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vendredi 10 novembre 2023

Les monosourcils mémorables de la LNH

En furetant dans les bas fonds insondables des statistiques de la LNH, il arrive que nous tombions sur des photos de joueurs qui frappent l'imaginaire, voire les yeux de plein fouet. C'est le cas (hélas!) rarissime des joueurs de hockey affublés de glorieux monosourcils! En 2014, le magazine Sports Illustrated a produit un palmarès des sportifs arborant pareille pilosité faciale. Sa liste incluait non seulement Bobby Holik et Miroslav Satan (que nous allons analyser plus en détail ici), mais aussi Alex Ovechkin alors qu'il n'a pas selon moi le poil suffisamment dru entre les deux yeux pour faire partie du palmarès. Sachez toutefois que je suis d'accord avec mon opinion, donc vous avez le droit de manifester devant le dépanneur de votre choix pour signaler votre mécontentement à mon égard :P

Je tiens cependant à préciser que mon inspiration pour ce texte de LVEUP provient de mon immense intérêt pour la saison inaugurale de mes Sénateurs d'Ottawa en 1992-1993. Dans cette équipe mythique et poche à souhait se trouvait l'ailier droit Tomas Jelinek.

Tomas Jelinek est visiblement confiant d'avoir un superbe monosourcil 

Choix de 11e ronde en 1992 et fort d'une bonne carrière en Europe (médaille de bronze olympique avec la Tchécoslovaquie en 1992), il joua une seule saison dans la LNH à l'âge vénérable de 30 ans. Son monosourcil est des plus étoffés et je suis très heureux de constater qu'il faisait partie de l'alignement des Sénateurs lors de leur premier match victorieux contre les Canadiens de Montréal le 8 octobre 1992! 

Le bonheur n'est jamais loin d'un miroir pour Jelinek

D'ailleurs, pour ceux qui ont du temps à perdre et du popcorn rose pour s'empiffrer, le célèbre premier match des Sénateurs est disponible sur YouTube. Vous verrez alors Jelinek à l'oeuvre au sein du deuxième trio aux côtés de Marc Fortier et Doug Smail. Oui oui, vous avez bien lu! Marc Fortier et Doug Smail! On a la preuve irréfutable que les Sénateurs étaient fin prêts à brûler la ligue... par les deux bouts! Leur fiche de 10-70-4 n'est qu'une erreur mathématique causée par la dure réalité! :P

Pendant que Jelinek excellait à la fin des années 1980 dans la ligue tchécoslovaque, on constate qu'un de ses compatriotes tout autant monosourcilesque y évoluait aussi. Il s'agit de nul autre que de ce sacré Bobby Holik, premier pointeur du club Dukla Jihlava en 1989-1990 (et coéquipier de Franticek Kucera) avant de faire le saut dans la LNH comme choix de 1re ronde (1989) avec les sacrés Whalers de Hartford!

Bobby Holik aurait-il atteint le pinacle du monosourcil?

Avec les Devils du New Jersey, Holik a joué dans 3 finales de la coupe Stanley (1995, 2000, 2001) et l'a remportée deux fois (1995 et 2000). Il n'aurait pas dû les quitter pour les Rangers et les pitoyables Trashers où sa présence en séries fut limitée à 4 parties en 5 saisons. C'est pourquoi il revint terminer sa carrière au bercail des diables en 2008-2009 où ses partisans purent admirer une dernière fois son monosourcil entre deux retours au vestiaire. Par ailleurs, on en profite ici pour rappeler le grand intérêt de Holik pour les armes à feu tel que rapporté antérieurement par LVEUP!

Le regard tourné droit vers l'avenir, droit comme son super monosourcil

On va passer à un autre diable dont le nom est parfait pour l'occasion: Miroslav Satan. Quel regard intense! Et il a le monosourcil qui vient en prime! 

Il "s'attend" à ce que vous remarquiez son monosourcil

D'origines slovaques, donc du même coin que Jelinek et Holik (y aurait-il un pattern ici?), Miroslav Satan fut un choix de 5e ronde (1993) qui a connu une excellente carrière de hockey. À son palmarès, on compte notamment une coupe Stanley avec Pittsburgh (2009), une finale de la coupe Stanley avec Buffalo (1999), deux championnats de la ligue slovaque (1994 et 2012) ainsi qu'une intronisation dans le temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace en 2019.

Pas d'eau bénite dans la coupe pour Satan certain!

Fait intéressant à noter, si Miroslav Satan avait été davantage patient lors de son séjour avec les Bruins de Boston (2009-2010), il aurait pu gagner une 2e coupe Stanley avec eux en 2011. Il a plutôt tenté sa chance dans la KHL cette année-là et la chance a donc levé le nez sur son monosourcil d'enfer.

On vole ensuite vers Philadelphie pour retrouver un autre tchécoslovaque (ok il y a vraiment un pattern ici là), à savoir l'énigmatique Roman Čechmánek. Choix de 6e ronde (2000), il avait environ 30 ans comme Jelinek quand il a débuté dans la LNH. Son séjour dans la grande ligue n'a duré que 4 années (2000-2004), mais il a réalisé 3 excellentes saisons avec les Flyers (20 blanchissages) en plus de remporter le trophée William M. Jennings avec Martin Brodeur et Robert Esche en 2003.

Il a offert des performances à faire sourciller!

Après avoir joué une saison somme toute ordinaire avec les Kings de Los Angeles en 2003-2004 (18 victoires, 21 défaites, 6 nulles), Roman décida de retourner en Europe où il termina sa carrière en 2009. Une analyse plus approfondie de son épopée permettrait de mieux comprendre ce qu'il s'est passé, mais je suis trop centré sur son monosourcil digne d'un généreux trait de pinceau pour m'y attarder.

Ne remets pas ton masque Roman! Tu es parfait ainsi!

On recule dans les années 1980 pour admirer le monosourcil très prononcé de l'attaquant Wayne Babych, le frère du très moustachu Dave Babych! Ce choix de 1re ronde (3e au total en 1978) démarra sa carrière en force avec des saisons de 27, 26 et 54 buts avec les Blues de St-Louis. Il est d'ailleurs le premier joueur de la franchise à avoir atteint le plateau des 50 buts (1980-1981).

Le casque rond de Wayne embellissait encore plus ses atouts bien drus!

Wayne subit toutefois une grave blessure lors d'un match hors concours. Un arbitre l'aurait blessé à l'épaule en tentant de lui retenir le bras pendant une bagarre. C'est à la fois décourageant et enrageant d'apprendre qu'une telle situation ait pu faire dérailler ce qui s'annonçait comme une décennie productive pour Babych.

11 points en 15 matchs à Québec = ça vaut un sourire bien touffu!

Wayne Babych a ensuite fait son petit bonhomme de chemin dans la LNH, allant d'équipe poche en équipe poche, des Penguins aux Nordiques pour enfin terminer avec les Whalers et leur club école de la ligue américaine en 1987. Soulignons que Wayne Babych a fait les manchettes au Canada anglais en 2022 en participant à des levées de fonds pour fournir de l'équipement de hockey aux enfants de l'Ukraine, lui qui a des origines ukrainiennes. On salue donc ses efforts et on souhaite la fin de cette guerre au plus vite!

On termine ce survol des monosourcils mémorables de la LNH avec un choix particulièrement important pour la communauté LVEUP. Un autre choix de première ronde (3e au total en 1974), c'est avec les Seals de la Californie que Rick Hampton a pu montrer à quel point il avait le monosourcil de la décennie 1970 dans la ligue!

Omaillegode! Sa moustache est le prolongement photogénique de son monosourcil!

La carrière de Rick Hampton débuta en 1974-1975 avec un brutal -41 sous le soleil brûlant de la côte ouest américaine. Ça ne l'a pas du tout aidé de jouer dans une équipe dont le nom figure dans le dictionnaire des synonymes sous le mot "médiocre". On peut même dire que ça a "sealé" son sort de jouer pour la Californie! :P

Un autographe de Rick Hampton sert de monnaie d'échange en Argentine depuis 1976

Il ne put faire mieux avec les mythiques Barons de Cleveland, mais son statut de joueur légendaire de cette formation est garanti à jamais, notamment par le biais du travail biographique acharné de RaySheppard de LVEUP et des millions d'adeptes de ce blogue à travers le monde. J'ai d'ailleurs ouï dire par le cousin de ma tante par alliance que des gens en Chine apprenaient le français juste pour lire nos chroniques! Bref, ne t'inquiète pas mon Ricky! Ta gloire entre les deux yeux est entre bonnes mains!

On complète avec un tableau comparatif permettant de mieux visualiser qui a eu la meilleure carrière dans la LNH pour représenter les joueurs avec des monosourcils. Pour les trophées, je me suis limité à la coupe Stanley et aux récompenses individuelles comme le William-Jennings. On constate ainsi que Bobby Holik a écrasé la compétition avec sa longue et productive carrière. Mais à LVEUP, on aime l'obscurité et souligner les efforts de ceux qui n'ont pas été récompensés dans la vraie vie. C'est pourquoi on félicite Rick Hampton d'avoir persévéré malgré son parcours difficile, et de ne pas avoir eu froid aux yeux sur la glace (et même devant la glace) en fonçant dans nos coeurs avec son fantastique monosourcil!


Sources principales: Hockey DB, Wikipédia

mardi 7 novembre 2023

Gloire et misère: Calgary

 


Chaque franchise de la LNH ayant connu des hauts et des bas, j'ai pensé analyser chaque franchise sous deux angles différents, soit ses années de gloire (l'âge d'or) d'un côté et ses années de misère de l'autre (l'âge de crotte), tout en omettant en grande partie de parler des années «normales». Bien sûr, on peut souvent retrouver plus d'un âge d'or ou âge de crotte. Et vous allez voir que parfois la «gloire» et la «misère» sont relatives selon l'équipe. Genre que je sais pas trop ce que ça va donner côté gloire pour les Blue Jackets, mais on verra rendu là.

J'ai en même temps établi quels ont été les différents «No man's land» de la LNH au cours des années, soit les pires endroits où on pouvait se retrouver comme joueur et/ou comme fan.


Cliquez ici pour les chapitres précédents:
Anaheim, Arizona, Boston, Buffalo

Flames de Calgary
(+ Flames d'Atlanta 1972-1980)


Années de... médiocrité: Atlanta 1972-1980
Je ne parle pas des années ordinaires mais faisons-le quand même pour les Flames. 

L'origine des Flames dans la ville d'Atlanta n'était pas glorieux, mais pas misérable non plus. Les Flames d'Atlanta, en tant qu'équipe d'expansion qui débuta ses activités en 1972-73 (en même temps que les Islanders) étaient tout de même une des meilleures équipes d'expansion de cette décennie, avec les Islanders justement, et les Sabres. 

Cependant, ça n'a jamais vraiment levé non plus à Atlanta. On dirait qu'ils étaient juste là, jouant pour .500 et ne dépassant jamais la première ronde. Ils réussirent tout de même à développer plusieurs joueurs, dont Eric Vail et Willi Plett, récipiendaires du trophée Calder en 1975 et 1977 respectivement, ainsi que Tom Lysiak.

La meilleure fiche de l'équipe en Géorgie fut celle de 1978-79 avec un total de 41-31-8, ainsi que des saisons de 100 points pour Bob MacMillan (108) et Guy Chouinard (107). 

Mais avec une équipe moyenne, aucun contrat de télé et des assistances médiocres (moyenne de 10,000), les propriétaires près de la faillite (entre autres causée par d'autres investissements problématiques) décidèrent de vendre la franchise à un groupe d'hommes d'affaires de Calgary qui y déménagèrent l'équipe après la saison 1979-80.

Joueur emblématique de cette période: Daniel Bouchard
Daniel Bouchard est le seul joueur à avoir joué à chaque saison d'existence de l'équipe à Atlanta, y étant à partir du repêchage d'expansion de 1972 jusqu'au déménagement à Calgary. Il est tellement Atlanta qu'il y habite encore de nos jours. Avec les Flames, il a connu une fiche de 168-139-75 en 9 saisons, dont seulement une douzaine de matchs à Calgary avant d'être échangé aux Nordiques.


Années de gloire: 1984-85 à 1990-91

La première saison à Calgary se solda par d'excellentes assistances malgré un aréna de seulement 7000 places en attendant l'ouverture du Saddledome en 1983. Les Flames surprirent également en atteignant la finale de conférence au printemps 1981, s'inclinant contre les North Stars, alors que la franchise n'avait jamais dépassé la première ronde auparavant.

Cependant la deuxième saison fut décevante et la direction décida de se départir de plusieurs restants de la période d'Atlanta qu'ils jugeaient inaptes à jouer dans un marché avec plus d'attentes et de pression. Ils décidèrent alors de rebâtir l'alignement, se débarrassant de joueurs comme Bouchard, Vail, Plett, Chouinard et surtout MacMillan qui fut utilisé comme monnaie d'échange avec les Rockies du Colorado pour obtenir le légendaire Lanny McDonald en novembre 1981.

Les Flames n'étaient toutefois pas encore sortis du bois puisqu'ils avaient leurs puissants voisins provinciaux, les Oilers, dans le chemin. Ils continuèrent toutefois leur travail en continuant la tradition «Atlantienne» de repêcher de futurs récipiendaires du trophée Calder comme Gary Suter et surtout Joe Nieuwendyk, choix obtenu des North Stars en retour du prolifique Kent Nilsson, un joueur surdoué mais étiqueté comme paresseux qui disparaissait en séries.

La bagarre de l'Alberta à son sommet

Ils firent alors une superbe job de repêchage, particulièrement en 1981 avec la sélection d'Al MacInnis et Mike Vernon. Ils surent également profiter de choix judicieux en repêchant dans des endroits encore peu explorés par les autres équipes, particulièrement en Suède (Hakan Loob) et aux États-Unis (Suter, Joel Otto, Colin Patterson).

D'autres manœuvres brillantes et audacieuses du DG Cliff Fletcher portèrent fruit, comme l'acquisition de Joe Mullen des Blues, et les Flames devinrent une puissance dans l'association Ouest, rejoignant presque les Oilers au sommet. Les deux équipes se passèrent d'ailleurs le trophée Clarence Campbell annuellement puisqu'entre 1983 et 1990, ils furent les deux seules équipes à représenter l'ouest en finale, Edmonton en 83, 84, 85, 87, 88 et 90 tandis que Calgary prit le relais en 86 et 89.

Malgré une défaite en finale en 1986, les Flames continuèrent d'améliorer leur équipe, accueillant encore de nouveaux talents comme Theoren Fleury, Doug Gilmour et Brad McCrimmon. Tout cela confirma les Flames comme puissance légitime dans la LNH, le tout culminant par deux trophées du Président consécutifs en 1988 et 1989 et finalement la Coupe Stanley en 1989.

La conquête de 1989 fut toutefois la dernière présence des Flames au-delà de la première ronde de cette période des Flames, et il faudra attendre 15 ans avant de les voir remporter une nouvelle ronde.


Joueur emblématique de cette période: Joe Nieuwendyk
Ce membre du temple représente parfaitement bien cette période de gloire, arrivant en scène en 1986-87 suivant la présence en finale et demeurant en place jusqu'en 1995, ce qui coïncide avec le début de la période de misère qui va suivre.


Années de misère: 1996-97 à 2002-03
On pourrait débattre que le début de cette période pourrait commencer en 1991, lorsque le DG de longue date Cliff Fletcher, avec la franchise depuis ses débuts en 1972, quitta l'organisation pour devenir DG des Maple Leafs pour ensuite en passer toute une à son successeur Doug Risebrough en déployant le méga-échange de 10 joueurs menant à l'arrivée de Doug Gilmour à Toronto. Risebrough ne put faire autant de magie que son prédécesseur, le tout menant au départ progressif de toutes ces vedettes dominantes des Flames au fil des années suivantes. 
 
Les Flames ratèrent les séries en 1991-92, après une saison de 100 points la saison précédente, mais se rétablirent suffisamment lors des années suivantes pour retourner en séries, se faisant toutefois éliminer en première ronde annuellement. Le départ de Nieuwendyk pour Dallas durant la saison 1995-96 marqua définitivement la fin de cette ère et le début d'une autre avec l'arrivée de Jarome Iginla, obtenu des Stars en retour de Nieuwendyk. 

La misère commença toutefois réellement à partir de la saison 1996-97, première de sept saisons consécutives où ils ratèrent les séries et où les assistances diminuèrent au point d'inquiéter les dirigeants et la population sur la possibilité de voir les Flames rejoindre les Jets et les Nordiques comme équipe canadienne défunte. Cependant, une mobilisation d'achat de billets de saison en 1999 vint rétablir légèrement la situation malgré que la francise continuera de subir des pertes lors des saisons suivantes.




Mais durant ce temps, l'équipe était moche (pas seulement avec leurs chandails), et à l'exception de Jarome Iginla et peut-être Valeri Bure, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent à Calgary. L'organisation gaspilla en plus plusieurs joueurs comme Martin St-Louis et Jean-Sébastien Giguère, qu'ils eurent brièvement dans l'organisation avant de les perdre pour rien et de les voir devenir des vedettes ailleurs (et les hanter dans le cas de St-Louis).
 
Iginla devint un joueur vedette, notamment avec sa saison de 52 buts en 2001-02, mais les Flames tardaient à passer à une autre étape, voyant les entraineurs se succéder sans succès derrière le banc, en plus d'une incapacité à retrouver un véritable gardien numéro un depuis le départ de Vernon en 1994. Cela ne saurait toutefois tarder.



Joueur emblématique de cette période: Derek Morris
J'aurais aussi pu mettre le «Russian Pocket Rocket» Valeri Bure, mais histoire d'en name-dropper un autre, voici Derek Morris, un bon jeune défenseur représentant adéquatement cette période de reconstruction des Flames. Choix de première ronde en 1996 (13e au total), il amassa une trentaine de points par saison jusqu'à son départ pour le Colorado à l'automne 2002 lorsqu'il fut envoyé à l'Avalanche dans l'échange envoyant Chris Drury à Calgary.


Années de gloire: 2003-04 à 2008-09
Deux gros changements survinrent en 2003 lorsque l'entraineur Greg Gilbert fut limogé et remplacé par Darryl Sutter vers la fin de la saison 2002-03. Sutter fut ensuite promu comme DG durant l'été et il se mit immédiatement au travail en faisant l'acquisition du gardien Mikka Kiprusoff en retour d'un choix de deuxième ronde en 2005 (qui deviendra Marc-Édouard Vlasic).

Les Flames, menés entre autres par Sutter, Iginla, Kiprusoff, Craig Conroy et Martin Gélinas, connurent leur première saison de 40 victoires depuis la saison 1993-94 et se faufilèrent jusqu'en finale contre le Lightning. Il s'en fallu de peu pour retrouver une équipe canadienne de retour sur la Coupe Stanley, principalement avec le fameux but refusé à Martin Gélinas lors du 6e match, mais au final les Flames s'inclinèrent contre le Lightning et leur ancien prospect qu'ils avaient abandonné, Martin St-Louis.

Les Flames demeurèrent compétitifs durant le restant de la décennie, avec l'arrivée entre autres de joueurs comme Dion Phaneuf et Alex Tanguay. Cependant, le vieux refrain d'autrefois retentit de nouveau alors qu'ils ne dépassèrent pas la première ronde des séries. Sutter demeura DG mais abandonna le titre d'entraineur après la saison 2005-06, se succédant alors dans l'ordre Jim Playfair, Mike Keenan et finalement le frère de Darryl, Brent Sutter, en 2009-10, soit le 3e Sutter à entraineur l'équipe après Darryl et Brian (1997 à 2000).



Joueur emblématique de cette période: Jarome Iginla
Avant de devenir le meilleur marqueur et pointeur de l'histoire de la franchise, Iginla fut nommé comme capitaine au début de cette fameuse saison 2003-04. Il demeurera en place longtemps, probablement trop longtemps, pendant que les Flames recommencèrent à faire du surplace en refusant de se départir de leur joueur vedette, même après la date d'expiration de cette bonne période des Flames.

Années de misère: 2009-10 à 2013-14
Les Flames mirent du temps à décider à reconstruire et ni eux ni Iginla ne semblaient vouloir bouger. C'est finalement à la date limite des transactions de 2013 qu'ils décidèrent de l'échanger à Pittsburgh. Entretemps la franchise rata les séries pendant ces 5 saisons consécutives, en plus de se départir de Darryl Sutter qui ira gagner deux coupes à Los Angeles...

Entretemps, on vit plusieurs mouvements de yoyo à travers le personnel de joueurs, l'équipe ramenant des joueurs en deuxième séjour comme Alex Tanguay, Mike Cammalleri et Olli Jokinen... Rien de très excitant donc pour les fans de se faire servir du réchauffé.


Joueur emblématique de cette période: Mark Giordano
Le successeur d'Iginla comme capitaine, Giordano connut de superbes années à Calgary dans les années 2010, le tout culminant par un trophée Norris en 2019. 

Année de.... je sais pas quoi: 2014-15 à maintenant
Normalement je parle peu des années moyennes et sans histoire mais je fais une exception ici. Sans être glorieux ni misérables, les Flames sont une équipe bipolaire depuis 2014, retournant en série une année pour les rater l'année suivante. On voit depuis des portes tournantes chez les entraineurs, avec d'abord Bob Hartley qui arriva en 2012-13 et ramena les Flames au-delà de la première ronde en 2015. 
 
Ce fut ensuite au tour de Glen Gulutzan brièvement, ensuite le controversé Bill Peters, pour finalement encore servir du réchauffé en ramenant Darryl Sutter en 2020-21. Ce dernier semble ensuite avoir aliéné tout son vestiaire lors des années suivantes. Sutter a toutefois conduit l'équipe à une saison de 50 victoires (deuxième meilleure fiche de l'histoire de la franchise) et une autre présence en 2e ronde en 2021-22, pour finalement rater encore les séries l'an passé.

Bref, ce n'est ni glorieux ni exécrable, c'est surtout instable et inconstant. La saison actuelle semble être en voie d'être désastreuse, peut-être commençons-nous une autre véritable ère de misère à Calgary.


samedi 4 novembre 2023

Un peu d’humour avec le Canadien à la carte 92-93


 

Juste avant le début de la saison qui a vu la dernière conquête - en date - de la Coupe Stanley par les Habs, le journal La Presse avait produit un cahier spécial intitulé "Le Canadien à la carte 92-93".

Dans celui-ci, on retrouvait entre autres des fiches sur plusieurs joueurs de l'équipe, comprenant des informations à leur égard, des témoignages de leur part ainsi que des analyses réalisées par divers spécialistes du hockey. La fiche de Todd Ewen représente d'ailleurs un bon exemple du type de "carte" produite dans ce cahier spécial :



Certains joueurs ont pris le temps de relater des moments cocasses vécus dans le cadre de leur carrière. C'est le cas notamment du défenseur Donald Dufresne qui a partagé une histoire tirée de son passage dans les ligues mineures : « Ce n'était pas drôle sur le coup... À Fredericton. dans la ligue Américaine, notre autobus avait pris le champ. Tout d'abord, on s'est assuré que personne n'était blessé. Par la suite, on a bien ri parce qu'au moment de l'accident, les joueurs dégustaient leur repas d'après-match, du poulet. Tous avaient donc été copieusement arrosés de sauce. C'était beau à voir. » (p. 13).


Témoignage bien beurré de Donald Dufresne


Pour sa part, l'attaquant Vincent Damphousse a rappelé un moment embarrassant vécu alors qu'il était avec Toronto : « J’ai compté un but dans mon propre filet alors que je jouais pour les Maple Leafs. Et ça s'est passé au Forum, devant toute ma famille. Ils m'avaient demandé un but et ils m’ont remercié. J'en ai entendu parler longtemps... » (p. 11).


Damphousse ferait tout pour sa famille, y compris scorer contre sa propre équipe!


Par contre, (et c'est pour cela que je rédige ce texte pour La Vie Est Une Puck) quelques joueurs ont eu l'honneur d'être analysés par des comédiens québécois. Toutefois, au lieu de s'en donner à coeur joint, certains comédiens ont produit des analyses sérieuses et donc décevantes. C'est le cas de Marc Messier (célèbre entre autres pour son rôle dans La Petite Vie) qui a écrit ceci au sujet du défenseur Éric Desjardins: « Éric est un joueur que j'aime beaucoup. Il est rapide et il lit bien le jeu. Le style plus offensif du Canadien va l'avantager. J'aimerais par contre le voir frapper un peu plus. Je sais qu'il a encaissé des coups dangereux en début de carrière, dans des bagarres et pendant le jeu, et ça l'a peut-être rendu un peu timide. Avec le temps, il devrait s'imposer un peu plus au niveau physique. » (p. 6).


On aurait dû lire "(comédien en grève)"


Par contre, deux joueurs des Habs ont été choyés par de célèbres comédiens québécois. On retrouve ainsi le défenseur Lyle Odelein qui s'est fait savamment "baver" par Rock et Belles Oreilles : « Lyle est un joueur exemplaire qui se présente au Forum à chaque soir, même quand il n'y a pas de match. De plus, il n'a pas son pareil sur la route pour conduire une voiture et le trajet qu'il emprunte entre le Forum et sa maison est toujours le même, tout comme ses feintes sur la patinoire. Cette année, Lyle n'a qu'un objectif: patiner plus loin que la ligne rouge sans se faire crier après. » (p. 6)


Le roi de la feinte lol!


Vient ensuite l'attaquant John LeClair qui a reçu selon moi les meilleures blagues de tout le cahier spécial grâce au génie de Claude Meunier : « Joueur très intelligent puisqu'il a appris son hockey à l'université. Devrait connaître une grosse saison cette année... espérons que ça sera au hockey! Un joueur bourré de talent... trop bourré même... c'est peut-être ce qui le ralentit sur la glace certains soirs. Est dû pour éclater cette saison, sinon il pourrait faire éclater le deuxième étage du Forum. S'il score aussi souvent qu'il tombe sur la glace, il devrait terminer la saison avec 70 buts au moins. J'ai confiance en lui et j'espère que c'est réciproque. » (p. 14).


Terrible, terrible, terrible!


Tant qu'à rire grâce à Claude Meunier, on va terminer en beauté avec sa célèbre publicité pour Pepsi en compagnie de l'animateur Lionel Duval (1988)!




Source :
La Presse - Cahier des sports, 6 octobre 1992

jeudi 2 novembre 2023

Les grands voyageurs #11: Alexandre Giroux

 



Si vous avez déjà lu des chapitres de cette série, le joueur que j'ai considéré aujourd'hui n'est pas de cette catégorie de joueurs excessivement nomades qu'on a pu voir comme Trevor Jobe et ses 38 équipes(!), ce qui à ce jour est toujours mon record. 

Il a quand même trimbalé son baluchon à travers (seulement) 19 organisations, incluant celles au junior, mais j'avais surtout envie d'en parler pour plusieurs autres raisons, pas seulement le nombre d'équipes. Allons-y donc en commençant par une (trop longue) anecdote personnelle.

Il y a quelques semaines, j'ai ressorti mon X-Box 360 afin de rejouer à NHL12. Pourquoi prendre une vieille version au lieu du maudit NHL23 que j'ai acheté l'an passé? Ou bien me décider à sortir un autre 80$ pour acheter le 24? Et bien plusieurs raisons. Je sais que c'est pas juste moi, mais je déteste les nouvelles versions de NHL. Malgré plusieurs tentatives d'adaptation, je suis jamais capable de «setuper» ce maudit jeu à des settings de jeu acceptables. 

Malgré toutes mes expérimentations, mes matchs sont soit trop faciles (genre que je gagne 9-1 tout le temps) ou bien trop difficiles et/ou sans offensive (défaites de 2-0 ou victoires 1-0). Souvent quoique je fasse, je défonce le gardien adverse de 40 tirs sans pouvoir marquer tandis que l'adversaire gagne en effectuant seulement 12 tirs. Ensuite je change mes settings et je gagne 10-3.

Bref, y'a jamais moyen de trouver un bon setting d'une game à l'autre et tout ça me fait chier. En plus, ils ont ajouté au fil des années tellement de nouveaux modes de jeu qui ne m'intéressent pas (CHEL w-t-f) et qui ne font que sur-peupler le menu. Je suis donc habitué à mon bon vieux NHL12 et surtout à un système de settings juste assez amusant et ardu pour mes goûts.

J'ai entendu dire que le système de jeu a été complètement refait cette année pour le 24 mais je sais pas si je vais me laisser tenter. De plus, il y a un autre facteur qui me force à revenir dans le passé: J'ai 40 ans.

J'ai 40 ans et un des plaisirs de ces jeux est de se re-créer soi-même en joueur et gagner des trophées. En 2011-12 j'avais 28-29 ans et donc je fitais encore dans le spectrum d'âge des joueurs de la LNH. Maintenant j'ai 40 ans et c'est juste weird. Ça fait pas de sens de me faire un joueur de cet âge qui marque 50 buts. Je pourrais le mettre moins fort, le mettre sur la 3e-4e ligne et en marquer 10-15? Mais il est où le fun là-dedans? 

Vous pourriez argumenter en disant que tant qu'à fantasmer en s'imaginant comme joueur de la LNH, je pourrais me recréer plus jeune, genre 18 ans? Mais je trouves ça encore plus weird... Non, dans ma tête, mon moi-même virtuel est arrivé en scène au début des années 2000 et vers 2011 il était un joueur vedette établi. Pas une recrue et pas non plus un crouton de 40 ans. Bref c'est aussi pour ça que je joue encore à NHL12...

Caméo de Karl Alzner en background. Allo Karl!

Mais Alexandre Giroux il fite où et comment dans cette histoire pas rapport? Et bien dans le club-école de mon club des Oilers de NHL12, on y retrouve un joueur côté 76 overall du nom d'Alexandre Giroux. Il est aussi étiqueté «SNP» pour Sniper, donc c'est clair que j'allais me laisser tenter et l'insérer quelque part dans mon alignement. 

Donc malgré son 76 plus bas que le reste de mon alignement dans les 80+, Giroux a maintenant 15 points en 12 matchs dont 8 buts... Mais qui était-il donc ce Giroux? Je me souvenais vaguement de lui à l'époque où le jeu est sorti et les années depuis n'ont fait qu'aggraver mon souvenir. Je trouvais donc intéressant d'aller l'analyser aujourd'hui, si ce n'est que pour honorer son rendement dans mon alignement...

Réjean Giroux
Alexandre Giroux est né le 16 juin 1981 à Québec. Son père, Réjean Giroux, a joué comme attaquant pour les Remparts de 1969 à 1972, étant souvent jumelé avec Guy Lafleur. Il remporta la coupe Memorial de 1971 avec ce dernier avant de connaitre une saison de 109 points en 71-72 en compagnie de Jacques Richard, suite à quoi il fut repêché par les Blackhawks de Chicago. 
 
Il décida toutefois de rester au bercail en signant avec les nouveaux Nordiques de Québec pour la saison inaugurale de l'AMH en 1972-73. Il serait d'ailleurs le seul joueur à avoir joué le premier match des Remparts en 1969 ainsi que le premier des Nordiques.

Rétrogradé dans la NAHL avec le club-école des Nordiques en 1973-74, Réjean termina au sommet des pointeurs de la ligue avec 122 points. Cela lui valut une nouvelle offre des Blackhawks qu'il accepta cette fois-ci. Il évoluera deux ans dans la CHL avec les Blackhawks de Dallas avant qu'une blessure sérieuse au genou ne mette fin à sa carrière en 1976.

Pour sa part, le fils Alexandre débuta dans la LHJMQ en 1998-99 avec les Olympiques de Hull et fut un choix de 7e ronde (213e au total) des Sénateurs au repêchage de 1999. Il connut ensuite en 99-00 une saison de 52 buts et 99 points en compagnie de Michael Ryder, en plus de s'incliner en finale contre l'Océanic de Rimouski. Il termina son stage junior en 2001-01 avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Il débuta ensuite son long parcours dans la ligue américaine, d'abord en 2001-02 avec le club-école des Sénators de l'époque, les Griffins de Grand Rapids, et les deux saisons suivantes avec les Senators de Binghamton. Il fut toutefois inclus dans un échange en mars 2004 avec les Rangers qui l'obtinrent en compagnie de Karel Rachunek, en retour du défenseur Greg De Vries.

Il continua son chemin dans l'AHL, cette fois-ci avec le Wolf Pack de Hartford, où il connut deux saisons de 32 et 36 buts respectivement. Il put enfin gouter à un premier match dans la LNH à la fin de la saison 2005-06, sans récolter de points. Ce fut son seul match avec les Rangers.


Il signa ensuite comme agent libre avec les Capitals en 2006-07. Il obtiendra cette saison-là une fiche de 42 buts et 28 passes avec les Bears de Hershey, ce qui lui valut un rappel avec les Caps en fin de saison. Il obtint ainsi ses premiers points dans la LNH avec 2 buts et 2 passes en 9 matchs.

Il signa ensuite avec les Thrashers d'Atlanta. Mais après une seule demie-saison avec leur club-école à Chicago, les Capitals refirent son acquisition et il retourna à Hershey.

Vint alors la mémorable saison 2008-09. En compagnie de Keith Aucoin et Chris Bourque (fils de Raymond), les puissants Bears étaient l'endroit parfait pour Giroux qui connut une des meilleures saisons de l'histoire de la AHL en récoltant 60 buts et 37 passes pour 97 points, ce qui le plaçait au sommet de la ligue pour les buts et les points. 

Il s'agissait seulement de la 5e fois de l'histoire de la AHL qu'un joueur atteignait le plateau des 60 buts et aucun ne l'a atteint depuis. Durant la saison, il connut une séquence record en marquant dans un 15e match consécutif, éclipsant alors la marque détenue par le légendaire Brett Hull depuis 1987.

En plus de ses 60 buts, il mena également les Bears en Séries avec 15 buts en 22 matchs alors que les Bears remportèrent la coupe Calder de 2009. Ces 75 buts combinés en 2008-09 en font ainsi le recordman à ce niveau, le précédent détenteur étant Stéphan Lebeau avec 71 en 1988-89. Cette saison-là, Lebeau avait récolté un record toujours valide de 70 buts en saison, mais seulement 1 en séries.

De plus, Giroux accomplit cet exploit en seulement 69 matchs, étant rappelé par les Capitals l'espace de 12 matchs. Malheureusement pour lui, son principal défaut était son coup de patin. Étant légèrement plus lent dans la LNH, il lui manquait cette fameuse fraction de seconde de démarcation et il ne parvint jamais à transposer ses talents offensifs dans la grande ligue. Durant ce séjour de 12 matchs avec les Caps, son plus long à vie dans la LNH, il n'obtint qu'un seul but et une passe.


La saison suivante, 2009-10, fut pratiquement identique. Il obtint 50 buts, mais cette fois-ci davantage de passes avec 53 pour un sommet en carrière de 103 points, au deuxième rang de la AHL derrière son coéquipier Aucoin. Il joua cette fois 9 matchs avec les Caps, obtenant 1 but et 2 passes. 

Les Bears retournèrent ensuite en finale et remportèrent une deuxième coupe Calder consécutive, premier club à accomplir ce fait d'arme depuis les Indians de Springfield en 89-90 et 90-91 (avec un alignement totalement différent d'une saison à l'autre). Un repeat étant très rare et très dur à accomplir dans ce circuit, les Bears sont les derniers à ce jour à l'avoir fait. Lors de ces deux années de gloire, c'est Giroux qui termina premier en séries pour les buts et les points chez les Bears. Ces deux années exceptionnelles à Hershey lui valurent également le trophée Les Cunningham pour le joueur le plus utile en 2008-09.

Malgré une nouvelle offre des Capitals pour demeurer à Hershey, il opta de tenter sa chance dans une autre organisation, en signant avec les Oilers d'Edmonton en 2010-11. Il joua alors principalement avec le club-école, les Barons de Oklahoma City, où il connut une saison de 32 buts et 46 passes pour 78 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il s'agissait de sa 7e saison consécutive de plus de 30 buts, ce qui égalisait un record. 

Toutefois, le même scénario se produisit dans la LNH où il fut retranché après le camp d'entrainement. C'était le début de cette ère de jeunes loups offensifs à Edmonton et il fut donc déclassé au profit de plus jeunes comme Jordan Eberle, Taylor Hall, Magnus Paajarvi et Linus Omark. Il ne put obtenir que 2 points en 8 matchs à Edmonton durant la saison.


Ce fut ensuite un dernier tour pour Giroux dans la AHL en 2011-12, cette fois dans l'organisation des Blue Jackets. Il obtint alors 54 points avec les Falcons de Springfield et seulement 1 but en 9 matchs à Columbus. Il passa bien près de s'approprier le record de 8 saisons consécutives dans la AHL avec 30 buts, alors qu'il termina avec 28.

Il quitta ensuite pour la KHL avec le Dynamo de Riga en 2012-13. Après une saison en demie-teinte, il fut prêté au Klothen HC de la ligue Suisse. Il sembla s'y plaire puisqu'il passa ensuite les trois saisons suivantes au sein de ce circuit avec Ambri-Piotta. Il remporta également la coupe Spengler avec l'équipe canadienne en 2016.

Il passa ensuite une autre saison de retour dans la KHL avec le Zagreb Medvescak et ensuite en 2017-18 avec les Brûleurs de Loups de Grenoble où il termina premier pointeur de la ligue Magnus. Voulant ensuite prendre sa retraite, il fut toutefois convaincu par un ami de se joindre à l'Assurancia de Thetford Mines dans la LNAH. Il y joua deux saisons, terminant premier du circuit pour les buts marqués en 2018-19. Il revint ensuite pour un dernier 5 matchs en 2021-22.

Sa fiche à vie dans la LNH fut de 6 buts et 6 passes en 48 matchs.
Sa fiche à vie dans la AHL fut de 368 buts et 336 passes pour 704 points en 771 matchs. Ces 368 buts le placent au 7e rang de l'histoire des marqueurs dans ce circuit. Signe que la AHL s'est quelque peu détériorée côté offensive, il est le dernier à avoir franchi le cap des 50 buts, des 60 buts et des 100 points.

Il aura joué pour 19 équipes au total:
- 2 au junior: Hull, Rimouski
- 7 dans la AHL: Grand Rapids, Binghamton, Hartford, Hershey, Chicago, Oklahoma City, Springfield
- 4 dans la LNH: New York, Washington, Edmonton, Columbus
- 5 en Europe: Riga, Kloten, Ambri-Piotta, Zagreb, Grenoble
- 1 dans la LNAH: Thetford Mines.


Sources:
De Guy à Ovi, de père en fils chez les Giroux, Le Soleil, 9 novembre 2018
Réjean Giroux: la carrière dont il ne rêvait même pas chez les Nordiques, Journal de Québec, 25 septembre 2022
Barons' Alexandre Giroux will not give up on NHL dream, The Oklahoman, 30 jan. 2011
Hershey hero Giroux re-signs with Capitals, AHL.com, 5 août 2009