n’était toujours pas prête à entrer dans la ligue. Petit détail. On demanda donc à Sobchuk où il voulait jouer. Son frère insista pour que ce soit Phoenix.  Les frères Sobchuk furent donc « prêtés » aux nouveaux Roadrunners.

L’aréna était au centre-ville, mais l’équipe devait pratiquer sur une petite patinoire de banlieue. Les joueurs devaient donc s’habiller à l’aréna, prendre leur voiture sous le soleil de Phoenix avec leur équipement, pour ensuite se rendre à l’autre patinoire. Ensuite, il arrivait à Sobchuk et ses coéquipiers de se rendre, toujours avec leur équipement, au bar tout près. 

Sobchuk attirait déjà l’attention avec son imposant contrat. De plus, il avait un style flamboyant, où il mettait beaucoup de moutarde. Et comme si ce n’était pas encore assez, il portait un bandeau, ce qui était considéré jusqu’à un certain point comme un signe d’excentricité. L’AMH était un mélange de vedettes à qui on avait accordé d’énormes contrats et de vétérans des ligues mineures (au style souvent robuste) à qui le circuit maudit donnait une seconde chance. Lorsque Sobchuk se retrouvait dans un coin avec l’un d’eux, il se mettait à recevoir toutes sortes de coups pas toujours légaux, accompagnés de quantités d’insultes. Ce fut une leçon d’humilité. Il laissa tomber le bandeau. 

Sa première saison à Phoenix fut tout de même couronnée de succès. Il fut le meilleur pointeur des Roadrunners, avec 77. Par contre, leurs partisans durent faire immédiatement leur deuil de leur nouvelle vedette, puisque les Stingers de Cincinnati étaient finalement prêts à débuter leurs activités pour le début de la saison 1975-76.

Rejoint à Cincinnati par Rick Dudley (l’actuel adjoint de Marc Bergevin), Sobchuk connut de bonnes saisons en obtenant 72 et 96 points, même si les résultats de l’équipe étaient assez moyens. Malgré son talent, Sobchuk demeurait flamboyant, plus ou moins sérieux et sans réel encadrement. 

Au cours de son passage dans cette ville, Sobchuk eut la chance de rencontrer le légendaire Paul Brown (voir texte du 5 novembre 2012), alors propriétaire des Bengals de la NFL. Celui-ci lui dit alors qu’avec son salaire de 100 000$ par année, les Bengals ne pourraient pas se l’offrir, puisque le plus haut salarié de l’équipe n’en faisait que 50 000$. 

En 1977-78, il fut échangé aux Oilers d’Edmonton et il fut assumé que ce serait autour de lui que Glen Sather rebâtirait. Par contre, Sobchuk fut sérieusement blessé et ses résultats se mirent à en pâtir. Au total, au cours de sa carrière, il subit trois séparations de l’épaule, qui lui coûtèrent six pouces de clavicule. L’année suivante, les Oilers faisaient l’acquisition d’une autre jeune sensation, Wayne Gretzky. Sobchuk amassa quand même 63 points cette année-là, la dernière de l’AMH.

La transition vers la Ligue Nationale fut ensuite difficile. Les Flyers reprirent ses droits pour ensuite les échanger aux Red Wings. Même au sein d’une équipe faible, Sobchuk eut de la difficulté à faire sa marque et passa du temps dans la Ligue Américaine. 

Il joua ensuite en Suisse et en Autriche, avant de faire un bref retour, avec l’organisation des Nordiques. Ses deux matchs dans l’uniforme fleurdelisé en 1982-83 furent ses derniers dans la LNH. 

Il retourna ensuite en Autriche, avant de travailler quelques années dans l’organisation de son ancien club junior, les Pats de Régina, qui ont d’ailleurs retiré son numéro. 

Il habite maintenant dans l’état de Washington, où il travaille dans l’industrie de la construction résidentielle. Sans nécessairement avoir des regrets, il se demande ce qu’aurait été sa carrière s’il avait choisi la Ligue Nationale plutôt qu’une ligue instable qui luttait sans cesse pour sa survie. Par contre, si c’est lui qui avait été choisi à la place de son ex-coéquipier Greg Joly comme premier choix de l’histoire des Capitals, aurait-il eu plus d’encadrement? Lorsqu’on voit ce qui est arrivé à Joly, on peut en douter… 

Sources : 

Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.134-140, 

“Dennis Sobchuk: Staying true to character”, 21 septembre 2007, Regina Leader-Post (canada.com), legendsofhockey.net.

lundi 2 décembre 2013

Al Rollins








Pendant la période des six équipes, alors que les formations n’avaient qu’un gardien en uniforme (voir texte du 6 mai 2013), les postes étaient difficiles à obtenir.
Dans le cas d’Al Rollins, ce sont les agissements discutables de Conn Smythe qui lui donnèrent sa première opportunité. Au cours de la saison 1949-50, il voulut inciter le vétéran Turk Broda à perdre du poids (voir texte du 14 juillet 2011) et rappela ainsi Gilles Mayer et fit l’acquisition de Rollins pour lui mettre de la pression. Rollins joua ses deux premiers matchs cette année-là.

L’année suivante, Rollins partagea la tâche avec un Broda qui ne rajeunissait pas. Par contre, la chose n’était pas courante et c’est pourquoi le Trophée Vézina était décerné au gardien ayant joué le plus de matchs pour l’équipe qui avait accordé le moins de buts. De toute façon, il était courant de voir un gardien jouer tous les matchs de son équipe ou du moins, l’immense majorité. En 1950-51, ce sont les Leafs qui avaient accordé le moins de buts (en plus de gagner la Coupe). Comme c’est Rollins qui avait joué le plus de matchs (40), c’est lui (et seulement lui) qui mérita le Vézina. Toutefois, Broda, avec ses 31 matchs, avait significativement contribué, mais son nom n’y fut pas inscrit.

Ce n’est qu’en 1965 que la règle fut changée, lorsque Terry Sawchuk indiqua qu’il refuserait le trophée si la contribution de Johnny Bower n’était pas soulignée. C’est alors qu’on la changea pour signaler la performance de tous les gardiens ayant joué au moins 25 matchs.

En 1951-52, Broda joua son dernier match et Rollins prit toute la place. Les Leafs terminèrent troisième mais la performance de leur gardien ne sembla pas les impressionner outre mesure (malgré une respectable moyenne de 2,22), puisque qu’ils l’expédièrent à Chicago, l’équipe la plus faible de cette période, contre le vétéran Harry Lumley.

En 1953-54, Lumley se mérita le Vézina, puisqu’il était strictement basé sur la moyenne de buts contre, et qu’il afficha un excellent 1,86. De son côté, Rollins dut se démener devant le but des Hawks, toujours aussi faibles. Sa fiche fut de 12-47-7 et sa moyenne, assez ordinaire, de 3,23. Par contre, on voulut souligner malgré tout son travail en l’élisant sur la deuxième équipe d’étoiles (derrière Lumley). Mais plus important encore, on le déclara gagnant du Trophée Hart (joueur le plus utile à son équipe), après avoir terminé deuxième au scrutin l’année précédente. Peu de gardiens ont réussi cet exploit, mais encore moins avec une équipe de dernière place, 37 points derrière les Rangers, en avant-dernière place. Autre fait rare, Rollins est l’un des trois seuls joueurs à avoir gagné le Hart qui ne sont pas élus au Temple de la Renommée. Les autres sont Tommy Anderson et Eric Lindros. (Auxquels on ajoutera peut-être bientôt José Théodore?)

Rollins demeura à Chicago jusqu’en 1957, moment où, suite à l’acquisition de Glenn Hall, il perdit son poste. Il alla ensuite jouer dans la WHL, avant de refaire surface dans la LNH en 1959-60, pour l’espace de de 10 matchs. Il s’aligna alors avec les Rangers, avant de retourner dans l’ouest.

Il se dirigea ensuite vers le hockey senior, où il se mérita en 1966 une deuxième Coupe Allan. (Il l’avait déjà remporté en 1946.) Il devint par après entraîneur de divers clubs et remporta une troisième Coupe Allan, avec les Jets de Spokane en 1970. Il fut aussi entraîneur des Roadrunners de Phoenix de l’AMH, pour leur dernière année d’existence en 1976-77.

Il est décédé en 1996, à l’âge de 69 ans.

Sources : legendsofhockey.net, wikipedia.org.

lundi 2 janvier 2012

Bonne fête, Robbie Ftorek



C'est aujourd'hui le 60e anniversaire du seul et unique Robbie Ftorek!

Le première chose qui me vient à l'esprit en entendant le nom Robbie Ftorek, c'est cette carte de la série 1982-83. J'adore cette carte de Robbie Ftorek parce qu'on dirait qu'il est pris entre les deux gros protecteur de caoutchouc de son casque. À noter qu'il s'agissait de sa première saison avec les Rangers de New York. Il fut envoyé à New York de la part des Nordiques de Québec en décembre 1981. À son arrivée dans la Grosse Pomme, Ftorek fit une superbe impression en récoltant 32 points en 30 matchs. La saison suivante, il en récolta un de moins en 61 matchs...

Mais ce qui me marquait à l'époque, c'était son nom... Avez que quand on grandit dans une petite ville du Saguenay, on ne croise pas souvent de gens qui s'appellent Robbie Ftorek... On ne croise d'ailleurs pas souvent de Miko Makela ou de Jari Kurri...

C'est donc non pas parce qu'il fut l'un des meilleur joueur de l'histoire de la WHA, un des premiers joueurs américains à connaître une carrière significative ou en tant que premier capitaine des Nordiques dans la NHL que je me souviens de ce joueur... On n'est pas tous parfaits...

Comme je l'ai mentionné plus haut, Robbie Ftorek est un américain. Il est né le 2 janvier 1952 à Needham au Massachusetts. Tout comme le spectaculaire Jeff Skinner de nos jours, c'est au patinage artistique, sport mieux connu sous le nom de patinage de fantaisie, qu'il s'adonna originellement. Ce fait fit de Ftorek un patineur agile.

Ftorek se fit connaître pour la première fois lors de la saison 1971-72 alors qu'il s'aligna avec l'équipe nationale des États-Unis qui culmina en représentant son pays aux jeux de Sapporo en 1972. Contre toute attentes, les États-Unis s'inclinèrent face aux puissants soviétiques. C'était à une époque où le Canada boycottait les compétitions internationales en raison du refus de l'IIHF d'accepter les joueurs professionnels alors qu'on acceptait des équipes comme l'URSS dont les joueurs étaient considérés comme amateurs alors qu'ils étaient en soit des professionnels car la plupart jouaient au hockey à titre de soldats.

Mais suite à cette médaille d'argent des USA en 1972, Ftorek fut remarqué par la NHL à une époque où les américains n'étaient pas légions dans ses rangs. Il signa à titre d'agent libre avec les Red Wings alors qu'en simultané il fut sélectionné par les Whalers de la Nouvelle-Angleterre lors du repêchage de création de la WHA. Il prit alors la décision de s'aligner avec les Red Wings qui le cédèrent dans les mineurs, jugeant le jeune américain trop petit pour la NHL avec 5 pieds 10 et ses 155 livres...

Après quelques années à montrer de belles choses dans les mineures sans percer l'alignement des Red Wings, Ftorek prit la décision de tenter sa chance dans la WHA lorsque les Whalers cédèrent ses droits aux nouveau Roadrunners de Phoenix. Dès son arrivée avec l'équipe, Ftorek devint le coeur et l'âme de cette dernière. En trois saisons avec l'équipe, il récolta pas moins que 298 points en 213 matchs et fut même nommé meilleur joueur de la ligue en 1977, devenant ainsi le premier américain à se mériter un tel titre au hockey majeur. Malheureusement pour Robbie Ftorek, il fut en quelque sorte la seule flamme de l'équipe qui disparut suite à cette même année 1976-77.


Suite à la dissolution des Roadrunners en 1977, Ftorek prit le chemin de Cincinnati pour se joindre aux Stingers avec qui il continua sa prospère carrière dans la WHA pour les deux dernières saison de ce circuit. En 1979, il devint un membre d'une des quatre équipes ayant survécu à la fusion entre la WHA et la NHL, les Nordiques de Québec, l'équipe en faisant son premier capitaine dans la NHL. L'histoire ne dit pas s'il parlait français... Ftorek fut l'un des premiers bons joueurs des Nordiques dans la NHL mais comme il fut mentionné plus haut, il fut échangé aux Rangers en décembre 1981 lorsque l'équipe devint celle des Goulet, Hunter et Stastny. C'est avec les Rangers en voyant sa charge de travail diminuer que Ftorek termina sa carrière dans la NHL, en se promenant entre les mineurs et la NHL. Il fut d'ailleurs un des membres des fameux Oilers de Tulsa qui remportèrent le championnat de la CHL après que les propriétaires aient fermé les livres et que les joueurs aient refusé d'abdiquer, jouant leurs matchs sur la route...

En 1985-86, alors qu'il était entraîneur des Nighthawks de New Haven, club-école des Rangers de la AHL, Ftorek joua son dernier match en tant que joueur alors qu'il débuta sa carrière d'entraîneur. Il fit sa première apparition dans la NHL avec les Kings de Los Angeles en 1987 avec qui il demeura durant deux saisons. Alors qu'il fut entraîneur des River Rats d'Albany en 1995, il mena l'équipe à la Coupe Calder, réalisant le doublé Coupe Calder/Coupe Stanley avec le club parent des River Rats, les Devils du New Jersey. C'est avec ces mêmes Devils du New Jersey qu'il devint assistant-entraîneur (pour la seconde fois alors qu'il le fut au début des années 90) avant de devenir l'entraîneur-chef en 1998. Alors que l'équipe connaissait de bons moments, il fut remercier en 2000 alors qu'il ne restait que 9 matchs à la saison. Remplacé par Larry Robinson, l'équipe remporta la Coupe Stanley...

Le nom de Ftorek se retrouve sur la Coupe Stanley des Devils en 1995 à titre d'entraîneur du club-école et en 2000 à titre de dépisteur et d'entraîneur.

Après une court passage avec un certains succès avec les Bruins, il fut remercié en 2003 et ne revint jamais dans la NHL. Il a l'étrange distinction d'être le seul entraîneur à avoir été remercié deux fois avec une fiche gagnante, soit une fiche de 41–20–8–5 avec les Devils et de 33–28–8–4 avec les Bruins. Après son congédiement avec les Bruins, il prit la route d'Albany, retournant avec les River Rats jusqu'au départ de l'équipe pour Lowell alors qu'il ne prit pas part au déménagement. Depuis 2007, il est l'entraîneur des Otters d'Erie de l'OHL...