Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est PCHA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PCHA. Afficher tous les articles

jeudi 24 mars 2022

Bernie Morris


Originaire du Manitoba et orphelin à l’âge de 8 ans, Bernie Morris fit tout de même son chemin jusque dans la PCHA (Pacific Coast Hockey Association). Après une saison 1914-15 avec les Aristocrats de Victoria où il fut blessé, il se retrouva avec les Metropolitans de Seattle. Il prit son erre d’aller avec la nouvelle équipe, où ses 32 buts en 18 matchs lui assurèrent le plus haut total de la ligue, en plus d’être le deuxième pointeur de la ligue derrière Cyclone Taylor.

Ce ne fut que partie remise pour la saison 1916-17, où Morris accumula 54 points en 24 matchs, lui permettant ainsi de remporter le championnat des compteurs de la PCHA.

Leur fiche de 16-8 a permis aux Metropolitans de terminer en tête et de se procurer ainsi un billet pour la finale de la Coupe Stanley contre les champions de la Ligue nationale. Ce furent les vainqueurs de la Coupe de l’année précédente, les Canadiens de Montréal, qui eurent le privilège de traverser le continent et de disputer la première finale en sol américain. (Les transports de l’époque ne permettant pas d’alterner, la finale devaient alors se fixer à un seul endroit, une année dans l’est et l’autre sur la côte ouest.)

Après une première défaite, Seattle a pris son rythme et n’a plus regardé derrière. Les Mets ont remporté les trois matchs suivants et le titre. Morris fut d’ailleurs aux premières loges de ce triomphe, alors qu’il marqua 14 des 23 buts de son équipe. Le dernier match se termina alors par la marque de 9-1, où il en compta 6.

Pour la saison 1917-18, les Metropolitans terminèrent à nouveau au premier rang, mais ils durent faire face à une nouveauté pour la PCHA : une série éliminatoire. Malheureusement pour eux, ils s’inclinèrent devant les Millionaires de Vancouver. Sur une base individuelle, Morris termina deuxième meilleur pointeur, encore une fois derrière Cyclone Taylor, de Vancouver.

En 1919, le même scénario s’est répété sur une base individuelle (Taylor meilleur pointeur, Morris deuxième), mais il a été inversé au niveau des équipes (Vancouver premier mais s’inclina devant Seattle en séries).

C’est toutefois à ce moment que les choses se sont corsées. Alors que Seattle s’apprêtait à recevoir les Canadiens pour jouer la finale, Morris fut arrêté par l’armée américaine. Comme il ne s’était pas rapporté pour la conscription, il fut accusé de désertion. Étant citoyen canadien, Morris évoqua qu’il n’avait pas à se rapporter. De plus, lorsque son avis fut livré à son domicile, il mentionna qu’il était à Vancouver pendant la saison estivale, ne pouvant ainsi pas en prendre connaissance et demander sa dispense. Toutefois, comme il avait affirmé plus tôt dans l’année au cours du procès de son divorce qu’il résidait à Seattle à temps plein, l’armée américaine en arriva à une autre conclusion. Il fut donc emprisonné et condamné en cour martiale à deux ans de prison aux travaux forcés à Alcatraz. (Il ira finalement dans une autre prison militaire.)

Les Metropolitans durent donc disputer la finale sans leur vedette offensive. Après cinq matchs, il y avait égalité (deux victoires de chaque côté et une nulle). Toutefois, à ce moment, la deuxième vague de l’épidémie de grippe espagnole frappait. Chez les Canadiens, il y eut entre autres Odie Cleghorn, Newsy Lalonde, Louis Berlinguette, Bert Corbeau, Billy Coutu et le propriétaire George Kennedy qui furent affectés à des degrés divers. Mais on se souviendra surtout que l’épidémie fut fatale pour Bad Joe Hall, qui mourut une semaine plus tard. Kennedy ne se rétablit jamais vraiment et décéda en 1921. Les Canadiens déclarèrent forfait, mais l’entraîneur de Seattle, Pete Muldoon, refusa de remporter la Coupe ainsi. La finale fut donc annulée et la Coupe Stanley ne fut pas décernée pour la première fois. (La deuxième fois étant évidemment en 2005, l’année du lock out.) Est-ce que Seattle aurait pu clore la série avant que la pandémie ne fasse ses ravages si leur as Morris avait été là?  Nous ne le saurons jamais.

Du côté de Morris, sa sentence lui fit rater sa saison 1919-20. Ce n’est qu’en mars 1920 qu’il eut sa décharge. Il put tout de même se joindre alors aux Mets, qui avaient encore atteint la finale, mais ils se sont finalement inclinés devant les Senators d’Ottawa.

Morris joua trois autres saisons avec Seattle, tout en maintenant une bonne production offensive.

Il fut ensuite échangé aux Tigers de Calgary de la Western Canada Hockey League (WCHL). (On pouvait alors faire des échanges avec des équipes d’autres ligues.) Depuis sa création en 1921-22, les champions de la WCHL pouvaient affronter les champions de la PCHA, pour déterminer qui affronteraient ceux de la LNH. En 1924, les Tigers eurent le dessus sur les Capitals de Régina, ce qui leur donna le privilège d’affronter Vancouver. En vainquant ensuite les champions de la PCHA, Calgary put se rendre dans l’est, mais la Coupe lui échappa en s’inclinant ensuite devant les Canadiens de Montréal.

En janvier 1925, Calgary échangea Morris aux Maroons de Montréal de la LNH, qui le refilèrent immédiatement à la première équipe américaine de la ligue, les Bruins de Boston. L’expérience fut toutefois peu concluante, même au sein d’une équipe d’expansion. Il ne marqua qu’un but en six matchs et fut alors libéré par les Bruins.

Morris tenta l’expérience de la nouvelle California Hockey League en 1926, alors qu’il aida le Palais-de-Glace de Los Angeles à remporter le titre, avant de poursuivre sa carrière dans d’autres ligues de calibre inférieur. Il fut aussi brièvement entraîneur.

Il revint ensuite dans la région de Seattle et devint éleveur de dindes.

L’arrivée récente du Kraken à Seattle mit l’attention sur les exploits des anciens Metropolitans. Il fut alors question de l’absence de Morris du Temple de la renommée, malgré sa fiche de 154-76-230 en 163 matchs dans la PCHA. Toutefois, le fait que ses exploits datent d’il y a longtemps et qu’il n’a presque pas évolué dans la LNH, assorti d'un séjour en prison (peu importe les circonstances), rendent la chose peu probable. Et même à l’époque, sa personnalité peu charismatique n’a pas joué en sa faveur.

Il est décédé en 1963, à l’âge de 72 ans.

Sources :

Lalancette, Mikaël, Georges Vézina, l’Habitant silencieux, Les Éditions de l’Homme, 2021, pp.164-165, 196 à 198,

"Seattle Overwhelmed Canadiens and Landed Championship", March 27, 1917, Ottawa Citizen, page 8,

"Opening Stanley Cup Contest at Seattle Tonight", March 19, 1919, Edmonton Journal, page 19,

"Bernie Morris Sent To Prison For Two Years", April 13, 1919, Edmonton Journal, page 13,

"Seattle’s ill-fated Stanley Cup run of 1919" de Feliks Banel, April 3, 2019, MYNorthwest (mynorthwest.com),

"Local push is on to get Seattle Metropolitans star Bernie Morris into Hockey Hall of Fame" de Geoff Baker, The Seattle Times, October 17, 2019, The Seattle Times (seattletimes.com),

"When the Stanley Cup Was Canceled Because of a Pandemic" de Michael Weinreb, March 18, 2020, Smithsonian Magazine (smithsonianmag.com),

hockey-reference.com, wikipedia.org.

samedi 1 août 2020

Le hockey à Seattle





La LNH, après plusieurs décennies d'attente et tentatives ratées (voir texte du 23 janvier 2014) est finalement installée à Seattle et nous venons tout juste de découvrir quelles seront leurs couleurs avec le dévoilement du KRAKEN! Personnellement j'adore le nom et le logo quoique le chandail n'est pas parfait, mais tout de même intéressant et acceptable.

Dans la tradition de LVEUP de parler du hockey dans les villes (voir Dallas, St.Louis, San Jose/San Francisco, Pittsburgh et Laval), voici aujourd'hui un résumé des principales équipes professionnelles, junior et semi-pro à avoir joué dans cette ville du nord-ouest américain. Et en bonus au passage on va également décortiquer beaucoup d'informations sur plusieurs histoires d'anciennes ligues (dont plusieurs avec le même nom) de ce coin du continent.


Seattle Metropolitans
1915-1924

La première équipe professionnelle de la ville furent les Metropolitans qui furent fondés en 1915 par les frères Frank et Lester Patrick comme nouvelle équipe d'expansion de leur ligue, la Pacific Coast Hockey Association (PCHA). Cette ligue créée en 1911 fut avant-gardiste au cours des années avec plusieurs innovations comme la ligne bleue, la passe avant et les tirs de pénalité. L'équipe fut nommée les Metropolitans en honneur de la compagnie Metropolitan Building Company qui construisit leur aréna. 

L'équipe dura 9 saisons soit jusqu'en 1924 lorsque la PCHA fusionna avec la Western Canada Hockey League et se renomma la Western Hockey League (WHL). Les Metropolitans ne continuèrent pas l'aventure cependant car le site de l'aréna était la propriété de L'Université de Washington et cette dernière avait vendu le terrain à un hôtel qui désirait raser l'aréna pour en faire un stationnement. 

Les Metropolitans furent toutefois une des franchises les plus stables de cette époque où les joueurs de hockey étaient un peu considérés comme du bétail et des mercenaires. Même s'ils ont commencé sur le tard, ils terminèrent comme étant la meilleure équipe de la courte histoire de cette ligue avec 5 championnats et ils devinrent en 1917 la première équipe américaine à remporter la Coupe Stanley, alors disputée entre la NHA et la PCHA. Ils retournèrent disputer la coupe en 1919, celle qui fut malheureusement annulée en raison de l’épidémie de grippe espagnole qui en força l'annulation. Les ''Mets'' étaient d'ailleurs en avance 3-2 dans cette série et Montréal, décimé par la contagion (qui emportera d'ailleurs Joe Hall) offrit de déclarer forfait et de laisser Seattle partir avec la coupe. Cependant les Mets refusèrent par esprit sportif et la coupe n’eut donc pas de récipiendaire en 1919. Les deux équipes eurent toutefois leur nom gravés sur le trophée.




Ils retournèrent disputer la coupe en 1920 mais s'inclinèrent cette fois contre les Senators d'Ottawa.

Parmi les joueurs des Metropolitains on retrouve les joueurs suivants qui font partie du temple de la renommée:  Frank C. Foyston, Harry (Hap) Holmes, Jack Walker, Gordon (Doc) Roberts ainsi que Lester Patrick qui en plus d'être un des fondateurs de l'équipe, joua la saison 1917-18 avec eux.


Seattle Eskimos
1928-1931

La WHL formée après la fin de la PCHA ne dura que très peu longtemps durant cette période difficile pour le hockey professionnel dans le nord-ouest. Plusieurs des joueurs vedettes de cette ligue durent être vendus à des équipes de la LNH pour perdurer. Après la saison 1925-26, la plus riche LNH racheta les contrats de l'ensemble des joueurs de la WHL pour 258 000$ et la ligue ferma boutique. Les joueurs des Cougars de Victoria et des Rosebuds de Portland devinrent  respectivement membres des nouvelles équipes de Détroit et Chicago. Quelques équipes survivantes de l'ouest canadien formèrent ensuite la ''Prairie Hockey League'' mais cette ligue ne dura que deux saisons. La fin de la WHL signifiait aussi le début de l'exclusivité de la coupe Stanley pour la LNH...

Les frères Patrick, financés par leur père Joseph Patrick, ne restèrent toutefois pas longtemps en plan et formèrent une nouvelle ligue en 1928 sous le nom de la Pacific Coast Hockey League (PCHL). C'était souvent la norme à l'époque de simplement changer le mot ''Association'' pour ''League'' et de redémarrer...

Les problèmes d'aréna à Seattle étaient désormais réglés suite à la construction du Civic Ice Arena, un amphithéâtre qui hébergera du hockey jusqu'en 1995, et L'ancien gérant des Metropolitans, Pete Muldoon refonda donc une équipe à Seattle à temps pour les débuts de la PCHL. Comme vous pouvez voir sur cette photo retouchée, les Eskimos de Seattle reprirent les couleurs des Metropolitans. Ils se rendirent en finale lors de cette première saison et une fois de plus en 1931 mais perdirent à chaque fois contre les Lions de Vancouver, suite à quoi l'équipe et la ligue cessèrent leurs activités suite à des problèmes financiers durant cette période de crise économique.


Seattle Seahawks/Olympics
1933-1941

Le hockey professionnel ne prit qu'une pause de deux ans à Seattle alors qu'une nouvelle ligue du nom de la North West Hockey League (NWHL) fit son apparition en 1933 avec 5 équipes à Calgary, Edmonton, Vancouver, Portland et Seattle. Après trois saisons, les équipes albertaines fermèrent boutique et celles de Vancouver, Portland et Seattle allèrent rejoindre une nouvelle version de la Pacfific Coast Hockey League en 1936. Les Seahawks gagnèrent toutefois le dernier championnat de la NWHL.

Dans cette nouvelle PCHL avec désormais des équipes à Spokane et Oakland (voir texte de San Francisco), les Seahawks étaient performants mais avaient comme ennemis jurés les Lions de Vancouver qui l'emportèrent en finale contre les Seahawks 4 fois en 5 occasions en incluant les années dans la NWHL.

En 1940, l'équipe fut vendue et renommée les Olympics mais ils ne durèrent qu'une saison sous ce nom alors que la PCHL ferma les livres après la saison 1940-41.


Seattle Ice Hockey League
1932-43 (environ)

Pendant que le hockey professionnel essayait de s'implanter correctement à Seattle et dans le nord-ouest, le hockey amateur continua de semer des graines suite à l'ouverture du Civic Ice Arena. Un des circuits amateur d'envergure de la région fut la Seattle Ice Hockey League. Deux des hommes de hockey les plus importants de cette ville firent leur classe dans cette ligue soit Al Leader, président d'une future PCHL et WHL (voir plus loin) ainsi que Vince Abbey, actionnaire des futurs Totems de Seattle et un des plus grands supporters pour la venue d'un club de la LNH à Seattle dans les décennies qui suivirent. 


Seattle Ironmen
1944-1952

Vers la fin des efforts de guerre, il était désormais possible de reprendre les ambitions passées et de ressusciter une fois de plus la Pacific Coast Hockey League, cette fois sous les ordres de Al Leader. Autrefois joueur, entraîneur et parfois arbitre dans la Seattle Ice Hockey League, Leader fut grandement responsable pour le développement et le maintien du hockey dans la région du nord-ouest, s'impliquant ailleurs dans les diverses associations de hockey amateur des États-unis. Il fut même élu au Temple de la renommée comme bâtisseur en 1969.

La PCHL repartit donc en force en 1944-45 et avait de grandes ambitions avec des équipes tout le long de la côte ouest. On retrouvait donc des équipes à Los Angeles, San Diego, San Francisco et même ''Hollywood'' en plus de retourner dans certaines villes des précédentes incarnations de la ligue comme Vancouver (maintenant les Canucks), Portland et bien sûr Seattle avec l'arrivée des Ironmen de Seattle. On retrouvait d'ailleurs deux équipes à Seattle lors de la première saison de la PCHL alors qu'il y eut également la présence des Stars de Seattle en 1944-45 mais cette équipe ne dura qu'une saison et j'ai trouvé bien peu d'informations à son sujet. 

D'abord considérée comme ligue amateur ou semi-pro, la PCHL se déclara éventuellement complètement professionnelle en 1948. 

Les Ironmen étaient auparavant une équipe du nom des Issacson Iron Workers de Seattle et étaient membres de la Northwest International Hockey League, une ligue éphémère qui ne dura qu'une saison. Ils raccourcirent leur nom l'année suivante lors de la fondation de la PCHL et ils remportèrent le premier championnat de cette nouvelle ligue en 1945. Les années suivantes furent toutefois en demi-teinte et ne retournèrent jamais en finale... du moins sous ce nom et dans cette ligue encore en formation...


Seattle Bombers
1952-1954

La PCHL se renomma sous l'ancien nom de la Western Hockey League en 1952 et les Ironmen décidèrent également de changer de nom pour l'occasion en devenant les Bombers de Seattle. Après avoir perdu quelques équipes vers 1950, la PCHL avait décidé de fusionner une autre ligue en difficulté, la Western Canada Senior Hockey League, en 1951 et avait ainsi rapatrié les équipes de Calgary et d'Edmonton. Il était alors logique d'inclure ces régions pour le changement de nom de la ligue. La WHL deviendra un des principaux circuits mineur du continent, rivalisant avec la ligue américaine pour ce qui était considéré comme le deuxième meilleur circuit en Amérique du nord.

Les Bombers ne garderont ce nom que durant deux saisons plutôt moyennes mais c'est sous cette incarnation que Seattle vit apparaitre le plus grand joueur de l'histoire de cette ville toutes ligues confondues, le légendaire Guyle Fielder (voir texte du 17 août 2011). Fielder, un des joueurs les plus cruellement méconnus de l'histoire du hockey, deviendra éventuellement le meilleur pointeur de l'histoire des ligues mineures avec 1929 points en saison régulière, ce qui le place 4e au total des points dans le hockey professionnel derrière Wayne Gretzky, Jaromir Jagr et Gordie Howe. Il fut également le premier à franchir le cap des 2000 points, si on inclut ses statistiques en séries.

Incapable de percer l'alignement des Red Wings et fatigué des longs voyages en autobus dans la AHL, Fielder fut convaincu par son oncle (nul autre que Al Leader) de joindre la WHL et les Bombers de Seattle pour la saison 1953-54. Il remporta le championnat des pointeurs avec 88 points en plus de remporter le titre de recrue de l'année. Il débuta ensuite son long parcours légendaire dans la WHL, principalement à Seattle, ne retournant que très peu dans la LNH ou la AHL.

Les Bombers étaient toutefois en déroute financière et durent suspendre leurs opérations en 1954-55. Les joueurs furent dispersés dans les autres équipes de la ligue durant ce temps mais c'en était fini des ''Bombers''... sous ce nom.


Seattle Americans
1955-1958

Un nouveau départ et un nouveau nom pour l'équipe de Seattle qui après un an d'inactivité revint sur la scène de la WHL pour la saison 1955-56. À ce moment, le proprio précédent des Bombers ne pouvait continuer à financer l'équipe. Al Leader, alors président de la WHL, voulait à tout prix que Seattle ait son équipe alors que c'était le seul marché américain disponible à ce moment-là puisque la ligue n'avait plus aucune équipe américaine après l'arrêt des Bombers. Il fit donc plusieurs démarches pour monter un groupe d'acheteurs pour l'équipe et finalement Seattle revint en scène sous le nom des Americans de Seattle. Il fallut ensuite attendre jusqu'en 1958 pour revoir une deuxième équipe américaine dans la WHL lorsque Spokane revint dans le décor.

Peu de moments forts pour cette équipe mais elle pouvait compter sur le retour de Guyle Fielder dans ses rangs après une saison passée avec le club de New Westminster. Fielder continua de s'imposer comme la grande vedette de ce circuit avec une récolte record de 122 points en 1956-57. Il s'agissait à ce moment du record de points toutes ligues confondues.

Les ''Americans'' n'existèrent toutefois que 3 saisons sous ce nom avant de rechanger de nouveau mais le meilleur resta à venir pour cette franchise.


Seattle Totems
1958-1975

Nouveaux propriétaires pour l'équipe de Seattle qui changea de nom une fois de plus pour devenir les Totems de Seattle et commencer un parcours mémorable de 10 saisons que les vieux fans du nord-ouest surnomment le deuxième ''âge d'or'' du hockey à Seattle, le premier étant l'époque glorieuse des Metropolitans de 1917 à 1920.

Les Totems débutèrent en force en 1958-59 en remportant 40 victoires et leur premier championnat depuis l'époque des Ironmen en 1945. Grandement menés par Fielder (capitaine sur la photo) ainsi que des joueurs comme Rudy Fillion, Bill MacFarland et le gardien Bev Bentley, les Totems furent une des meilleures équipes de la WHL pour les 10 années suivantes, dominant particulièrement au niveau des pointeurs.

Pendant ce temps la WHL redevenait de plus en plus américaine dans les années 60 avec le retour d'équipes à Los Angeles et San Francisco en plus d'implanter de nouvelles équipes à Denver, San Diego, Phoenix et Salt Lake City. Mais la ligue demeurait somme toute petite alors que le nombre d'équipe oscillait davantage autour de 6-7 équipes annuellement et n'en eut jamais plus que 9 durant les années 50. À partir de la saison 1965-66, la WHL et la AHL tentèrent l'expérience de jouer un calendrier inter-relié où chaque équipe devait partir sur la route pour un séjour de quelques semaines dans l'autre ligue. Ce calendrier spécial ne dura que deux saisons mais la crainte de voir les deux ligues fusionner et de devenir une compétition directe à la LNH fut apparemment le facteur décisif qui mena finalement la grande ligue à étendre son territoire avec la grande expansion de 1967. Cette dernière vint particulièrement couper l'herbe sous les pieds de la WHL qui perdit ses marchés de Los Angeles et San Francisco/Oakland et tomba à son plus bas nombre d'équipes, soit 5 en 1967-68.

Changement d'uniforme en 1966

Les Totems profitèrent toutefois de la situation et retrouvèrent le chemin de la victoire. Maintenant dotés de leur splendide chandail vert émeraude et menés par MacFarland qui était dorénavant entraineur, les Totems remportèrent deux championnats de suite en 1967 et 1968. Les choses n'allèrent pas aussi bien par la suite. Fielder fut échangé à Salt Lake City pour la saison 1969-70 et les Totems ne remportèrent plus jamais une ronde en séries, étant même hors de qualification de 1971 à 1974 dont un horrible 12-53-7 en 71-72.

Il s'agissait également des 4 dernières années de l'existence de la ligue qui commençait à battre de l'aile avec la perte de marchés d'envergure (Vancouver surtout) suite aux expansions de la LNH des années suivantes et la présence de la nouvelle AMH. Les Totems commencèrent évidemment à perdre de l'argent et l'équipe fut finalement vendue à Northwest Sports, les même propriétaires que les Canucks et dont ils seraient désormais le club-école, ce qui devait être assez étrange pour les fans des Totems et qui devait s'apparenter à ce qu'on retrouvait lors de l'époque des Citadelles de Québec..

Un des seuls points forts de cette époque tumultueuse eut lieu lors du jour de Noël 1972 lorsque les Totems furent le premier club nord-américain (à l'exception de l'équipe canadienne de la Série du siècle) à accueillir l'équipe nationale soviétique pour un match d'exhibition. Le match fut serré pendant une bonne partie alors que le score était même de 4-4 en fin de deuxième. Les soviétiques étaient toutefois grandement supérieurs et explosèrent en 3e, terminant avec une victoire de 9-4. Les Totems se vengèrent toutefois en janvier 1974 lorsque l'équipe russe revint à Seattle. Cette fois ce sont les Totems qui s'imposèrent et infligèrent une rare défaite à la puissance machine russe en l'emportant 8-4.

Pendant ce temps, l'AMH et la LNH se disputaient le continent et les marchés de Denver et Seattle furent grandement convoités. Après la saison 1973-74, il fut finalement annoncé que Seattle et Denver obtiendraient chacune une équipe d'expansion dans la LNH pour la saison 1976-77. Suite à cette annonce, la WHL décida de cesser ses opérations.

En attendant l'entrée des Totems dans la LNH, le club joignit les rangs de la CHL pour la saison 1974-75. Cependant, le proprio des Totems Vince Abney n'était pas capable de sécuriser les sommes nécessaires pour compléter son adhésion et devant cette incertitude et le climat instable de la LNH et du hockey professionnel après toutes ces expansions, l'expansion de 1976 n'eut finalement pas lieu. Abney, estimant perdre trop d'argent, décida également de cesser les opérations des Totems après cette seule saison sans histoire dans la CHL. Il avait également dû racheter les parts des Canucks dans les Totems et toute cette histoire le mit en furie. En attendant la chance que représentait cette équipe d'expansion, il laissa passer l’opportunité de se procurer une équipe de l'AMH et aussi de se porter acquéreur des Penguins de Pittsburgh ou des Seals de Californie à la même époque. Il intenta une poursuite envers la LNH ainsi que les Canucks pour monopole et complot l'empêchant de se procurer une équipe de la LNH. Cette saga judiciaire dura jusqu'en 1986 et se régla en faveur de la LNH.

C'en était donc fini des Totems et du hockey professionnel à Seattle et ce pour plus de 40 ans...

En tout dans l'histoire des Totems/Americans/Bombers/Ironmen on a vu passer plusieurs légendes des ligues mineures comme Guyle Fielder mais aussi quelques futurs et/ou ex joueurs de la LNH comme Ed Kea, Bob Woytowich, Emile Francis, Noel Picard, Gerry Meehan, Val Fonteyne, Bobby Schmautz, Bill Dineen, Charlie Hodge, Al Rollins et Fred Shero.


Seattle Breakers
1977-1985

Après ce dernier échec pour le hockey professionnel à Seattle, on opta de viser moins haut en implantant une équipe junior de la Western Canada Hockey League pour la saison 1977-78, lorsque les Chiefs de Kamloops déménagèrent plus au sud et devinrent les Breakers de Seattle. En compagnie des Bighorns de Billings (Montana), il s'agissait de la première incursion en sol américain pour cette ligue qui élimina le ''Canada'' de son nom et adopta ensuite le nom vacant de la Western Hockey League en 1978. C'était également les premières équipes américaines de toute l'histoire du hockey junior au Canada.

Les Breakers jouaient leurs parties locales dans l'ancien Civic Ice Arena. D'une capacité d'environ 4,500 places, il était sans doute plus approprié pour le junior que le plus grand et récent Colisée de Seattle, qui hébergeait les Totems depuis 1964 et les SuperSonics de la NBA depuis 1967.

Cependant, l'équipe ne roulait pas sur l'or à ses débuts et peinait à attirer des fans. On y retrouvait davantage d'histoires à la ''Slap Shot'' que de moments glorieux. Par exemple, avec 7 matchs à faire à la saison 1980-81, l'entraîneur des Breakers fut congédié par manque d'argent pour le payer. Il fut remplacé par un de ses joueurs pour terminer la saison. En janvier 1983, l'équipe échangea les droits du joueur universitaire américain Tom Martin aux Cougars de Victoria en retour d'un bus usagé et de ''considérations futures''... Le DG des Breakers John Hamilton déclara qu'il s'agissait d'un de ses meilleurs échanges...

Donc en plus de leurs finances douteuses et de leurs chandails et logo atroces, les Breakers ne furent pas un succès. Ils n'eurent qu'une saison gagnante en 8 ans mais réussirent tout de même à se faufiler en séries assez souvent et ils se rendirent même en finale de conférence à 2 reprises.

En temps que Breakers, la franchise vit passer de futurs joueurs de la LNH comme Glenn Anderson (7 matchs seulement), Ken Daneyko, Tim Hunter, John Kordic et Ryan Walter.

Mais lorsqu'une équipe ne fonctionne pas à Seattle qu'est-ce qu'on fait? On la vend et on la renomme!


Seattle Thunderbirds
1985 -

De nouveaux propriétaires se pointèrent en 1985 et rebaptisèrent l'équipe sous le nom des Thunderbirds de Seattle en plus d'adopter un logo et des couleurs rappelant les défunts Totems mais aussi inspiré des Whalers de Hartford. Ils modifièrent même le chandail aux couleurs des nouveaux chandails des Whalers dans les années 90. Donc en plus des Totems, les Thunderbirds honorent également une autre franchise défunte qui nous est chère aux teintes de couleurs vertes. Ils ont toutefois eu des variantes médiocres comme la photo du coin droit (avec Patrick Marleau) et d'étranges design dans les années 80 également.

Sans être une puissance régulière dans la WHL, les Thunderbirds ont connu leur part de succès dont deux défaites en finale en 1997 et 2016 mais ils sont finalement parvenus à devenir champions en 2017 soit le premier championnat de Seattle au hockey depuis les Totems en 1968.

Un gros ''bœuf de l'ouest'' !
Mais pour nous au Québec, la franchise des Thunderbirds est synonyme de trois premiers choix décevants d'affilée au repêchage par le Canadien; Lindsay Vallis (13e au total en 1989), Turner Stevenson (12e en 1990) et Brent Bilodeau (17e en 1991). J'espère que ce recruteur basé à Seattle a été affecté ailleurs par la suite...

Parenthèse ici. En fait le Canadien n'a jamais vraiment eu de chance dans la WHL. À l'exception de Brendan Gallagher et Carey Price, beaucoup des flops du Canadien au repêchage proviennent de la WHL. Dans les 2 premières rondes depuis 1980 on retrouve; Doug Wickenheiser, Alfie Turcotte, Mark Pederson, David Wilkie, Valeri Bure, Terry Ryan, Matt Higgins, Marcel Hossa, Kyle Chipchura et Nikita Scherbak... et il y en a d'autres... Anyway fin de la parenthèse.

Les Thunderbirds se sont donc bien implantés à Seattle et déménagèrent ensuite dans le plus gros Seattle Coliseum, alors renommé le KeyArena, en 1995 suite à des rénovations majeures. Ces rénovations étaient cependant plus adaptées pour le basketball ce qui laissa de nombreuses sections de sièges avec la vue obstruée. Après plus de 10 ans à endurer les plaintes des fans, les Thunderbirds déménagèrent en banlieue de Seattle, soit dans la ville de Kent, pour la saison 2008-09.

Les Thunderbirds ont formé plusieurs joueurs de la LNH (pas juste des flops du Canadien) avec entre autres Patrick Marleau, Brendan Witt, Shea Theodore, Oleg Saprykin, Mark Parrish, Chris Osgood, Petr Nedved, Brooks Laich, Shawn Chambers, Ethan Bear et Mathew Barzal.

Toutefois on ne sait pas vraiment ce qui arrivera avec la franchise lorsque débuteront les activités du KRAKEN (on dirait que je ne peux pas l'écrire autrement qu'en majuscule...). Kent est située à environ 20 milles de Seattle et ne compte que 11 000 habitants. Est-ce que les fidèles des Thunderbirds se taperont le trafic pour aller les voir? Ou vont-ils plutôt s'arracher les billets du KRAKEN? 

Il y a également une autre équipe de la WHL en banlieue de Seattle, les Silvertips d'Everett, une agglomération de 100 000 habitants à environ 40 kilomètres du centre-ville... Ajoutez à ça deux autres équipes dans l'état de Washington soit les Americans de Tri-City et les Chiefs de Spokane et une autre équipe très près dans l'Oregon, les Winterhawks de Portland. Cependant le hockey junior semble davantage marcher dans les villes de l'ouest qui ont déjà une équipe de la LNH comme Vancouver, Calgary et Edmonton que dans l'est. Rappelez-vous de toutes ces équipes junior qui n'ont pas fonctionné sur l'Île de Montréal...


Un match Silvertips vs. Thunderbirds

Seattle serait en fait la seule ville américaine actuelle à avoir une équipe dans la LNH et la CHL. La dernière ville à avoir tenté le coup était Detroit qui pendant 25 ans hébergea les ''Compuware Ambassadors'', les Red Wings Jr et les Whalers de Plymouth dans la OHL. L'équipe déménagea à Flint au Michigan en 2015, citant que malgré des assistances respectables, il était difficile d'obtenir de la visibilité et des commanditaires dans un marché dominé par une équipe aussi populaire que les Red Wings...

Est-ce que le hockey s'est vraiment assez développé dans la région depuis l'époque des Totems, des PCHL et des autres ligues pour supporter toutes ces équipes? Je sais que c'est deux niveaux de jeu différents mais tout de même, je ne serais pas surpris de voir une des deux équipes junior de Seattle déménager dans les prochaines années, surtout si le KRAKEN est autant un succès que les Golden Knights...


Everett Silvertips
2003 -

Histoire de ne rien laisser en plan, je ne pensais pas avoir à parler des Silvertips car j'ignorais avant d'écrire ce texte qu'il s'agissait d'une banlieue de Seattle. Et comme elle est à pratiquement la même distance que Kent et des Thunderbirds, je me dois donc de faire mention aux Silvertips... Mais je vais faire ça plus rapidement parce que ça commence à faire long... Ils débutèrent comme équipe d'expansion en 2003-04 et n'ont jamais gagné le championnat encore quoiqu'ils s'inclinèrent en finale lors de leur première année d’existence et une autre fois en 2018. Parmi les ''alumni'' de cette jeune franchise, on retrouve Ryan Murray, Radko Gudas, Nikita Scherbak, Noah Juulsen et le gardien Carter Hart.


*BONUS

Seattle Totems
2006-2013

En plus des Thunderbirds, une autre équipe rendit hommage aux défunts Totems avec leurs uniformes lorsqu'on vit arriver les Totems de Seattle, une équipe évoluant dans la Northern Junior Hockey League, une défunte ligue junior de bas niveau du nord-ouest pendant 7 saisons.
 

Seattle KRAKEN
2021 -

Quoiqu'il en soit, la suite des choses s'annonce excitante dans la région du nord-ouest américain. En espérant que les choses reviennent à la normale d'ici 2021 et que Guyle Fielder, maintenant âgé de 89 ans, puisse aller voir un match du KRAKEN... La direction de l'équipe a d'ailleurs fait un bon coup en honorant Fielder avec une plaque à son nom qui sera remise annuellement à un joueur démontrant la détermination et le leadership (un peu comme le Masterton) ainsi qu'une place de vestiaire commémorative en son honneur qui arborera l’amphithéâtre du KRAKEN. On a hâte maintenant au repêchage d'expansion!

Petit vidéo émouvant ici pour terminer de belle manière. Cet homme mériterait selon moi sa place au temple de la renommée.




Sources:
Arenadigest.com
Seattle Times
Wikipedia
Hockey DB
Eliteprospects

samedi 25 mai 2019

Frank Fredrickson



Frank Fredrickson est né à Winnipeg de parents islandais. En 1913, il se joignit aux Falcons de l’endroit. En trois ans, il mit à profit ses talents de buteurs, en plus de jouer avec l’équipe de l’Université du Manitoba.

En 1915, la guerre faisait rage et Fredrickson se joignit alors à l’armée. Il joua une saison avec l’équipe du 223e bataillon, avant de se diriger vers l’Europe avec ses frères d’armes. Pendant la guerre, Fredrickson survécut à un naufrage, alors que son navire avait été torpillé par les Allemands.

À son retour au pays, il retourna avec les Falcons, avec qui il marqua 23 buts en 10 matchs. Ceux-ci firent alors leur chemin jusqu’au titre de la Coupe Allan de 1920. Encore une fois, Fredrickson remplit le but, en marquant 22 fois en 6 matchs.

Suite à cette victoire, il y avait une nouveauté. Pour la première fois, le hockey serait représenté aux Jeux Olympiques et ce sont les champions de la Coupe Allan qui furent désignés pour représenter le Canada. À noter qu’à l’époque, les Jeux d’hiver n’existaient pas encore. Les Falcons se rendirent donc à Anvers, en Belgique. Par contre, le tournoi de hockey n’a pas eu lieu en même temps que les autres compétitions d’été. Fredrickson et ses coéquipiers ont joué au mois d’avril, alors que les autres médailles ont été décernées en août et en septembre. À partir de 1924, des Jeux d’hiver, distincts, furent organisés.

Lors du tournoi, on remarqua rapidement une grande disparité entre le Canada et les États-Unis d’un côté et les pays européens de l’autre. De l’aveu même de Fredrickson, il devenait difficile de se restreindre pour ne pas trop humilier l’adversaire. Ça n’empêcha toutefois pas les Américains de rosser la Tchécoslovaquie 16-0 et la Suisse 29-0. Du côté canadien, Fredrickson fut le meilleur buteur de son équipe, en comptant 12 fois en 3 matchs, dont 7 lors du match qui assura le Canada de l’or, une victoire de 12-1 contre la Suède.

De retour au pays, Fredrickson songeait à poursuivre sa carrière militaire en se joignant à l’aviation. Il reçut toutefois une offre de Lester Patrick de 2 500$ pour se joindre à une équipe de sa ligue, l’Association de hockey de la Côte du Pacifique (PCHA). Il s’aligna donc avec les Aristocrats (plus tard renommés Cougars) de Victoria, l’équipe entraînée par Patrick.

En 1922-23, Fredrickson fut le meilleur buteur (39) et le meilleur pointeur de la ligue (55), cette dernière marque constituant un record de la PCHA.

À cette époque, les champions de l’ouest défiaient les champions de la LNH (uniquement dans l’est) pour la Coupe Stanley. Fredrickson et ses coéquipiers des Cougars atteignirent ainsi la finale en 1925 et en 1926, parvenant à défaire les Canadiens la première fois et perdant contre les Maroons la deuxième.

Suite à cette saison, la Western Hockey League (WHL), qui a avait absorbé deux ans plus tôt les équipes restantes de la PCHA, cessa à son tour ses activités. Au même moment, la LNH procédait à une triple expansion. Les joueurs des Rosebuds de Portland servirent alors de base pour la formation des Black Hawks. Quant à Fredrickson et plusieurs autres joueurs de Victoria, ils prirent la route de Détroit pour former les Cougars (et futurs Red Wings). Les Rangers, de leur côté, firent cavalier seul.

Fredrickson ne demeura toutefois pas longtemps avec les faibles Cougars, puisqu’en janvier, il fut échangé aux Bruins. Au cours de cette campagne 1926-27, il accumula tout de même un respectable total de 18 buts en 44 matchs.

Deux ans plus tard, ce fut au tour des Bruins de l’échanger, aux Pirates de Pittsburgh cette fois, contre Mickey MacKay et 12 000$. N’ayant joué que 12 matchs avec Boston et n’étant plus là lors de leur victoire de 1929, le nom de Fredrickson n’aurait pas dû se retrouver sur la Coupe Stanley. Toutefois, pour des raisons obscures, on inclut son nom lorsqu’on refit la Coupe en 1957-58.

En 1929-30, Fredrickson devint l’un des rares joueurs-entraîneurs de l’histoire de la LNH, avec les Pirates. Ceux-ci connurent par contre la pire saison (5-36-3) de leur peu glorieuse histoire. Ils déménagèrent ensuite à Philadelphie, mais sans Fredrickson, qui fut libéré et qui retourna à Détroit pour une dernière saison dans la LNH.

Il fut par la suite entraîneur, entre autres des équipes de l’Université de la Colombie-Britannique et de Princeton.

Son passé militaire refit également surface en 1942, alors qu’il mena l’équipe de l’aviation au titre de la Coupe Allan, dans une équipe qui comptait tout de même sur les services de la Kraut Line (Woody Dumart, Milt Schmidt et Bobby Bauer) au complet, qui avaient quitté les Bruins pour se joindre à l’effort de guerre.

Celui qui fut aussi conseiller municipal à Vancouver et qui fut intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1958, est décédé en 1979, à l’aube de ses 84 ans.


Sources : hhof.com, wikipedia.org.

lundi 1 mai 2017

George Prodgers



George Prodgers a eu un parcours plutôt nomade. Pendant cette période, le professionnalisme était encore jeune et fragmenté. Plusieurs équipes dans plusieurs ligues cherchaient à s'accaparer les joueurs les plus talentueux. Ceux qui étaient prêts à écouter les offres pouvaient donc aller d’un endroit à l’autre. Le fait que la durée de vie de certaines équipes pouvait être courte aidait aussi à faire des joueurs des globe-trotteurs.

Prodgers est originaire de London. En 1911, il fit ses débuts avec les Colts de Waterloo de l’OPHL (Ontario Professional Hockey League), une ligue de quatre équipes qui en était à sa quatrième année.

Les Colts se rendirent en finale de la ligue avant de s’incliner devant les Professionnals de Galt.

L’année suivante, il se laissa convaincre de joindre les Bulldogs de Québec de la NHA (National Hockey Association). Il fut l’un des nombreux joueurs à quitter l’OPHL. Plusieurs autres prirent le chemin de l’ouest vers la PCHA (Pacific Coast Hockey Association), ou de l’est, vers la MPHL (Maritime Professional Hockey League). En bout de ligne, l’OPHL s’effondra.

Prodgers connut un lent début, mais le joueur de centre s’est finalement acclimaté à sa nouvelle équipe et Québec connut du succès. Menés par Joe Malone, les Bulldogs finirent en tête de la NHA, avant d’affronter les champions de la MPHL, les Victorias de Moncton. (Ceux-ci étaient essentiellement composés de la défunte équipe de Galt de l’OPHL, que Moncton avait presque entièrement dépouillé.) Québec remporta les deux matchs et par le fait même, la Coupe Stanley.

Toujours sous contrat, Prodgers semblait en voie de s’installer à Québec, puisqu’il y avait passé l’été à travailler chez un armurier et à jouer au baseball. Par contre, la rivalité entre les différentes ligues reprit de plus belle. Lorsque les Wanderers de Montréal firent signer un contrat Harry Hyland, le meilleur buteur de la PCHA et toujours sous contrat, la guerre éclata. La PCHA, qui l’avait d’ailleurs déjà fait, se mit à solliciter activement les joueurs de la NHA. Pour 2500$, Prodgers accepta donc de renier sa signature sur le contrat qu’il avait signé avec Québec. Il prit plutôt le chemin de Victoria, pour s’aligner avec les Aristocrats.

Après une saison frustrante sur la côte ouest, Prodgers décida de revenir à Québec en 1913-14. Mais encore une fois, ce fut de courte durée. Il demanda à être transféré aux Wanderers, où il passa la saison 1914-15.

La saison qui suivit, Prodgers demeura à Montréal, mais il changea à nouveau d’adresse lorsqu’il se retrouva avec les Canadiens.

Avec une fiche de 16-7-1, ils terminèrent en tête de la NHA et remportèrent leur première Coupe O’Brien. Ils jouèrent alors pour la Coupe Stanley, en affrontant les Rosebuds de Portland de la PCHA. Prodgers fut peu utilisé, mais il marqua à 8:15 de la troisième période le but gagnant du cinquième et décisif match. Les Canadiens remportèrent ainsi la première Coupe de leur histoire.

Du même coup, Prodgers devint le premier et le seul à ce jour à remporter la Coupe Stanley avec Québec et avec Montréal. (Joe Malone l’a remporté en 1912 et 1913 avec les Bulldogs. Il faisait aussi partie des Canadiens en 1923-24, mais comme il n’a pas joué durant les séries, son nom n’apparaît pas sur la Coupe.)

Prodgers changea alors à nouveau d’adresse. La guerre faisait rage et il s’enrôla. Il se retrouva ainsi à Toronto, avec le 228e bataillon. Il y fut le temps que dura l’aventure, se classant comme deuxième meilleur compteur de l’équipe, avant d’aller combattre en Europe.

À son retour de la guerre, ses droits furent assignés à Québec, mais il refusa de s’y rapporter. Il fut alors échangé à Montréal, qui le refila presque immédiatement aux St.Patricks de Toronto, avec qui il joua la saison 1919-20.

C’est finalement en 1920-21 qu’il se stabilisa un peu, lorsqu’il fut échangé aux faibles Tigers d'Hamilton, où il retrouva Joe Malone. Il y passa cinq saisons, où il alterna entre l’avant et la défense.

Lorsque le club prit le chemin de New York en 1925, pour devenir les Americans, Prodgers préféra prendre sa retraite.

Il retourna alors dans sa ville natale de London, pour devenir entraîneur du club de la nouvelle CPHL (Canadian Professional Hockey League). L’aventure dura deux ans. Il géra également l’aréna local.

Celui qu’on surnommait « Goldie » est décédé d’un arrêt cardiaque en 1935, à l’âge de 44 ans.


Sources :

Durand, Marc, La Coupe à Québec, Les Bulldogs et la naissance du hockey, Éditions Sylvain Harvey, 2012, p.80 à 103,

« Le Canadien est enfin champion du monde », 31 mars 1916, Le Canada, p.2, « George Prodgers Dead », CP, 26 octobre 1935, Montreal Gazette, p.18, hhof.com, londonsportshalloffame.com, wikipedia.org.

mercredi 16 novembre 2016

Les recordmen des autres ligues (3e partie)






Après avoir parlé des recordsmen des ligues mineures encore actives (1re partie) et ceux des ligues défuntes (2e partie), il me restait encore quelques vieilles ligues légendaires à explorer mais aussi quelques autres plus obscures de l’Amérique profonde dont j'ignorais l'existence avant d'écrire cet article.

Commençons d'abord par une ligue légendaire.


Pacific Coast Hockey Association (1911-1924)

Cyclone Taylor (1912-1923)
130 PJ - 159 buts - 104 passes - 263 pts

La PCHA fut fondée en 1911 par les frères Frank et Lester Patrick, deux stars de la NHA. Ils voulaient entre autre développer le sport dans l’ouest du pays. Ils entreprirent un véritable sacage des joueurs de la NHA en leur offrant de meilleurs salaires et la ligue commença à challenger pour la coupe Stanley dès sa deuxième année. La PCHA est aussi reconnue pour ses grandes innovations comme la création de la ligne bleue, les tirs de pénalités ainsi que la passe avant. La ligue prit de l’expension aux États-Unis en 1914, soit dix ans avant la LNH. Éventuellement quelques-unes de ses équipes commencèrent à avoir des difficultés financières et la PCHA fusionna avec la WCHL pour former la première version de la WHL, ce qui ne dura que deux ans avant la fin définitive de la ligue au même moment où la LNH devint véritablement la première ligue professionnelle d’importance en amérique du nord. La PCHA demeure à ce jour la dernière ligue à avoir remporté la Coupe Stanley avant l'emprise de la LNH sur ce trophée.

Frederick Wellington “Cyclone” Taylor fut une des premières vedettes de l’histoire du hockey professionnel et aussi un des premiers mercenaires de ce sport, offrant ses services aux clubs les plus offrants. Il joua entre autres avec les frères Patrick au sein des Millionnaires de Renfrew lors de la première saison de la NHA en 1909. Les frères Patrick convainquirent Taylor de joindre les rangs de la PCHA en 1912 avec les Millionnaires de Vancouver. Son parcours de nomade mercennaire prit fin à ce moment alors qu’il joua avec le club jusqu’en 1923 et avec qui il remporta la coupe Stanley en 1915. Il fut introduit au temple de la renommée en 1947.


Canadian American Hockey League (1926-1936)

Leland “Hago” Harrington (1926-36)
347 PJ - 126 B - 120 P - 246 PTS

La CAHL ou la ligue Can-Am opéra durant 10 saisons avant de fusionner avec la première version de la International Hockey League (IHL) en 1936. La nouvelle ligue fusionnée fut d’abord connue sous le nom de la International-American Hockey League mais changea pour la AHL en 1940. De nos jours seulement deux franchises de l'AHL ont des racines dans la vieille CAHL soit le Wolf Pack de Hartford (anciennement les Reds de Providence) et les Comets d’Utica (anciennement les Indians de Springfield).

Né à Melsose au Massachussetts, Hago Harrington était un des meilleurs joueurs issus de la Nouvelle-Angleterre de son époque. Il appartenait originalement aux Bruins de Boston avec qui il évolua en 1925-26 et en 1927-28. Entre ces deux saisons, il s’aligna également avec les Eagles de New Haven dans la CAHL et il préférait évoluer dans la CAHL au lieu des Bruins et la LNH et il refusa ainsi de se rapporter aux Bruins. Il s’ensuit par la suite une guerre entre les deux ligues pour les droits sur Harrington. Éventuellement les Bruins vendirent ses droits à la CAHL mais au club des Reds de Providence. Son souhait fut donc exaucé et il s’aligna avec les Reds pour les 8 saisons suivante à l’exception d’un séjour de 24 matchs avec les Canadiens en 1932-33. Les Reds étant alors affiliés au CH.

Avec les Reds, Harrington remporta 3 championnats de la CAHL et se retira lors de la fusion avec la IHL. Après sa retraite il travailla pour le Garden de Boston en plus d’opérer un club de mini-golf qui existe toujours de nos jours et qui porte toujours le nom de l’ex légende de la CAHL.


American Hockey Association (1926-1942)

Millard “Sonny Boy” Wakeford (1928-1942)
580 PJ - 217 B - 193 P - 410 PTS

La AHA est une autre ligue qui tenta de rivaliser avec la LNH à une certaine époque. La ligue comprenait surtout des équipes dans le Midwest américain comme le Minnesota, le Missouri et le Michigan mais fut une des premières ligues à prendre de l’expansion dans des marché peu communs comme le Texas et l’Oklahoma. En 1930, la AHA se renomma sous le nom de la American Hockey League (avant l'autre AHL) et se déclara une ligue professionnelle. Elle enfreint ensuite les règles non-écrites du hockey professionnel en implantant des équipes dans des marchés occupés par d’autres ligues comme Chicago et Buffalo (alors hôtesse d’une équipe de la IHL). La AHL tenta même de challenger pour la Coupe Stanley en 1932, sans succès. Après deux saisons en compétition avec la LNH, plusieurs clubs étaient en difficulté financière et la ligue décida de redevenir une ligue mineure. La AHL se renomma sous le nom de la AHA en 1933 et continua d’exister jusqu’en 1942 alors qu’elle suspendit ses opérations à cause de la 2e guerre mondiale.

Millard “Sonny Boy” Wakeford fut membre de la première édition des Oilers de Tulsa en Oklahoma et joua avec eux jusqu’à la fin de la ligue en 1942. Il remporta trois championnats avec les Oilers soit en 1929, 1931 et 1933. Il fut le premier membre de l’histoire des Oilers à avoir son chandail retiré, lorsque la franchise fut ressussité dans la CHL en 1992. Il continua d’habiter à Tulsa après sa retraite et y mourut en 2009 à l’âge vénérable de 101 ans.


United States Hockey League (1945-1951)

Ray Powell (1945-1951)
310 PJ - 177 B - 279 P - 456 PTS

3 ans après avoir suspendu ses opérations, la AHA se renomma sous le nom de la USHL au retour de la 2e guerre mondiale et comprenait plusieurs des mêmes équipes que lors de la fin de la AHA en 1942. Un des joueurs les plus célèbres à avoir joué dans la USHL fut nul autre que Gordie Howe qui joua pour les Saints d’Omaha, alors le club-école des Red Wings, lors de la première saison de la ligue en 1945-46. La ligue ne fit cependant pas long feu et cessa ses activités en 1951 laissant un vide pour certaines villes dans le midwest jusqu’à l’apparition de la CHL dans les années 60. 

Ray Powell n’a jamais réussi à percer un alignement de la LNH mais a connu du succès partout ailleurs dont lors de son séjour dans la USHL. Il commença sa carrière dans la AHL en 1943 et évolua également dans la EHL jusqu’à la création de la USHL où il joua durant l’entièreté de la courte existence de la ligue, d’abord avec les Rangers de Fort Worth et ensuite avec l’équipe de Kansas City (initialement connue sous le nom des Pla-Mors et ensuite des Mohawks). Il mena l’équipe durant les 5 saisons suivantes en compagnie entre autres de Bert Olmstead, futur membre des Canadiens et récolta deux saisons de plus de 100 points. Lors de la dernière saison de la USHL, il joignit les rangs des Sea Gulls de Milwaukee. Les Black Hawks de Chicago lui offrirent ensuite sa chance dans la LNH. En 31 matchs à Chicago en 1950-51, Powell amassa 7 buts et un respectable 22 points mais il fut libéré par la suite et retourna dans la AHL avec les Reds de Providence. Il mena entre autres la AHL pour les points en 1952. Il joua ensuite quelques saisons pour les Aces de Québec dans la ligue de hockey du Québec et termina sa carrière dans la WHL avec les Cougars de Victoria en 1957.


Atlantic Coast Hockey League (1981-1987)

Paul Mancini (1982-1987)
263 PJ - 234 B - 252 P - 486 pts

L’origine de la ACHL remonte à la création d’une deuxième ligue du nom de la Eastern Hockey League (voir 2e partie) en 1978. Cette deuxième EHL voulait faire revivre le hockey dans l’ancien territoire de l'ancienne EHL. Cette 2e version fut toutefois un échec et ferma ses livres en 1981. Deux des propriétaires d’équipes de la EHL décidèrent alors de réorganiser la ligue sous un nouveau nom, la ACHL avec entre autres le propriétaire de la WWF, Vince McMahon comme actionnaire et propriétaire d’une des équipes. La ligue connut un peu plus de succès que la EHL précédente mais cessa tout de même ses activités en 1987 et quelques-unes de ses équipes joignirent les rangs de la All-American Hockey League (AAHL), une ligue qui en était alors à sa deuxième année d’existence. Après une saison dans la AAHL quelques équipes quittèrent cette ligue et formèrent la ECHL que l’on connaît de nos jours et dont deux équipes ont toujours des racines dans l’ancienne ACHL (avec plusieurs déménagements); les Wheeling de Nailers et les Grizzlies de l’Utah.

Fait amusant, le “Gretzky” de la ACHL a également joué avec le vrai Gretzky au niveau junior. Paul Mancini a en effet été un des premiers compagnons de trio de la merveille au sein des Greyhounds de Sault Ste. Marie lors de la saison 1977-78. En compagnie de Gretzky et de Dan Lucas, Mancini amassa 54 buts et 91 points en 1977-78, ce qui incita les Kings de Los Angeles à prendre une chance avec lui et de le repêcher en 5e ronde. Il ne se rendit jamais à la LNH mais joignit les rangs de la EHL en 1979. Il joua ensuite quelques matchs dans la AHL et la IHL sans faire d’éclats suite à quoi il revint dans la nouvelle ACHL en 1982 avec les Golden Blades d’Erie avec qui il brûla la ligue jusqu’en 1987 où il prit sa retraite en même temps que la fin de la ligue.


West Coast Hockey League (1995-2003)

Dean Larson (1995-2003)
522 PJ - 259 B - 525 P - 784 PTS

La WCHL était une ligue semi-pro du nord-ouest des États-Unis qui naquit des cendres le la très éphémère Pacific Hockey League (PHL) en 1994. Elle était en quelque sorte l’équivalent de la ECHL dans l’ouest, d’où le nom. La WCHL ne connut pas autant de succès que sa cousine et la ECHL absorba les clubs survivants de WCHL en 2003 dont les Aces d’Anchorage, les Condors de Bakersfield, les Gulls de San Diego et les Steelheads de l’Idaho. De nos jours seulement les Aces et les Steelheads sont toujours actifs.

C’est avec les Aces que Dean Larson joua l’entièreté de sa carrière professionnelle. Originaire d’Edmonton, Larson joignit les rangs de l’Université d’Anchorage-Alaska en 1988 après son stage junior. Il resta à Anchorage après la fin de son stage universitaire en 1992 et joignit les rangs des Aces lors de leur création en 1995. Il connut 4 saisons de plus de 100 points avc l’équipe et détient les principaux records offensif de la WCHL. Il se retira en même temps que la fin de la ligue en 2003.

Il fait partie du temple de la renommée des Aces et de l’Alumni de l’Université d’Anchorage.


Western Professionnal Hockey League (1996-2001)

Ross Harris (1997-2001)
252 PJ - 153 B - 208 P - 361 PTS

La WPHL est une ligue encore plus obscure que la WCHL vue précédemment. Elle comprenait des équipes exclusivement dans le sud des états-unis, soit principalement au Texas mais aussi en Lousianne, au Nouveau-Mexique, en Arkansas et au Mississippi. À son apogée, la ligue comprenait jusqu’à 18 équipes (en 1999-2000) et connaissait un certain succès, ce qui incita sa concurrente dans le sud, la CHL à simplement acheter la WPHL et fusionner les deux ligues pour la saison 2001-02. La CHL fut à son tour absorbée par la ECHL en 2014 et contrairement à la WCHL, plus aucune équipe active n’a de racine dans la WPHL de nos jours.

Le meneur pour les points dans la WPHL fut Ross Harris, un ancien des Cougars de Victoria dans la WHL qui joua également dans la CHL et la WCHL durant quelques saisons avant de joindre la WPHL en 1997. Il était aussi une star de la ligue de Roller Hockey (RHI) durant les étés des années 90. Après la fin de son séjour dans la WPHL, il tenta l’aventure en Russie avec les club Khabarovsk Amur pour la saison 2000-01 mais cette expérience ne dura que 7 matchs où il ne récolta qu’une seule passe. Il revint dans le sud la saison suivante dans la CHL dans ce qui fut sa dernière saison avant sa retraite.


Sources: