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vendredi 3 octobre 2025

Le numéro 29 chez le Canadien






Avec le décès du grand Ken Dryden le 5 septembre dernier et le tout dernier match de Marc-André Fleury samedi passé, je me suis dit que c'était un bon moment pour voir l'héritage du numéro 29 chez le Canadien de Montréal.

C'est en 1967 que le #29 est porté pour la première fois sur l'uniforme tricolore et il sera d'ailleurs presque exclusif aux gardiens de but jusqu'en 1982. C'est Rogatien Vachon qui est le premier à arborer ce numéro sur son uniforme pour la saison 1967. En 1968-69, Tony Esposito et Ernie Wakely utilisent ce numéro : Esposito pendant ses treize parties devant le filet montréalais et Wakely lors de son seul match de la saison (son deuxième et dernier dans l'uniforme du Canadien)

La saison suivante, le nouveau venu Phil Myre est celui qui hérite du numéro 29, jusqu'à l'arrivée du jeune prodige Ken Dryden. Ce dernier sera le porte étendard de ce numéro jusqu'à sa retraite à la fin de la saison 1979, suite à une (courte) carrière de 8 saisons lui permettant de mettre la main sur 6 coupes Stanley, cinq trophées Vézina ainsi qu'un trophée Conn Smythe et le Calder.

Rick Wamsley - 1980-81

Alors que personne n'utilisa le 29 la saison suivante, c'est un gardien qui aura l'honneur de reprendre le chandail numéro 29 des tablettes, alors que Rick Wamsley fut devant le filet du Canadiens pendant cinq parties, en remportant trois. L'ailier gauche Dave Orleski fut également titulaire du #29 le temps d'un match (et un autre la saison suivante). La saison suivante, c'est le numéro 1 que Wamsley arbora et ce, jusqu'à ce qu'il soit échangé par le Canadien aux Blues de St-Louis dans le cadre du repêchage de 1984, leur permettant de repêcher Shayne Corson en première ronde et Stéphane Richer au deuxième tour. 

L'édition 1981-82 du Canadien amena un nouveau gardien de but, alors que le gardien Mark Holden fut rappelé des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse pour le mois de janvier 1982. Se faisant attribuer le numéro 29, il l'amena sur la glace à une seule occasion, alors qu'il prit la place de Denis Herron pour la troisième période d'une victoire de 6-2 contre les Flames de Calgary. Holden ne disputa que trois autres parties avec le Canadien en deux saisons, portant le numéro 32, avant d'être échangé aux Jets de Winnipeg contre Doug Soetaert.

Holden fut le dernier gardien à porter le numéro 29. Peut-être que les dirigeants du Canadien se sont dit que c'était un sacrilège de laisser un autre portier avoir le numéro d'un futur membre du Temple de la Renommée, lui qui eut son billet d'entrée en 1983. Par contre, comme le numéro était toujours en circulation, d'autres joueurs du Canadien décidèrent de le prendre. Voici la liste de ces joueurs :

John Chabot 1983-84 - Ron Flockhart 1984-85

En 1983-1984, le numéro 29 fut décerné à l'ancien des Olympiques de Hull et des Castors de Sherbrooke, John Chabot, qui disputa 56 parties avec le Canadien en tant que joueur de centre. La saison suivante, il foula la glace pendant dix parties dans l'uniforme bleu-blanc-rouge avant d'être échangé aux Penguins de Pittsburgh en retour de Ron Flockhart, un autre centre. Ce dernier termina la saison dans le poste ET dans la chandail de Chabot. Les préposés à l'équipement ont dû tout simplement arraché le nom de Chabot pour coudre le nom de Flockhart sur le chandail. Il fut transigé à la fin de la saison aux Blues de St-Louis en retour de Perry Ganchar.

Gaston Gingras 1985-1987

Repêché en 1979 par le Canadien, Gaston Gingras fit un retour en février 1985 après un exil d'un peu plus de deux ans avec les Maple Leafs de Toronto. Il resta à Montréal jusqu'en octobre 1987, étant échangé aux Blues de St-Louis. C'est déjà le 3e numéro 29 à être échangé aux Blues …

Gilles Thibaudeau 1987-1989

Signé par le Canadien alors qu'il jouait Junior B à St-Jérôme, Gilles Thibaudeau passa les saisons 1986-87 et 1987-88 principalement à Sherbrooke, mais il fut rappelé et put jouer au total 26 matchs avec le grand club. Alors qu'il portait le numéro 28 à ses premiers matchs à Montréal, il réquisitionna le 29 suite au départ de Gingras. Il resta dans la métropole en 1988-89 mais ne fut utilisé que pendant 32 matchs. Il fut libéré à la fin de la saison et se retrouva avec les Islanders de New York.

Patrick Lebeau 1991 - Jesse Bélanger 1992-93

Repêché en 1989 par le Canadien, Patrick Lebeau formait avec les Canadiens de Fredericton un trio assez redoutable avec Gilbert Dionne et Jesse Bélanger. Il était donc permis de tout espérer du jeune frère de Stéphan. Il ne joua cependant que deux match avec le Canadien en 1991. Après un passage avec l'organisation des Flames et avec les Panthers, Patrick prit le chemin de l'Europe où il connut un peu plus de succès qu'en Amérique. Pour sa part, Bélanger arriva à Fredericton en même temps que Lebeau, mais ne joua avec le grand club pour la première fois qu'en 1991-92. Il fit parti de l'équipe championne de 1993, disputant même 9 matchs en série, inscrivant un point. Les Panthers de la Floride le sélectionnèrent au repêchage d'expansion et revint avec le Canadien en 1999-2000, mais cette fois avec le numéro 40.

Yves Racine 1995-1996

L'ancien des Tigres de Victoriaville arriva à Montréal en provenance de Philadelphie en retour de Kevin Haller en juin 1994. Mais à cause du lock-out, il ne disputa ses premiers matchs avec Montréal qu'en janvier 1995. Il débuta la saison suivante avec le CH avant d'être soumis au ballotage et réclamé par les Sharks en janvier 1996.

Brett Clark 1997-1999

Repêché en 6e ronde par le Canadiens en 1996, Brett Clark disputa une saison avec l'équipe nationale canadienne avant de faire ses débuts avec le club dès la saison suivante, disputant 102 matchs avec le Bleu-blanc-rouge avant d'être réclamé par les Thrashers d'Atlanta au repêchage d'expansion de 1999. Ça fait trois numéro 29 de suite qui se font réclamé par une autre équipe …

Jim Cummins 1999-2000

Le Canadien fit l'acquisition du dur à cuire Jim Cummins au repêchage de 1999 contre un choix de 6e ronde. Il ne fit pas vraiment de flammèche au sein de l'édition du nouveau millénaire. Je me rappelle surtout de lui car lors d'un match en janvier 2000, le CH avait joué contre les Rangers au Centre Molson, dans un match "spécial Original 6" et les deux équipes avec leur chandail foncé. Mais comme les casques étaient bleus dans les deux cas, les arbitres avaient demandé aux joueurs du Canadiens de mettre leurs casques blanc après la première période. C'était laid rare, ils avaient l'air d'une bande de Calimero.

Darryl Shannon 2000

Si vous avez oublié le passage de Shannon avec le Canadien, vous n'êtes pas seul. Surtout connu pour avoir joué avec son frère Darrin avec les Jets de Winnipeg dans les années 90, Shannon s'emmena avec le Tricolore au début de la saison 2000-01. Il ne disputa que 7 matchs anonyme à Montréal et 4 avec les Citadelles de Québec dans la Ligue Américaine. Il fut libéré par le CH et s'envola vers l'Allemagne.

Gino Odjick 2000-2002

Le dernier joueur du Canadien à avoir utilisé le numéro 29 fut le sympathique et regretté Gino Odjick. En fin de carrière, il fut acquis par le Canadien en décembre 2000 en retour entre autre de P.J. Stock. Il fit de son mieux pour s'acquitter de sa tâche d'homme fort, mais le poids des années commençait à se faire ressentir et il ne semblait pas être le préféré de Michel Therrien. Après une saison et demie à Montréal et quelques matchs avec les Citadelles à Québec, Odjick prit une retraite bien mérité. 

Tout comme le numéro 29 d'ailleurs, qui fut finalement retiré par le Canadien en janvier 2007. Utilisé sur 40 ans, le numéro 29 fit parti de 10 équipes championne, dont 6 sur le dos de Ken Dryden.

Ken Dryden, 1947-2025

mardi 30 septembre 2025

Pause Pub - Travelaide

 

 

Ça fait plusieurs années que j’écris au sujet de mes petits voyages où je vais voir des matchs dans différentes villes, un passe-temps dont je suis évidemment loin d’être le seul à avoir.

Bien sûr que je n’ai rien inventé.  Ceci existe depuis longtemps. À une certaine époque, le premier ministre du Québec et grand amateur de baseball, Maurice Duplessis aimait bien se rendre à New York pour voir ses Yankees.

Mais le ″Cheuf″ n’était pas le seul à se rendre dans la Grosse pomme pour voir du sport.  Dans l’édition du 2 février 1960 du Montréal-Matin, quelques mois après le décès du chef de l’Union nationale, on retrouve une publicité pour un voyage en train pour se rendre à New York pour voir les Canadiens affronter les Rangers.  Selon cette pub, l’agence bénéficie de 1000 billets, dont 892 sont déjà vendus à quelques jours du départ.  Il en coûtait 39,95$ pour le train et le billet (424,76$ en dollars d'aujourd'hui).

 

 

La publicité offre aussi la possibilité d’assister au combat du boxeur Robert Cléroux contre l’allemand Willi Besmanoff, deux jours plus tôt.

À ce moment, les Canadiens sont dans la dernière saison de leur séquence de cinq Coupes consécutives.  Ils sont premiers au classement (32-9-9).  Leurs adversaires sont à l’opposé.  Les éternels misérables Rangers sont sixièmes et derniers au classement (12-29-10).

Pourtant, les Glorieux ont à ce moment de la difficulté avec les pauvres new yorkais, qui sont leur bête noire.  C’est ce qu’allait démontrer la suite des événements.

Lou Fontinato a d’abord inscrit un rare but, aux dépends de Jacques Plante.  Ses coéquipiers Ken Schinkel, Dean Prentice et Andy Hebenton ont complété le pointage.  C’est Bernard Geoffrion qui a évité le blanchissage aux Canadiens.

Lorne Worsley a fait face à 38 tirs, bien qu’il ait été peu mis à l’épreuve.  Plante en a reçu de son côté 32, en plus d’écoper d’une pénalité pour avoir immobilisé la rondelle derrière son but.

Dans un Madison Square Garden troisième édition d’une capacité de 15 925 place (la quatrième et actuelle version date de 1968), la foule était de 15 109, incluant donc environ 1000 montréalais.

Ceux qui parmi eux ont assisté au combat de Cléroux ont eu plus de chance à ce moment, puisque le boxeur de L’Abord-à-Plouffe (qui fait aujourd’hui partie de Laval) a vaincu son adversaire en se rendant à la fin des dix rondes et en remportant une décision unanime qui a laissé un goût amer à son adversaire.

L’année suivante, Fontinato a rejoint les Canadiens.  Quelques années plus tard, Worsley (avec Dave Balon, Léon Rochefort et Len Ronson) seront échangés à Montréal contre Plante (accompagné de Phil Goyette et Don Marshall).  Lorsque Bernard Geoffrion fera son retour au jeu en 1966, ce sera avec les Rangers.  Dans une ligue à six équipes, on est tissé serré...

Sources :

″Robert Cléroux démontre beaucoup de courage en battant Besmanoff par décision unanime″ de Jean-Paul Sarault, 6 février 1960, Montréal-Matin, page 27,

″New-York demeure la bête noire des Canadiens″ de Jacques Beauchamp, 8 février 1960, page 38,

banqueducanada.ca.

 

samedi 20 septembre 2025

Lève-toi et match : réveils-matin de la LNH

 

Entre deux scandales qui font les manchettes chaque jour (merci Donald Trump), je prends le temps de fouiner tranquillement sur Ebay pour dénicher des cossins qui touchent au hockey. Récemment, je me suis dit "hey il doit bien y avoir des réveil-matins avec des équipes ou des joueurs de hockey dessus fabriqués principalement en Chine et vendus à quiconque a des bidous de trop dans sa tirelire". Bin kin! Il y en a certainement sur Ebay et on en trouve pour tous les égouts! :)

Il est l'heure de prendre pour les Red Wings!

On déploie nos ailes avec cet affreux réveil-matin des Red Wings. Il indique l'heure avec des aiguilles qui brillent dans le noir. Quand il est entre 12 et 3 heures, on semble entrer dans un vortex spatiotemporel où la couleur rouge est omniprésente. Selon le beau-frère de ChatGPT, les fans des Red Wings sont donc obligés de porter des vêtements rouges dans cette période de la journée. Le reste du temps, ils doivent porter du blanc. En fait, c'est comme si les Red Wings avaient créé une machine qui contrôle leurs fans! On a affaire à un... cheval Détroit (oh le jeu de mots avec "cheval de Troie" ici!)! Ou alors je délire. Comment ça, c'est la 2e option? Vous faites partie du complot... vous aussi? :P

La rondeur me fait penser au casque de Petr Klima

Ce cadran fonctionne avec une seule batterie AA. Celle-ci doit dater de 2011 pour offrir des heures optimales (et surtout laisser reposer les aiguilles, épuisées de traverser les époques des Dead Wings). En ce mois de septembre 2025, vous pouvez vous procurer cette oeuvre d'heure pour la modique somme de 6,91$ US... et 30$ US de frais de livraison! Une aubaine si on gère notre argent comme la CAQ!

Sa forme est parfaite pour le pogner le matin quand il sonne et le garrocher sur le mur tout en sacrant. Par ailleurs, on dirait qu'ils ont utilisé le même moule de plastique que pour le Buzz Boar, ce fameux véhicule jouet des Cobras qui creuse sa route dans la terre (oui j'étais un grand fan des GIJoes quand j'étais jeune et je l'assume avec fierté!).

J'ai la berlue ou je vois le réveil-matin des Red Wings?!?

Dans les années 1990, on pouvait se procurer des réveil-matins officiels de la LNH qui présentaient un but et son gardien à côté. L'idée était de dormir vraiment stressé en sachant que le gardien constamment pris hors position allait devoir faire un geste désespéré pour arrêter la rondelle. Le cadran est high tech avec un affichage numérique qui présente une surcharge d'informations pour le pauvre ti-pit qui veut juste être fan des Nordiques de l'Avalanche du Colorado. On lui donne l'heure, la date et même un calendrier. Sur le top du net, on voit une lumière rouge qui doit s'allumer quand on met l'alarme. Je dis ça, car je n'ai pas pu trouver de vidéo de ce réveil-matin en action sur les Internets.


Contrairement au réveil-matin très ordinaire des Red Wings présenté précédemment, celui-ci a de quoi de cool en arrière. On voit le derrière du filet en plus du numéro et du nom de famille du gardien de but de l'équipe! Ici c'est Patrick Roy qui a l'honneur d'avoir de l'écriture botchée sur son chandail! Il est quand même chanceux, car je ne sais pas comment le nom de John Vanbiesbrouck  aurait fitté sur le chandail des Panthers!


Vous voulez mieux que ça? Voici un magnifique masque de gardien de but des Blackhawks de Chicago qui cache un réveil-matin!



Les options d'affichage sont moins développées que celui de l'Avalanche, mais demeurent très efficaces pour les besoins d'un réveil matinal. Ça donne l'heure, ça sonne, ça paraît bien! Go Chicago! :)


Par contre, ça doit pas être évident d'appuyer sur le snooze quand l'alarme sonne. Soit tu ouvres la grille pour appuyer sur le bouton, soit tu garroches le casque après t'être tordu les doigts dans la grille. Ou alors il y a un mécanisme que je n'ai pas remarqué sur ce bidule qui coûte environ 70$ CA sur eBay, livraison comprise. Il est encore plus abordable quand on décide de ne pas l'acheter.

Wayne Gretzky a mis son nom et sa face sur tous les cossins imaginables lors de son passage avec les glorieux Oilers d'Edmonton des années 1980. On le voit ici sur un "fantastique" réveil-matin qui vient avec une pile incluse (le deal du siècle)! C'est une grosse boîte de plastique bleue avec un petit écran qui affiche l'heure et une grande photo de Gretzky avec un chandail aux couleurs des Oilers, mais sans leur logo. Ça sent les droits licence qui n'avaient pas été payés par la compagnie Remex de Brampton en Ontario (la ville d'origine de Gretzky en plus! un collègue de LVEUP m'a signalé que c'était plutôt Brantford; désolé pour le 100 km de différence entre les villes!).


Cette "merveille" de réveil-matin offre une garantie d'un an qui est passée date depuis longtemps. Pour les collectionneurs divertis, on peut se le procurer pour la modique somme de 80$ CA en ce mois de septembre 2025. Le truc pour augmenter sa valeur sur Ebay, c'est de le faire autographier par ses frères Brent Gretzky ou Keith Gretzky. Dans le pire des cas, on peut même demander à Glen Gretzky, son frère méconnu qui a eu une carrière obscure comme acteur et écrivain. Pourvu qu'on reste dans la famille, il y a 99% de chance que ça fonctionne pas!


On termine avec des réveil-matins totalement inattendus. Je parle de la "méga-vedette" Timo Meier qui a eu droit à un modèle rétro lors de son passage avec les Sharks de San Jose en 2018! On a même donné un nom à son réveil-matin : le Timo Time!


Comme si ce n'était pas assez, Timo Meier a ensuite été échangé aux Devils du New Jersey, ce qui lui a permis d'obtenir un bobblehead qui donne l'heure en 2024! Non mais il profite tu assez de chaque seconde de sa vie lui!



Je pense avoir compris pourquoi Timo Meier a droit à des réveil-matins avec son nom dessus. Il écrit carrément "Timo Time" pour signer des cartes de hockey comme en témoigne cette carte de hockey officielle de UpperDeck de 2018-2019! C'est un surnom très efficace d'un point de vue marketing et c'est cool de voir qu'il participe à sa propre valorisation comme joueur de hockey!


Remarquez que son "Timo Time" est ici écrit sur une carte "Sign of the Times"! Timo Meier bat donc à plates coutures le marketing de Wayne Gretzky pour les réveil-matins de la LNH!

On prend une pause pour l'applaudir et on se revoit à une date ultérieure pour un prochain texte sur d'autres cossins du hockey qui traînent sur eBay! :)

Photos prises sur Ebay

mercredi 17 septembre 2025

Bob Paradise

  

Originaire du Minnesota, Bob Paradise est allé à l’école au Cretin High School (ça ne s’invente pas), à St-Paul. Athlète accompli, il excella au football, en plus de recevoir une offre des Red Sox de Boston. Il préféra toutefois continuer son parcours scolaire avec Saint Mary’s University, où il mit plus d’emphase sur le hockey et où il montra des statistiques offensives intéressantes pour un défenseur. 

Après un bref passage dans l’IHL, il se retrouva au sein de l’équipe olympique américaine qui se rendit aux Jeux de Grenoble, en 1968. À cette époque, le hockey n’était pas si populaire aux États-Unis, avec quelques exceptions comme le Minnesota natal de Paradise et le Massachusetts. La LNH venait à peine de procéder à sa première expansion, lorsqu’elle ajouta six nouvelles équipes au pays de l’Oncle Sam, ajoutées à ses quatre équipes traditionnelles, Boston, New York, Détroit et Chicago. 

Bien que l’équipe comptait aussi dans ses rangs des gens qui laissèrent plus tard leur trace dans le monde du hockey comme Lou Nanne, Larry Pleau et Herb Brooks, elle dut se contenter de la sixième place. Ses deux victoires furent acquises contre les deux Allemagnes, en plus d’un match nul contre la Finlande. Elle prit toutefois une dégelée de 10-2 contre les champions éventuels, l’Union soviétique. 

En six matchs, Paradise n’obtint aucun point et aucune minute de pénalité. 

En 1969, il continua son parcours international en participant au championnat du monde en Suède. Les États-Unis perdirent leurs dix matchs, incluant un massacre de 17-2 contre les Soviétiques, les futurs gagnants. Ils terminèrent alors sixièmes, la dernière place du groupe A. 

Paradise passa le reste de la saison 1969-70 avec les Knights d’Omaha de la Ligue centrale. Dans une équipe dirigée par Larry Popein et avec des coéquipiers qui incluaient son frère Dick, André Dupont et Mike Robitaille, il remporta la Coupe Adams. 

Ces performances semblèrent convaincre les Canadiens, puisque Sam Pollock, qui n’avait jamais assez d’espoirs dans son organisation, lui fit signer un contrat. Il n’y eut évidemment pas d’espace pour lui avec le Bleu Blanc Rouge. Il passa plutôt l’année avec les Voyageurs de Montréal de la Ligue américaine avant d’être échangé aux North Stars du Minnesota contre un montant d’argent. 

C’est donc avec l’équipe de son état natal qu’il fit ses débuts en 1971-72 dans la Ligue nationale. En jouant 6 matchs, il devint alors l'un des 16 joueurs américains à jouer dans la LNH cette année-là. L’expérience fut toutefois de courte durée, puisqu’à la fin de la saison, il fut échangé aux nouveaux Flames d’Atlanta, encore une fois contre un montant d’argent. 

C’est donc en Géorgie qu’il put jouer régulièrement au plus haut niveau. Cette situation dura un peu plus d’un an, puisqu’il fut échangé avec Chuck Arnason aux Penguins en janvier 1974, en retour d’Al McDonough. 

En 1974-75, les Penguins connurent un rare succès en séries en éliminant les Blues au premier tour. Ils affrontèrent ensuite les Islanders, qui accédaient alors aux éliminatoires pour la première fois. Pittsburgh prit les devants 3-0 dans la série, mais les New Yorkais leur jouèrent un tour en devenant la deuxième équipe à renverser la vapeur dans de telles circonstances, après les Leafs de 1942. Lors du septième et ultime match, malgré une cause perdante, Paradise laissa sa marque. S’il n’était pas vraiment un bagarreur et n’accumulait pas tant de minutes de pénalités, il pouvait certainement se défendre, surtout pendant cette époque où le jeu rude dominait. En première période, il livra un violent combat à Clark Gillies. Si ce dernier n’a jamais eu froid aux yeux, il affirma plus tard que Paradise, qui lui infligea alors une raclée, était le joueur le plus dur qu’il avait affronté dans sa carrière.

https://www.youtube.com/watch?v=KS1gzU6d6p4

https://www.youtube.com/watch?v=BvRHV8KfOKQ

Suite à sa meilleure saison offensive dans la Ligue nationale (3 buts et 15 passes), il revint avec les Penguins en 1975-76, mais seulement pour 9 matchs, puisqu’en novembre, il fut échangé aux misérables Capitals de Washington, qui venaient de connaître la pire saison pour une équipe d’expansion. Pour l’obtenir, les Caps donnèrent leur choix de 2e ronde, qui deviendra Greg Malone. Le père de Ryan eut par la suite une belle carrière, jouant 704 matchs avec Pittsburgh, Hartford et Québec. 

Quant à Paradise, il joua 70 matchs avec Washington, avant d’être retourné aux Penguins, contre les droits sur Don Awrey, en fin de carrière et qui ne joua finalement jamais avec les Capitals. 

Pour le reste de sa carrière, le défenseur à caractère défensif joua irrégulièrement. Quand ce n’était pas à cause de blessures, c’était simplement parce qu’il peinait à se tailler une place. 

Ça ne l’empêcha toutefois pas de retourner aux championnats du monde en 1977, à Vienne, où les États-Unis terminèrent encore sixièmes. 

Il joua ses dernières parties dans la LNH en 1978-79. 

Paradise devint ensuite professeur au secondaire. 

En 1989, sa contribution au niveau international contribua à le faire élire au Temple de la renommée du hockey américain. Il alla alors y rejoindre son beau-père, nul autre que Bob "Killer" Dill

Sources : 

″Arnasson (sic) et Paradise passent aux Pingouins″, 5 janvier 1974, Québec, à propos, page 29, 

″Les Islanders ont réussi″, 27 avril 1975, Montréal-Matin, page 62, 

″Islanders Oust Penguins, 1-0″ de Dan Donovan, April 27 1975, Pittsburgh Press, page D1, 

″Incredible Hulk Mahovlich Snaps Wings″ de Dan Donovan, December 1 1977, Pittsburgh Press, page C1, 

quanthockey.com, ushockeyhall.com, wikipedia.org.