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vendredi 17 juin 2022

Les amis de Jaromir Jagr

 

  


Je suis sûr que vous avez dû voir popper ce graphique sur les réseaux sociaux ces derniers temps, on le voit sortir à chaque année. On y montre que chaque finale de la coupe Stanley depuis 1980 mettait en scène un coéquipier de Jaromir Jagr durant sa longue carrière. Mais 2021 fut vraisemblablement la dernière fois qu'un coéquipier de Jagr a atteint la finale. C'est le genre de truc inutile à savoir mais qui demeure quand même impressionnant pour tout fan de hockey. Mais ici à LVEUP, qu'est-ce qu'on fait avec des trucs inutiles à savoir? On essaie de les décortiquer encore plus pour trouver encore plus inutile... D'ailleurs le gars qui a fait ça a souvent mis le joueur le plus évident ou parfois le plus random, mais il y en a quantité d'autres à inclure également.

Premièrement je me devais de vérifier s'il n'y avait réellement pas de joueurs pour l'année 1979, année où les Canadiens ont conclu leur dynastie en remportant une 4e coupe d'affilée contre les Rangers. Et bien non, il n'y avait aucun futur coéquipier de Jagr cette année-là. On retrouve bien quelques joueurs qui ont terminé leur carrière alors que Jagr commençait la sienne comme Guy Lafleur et Larry Robinson chez le Canadien ou encore Mario Marois et Lucien Deblois chez les Rangers. Mais aucun qui n'aura joué avec Jagr.

Passons donc à l'analyse du graphique:


1980,1981,1982, 1983: Bryan Trottier
La légende des Islanders est venu terminer sa carrière à Pittsburgh comme agent libre en 1990-91, première année de Jagr dans la ligue et première des deux coupes consécutives des Penguins. Trottier remporta donc ses 5e et 6e coupes lors de ces deux saisons. Il prit sa retraite par la suite mais revint pour jouer une dernière saison en 1993-94, suite à quoi il devint assistant entraineur de l'équipe jusqu'en 1997.

En plus de Trottier, on retrouve quelques joueurs parmi ces 4 finales qui deviendront coéquipiers de Jagr. C'est le cas de Gordie Roberts (Minnesota 1981 - Pittsburgh 1990-92) ainsi que deux Oilers de 1983; Paul Coffey et Mark Messier.

1984-1985-1987-1988-1990: Mark Messier
Messier revient pour l'autre dynastie, celle des Oilers, et deviendra coéquipier de Jagr chez les Rangers, mais ce très brièvement, soit pour une demie-saison, la dernière de Messier en 2003-04. Jagr s'amena à New York en provenance de Washington en janvier 2004.

En plus de Messier, voici quelques autres joueurs chez les Oilers et leurs adversaires à prendre en compte: Coffey, Gord Dineen (NYI 1984, PIT 1992), Rick Tocchet (PHI 85-87, PIT 92-94), Craig Muni (EDM 87-88-90, PIT 96-97), Marty McSorley (EDM 87-88, PIT 94), Jean-Jacques Daigneault (PHI 87, PIT 96-97), Kjell Samuelsson (PHI 87, PIT 92-95) et Petr Klima (EDM 90, PIT 96).


1986: Joe Mullen
Mullen, qui jouera en finale en 1986 et 1989 avec les Flames et ensuite à Pittsburgh lors du repeat 91-92 des Penguins, sera coéquipier de Jagr entre 1990 et 1997. Le seul autre de cette finale de 1986 est Dan Quinn des Flames, qui sera brièvement un Penguin en 1996-97. Il y avait joué aussi de 1986 à 1989, avant l'arrivée de Jagr. Cependant, aucun membre du Canadien de 1986 ne fut plus tard coéquipier du grand tchèque.


1989: Jiri Hrdina

Ici, le gars aurait pu remettre Joe Mullen mais il a plutôt opté pour le compatriote de Jagr, Jiri Hrdina, qui s'amena à Pittsburgh peu de temps après Mullen en 1990 et qui y gagna aussi deux autres coupes. Encore une fois aucun membre du CH dans le tas.


1990-1991: Jaromir Jagr...
Jagr se représente lui-même ici, à défaut de mettre l'équipe au complet. Le gars a omis de remettre Jagr en 2013 alors qu'il était membre des finalistes cette année-là, les Bruins. C'était la seule autre année où Jagr retourna en finale.
 

1993: Jean-Jacques Daigneault
On retrouve finalement un membre du CH comme coéquipier de Jagr alors que Daigneault voyagea amplement durant sa carrière et se retrouva dans le vestiaire des Penguins de la fin de la saison 1995-96 jusqu'au milieu de la saison suivante lorsqu'il passa aux Mighty Ducks.

Chez les Kings, on l'oublie souvent mais on retrouve bien sûr Luc Robitaille qui fut brièvement membre des Penguins en 1995, le temps de jouer dans Sudden Death et de faire une promo étrange avec Jagr...




1994: Mark Messier
Chez les Rangers de 1994, le gars a été un peu paresseux et a ramené Messier une fois de plus. On retrouve pourtant d'autres joueurs chez les Rangers comme Sergei Zubov (qui fut justement échangé à Pittsburgh contre Robitaille), Eddie Olczyk (PIT 97-98) et bien sûr Alex Kovalev avec qui il formera un super duo de 1998 à 2001 chez les Penguins. 

Chez les Canucks de 1994, on retrouve un autre compatriote de Jagr, Jiri Slegr, avec qui il jouera à Pittsburgh de 1997 à 2001. On y retrouve également un joueur dont on ne s'attend vraiment pas, Trevor Linden. Ce dernier fut échangé des Canadiens aux Capitals en 2001. Il jouera 16 petits matchs avec les Caps lors de la première saison de Jagr à Washington, avant de reprendre le chemin de Vancouver.


1995: Tom Chorske

Wow. Tom Chorske. Je suis certain qu'on est capable de trouver mieux. En fait oui, il y a vraiment mieux. Bang! Martin Brodeur.  On l'oublie aussi mais lors du retour de Jagr dans la LNH, il faisait en quelque sorte une tournée d'adieu en s'enlignant pour le plus de clubs possibles. En 2013-14, c'était le tour des Devils de l'accueillir, juste à temps pour la dernière saison de Brodeur. Oui je sais il est revenu avec les Blues l'année d'après mais ça on en parle pas.

Mais sinon oui, Tom Chorske. Ils ont joué ensemble le temps de 33 matchs en 1999-2000. C'était aussi la dernière saison de Chorske si ça vous intéresse... Il y avait aussi Bobby Holik (NYR 2003-04) chez les Devils de 1995.

Chez les finalistes, les Red Wings, on retrouve Doug Brown (PIT 93-94), Bob Errey (PIT 90-93), Greg Johnson (PIT 96-97) ainsi que bien sûr Paul Coffey (1990-91). Ce dernier a vraiment l'habitude de se retrouver dans mes textes...


1996: Scott Young

Chez l'Avalanche de 1996, on retrouve un autre compagnon d'armes de Jagr lors des conquêtes des Penguins, mais dans le cas de Scott Young, c'était seulement celle de 1991. Il joua en Italie l'année suivante avant de revenir dans la LNH avec les Nordiques en 1992-93. On retrouve également Sandis Ozolinsh, coéquipier de Jagr 10 ans plus tard avec les Rangers et Chris Simon, également à New York, en 2003-04.

Chez les Panthers de 1996, on retrouve Jason Wooley (PIT 96-97), Stu Barnes (PIT 1996-99) et un autre fidèle compatriote avec qui il fera des flammèches à Pittsburgh, Martin Straka (PIT 97-01).


1997-1998: Doug Brown
Donc Doug Brown, présent en finale en 1995, revient ici en 1997 et 1998 avec les Red Wings. On retrouve également à Détroit les noms d'Aaron Ward (NYR 06-07), Larry Murphy (PIT 90-95), Tomas Sandstrom (PIT 94-97) et Brendan Shanahan (NYR 06-08).

Comme toute liste qui se respecte, on retrouve aussi Paul Coffey chez les Flyers en 1997, ainsi que nul autre que Pat Falloon, dont j'ignorais qu'il avait déjà participé à une finale mais c'était bien le cas avec les Flyers. Également présent, Eric Lindros, avec qui il a joué en 2003-04 avec les Rangers.

Pour la finale de 1998, on retrouve pas mal de joueurs des Capitals qui accueilleront Jagr dans leurs rangs de 2001 à 2004. C'est le cas de Sergei Gonchar, Olaf Kolzig, Calle Johansson, Brendan Witt, Adam Oates, Peter Bondra et quelques autres.


1999: Benoit Hogue
Celui-là il est allé le chercher loin... Benoit Hogue et Jaromir Jagr n'ont été coéquipiers que durant 9 petits matchs avec les Capitals, en 2001-02, lors de ce qui était la dernière saison en carrière pour le québécois. Surement qu'on peut trouver mieux...

Et bien oui, il y avait encore Sergei Zubov comme en 1994. Ou sinon les ex-Panthers et ex-Penguins Jason Wooley, Stu Barnes chez les Sabres. Donc le gars du graphique avait de meilleures options.


2000: Scott Gomez
Ah oui c'est vrai, Scott Gomez a joué avec les Rangers (clin d'oeil). Je m'en souvenais plus (ironie). Vraiment plus (sarcasme). Parmi les choix alternatifs, on retrouve pas mal les mêmes que l'année d'avant chez les Stars (finalistes en 2000) ou les Devils de 1995.



2001: Chris Drury
Cette liste est vraiment aidée par le fait que Jagr ait joué à New York, là où tous les joueurs vedettes couteux se ramassent à moment donné. Drury, comme Gomez, est arrivé avec les Rangers en 2007-08, dernière saison de Jagr avant son exil de quelques saisons dans la KHL.


2002: Brendan Shanahan
Shanahan, qui était aussi à Détroit en 1997 et 1998, revient en 2002. Il y avait chez les Red Wings  plusieurs joueurs qu'on a déjà vu comme Luc Robitaille, Aaron Ward et Jiri Slegr mais le meilleur choix aurait été bien sûr chez les perdants avec Ron Francis, capitaine des Hurricanes et coéquipier de Jagr de 1991 à 1998. 


2003: Jay Pandolfo
Encore les Devils et donc plusieurs choix possibles comme Brodeur et Patrik Elias mais il a choisi Jay Pandolfo. En fait ce dernier n'a pas été mentionné comme coquipier avec Jagr au New Jersey puisqu'il n'y était plus à ce moment (2013-15). C'est plutôt pour leurs courts passages ensemble avec les Bruins à la fin de la saison 2012-13.

Sinon il y avait toujours Adam Oates (WSH) et Sandis Ozolinsh (NYR) chez les Ducks.


2004: Pavel Kubina

Kubina et Jagr ont effectivement joué ensemble. C'était lors du retour de Jagr dans la LNH avec les Flyers en 2011-12. Kubina s'est greffé à l'équipe en renfort pour les séries de 2012, lorsqu'il fut acquis du Lightning.

Sinon on retrouvait Andrew Ference (BOS) chez les Flames de 2004 ou Chris Simon qu'on a vu plus tôt. Pas une grosse cuvée mettons...


2005: Pas de coupe.

2006: Mark Recchi
Recchi et Jagr ont bien sûr été coéquipiers à leurs débuts, jusqu'à ce que Recchi soit échangé aux Flyers avant la coupe de 1992. Pas mal une meilleure cuvée en 2006 (en ce qui concerne les ex-coéquipiers de Jagr) avec aussi la présence de Ray Whitney (DAL 2013) en Caroline et Chris Pronger chez les Oilers (PHI 2011-12).


2007: Shawn Thornton
Ouache. Cela ne peut pas être le seul choix. Il y a Chris Pronger «drette» en partant comme alternative. Il y a aussi le gardien auxiliaire Ilya Bryzgalov chez les Ducks qui partagera aussi le même vestiaire à Philadelphie en 2011-12. Aucun représentant chez les adversaires des Ducks en 2007, les Senators.


2008: Andreas Lilja
Un autre membre passager des Flyers avec Jagr en 2011-12. Après ses années à Détroit, Andreas Lilja a joué à Philadelphie pour ses deux dernières saisons dans la LNH. On retrouvait aussi Jiri Hudler, qui jouera avec Jagr avec les Panthers en 2015-16.

De l'autre côté, il y avait Petr Sykora avec les Penguins, lui qui a joué avec Jagr avec les Rangers en 2005-06 et brièvement Pascal Dupuis, aussi chez les Rangers en 2006-07.


2009: Petr Sykora
Copié-collé de l'année précédente, seulement inverser les équipes gagnantes...


2010, 2015: Kris Versteeg
Je me demandais vraiment dans quelle équipe la combinaison Jagr/Versteeg avait pu exister. Flyers? Non. Bruins? Non. Panthers? Non. Stars? Non. Penguins de 1991? Vraiment pas. C'est finalement en 2017-18 avec les Flames de Calgary que ces deux joueurs ont apparemment joué ensemble. Je dis apparemment parce que Jagr a seulement joué 22 matchs lors de cette dernière randonnée dans la LNH et Versteeg seulement 24. Mais on est chanceux car c'était tous les deux en début de saison avant d'être tous les deux libérés...

Il y aurait quand même eu d'autres options. Chez les Blackhawks, il y avait Dave Bolland et Brian Campbell qui aboutiront en Floride durant les quelques années de Jagr là-bas. Également Troy Brouwer à Calgary. On retrouve aussi une abondance de membres des Flyers, équipe finaliste de 2010, puisque le passage de Jagr là-bas se produisit peu après cette présence en finale. On peut donc substituer Versteeg par votre joueur au choix; Daniel Brière, Scott Hartnell, Claude Giroux ou bien encore Chris Pronger, etc...

Versteeg était encore avec les Blackhawks en 2015, cette fois lors de la finale contre le Lightning chez qui on retrouvait Matt Carle et Braydon Cobrun (PHI 2011-12), Ryan Callahan (NYR 2007-08) et aussi Brenden Morrow (DAL 2013)

2011: Mark Recchi
Une fois de plus on retrouve un autre vieux de la vieille des anciens Penguins ici avec Mark Recchi. Et comme avec les Flyers, Jagr est passé par Boston peu après leur présence en finale (fin de saison 2012-13) donc choissisez dans le tas: Zdeno Chara, Patrice Bergeron, Brad Marchand, etc... Comme mentionnée plus haut, il retournera même en finale avec eux...

De l'autre côté chez les Canucks il y a bien sûr Roberto Luongo, qui reviendra en Floride un an avant l'arrivée de Jagr. Même chose pour l'auxiliaire de Luongo à l'époque, Cory Schneider, qui jouera avec Jagr avec les Devils (2013-15.


2012-14: Willie Mitchell
Un autre ex-champion qui se ramassa avec les Panthers en même temps que Jagr. Mitchell jouera ses deux dernières saisons en Floride (2014 à 2016). 

C'est tout du côté des Kings. Mais du côté des adversaires de 2012, le même scénario se répète alors qu'il s'agissait des Devils qui ont fait une présence surprise en finale cette année-là. On retrouve donc une autre grosse batch avec Elias, Brodeur, Travis Zajac, Adam Henrique, etc...

Pour ce qui est de la finale de 2014 contre les Rangers, il restait alors encore quelques survivants du règne de Jagr à New York (2004 à 2008) comme Dan Girardi et Henrik Lundqvist.


2013: Dan Carcillo Jaromir Jagr
Ici le gars a opté du côté des gagnants, comme c'était majoritairement le cas depuis le début, mais j'aurais plutôt mis Jagr lui-même car il s'agissait de sa dernière présence en finale et sa première depuis 1992... Et en fait vous savez quoi? Dan Carcillo n'a jamais joué avec Jagr! J'ai trouvé une erreur dans ce graphique! Haha! Je suis assez fier d'ailleurs. Durant sa carrière, Carcillo a joué à Phoenix (2006-09), Philadelphie (2009-11), Chicago (2011-13, 2014-15), Los Angeles (2013) et  New York (2014). Aucun de ces séjours ne coïncide avec Jagr, qui lui est arrivé à Philadelphie en 2011-12, alors que Carcillo commençait son séjour à Chicago. 

Donc il faut regarder ailleurs. Pas trop loin cependant parce que Dave Bolland (Panthers) était encore à Chicago en 2013.



2016-2017: Matt Cullen
Un peu comme avec Kris Versteeg, je me demandais bien quand avait eu lieu la combinaison Cullen/Jagr... C'était précisément en 2006-07 à New York, lors d'un court séjour d'une seule saison pour Cullen avec les Rangers.

Outre Jagr, il ne restait en 2016-17 plus aucun joueur actif de l'époque du premier repeat des Penguins en 1991 et 1992. En 2016, on retrouvait également Travor Daley (DAL) à Pittsburgh ainsi que nul autre que Dainius Zubrus chez les Sharks. Lui et Jagr avait été coéquipiers jadis à Washington.

Pour le deuxième championnat d'affilée de 2017, pas grand monde de plus à recenser, si ce n'est que Vernon Fiddler (DAL) avec les finalistes, les Predators.


2018: Alex Chiasson
Pendant que Jagr faisait ses adieux à la LNH, en fait c'était fait depuis l'automne 2017 à Calgary, son ancien coéquipier chez les Stars Alex Chiasson remporta la coupe avec les Capitals, ancienne équipe de Jagr, quoique pas vraiment longtemps. C'est assez triste de constater d'ailleurs que Jagr et Ovechkin n'ont pas pu jouer ensemble.

Chez les finalistes, les Golden Knights, on retrouvait aussi Jonathan Marchessault qui avait évolué une saison avec Jagr et les Panthers en 2016-17, avant d'être repêché par Vegas. On retrouvait également Jon Merrill, anciennement des Devils de 2013 à 2017. 


Vraiment dommage que Jagr ne se soit pas ammené à Calgary avant 2017. Son mullet s'accordait parfaitement au logo des Flames...


2019: Brayden Schenn

Schenn a été coéquipier de Jagr avec les Flyers. Il restait également plusieurs Bruins de 2013 toujours présents en 2019 comme Chara, Bergeron, etc...


2020: Braydon Coburn

Un autre ex-Flyer du côté des champions à Tampa Bay. Il y avait aussi Luke Schenn, ancien flyer frère de l'autre de 2019, qui jouait avec le Lightning.

Chez les adversaires, Dallas, le scénario se répète de nouveau avec une ancienne équipe récente de Jagr donc on retrouve quelques survivants de 2013 avec Jagr dont Jamie Benn et... pas mal juste Jamie Benn.


2021: Jon Merrill
Dernier coéquipier de Jagr à faire acte de présence en finale de la coupe Stanley, Jon Merrill dut malheureusement le faire du côté des perdants, cette fois-ci le Canadien de 2021. Il n'en restait plus aucun du côté du Lightning, Coburn et Schenn ayant été dispatchés sous d'autres cieux. Il y avait toutefois Michael Frolik, anciennement des Flames quelques années auparavant. Mais Frolik, notre membre du «taxi squad» favori, n'a aucunement joué en finale.


 

Donc on est en 2022 maintenant et difficile à croire mais aucun joueur des équipes restantes n'aura été coéquipier de Jaromir Jagr. Comme le gars s'est trompé avec Carcillo, je croyais peut-être trouver une faille et continuer la chaine mais non. Nathan McKinnon n'a bel et bien pas joué avec Jagr. Ni Nazem Kadri ou même Corey Perry. Pourtant on aurait pu peut-être voir la chaine continuer si les Flames se seraient rendus en finale... Ou les Panthers. Ou encore les Bruins. On pourrait même voir la chaine reprendre dès l'année prochaine. Mais pour l'instant c'est bel et bien vrai.

 

Pour finir de belle façon, Jagr a eu 8 buts et 11 passes en 43 matchs cette saison avec son club, les Knights de Kladno. Tomas Plekanec a terminé au premier rang de son équipe avec 53 points, bon pour le 5e rang des compteurs de la première division tchèque.

mercredi 15 juin 2022

Connie Broden


Depuis 1977, les équipes qui se présentent au championnat du monde sont composées pour la plupart de joueurs dont l’équipe est éliminée des séries éliminatoires de la Ligue nationale. (Les équipes d’élite du moins.) Comme ce fut le cas assez rapidement pour les Canadiens cette année, Nick Suzuki et Cole Caufield ont reçu une invitation pour se joindre à leur équipe nationale respective, qu’ils ont tous deux refusée.

Comme le tournoi se déroule au mois de mai pendant les séries de la LNH, il devient impossible de remporter les deux titres la même année. Ce ne fut pas toujours le cas, mais même lorsque c’était possible, le chemin pour s’y rendre demeurait tortueux et un seul joueur y est parvenu, Connie Broden.

Montréalais d’origine, Broden s’aligna au début des années 1950 avec une série de clubs associés de près ou de loin aux Canadiens. Il joua d’abord avec les Canadiens Jr. Au niveau professionnel, il remporta ensuite deux Coupes Turner en 1953 et 1954 avec les Mohawks de Cincinnati de la Ligue internationale. Il se dirigea ensuite vers les Cataractes de Shawinigan de la Ligue senior du Québec, où il fit encore partie d’une équipe championne en 1955, et avec qui il fut le meilleur pointeur.

À sa deuxième saison à Shawinigan, il eut droit à son premier séjour dans la Ligue nationale, alors qu’il disputa trois matchs avec les Canadiens.

À sa troisième, en 1956-57, non seulement il eut aussi droit à une autre période avec le tricolore, mais il put également ajouter un autre titre à son palmarès déjà garni. C’est par mesure d’urgence qu’il fut rappelé par les Canadiens pour les séries. S’il joua peu, il participa tout de même à six matchs et fit partie de l’équipe championne de la Coupe Stanley.

Ayant terminé ses études, Broden décida alors de prendre sa retraite et de se concentrer sur le poste intéressant qui l’attendait chez la Brasserie Molson. Toutefois, les Dunlops de Whitby de la Ligue senior de l'Ontario cherchaient des renforts, puisqu’ils avaient mérité le droit de représenter le Canada aux championnats du monde. C’est Sam Pollock qui recommanda Broden à l’équipe, qui comptait entre autres dans ses rangs le futur directeur-gérant des Bruins, Harry Sinden.

Pour le Canada, il s’agissait d’un retour à cette compétition, après avoir refusé d’y participer en 1957. Tout comme les États-Unis, la Norvège, l’Italie, la Suisse et l’Allemagne de l’Ouest, le Canada avait voulu protester contre l’invasion soviétique de la Hongrie et s’était abstenu de se rendre à Moscou. La compétition de 1958 se tenait quant à elle en Norvège. Et contrairement à maintenant, le tournoi n’avait pas lieu au printemps, mais bien au début mars.

Broden ne déçut pas. Le Canada compila une fiche parfaite de 7-0 et c’est devant le roi Olaf V de Norvège qu’il remporta la médaille d’or. Quant à Broden, il fut le meilleur pointeur du tournoi, avec 11 buts et 7 passes. Étonnamment, il ne fut pas désigné comme étant le meilleur attaquant de la compétition. C’est plutôt le futur Bruin et North Star Charlie Burns, avec 7 points, qui hérita du titre.

La performance de Broden ne passa toutefois pas inaperçue à Montréal. À la suite du championnat, Frank Selke le rappela avec les Canadiens.

Dès son premier match à son retour, Broden marqua deux fois contre Ed Chadwick, en plus d’obtenir une passe, dans une victoire de 7-4 contre les Leafs. Ce furent néanmoins les seuls points qu’il obtint dans la LNH en saison régulière, en plus d’une passe obtenue en séries l’année précédente.

Avant le début des séries, il joua deux autres matchs. Il demeura alors dans l’entourage de l’équipe pendant les éliminatoires, mais il joua peu. Il participa d’abord au cinquième match de la finale contre Boston, pour remplacer Floyd Curry. Pour le sixième et décisif match, sa contribution fut certainement discrète, au point que selon lnh.com et hockey-reference.com, il n’y a pas participé, même si selon La Presse et la Gazette, il y était. Peu importe. D’une manière ou d’une autre, pour une deuxième fois, il a fait partie de l’équipe championne de la Coupe Stanley. Et comme mentionné précédemment, il est ainsi devenu le premier (et à moins que le championnat ne change de date, le seul à jamais) à remporter le championnat du monde et la Coupe Stanley la même année.

Broden a ainsi remporté deux Coupes Stanley en ne jouant que 13 matchs (ou 14 selon les sources) dans la LNH.  J'aurais pratiquement pu l'inclure dans ma liste de ceux qui ont collectionné les titres en peu de temps...

Il a ensuite travaillé pendant 32 ans chez Molson.

Il est décédé en 2013, à l’âge de 81 ans.

Sources:

"Connie Broden est champion compteur", PC, 10 mars 1958, La Presse, page 37,

"Béliveau et Moore marquent les buts, mais Maurice Richard soulève la foule" d’André Trudelle, 10 mars 1958, La Presse, page 37,

"Habs Break Scoring Record, Win 7-4" de Pat Curran, March 21, 1958, Montreal Gazette, page 34,

"Confiance des joueurs de finir la série à Boston", 18 avril 1958, La Presse, page 51,

"Le vétéran Floyd Curry reviendra peut-être au jeu pour cette joute", 19 avril 1958, La Presse, page 26,

"Le Canadien gagne une 10e fois la Coupe Stanley" de Marcel Desjardins, 21 avril 1958, La Presse, page 28,

"Ici et là dans le monde du sport" d’André Trudelle, 21 avril 1958, La Presse, page 32,

"Edge Bruins 5-3, Geoffrion Leads Way With Two Goals" de Dink Carroll, April 21, 1958, Montreal Gazette, page 27,

"Story #99 - Broden’s Feat Will See No Repeat", IIHF (webarchive.iihf.com),

hockeyarchives.info/mondial1958.htm, hockey-reference.com, wikipedia.org.

lundi 13 juin 2022

Gardiens éphémères - Lightning VS Avalanche

Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après une saison "relativement normale", et avec l'effondrement de quelques prétendants lors des séries éliminatoires, nous aurons donc droit à une finale opposant le Lightning de Tampa Bay à l'Avalanche du Colorado.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.


Pour une troisième année consécutive, le Lightning se retrouve en position de mettre la main sur le Saint Graal. Et comme ça ne me tente pas de réécrire mot pour mot l'histoire de Riku Helenius, je vais plutôt vous présenter le 2e gardien à avoir jouer le moins longtemps pour le Lightning. Hugo Alnefelt (prononcé NFL) est dans l'organisation floridienne depuis qu'il a été sélectionné en troisième ronde du repêchage de 2019. Principalement à cause de la pandémie, il a disputé deux saisons après le repêchage avec le HV71 Jonkoping en Suède, avant de faire le saut cette saison en Amérique du Nord. Il a disputé 23 matchs avec le Crunch de Syracuse dans l'AHL et 2 avec les Solar Bears d'Orlando dans la ECHL. Il fut rappelé fin décembre par le Lightning et vit de l'action le 30 décembre à Miami, contre les Panthers de l'endroit. Après que Maxime Lagacé eut accordé 6 buts en deux périodes, l'entraîneur Jon Cooper l'envoya pour terminer le match. Il accorda 3 buts en 10 lancers lors de cette troisième période, et fut retourné dans la Ligue Américaine ensuite. Il aura probablement la chance de se faire valoir davantage au cours des prochaines saisons.

L'Avalanche est de retour en finale de la coupe Stanley et, jusqu'à maintenant, ils sont toujours repartis de cette ronde avec le précieux trophée entre les mains. Ils n'ont peut-être pas Patrick Roy dans les filets, mais Darcy Kuemper et Pavel Francouz sont toujours mieux que Tyler Weiman. Repêché en 5e ronde du repêchage de 2002, Weiman débuta son parcours professionnel en 2004 avec les Eagles du Colorado, alors dans la Central Hockey League. Il monta les échelons jusqu'à être le gardien partant des Monsters de Lake Erie dans l'AHL. Alors que José Théodore se remettait d'une arthroscopie au genou depuis le mois d'août 2007, Weiman fut assigné comme gardien substitut à Peter Budaj pour le début de la saison. C'est dès le deuxième match que l'entraîneur Joël Quenneville l'envoya dans la mêlée, alors que Budaj venait d'accorder un quatrième but aux Predators à Nashville. Weiman disputa les 15 dernières minutes 46 secondes, arrêtant chacun des 10 lancers envoyés dans sa direction. Il passa ensuite les 11 matchs suivants sur le banc, avant de retourner avec les Monsters. Malheureusement pour lui, il ne put jamais retourner dans la LNH, se faisant dépasser continuellement dans la hiérarchie des gardiens. Il quitta le hockey nord-américain en 2011, allant finir sa carrière sur le vieux continent, disputant 4 saisons en Allemagne et une en Italie.

Cette finale a été prédite par plusieurs amateurs, dès le début de la saison. Personnellement, elle me fait penser au premier duel entre les Islanders de New York de Mike Bossy et les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky, finale où les jeunes Oilers ont appris ce que ça prenait pour soulever le grand saladier. Est-ce que la fougue de la troupe de Nathan MacKinnon saura venir à bout de l'expérience du Lightning? Bonne chance aux deux équipes et que le meilleur l'emporte !

jeudi 9 juin 2022

Bill Stewart


S’il a excellé au lancer du poids, au saut et au sprint, c’est finalement au baseball que se consacra William Stewart. Il parvint même à jouer en 1917 avec les Royaux de Montréal de la Ligue internationale comme lanceur droitier, avant de s’enrôler dans la marine américaine. Il fut ensuite recruté par les White Sox de Chicago, mais il ne parvint jamais à percer leur alignement. Il continua toutefois son chemin dans les ligues mineures, avant d’effectuer sa transition vers le poste de gérant (avec entre autres Harvard), de dépisteur (avec les Red Sox), puis d’arbitre. C’est finalement en 1933 qu’il atteignit la Ligue nationale dans ce rôle.

Le baseball l’occupait pendant l’été, mais pour l’hiver, le bostonnais d’origine s’en remit au hockey. C’est également au niveau de l’arbitrage qu’il se tourna, au niveau universitaire et dans la Ligue Canadian-American (ancêtre de la Ligue américaine), avant d’accéder, d’abord sur une base occasionnelle, puis de façon plus régulière, à la LNH. Il devint ainsi en 1928 le premier arbitre américain de l’histoire de la ligue. Comme au baseball, il fut également entraîneur, alors qu’il dirigea l’équipe du M.I.T. pendant six ans.

Dans la Ligue nationale, l’habituellement froid et mélancolique Stewart fut au cœur d’un événement controversé lorsque le 14 mars 1933, il accorda un but à Marty Barry des Bruins en prolongation. L’entraîneur des Hawks, Tommy Gorman, protesta alors avec véhémence, arguant que la rondelle n’était pas entrée dans le but. Le tout dégénéra rapidement en altercation entre Stewart et Gorman. Selon la version de ce dernier, c’est Stewart qui lança le premier coup de poing. Stewart, lui, refusa de commenter. Gorman retira alors son équipe et Stewart accorda alors le match aux Bruins par forfait. (À ce moment, un but ne mettait pas automatiquement fin à la prolongation de 10 minutes.)

En 1937, alors que Stewart était l’arbitre en chef de la LNH, il reçut une offre étonnante. Le propriétaire des Black Hawks, le Major Frederic McLaughlin, était un fier patriote américain. À une période où les joueurs originaires du sud de la frontière étaient relativement rares, il voulut mettre sur pied une équipe composée uniquement d’américains. Et pour les diriger, McLaughlin offrit le poste à un autre américain, Stewart.

Si l'iconoclaste McLaughlin ne parvint pas à avoir une équipe entièrement états-unienne, il demeure que 10 des 15 américains ayant joué au moins 1 match dans la LNH en 1937-38 l’ont fait avec Chicago. Si les résultats furent très ordinaires (14-25-9), ils permirent tout de même aux Hawks de se faufiler de justesse en séries.

À ce moment, Chicago causa d’abord la surprise en éliminant les Canadiens, avant de récidiver contre les Americans de New York (qui avaient connu une rare saison potable). C’est ainsi que les Hawks se sont assuré d’un billet pour la finale.

Devant des Leafs largement favoris, Chicago a dû faire à l’adversité, lorsque son gardien Mike Karakas fut blessé. Comme il n’y avait à l’époque qu'un gardien par équipe, il fallut un peu d’improvisation pour trouver une solution et recruter au passage Alfie Moore. Mais contre toute attente, les Hawks eurent le dessus contre Toronto, remportant ainsi la deuxième Coupe Stanley de son histoire. Ils durent ensuite attendre jusqu’en 1961 pour en remporter une autre. Toutefois, encore à ce jour, les Hawks de 1937-38 demeurent statistiquement la pire équipe à avoir remporté la Coupe Stanley (0,385). Quant à Stewart, il est ainsi devenu le premier entraîneur américain à mener son équipe jusqu’au bout. Il faudra d’ailleurs attendre jusqu’en 1991 pour en voir un autre, lorsque Bob Johnson mena les Penguins aux grands honneurs.


La saison suivante des Hawks fut semblable, mais cela ne convenait plus au Major McLaughlin et fidèle à ses habitudes, il congédia Stewart en janvier, alors que son équipe montrait une fiche de 8-10-3.

Stewart retourna ensuite à l’arbitrage. Dans le cas du hockey, il y sera jusqu’en 1941. Du côté du baseball, l’aventure durera jusqu’en 1954. Au total, il participa à 3 192 matchs de saison régulière, quatre matchs des étoiles et à cinq séries mondiales.

En 1956, il fut nommé entraîneur de l’équipe nationale américaine de hockey. Toutefois, lorsque l’armée soviétique envahit la Hongrie, plusieurs pays, dont les États-Unis, refusèrent de se rendre à Moscou pour le championnat du monde de 1957.

Toujours aussi polyvalent, Stewart conserva un lien avec le baseball en faisant du dépistage pour les Indians de Cleveland et les Senators de Washington.

C’est en finalement 1964 qu’une crise cardiaque emporta le sportif hyperactif. Il avait 69 ans.

Il est maintenant membre du Temple de la renommée du hockey américain, tout comme son petit-fils Paul, qui joua avec les Oilers d’Edmonton et les Stingers de Cincinnati dans l’AMH, avec les Nordiques dans la LNH, avant de devenir arbitre à son tour.

Sources:

"Gorman Withdraws Hawks In Overtime", CP, March 15, 1933, Ottawa Citizen, page 11,

"Bill Stewart Signs To Manage Chicago Black Hawks in 1937-38", AP, May 24, 1937, Montreal Gazette, page 13,

"Casual Close-Ups" de Marc T. McNeil, November 4, 1937, Montreal Gazette, page 14,

"Off to Baseball Wars", CP, April 14, 1938, Montreal Gazette, page 17,

"Bill Stewart Deposed by Hawks And Thompson Takes Over Team", AP, January 4, 1939, Montreal Gazette, page 14,

"Blackhawk Owner’s Mind… Crammed With Bizarre Theories About Hockey" de Joe Williams, January 19, 1939, Pittsburgh Press, page 21,

"Hockey Official Bill Stewart Dies", UPI, February 19, 1964, Montreal Gazette, page 24,

"Bill Stewart, 69, Ex-Umpire, Dead; In National League 1934-55 - Also a Hockey Referee", AP, February 19, 1964, New York Times

"#Shortstops: Bill Stewart’s Career As An Official Swept Through MLB, NHL" de Matt Rothenberg, National Baseball Hall of Fame (baseballhall.org),

baseball-reference.com, @PaulStewart22.