Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.
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Né à Hibbing (Minnesota) le 8 août 1964, Scott Sandelin est un défenseur qui a joué vingt-cinq matchs dans la LNH, pour trois équipes différentes.
Repêché par le Canadien au deuxième tour (40e au total) de la séance de 1982, il dispute quatre saisons avec l’Université North Dakota, s’établissant comme un défenseur stable durant quatre saisons. Il dispute les six premières parties de sa carrière professionnelle tout de suite avec les Canadiens de Sherbrooke (LAH, 1986-87) après sa dernière saison universitaire, amassant deux passes.
La saison suivante, il dispute 74 matchs dans la LAH (7-22-29) et son premier en carrière dans la LNH le 16 mars 1987, dans une victoire de 3-0 contre les Islanders. Il termine le match avec +1. L’année suivante (1987-88), Sandelin dispute 58 matchs dans la LAH, mais surtout, huit dans la LNH! Il amasse son premier point, une passe, durant ce séjour.
Au début de la saison 1988-89, le Canadien abandonne dans le cas de son deuxième choix de 1982 et l’envoie aux Flyers contre un autre défenseur, le Québécois Jean-Jacques Daigneault. Sandelin demeurera dans l’organisation des Flyers durant près de trois ans, connaissant la meilleure récolte professionnelle de sa carrière dans la Ligue Américaine en 1989-90 (4-27-31 en 70 matchs) avec les Bears de Hershey.
En août 1991, il signe à titre d’agent libre avec les North Stars du Minnesota, avec lesquels il ne dispute qu’un seul match (-1) lors de la saison 1991-92, passant le reste de la saison avec leur club-école de la Ligue Internationale, les Wings de Kalamazoo.
Après cette décevante saison, Scott Sandelin annonce sa retraite comme joueur, au très jeune âge de 28 ans seulement. Il a subi plusieurs blessures et n’a jamais vraiment pris son envol comme hockeyeur professionnel. Ceci étant dit, sa carrière dans le hockey était très, très loin d’être terminée!
Après quelques années à titre d’entraîneur-adjoint à l’Université North Dakota, il devient l’entraîneur-chef des Bulldogs de l’Université Minnesota-Duluth en 2000. Il doit faire du bon travail, puisque vingt-six ans plus tard, l’ancien choix du Canadien y est encore! Il a remporté trois fois le championnat national (2011, 2018, 2019) et a été élu entraîneur de l’année en 2004.
Bref, peut-être Sandelin n’a-t-il pas été en mesure de connaître un glorieuse carrière sur la glace (bien que respectable, on parle d’un professionnel quand même), il a démontré avec sa passion et son implication qu’il a le sport à cœur et qu’il est une très, très bonne «tête» de hockey!
Re-bienvenue à un autre quiz pour vous creuser les méninges, gracieuseté LVEUP. Ben ici en fait on parle pas seulement de se creuser les méninges mais plutôt de procéder à une excavation complète de votre encéphale... Genre que j'ai dû aller dans le dictionnaire de synonymes ici pour trouver le mot encéphale afin de prouver la complexité inutile de ce quiz.
Aujourd'hui comme sujet, on retrouve les Stars de Dallas ainsi que parfois leurs ancêtres au Minnesota, les North Stars.
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Alors qu'il achevait de purger 11 ans au pénitencier St-Vincent-de-Paul de Laval, Fernand «Fern» Tessier fit les manchettes en 1974 lorsqu'il prit la peine d'envoyer une lettre à toutes les équipes professionnelles d'Amérique du nord afin d'offrir des services comme hockeyeur.
La lettre se résumait essentiellement à ceci: « Je suis un défenseur agent libre qui se cherche un poste dans un club professionnel. Je vais bientôt être libéré de prison mais j'espère que cela n'influencera pas négativement votre décision envers moi et la chance que je recherche.»
Tessier avait d'abord été reconnu coupable de 15 ans de prison pour un vol de banque alors qu'il n'avait que 17 ans. Il fut acquité et libéré environ 5 ans plus tard après qu'il fut révélé qu'un autre homme aurait commis le vol.
Il écopa toutefois d'une nouvelle peine pour vol de banque en 1968, qu'il écoula cette fois jusqu'à cette libération au printemps 1974.
Âgé de 28 ans et n'ayant pas joué au hockey organisé depuis son adolescence au niveau midget, il s'était toutefois grandement entraîné en prison, d'abord au gym et lors d'une soixantaine de parties au total durant ces 11 années en prison.
Il estima toutefois avoir une détermination à toute épreuve et qu'en plus, il avait grandement étudié le jeu en écoutant tous les matchs du Canadien et des Nordiques à la télévision et d'avoir ainsi grandement développé son hockey.
Aucune équipe professionnelle ne contacta Tessier pour faire suite à sa demande, à l'exception des fameux Fighting Saints du Minnesota de l'AMH, une équipe davantage reconnue pour mettre la robustesse et la violence à l'avant plan, tant au niveau des joueurs sur la glace qu'au niveau du marketing.
On imagine possiblement que durant ces années de «Broad Street Bullies» et de «Slapshot», avoir un ancien prisonnier dans ton alignement serait grandement vendeur aux guichets. Harry Neale, l'entraîneur des Fighting Saints, fut très intéressé par sa lettre et offrit donc une chance à Tessier. Il l'invita à venir s'entraîner avec les Fighting Saints lors d'une visite du club à Québec, lors d'un entraînement avant un match contre les Nordiques en février 1974, soit à peine trois jours après sa libération.
Harry Neale (3e de la première rangée) et les Fighting Saints du Minnesota de 1973-74
Après cet essai, Neale déclara «Il était encore un peu secoué par le fait d'être libre et de pouvoir faire ce qu'il veut, mais il nous en a montré assez pour recevoir un deuxième essai. Il peut patiner, il est très costaud. Il peut soulever 350 livres et peut faire 500 push-ups en 16 minutes... Il peut définitivement jouer quelque part. On espère qu'il peut nous en démontrer davantage pour se mériter une place dans notre organisation. Mais il demeure que son inexpérience pourrait le rattraper.Il n'a pas de famille, pas d'argent, pas de travail. Tout ce qu'il a demandé c'est d'avoir une chance et nous lui en offrons une.»
Après ce premier essai, Tessier fut officiellement invité au camp d'entraînement des Fighting Saints en septembre 1974, en vue de la saison qui allait s'amorcer. Il ne fut toutefois pas retenu par l'équipe et fut donc libéré sans jouer un seul match régulier.
J'ignore quelle fut la suite des choses pour Tessier suite à cette opportunité. Aucun autre club professionnel ou semi-pro ou en Europe ne semble avoir tenté sa chance avec lui car je n'ai trouvé aucune trace de lui sur les divers sites de statistiques professionnelles.
J'ignore également où il peut résider ni même s'il est toujours en vie. Si jamais vous avez quelques détails ou informations supplémentaires sur lui (ou si vous êtes lui), je suis bien sûr preneur.
Sources: Ex-prisonier de St-Vincent de Paul, il veut jouer dans l'AMH, La Presse, 22 février 1974 L'ex-détenu Tessier crée une favorable impression, La Voix de l'est, 23 février 1974 Now he's a Saint, but once he wasn't, Star Tribune, 27 septembre 1974 NY Times, 23 février 1974
Dean Charles Talafous est né le 25 août 1953 à Duluth au Minnesota. Il attira d'abord l'attention des radars de la LNH lors de son parcours avec les Badgers de l'Université du Wisconsin où il devint une légende, particulièrement lors du tournoi de la NCAA de 1973. Lors de la demi-finale, il marqua d'abord le but égalisateur avec 5 secondes à faire et ensuite le but en prolongation qui élimina Cornell. Il marqua ensuite le filet vainqueur lors de la finale contre Denver, ce qui mena au premier championnat national de l'histoire des Badgers. Talafous fut nommé joueur le plus utile de son équipe lors de ce tournoi. Ces exploits incitèrent les Flames d'Atlanta à le sélectionner en 4e ronde (53e au total) du repêchage de 1973.
Après une dernière saison universitaire, il débuta son parcours professionnel en 1974-75 avec les Flames, n'obtenant qu'un but et 4 passes en 18 matchs avant d'être rétrogradé dans la Ligue centrale avec les Knights d'Omaha. Quelques semaines plus tard, les Flames préférèrent améliorer leur défensive et se départirent ainsi rapidement de leur jeune espoir en l'envoyant aux North Stars en retour du défenseur Barry Gibbs (à ne pas confondre avec Barry Gibb, un des membres des Bee Gees).
Talafous termina donc la saison 74-75 dans son état natal du Minnesota, et finira l'année avec une fiche combinée de 9 buts et 21 passes pour 30 points. Ce grand et costaud joueur de centre jouera 3 autres saisons avec les North Stars, dont sa meilleure en carrière en 1976-77 où il obtint 22 buts et 27 passes. Il fut également membre de l'équipe américaine lors de la première édition de la coupe Canada en 1976.
Devenu agent libre à l'été 1978, il signa alors avec les Rangers où il devint davantage un spécialiste défensif et un tueur de pénalités. Jusque-là épargné par les blessures, Talafous commença toutefois à subir des maux de cou récurrents durant cette première saison à New York. Ces maux l'empêchèrent d'ailleurs de participer aux séries de 1979 alors que les Rangers se rendirent jusqu'à la finale contre Montréal. Il ne put jouer ensuite que 55 et 50 matchs respectivement lors des deux saisons suivantes, amassant à chaque fois une récolte de 30 points.
Pendant ce temps, les Nordiques se retrouvaient en fâcheuse position avec leur capitaine Robbie Ftorek, lui qui était aux prises avec des problèmes d'impôts qui le forcèrent à demander un échange vers une équipe américaine avant le 31 décembre 1981. Le cas échéant, il se serait retrouvé avec le fisc des deux pays où il avait résidence à ses trousses, et aurait même risqué de devoir déclarer faillite. En plus de cette distraction, Ftorek était cher payé (250,000$ par année pour encore 3 saisons) et n'avait alors récolté qu'un seul but en 19 matchs. Les Nordiques exaucèrent donc son vœu sans trop de regrets et l'échangèrent le 30 décembre 1981 aux Rangers en retour de Jere Gillis et Dean Talafous.
Ces deux derniers se rapportèrent donc à Québec pour leurs tests médicaux. Cependant, Talafous refusa ensuite de se joindre au fleurdelisée et surprit tout le monde en annonçant sa retraite. Il expliqua sa décision selon quoi il n'avait rien contre la
ville ou l'organisation. Il aurait simplement aimé avoir l'assurance des
Nordiques d'un nouveau contrat à la fin de la saison, ce que la
direction n'était pas prête à lui consentir. N'ayant pas envie de risquer
inutilement sa santé fragile depuis ses maux de cou, en plus de
déraciner sa famille pour une demie-saison incertaine à Québec, il opta
de simplement prendre sa retraite. Il avait alors une fiche de 104 buts
et 154 passes pour 258 points en 497 matchs dans la LNH.
L'échange fut donc mis en suspens et ni Ftorek ni Gillis ne purent initialement jouer avec leur nouvelle équipe avant que la situation ne se règle. Les Rangers prétendaient que la transaction avait été faite de bonne foi et qu'ils n'étaient pas responsables des volontés de Talafous. Ils refusèrent donc d'acquiéser aux demandes des Nordiques pour un joueur à substituer à la place de Talafous. Ftorek et Gilles purent finalement reprendre l'action après quelques jours mais l'échange demeura incomplet pendant plusieurs semaines. C'est finalement au début du mois de mars que le président de la LNH John Ziegler trancha en faveur des Nordiques et annonça que l'attaquant Pat Hickey prendrait le chemin de Québec à la place de Talafous.
Cependant, les Nordiques n'étaient pas encore sortis du bois. Hickey refusa également de se rapporter à Québec, un refrain qu'ils entendront d'ailleurs de plus en plus lors des dix années suivantes. Hickey expliqua lui aussi que ce n'était rien contre la ville et l'organisation, mais qu'il qualifiait cette entente comme illégale selon la convention collective et qu'il ne devait pas avoir à «payer» pour la retraite de Talafous. Il voulait même intenter une poursuite contre la LNH et Ziegler. Les Nordiques eux, n'avaient alors comme seuls pouvoir que de suspendre Hickey.
Mais après une rencontre à New York entre Hickey, son agent Alan Eagleson, Ziegler et le DG des Rangers, Hickey accepta finalement de se rapporter à Québec le 16 mars 1982.
Ancien marqueur de 40 buts avec les Rangers en 1977-78, l'étoile de Hickey avait pas mal pâli depuis, étant échangé aux Rockies du Colorado et ensuite les Maple Leafs avant de revenir à New York. Les Nordiques étaient d'ailleurs sa troisième de la saison. Il ne jouera que 7 matchs (1 passe) avec eux pour clore la saison et ensuite 15 matchs en séries où il obtint 1 but et 4 passes. Il sera ensuite échangé aux Blues durant l'été 1982 en retour de Rick Lapointe.
Pour sa part, Dean Talafous connut une longue carrière d'entraineur après sa retraite comme joueur, d'abord avec l'Université du Minnesota de 1982-83 à 1988-89 et ensuite avec l'Université du Wisconsin-River Falls jusqu'en 1996. Il mena ces derniers au championnat de 3e division de la NCAA en 1994. Il prit ensuite le cap de l'Alaska avec l'Université d'Anchorage de 1996 à 2001.
Sources: Talafous Is Retiring With No Regrets After Trade, NY Times, 4 janvier 1982 Robbie Ftorek était totalement lavé, Le Soleil, 4 janvier 1982 Talafous change d'idée, Le Soleil, 4 janvier 1982 Hickey à Québec, aujourd'hui, Le Soleil, 9 mars 1982 Pat Hickey tient son bout, Le Soleil, 10 mars 1982
Suite à mon dernier article et ma première demande spéciale accordée à un lecteur avec Darin Kimble j'ai reçu plusieurs nouvelles suggestions qui viennent remplir ma banque de choix pour de probables textes futurs. Je ne garantis pas que je vais tous les faire mais je ne pourrai pas avoir comme défaite que je manque d'inspiration.
Maintenant, une de ces nouvelles suggestions tombe parfaitement dans mes cordes, celle de Steeve Sénéchal qui me demande de parler de Corey Millen...
Né le 30 mars 1964, Corey Eugene Millen grandit dans la petite ville de Cloquet au Minnesota, un patelin d'environ 12 000 habitants qui produira en plus de Millen d'autres joueurs de la LNH comme Derek Plante et Jamie Langenbrunner. Joueur de centre de petite stature à 5'7'' et 170 livres, Millen était toutefois un joueur très rapide et énergétique, bon aux mises en jeu et capable de contribuer offensivement et défensivement. Mais avant de se rendre à la LNH, Millen emprunta plusieurs avenues dans les années 80, avant de finalement rejoindre le grand circuit.
Il se fit d'abord remarquer lors de sa dernière saison avec le club de son école secondaire, les Lumberjacks de Cloquet, où il domina la ligue en 1981-82 avec une récolte incroyable de 46 buts et 79 points en seulement 18 matchs. Suite à cette saison du tonnerre, les Rangers prirent le pari de le repêcher en 3e ronde (57e au total) du repêchage amateur de 1982.
Il semblait toutefois considéré comme un projet à long terme et il s'enrôla donc ensuite avec les Golden Gophers de l'Université du Minnesota, où il joua durant 4 ans et fut élu capitaine lors de sa dernière année. Il demeure à ce jour au troisième rang de l'histoire du club pour les buts et les points.
Il mit cependant son stage universitaire en pause durant sa deuxième année, alors qu'il joignit plutôt les rangs de l'équipe nationale américaine en vue des Jeux Olympiques de 1984. Il revint avec les Gophers l'année suivante et compléta ses 3 autres années d'éligibilité. Après sa quatrième et dernière année, il rejoignit de nouveau l'équipe nationale en vue de participer à ses deuxièmes Jeux Olympiques, en 1988.
Après avoir été le meilleur pointeur de son pays lors de ces jeux, il termina la saison en Suisse avec le club HC Ambri-Piotta, avec qui il signa ensuite un contrat de deux saisons. Il connut de bons débuts professionnels en Suisse, avec une récolte de 13 points en 6 matchs lors des séries et ensuite une saison de 32 buts et 60 points en 36 matchs lors de la saison 1988-89.
Il retourna également avec l'équipe américaine lors des championnats du monde en avril 1989, mais fut suspendu après un match contre le Canada lorsqu'il fut testé positif aux stéroïdes non-anabolisants. Millen et l'équipe tentèrent de renverser la décision en plaidant que Millen avait une condition génétique qui lui faisait produire davantage de testostérone que la moyenne, ce qui faussait ses résultats lors de ce test.
L'équipe plaida également qu'il avait été testé positif pour le même test aux Olympiques de 1984 et que les documents médicaux de l'équipe avaient été suffisants pour ne pas l'exclure de ces Jeux à l'époque.
Même les docteurs de l'équipe canadienne approuvaient ces documents. Cependant, la fédération internationale ne broncha pas une deuxième fois. Elle bannit Millen du tournoi et le suspendit de toute compétition internationale pendant 18 mois.
La fortune de Millen sembla toutefois tourner après ce désagréable épisode. Près de 7 ans après l'avoir repêché mais ne l'ayant jamais invité à aucun camp d'entraînement, les Rangers commencèrent finalement à le vouloir dans leurs rangs et le voulaient en renfort pour la fin de la saison 1988-89. Cependant, la LNH avait comme règlement à l'époque qu'un joueur qui avait commencé la saison en Europe ne pouvait se rapporter au club possédant ses droits dans la ligue qu'après avoir passé au ballottage. Plutôt que de risquer de le perdre, les Rangers lui laissèrent terminer la saison en Suisse mais rachetèrent ensuite la dernière année de son contrat là-bas.
Il débuta donc finalement son parcours professionnel en Amérique du Nord avec les Rangers en 1989-90. Cependant, la malchance continua de s'acharner sur Millen, alors qu'il se blessa au genou lors d'une collision avec Bryan Trottier des Islanders pendant le camp d'entraînement. Cette blessure le mit au rencart pendant la moitié de la saison, suite à quoi il ne fut utilisé que sporadiquement. Il ne joua que 4 matchs avec les Rangers sans récolter de points et passa le reste du temps dans la IHL avec les Spirits de Flint. Il mit du temps à se remettre de sa blessure et dut se faire opérer. Les blessures furent ensuite un problème récurrent pour le reste de sa carrière.
Il gradua la saison suivante avec l'autre club-école des Rangers, à Binghampton dans la AHL mais dut d'abord attendre la fin de sa convalescence qui dura jusqu'en décembre. Il décolla ensuite pour de bon et connut quand même une excellente saison écourtée en 1990-91 avec 56 points en 40 matchs.
Il fut ensuite rappelé par le grand club pour terminer la saison et il s'imposa avec 4 points en 4 matchs et ensuite 3 points en 6 matchs lors des séries.
Sa saison 1991-92 commença toutefois du mauvais pied, alors qu'il n'avait que 5 points en 15 matchs et fut ainsi renvoyé dans les mineures. Les Rangers lancèrent donc la serviette dans son cas en l'échangeant le jour de Noël aux Kings de Los Angeles, en retour de Randy Gilhen. Avec un tel nom similaire, j'ai d'ailleurs souvent confondu ces deux joueurs...
Millen connut un départ canon avec les Kings, en obtenant 41 points dont 20 buts en seulement 46 matchs. Les Kings semblaient enfin avoir trouvé un bon 2e ou 3e centre, eux qui avaient de la difficulté à seconder Wayne Gretzky à cette position depuis l'échange de Bernie Nicholls à ces même Rangers en 1990. Jumelé à son ancien coéquipier des Olympiques de 1988, Tony Granato, Millen connut ensuite une autre autre bonne saison en 1992-93 avec 23 buts et 39 points en 42 matchs. Mais comme vous voyez, les blessures vinrent encore l’incommoder et il rata ainsi la moitié de la saison. Durant le parcours jusqu'en finale des Kings en 1993, Millen joua plutôt un rôle secondaire et défensif et ne récolta que 6 points en 23 matchs.
Après cette défaite en 1993, les Kings avaient plusieurs décisions monétaires à prendre et dans un des nombreux épisodes de réduction des coûts de cette franchise sur la pente descendante, ils envoyèrent Millen aux Devils du New Jersey contre un choix de 5e ronde (qui devint le gardien Jason Saal). Millen voulait un nouveau contrat ainsi qu'une augmentation et avait menacé de retourner en Europe si l'offre des Kings était insuffisante. Les Kings décidèrent donc de l'échanger pour ne pas le perdre pour rien.
Millen obtint son contrat et joua donc pour sa troisième équipe en 1993-94, où il put enfin disputer une saison presque complète sans être trop blessé. Il connut ainsi sa meilleure saison offensive avec 20 buts et 50 points en 78 matchs.
Sa moyenne de points était toutefois plus basse que pendant ses deux premières saisons et il n'était pas haut dans la hiérarchie de cette équipe montante, étant plutôt considéré comme un élément de profondeur. Il ne joua que durant 7 matchs en séries (récoltant qu'un seul but) pendant que les Devils se rendirent jusqu'au 7e match de la finale de conférence contre les Rangers en 1994.
Il accepta son rôle malgré son désir de jouer davantage, mais savait qu'il n'était qu'un pion dans cet échiquier mené par Jacques Lemaire et Lou Lamoriello.
Avant leur consécration en 1995, les Devils envoyèrent Millen aux Stars de Dallas contre un autre ancien olympien du Minnesota, le légendaire Neal Broten, médaillé d'or du Miracle de 1980 et joueur de longue date des Stars et North Stars. Un échange somme toute mineur alors que les deux joueurs étaient sur la pente descendante (Millen n'avait que 5 points en 17 matchs en 1995) mais cette transaction demeure à ce jour l'une des meilleures de l'histoire des Devils, lorsque Broten fut un élément important des Devils de 1995 alors qu'il obtint 28 points en 30 matchs en saison et ensuite 19 points en 20 matchs en séries, deuxième meilleur pointeur de l'équipe derrière Stéphane Richer.
Pour sa part, Millen ne fit que passer à Dallas. Il récolta 18 points avec eux pour terminer la saison et fut ensuite impliqué la saison suivante dans un autre échange important, celui qui amena Joe Nieuwendyk à Dallas en décembre 1995. En retour de Nieuwendyk, les Flames de Calgary obtinrent leur futur capitaine et supervedette avec le plus récent premier choix des Stars en 1995, Jarome Iginla. Ah et aussi Millen qui fut ajouté comme bonus...
Millen partagea donc la saison 1995-96 avec les Stars et les Flames mais fut de nouveau blessé plus souvent qu'autrement, ne jouant en tout que 44 matchs et ne récoltant que 21 points. Il rata la fin de la saison et les séries éliminatoires Au sein d'une équipe en reconstruction à Calgary, Millen joua une dernière saison dans la LNH en 1996-97 et désormais confiné à un rôle purement défensif, il ne récolta que 26 points en 61 matchs.
Il retourna donc ensuite en Europe pour la saison 1997-98 alors qu'il joignit les rangs du club Kölner Haie dans la première division allemande (DEL). Il joua 5 ans là-bas, gagnant la Coupe Spengler en 2000 et le championnat de la DEL en 2001-02. Il termina ensuite sa carrière de joueur en retournant en Suisse, cette fois avec HC Lugano et le EHC Visp avec qui il joua sa dernière saison en 2003-04.
Après quelques années de retraite, il débuta une carrière d'entraîneur, d'abord au niveau junior en Alaska et au Minnesota. En 2016, il décida de terminer son parcours universitaire alors qu'il n'avait jamais obtenu son diplôme dans les années 80, dû à ses absences à cause des Olympiques et autres championnats internationaux. Comme il voulait se garder une porte pour peut-être entraîner un jour au niveau universitaire, il se devait d'abord d'être lui-même diplômé. Il retourna donc à l'Université du Minnesota pour obtenir son diplôme tout en étant un assistant ''undergraduate'' avec les Gophers.
Il obtint finalement son diplôme à l'âge de 50 ans et est présentement entraîneur toujours au niveau junior avec les Horsemen de St.Cloud au Minnesota.
En 335 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 90 buts et 119 passes pour 209 points.