Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 30 juin 2014

Gerry James





 


En 1952, alors qu’il n’avait pas encore 18 ans et qu’il venait de terminer son secondaire, Gerry James devint le deuxième plus jeune joueur à faire sa place au football canadien.  (Le plus jeune fut Tommy Manastersky, voir texte du 1er juillet 2013.)  Il se joignit alors aux Blue Bombers de Winnipeg, suivant ainsi les traces de son père Eddie, qui joua pour les Bombers dans les années 1930.
 
 
Au début, il fut principalement utilisé sur les unités spéciales, mais son utilisation augmenta avec les années.  En 1954, ses 576 verges accumulées au sol, additionnées aux 138 par la passe et aux 483 sur des retours de botté lui valurent de recevoir le premier Trophée Schenley remis au meilleur joueur canadien de la ligue.
 
Cette saison compta aussi d’autres premières.  James avait continué à jouer au hockey.  Une fois la saison de football terminée, il s’alignait avec les Marlboros de Toronto.  Au cours de la saison 1954-55, il joua son premier match dans la LNH lorsqu’il fut rappelé par les Maple Leafs pour un match à Montréal.  De retour avec les Marlboros, il fit partie de l’équipe championne de la Coupe Memorial.
 
À son retour avec les Bombers en 1955, il se surpassa avec 1205 verges au sol et une nomination au sein l’équipe d’étoiles de l’Ouest.  Une fois sa saison terminée, il se joignit sur une base régulière aux Leafs, pour une campagne néanmoins amputée et limitée à 46 matchs.

Il dut renoncer à sa saison 1956 de football en raison d’une blessure, mais il revint en force en 1957, avec un total de 1661 verges et 19 touchés, un de moins que le record à ce moment.  Par contre, ses 18 touchés au sol constituaient quant à eux un record, qui ne fut égalisé qu’en 1981, avant d’être battu par Mike Pringle en 2000.  Sa performance lui valut une autre nomination au sein de l’équipe d’étoiles et un autre Schenley pour le meilleur joueur canadien.  Les Bombers se rendirent à la finale de la Coupe Grey, mais perdirent contre Hamilton 32-7, dans un match d’après-midi.  Comme le match était disputé à Toronto, il put ensuite se rendre au Gardens pour jouer son premier match de l’année avec les Leafs.  James termina sa journée avec une victoire et une défaite, puisque Toronto battit Boston, 3-2.

James remporta sa première Coupe Grey en 1958, mais une blessure de football lui fit rater sa saison de hockey au complet.  Après une autre Coupe Grey en 1959 (il en ajoutera deux autres, en 1961 et en 1962), il devait prendre un peu de répit.  Par contre, les Leafs eurent encore besoin de lui et il reprit le collier.  Et comme ils se rendirent jusqu’en finale, James devint le seul à participer aux finales de la Coupe Grey et de la Coupe Stanley la même année.  (L’unique Lionel Conacher, voir texte du 9 mai 2009, a réalisé cet exploit, mais durant des années différentes.)  Toronto perdit toutefois la finale contre les Canadiens, qui gagnèrent ainsi leur cinquième Coupe consécutive.
 
C’est de cette façon que se termina la carrière de James dans la Ligue Nationale.  Il alla par contre ensuite jouer un peu en Suisse, avant de jouer au niveau senior.
 
Pour ce qui est du football, il demeura avec les Bombers jusqu’en 1962, où il joua de moins en moins dans le champ arrière et de plus en plus comme botteur.  (Ce n’est que plus tard qu’être botteur devint une spécialité.)  Il fut ensuite libéré par l’entraîneur Bud Grant, chose qu’il n’a pas vraiment appréciée.
 
Il revint en 1964 avec les Roughriders de la Saskatchewan, une autre équipe avec qui son père avait jouée. 
 
Il fut par la suite entraîneur de hockey au niveau junior A en Saskatchewan.   Il fut aussi derrière le banc des Warriors de Moose Jaw de la WHL en 1988-89.
 
En 1981, il alla rejoindre son père au Temple de la Renommée du Football Canadien.
 
Sources : “Gerry James did it all in storied sports career” de Jim Bender, 21 octobre 2011, Winnipeg Sun (winnipegsun.com), cflapedia.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

Initialement publié sur http://bottedenvoi.blogspot.ca/

mardi 24 juin 2014

Trêve de hockey #75 - RFA - Autriche 1982




Il y a une chose qui me fascine dans le soccer, c'est cette culture du trichage ou du trucage qui flotte au-dessus de ce sport. C'est peut-être l'étendue de la pratique du sport qui fait en sorte qu'il plane un soupçon de malhonnêteté dans ce sport, mais on se doute qu'aucun autre sport ne pourrait être aussi ferme à propos de la tricherie. Connaissez-vous un autre sport qui fait des publiciter pour encourager les gens à ne pas truquer des matchs?

Même dans le vénérable baseball, contourner les règles pour ses propres fins est passible de disgrâce nationale, parlez-en à Barry Bonds et à Roger Clemens... Mais au soccer, il y a toujours des histoires douteuses comme celle du match RFA - Autriche 1982...

Dimanche dernier, lors du match Algérie/Corée du Sud, j'ai vu passer souvent des mentions à propos de ce match sur les réseaux sociaux, l'histoire est intéressante...

Lors de la Coupe du monde de 1982 en Espagne, le groupe B comprenait le Chili, le RFA (Allemagne de l'Ouest), l'Algérie et l'Autriche. En ouverture du tournoi, l'Algérie surprit la RFA, alors championne d'Europe s'étant qualifié pour la Coupe du Monde en accordant que 3 buts en 8 matchs, devenant du coup le premier pays africain ayant remporté un match face à une équipe européenne lors d'une coupe du monde. L'Algérie ayant battu également le Chili lors de la journée précédant l'affrontement entre l'Autriche et la RFA, ils étaient donc au deuxième rang avant ce match qui allait décider du classement du groupe.



Ainsi, une victoire de l'Allemagne par un ou deux buts allait éliminer l'Algérie et qualifier les deux équipes teutonnes, une victoire de plus de 2 buts allait éliminer l'Autriche et une nulle allait sortir la RFA... 

Ce qui arriva était plus que douteux, les deux équipes, probablement par condescendance envers l'Algérie, jouèrent un match très soft, faisant en sorte de se passer le ballon d'une équipe à l'autre mollement, au grand détriment des fans, surtout des fans algériens qui lancèrent des billets de banque en criant "fix". Le résulta du match : 1-0 pour la RFA, les deux équipes allant tout droit aux dernier tour, éliminant ainsi les algériens...

Les algériens protestèrent par la suite, sans plus de résultats...

La puissante RFA atteint par la suite la finale où ils s'inclinèrent contre l'Italie. La demi-finale contre la France fut également très controversée...

Depuis ce temps, les derniers matchs de groupe sont disputés en même temps... Par contre, la chose se serait reproduit depuis pareil, notamment lors d'un match entre le Chili et l'Espagne lors de la Coupe du monde de 2010...

On nomme ce match Disgrace in Gijon...


lundi 23 juin 2014

Trêve de hockey #74 - Les Pilots de Seattle








Le Baseball Majeur a la réputation d’être assez stable.  Au cours des quarante dernières années, une seule équipe a déménagé, nos Expos, suite à une longue agonie.  Pourtant, en 1969, il n’a pas eu la main heureuse. 
 
Du côté de la Ligue Nationale, on avait décidé d’ajouter San Diego et Montréal.  Cette dernière était d’ailleurs venue près de voir sa franchise révoquée devant l’impossibilité de trouver un stade adéquat.  Le Baseball Majeur accepta finalement, sur une base temporaire, une version modifiée et agrandie du Parc Jarry, en attendant la construction d’un vrai stade.
 
Pour ce qui est de la Ligue Américaine, il avait été prévu d’admettre Kansas City, qui venait de perdre ses Athletics, que Charlie O. Finley avait déménagés de façon plutôt cavalière vers Oakland.  L’autre cible était Seattle, une ville en pleine expansion, où il y avait peu de compétition.  Par contre, l’expansion de la Ligue Américaine était prévue pour 1971.  Ce délai était trop long pour le sénateur du Missouri, Stuart Symington, qui menaça d’attaquer l’exemption de la loi antitrust dont bénéficiait le baseball.  L’expansion fut donc devancée et les Royals de Kansas City sautèrent sur le terrain en 1969.  Toutefois, comme le baseball joue pratiquement à tous les jours, il ne peut pas y avoir un nombre impair d’équipes.  Même s’ils n’étaient pas encore prêts et qu’ils n’avaient pas d’endroit où jouer, les Pilots de Seattle devaient débuter leurs activités en 1969 également.

La franchise fut accordée aux frères Soriano.  Dewey avait été lié au baseball à Seattle depuis longtemps.  Il avait été lanceur, puis directeur-gérant des Rainiers de la Ligue de la Côte du Pacifique, en plus d’avoir été président de la ligue.  Par contre, les Soriano n’étaient pas des plus fortunés et durent s’associer avec William Daley, l’ex-propriétaire des Indians qui avait déjà envisagé de les déménager à Seattle.
 
Un projet de construction de stade avait été approuvé mais il n’était évidemment pas prêt.  Les nouveaux Pilots durent donc se rabattre sur le Sicks’ Stadium, le stade qu’utilisaient les Rainiers.  Il avait été entendu avec les autorités que la capacité devait être augmentée à 30 000 places.  Au match inaugural, elle n’était qu’à 19 500.  De plus, lorsqu’il y avait plus de 8000 personnes, il en résultait des problèmes de pression d’eau, avec les inconvénients qu’on peut imaginer avec les toilettes.  Et comme si ce n’était pas assez, le prix des billets était le plus élevé des majeures et plusieurs n’offraient pas une bonne vue.  Et pour couronner le tout, l’équipe n’avait pas de contrat de télévision.
 
Les Pilots terminèrent la saison avec une fiche de 64-98.  Parmi les points positifs, notons les 73 buts volés de Tommy Harper, un sommet des majeures.  (Certains se souviendront peut-être de lui comme instructeur au premier but des Expos de Felipe Alou, dans les années 1990.)  Ils attirèrent 677 944 spectateurs, ce qui était peu mais tout de même mieux que les White Sox, les Indians ou les Padres.  L’équipe fut par contre, sans surprise, déficitaire et Daley n’avait pas envie de financer de telles pertes jusqu’à ce que le nouveau stade soit prêt.  De toute façon, Daley ne se fit pas d’amis à Seattle lorsqu’en septembre, il somma la population d’encourager plus l’équipe et affirma qu’il pourrait la déménager si l’assistance n’augmentait pas la saison suivante.  La menace eut l’effet inverse et les foules diminuèrent.
 
Une fois la saison terminée, un homme d’affaires local tenta d’acheter les Pilots, mais la transaction avorta.  Une deuxième tentative fut faite lorsqu’un groupe de gens d’affaires essaya de mettre sur pied une société sans but lucratif, mais les autres propriétaires de la Ligue Américaine refusèrent la transaction.
 
Des négociations furent alors entreprises avec un groupe de Milwaukee.  La ville avait perdu ses Braves après la saison 1965, au profit d’Atlanta.  Bud Selig (oui, le futur commissaire) avait été actionnaire minoritaire des Braves et avait tenté d’empêcher leur déménagement.  Voulant corriger la situation, il offrit d’acheter les Pilots pour les déménager au Wisconsin.
 
Lorsque l’état de Washington obtint une injonction, l’équipe fut mise en faillite.
 
Le camp d’entraînement eut lieu malgré tout.  À la fin, on mit tout l’équipement dans des camions.  On dit alors aux chauffeurs de se rendre à Las Vegas et d’attendre les instructions.
 
Le 1er avril, la cour confirma que l’équipe était en faillite, ce qui permit à Selig d’en acheter les actifs.  Les nouveaux Brewers de Milwaukee n’eurent même pas le temps de se préparer des uniformes.  Ils durent reprendre ceux des Pilots, auxquels ils ajoutèrent un logo différent.  D’ailleurs, les Brewers conservèrent pendant longtemps les couleurs héritées des Pilots.
 
L’état de Washington poursuivit la Ligue Américaine en réclamant des dommages.  Toutefois, le tout fut réglé lorsque celle-ci offrit une nouvelle franchise. 
 
C’est finalement en 1977 que les Mariners de Seattle débutèrent leurs activités (en même temps que les Blue Jays de Toronto) dans un tout nouveau stade, le Kingdome.
 
L’histoire des Pilots peut servir de mise en garde à Gary Bettman.  Il y a quelques temps, il s’est rendu à Seattle pour rencontrer les autorités locales et s’informer du projet de construction d’aréna.  Par contre, l’investisseur derrière le projet, Chris Hansen, n’est intéressé que par le basketball et l’aréna ne se concrétisera que si la NBA s’y implante.  Et celle-ci semble beaucoup moins pressée que Bettman…
 
Ce cher Gary devra donc se montrer patient et attendre que la NBA bouge, sinon sa nouvelle équipe de Seattle pourrait se retrouver handicapée par un domicile vétuste (le Key Arena), comme l’ont été les Pilots avec le Sicks’ Stadium, il y a plus de quarante ans…
 
Sources : seattlepilots.com, wikipedia.org.

lundi 16 juin 2014

Duo médaille d'or - Coupe Stanley








Le duo médaille d’or olympique – Coupe Stanley dans une même année représente tout un exploit.  En plus d’être un joueur d’élite, il faut bénéficier d’un timing parfait et être originaire d'un pays compétitif.  Par exemple, les chances du slovène Anze Kopitar d'y parvenir sont assez faibles... 
 
En cette année olympique, ce club sélect a grandi, puisque Jeff Carter et Drew Doughty s’y sont joints.
 
Les autres membres sont peu nombreux.  Il faut dire que pendant plusieurs années, le Canada (qui a longtemps dominé le tournoi olympique) était représenté par des équipes amateurs dont les joueurs n’aboutissaient pratiquement jamais dans la LNH.  Il n’était donc à peu près pas possible de combiner les deux titres, surtout pas dans la même année.
 
Par la suite, il y eut la domination des équipes soviétiques, dont les joueurs étaient empêchés par le Rideau de fer de joindre la Ligue Nationale.
 
La victoire surprise des États-Unis aux Jeux de Lake Placid en 1980 (voir texte du 22 février 2014), a donné l’occasion à Ken Morrow de devenir le membre fondateur du club.  Après avoir fait partie du « Miracle On Ice », il est allé terminer sa saison avec les Islanders de New York, en chemin vers leur première Coupe Stanley.
 
Les tournois de 1984 (Sarajevo) et 1988 (Calgary) ayant été remportés à nouveau par l’Union Soviétique, il n’y avait pas de possibilité de rééditer l’exploit.
 
En 1992, l’Union Soviétique n’existait plus.  Par contre, la structure était toujours en place et l’équipe se présenta comme l’ « Équipe Unifiée ».  Suite à sa victoire à Albertville, certains de ses joueurs se joignirent à la LNH, mais aucun aux éventuels champions, les Penguins.
 
La victoire suédoise de 1994, à Lillehammer, aurait pu donner l’occasion à un deuxième joueur de réaliser cet exploit, mais ce n’est pas arrivé.  Les Rangers furent désignés champions.
 
Comme à partir de 1998, les meilleurs joueurs de la LNH participent aux JO, les opportunités devaient devenir plus nombreuses.  Ce n’est pourtant pas arrivé immédiatement, puisqu’aucun membre de l’équipe tchèque, victorieuse à Nagano, n’y est parvenu.
 



















Il faudra attendre à 2002, à Salt Lake City, pour que Morrow ait finalement de la compagnie. 

Brendan Shanahan et Steve Yzerman font partie de l’équipe qui ramène l’or au Canada, pour ensuite aider les Red Wings à remporter la Coupe.
 
Les Suédois remportent l’or à Turin, en 2006, mais aucun d’eux n’appartient aux Hurricanes, les vainqueurs cette année-là.
 
 
En 2010, à Vancouver, le nombre de membres du club double, lorsque s’y rajoutent Duncan Keith, Brent Seabrook et Jonathan Toews, canadiens et membres de l’organisation des Blackhawks.  Avec un peu de chance, Keith et Toews auraient pu devenir les premiers à rééditer l’exploit cette année.
 
Avec Carter et Doughty, il y a maintenant huit joueurs qui y sont parvenus.

dimanche 15 juin 2014

Une Coupe record...















Il y a quelques temps, Mike Liut parlait des équipes qui avaient gagné la Coupe "à coups de balais et sua fesse" en nous précisant que le record du plus de matchs joués afin de remporter la Coupe Stanley était le 25 joués par les Bruins afin de remporter la Coupe Stanley en 2011. Et bien sachez que les Kings ont battu ce record en remportant ladite Coupe Stanley en 26 matchs, se rapprochant ainsi du 28 ultime... 

Battre un record des Bruins, nous, on aime ça!


samedi 14 juin 2014

Un oeil au beurre noir sur une photo?















Cette photo de Wayne Rutledge, gardien des Kings lors des premières saisons de l'équipe, est stupéfiante. Je l'aime beaucoup parce que ce gardien des Kings a un oeil au beurre noir. On se doute fort qu'à l'époque où les gardiens gardaient le buts avec pas de masque, ces derniers devaient se blesser au visage une fois de temps en temps, mais bien peu de photo à cet effet existent en dehors des fameuses photos de Jacques Plante... On a donc ici droit à un spécimen rare, une photo, promotionnelle de surcroît, d'un gardien avec un oeil au beurre noir...



vendredi 13 juin 2014

Les perdants du Conn Smythe

















Mercredi soir dernier, je me suis demandé, presque légitimement, si Henrik Lundqvist, suite à sa performance remarquable contre les Kings, pouvait être un candidat sérieux au trophée Conn Smythe... En fait ce n'était qu'une vague pensée, sachant bien qu'il n'est probablement pas trop de compétition avec les performances présente des Jeff Carter, Anze Kopitar et autres Jonathan Quick...

Me vint alors une réflexion à savoir si la NHL était la seule ligue d'élite nord-américaine à avoir remis le trophée du meilleur joueur des séries éliminatoires à un membre d'une équipe perdante. Et bien j'ai fait ma petite recherche...

Au basketball de la NBA, c'est arrivé qu'à une seule reprise qu'un joueur d'une cause perdante. C'était en 1969 alors que ce joueur s'alignait avec des Lakers qui furent défaits face à leurs éternels rivaux, les Celtics de Boston. C'était d'ailleurs la première année que l'ont remis ce trophée et on ne le remit jamais plus à un perdant depuis...


Au baseball majeur, c'est arrivé qu'à une seule reprise également, en 1960 alors que Bobby Richardson, membre des Yankees ayant perdu face aux Pirates de Pittsburgh, fut nommée meilleur joueur de la série mondiale. À l'époque, Richardson était également le premier gagnant de ce titre relativement nouveau à l'époque (ce fut instauré en 1955) à ne pas être un lanceur...

Au football, c'est arrivé également qu'une seule fois qu'un meilleur joueur du Superbowl fut du côté des perdants, et de surcroit, ce fut un joueur de défense, Chuck Howser des Cowboys de Dallas durant le Superbowl V en 1971. Durant ce match où les Cowboys furent défaits face aux Colts de Baltimore, Howser fit deux interceptions et recouvrit un "fumble". Ce match, qui était le premier depuis la fusion entre la AFL et la NFL, est souvent reconnu comme étant le "Stupor Bowl" en raison de ses jeux assez ordinaires. Les Colts possèdent toujours le record de 7 revirement contre eux dans une cause gagnante lors du match ultime de la NFL. Vous comprendrez donc pourquoi ce fut la seule fois dans l'histoire de la NFL qu'un perdant fut nommé meilleur joueur du Superbowl et pourquoi ce fut à l'époque la première fois qu'un joueur défensif fut nommé MVP...


Et, question de montrer que je suis rigoureux, j'ai vérifié et aucun joueur de la MLS n'a été nommé meilleur joueur de la très célèbre MLS Cup...

Donc, au final, il y a plus de joueurs de la NHL qui remportèrent le trophée Conn Smythe, soit 5, que de joueurs perdants nommés dans les autres sport nord-américains. En fait, la raison est simple, c'est que le trophée Conn Smythe est remis au meilleur joueur des séries éliminatoires et non le meilleur joueur de la ou les finales. On comprendra donc pourquoi au hockey on a nommé plus souvent qu'autrement des perdants meilleurs joueurs de l'après-saison.

Voici ces joueurs :

1966 - Roger Crozier - Red Wings de Detroit - Roger Crozier fut le lauréat du Conn Smythe lors de la seconde remise de ce trophée, en 1966, et du même coup fut le premier gardien à remporter ce trophée. Crozier fut assez impérial devant le filet des Red Wings durant le début de la série face au Canadien, remportant les deux premiers matchs, avant de se blesser lors du quatrième match, ce qui limita sa mobilité lors des autres matchs et coûta probablement la Coupe Stanley aux Wings.

Mais pour la petite histoire, on était donc à la deuxième remise de ce trophée et tout le monde s'attendait non seulement à ce qu'un joueur du Canadien remporta le Conn Smythe, mais que ce fut Jean-Claude Tremblay qui allait être le lauréat de ce trophée. Voyant qu'un perdant allait remporter ce trophée, JC, qui était un homme assez bougonneux, aurait pété une crise, ne comprenant pas qu'un perdant puisse être nommé meilleur joueur des séries. Question de le faire taire, les joueurs du Canadien se seraient cotisés pour lui payer une voiture afin de le remercier de les avoir aidé à remporter la Coupe Stanley...



1968 - Glenn Hall - Blues de St-Louis - Toujours en s'inclinant contre le Canadien en finale, le légendaire Glenn Hall fut nommé lauréat du Conn Smythe. Bien que battu en 4 par le Canadien, Hall fut impérial devant son filet et fit en sorte que les quatre matchs furent des matchs remportés avec un déficit d'un but. On reconnait depuis toujours ces séries contre les Blues du début de l'expansion comme étant des séries qui bien que battus en 4, les Blues furent de redoutables adversaires...


1976 - Reggie Leach - Flyers de Philadelphie - Encore une fois, en 1976, un joueur du Canadien fut privé du trophée Conn Smythe et cette fois-cis, ce ne fut pas un gardien qui bloquait tout qui fut nommé meilleur joueur des séries, mais un attaquant des Flyers. Reggie Leach était, lors de ces séries, assez productif, récoltant pas moins que 19 buts en 16 matchs. Reste que son équipe fut décimée par le Canadien en 4 dans une correction qui fut qualifiée de la vengeance du "vrai hockey" contre le "hockey de brutes" de années 70. Le record de Leach fut égalisé depuis par Jari Kurri en 1985, bien que ce record fut égalisé en 18 matchs.



1987 - Ron Hextall - Flyers de Philadelphie - Je me rappelle de ce printemps de 1987, ce gardien qui frappait sur ses poteaux et qui était plus agressif que les autres gardiens et qui surtout arrêtait tout... C'est lui qui stoppa notre aspiration, nous, fans du Canadien, à remporter à nouveau la Coupe Stanley et qui alla même menacer les Oilers en rien de moins que sept matchs. Durant cette saison de 1986-87, Hextall remporta non seulement le Conn Smythe, mais également le Vézina et le Calder... Comme on dit, il était "sua coche". Le tout aurait été plus spectaculaire que s'il avait rapporté la Coupe à Philadelphie. En plus, entre le match numéro 6 et 7 de la série, le plus grand joueur de l'histoire, Wayne Gretzky, affirma qu'Hextall était le meilleur gardien qu'il affronta de sa carrière... Rien de moins...


2003 - Jean-Sébastien Giguère - Mighty Ducks d'Anaheim - La "run" des Mighty Ducks de 2003 fut l'une des raisons qui m'incita à recommencer à regarder le hockey. À l'époque, je ne regardait plus le hockey depuis presque une dizaine d'année pour diverses raison, mais voir cette équipe dont tout le monde riait de à l'époque parce qu'elle avait un nom poche, qu'elle était la propriété de Disney, arriver à maturité et atteindre la finale, avec un gardien québécois, m'a donner le goût de recommencer à prêter attention au hockey. De plus, ces Mighty Ducks qui menèrent des Devils en mode "on en gagne une dernière, gang" au match numéro 7 m'avait impressionné. Je me rappelle que mon appréciation pour les Ducks est pas mal née à cette époque, même qu'un ami de Toronto m'avait envoyé un CD de son groupe et dans la pochette il avait fait un dessin avec un joueur des Ducks la Coupe Stanley à bout de bras et une des personne dans les estrades avait des lunettes et un chandail écrit "Martin" dessus... Faudrait que je le retrouve, je ne sais pas où ça doit bien être dans mes affaires...

Ce que j'adore des photos de Giguère avec le Conn Smythe, c'est qu'on voit bien que c'est la Coupe qu'il voulait...


Ron Hextall, Jean-Sébastien Giguère, Conn Smythe, ça me rappelle une petite chanson...

lundi 9 juin 2014

Ivan Boldirev








Bien que né en Yougoslavie (dans ce qui est aujourd’hui la Serbie), Ivan Boldirev immigra au Canada avec sa famille alors qu’il n’avait que deux ans.  D’un point de vue hockey, il est donc un produit du système canadien.
 
En 1969, il fut un choix de première ronde (onzième au total) des Bruins de Boston, la puissance de cette période.  À la fin de la saison, il fut rappelé par les Bruins comme police d’assurance pour les séries.  Cette année-là, Boston mit fin à une disette de 29 ans et remporta la Coupe.  N’ayant pris part à aucun match, les règles de l’époque (tout comme celles d’aujourd’hui d’ailleurs) statuent que le nom de Boldirev n’aurait pas dû être inscrit sur la Coupe.  Pourtant, il y est.  C’est ainsi que Boldirev a vu son nom inscrit sur la Coupe Stanley avant de jouer son premier match dans la LNH (et il ne la regagnera jamais par la suite).  Son coéquipier, le gardien John Adams, eut aussi droit à son nom sur la Coupe dans ces circonstances.  Avant eux, d’autres gardiens s’étaient retrouvés dans cette situation, mais Boldirev est le seul ˮnon-gardienˮ ainsi.
 
 
Malgré son talent et son maniement de bâton élégant, Boldirev ne parvint pas à se faire une place pour de bon à Boston.  Victime du surplus de talent de l’équipe, il ne joua que treize matchs répartis sur deux saisons dans leur uniforme, avant d’être expédié aux Golden Seals de la Californie.  Dans l’échange, les Bruins obtinrent Chris Oddleifson, le joueur repêché avec le premier choix obtenu des Canadiens en 1970 et qui n’avait toujours pas joué de matchs dans leur uniforme.  Petit détail, les Golden Seals avaient donné pour obtenir ce choix leur sélection de première ronde de 1971, qui devint Guy Lafleur…  
 
Boldirev devint finalement un régulier au cours de ses deux saisons et demie qu’il passa dans l’uniforme jaune et vert, mais c’est lorsqu’il fut échangé aux Black Hawks qu’il fit sa marque.  En 1976-77, il fut le meilleur pointeur de l’équipe, dépassant ainsi un Stan Mikita en fin de carrière.  L’année suivante, avec 80 points, il réédita son exploit et fut invité au match des étoiles.  Au cours de la saison 1978-79, il fit partie d’une transaction majeure, l’envoyant avec Darcy Rota et Phil Russell à Atlanta, contre entre autres Tom Lysiak, Greg Fox et Pat Ribble.  Sa saison incomplète à Chicago ne l’empêcha par contre pas de terminer premier pointeur de l’équipe pour une troisième saison consécutive.
 
Son passage avec les Flames fut par contre de courte durée, puisqu’au cours de la saison suivante, il prit le chemin de Vancouver, contre Don Lever.  La particularité de cet échange tient au fait que Boldirev était accompagné encore une fois de Darcy Rota.  Ils furent donc échangés ensemble deux fois de suite et, en plus d’avoir joué sur le même trio à plusieurs reprises, ils se retrouvèrent au sein de la même équipe pour une troisième fois de suite.
 
 Son passage à Vancouver fut bien sûr marqué par la première présence des Canucks en finale, en 1982.  Mais malgré un fort appui de leurs partisans, ils furent balayés par des Islanders beaucoup trop forts pour eux.  Au cours de ces séries, Boldirev amassa onze points en dix-sept matchs.
 
Victime d’une baisse de régime, les Canucks l’échangèrent pour bien peu, aux faibles Red Wings, au cours de la saison suivante.  Par contre, il joua la saison 1983-84 aux côtés d’une recrue, Steve Yzerman, qui lui permit d’atteindre son sommet en carrière, soit 83 points.  Il joua par après une dernière saison qui lui permit d’atteindre le plateau des 1000 matchs en carrière. 
 
Sa fiche globale en carrière est de 361-505-866 en 1052 parties.
 
Sources: hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 8 juin 2014

Sacrilège au Centre Bell



Lors des récentes séries du Canadien, je suis allé 2 fois voir des matchs à l'étranger diffusés aux Centre Bell, la première fois c'était lors du 7ème match contre Boston. C'était assez épique comme match et malgré que ce n'était pas un vrai match en direct, ni ma première expérience au Centre Bell, ce match devrait me rester encore longtemps en mémoire. Cependant, comme à chaque fois que je vais voir les Canadiens, je reste ébahi devant le nombre de gens qui osent porter des versions horribles du chandail des glorieux. Je ne suis pas un snob ni un critique de mode, les gens ont le droit de porter ce qu'ils veulent quand ils veulent, mais en tant que geek de hockey, certaines choses sont innaceptables. Lors du 4ème match contre les Rangers, je suis retourné au Centre Bell mais cette fois j'ai décidé d'avoir le iPhone à portée de main en tout temps afin de paparazzier ces "Jersey fouls". En 2014 tu dois bien t'attendre à te faire prendre en photo à ton insu et faire rire de toi par un connard sur un blogue au moins une fois dans ta vie. Je vais toutefois rester respectueux et je ne montre aucun visage sur ces photos.


Donc on commence ici par le plus grand sacrilège de la liste. Porter le #9 avec un autre nom que celui de Maurice Richard... Dans cette liste vous allez voir que la plupart des sacrilèges impliquent le port d'un numéro retiré avec un autre nom que le joueur en question. À mon avis ça ne se fait pas... peut-être qu'on peut s'en tirer avec le #23 de Bob Gainey mais pas avec le #9. À moins qu'il voulait honorer Yves Racine mais dans son cas il portait le #29 (de Ken Dryden...)


Le frère de Maurice, Henri ainsi que Elmer Lach ont eux aussi été ignorés par ce fan.


Même chose pour le 7 d'Howie Morenz, le premier numéro retiré par l'équipe. À moins qu'il voulait avoir le chandail de Colby Armstrong ? Mais celui-ci portait le #20 et d'ailleurs quelle personne saine d'esprit voudrait un chandail de Colby Armstrong ? Autant porter un chandail de Juha Lind.


Désespoir.


Oui Guitard est un nom de famille et non un retard qui joue de la guit.


On a droit à un duo ici qui ont profané de deux manières différentes. La première à gauche portait un chandail comportant deux faux-pas. Le lettrage noir ainsi que qu'un prenom au lieu d'un nom de famille (je ne crois pas que Marc existe en tant que nom de famille mais peut-être je me trompe). Le deuxième est plutôt mineur mais un chandail avec un nom mais pas de numéro ça fait un peu weird, surtout si tu utilises une police de caractère différente et si tu te promène également avec Marc 17 au lettrage noir pas le choix de te retrouver ici.


Pour terminer j'hésitais à mettre celui-ci car je le trouve quand même cute ce Gallagher DIY. Au moins tu te forces à encourager ce petit guerrier et non pas un ancien joueur poche comme Scott Gomez

jeudi 5 juin 2014

Rise of the Rangers




Voici un drôle de disque. Il s'agit d'un disque paru en 1970 qui décrit en gros la saison 1969-70 des Rangers match après match en plus d'un court historique. Cette saison en fut une où l'équipe a trôné au sommet de la NHL pendant une majeure partie de la saison avant de se voir rattraper par les blessures, ce qui les força à faire l'acquisition d'un Tim Horton en fin de carrière pour terminer au final au 4 rang, battant le Canadien dans la course à la dernière place en séries à la dernière minute grâce à un match Canadien-Blackhawks qui sera reconnu comme étant un des matchs les plus embarrassant de l'histoire du CH. Et au final, les Rangers se firent expulser prématurément en 6 matchs par les Bruins de Boston, futurs gagnants de la Coupe Stanley, au premier tour des séries éliminatoires... 

Je vous rappelle qu'à l'époque des 6 équipes classiques, les Rangers étaient un peu les Panthers de la Floride de ces 6 équipes, ayant fait seulement 4 fois les séries éliminatoires sur la période de 25 ans que dura cette période (entre 1942 et 1967) et n'avaient pas remporté la Coupe Stanley depuis 1940, donc depuis 30 ans. Donc vous comprenez que malgré le manque de résultat au final, voir les Rangers  compétitifs représentait, aux yeux des amateurs de sports de New York, un signe de regain de vie. Par contre, cette "Rise" n'a jamais donné les résultats escomptés, le plus loin qu'ils aient atteint durant cette période fut une défaite en finale deux ans plus tard, battus par ces mêmes Bruins... Donc on a les "Rise" qu'on peut... 

En écoutant ce disque, vous verrez que tout commence avec un extrait où on entend la description du premier but d'un Boom-Boom Geoffrion en fin de carrière chez les Rangers et de l'élimination au premier tour par le Canadien en 1967, on comprendra donc qu'on n'a pas affaire à une grande histoire... C'était même avant que les Esposito, Gretzky, Dionne, Bure et cie. (Martin St-Louis?) aillent terminer leur carrière à New York...

Mais 1969-70, c'est aussi la seule saison de Terry Sawchuk avec les Rangers et sa dernière à vie, lui qui mourra des suites de blessures suite à une bagarre avec un coéquipiers quelques jours après la saison des Rangers pour une question de qui paye quoi...

Je doute par contre que vous vous rendiez au complet c'est pourquoi je n'ai mis qu'une seule des cinq parties disponible sur Youtube...  Les plus masos les chercheront...

Je ne sais pas par contre si la chose est difficile à trouver en copie physique, j'imagine que oui...


mercredi 4 juin 2014

Les capitaines : Los Angeles

Dans son ensemble, l'histoire des Kings comporte plus de bas que de hauts, malgré les récentes années plus glorieuses. Lors de leur saison inaugurale en 1967-68, les Kings achetèrent les Indians de Springfield dans la AHL pour renforcer leur alignement et ne se préoccupaient pas trop du repêchage. C'est pourquoi on retrouve plusieurs joueurs obscurs commes capitaines plus habitués aux ligues mineures lors de leurs premières années. L'arrivée de Wayne Gretzky en 1988 changea le visage de la franchise mais des problèmes financiers dans les années 90 transformèrent l'expérience Gretzky en fiasco. De nos jours, les Kings sont une des puissances de la ligue mais le chemin pour y parvenir fut long et ardu. Voici les capitaines de l'histoire des Kings.




1. Bob Wall - 1967-1969
La première édition des Kings ne comportait pas vraiment de joueurs réguliers dans la LNH. Outre le gardien Terry Sawchuk, on retrouve majoritairement d'anciens joueurs de la AHL, CPHL et WHL. Le défenseur Bob Wall fut nommé comme premier capitaine de l'équipe, lui qui avait passé les quelques saisons précédentes à faire la navette avec les Red Wings de Détroit et les Hornets de Pittsburgh dans la AHL.

2. Larry Cahan - 1969-1971
Cahan hérita du "C" à la place de Wall pour la saison 69-70. Il fut auparavant acquis du Canadien avant la saison. Il en était alors à la 18ème saison de sa carrière qu'il passa à naviguer entre la AHL, la WHL et la LNH. Après 3 saisons avec les Kings, il retourna passer une saison dans la WHL avec les Totems de Seattle et 2 dernières saisons dans l'AMH avec les Cougars de Chicago.

3. Bob Pulford - 1971-1973

Pulford était un des rouages importants avec les Maple Leafs dans les années 60 où il gagna 4 Coupes Stanley. Après 14 saisons avec les Leafs il fut échangé aux Kings où il termina sa carrière en 1973 et devint ensuite leur entraineur. Il gagna d'ailleurs le Jack Adams en 1975. Il sera plus tard entraineur et directeur général des Blackhawks où il travaille encore de nos jours comme consultant. Il est membre du temple de la renommée depuis 1991.

4. Terry Harper - 1973-1975
Ce défenseur  joua 10 ans à Montréal avant de s'amener à L.A en 1972 et de devenir le successeur de Pulford. Il aida à renforcer la défense poreuse des Kings. Il fut par la suite impliqué dans le méga-échange avec Détroit qui amena Marcel Dionne à Los Angeles. Il sera également capitaine des Red Wings pour une saison avant de terminer sa carrière avec les Rockies du Colorado en 1981.

5. Mike Murphy - 1975-1981

Murphy débuta sa carrière avec les Blues en 1971 avant de passer aux Rangers et ensuite les Kings en 1973. Un bon marqueur et leader, il devint capitaine en 75-76 et demeurera en poste jusqu'en 1981 où le titre passera à Dave Lewis, probablement du à sa production déclinante. Il se retira en 1983 et devint par la suite entraineur avec les Kings et les Maple Leafs.

6. Dave Lewis - 1981-1983

Lewis fut nommé capitaine au détriment de Marcel Dionne ou Dave Taylor pour la saison 1981-1982. Cet ancien défenseur des Islanders s'amena à L.A à la fin de la saison 79-80 (et rata donc la chance de gagner la Coupe Stanley). Il passa ensuite aux Devils en 1983 et ensuite les Red Wings où il termina sa carrière en 1988. Il fut plus tard entraineur avec les Red Wings et plus recemment les Bruins en 2006-07.

7. Terry Ruskowski - 1983-1985
Le seul joueur, tous sports confondus, à avoir été capitaine avec 4 équipes (Chicago, LA, Pittsburgh et les Aeros de Houston de la AHL). Ruskowski était un leader naturel qui avait connu de belles années dans l'AMH avant d'être réclamé par les Blackhawks lors de la fusion entre la l'AMH et la LNH. Il jouera ensuite à Pittsburgh et Minnesota où il termina sa carrière en 1988. Il est depuis devenu une figure majeure de la CHL où il est un des meilleurs entraineurs du circuit.

8. Dave Taylor - 1985-1989
Daylor joua toute sa carrière avec les Kings de 1977 à 1994. Il détient d'ailleurs le record du nombre de matchs joué avec LA avec le chiffre magique de 1111 matchs. Il fit les beaux jours des Kings fin 70 et début 80 au sein de la "Triple Crown Line" avec Marcel Dionne et Charlie Simmer. Il fut nommé capitaine en 1985 mais cédera le titre à Wayne Gretzky lors de la 2ème saison de celui-ci à Los Angeles. Il fut plus tard directeur général des Kings de 1997 à 2006 et est maintenant Vice-Président hockey chez les Blues de St.Louis.

9. Wayne Gretzky - 1989-1996
La merveille s'amena à Los Angeles en 1988 et un an plus tard c'est supposément Taylor lui-même qui insista pour que Gretzky porte le "C". C'est dans l'uniforme des Kings qu'il brisera les records de buts et de points de Gordie Howe mais ne remporta plus aucune coupe Stanley. Après la finale de 1993, les Kings furent sur la pente descendante et Gretzky demandera plus tard à être échangé, ce qui arriva en février 1996 où il passa aux Blues de St.Louis qui le nommèrent immédiatement capitaine.

10. Luc Robitaille - 1992-1993, 2006
Probablement le meilleur joueur de l'histoire des Kings, Robitaille fut nommé capitaine en remplacement de Gretzky lorsque celui-ci fut blessé pour une longue période en 1992-93. Il eut 3 séjours avec les Kings: de 86 à 94, 97 à 2001 et de 2003 à 2006. Il portera également le "C" pour quelques matchs durant la dernière saison de sa carrière en 2005-06. Il est maintenant un membre exécutif de la direction des Kings.

11. Rob Blake - 1996-2001, 2007-2008
Après le départ de Robitaille et de Gretzky, le choix logique comme capitaine fut ce défenseur étoile. Il gagna par la suite le trophée Norris en 1998. En février 2001, les Kings l'échangèrent à l'Avalanche qu'il aida à remporter la Coupe Stanley, la seule de sa carrière. Il fit un retour à Los Angeles en 2006 lorsque l'Avalanche décida de ne pas le resigner. Il retrouvera le "C" pour la saison 2007-08 mais quitta pour San Jose la saison suivante où il termina sa carrière (également comme capitaine). Comme Robitaille, il fait toujours partie de l'organisation des Kings, en tant qu'assistant au directeur général.

12. Mattias Norstrom - 2001-2007
Norstrom fut un des piliers de la défense des Kings où il joua plus de 10 saisons. Il hérita du "C" suite au départ de Blake en 2001 et le conservera jusqu'en 2007 alors que l'équipe l'échangea aux Stars de Dallas. Lors du retour de Blake en 2006, Norstrom lui offrit de reprendre le titre de capitaine mais il refusa l'offre par respect pour lui. Il termina sa carrière avec les Stars après la saison 2007-08.

13. Dustin Brown - 2008-
Après des 3 premières saisons dans la ligue, Brown devint le plus jeune capitaine de l'histoire de l'équipe. Il fit partie de la montée en puissance de la jeune équipe qu'il guidera à la Coupe Stanley en 2012.

lundi 2 juin 2014

Scott Garland








Le chemin vers la Ligue Nationale peut parfois être sinueux.
 
Bien que né en Saskatchewan, c’est avec les Canadiens Jr. de Montréal que Scott Garland débuta son stage junior.  (L’équipe faisait à l’époque partie de la Ligue de l’Ontario.)  Au cours de la saison 1970-71, il avait comme coéquipiers des joueurs comme Richard Martin (voir texte du 14 mars 2011), Bobby Lalonde (voir texte du 28 septembre 2011), Jocelyn Guèvremont et Michel Dion (voir texte du 18 septembre 2011).  Il ne joua par contre que 29 matchs, amassant 12 points et 94 minutes de pénalité.
 
L’année suivante, il passa par le junior A, en plus de jouer 6 petits matchs avec les Petes de Peterborough.
 
Jouant dans une période où le talent était dilué (voir texte du 19 août 2011) et où le jeu robuste était très valorisé, il obtint tout de même une chance de jouer dans la Ligue Centrale, avec les Oilers de Tulsa.  Son ardeur au jeu et sa robustesse attirèrent alors  l’attention des Maple Leafs, qui lui offrirent un contrat.  Il fut ainsi assigné aux Blazers d’Oklahoma City de la même ligue, où il passa les saisons 1973-74 et 1974-75.
 
Il débuta également la saison 1975-76 à Oklahoma City, où il accumula 59 points en 58 matchs, un niveau jamais atteint pour lui.  Et contre toute attente, il fut rappelé et atteignit la Ligue Nationale.  L’année suivante, il devint même un régulier à Toronto et amassa 29 points.
 
En 1977-78, il recula dans la hiérarchie et retourna dans la Ligue Centrale, avant d’être échangé aux Kings, dans un échange à cinq joueurs.
 
Il passa l’essentiel de la saison qui suivit avec leur filiale de la Ligue Américaine, en plus de jouer six matchs avec l’équipe californienne.
 
C’est malheureusement ainsi, après 91 matchs et 37 points dans la LNH, que son vaillant parcours prit fin.  Le 9 juin 1979, alors qu’il était à Montréal, son véhicule eut une crevaison sur l’Autoroute Métropolitaine.  Garland en perdit le contrôle et eut un accident qui lui coûta la vie.  Il avait 27 ans.
 
Sources : « Former Junior Garland dies », Montreal Gazette, 11 juin 1979, p.36, hockeydb.com, legendsofhockey.net.