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samedi 7 novembre 2020

Joueur oublié des 90's #41 - Darrin Madeley




Né le 25 février 1968 dans le petit village de Holland Landing (maintenant un quartier de Newmarket) en Ontario, Darrin Madeley fut ce qu'on appelle un ''late bloomer'' ou si vous préférez ma traduction boboche, une ''éclosion sur le tard''. Il joua son hockey mineur très loin des radars des recruteurs de la LNH, évoluant d'abord au niveau Junior A et étant ensuite relégué au Junior B vers la fin des années 80. Alors agé de 21 ans, il décida alors de se concentrer sur son éducation tout en jouant au hockey avec les Lakers de la Lake Superior University au Michigan, un club faisant partie de la 1re division de la NCAA, plus précisément dans la conférence ouest, la WCHA.

Madeley sortit de nulle part et devint une brute au niveau universitaire au sein des puissants Lakers où les choses n'allèrent qu'en s'améliorant à chaque année.

À sa première saison en 1989-90, il eut une fiche de 21-7-1 avec une moyenne de 2.42 et un pourcentage d'arrêt de 0.915. Il fut élu sur la deuxième équipe d'étoiles de sa division ainsi que sur l'équipe d'étoiles des recrues. Il répliqua avec une meilleure saison en 90-91 avec une récolte de 29-3-3, une place cette fois sur la première équipe d'étoiles en plus d'aider les Lakers à gagner leur division et participer au tournoi national. Ils perdirent cependant en 1re ronde.

Il repartit encore de plus belle en 91-92 avec une fiche inférieure de 21-6-4 mais par contre sa meilleure moyenne à vie à 2.01 et un pourcentage de 0.917. Lors de cette dernière année à Lake Superior, Madeley et les Lakers remportèrent le championnat national de la NCAA. Il remporta le MVP de sa division en plus d'être finaliste pour le trophée Hobey Baker attribué au meilleur joueur de la NCAA, trophée qui alla toutefois à Scott Pellerin.

(Note à moi-même, inclure Scott Pellerin dans cette série).



Suite à ce parcours exemplaire, Madeley attira l'attention des nouveaux Senators d'Ottawa qui lui offrirent un contrat pour leur saison inaugurale en 1992-93. Il fit partie de l'entourage de l'équipe pendant ses premières semaines d'existence et obtint son premier départ le 5 novembre 1992 contre Calgary. Madeley alloua 6 buts sur 21 lancers en 30 minutes d'action avant de se faire retirer du match. Il obtint à nouveau le départ le lendemain à Vancouver et alloua cette fois-ci 4 buts dans une défaite de 4-1. Les Senators décidèrent alors qu'il devait prendre de la maturité dans les mineures et signèrent éventuellement le québécois Daniel Berthiaume pour seconder adéquatement le partant Peter Sidorkiewicz. En seulement 2 matchs dans la LNH, Madeley avait alors une moyenne satanique de 6.66 buts par match... C'est quand même mieux que la moyenne de Berthiaume la saison suivante...

Il passa donc le restant de la saison avec le club école des Senators à New Haven dans la AHL où il obtint une fiche de 10-16-9 en 41 matchs. Ces Senators de New Haven sont d'ailleurs une des franchises les plus éphémères de l'histoire de la ligue américaine alors qu'ils n'existèrent que durant cette seule saison 1992-93. En fait je dit éphémère mais ce n'est pas tout à fait vrai. Elle ne fut qu'éphémère sous ce nouveau nom des Senators alors que la franchise existait auparavant sous le nom des Nighthawks depuis 1972 jusqu'à l'arrivée des Senators sur la scène. La saison suivante, le grand club déménagea son club-école sur l'Île-du-Prince-Édouard. 

Mais Madeley avait assez bien fait à New Haven (il mérita même une place sur la 2e équipe d'étoiles) pour graduer à temps plein à Ottawa pour la saison 1993-94 afin de seconder le nouveau venu Craig Billington, obtenu des Devils en retour de Sidorkiewicz. À travers tout ça, le fait demeurait que les Senators voyaient grand pour Madeley, croyant fermement qu'il pourrait devenir un vrai gardien numéro un.

 

Dans ce rôle d'adjoint, Madeley obtint davantage de départs et comme ses comparses et prédécesseurs à Ottawa, il ''vit du rubber'' lors de cette saison où il joua 32 matchs. Comme les Senators ne s'améliorèrent que très marginalement en 93-94 (fiche de 14-61-9 au lieu de 10-70-4) et bien Madeley ne put vraiment se faire justice. Toutes ses prouesses au niveau universitaire ne purent se transposer au niveau de la LNH, encore moins au sein d'une pauvre équipe d'expansion qui visait davantage le plancher que le plafond... 

Durant cette première saison complète, il n'obtint que 3 victoires contre 18 défaites et 5 matchs nuls, une moyenne de 4.36 et un pourcentage d'arrêt de .868 Il joua également 6 matchs dans la AHL durant cette saison et le club école continuait d'en arracher autant que le grand club (23-49-8) et Madeley ne remporta aucune victoire durant ce séjour.

 

Ouff.... Ça a pas l'air de tout repos...

Ses chances de s'établir à Ottawa semblèrent encore plus minces la saison suivante suite à l'acquisition du vétéran Don Beaupre. Il fut retourné à Charlottetown et ne joua donc que 5 matchs durant la saison écourtée de 1995. Il remporta sa seule victoire de la saison lors de ce qui fut son dernier match en carrière dans la LNH, le 29 avril 1995 contre les Islanders. Il resta également à Charlottetown la saison suivante mais les Senators avaient pendant ce temps trouvé un autre gardien d'avenir en Damian Rhodes, qu'ils obtinrent des Islanders en retour de Beaupre. Ils décidèrent donc de tourner la page et ''prêtèrent'' Madeley aux Vipers de Detroit dans la IHL pour écouler cette dernière année de contrat. Il fit toutefois bien à Detroit et réussit ensuite à signer avec l'organisation des Sharks de San Jose mais il ne joua jamais avec eux et fut éventuellement racheté. Il joua donc la saison 1996-97 dans la AHL avec les Flames de St..John et aussi avec un retour de quelques matchs avec les Vipers.

Il tenta sa chance ensuite en Finlande et en Allemagne mais ce ne fut que très bref et il revint à chaque fois en Amérique, cette fois-ci dans la ECHL où il termina sa carrière en 1999 avec les Ice Pilots de Pensacola.

Il demeura dans le hockey après sa retraite comme entraineur au sein du programme de développement de l'équipe nationale américaine où il fut en poste de 2001 à 2005. Depuis 2012, il œuvre à titre de directeur des opérations hockey de l'équipe féminine de Lake Forest Academy en Illinois en plus d'être entraîneur de l'équipe masculine. Il entraîna d'ailleurs brièvement Alex DeBrincat avant que celui-ci ne se joigne à la OHL.

En 39 matchs dans la LNH, Darrin Madeley obtint une fiche de 4 victoires, 23 défaites et 5 matchs nuls.
En exactement 100 matchs dans la NCAA à Lake Superior, sa fiche fut de 71 victoires, 16 défaites et 8 matchs nuls.

jeudi 5 novembre 2020

Les chandails de Mike Sillinger



Vous devez sûrement connaître Mike Sillinger, celui qui détient le record pour avoir joué avec le plus de clubs dans la LNH avec 12 clubs en plus d'être celui qui se fit échangé le plus souvent, soit 9 fois durant sa carrière. Il partage en fait ce dernier record avec Brent Ashton (note à moi-même, parler plus de Brent Ashton un jour). Sillinger est donc l'ultime journeyman, du moins en ce qui concerne la LNH. 

Comme il a joué pour beaucoup d'équipes, il a donc porté beaucoup de chandails différents durant sa carrière. Mais en plus de tout ça, il a joué durant une ère assez spéciale de la LNH, où les troisièmes chandails firent leur apparition, ce qui donna toutes sortes d'abus. C'était aussi durant une ère où beaucoup d'équipes ont fait du ''rebranding''... Donc je crois que Sillinger se mérite également le record pour le plus de chandails différents portés durant sa carrière. Difficile de vérifier mais je crois bien avoir raison. 

Combien de chandails Sillinger a-t-il donc porté? Je ne sais pas encore, je n'ai pas fini de compter, découvrons ce nombre ensemble en retraçant sa carrière en même temps! Ça va être palpitant vous allez voir.

N.B. Je copie-colle ici plusieurs infos que j'ai auparavant écrite dans un billet sur Sillinger dans mon ancien blog Top Net! en 2011 avant de me joindre à LVEUP... C'est pareil... mais pas pareil. Anyway, il y a juste six personnes qui l'ont lu à l'époque et je crois écrire plus mieux depuis alors...

Detroit
1990-1995


Sillinger commença sa carrière avec l'équipe qui le repêcha au 11e rang de l'encan de 1989, les Red Wings de Detroit. Il y joua sporadiquement jusqu'en 1993-94 où il commença à jouer plus régulièrement. Les Wings avaient une congestion au poste de centre et il fut éventuellement échangé aux Mighty Ducks d'Anaheim vers la fin de la saison écourtée de 1995. Il porta donc pour commencer les deux versions du chandail classique des Wings. Il en aurait presque porté un 3e alors que les Red Wings portèrent un chandail vintage à quelques occasions durant la saison du 75e de la LNH en 1991-92. Cependant, Sillinger passa l'entièreté de cette saison dans les mineures à l'exception de 8 matchs en séries où l'équipe ne portait que le chandail régulier.

Stats en saison : 129 parties - 14 buts - 45 passes - 59 points
Stats en séries : 11 parties - 2 buts - 3 passes - 5 points


Anaheim
1995-1996


Sillinger termina donc la saison à Anaheim avec les Mighty Ducks.  Ces derniers étaient fin prêts pour nous éblouir durant la saison 1995-96, alors qu'ils firent partie du fameux ''Third Jersey Program'' où quelques équipes furent les premières à expérimenter avec de véritables 3e chandails tous plus laids les uns que les autres...

L'équipe retira cette atrocité après cette seule saison. Sillinger le porta encore moins souvent alors qu'il fut échangé aux Canucks au mois de mars 1996.

Stats en saison : 77 parties - 15 buts - 26 passes - 41 points


Vancouver
1996-1998


Sillinger arriva à Vancouver juste à temps pour participer au ''third jersey program'' des Canucks, chandail que j'appelle le ''Chocolat Reese'' et qui fut porté pendant deux saisons. Il fit par la suite partie de leur rebranding en 1997-98 (juste à temps pour accueillir ce gars-là), ce qui nous donne un bon 5 chandails à ajouter au total. Si vous suivez depuis le début, on est désormais rendu à 10 chandails en incluant les versions à domiciles et à l'étranger.

Sillinger fit toutefois partie de la purge de Mike Keenan à Vancouver et fut envoyé aux Flyers en  février 1998.

Stats en saison : 138 parties - 28 buts - 32 passes - 60 points
Stats en séries : 6 parties - 0 buts - 0 passes - 0 points


Philadelphie
1998


Malgré que le ''Third jersey program'' était un fiasco, la boîte de pandore était ouverte et d'autres équipes emboîtèrent le pas. Les Flyers firent toutefois preuve de retenue avec cette incursion dans le monde des troisièmes chandails, mais firent partie d'une autre tendance de l'époque, les chandails noirs.

Sillinger joua de février à décembre 1998 avec les Flyers. Il avait commencé en force à la fin de la saison 1997-98 avec 22 points en 27 matchs mais s’essouffla la saison suivante. Il fit partie de l'étrange échange avec le Lightning qui renvoya Mikael Renberg à Philadelphie et Chris Gratton à Tampa Bay.

Stats en saison: 52 parties - 11 buts - 14 passes - 25 points
Stats en séries : 3 parties - 1 but - 0 passes - 1 points


Tampa Bay
1998-2000


Une autre équipe, un autre ensemble de 3 chandails pour Sillinger, cette-fois ci on retourne en territoire nauséabond avec le fameux 3e chandail ''thunderstorm'' du Lightning. Dur à croire que d'autres chandails horribles comme le Fishsticks des Islanders, le Wild Wing des Mighty Ducks et le Burger King des Kings ne durèrent qu'une saison (ou une saison et demie dans le cas des Islanders) mais que celui-ci a réussi à rester pendant 3 longues saisons. Sillinger ne pouvait pas rater ça... Mine de rien on est rendu à 16.

Stats en saison : 121 parties - 27 buts - 27 passes - 54 points
 
 
Floride
2000-2001


Sixième équipe pour Sillinger donc on est à la moitié du chemin et on rajoute un autre set de trois chandails pour l'occasion. Cette fois-ci il n'eut pas à déménager très loin lorsqu'il passa du Lightning aux Panthers à la date limite des transactions en mars 2000.

Stats en saison: 68 parties - 17 buts - 25 passes - 42 points
Stats en séries : 4 parties - 2 buts - 1 passes - 3 points

 
Ottawa
2001


Une autre saison commencée dans une ville mais terminée dans une autre pour Sillinger en 2000-01 alors qu'il trouva preneur une fois de plus à la date limite, alors qu'il passa des Panthers aux Sénateurs. Il s'agit de son plus court parcours parmi ses 12 équipes alors qu'il ne joua que 13 matchs pour terminer la saison et 4 autres en séries. Difficile alors de confirmer s'il porta vraiment le nouveau 3e chandail (surprise il est noir!) des Sens introduit cette saison-là mais probablement que oui. On pète donc le 20 ici alors que nous en sommes à 22 chandails différents.

Stats en saison : 13 parties - 3 buts - 4 passes - 7 points
Stats en séries : 4 parties - 0 buts - 0 passes - 0 points


Columbus
2001-2003


Pour une rare fois, Sillinger fut maître de sa destinée alors qu'il tomba agent libre à l'été 2001. Il signa alors avec la toute jeune équipe des Blue Jackets qui se calmèrent le pompon à leurs débuts et attendirent quelques années avant de sortir un 3e chandail. Il eut même le luxe de terminer deux saisons d'affilée avec la même équipe sans être échangé.

Mais lors de l'entre-saison de 2003 il fût échangé pas une mais deux fois la même journée. Il passa de Colombus à Dallas en retour de Darryl Sydor pour ensuite être envoyé aux Coyotes de Phoenix contre Teppo Numminen.

J'imagine la scène: "Bon chérie, je sais qu'on vient de finir de décorer notre maison mais on vient de m'envoyer à Dallas." Deux heures plus tard, après avoir regardé les apparts à louer à Dallas, le téléphone sonne encore . "Chérie... laisse faire on va à Phoenix finalement...''

C'est quand même avec Colombus qu'il disputa le plus de parties dans la LNH avec 155.


Stats en saison : 155 parties - 38 buts - 48 passes - 86 points
Stats en séries : aucune 

 

Phoenix
2003-2004


Sillinger arriva alors en Arizona juste à temps pour le rebranding de l'équipe. Je trouve ça dommage car il rata de peu de porter une autre relique exceptionnelle de l'époque soit le 3e chandail des Coyotes porté par l'équipe de 1998-99 à 2002-2003. On peut pas tout avoir. By the way on est rendu à 26.

Stats en saison : 60 parties - 8 buts - 6 passes - 14 points


St.Louis
2004-2006


Si Sillinger croyait survivre à une autre date limite des transactions en 2003-04 et bien il se trompait alors qu'il passa aux Blues au début mars 2004, soit quelques semaines avant cette date qu'il devait assurément encercler sur son calendrier. Il termina donc la saison 2003-04 à St.Louis et y débuta la suivante au retour du lock-out.

Ici difficile de dire s'il porta seulement le chandail régulier des Blues alors que ces derniers portèrent un chandail vintage à quelques reprises durant cette seule saison 2003-04. Mais selon le peu que j'ai trouvé comme information, aucun de ces matchs vintage n'eut lieu après l'acquisition de Sillinger mais je n'en suis pas sûr.

Stats en saison : 64 parties - 27 buts - 24 passes - 51 pts
Stats en séries : 5 parties - 3 buts - 1 passe - 4 pts

Nashville
2006


Les Blues n'allaient nulle part en 2005-06 et n'attendirent même pas la date limite pour échanger Sillinger alors qu'ils l'envoyèrent à Nashville en janvier 2006. Au cas où vous ne vous rappeleriez pas de cette transaction mémorable, c'est l'inoubliable Timofei Shishkanov qui prit le chemin de St.Louis en retour. Je dis mémorable non pas ironiquement parce qu'on se fout de Shishkanov mais parce que c'était bel et bien la 11e équipe de Sillinger dans la LNH, battant alors le record co-détenu par deux québécois soit Michel Petit et Jean-Jacques Daigneault.

Cette saison 2005-06 partagée à St.Louis et Nashville fut également mémorable pour Sillinger alors qu'il connut sa meilleure saison au niveau statistique avec 32 buts et 63 points. Mais les Predators perdirent en 1re ronde et Sillinger retourna sur le marché avec dans son grenier 31 anciens chandails (peut-être ou probablement pas 33 avec le vintage des Blues).

Stats en saison : 31 parties - 10 buts - 12 passes - 22 pts
Stats en séries : 5 parties - 2 buts - 1 passe - 3 pts

 

New York Islanders
2006-2009


BANG! Nouveau contrat comme agent libre avec sa nouvelle et dernière équipe, les Islanders, qui le remercièrent en lui permettant de faire partie de l'ultime combo ''rebranding + 3e chandail + chandail rétro''... S'il subsistait quelques hésitations à savoir si Sillinger était véritablement le détenteur du record pour le plus de chandails et bien en voilà 6 de plus portant le grand total à 37. En fait peut-être 38 si on prend en compte que les Islanders avait un chandail rétro différent en 2007-08 (2e photo avec chiffres rouges et pantalons foncés) qu'ils adaptèrent quelque peu différemment en 2008-09. Mais c'est très minime comme changement et de plus, Sillinger ne joua que 7 matchs en 2008-09 à cause de diverses blessures et il mit fin à sa carrière possiblement sans porter cette version.

Et peut-être donc 40 si on inclut le vintage de Blues... faudrait vraiment que je trouve la réponse...

Stats en saison : 141 parties - 42 buts - 45 passes - 87 pts
Stats en séries : 5 parties - 1 but - 1 passe - 2 pts

Sillinger franchit en plus le plateau des 1000 matchs avec cette dernière équipe.


Donc ouf... Ça en fait du chandail. J'espère que vous êtes pas trop étourdis. En un grand total de 1049 dans la LNH, Sillinger récolta 240 buts et 308 passes pour 548 points et 644 minutes de pénalité. Il n'a cependant franchi la première ronde qu'à une seule reprise et c'était à ses débuts avec les Wings en 1991-92. 

En 17 saisons passées dans la LNH, il n'en a terminé que 7 avec la même équipe qu'en début de saison. Il a aussi partagé quelques unes de ses permière saisons entre Detroit et leur club-école à Adirondack en plus de jouer 3 matchs de retour dans les mineures en 2008-09 avec le club-école des Islanders à Bridgeport pour fins de conditionnement physique.

Et étonnement il n'a jamais joué pour plus de deux clubs dans une même saison, ce que la plupart des journeymen ont fait.

On peut donc dire que Sillinger aura presque tout vu durant sa carrière, à l'exception bien sûr de la coupe Stanley. Il aura joué dans des vrais marchés de hockey (Détroit, Vancouver, Ottawa, Philadelphie) des équipes d'expansion (Anaheim, Colombus, Nashville) des équipes du "Sun Belt" de Gary Bettman (Tampa Bay, Floride, Phoenix) et des équipes anciennement bonnes mais moribondes lors de son passage (St.Louis et Islanders). Il aura joué au quatre coins de l'Amérique, dans trois provinces canadiennes (incluant son junior à Regina) et neuf états américains.


Et il aura également porté beaucoup de chandails...


mardi 3 novembre 2020

Trêve de hockey #101 - Jeff Bridges et Kaoru Betto




J'espère croire qu'en plus d'être férus d'histoire du hockey, certains d'entre vous êtes aussi cinéphiles? Si c'est le cas, j'espère que vous connaissez ''The Big Lebowski''? Cette comédie réalisée par les frères Cohen en 1998 est un des films les plus cultes de l'histoire. Sinon, et bien fermez cette fenêtre et allez tout de suite visionner ce chef d’œuvre. 
 
Mais en bref, si vous n'avez pas vu ou que ça fait longtemps et bien ce film raconte l'histoire d'un chômeur de Los Angeles du nom de Jeff Lebowski qui se fait un jour attaquer par des durs à cuire voulant récupérer de l'argent qu'il leur devait. Cependant, il s'agit d'une erreur sur la personne car le vrai fautif porte le même nom que lui. Voulant être dédommagé, Lebowski part à la recherche de l'autre du même nom, un vieux millionnaire handicapé qui l'invite malgré lui dans ses magouilles. Le reste du film est une succession d'événements bizarres qui ne mènent nulle part et de personnages losers mais au final, rien ne fonctionne pour personne avec tous ces plans foireux et c'est fantastique. Juste d'en parler j'ai le goût de le ré-écouter.

Voici un trailer:




Bref, ce film fit de Jeff Bridges et du ''Grand'' Lebowski une star. Tellement que des sites web vendent des vêtements avec des citations du film ou à l'image à ceux portés dans le film et il n'est pas rare de voir des gens se déguiser en personnages du film à Halloween. Il y a même des ''conventions'' Lebowski et des projections du film à la ''Rocky Horror Picture Show''. Je suis d'ailleurs allé à l'une de ces projections organisées par un de mes amis il y a 2-3 ans. J'y ai d'ailleurs appris plein de détails amusants de la part d'autres fans...

Bref ce film est un phénomène en tant que tel et un des items du film que l'on retrouve beaucoup sur des sites de chandails sur internet est ce chandail de style baseball porté par Lebowski dans les premières scènes du film:




Ce chandail particulier met en vedette un ancien joueur de baseball japonais du nom de Kaoru Betto. Je n'ai pas réussi à confirmer exactement mais les inscriptions japonaises au dessus de lui sembleraient se traduire par ''Grandement influenceur'' ou ''Strongly influential''.

 

Kaoru Betto
 

Né il y a 100 ans cette année, soit le 23 août 1920, Kaoru Betto est décrit comme un des premiers frappeurs de puissance de l'histoire du baseball japonais et avait également comme surnom ''Le gentleman du baseball''. Il débuta sa carrière en 1948 avec les Tigers d'Osaka, où il joua deux ans avant de joindre les rangs des Orions de Mainichi de la nouvelle ligue du pacifique en 1950.




Avec les Orions, il gagna la première édition des nouvelles séries ''mondiales'' japonaises en 1950 et fut également déclaré comme le MVP de la ligue et de ces séries. Il avait obtenu 43 coups de circuit cette saison-là. Il en cognera 155 en 10 saisons durant sa carrière de joueur, qui se termina en 1957 avec une moyenne au bâton de .302. Il fut également gérant de l'équipe en même temps que ses fonctions de joueur à partir de 1954. Il entraînera par la suite plusieurs équipes au courant des décennies suivantes jusqu'à sa retraite comme coach en 1979.

Il fut élu au temple de la renommée du baseball japonais en 1988 et est mort en 1999, un an après la sortie du film ''The Big Lebowski''.

 

Gérant des Whales de Taiyo
1968-72, 1977-79


Joueur des Orions de Mainichi
1950-1957


Pour revenir au film, le chandail n'a pas vraiment d'importance dans l'histoire et je n'y avais d'ailleurs jamais porté attention jusqu'à aujourd'hui. C'était jusqu'à ce que je tombe sur une publication facebook mentionnant que Bridges a également porté ce chandail dans le film ''Cold Feet'' sorti en 1989:

 


Et ensuite dans le film ''The Fisher King'' sorti en 1992:


Il y a donc ici une sorte ''d'inside joke'' avec ce chandail pour Jeff Bridges. Questionné à ce sujet, le principal intéressé déclara que les vêtements de Lebowski provenaient de sa garde-robe personnelle mais que le fameux t-shirt baseball provenait toutefois de son frère également acteur, Beau Bridges, à qui il l'aurait volé. Je ne sais pas si c'est vrai, car on voit dans le ''Big Lebowski'' que le chandail est de couleur différente et quand on regarde attentivement, le lettrage est plus mince et le dessin légèrement différent.


Peut-être qu'il avait perdu le chandail depuis 1992 et qu'il l'aimait tellement qu'il s'en est fait faire un deuxième? 

Anyway, ce n'est qu'un autre ''easter egg'' qui s'ajoute à ce film qui en possède d'ailleurs plein d'autres. À chaque fois que je le ré-écoute je remarque d'ailleurs quelque chose de nouveau. Maintenant, quand je le ré-écouterai, j'aurai désormais une nouvelle pensée envers un joueur de baseball japonais que je n'ai jamais vu jouer...

 


dimanche 1 novembre 2020

Équipe All-star des oubliettes #26 - Lightning de Tampa Bay

 


C'est un peu un running gag personnel lorsqu'à chaque début de texte de cette série, j'indique que cette série est interminable et que j'ai hâte de l'avoir finie. Je l'ai commencée en août 2017 avec Anaheim... C'est pas que c'est plate mais j'ai toujours d'autres sujets nouveaux et ainsi plus passionnants à écrire. Mais de temps en temps je donne un autre coup de marteau dans ce projet...

Quand je vais avoir fini, les Kraken de Seattle vont avoir leur équipe... et peut-être qu'on en sera à une suite au covid à ce moment-là: COVID II - The Revenge...

Anyway voici le Lightning.




Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe partante de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc.

Articles précédents de la série:

AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville, New Jersey, New York Islanders, New York Rangers, Ottawa, Philadelphie, Pittsburgh, St. Louis, San Jose

 

ATTAQUANTS

 

Dino Ciccarelli
111 matchs (1996-98)

 

Après 4 passées à Detroit, le futur membre du temple de la renommée Dino Ciccarelli, alors agé de 36 ans, fut sacrifié par l'équipe pour faire place à de plus jeunes. Il fut donc envoyé à Tampa en retour d'un choix conditionnel au repêchage. Ce choix fut ensuite envoyé par les Wings aux Maple Leafs en retour du défenseur Jamie Macoun et le choix des Leafs devint Alexei Ponikarovsky (4e ronde en 1998) au final. Ciccarelli fut donc un des nombreux joueurs des Wings qui durent être sacrifiés et/ou qui ne s'entendaient pas avec Scotty Bowman, pour que l'équipe passe à un autre niveau. Voir ici les anciens textes sur Paul Ysebaert, Ray Sheppard et Paul Coffey. L'équipe voulait également couper dans sa masse salariale.

Il n'était évidemment pas enjoué de cette nouvelle, lui qui quittait une équipe sur le point d'être championne pour une jeune équipe récente pas mal moins dominante. Il contempla même de prendre sa retraite, lui qui ne voulait pas déraciner sa famille qui habitait dans sa ville natale de Sarnia, pratiquement en banlieue de Detroit. Il se fit toutefois à l'idée, alors qu'il allait pouvoir recevoir plus de temps de glace avec le Lightning qu'avec les Red Wings. Il répondit de bonne manière avec une bonne saison de 35 buts et 60 points en 1996-97, lui qui n'avait pas marqué plus de 30 buts depuis sa saison de 41 buts en 92-93.

Toutefois, le Lightning ne s'améliora pas et alors qu'ils étaient en pleines mesures de coupures financières et de problèmes au niveau des propriétaires, le salaire de Ciccarelli devint un boulet. Ils l'envoyèrent donc pas loin, aux Panthers du même état en janvier 1998 en compagnie du défenseur Jeff Norton. En retour le Lightning mit la main sur Jody Hull et le gardien Mark Fitzpatrick.

Dino termina la saison avec les Panthers et ne joua ensuite que 14 matchs lors de sa dernière saison en 1998-99 avant de prendre sa retraite.


Denis Savard
105 matchs (1993-95)


Voulant réparer leur erreur du repêchage de 1980, les Canadiens avaient fait l'acquisition de Denis Savard en 1990 mais à fort prix, envoyant aux Blackhawks un défenseur étoile du nom de Chris Chelios qui gagnera deux trophées Norris à Chicago en plus de jouer jusqu'à l'âge hallucinant de 48 ans. Savard ne put rendre justice à cet échange, surtout au sein d'un système plus défensif et davantage de pression à Montréal. Sa saison 1992-93 fut particulièrement éprouvante dû à plusieurs blessures, ce qui le limita à seulement 50 points en saison régulière (en 63 matchs tout de même) et 5 points en 14 matchs en séries qu'il termina en tant qu'adjoit à Jacques Demers derrière le banc.

Ayant tout de même réalisé son rêve de remporter la coupe Stanley ce printemps-là, il avait le choix d'exercer son année d'option mais se contenter d'un rôle de soutien à Montréal ou bien terminer cette association et devenir agent libre. Le sentiment du devoir accompli avec la coupe de 1993 lui facilita la tâche et il décida de tester le marché, estimant qu'il n'aurait peut-être pas d'aussi bonnes offres s'il attendait un an de plus à Montréal.

Le Soleil, 31 juillet 1993

À Tampa, Savard eut la promesse d'être à sa position naturelle comme deuxième centre derrière Brian Bradley et l'équipe espérait qu'il amène du leadership et aussi un peu de punch à l'attaque au sein de la jeune équipe. Phil Esposito visait également haut avec une place en séries. Le Lightning progressa tout de même en 93-94 avec une fiche de 30-43-11 mais ratèrent évidemment ces séries et malgré qu'il fut épargné par les blessures, Savard ne connut qu'une saison de 18 buts et 46 points en 74 matchs.

À la reprise des activités après la grève de 1994, Savard n'était plus en forme. Un journaliste de Tampa lui reprocha même d'avoir abusé du golf pendant l'arrêt de travail. Il perdit sa place dans la hiérarchie au profit de plus jeunes joueurs et tomba éventuellement sur le 4e trio. Après une fiche de seulement 6 buts et 17 points en 31 matchs durant cette saison écourtée, les Blackhawks le ramenèrent au bercail à la date limite des transactions. En retour de Savard, le Lightning obtint un choix de 6e ronde en 1996 qui devint l'attaquant québécois Xavier Delisle, également un futur membre du Canadien.

Savard retrouva un peu ses jambes à son retour avec les Blackhawks avec 8 points en 12 matchs pour clore la saison. Il marqua d'ailleurs à son premier match. Il connut même des séries du tonnerre avec 7 buts et 18 points en 16 matchs, bon pour le premier rang chez les Hawks. Il joua deux autres saisons complètes à Chicago avant de prendre sa retraite.


Simon Gagné
63 matchs (2010-11)


Durant l'été suivant leur présence en finale de 2010 où ils s'inclinèrent face aux Blackhawks, les Flyers avaient une décision à prendre au sujet de Simon Gagné. Alors qu'il lui restait une saison de contrat et que l'équipe venait de prendre un pari sur le joueur russe Nikolai Zherdev (pari qui aura fait patate), les Flyers commencèrent les négociations pour se départir de leur joueur de longue date. Espérant beaucoup qu'il demeure en santé et qu'il clique avec les autres attaquants québécois de l'équipe, le Lightning fit l'acquisition de Gagné qui accepta de lever sa clause de non-échange. En retour, les Flyers mirent la main sur le défenseur Matt Walker et un choix de 4e ronde. Sa saison démarra toutefois lentement et il rata la moitié des matchs de l'équipe en première moitié de saison. Au final, il répliqua exactement sa fiche de l'année précédente avec 17 buts et 23 passes pour 40 points et c'en était fini de l'expérience Gagné à Tampa.

Maintenant agent libre, il signa avec les Kings où il joua deux ans, fut de plus en plus blessé mais remporta la coupe de 2012. Il fit ensuite un court retour avec les Flyers en 2013 et après un arrêt d'un an, il joua une vingtaine de matchs avec les Bruins en 2014-15 avant de prendre sa retraite définitive.


Mentions honorables:
Gary Roberts (30 matchs 2008-09), Michael Nylander (35 matchs 1998-00), Mark Recchi (62 matchs 2008-09), Wendel Clark (65 matchs 1998-99), Alex Tanguay (80 matchs 2009-10), Cory Stillman (81 matchs 2003-04), Brian Bellows (86 matchs 1995-97), Stéphane Richer (110 matchs 97-00)

Note: Je voulais vraiment mettre Mark Recchi à la place de Simon Gagné mais je l'ai déjà mis dans celle de la Caroline et je pense me le réserver en bonus pour une autre équipe future... C'est à suivre.


DÉFENSEURS

Petr Svoboda
123 matchs (1998-2001)


D'accord, pas une supervedette mais quand même un solide défenseur semi-offensif qui joua plus de 1000 matchs dans la LNH, le premier joueur de la République tchèque ou de l'ancienne Tchécoslovaquie à franchir ce niveau. C'est d'ailleurs avec le Lightning qu'il franchit ce plateau durant la saison 1999-2000. Durant les années 90, Svoboda était campé dans un rôle de vétéran aguérri et avait désormais comme spécialité d'être un mentor par excellence envers les jeunes recrues provenant de la République Tchèque, lui qui était un des pionniers de son pays dans la LNH

Lorsqu'ils firent son acquisition des Flyers (en retour de Karl Dykhuis), le Lightning espérait qu'il prenne sous son aile leur jeune prospect tchèque à la défense, Pavel Kubina. Il accomplit cette tâche avec brio, particulièrement au sein de cette équipe en pleine déroute à l'époque, surtout au niveau des gardiens.

Il subit toutefois une commotion cérébrale en décembre 2000 lors de sa troisième saison avec l'équipe. Incapable de s'en remettre, il décida de prendre sa retraite à la fin de la saison où il n'aura joué que 19 matchs.


Mattias Ohlund
139 matchs (2009-11)


Comme Svoboda, pas une superstar ici car je n'avais guère d'autres options. Vous pouvez voir mes autres choix dans les mentions. Je pourrais substituer n'importe quel d'entre eux avec Ohlund et ça ne changerait pas grand chose à la qualité de cet alignement. N'empêche qu'il fut un temps où Ohlund était capable de la mettre dedans.

Et comme Svoboda avant lui, Ohlund fut amené à Tampa pour être le mentor d'un jeune défenseur, suédois cette fois-ci, en Victor Hedman.

Après 11 saisons avec les Canucks, Ohlund signa un lucratif contrat de 7 saisons avec le Lightning pour la saison 2009-10. Toutefois, sa touche offensive sembla disparaitre complètement avec sa nouvelle équipe alors qu'il ne récolta aucun but et seulement 13 passes lors de cette première saison. Sa deuxième saison fut encore pire alors que sa disette sans buts continua et ne marqua aucun but également en 2010-11, récoltant seulement 5 passes en 72 matchs. Il était toutefois toujours efficace défensivement et n'était plus vraiment utilisé en missions offensives. Il participa au parcours du Lightning jusqu'à la finale de conférence des séries de 2011 et obtint finalement son premier but avec le Lightning durant ces séries.

L'âge commença ensuite à faire son oeuvre. Il sembla aggraver une blessure à ses deux genoux durant cette saison et ne débuta pas la saison suivante. Il passa la saison complète sur le carreau à se remettre de deux opérations à ces deux genoux et il ne revint jamais au jeu par la suite. Le Lightning continua à le garder sur la liste des blessés à long terme et à le payer jusqu'en 2016.


Mentions honorables:
Adrian Aucoin (26 matchs 2000-01), Luke Richardson (27 matchs 2006-07), Rob Ramage (66 matchs 1992-93), Darryl Sydor 111 matchs 2003-06


GARDIEN

Olaf Kolzig
8 matchs (2008-09)


Membre de l'organisation des Capitals depuis 1989-90, Kolzig était le numéro un de cette équipe depuis plus de 10 saisons lorsqu'il perdit le poste au profit de Cristobal Huet à la fin de la saison 2007-08. Alors agent libre durant l'été, il signa un contrat d'un an avec le Lightning pour seconder Mike Smith. Après seulement 8 matchs et une fiche de 2-4-1, il se blessa en janvier, ce qui le mit au rancart pour le reste de la saison.

Il fit ensuite partie d'un échange bizarre et controversé. Le Ligntning était alors dans une autre tourmente financière dû à une autre instabilité au niveau des propriétaires, ce qui mériterait un article complet pour ce sujet d'ailleurs (note à moi-même d'y revenir un jour). Ils devaient alors couper dans le gras. Dans une autre équipe dont la ville commence par T, les Maple Leafs étaient en pleine reconstruction et avaient besoin du plus de choix au repêchage possible. Incapables de se départir de plusieurs vétérans munis de clauses de non-échange, Toronto devait trouver d'autres manières d'accumuler des choix. 

Le 4 mars 2009, le Lightning envoya 3 joueurs et un choix aux Maple Leafs en retour d'un seul joueur. Ces joueurs furent le défenseur en fin de carrière Jamie Heward, le prospect Andy Rogers et Kolzig qui prirent le chemin de Toronto en plus d'un choix de 4e ronde au repêchage de 2009. En retour, le Lightning mit la main sur un habitué des ligues mineures, le défenseur Richard Petiot. C'était quand même cher payé de la part du Lightning pour les services de Petiot qui n'avait pas joué dans la LNH depuis 2005-06 et qui ne joua que 11 matchs avec eux pour clore la saison. Il fut pourtant le seul joueur de cette transaction à jouer un match avec sa nouvelle équipe.

Cet échange pouvait plutôt se traduire par ce qui importait principalement pour les deux équipes, soit un ''salary dump'' échangé contre un choix au repêchage. Les Maple Leafs ''achetèrent'' donc ce choix en avalant ces contrats non-désirés du Lightning. Bien que les équipes ne firent qu'exploiter une lacune de la convention collective et donc rien d'illégal, la ligue priva tout de même les Maple Leafs de ce 4e choix lorsqu'ils durent les punir pour avoir signé un joueur autonome à un contrat hors-norme en 2008, le défenseur Jonas Frogren. Donc tout ça pour rien au final si ce n'est que 11 matchs de Petiot avec le Lightning qui purent épargner un bon 500,000$ en salaire...

Kolzig prit sa retraite avant le début de la saison suivante et n'aura jamais même mis les pieds à Toronto.


Mentions honorables:
Evgeni Nabokov (11 matchs 2014-15), Bill Ranford (32 matchs 1998-99), Sean Burke (35 matchs 2005-06), Dan Cloutier (76 matchs 99-01)


Sources:
hockeyDB
EliteProspects
Greatest Hockey Legends
Wikipedia
CICCARELLI LEERY OF LIGHTNING
, Orlando Sentinel, 29 août 1996
Panthers trade for Ciccarelli, Associated Press, 17 janvier 199
Lightning enlists scorer Savard, Tampa Bay Times, 31 juillet 1993
Savard à Tampa Bay
, Entente de 3 ans, le Soleil, 31 Juillet 1993
Denis Savard...sur ses derniers miles, La Presse, 1er février 1995
Petr Svoboda calls it a career, CBC, 5 mai 2002
Backchecking: Petr Svoboda, Sports Illustrated, 18 février 2013
The Story of a Weird Leafs/Lightning Trade, Pension plan Puppets, 29 déc. 2016