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lundi 6 juillet 2026

Larry Lozinski

 

Larry Lozinski est originaire d’un village de Saskatchewan qui s’appelle Hudson Bay. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas situé sur le bord de la baie d’Hudson. Son nom est plutôt relié à la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui y a déjà eu un poste de traite. 

Gardien des Bombers de Flin Flon dans la Ligue de l’ouest canadien (la dernière année où la ligue s’est appelée ainsi, puisqu’elle perdit son ″canadien″ en 1978-79 suite à l’ajout d’équipes basées aux États-Unis), il fut repêché par les Red Wings avec un lointain choix de 14e ronde (219e au total) en 1978. Comme il avait à moment déjà presque 20 ans, il passa directement au Red Wings de Kansas City. Il joua peu, puisqu’il se retrouva derrière l’ancien gardien des affreux Capitals des débuts et futur Nordique Ron Low. 

En 1979-80, il se retrouva avec les Wings de Kalamazoo de l’IHL. Lozinski y eut beaucoup plus de temps de glace (69 matchs) et remporta le trophée James Norris comme meilleur gardien de la ligue. Il aida également l’équipe à remporter la Coupe Turner. 

Les Red Wings ont débuté la saison 1980-81 avec deux vétérans devant les buts : Jim Rutherford et Gilles Gilbert, acquis de Boston. Rutherford fut toutefois échangé aux Maple Leafs le 4 décembre. Si Lozinski fut rappelé, l’entraîneur Wayne Maxner (qui venait de remplacer Ted Lindsay derrière le banc d’une équipe des Wings encore mauvaise, une constante à l’époque) mit du temps à lui faire appel. Suite à l’échange, Gilbert joua les 9 matchs suivants. Si on ajoute les 3 autres avant la transaction, cela signifie que Gilbert a joué 12 matchs consécutifs.

C’est finalement le 27 décembre que Lozinski eut son baptême de feu, alors que Maxner l’envoya dans l’action contre une jeune équipe montante, les Oilers de Wayne Gretzky, à Edmonton. Tout de même particulier comme moment pour lui faire débuter sa carrière. C’était un peu comme le jeter en pâture… 

Même si les jeunes Oilers avaient un début de saison ordinaire, il demeure que le fait que Lozinski put les limiter à une nulle de 4-4, même avec une équipe faible devant lui, n’était tout de même pas si mal. À noter que Gretzky a obtenu trois passes dans ce match. 

Cette performance a donc donné confiance à l’entraîneur à confier le filet de nouveau à Lozinski le lendemain à Winnipeg. Toutefois, après 3:13 en première période, les pourtant misérables Jets (2-26-7) avaient déjà pris les devants 2-0 sur des buts de Kris Manery et Morris Lukowich. Maxner retira donc Lozinski pour utiliser Gilbert. Ce dernier sauva les meubles et les Wings l’emportèrent 4-3. 

La suite fut assez typique d’un gardien qui joue avec une équipe de bas de classement. Il y eut de bons moments, comme sa première victoire, 4-1 contre Calgary le 10 janvier. Toutefois, les Flames prirent leur revanche à Calgary cinq jours plus tard, alors qu’ils les blanchirent 10-0, une raclée que Lozinski partagea avec Gilbert. 

Quelques jours plus tard, Détroit se rendit à Los Angeles, où les Kings avaient une bonne saison. Gilbert prit le filet dans un match où les Wings causèrent une certaine surprise en prenant les devants 2-1. Par contre, après 7 minutes en deuxième période, Gilbert se blessa à la hanche et Lozinski prit le but. La suite ne fut pas très élégante. Menés par la Triple couronne (le trio de Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor), les Kings marquèrent 10 buts et l’emportèrent 11-4. Simmer accumula 5 points, alors que Dionne et Taylor en eurent quatre chacun. 

Malgré cette performance laborieuse, la blessure à Gilbert permit à Lozinski de voir passablement d’action. Il joua entre autres lors du match du 28 janvier qui fut nommé la partie inaugurale, suite à la fin de la rénovation du Colisée de Québec. Ce duel, qui fut qualifié d’ennuyeux et qui a inclus une bagarre générale, s’est terminé par un match nul de 2-2. Seul Robbie Ftorek est parvenu à déjouer (deux fois) Lozinski chez le club hôte. 

Avec le retour de Gilbert de sa blessure, le temps de jeu de Lozinski revint ensuite à un niveau plus modeste. Il termina tout de même sa saison 1980-81 en jouant 30 matchs. Sa fiche fut de 6-11-7 et sa moyenne de 4,27. 

La saison suivante, il fut dépassé dans la hiérarchie par l’arrivée du québécois Corrado Micalef, qui seconda Gilbert. En décembre, les Wings firent l’acquisition de Robert Sauvé dans un échange monstre. En plus de Sauvé, Danny Gare, Jim Schoenfeld et Derek Smith se dirigèrent vers le Michigan. En retour, les Wings cédèrent aux Sabres Dale McCourt, Mike Foligno et Brent Peterson. Il n’y avait donc plus vraiment d’espace pour Lozinski, qui passa l’entièreté de la saison dans la Ligue américaine avec les Red Wings d’Adirondack. 

En 1982-83, ce fut Greg Stefan qui passa devant lui et il demeura encore dans la LAH. En fait, il ne revint jamais dans la LNH. 

En 1983-84, même avec Adirondack il n’y avait plus de place pour lui. Il joua une dernière saison avec les Wings de Kalamazoo. 

Lointain choix au repêchage, il profita tout de même de sa chance et du fait qu’il aboutit au sein d’une équipe faible pour se faufiler jusque dans la Ligue nationale. Bien que ce fut pour une courte période, ça demeure un club sélect. En plus, il eut même sa carte de hockey! 

Sources: 

″When It’s time to work the pits, Maxner’s Wings now respond″, CP, December 29, 1980, Windsor Star, page 14, 

″Bossy not up the usual antics but Wings same hapless team″, Canadian Press, Windsor Star, page 20,

″Plasse, le dépanneur des Nordiques″ de Maurice Dumas, 29 janvier 1981, Le Soleil, page C1, 

hockey-reference.com.

 

jeudi 25 juin 2026

Dan McCarthy




Comme l’an dernier, le repêchage de cette année aura sept rondes. La situation n’a toutefois pas toujours été ainsi. J’ai déjà écrit au sujet de celui de 1978, où les équipes pouvaient repêcher tant qu’elles voulaient et que Sam Pollock avait tourné en ridicule en choisissant pas moins de 22 joueurs.

Ce cher Sam avait tout de même trouvé le moyen de dénicher deux joueurs de calibre de la Ligue nationale parmi ces choix tardifs : Chris Nilan en 19e ronde et Louis Sleigher en 21e ronde. 

Parmi les autres équipes, les trouvailles tardives ont été plutôt rares dans cet encan où il n’y avait d’ailleurs pas tant de profondeur. Le joueur à avoir joué au moins un match dans la grande ligue qui a été choisi le plus tard, si on fait exception des deux joueurs sélectionnés par Montréal mentionnés plus haut est un petit centre, Dan McCarthy. Originaire de la ville qui abrite le Temple de la renommée du baseball canadien, St. Mary’s, en Ontario, il avait été choisi en 15e ronde, 223e au total, par les Rangers. Suite à sa sélection, New York a plié bagage, laissant Montréal et Détroit comme étant les deux dernières équipes à continuer à repêcher. 


 

McCarthy avait connu une saison respectable de 30 buts et 51 passes avec les Wolves de Sudbury de la Ligue de l’Ontario. Même si son équipe termina dernière de la ligue avec une fiche de 16-42-10, elle comptait tout de même des joueurs de talent. McCarthy termina troisième meilleur pointeur des Wolves, derrière Dave Hunter et Mike Foligno, qui eurent de belles carrières dans la LNH. Le défenseur Randy Hillier, qui joua plus de 500 matchs dans la Ligue nationale, faisait aussi partie de cette formation. 

McCarthy eut une bonne saison 1978-79, alors qu’il s’aligna avec les Generals de Flint de la Ligue internationale. Il y amassa 38 buts et 42 passes. 

L’année suivante, il se retrouva avec les Nighthawks de New Haven, la filiale principale des Rangers, dans la Ligue américaine. 

Fin octobre 1980, une opportunité se présenta à lui. Suite à des blessures à Ulf Nilsson, Steve Vickers et Ron Duguay, il y eut des trous dans l’offensive des Rangers, qui connaissaient en plus un mauvais début de saison. C’est ainsi qu’après un peu plus deux ans après avoir été repêché en 15e ronde, McCarthy se retrouva dans la Ligue nationale. 

Son premier match fut le 1er novembre au Forum. Montréal y prit rapidement le dessus et en troisième période, les Canadiens menaient par la marque de 6-2. C’est alors que McCarthy marqua deux buts à 13 secondes d’écart aux dépends de Michel Larocque. Mario Marois obtint une passe sur le premier et Mike Allison l’assista pour les deux. La marque fut aussitôt resserrée, mais Guy Lafleur recreusa ensuite l’écart. Montréal l’emporta donc 7-4, mais McCarthy eut tout de même un très bon premier match dans la LNH. Avec un but de plus, il aurait égalisé le record d’Alex Smart, pour le plus de buts lors d’un premier match (record depuis battu par Auston Matthews).  Il y ajouta aussi une pénalité. 

Le lendemain, les Rangers affrontaient les Kings au Madison Square Garden. McCarthy continua sur sa lancée en déjouant Ron Grahame, sur une passe d’André Doré (deux futurs Nordiques). Los Angeles l’emporta tout de même, par le pointage de 6-3. 

Le match suivant fut un verdict nul de 3-3 à Chicago, qui fut enchaîné par une défaite de 6-4 à Vancouver. 

L’entraîneur Fred Shero lui fit ensuite sauter un match à Los Angeles, avant de le réintégrer dans l’alignement le 11 novembre, à Calgary. 

Ce fut une autre défaite pour les Blueshirts, par la marque de 7-3 cette fois, mais McCarthy trouva tout de même le moyen de marquer à nouveau, contre Pat Riggin dans ce cas-ci, sur des passes de Carol Vadnais et Ed Hospodar

Il fut ensuite retourné à New Haven.

Une accumulation de blessures au sein d’une équipe faible permit donc à ce choix tardif d’obtenir sa chance, qu’il ne rata pas. En 10 jours, il joua 5 matchs dans 5 villes différentes, où il marqua tout de même 4 buts. Il ne connut toutefois pas la victoire (4 défaites et une nulle). 

Ce furent 10 jours intenses, mais ce furent ses seuls dans la LNH. Malgré cette belle performance, il n’eut plus jamais la chance de jouer au plus haut niveau. Comme Alex Smart, malgré des débuts fracassants, son passage fut éphémère. 

Il joua par la suite 4 ans dans la Ligue américaine, avec New Haven, Springfield et Baltimore, en plus de passer un an dans la Ligue centrale avec Birmingham. Il joua aussi quelques parties en Autriche en 1983-84. 

À l’été 1982, il avait été échangé aux North Stars contre Shawn Dineen, le fils de Bill et le frère de Kevin, Gord et Peter. Il ne joua toutefois jamais au Minnesota. 

Il devint ensuite entraîneur au niveau junior au Connecticut 

Sources : 

″Les Rangers ont été «dérangés»″ d’Alain Chantelois, 2 novembre 1980, Dimanche-Matin, page 62,

″Il n’y a pas de joueurs prêts à Halifax – Jacques Laperrière″ de Tom Lapointe, 2 novembre 1980, Dimanche-Matin, page 63, 

″Canadiens finally win two straight″ de Glenn Cole, November 3 1980, Montreal Gazette, page 3,

hockey-reference.com, wikipedia.org.

vendredi 7 juin 2024

Gardiens éphémères - Panthers VS Oilers



Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Les Oilers d'Edmonton essaieront de rapatrier la coupe au Canada (ce serait une première depuis 1993) alors que les Panthers de la Floride sont de retour en finale pour une deuxième saison consécutive.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.  

Pour les Panthers, rien n'a changé depuis l'an passé, alors que Brian Foster est encore le gardien le moins présent dans l'histoire de l'équipe, avec 4 minutes et 52 secondes. Le second sur cette liste est nul autre que Antti Niemi. Ce dernier avait débuté sa carrière dans la LNH en 2008 avec les Blackhawks de Chicago, avec qui il a remporté la coupe Stanley en 2010. Il passa ensuite cinq saisons avec les Sharks de San Jose puis deux avec les Stars de Dallas. Ayant signé un contrat à titre d'agent libre le 1er juillet 2017-18 avec Pittsburgh, Niemi fut catastrophique devant la cage des Penguins, perdant ses trois départs avec une ronflante moyenne de buts alloués de 7.49 (!) et un pourcentage d'efficacité sous la barre des .800 (.797). Il fut alors soumis au ballotage à la fin du mois d'octobre et réclamé par les Panthers. Il ne fit guère mieux, ne participant qu'à 59 minutes réparties sur deux matchs, affichant une moyenne de 5.11 buts alloué, et se retrouvant une fois de plus au ballotage trois semaines après son arrivée en Floride. Les Canadiens de Montréal prirent ensuite le risque de faire son acquisition, et il retrouva ses repères, faisant tout de même bonne figure dans le rôle de second à Carey Price, récoltant une fiche de 7 victoires, contre 9 défaites (dont 4 en prolongation/fusillade), une moyenne de 2.46 et un pourcentage de .929. Il resta une deuxième saison à Montréal avant de retourner dans son pays natal, disputant la dernière saison de sa carrière avec le Jokerit d'Helsinki dans la KHL.



Chez les Oilers, c'est le 28 janvier 2023 qu'ils firent appel à un gardien pour le moins de temps possible. Lors d'un match à domicile contre les Blackhawks de Chicago, ils durent faire appel à Matthew Berlin, gardien de l'Université de l'Alberta, pour combler la perte de Stuart Skinner qui était malade. En tant que gardien d'urgence (EBUG en anglais), Berlin remplaça Jack Campbell pour les dernières 2 minutes 26 secondes du match, une victoire de 7-3 des Oilers. Il ne fit face qu'à un seul lancer. Ayant disputé trois saisons dans la WHL, avec les Chiefs de Spokane, les Thunderbirds de Seattle et le Ice de Kooteney, Berlin fit partie des Golden Bears de l'Université de l'Alberta depuis 4 saisons, répartissant 27 victoires contre 8 défaites .

Je vous souhaite à tous une excellente finale. Et si vous écoutez la radio de BPM Sports, attendez-vous à entendre Big Georges Laracque se faire aller le sifflet en faveur des Oilers !

jeudi 8 juin 2023

Gardiens éphémères - Panthers VS Golden Knights










Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année (avec un peu de retard) : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après un parcours éliminatoire qui a foutu le bordel à plusieurs pools d'hockey, et enfin une non-présence du Lightning en finale, nous avons ultimement une finale opposant les Panthers de la Floride au Golden Knights de Las Vegas.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.  

Depuis leur première présence en finale en 1996, les Panthers ont eu une solide traversée du désert, ratant les séries 18 fois et ne passant la première ronde qu'à une seule reprise ... l'an passé. Et dans tous les gardiens ayant oeuvré devant les filets des Panthers, c'est Brian Foster qui y fut le moins longtemps. Repêché en 5e ronde par les Panthers en 2005, Foster disputa une saison dans la USHL avant de rejoindre l'Université du New Hampshire pour les 4 années suivantes. Il gradua chez les professionnels dans les clubs affiliés aux Panthers en 2010-11, partageant son temps entre les Mudbugs de Bossier-Shreveport (Central Hockey League) et les Cyclones de Cincinnati (ECHL). La saison suivante, en plus des Cyclones, il disputa quelques rencontres avec le Rampage de San Antonio (AHL), en plus d'être rappelé en renfort avec les Panthers, suite à une blessure à José Théodore. Le 4 février 2012, il vint en relève à Scott Clemmensen en fin de deuxième période, lui qui venait d'accorder 5 buts en 25 tirs au Lightning. Foster disputa les 4 minutes 52 secondes restantes au cadran de la période, effectuant l'arrêt sur le seul tir de Tampa Bay. Malgré tout, Clemmensen revint pour la troisième période, laissant Foster au bout du banc. Ce dernier retourna des les mineures, ne goûtant plus jamais au luxe de la LNH. Il prit sa retraite après la saison 2015-16, disputé dans l'organisation des Penguins de Pittsburgh.

C'est déjà la deuxième présence en finale de la coupe pour les Golden Knights en six saisons d'existence. Ça représente quand même bien la stabilité au sein de l'équipe, malgré trois entraîneurs et que ça soit déjà la troisième fois qu'ils font appel à 5 gardiens au cours d'une saison. Mais aucun de ces gardiens n'a passé moins de temps sur la glace en tant que Knights que celui qui détenait déjà la palme en 2018, et j'ai nommé Dylan Ferguson. Rappelons-nous rapidement les circonstances de son arrivé. Suite à des blessures à Fleury, Subban et Dansk, il fut rappelé pour seconder Maxime Lagacé. Après 7 départs de Lagacé, il accorda 7 buts aux Oilers d'Edmonton le 4 novembre 2017 et Ferguson fut envoyé dans la mêlée pour les 9 dernières minutes du match. Il fit face à deux tirs, accordant le 8e but des Oilers. Il retourna ensuite avec les Blazers de Kamloops suite au retour au jeu de Subban. Mais en trois ans dans l'organisation de Vegas après son stage junior, il se promena entre la ECHL et la AHL sans ré-atteindre la grande ligne. Toujours actif mais sans contrat en 2022-23, il finit par s'aligner avec les Marlies de Toronto de la AHL avant d'être signé par les Sénateurs d'Ottawa en mars 2023. En plus de 8 matchs à Belleville en AHL, il fut rappelé le temps de deux départs à Ottawa, récoltant une victoire (sa première (et seule) dans la LNH) et une défaite.

C'est déjà 2-0 en faveur des Golden Knights en cette série finale. Le 3e match à lieu ce soir. Est-ce que les Panthers et Sergueï Bobrovski pourront signer la première victoire de l'organisation en finale de la coupe Stanley ?

lundi 13 juin 2022

Gardiens éphémères - Lightning VS Avalanche

Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après une saison "relativement normale", et avec l'effondrement de quelques prétendants lors des séries éliminatoires, nous aurons donc droit à une finale opposant le Lightning de Tampa Bay à l'Avalanche du Colorado.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.


Pour une troisième année consécutive, le Lightning se retrouve en position de mettre la main sur le Saint Graal. Et comme ça ne me tente pas de réécrire mot pour mot l'histoire de Riku Helenius, je vais plutôt vous présenter le 2e gardien à avoir jouer le moins longtemps pour le Lightning. Hugo Alnefelt (prononcé NFL) est dans l'organisation floridienne depuis qu'il a été sélectionné en troisième ronde du repêchage de 2019. Principalement à cause de la pandémie, il a disputé deux saisons après le repêchage avec le HV71 Jonkoping en Suède, avant de faire le saut cette saison en Amérique du Nord. Il a disputé 23 matchs avec le Crunch de Syracuse dans l'AHL et 2 avec les Solar Bears d'Orlando dans la ECHL. Il fut rappelé fin décembre par le Lightning et vit de l'action le 30 décembre à Miami, contre les Panthers de l'endroit. Après que Maxime Lagacé eut accordé 6 buts en deux périodes, l'entraîneur Jon Cooper l'envoya pour terminer le match. Il accorda 3 buts en 10 lancers lors de cette troisième période, et fut retourné dans la Ligue Américaine ensuite. Il aura probablement la chance de se faire valoir davantage au cours des prochaines saisons.

L'Avalanche est de retour en finale de la coupe Stanley et, jusqu'à maintenant, ils sont toujours repartis de cette ronde avec le précieux trophée entre les mains. Ils n'ont peut-être pas Patrick Roy dans les filets, mais Darcy Kuemper et Pavel Francouz sont toujours mieux que Tyler Weiman. Repêché en 5e ronde du repêchage de 2002, Weiman débuta son parcours professionnel en 2004 avec les Eagles du Colorado, alors dans la Central Hockey League. Il monta les échelons jusqu'à être le gardien partant des Monsters de Lake Erie dans l'AHL. Alors que José Théodore se remettait d'une arthroscopie au genou depuis le mois d'août 2007, Weiman fut assigné comme gardien substitut à Peter Budaj pour le début de la saison. C'est dès le deuxième match que l'entraîneur Joël Quenneville l'envoya dans la mêlée, alors que Budaj venait d'accorder un quatrième but aux Predators à Nashville. Weiman disputa les 15 dernières minutes 46 secondes, arrêtant chacun des 10 lancers envoyés dans sa direction. Il passa ensuite les 11 matchs suivants sur le banc, avant de retourner avec les Monsters. Malheureusement pour lui, il ne put jamais retourner dans la LNH, se faisant dépasser continuellement dans la hiérarchie des gardiens. Il quitta le hockey nord-américain en 2011, allant finir sa carrière sur le vieux continent, disputant 4 saisons en Allemagne et une en Italie.

Cette finale a été prédite par plusieurs amateurs, dès le début de la saison. Personnellement, elle me fait penser au premier duel entre les Islanders de New York de Mike Bossy et les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky, finale où les jeunes Oilers ont appris ce que ça prenait pour soulever le grand saladier. Est-ce que la fougue de la troupe de Nathan MacKinnon saura venir à bout de l'expérience du Lightning? Bonne chance aux deux équipes et que le meilleur l'emporte !

mercredi 20 avril 2022

Mike Greenlay









À compter d'aujourd'hui jusqu'au 30 avril, la ville de Rio de Janeiro au Brésil vibrera sous l'ambiance du Carnaval de Rio. Ça m'a donc incité à vous raconter l'histoire de Mike Greenlay.

Né à Vitória au Brésil en septembre 1968, Michael R. Greenlay grandit toutefois à Calgary. Après une saison dans la BCHL, les Oilers décident de s'approprier ses droits en le repêchant en 9e ronde, 189e au total, en 1986. Il se dirige ensuite dans le programme universitaire, avec Lake Superior State University, en division 1 de la Central Collegiate Hockey Association. C'est après sa deuxième saison dans la CCHA qu'il rejoint les Blades de Saskatoon dans la WHL. Il dispute 20 matchs et en remporte la moitié. Étant l'équipe hôte de la coupe Memorial en 1989, les Blades réussissent à atteindre la finale, mais s'inclinent en prolongation contre les puissants Broncos de Swift Current. Greenlay remporte tout de même le trophée Hap Emms remis au meilleur gardien du tournoi en plus d'être nommé sur l'équipe d'étoile, lui qui avait disputé les 4 matchs des Blades dans ce tournoi.

Il rejoint ensuite les rangs des Oilers du Cap Breton dans l'AHL pour entreprendre son parcours professionnel. Il vit beaucoup d'action, disputant 46 matchs, récoltant 19 victoires contre 18 défaites et 5 matchs nul. Lors de cette même saison, les Oilers d'Edmonton eux devaient se débrouiller sans les services de Grant Fuhr depuis le mois de décembre, alors qu'il dut subir une chirurgie reconstructrice de l'épaule gauche. Eldon "Pokey" Reddick vint donc prêter main forte à Bill Ranford, tout comme Randy Exelby. Greenlay fut rappelé à son tour et, le 25 février 1990, alors que les Flames de Calgary marquaient 6 buts contre Reddick, l'entraîneur John Muckler envoya Greenlay dans la mêlée pour la troisième période. Greenlay accorda malheureusement 4 buts en 17 lancers.

Cette présence dans la LNH fut tout de même la première par un hockeyeur né au Brésil, jusqu'à l'arrivée de Robyn Regehr avec les Flames de Calgary en 1999.

Trois jours plus tard, Greenlay fut de retour devant le filet des Oilers … que pour les 26 dernières secondes d'une défaite de 4-2 contre les Kings à Los Angeles, suite à quoi il retourna au Cap Breton. Pendant les deux saisons suivantes, il ne disputa que 11 et 3 matchs dans la LAH, étant plutôt relégué dans la ECHL avec les Cherokees de Knoxville. Suite à la saison 1991-92, les Oilers ne lui offrirent pas de nouveau contrat. Il signa alors avec le Lightning de Tampa Bay, qui l'envoyèrent avec les Icehawks de Louiseville de la ECHL pour débuter la saison. Il gradua ensuite avec les Knights d'Atlanta de la IHL. En partageant le filet avec Jean-Claude Bergeron, avec qui il remporta le trophée remis au(x) gardien(s) ayant accordé le moins de buts dans la saison (l'équivalent du Jennings), il aida les Knights à remporter le championnat en 1994.

Au cours de la saison suivante, il fut acquis par les Flyers de Philadelphie qui l'assignèrent aux Bears de Hershey de l'AHL. Après avoir cumulé une fiche de 5 victoires contre 5 défaites, ses derniers ne retinrent pas ses services. Il ne disputa qu'une seule partie la saison suivante dans un circuit "majeur", alors qu'il ne participa qu'à 17 petites minutes de jeu avec les Aeros de Houston dans la IHL, accordant 2 buts sur 5 lancers. Il prit sa retraite ensuite, et devint analyste aux matchs télévisés du Wild du Minnesota, de 2002 jusqu'à 2019.

vendredi 16 juillet 2021

Jiří Crha





Jiří Crha fut de passage dans la LNH comme la majorité des météorites près de la Terre : très vite, sans vraiment laisser de traces ...



Né en avril 1950 à Pardubice en Tchécoslovaquie (maintenant la Tchéquie), tout comme le légendaire Dominik Hašek, Jiří Crha fut élu meilleur gardien du championnat junior d'Europe en 1968 et 1969, devant Vladislav Tretiak qui gardait les buts de l'équipe junior soviétique. Il disputa les 10 saisons suivante avec l'équipe le HC Pardubice. Il participa aussi à cinq Championnats mondiaux (1973, 1974, 1975, 1978 et 1979) en plus d'être d'office pour deux matchs des Jeux Olympiques d'Innsbruck en 1976. C'est âgé de 29 ans, à l'été 1979 alors en vacances en Yougoslavie, qu'il fit défection vers le Canada, afin de tenter sa chance dans les rangs de la LNH. Les Canadiens, les Flyers et les Maple Leafs se livrèrent une guerre d'enchères afin de mettre la main sur ce dernier. Crha choisit finalement de rejoindre les Maple Leafs.

Dès le camp d'entraînement 1979, Crha participa aux entraînements de l'équipe afin d'apprendre le style nord-américain. Il observait le gardien Mike Palmateer et discutait fréquemment avec l'ancien gardien étoile Johnny Bower.

En février 1980, Crha fut affecté à Moncton dans la Ligue Américaine. Il y fit bonne figure et fut rappelé après 7 matchs car les quatre gardiens des Leafs furent blessés. Avec le grand club, il récolta 8 victoires en 15 matchs. Il ne signa cependant aucune victoire en séries d'après saison, alors que les Maple Leafs se firent balayer en trois matchs par les North Stars du Minnesota.

Dès le début de l'entre-saison, Mike Palmateer eut une dispute contractuelle avec le directeur-gérant Punch Imlach, qui l'expédia aux Capitals de Washington, laissant le poste titulaire à Crha. En 54 matchs, il récolta une fiche potable de 20 victoires, autant de défaites et 11 matchs nul. 

Des maux de dos l'empêchèrent de jouer sur une base régulière la saison suivante, ne disputant que 2 matchs avec les Tigers de Cincinnati dans la CHL. À l'automne 1982, les Leafs l'assignèrent au club-école de St-Catharines contrairement à la volonté de Crha. Il ne joua qu'un seul match et fit la grève. Après quelques semaines, les Maple Leafs jetèrent l'éponge et le suspendirent. Il retourna en Europe, disputant neuf autres saisons en 2e et 1ere division allemande. À sa retraite, il devint agent de joueurs. Il eu entre autres Alex Hemsky et Rostislav Klesla comme client.

La trace qu'il laissa lors de son passage dans la LNH fut pendant les séries éliminatoires de 1981. Le chemin des Leafs débuta contre celui des puissants Islanders. Crha participa aux 3 rencontres pour un total de 64 minutes et 31 secondes. Il accorda 11 buts aux joueurs Long Islandais (ça se dit, non ?), décrochant le record pour la pire moyenne de buts accordés par un gardien ayant joué au moins 59 minutes en un seul parcours éliminatoire, soit de 10,23.

Le pire de tous les temps, peu importe le nombre de minutes jouées ? Ça appartient un autre gardien des Maple Leafs : Rick St-Croix lors des séries de 1983. Il a été devant le filet pour un maigre 16 secondes en relève de Mike Palmateer contre les North Stars. Un tir, un but. Moyenne de buts accordés : 225,00 !

Fiche de Jiří Crha dans la LNH : 69 matchs, 28 victoires, 27 défaites et 11 matchs nuls.

Sources : https://www.hockeydb.com/ihdb/stats/pdisplay.php?pid=1160, http://hockeygoalies.org/bio/crha.html, http://nitzyshockeyden.blogspot.com/2009/02/jiri-crha.html

dimanche 27 juin 2021

Gardiens éphémères - Canadiens VS Lightning

 

Question de continuer la tradition, je traque pour vous les gardiens éphémères de chaque organisation qui atteint la finale de la Coupe Stanley. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section. Suite à plusieurs chamboulements dans les divisions pour cette saison écourtée, nous aurons donc droit à une finale opposant (contre toutes attentes) le Canadien de Montréal au Lightning de Tampa Bay.

En 112 années d'histoire, le Canadiens de Montréal en a passé des hommes masqués (ou non) devant leur filet. Plusieurs n'ont disputé qu'un seul match en saison régulière dans leur uniforme. On a qu'à penser à Claude Cyr, Olivier Michaud, Thomas Vokoun, Jean-Guy Morissette, John Aiken ou même Marc Denis. Cependant, c'est Randy Exelby, acquis au repêchage supplémentaire de 1986, qui remporte la palme du moins de temps passé sur la glace en tant que portier du tricolore. L'histoire est connue de plusieurs : Rappelé des Canadiens de Sherbrooke de l'AHL suite à une amygdalite subie par Patrick Roy, Exelby put donc assister aux matchs disputé par Bryan Hayward en tant que réserviste. Lorsque Patrick fut guéri, c'est Hayward qui tomba au combat, donnant la possibilité à Exelby de rester dans l'entourage de l'équipe plus longtemps. Le 27 janvier 1989 à Buffalo face aux Sabres de l'endroit, Roy fut atteint, de ce qu'on peut appeler, une bonne envie de pisser. Il dût donc laisser sa place à Exelby le temps de soulager sa vessie. Randy Exelby fut donc devant le filet du CH pour 2 minutes et 54 secondes, stoppant le seul lancer qui fut dirigé vers lui. Au retour de Roy, il regagna le banc et ensuite le club-école. Il fut échangé aux Oilers d'Edmonton en octobre suivant, où il disputa un seul match, une défaite, en février 1990. Depuis sa retraite, il est propriétaire des pro-shops Behind the Mask.

Remember Riku Helenius ? Si vous êtes un habitué, vous devriez, car le Lightning n'a pas envoyé un gardien moins longtemps devant leurs poteaux depuis leur dernière présence en finale, c'est-à-dire, depuis les dernières séries. Petit récapitulatif : repêché 15e au total en 2006, Helenius n'a disputé que 6 minutes et 52 secondes le 30 janvier 2009, en fin de match contre les Flyers de Philadelphie. Il ne fit face à deux tirs, qu'il stoppa. Cinq ans plus tard, il se dirigea dans la KHL et prit sa retraite trois ans plus tard, soit en 2017.

Pour plusieurs lecteurs, c'est une première présence en finale pour les Canadiens auquel ils assisteront. Pour d'autre, ça fait juste crimement longtemps. Dans mon cas, j'étais trop jeune pour voir Patrick Roy célébré en chest sur la Ste-Catherine, mais parfaitement conscient du parcours miracle de 1993. Je dois avouer que l'édition actuelle me rappelle énormément celle de la 24e coupe et je nous souhaite à tous une excellente et excitante finale.


Source : https://www.nhl.com/news/three-memorable-minutes/c-369428

lundi 21 septembre 2020

Gardiens éphémères - Lightning VS Stars





C'est devenu une tradition pour moi (avec deux jours de retard cette année) de traquer les gardiens éphémères de chaque organisation qui atteint la finale de la Coupe Stanley. Je recherche donc celui qui a participé au moins de match, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. J'ai fait l’exercice l'an passé, l'autre d'avant et il y a quatre ans. Dans un format de séries de fin de saison inédit, nous aurons donc droit à une finale opposant le Lightning de Tampa Bay aux Cowboys Stars de Dallas.


Pour leur première présence en finale depuis 2015, c'est Andreï Vas-y Levski Vasylevski qui gardera le filet des "Éclairs". Ce n'est pas la chance qu'aura eu Riku Helenius, lui qui n'a disputé que 6 minutes et 52 secondes dans un match le 30 janvier 2009. Repêché 15e au total au repêchage de 2006 alors qu'il évoluait en Finlande, Helenius devait être l'équivalent de Tuuka Rask, repêché l'année précédente par les Maple Leafs (il fut échangé contre Phil Kessel ... rien de plus à dire). Helenius fit le saut en Amérique du Nord en 2007 avec les Thunderbirds de Seattle avant de rejoindre les Admirals de Norfolk dans la AHL. Il fut rappelé par le grand club à la fin du mois de janvier pour seconder Mike Smith. Il fit sa seule apparition lorsque Smith accorda un 6e but aux Flyers. Il disputa les dernières minutes du match, arrêtant les 2 tirs auxquels il fit face. Il retourna ensuite dans les mineures, se promenant entre les clubs école du Lightning dans la ECHL et la Ligue Américaine,  mais ne réussit jamais réellement à s'établir comme le futur de l'organisation. Il s'exila dans la KHL en 2014 pour rejoindre le Jokerit d'Helsinki et prit sa retraite suite à la saison 2017.

Retournant en finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis l'an 2000 (et ayant gagné la coupe en 1999), les Stars ont utilisé plusieurs gardiens depuis leur arrivée à Dallas. Je ne me suis effectivement pas attardé aux années au Minnesota pour cet article. Jusqu'à maintenant, c'est Jake Oettinger qui a joué le moins longtemps pour eux, lui qui n'a disputé que 15 minutes pendant les présentes séries. Mais ne sachant pas s'il aura a prendre la relève d'Anton Khudobin d'ici la remise du trophée de Lord Stanley, je vais plutôt vous présenter Jordan Willis. Sélectionné en 10e ronde (243e au total) du repêchage de 1993 par les Stars, Willis termina son stage junior avec les Knights de London avant de rejoindre les K-Wings du Michigan pour la saison 1995-96. Il fut toutefois rappelé au mois de janvier 1996 car autant Andy Moog que Darcy Wakaluk furent blessés. Il servit donc de réserviste à Manny Fernandez. Le 17 janvier, Willis remplaça Fernandez qui venait d'accorder 3 buts aux Oilers. Willis effectua 13 arrêts, mais accorda le but de la victoire dans une défaite de 4-3. Il fut retourné aux K-Wings quelques jours plus tard lorsque Dallas fit l'acquisition d'Allan Bester. Il disputa une autre saison au Michigan avant de rejoindre l'équipe nationale Canadienne. Il s'offrit par la suite un parcours de nomade entre la ECHL et la IHL, allant même disputer deux saisons en Angleterre avec les Panthers de Nottingham. Il prit sa retraite en 2002.

Sur ce, je vous souhaite une bonne finale. Est-ce que les miracles d'Anton Khudobin pourront contenir l'attaque dévastatrice du Lightning ?

Sources :  www.goaliesarchive.com, www.hockeygoalies.org


vendredi 24 mai 2019

Gardiens éphémères : Bruins vs Blues








C'est devenu une tradition pour moi de traquer les gardiens éphémères de chaque organisation qui atteint la finale de la Coupe Stanley. Je recherche donc celui qui a participé au moins de match, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. J'ai fait l’exercice l'an passé et il y a trois ans. Contre toutes attentes et avec toutes les surprises auxquelles nous avons assistées dans les présentes séries, ce sera finalement un duel Blues contre Bruins.  La dernière fois que ces deux équipes ont croisé le fer en finale, c'est en 1970, alors que les Bruins ont vaincu les Blues en 4 matchs, grâce au célèbre but de Bobby Orr.


En atteignant la finale de la Coupe Stanley, les Bruins de Boston sont ainsi la deuxième organisation, avec les Blackhawks de Chicago, à y parvenir pour la troisième occasion depuis 2010. Cependant, Chicago a gagné la coupe à chacune de ses occasions, dont une fois contre Boston en 2013.

En 94 saisons, il y en a eu plusieurs qui ont défendu le filet des bostonnais. C'est cependant Jordan Sigalet qui passa le moins de temps devant leur cage. En fait, Sigalet ne devait même pas être en mesure de disputer ne serait-ce qu'une seconde dans le circuit Bettman. Repêché en 2001 par les Bruins, Sigalet débuta par la suite son parcours universitaire avec l'Université Bowling Green State, où il reçu un diagnostic de sclérose en plaque. Puisque la chaleur et le stress sont deux facteurs qui peuvent déclencher des crises, sa carrière était en péril. Malgré tout, Sigalet se releva les manches et déjoua les pronostics, rejoignant les Bruins de Providence dans la AHL en 2005. Il fut rappelé par les Bruins de Boston en janvier 2006 pour seconder Andrew Raycroft. Le 7 janvier, alors que les Bruins menait 6-3 contre le Lightning de Tampa Bay, Raycroft se blessa sérieusement au poignet, alors qu'il ne restait que 43 secondes au cadran. Sigalet fut donc envoyé dans la mêlée, ne recevant aucun tir. Il retourna à Providence dans l'AHL pour deux autres saisons. Les symptômes de sa sclérose en plaque devenant de plus en plus difficile à concilier avec sa carrière, il décida de disputer une dernière saison, en Autriche. Il devint ensuite entraîneur de gardiens, d'abord pour les Silvertips d'Everett de la BCHL, le Heat d'Abbotsford de l'AHL et, depuis 2014, il est celui des Flames de Calgary.

Les Blues de St-Louis terminent leur 51e saison dans la LNH, depuis leur arrivée suite à l'expansion de 1967. Dès leur arrivée dans la ligue, ils firent leur chemin jusqu'en finale à leur trois premières saisons, sans mettre la main sur la coupe. Ils n'avaient pas atteint la finale depuis.

C'est dès leur deuxième saison qu'ils firent appel à un gardien pour le moins de temps dans leur histoire. En fait, le 13 novembre 1968, c'est Glenn Hall qui devait s'occuper de repousser les attaques des Rangers de New York. À peine deux minutes après le début du match, Hall eu une dispute avec l'officiel Vern Buffey. Puni pour conduite anti-sportive et expulsé de la rencontre, Hall céda sa place à un jeune gardien du nom de Robbie Irons, que les Blues avait acquis l'été précédent (en retour de Camille Henry entre autre). Les débuts de Irons furent très court car il fut blessé par un lancer qu'il reçu à la cheville. Les Blues firent alors habiller Jacques Plante qui était, à l'origine, dans les estrades. Irons ne disputa donc que 2 minutes et 59 secondes du match. Plante, quant à lui disputa les dernières 55 minutes du match, dans une victoire de 3-1 des Blues. Irons retourna ensuite avec la filiale des Blues à Kansas City, dans la CHL pour les deux saisons suivantes. Par la suite, il fit partie des Komets de Fort Wayne pendant 11 saisons avant de prendre sa retraite.

Je vous souhaite donc une excellente finale. Je ne sais pas qui favoriser, alors que les Bruins sont une équipe complète et bien rodée, mais les miracles de Jordan Binnington avec les Blues me font croire que la Coupe Stanley pourrait bien prendre le chemin du Missouri pour la première fois de son histoire.

Sources : hockeydb.com; hockeygoalies.org; “Plante Saves Day For Blues”, 14 novembre 1968, Calgary Herald;

lundi 28 mai 2018

Gardiens éphémères : Capitals vs Golden Knights












J'avais déjà fait l'exercice de découvrir les gardiens ayant joué le moins longtemps avec les équipes finalistes de la coupe Stanley en 2016, finale qui opposait alors les Penguins aux Sharks.

J'ai passé droit l'an passé, mais puisque les Penguins étaient encore de la finale, je n'aurais eu qu'à dénicher le gardien éphémère des Predators de Nashville. Ce sera pour leur prochaine présence en finale !

Tellement éphémère, je n'ai pas de photo
de lui en Capitals
Pour la première fois depuis l'ère Ovechkin, les Capitals auront la chance de mettre la main sur la Coupe Stanley. De toute leur histoire, qui débuta en 1974 avec la pire saison par une équipe de la LNH, j'ai failli avoir une égalité pour le gardien qui défendit le filet des Caps le moins longtemps. Cependant, Corey Hirsch joua une minute de plus Robbie Moore, avec les Capitals. Alors qu'il était avec l'Université du Michigan, Moore fut repêché en 1974 par les Whalers de la Nouvelle-Angleterre. Suite à son séjour au Michigan, il se dirigea plutôt vers l'Université de Ottawa pour deux saisons, suite à quoi il signa avec les Flyers de Philadelphie, avec qui il remporta 6 des 10 matchs auquel il participa à la fin de la saison 1978-79. Il passa les deux saisons suivantes avec les Mariners du Maine, avant de faire partie de l'organisation des North Stars. Après une saison dans la CHL, Minnesota l'échangea aux Capitals avant la saison 1982-83. Les Caps firent appel à lui pour seconder Pat Riggin, face à l'ancien club de Moore, les Flyers. Moore disputa la troisième période, accordant le but vainqueur aux Flyers qui en ajoutèrent un dernier dans un filet désert. Moore compléta la saison à Hershey dans l'AHL et disputa une dernière saison avec les Admirals de Milwaukee de l'IHL .


Probablement le seul arrêt que Ferguson effectua lors de
sa première sortie dans la LNH
Vous ne vous en souvenez peut-être déjà plus, mais malgré leur fulgurant début de saison, les Golden Knights ont eu quelques problèmes devant le filet. Marc-André Fleury fut victime d'une commotion cérébrale le 13 octobre 2017 contre Detroit qui lui fit rater deux mois d'activité. Malcolm Subban se blessa au match suivant, ratant un mois. Oscar Dansk, après avoir remporté les deux matchs suivants des Knights, se blessa à son tour le 30 octobre 2017. Eh oui, 3 gardiens blessé en 17 jours !! Alors en pleine saison avec les Blazers de Kamloops dans la WHL, Dylan Ferguson fut rappelé par les Golden Knights pour seconder Maxime Lagacé. Lagacé débuta donc les 7 matchs suivants. Par contre, le 14 novembre 2017, après avoir accordé 7 buts aux Oilers, Gerard Gallant le remplaça en envoyant Ferguson dans la mêlée pour les 9 dernières minutes du match. Il fit face à deux tirs, accordant le 8e but des Oilers. Il retourna avec Kamloops suite au retour au jeu de Malcolm Subban, cumulant avec eux une fiche de 24 victoires, 28 défaites et 3 défaites en surtemps. On lui souhaite bonne chance dans son développement !

Sur ce, j'espère que vous apprécierez cette finale où une équipe remportera la première Coupe Stanley de son histoire. Nous devrions avoir un excellent duel entre Marc-André Fleury et Braden Holtby.

Sources : hockeydb.com, hockeygoalies.org

lundi 16 avril 2018

Je veux juste une victoire ...








Un nombre incalculable de gardiens ont foulé les patinoires de la LNH depuis sa création en 1917. Certains furent de super-vedettes, d'autres des "one-season wonders", il y a eu d'éternels 2e gardien, etc. Il y a aussi eu ceux qui, réussissant à toucher à leur rêve d'atteindre la LNH, ne désirait qu'une chose de plus : gagner un match qu'ils avaient débuter ! Plusieurs ont réussi, d'autres .. non. En fait, il y a 48 gardiens qui font partie de la 2e catégorie. 

Randy Exelby - 0-1 en 2 matchs
De ces 48 gardiens, il y en a 29 qui n'ont eu droit qu'à un seul départ pour tenter de remporter une victoire. Des gardiens comme Randy Exelby qui, après avoir remplacé pendant presque 3 minutes un Patrick Roy qui devait aller alléger sa vessie en janvier 1989, eu droit à un départ avec les Oilers d'Edmonton, en février de la saison suivante. Malheureusement pour Exelby, il accorda 5 buts aux Penguins de Pittsburgh qui l'emportèrent au compte de 6-3. Il ne foula plus jamais de patinoires de la LNH, se promenant entre la IHL, la Ligue américaine et la ECHL avant de mettre fin à sa carrière au terme de la saison 1990-91. Encore aujourd'hui, Randy Exelby ne parle presque jamais de sa défaite avec les Oilers, préférant son match où il arrêta le seul lancer auquel il fit face, en remplacement de Roy.

Yutaka Fukufuji - 0-3 en 4 matchs
Yutaka Fukufuji, fut le premier gardien Japonais à être repêché dans la LNH. Après deux bonnes saisons dans la ECHL avec les Condors de Bakersfield et le Royals de Reading, Fukufuji fut rappelé par les Kings. La première fois qu'il vit de l'action dans la LNH, fut le 13 janvier 2007, remplaçant Barry Brust en troisième période, alors que les Kings tiraient de l'arrière 5-4. Il accorda 1 but sur 5 lancers. Malheureusement pour lui, ce 6e but des Blues de St-Louis fut le but vainqueur, puisque les Kings réduisirent par la suite l'écart à 6-5. Premier match, première défaite. Son premier départ eut lieu 3 jours plus tard.  Mais après avoir accordé 3 buts en 9 lancers, l'entraîneur des Kings sortit le crochet et ce fut la fin du seul départ de Fukufuji dans la LNH. Il fit deux autres présences dans ce mois de janvier 2007 avant de disparaître des radars de la LNH. 

Neil Little - 0-2 en 2 matchs
Neil Little a attendu 10 ans avant que les Flyers de Philadelphie lui demande de se joindre au gros club. Une fois cette tâche accomplie, il a dû attendre 43 matchs au bout du banc, sans voir d'action, avant d'obtenir un tout premier (et seul) départ, en mars 2002. Il accorda quatre buts aux Hurricanes dans une défaite de 4-1. Sa seule autre présence, 2 ans plus tard, fut en remplacement de Robert Esche qui se blessa dans un match opposant Philadelphie au Lightning. Little accorda les deux buts du Lightning dans ce match, une deuxième défaite, cette fois au compte de 2-1. Il resta dans l'organisation des Flyers après sa carrière, comme entraîneur des gardiens et comme recruteur. Il a depuis créé Pro Hockey Launch, une compagnie de consultant désirant aider les jeunes joueurs d'élite.

Marek Schwarz - 0-2 en 6 matchs
L'histoire de Marek Schwarz est également particulière. Il fit son entrée dans la LNH avec les Blues de St-Louis en décembre 2006, alors que les Blues lui confièrent le filet face aux Blackhawks. La victoire lui échappa malheureusement, encaissant une défaite au compte de 3-2. Il fit 5 autres apparitions dans la LNH, mais toujours comme substitut. Toutefois, le 25 octobre 2008, il partagea un jeu blanc avec Ben Bishop. Affrontant alors les Predators de Nashville, Bishop dû quitter le match en début de 3e période, n'ayant toujours pas accordé de but. Schwarz prit donc place devant les poteaux des Blues, effectuant 5 arrêts. Il ne fut malheureusement pas crédité de la victoire de 4-0. À la fin de la saison, il retourna en République Tchèque, où il joua cinq saisons avant sa retraite.


Drew MacIntyre, 0-2 en 6 matchs
L'ancien #00 des Castors de Sherbrooke 2ieme incarnation, Drew MacIntyre, fut repêché en 2001 par les Red Wings de Détroit. Après quelques aller-retour entre la ECHL et la AHL, MacIntyre se retrouva dans l'organisation des Canucks de Vancouver, où il eut son baptême de la LNH en décembre 2007, alors qu'il prit la relève de Curtis Sanford à la mi-match. Le mois suivant, le même scénario arriva. Cependant, Drew accorda le but de trop, dans une défaite de 4-3 face à Dallas. Par la suite, il quitta Vancouver, pour arriver dans l'organisation des Thrashers. Après que ces derniers l'aient échangé au CH en février 2011 contre Brett Festerling (ouais, moi aussi je ne me souviens pas de lui), il réapparut dans la LNH la saison suivante, alors qu'il signa avec les Sabres de Buffalo. Il fit deux apparitions au mois de novembre, chaque fois en remplacement de Jhonas Enroth. Après un court séjour infructueux dans la KHL et un essai avec les Marlies de Toronto, il signa comme agent libre avec les Maple Leafs de Toronto à l'été 2013. Il fut rappelé des Marlies en fin de saison. Après avoir remplacé James Reimer pendant 33 minutes dans une défaite face aux Devils, il obtint finalement son premier départ dans la LNH. Malheureusement, il s'inclina au compte de 4-2 face aux Panthers. Après deux autres saisons dans la Ligue américaine avec l'organisation des Hurricanes, Drew MacIntyre accrocha finalement ses jambières.

Sami Aittokallio, 0-1 en 2 matchs
Parmi ceux qui ont eu plus d'une chance de ce faire valoir, on retrouve des gardiens comme le choix de 4e tour de l'Avalache du Colorado au repêchage de 2010, Sami Aittokallio. Après deux saisons dans les ligues junior de Finlande, Aittokallio arriva en Amérique du Nord avec les Monsters de Lake Erie de l'AHL pour la saison 2012-13. Il fut rappelé par le grand club en avril 2013, ayant l'occasion de débuter son premier match dans la LNH, face aux Kings à Los Angeles. Probablement nerveux, Aittokallio accorda deux buts aux Kings en moins de 8 minutes. Il se ressaisit par la suite, arrêtant tout les tirs auxquels il fit face ... jusqu'à la mi-troisième période, où il dût déclarer forfait à cause de crampes aux jambes. Malheureusement pour lui, l'Avalanche échappa le match en tirs de barrage. Il eut une seconde chance 9 mois plus tard, face au Lightning de Tampa Bay. Trois buts sur 18 tirs en deux périodes plus tard, il fut assigné au bout du banc pour regarder Semyon Varlamov terminer le match, qui se solda par un revers de 3-2. Après une dernière saison disputé entre la ECHL et l'AHL, il disparu des radars de la LNH. Il est toujours actif en République Tchèque.

David Littman - 0-2 en 3 matchs
David Littman, un choix de 7e ronde des Sabres de Buffalo en 1987, se joigna au club école de Rochester après ses quatre saisons avec les Terriers de Boston College. Suite à des blessures survenues aux partants Clint Malarchuck et Daren Puppa en janvier 1991, Littman fut rappelé pour seconder Darcy Wakaluk. C'est à ce moment  qu'il vit de l'action de la LNH, venant en relève à Wakaluk, dans un revers de 8-3 face aux Blues. Ce fut plus d'un an plus tard, en mars 1992 que les Sabres lui confièrent le filet pour affronter les Islanders de New York. La commande fut trop lourde pour Littman, qui accorda 4 buts sur 29 lancers, en route vers une défaite de 4-1. Il signa à la fin de la saison avec le Lightning de Tampa Bay qui, après lui avoir fait passé la saison dans la IHL avec les Knights d'Atlanta (et Manon Rhéaume), Littman eu droit à un départ dans la grande ligue face aux Devils du New Jersey. Quarante-cinq minutes et 5 buts plus tard, le crochet fut sorti pour Littman, laissant Pat Jablonski aller accorder 4 autres filets dans une dégelée de 9-3 (ouin, le Lightning d'expansion n'était pas ce qu'il est aujourd'hui). Après un vagabondage de deux saisons, Littman posa ses pieds à Orlando pendant 5 saisons avec les Solar Bears de l'IHL. Lorsqu'il accrocha ses jambières, il débuta une carrière dans les jeux vidéos avec EA Sports. Depuis 2003, il fait partit de l'équipe de production de la série NHL !

Tom Askey - 0-2-2 en 7 matchs
(dont 1 défaite en séries)
Tom Askey fut sélectionné au repêchage de 1993 par les Mighty Ducks d'Anaheim, suite à sa première saison universitaire avec Ohio State. Près de cinq années plus tard, il se retrouva à Anaheim pour seconder Mikhail Shtalenkov, suite à une blessure au gardien titulaire des Mighty Duck, Guy Hebert. Après lui être venu en relève à trois reprises, Asky obtint son premier départ le 5 avril 1998 contre les Flames de Calgary. Il fit bonne figure, n'accordant que 3 buts sur 35 lancers, soutirant un match nul. Il remit ça huit jours plus tard (ayant remplacé Shtalenkov une fois de plus), alors qu'il fut d'office face à l'Avalanche du Colorado. Encore une fois, Askey se montra à la hauteur, arrachant un 2e match nul en autant de départ. Il ne s'en tira pas aussi bien leur du dernier match de la saison, subissant un revers face aux Blues de St-Louis. Après avoir disputé toute la saison suivante avec les Mighty Ducks, mais de Cincinnati dans l'AHL cette fois, Askey fut rappelé pour secondé Guy Hebert lors de leur série face aux Red Wings. Dès la première partie, il remplaça Hebert à la mi-match. Il accorda malheureusement les 2 buts qui firent la différence dans le match, récoltant donc la première défaite de la série, qui allait se terminer à l'avantage de Detroit 4-0. Après deux autres saisons dans l'organisation des Mighty Ducks, Askey atterit dans le giron de Sabres de Buffalo pour cinq saisons, avant de s'expatrier en Finlande pour deux saisons. Il fit un retour en Amérique du Nord avec les Wings de Kalamazoo de la défunte UHL, avant d'aller terminer sa carrière en Europe.

Mike Sands - 0-5, 6 matchs
Mike Sands, un choix de 2e tour des North Stars en 1981, gradua de son stage junior avec les Wolves de Sudbury, en plus de représenter le Canada lors du championnat mondial junior 1983. Le fait intéressant, c'est qu'il a disputé 5 matchs au championnat, 1 de plus que l'autre gardien de l'équipe, Mike Vernon. Après deux saisons dans les filiales de North Stars, Sands commença la saison 1984-85 avec le grand club. Il disputa son premier match en octobre, face aux Canadiens au Forum, où il sortit de la patinoire dans les patins du perdant. Trois jours plus tard, il débuta le match alors que les North Stars recevaient les Flyers de Philadephie. Il accorda 4 buts, avant d'être remplacé par Don Beaupre, dans une défaite de 7-2. Il fut retrogradé dans l'AHL avec les Indians de Springfield, où il disputa quelques matchs, avant de retourner avec Minnesota. Il débuta le match du 3 janvier 1985 face aux Red Wings, mais après avoir accordé 6 buts, son entraîneur le remplaça au profit de Roland Melançon. Il passa toute la saison 85-86 à Springfield, avant de revenir dans l'alignement des North Stars en novembre 1986. Il y disputa trois autres matchs, qui se soldèrent tous par des défaites. Sands retourna à Sprinfield pour terminer la saison. Ne voulant pas se rapporter au club-école, qui était devenu les Skipjacks de Baltimore,  à la fin du camp d'entraînement de 1987, Sands fut suspendu indéfiniment par les North Stars. Il se dirigea vers Kalamazoo dans la IHL pour terminer la saison. En 88-89, il rejoignit l'équipe nationale canadienne, avant de prendre sa retraite. Il est aujourd'hui recruteur pour les Coyotes de l'Arizona, après un passage dans le même rôle avec les Flames de Calgary. Il serait celui qui aurait découvert Mark Giordano.

Mike O'Neill, 0-9-2 en 21 match
La palme revient toutefois à un natif de Lasalle, près de Montréal : Mike O'Neill. Un ancien des Lions du Lac St-Louis Midget AAA, O'Neill prit le chemin de l'université de Yale, où il fut découvert par les Jets de Winnipeg qui en fit leur choix de 1ere ronde lors du repêchage supplémentaire de 1988. Suite à sa dernière saison à Yale, il partit faire ses classes une saison en Finlande, avant de rejoindre les clubs-école des Jets, les Komets de Fort Wayne de l'IHL et les Hawks de Moncton de l'AHL. Il fit sa première présence dans la LNH en décembre 1991, alors qu'il remplaça Stéphane Beauregard pour les 13 dernières minutes de jeu d'une défaite aux mains des Flames. Après avoir passé la première moitié de la saison 1992-93 avec les Hawks de Moncton, O'Neill fut promu au poste de gardien #2 avec les Jets. Après avoir prit la relève de Bob Essensa dans un match contre Boston à la fin janvier 1993, il eut droit à son premier départ le 1er février 1993, à Ottawa, contre les Senators. Il s'en sortait pas si mal, jusqu'en troisième période, alors qu'une collision lui disloqua l'épaule. Il quitta le match (une nulle de 4-4) et dût se faire opérer à l'épaule, ratant le reste de la saison. Il revint à son poste de gardien substitut avec les Jets en janvier 1994. En trois mois, il disputa 17 matchs, dont 11 départs, mais ne parvint jamais à remporter une victoire .. Suite à cette saison disons, désolante, il ne foula plus une patinoire de la LNH avant décembre 1996 où, alors avec les Mighty Ducks d'Anaheim, il remplaça Mikhail Shtalenkov à mi-chemin d'une défaite face aux Penguins de Pittsburgh. Après des séjours en Autriche et en Angleterre, O'Neill accrocha ses jambières au terme de la saison 2000-2001, probablement en jalousant André Racicot qui a remporté 28 matchs dans la grande Ligue et qui a son nom gravé sur le saint Graal de la LNH ...

Tout ça, c'est également sans oublier Ken Holland, l'actuel DG des Red Wings, qui n'est sorti vainqueur d'aucun de ses deux départs. Tout comme Steve Janaszak, le gardien substitut du "Miracle On Ice", qui ne put connaitre la victoire en deux départs avec les défunts North Stars et les défunts Rockies.

Présentement, il y a Spencer Martin, un espoir de l'Avalanche, qui n'a remporté aucun de ses trois départs en 2017. Souhaitons-lui de trouver la victoire rapidement !

Sources : http://hockeygoalies.org ; goaliesarchive.com ; http://www.thehockeynews.com/news/article/david-littmans-blog-going-from-hockey-player-to-video-game-producer