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lundi 13 juin 2022

Gardiens éphémères - Lightning VS Avalanche

Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après une saison "relativement normale", et avec l'effondrement de quelques prétendants lors des séries éliminatoires, nous aurons donc droit à une finale opposant le Lightning de Tampa Bay à l'Avalanche du Colorado.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.


Pour une troisième année consécutive, le Lightning se retrouve en position de mettre la main sur le Saint Graal. Et comme ça ne me tente pas de réécrire mot pour mot l'histoire de Riku Helenius, je vais plutôt vous présenter le 2e gardien à avoir jouer le moins longtemps pour le Lightning. Hugo Alnefelt (prononcé NFL) est dans l'organisation floridienne depuis qu'il a été sélectionné en troisième ronde du repêchage de 2019. Principalement à cause de la pandémie, il a disputé deux saisons après le repêchage avec le HV71 Jonkoping en Suède, avant de faire le saut cette saison en Amérique du Nord. Il a disputé 23 matchs avec le Crunch de Syracuse dans l'AHL et 2 avec les Solar Bears d'Orlando dans la ECHL. Il fut rappelé fin décembre par le Lightning et vit de l'action le 30 décembre à Miami, contre les Panthers de l'endroit. Après que Maxime Lagacé eut accordé 6 buts en deux périodes, l'entraîneur Jon Cooper l'envoya pour terminer le match. Il accorda 3 buts en 10 lancers lors de cette troisième période, et fut retourné dans la Ligue Américaine ensuite. Il aura probablement la chance de se faire valoir davantage au cours des prochaines saisons.

L'Avalanche est de retour en finale de la coupe Stanley et, jusqu'à maintenant, ils sont toujours repartis de cette ronde avec le précieux trophée entre les mains. Ils n'ont peut-être pas Patrick Roy dans les filets, mais Darcy Kuemper et Pavel Francouz sont toujours mieux que Tyler Weiman. Repêché en 5e ronde du repêchage de 2002, Weiman débuta son parcours professionnel en 2004 avec les Eagles du Colorado, alors dans la Central Hockey League. Il monta les échelons jusqu'à être le gardien partant des Monsters de Lake Erie dans l'AHL. Alors que José Théodore se remettait d'une arthroscopie au genou depuis le mois d'août 2007, Weiman fut assigné comme gardien substitut à Peter Budaj pour le début de la saison. C'est dès le deuxième match que l'entraîneur Joël Quenneville l'envoya dans la mêlée, alors que Budaj venait d'accorder un quatrième but aux Predators à Nashville. Weiman disputa les 15 dernières minutes 46 secondes, arrêtant chacun des 10 lancers envoyés dans sa direction. Il passa ensuite les 11 matchs suivants sur le banc, avant de retourner avec les Monsters. Malheureusement pour lui, il ne put jamais retourner dans la LNH, se faisant dépasser continuellement dans la hiérarchie des gardiens. Il quitta le hockey nord-américain en 2011, allant finir sa carrière sur le vieux continent, disputant 4 saisons en Allemagne et une en Italie.

Cette finale a été prédite par plusieurs amateurs, dès le début de la saison. Personnellement, elle me fait penser au premier duel entre les Islanders de New York de Mike Bossy et les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky, finale où les jeunes Oilers ont appris ce que ça prenait pour soulever le grand saladier. Est-ce que la fougue de la troupe de Nathan MacKinnon saura venir à bout de l'expérience du Lightning? Bonne chance aux deux équipes et que le meilleur l'emporte !

jeudi 9 juin 2022

Bill Stewart


S’il a excellé au lancer du poids, au saut et au sprint, c’est finalement au baseball que se consacra William Stewart. Il parvint même à jouer en 1917 avec les Royaux de Montréal de la Ligue internationale comme lanceur droitier, avant de s’enrôler dans la marine américaine. Il fut ensuite recruté par les White Sox de Chicago, mais il ne parvint jamais à percer leur alignement. Il continua toutefois son chemin dans les ligues mineures, avant d’effectuer sa transition vers le poste de gérant (avec entre autres Harvard), de dépisteur (avec les Red Sox), puis d’arbitre. C’est finalement en 1933 qu’il atteignit la Ligue nationale dans ce rôle.

Le baseball l’occupait pendant l’été, mais pour l’hiver, le bostonnais d’origine s’en remit au hockey. C’est également au niveau de l’arbitrage qu’il se tourna, au niveau universitaire et dans la Ligue Canadian-American (ancêtre de la Ligue américaine), avant d’accéder, d’abord sur une base occasionnelle, puis de façon plus régulière, à la LNH. Il devint ainsi en 1928 le premier arbitre américain de l’histoire de la ligue. Comme au baseball, il fut également entraîneur, alors qu’il dirigea l’équipe du M.I.T. pendant six ans.

Dans la Ligue nationale, l’habituellement froid et mélancolique Stewart fut au cœur d’un événement controversé lorsque le 14 mars 1933, il accorda un but à Marty Barry des Bruins en prolongation. L’entraîneur des Hawks, Tommy Gorman, protesta alors avec véhémence, arguant que la rondelle n’était pas entrée dans le but. Le tout dégénéra rapidement en altercation entre Stewart et Gorman. Selon la version de ce dernier, c’est Stewart qui lança le premier coup de poing. Stewart, lui, refusa de commenter. Gorman retira alors son équipe et Stewart accorda alors le match aux Bruins par forfait. (À ce moment, un but ne mettait pas automatiquement fin à la prolongation de 10 minutes.)

En 1937, alors que Stewart était l’arbitre en chef de la LNH, il reçut une offre étonnante. Le propriétaire des Black Hawks, le Major Frederic McLaughlin, était un fier patriote américain. À une période où les joueurs originaires du sud de la frontière étaient relativement rares, il voulut mettre sur pied une équipe composée uniquement d’américains. Et pour les diriger, McLaughlin offrit le poste à un autre américain, Stewart.

Si l'iconoclaste McLaughlin ne parvint pas à avoir une équipe entièrement états-unienne, il demeure que 10 des 15 américains ayant joué au moins 1 match dans la LNH en 1937-38 l’ont fait avec Chicago. Si les résultats furent très ordinaires (14-25-9), ils permirent tout de même aux Hawks de se faufiler de justesse en séries.

À ce moment, Chicago causa d’abord la surprise en éliminant les Canadiens, avant de récidiver contre les Americans de New York (qui avaient connu une rare saison potable). C’est ainsi que les Hawks se sont assuré d’un billet pour la finale.

Devant des Leafs largement favoris, Chicago a dû faire à l’adversité, lorsque son gardien Mike Karakas fut blessé. Comme il n’y avait à l’époque qu'un gardien par équipe, il fallut un peu d’improvisation pour trouver une solution et recruter au passage Alfie Moore. Mais contre toute attente, les Hawks eurent le dessus contre Toronto, remportant ainsi la deuxième Coupe Stanley de son histoire. Ils durent ensuite attendre jusqu’en 1961 pour en remporter une autre. Toutefois, encore à ce jour, les Hawks de 1937-38 demeurent statistiquement la pire équipe à avoir remporté la Coupe Stanley (0,385). Quant à Stewart, il est ainsi devenu le premier entraîneur américain à mener son équipe jusqu’au bout. Il faudra d’ailleurs attendre jusqu’en 1991 pour en voir un autre, lorsque Bob Johnson mena les Penguins aux grands honneurs.


La saison suivante des Hawks fut semblable, mais cela ne convenait plus au Major McLaughlin et fidèle à ses habitudes, il congédia Stewart en janvier, alors que son équipe montrait une fiche de 8-10-3.

Stewart retourna ensuite à l’arbitrage. Dans le cas du hockey, il y sera jusqu’en 1941. Du côté du baseball, l’aventure durera jusqu’en 1954. Au total, il participa à 3 192 matchs de saison régulière, quatre matchs des étoiles et à cinq séries mondiales.

En 1956, il fut nommé entraîneur de l’équipe nationale américaine de hockey. Toutefois, lorsque l’armée soviétique envahit la Hongrie, plusieurs pays, dont les États-Unis, refusèrent de se rendre à Moscou pour le championnat du monde de 1957.

Toujours aussi polyvalent, Stewart conserva un lien avec le baseball en faisant du dépistage pour les Indians de Cleveland et les Senators de Washington.

C’est en finalement 1964 qu’une crise cardiaque emporta le sportif hyperactif. Il avait 69 ans.

Il est maintenant membre du Temple de la renommée du hockey américain, tout comme son petit-fils Paul, qui joua avec les Oilers d’Edmonton et les Stingers de Cincinnati dans l’AMH, avec les Nordiques dans la LNH, avant de devenir arbitre à son tour.

Sources:

"Gorman Withdraws Hawks In Overtime", CP, March 15, 1933, Ottawa Citizen, page 11,

"Bill Stewart Signs To Manage Chicago Black Hawks in 1937-38", AP, May 24, 1937, Montreal Gazette, page 13,

"Casual Close-Ups" de Marc T. McNeil, November 4, 1937, Montreal Gazette, page 14,

"Off to Baseball Wars", CP, April 14, 1938, Montreal Gazette, page 17,

"Bill Stewart Deposed by Hawks And Thompson Takes Over Team", AP, January 4, 1939, Montreal Gazette, page 14,

"Blackhawk Owner’s Mind… Crammed With Bizarre Theories About Hockey" de Joe Williams, January 19, 1939, Pittsburgh Press, page 21,

"Hockey Official Bill Stewart Dies", UPI, February 19, 1964, Montreal Gazette, page 24,

"Bill Stewart, 69, Ex-Umpire, Dead; In National League 1934-55 - Also a Hockey Referee", AP, February 19, 1964, New York Times

"#Shortstops: Bill Stewart’s Career As An Official Swept Through MLB, NHL" de Matt Rothenberg, National Baseball Hall of Fame (baseballhall.org),

baseball-reference.com, @PaulStewart22.


dimanche 5 juin 2022

Les Prix LVEUP 2021-22

 
Re-bienvenue à une autre édition des prix et trophées LVEUP.
 
Si vous êtes nouveau ici, et bien les prix LVEUP sont un peu l'antithèse des prix remis par la LNH. Ici, on en a rien à foutre des marqueurs de buts et des joueurs gentilshommes. Nous, on récompense la médiocrité, la violence et les statistiques peu flatteuses. Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Voici maintenant sans plus tarder, les prix LVEUP 2021-22!


Le Dave Schultz Memorial Trophy

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter son trophée original: le Dave Schultz Memorial Trophy, remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si, comme nous, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc des pénalités lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de chœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2020-21 : Tom Wilson (96)
2019-20 : Evanger Kane (122)
2018-19 : Evander Kane (153)
2017-18 : Michael Haley (212)
2016-17 : Mark Borowiecki (154)
2015-16 : Derek Dorsett (177)
2014-15 : Steve Downie (238)
2013-14 : Tom Sestito (213)
2013 : Colton Orr (155)
2011-12 : Derek Dorsett (235)
2010-11 : Zenon Konopka (307)
2009-10 : Zenon Konopka (265)


And the winner is :
 
Mark Borowiecki
151 minutes

 

Il est de retour! Moi-même je ne savais même plus s'il était toujours dans la ligue, je n'ai pas tant suivi toutes les équipes cette année, mais notre champion de 2016-17 revient en scène avec une récolte de 151 minutes, un total presque égal à son précédent titre avec les Sénateurs.




Le Bill Mikkelson Trophy


La Vie Est Une Puck est fière de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc le joueur le plus mal sur-utilisé de la Ligue nationale. 
 
Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Il faut dire qu'il s'agissait de la pire équipe de l'histoire du hockey moderne. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson joua seulement 59 matchs lors de cette fameuse saison. Sachez également que deux saisons auparavant avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. 

Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment… ou au mauvais endroit au bon moment? Au bon endroit au mauvais moment? Ça me donne mal à la tête tout ça. Passons donc au gagnant…

Les précédents gagnants :
2020-21 : Rasmus Dahlin (-36)
2019-20 : Andreas Athanasiou (-46)
2018-19 : Rasmus Ristolainen (-41)

2017-18 : Nick Leddy (-42)
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene (-34)
2015-16 : Mikkel Bodker (-33)
2014-15 : Nail Yakupov (-35)
2013-14 : Alexander Edler (-39)
2013 : Erik Gudbranson et Brian Campbell (-22)
2011-12 : Milan Jurcina (-34)
2010-11 : Chris Philips (-35)
2009-10 : Patrick O'Sullivan (-35)

And the winner is :
 
Keith Yandle
-47

Le nouvel «Iron Man» de la LNH depuis qu'il a battu le record du nombre de matchs consécutifs de Doug Jarvis en janvier dernier, Keith Yandle a aussi obtenu un autre record cette saison en devenant NOTRE recordman du Trophée Mikkelson depuis sa création en 2010. En effet, avec son -47, il a battu le précédent détenteur, Andras Athanasiou et son -46 de 2019-20. Quand même bien loin de Mikkelson et son -82 mais pour notre ère moderne, Yandle est le meilleur des pires.

Plusieurs ont critiqué les Flyers pour l'avoir finalement benché alors que son record s'élevait désormais à 989 matchs et de ne pas lui avoir permis de franchir le cap des 1000 matchs consécutifs. Mais comme nous, l'entraîneur Mike Yeo devait bien se servir de la colonne des +/- de la LNH pour constater pourquoi son équipe était tellement poche. Mais on avoue que ça n'aurait pas changé grand chose de garder Yandle… Qui sait, il aurait même pu se rendre à -50...


Le Gary ''Suitcase'' Smith Trophy
 

Voici bien sûr le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but, à bien des mauvais endroits, à bien des mauvais moments.  Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record toujours inégalé avec rien de moins que 48 défaites en saison régulière…

Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la LNH, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites… Il n'était pourtant pas aussi mauvais que la légende le raconte, car en 1971-72, il remporta avec les Black Hawks le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière. Il fut également nommé MVP des Canucks deux années de suite et finaliste au trophée Hart en 1975...

Comme quoi on retrouve aussi malgré tout de bons gardiens au mauvais endroit au mauvais moment…
 
Les précédents gagnants :
2020-21 : John Gibson (19)
2019-20 : John Gibson (26)
2018-19 : Devan Dubnyk (28)
2017-18 : Cam Talbot (31)
2016-17 : Calvin Pickard (31)
2015-16 : Cam Talbot (27)
2014-15 : Mike Smith (42)
2013-14 : Ryan Miller (30)
2013 : Semyon Varlamov (21)
2011-12 : Jonas Hiller (30)
2010-11 : Nikolai Khabibulin (32)
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokoun et Miikka Kiprusoff (28)


And the winner is :
 

Karel Vejmelka
32 défaites


Who the fuck is that? Comme je disais j'ai été un peu distrait cette saison et je n'ai pas trop suivi certaines équipes ou divisions. Mais normalement je le vois venir quand un goaler est poche. Chaque goaler poche des années précédentes était un gardien quelque peu établi qui avait au moins poppé une fois ou deux dans nos catégories avant de remporter le titre du pire goaler. Même que souvent on y retrouvait quelques très bons gardiens, victimes d'un surplus de travail ou d'une défensive encore plus poche. 

Mais voici le tchèque Karel Vejmelka qui, à sa première saison dans le circuit, sans jamais avoir joué quelques matchs dans les mineures, est devenu par défaut le gardien numéro un des piteux Coyotes où il récolta 32 défaites, notre plus haut total depuis Mike Smith en 2015 (aussi avec les Coyotes). 
 
Il devait bien avoir d'autres options. Regardons qui étaient les autres gardiens des Coyotes cette année. Humm…. Josef Korenar? Ivan Prosvetov? Harri Sateri? Carter Hutton? Scott Wedgewood?

Ouais ben bravo Karel, bonne chance dans votre aréna de 4000 places l'an prochain.


Le Frank Caprice Trophy


La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 matchs avec le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des Canucks des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la LNH avec le plus bas pourcentage d'arrêt (.859) depuis qu'on tient en considération cette statistique… Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné.


Les précédents gagnants :
2020-21 : Carter Hart (.877)
2019-20 : Jimmy Howard (.882)
2018-19 : Aaron Dell (.886)
2017-18 : Scott Darling (.888)
2016-17 : Michal Neuvirth (.891)
2015-16 : Jonas Hiller (.879)
2014-15 : Viktor Fasth (.888)
2013-14 : Dan Ellis (.879)
2013 : Miikka Kiprusoff (.882)
2011-12 : Dwayne Roloson (.886)

And the winner is : 


Joonas Korpisalo
(.877)


Ce n'est pas facile pour notre cher Joonas dans les dernières années. Appelé à prendre la pôle suite au départ de Sergei Bobrovsky, il s'est plutôt fait tasser par Elvis Merzlikins. Faut croire que la confiance en a pris un coup pour le Finlandais. Il a passé près de remporter la palme l'an passé avec un pourcentage d'arrêt de .894. Mais Joonas a mis tous les efforts sur son objectif cette saison et a réussi à remporter le "Caprice", avec un pourcentage égal au récipiendaire de l'an passé, qui était alors un record pour ce trophée. Notons également sa moyenne de but alloués qui se pointe à 4.15. 



Le Mike Milbury Trophy



Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Si vous vous demandez pourquoi Mike Milbury? En plus d'innombrables autres crampes au cerveau qui ont fait de lui un des pires DG de l'histoire du hockey contemporain, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly… Il a aussi signé Alexei Yashin pour un contrat éternel et plusieurs autres bad moves du genre.


Les précédents gagnants :
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
 

Kelly McCrimmon


Oui je sais. Vous vous attendiez probablement à voir apparaître Marc Bergevin ici. Mais malgré qu'on ait longuement débattu (au moins une demie-heure) de la possibilité d'enfin lui attribuer le Milbury, on a plutôt estimé que le DG des Golden Knights, Kelly McCrimmon, méritait davantage ce trophée en considérant qu'il est celui qui a véritablement effectué la pire transaction de l'année, celle amenant Jack Eichel à Vegas. Pas que Eichel soit un mauvais joueur, et la transaction pourrait devenir payante éventuellement, mais on a ici un cas classique où le DG a misé all-in pour finalement rentrer bredouille.

Oui Bergevin s'est royalement planté dans sa gestion de l'équipe. Mais il semble davantage avoir souffert lui aussi de cet incroyable affaissement que l'équipe a vécu après cette finale inespérée. Je n'ai pas réussi à le retrouver mais il y avait un «meme» qui résumait parfaitement la situation du CH en début de saison. On y voyait Thanos (Bergevin) des films de Marvel et sa fille Gamora qui lui demande s'il a atteint la finale. Après avoir répondu par l'affirmative, elle lui demande ce que ça lui avait coûté et ici Thanos répond tristement «Everything…» Donc oui, Bergevin mérite une grosse considération pour ce titre mais comme il a perdu sa job après n'avoir pas su réparer son équipe amochée, on croyait que McCrimmon le méritait davantage.

En plus de l'acquisition coûteuse de Eichel qui n'a pas donné l'effet escompté, McCrimmon a surtout perdu des points pour avoir bâclé le dossier Marc-André Fleury, un de ses joueurs les plus populaires qui est devenu le premier gardien a être échangé après une saison gagnante du Vézina depuis Dominik Hasek en 2001.

 
Le Craig Smith Trophy

Remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées, le Craig Smith Trophy a été nommé en l'honneur du joueur qui détenait cet illustre distinction au moment où on y a pensé soit pour l'édition des prix de 2013-14. Il récompense donc le spécialiste des mises en jeu le moins doué de la LNH...

Parmi tous nos trophées, celui-ci paraît assez simple mais est assez ambigu à décerner car on n'a jamais vraiment bien établi les critères à l’exception de ce minimum de 50 matchs. Cependant, ce ne sont pas tous les joueurs listés comme joueurs de centre qui jouent réellement au centre. Par exemple, le centre Frank Vatrano des Panthers détient officiellement le plus bas pourcentage d’efficacité de la ligue avec 20% mais il a seulement prit part à 20 mises en jeu en 56 matchs, donc pas un très grand échantillon et ce n'est donc pas très «fair» de lui décerner ce trophée. On ajoute donc cette année un deuxième barème à ce trophée, soit d'avoir aussi effectué au moins 50 mises en jeu et 50 matchs joués. Comme ça, ce sera plus équitable et un meilleur reflet de la réalité.

Les précédents gagnants :
2020-21 : Yegor Sharangovich
2019-20 : Tobias Rieder
2018-19 : Danton Heinen
2017-18 : Jordan Nolan
2016-17 : Jayson Megna 
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith 


And the winner is :

Joel Farabee
28.7%

Évoluant techniquement comme ailier gauche, Joel Farabee des Flyers a tout de même prit part à 143 mises en jeu en 63 matchs cette saison, soit plus de deux par match donc il se qualifie amplement pour ce trophée. De ces 143 mises en jeu, il n'en a remporté que 41.

Si vous êtes pointilleux, le pire véritable centre à ce niveau cette saison fut Kirby Dach des Blackhawks avec seulement 179 mises en jeu remportées en 545 tentatives, un pourcentage de 32.8%.



Le Dave Allison Memorial Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84 et a sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il dut même se congédier lui-même prématurément lors de la seule saison d'existence des infâmes Choppers d'Albany dans la IHL en 1990-91... 
 
En son honneur, le Dave Allison Trophy est un trophée qui est maintenant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la Ligue nationale durant la saison.

Les précédents gagnants :
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winners are :


Jeremy Colliton

Après trois saisons à la barre des Blackhawks et une seule participation aux séries, c'est Jeremy Colliton qui fut limogé le premier chez les entraineurs de la LNH. Après un début de saison catastrophique pour les Blackhawks, durant lequel ils firent également les manchettes pour la saga Kyle Beach, Colliton fut finalement sacrifié le 7 novembre après n'avoir remporté qu'une seule victoire en 12 matchs (fiche de 1-9-2).
 

Joel Quenneville


Dans la foulée de cet horrible début de saison rempli de scandales chez les Blackhawks, un autre des dommages collatéraux fut la démission de leur ancien entraîneur, Joel Quenneville, désormais avec les Panthers. Considérant qu'il n'était plus approprié pour lui de continuer d'entraîner des Panthers suite à la révélation de son refus d'agir durant la saga Kyle Beach en 2010, il donna sa démission le 27 octobre dernier, faisant de lui le premier entraîneur à officiellement perdre son poste. 
 
Donc même si ce ne sont pas les mêmes critères et circonstances, on a décidé de faire une exception cette année en attribuant ce trophée à deux ex-entraîneurs. On imagine que la saga Kyle Beach a aussi joué dans la décision de congédier Colliton.



Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.  Nous ne comptons pas les chandails portés durant des échauffements ou au match des étoiles. Par conséquent, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne. À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :

«Smashville»

Ici c'était assez unanime comme décision. Je ne crois pas avoir vu beaucoup de gens défendre ce chandail horrible que les Predators ont porté lors de la Stadium Series. Il était même pire que celui de leurs adversaires, le Lightning, qui ont une fois de plus commis l'impardonnable avec un autre maudit chandail «Bolts» qu'on déteste particulièrement sur ce blog. 
 
Je n'avais pas encore compris pourquoi le lettrage du «Smashville» est aussi disproportionné mais si ça vous intéresse, c'est apparemment un hommage au lettrage particulier qu'on retrouve sur les posters musicaux de la ville du Country. 
 
Merci Adidas pour continuer de nous donner ce que personne n'a demandé...




Le Mariusz Czerkawski Trophy


Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison, mais on pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, soit une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Il peut aussi s'agir d'un joueur qui a connu des bons moments avec l'équipe dans le passé avant de terminer son association dans la médiocrité. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. 
 
Les meilleurs facteurs qui déterminent le gagnant sont souvent lorsque le parcours du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.

2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :


Mike Hoffman


On aurait bien pu mettre «La saison 2021-22» du Canadien comme récipiendaire du pire flop de l'année mais comme on doit se restreindre à un seul joueur, c'est Mike Hoffman qui se voit mériter le prestigieux trophée Czerkawski. 

C'était quand même difficile d'arriver à ce consensus. Après tout, Hoffman n'a pas été autant un flop au niveau d'un Czerkawski ou d'un Alex Semin, ou encore du Mike Streit 2.0 de 2017-18. Mais à part son habilité d'en spotter un ou deux en avantage numérique, Hoffman n'a pas accompli grand chose cette année et à moins d'un échange, on en a encore pour deux ans de son contrat à 4,5 millions par année.

On a aussi considéré des noms comme Christian Dvorak, David Savard ou Mathieu Perreault, qui ont tous été eux aussi des expériences non concluantes jusqu'à maintenant et qu'on pourrait bien interchanger avec Hoffman. Mais ce dernier a ce petit quelque chose de plus qui fait de lui le vainqueur.



Le Dennis O'Brien Trophy


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui s'est le plus promené et qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match pour 4 équipes différentes de la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une  vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et Jussi Jokinen en 2017-18.

Les précédents gagnants:
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :


Adam Brooks


On retrouve encore cette année un ex-membre (ou membre actuel) du CH comme récipiendaire du trophée O'Brien après Greg Pateryn, Ilya Kovalchuk et Chris Wideman. Cette année c'est au tour du centre Adam Brooks d'être élu comme celui qui a été le plus trimbalé à travers la LNH.

Parmi tous les joueurs de la ligue cette saison, seulement deux joueurs ont enfilé 3 chandails différents dans la LNH, soit Brooks et Riley Nash (Winnipeg, Tampa Bay et Arizona). Mais ce qui démarque Brooks est le fait qu'il a techniquement appartenu à quatre équipes. Il a commencé la saison dans l'organisation des Maple Leafs mais a été réclamé au ballotage par le CH avant que la saison commence. Après 4 matchs à Montréal, il fut réclamé de nouveau au ballotage, cette fois par les Golden Knights. Il joua donc à Vegas quelques semaines avant de se blesser pour une période de deux mois. À son retour de la liste des blessés, Vegas dut le placer au ballotage et c'est ainsi qu'il redevint la propriété des Maple Leafs. Selon ce que j'ai compris, les Leafs voulaient l'envoyer dans la AHL pour qu'il reprenne la forme mais il se devait techniquement de repasser par le ballotage pour se faire. C'est alors que les Jets l'ont piqué aux Leafs...

Donc 4 équipes pour Brooks mais seulement 3 où il a porté leur uniforme. Cela ne qualifie donc pas Brooks au rang des immortels du O'Brien mais il se démarque probablement à jamais pour son impressionnant total d'être 4 fois réclamé au ballotage. Il m'est difficile de vérifier s'il s'agit d'un record mais je l'espère bien.

 
Sur ce, c'est ce qui conclut une autre année de prix LVEUP! Toute qu'une édition…
 
À l'an prochain!



jeudi 2 juin 2022

Les masques méconnus de José Théodore






J'ai acquis dernièrement une réplique du masque que José Théodore portait pendant la majorité de son temps avec le Canadiens de Montréal. Il est maintenant dans mon bureau, avec une mini réplique Upper Deck de son masque et une figurine McFarlane. J'ai même trouvé une tuque semblable à celle que "Théo" portait lors du match extérieur de novembre 2003 à Edmonton pour ajouter au décor.

Je savais que le design de ce masque avait eu quelques modifications avec les saisons, alors que le nom d'équipementier avait changé de Heaton (sur les oreilles), à CCM et Itech (sur le front). Vers la fin de son règne avec les Canadiens, c'est l'artiste Frank Cipra qui transforma le design, alors que les gargouilles posaient maintenant leurs pieds sur un "60" en chiffre romain. Mais en faisant quelques recherches de photos du masque, j'ai trouvé deux autres modèles que je n'avais jamais vu auparavant.

À son arrivée dans l'organisation des Canadiens après son parcours junior avec les Olympiques de Hull, Théodore jouait majoritairement avec les Canadiens de Fredericton dans l'AHL en arborant ce masque assez générique, avec une grille souvent bleu, parfois blanche, parfois rouge. Il portait bien ce même masque lors de ses rappels à Montréal et ce, jusqu'à la fin de la saison 1997-98. 

Mais pendant ce temps, Théodore eut droit à d'autres masques plus personnalisés, mais qui ne firent pas long feu. Représenter la ville de Montréal semblait être une priorité pour Théodore, alors que sur le premier design qu'il porta, le pont Jacques-Cartier est bien visible sur le côté gauche de son masque.

Le concept suivant fut plus près du masque final, alors qu'on voit l'arrivée des gargouilles, surplombant la ville. Ayant lu que ces statues servaient en quelques sorte de gardiens pour les villes, il s'est dit que ça serait représentatif pour le gardien du filet du CH.

Donruss Studio 1997-98

Moins coloré que le résultat final, le logo du CH sur le front et un "Habs" affreusement écrit sur le menton. Je n'ai trouvé aucune preuve qu'il l'ait même porté sur une patinoire, alors que l'endos de la carte montre José avec le masque générique. Le masque final fit sur apparition pour la saison 1998-99. Le logo de l'équipe "style vitrail" maintenant sur le menton et la pleine lune qui éclaire les gargouilles qui protègent le gardien du Canadien, l'œuvre de Guy Lafrance (aussi connu sous le nom de "Tzyg") est un des plus beaux masques de l'histoire du Canadien.