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samedi 31 décembre 2022

Sondage: Lucien DeBlois ou Mario Marois?



 


Ça fait un bail qu'on a pas fait un sondage sur ce blogue. C'était une pratique plus courante à nos débuts mais sans savoir pourquoi, on a un jour arrêté d'en faire. On a par exemple sondé la population à savoir qui était le meilleur entre Merlin Malinowski ou Terry Ruskowski, Jari Kurri ou Teemu Selanne ou encore entre les 6 ou 7 frères Sutter. Sinon la dernière fois c'était en 2017 pour élire les membres de notre illustre Top 100 des joueurs aux noms les plus drôles

Donc pour terminer cette autre année de contenu LVEUP, je compte reprendre la tradition ici avec une question qui vous tiraille probablement autant que moi depuis des années, à savoir…

«Quel est votre joueur préféré entre Lucien DeBlois et Mario Marois?»

Ces deux joueurs, en plus d'avoir un nom de famille avec la même terminaison, ont également eu des carrières étrangement similaires, ce qui fait que je les ai souvent confondus. Il faut aussi dire que je ne les ai jamais vu jouer à l'époque, étant trop jeune. Donc si vous êtes un vieux de la vieille et êtes offusqués que je ne connaisse pas assez ces joueurs, retenez-vous de me lancer des roches svp…

La principale différence entre les deux est que Marois était défenseur tandis que DeBlois était attaquant. Mais leurs nombreuses similitudes font quand même en sorte que c'est vraiment difficile de les différencier. C'est même assez hallucinant car plus je creuse et plus je trouve des ressemblances et des parcours similaires. Les deux sont nés en 1957, les deux ont été capitaines d'équipes canadiennes dans les années 80, les deux avaient un «pinch» (DeBlois plus que Marois), les deux ont joué pour les Rangers, les Nordiques et les Jets, et quelquefois en même temps comme coéquipiers. Les deux ont terminé leur carrière en 1992. Et fait très inusité, les deux ont accompli un «double-retour», ce rare exploit où tu retourne deux fois à une ancienne équipe…

Donc essayons ensemble de démêler tout ça et ensuite vous pourrez voter pour votre préféré…

Lucien Deblois # 35 - Rangers de New York

 
Mario Marois #25 - Rangers de New York


Lucien DeBlois (né Joseph Lucien Jean Gonzague DeBlois) est né à Joliette le 21 juin 1957.
Mario Marois est pour sa part né à l'Ancienne-Lorette le 15 décembre de cette même année 1957. 

DeBlois débute dans la LHJMQ en 1973-74 avec les Éperviers de Sorel tandis que Marois arrive en scène la saison suivante avec les Remparts de Québec. Les deux joueurs deviendront ensuite capitaine de leur équipe respective, DeBlois en 1975-76 et Marois en 1976-77. 

Lors de sa dernière saison, avec une récolte de 134 points dont 56 buts, DeBlois remporte le trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile de la ligue. Les deux seront plus tard admis au Temple de la Renommée de la LHJMQ, DeBlois en 2009 et Marois en 2016.

Les deux joueurs figurent sur les listes des meilleurs espoirs du junior canadien et sont ensuite sélectionnés au repêchage de 1977, tous les deux par les Rangers de New York. DeBlois est le premier choisi au 8e rang tandis que Marois est sélectionné en 4e ronde (62e au total). DeBlois est le seul des deux à être aussi repêché dans l'AMH, avec les Nordiques. Bien qu'il ne fut pas un flop, la sélection de DeBlois fut plus tard critiquée par les fans et les journalistes newyorkais car comme plusieurs autres équipes, ils auraient pu sélectionner Mike Bossy qu'ils ont plutôt perdu aux mains de leurs grands rivaux, les Islanders, au 15e rang.

Les deux font ensuite leurs débuts professionnels à New York en 1977-78. DeBlois passera toute la saison avec les Rangers, récoltant 22 buts et 8 passes pour 30 points. Marois ne joua pour sa part que 8 matchs et passa le reste de la saison dans la ligue américaine. Il récolta toutefois 1 but et 1 passe lors de son premier match dans la LNH.

Les deux sont ensuite à temps plein dans la LNH en 1978-79, saison durant laquelle ils parviendront à la finale de la Coupe Stanley contre les Canadiens. Cependant, leur séjour à New York prendra fin assez vite par la suite, DeBlois étant échangé aux Rockies du Colorado en novembre 1979 tandis que Marois fut échangé aux Canucks de Vancouver un an plus tard, soit en novembre 1980.

Ces nouveaux environnements seront également très brefs pour les deux joueurs, DeBlois étant échangé de nouveau aux Jets de Winnipeg durant l'été 1981 (en retour de Brent Ashton) tandis que Marois ne joua que 50 matchs à Vancouver avant de terminer la saison 80-81 avec les Nordiques de Québec.



DeBlois jouera d'abord 3 saisons à Winnipeg, étant nommé capitaine de l'équipe a début de la saison 1982-83. Avec les Jets, il connaitra sa meilleure saison en carrière en 1983-84 avec 34 buts et 45 passes pour un total de 79 points.

De son côté avec les Nordiques, Marois devint également capitaine peu après DeBlois, alors qu'il hérita du «C» en 1983-84 suite à la retraite de son prédécesseur André Dupont. Comme DeBlois, il connaitra en 1983-84 son meilleur rendement offensif pour les buts avec 13 et un total de 49 points.

À la fin de la saison 83-84, DeBlois était en impasse contractuelle à Winnipeg et il fut donc échangé de nouveau, cette fois-ci aux Canadiens de Montréal en retour de Perry Turnbull. Après son sommet en carrière la saison précédente, la production de DeBlois chuta dramatiquement en 1984-85, passant de 79 points à seulement 23. Il fut toutefois grandement importuné par une blessure qui lui fit rater 29 matchs. Il espérait revenir en force en 1985-86 mais ce fut le même scénario qui se répéta avec 31 points en 61 matchs. Il put toutefois terminer la saison en beauté en aidant le tricolore à remporter sa 23e Coupe Stanley au printemps 1986. Il ne fut toutefois utilisé que sporadiquement et ne récolta aucun point en 11 matchs durant ces séries.

Suite à cette conquête de 1986, le Canadien libéra DeBlois. Maintenant agent libre, il passa bien près de signer un contrat avec les Nordiques mais préféra finalement retourner avec les Rangers car de son propre aveu, l'option de payer moins d’impôts était plus alléchante, un refrain redondant depuis maintenant plusieurs décennies pour les équipes canadiennes.

 

Après un mauvais début de saison en 1985-86 et des différends contractuels avec leur capitaine, les Nordiques échangèrent Marois à l'ancienne équipe de DeBlois, les Jets, au début de la saison 1985-86 en retour de Robert Picard. Apparemment que lorsqu'il a appris la nouvelle, Marois était furieux et aurait volé son chandail en quittant le Colisée en criant que personne ne porterait plus son numéro…

 

Étrange anecdote à propos de cet échange, dans l'édition du Soleil du lendemain, Maurice Fillion déclare qu'il a préféré annoncer la nouvelle à Marois juste avant le match du même soir, contre les Flames. Marois aurait alors demandé s'il avait à jouer ce match quand même, suite à quoi Fillion lui aurait dit qu'il n'était pas obligé… 

Il me semble que c'est aberrant de savoir que ce genre de trucs pouvait arriver à l'époque. Si tu échanges ton joueur, il est assez clair que tu ne peux plus le faire jouer, même si l'autre joueur n'est pas encore arrivé. Et si Marois se serait blessé durant ce match avec «pas sa bonne équipe»? Ou s'il avait été tellement furieux qu'il aurait décidé de jouer comme un pied ou, on sait jamais, de marquer dans son propre but? 

Anyway, ça demeure une histoire assez «Nordiquienne»... 

Marois connut de bons moments à Winnipeg, dont son sommet en carrière avec 51 points en 1987-88. Mais désirant se renforcer en défensive durant la saison 88-89, les Nordiques réparèrent l'erreur d'avoir chassé Marois de Québec en ramenant leur ancien capitaine au bercail en décembre 1988 en retour de l'homme fort Gord Donnelly. 

Et parlant de retour au bercail, les Nordiques continuèrent dans cette même veine durant l'entre-saison en récupérant l'entraîneur Michel Bergeron. Ce retour de Bergeron à Québec fut un gros facteur pour la venue de deux autres québécois avec les Nordiques en 1989-90. Il y avait bien sûr Guy Lafleur, qui après un an avec les Rangers décida de venir terminer sa carrière à Québec, mais il y avait aussi un ancien coéquipier de Lafleur et un ancien joueur évoluant sous les ordres de Bergeron à New York qui décida de revenir au Québec, nul autre que Lucien DeBlois.


N'ayant jamais retrouvé l'élan offensif démontré lors de ses années avec les Jets, DeBlois était désormais campé comme avant défensif, n'atteignant que la trentaine de points annuellement. Donc après ces trois années passées à New York, il redevint coéquipier de Marois à Québec.

Comme on l'a vu précédemment, il s'agissait d'une longue période de séduction pour enfin voir DeBlois avec les Nordiques, eux qui l'avaient repêché en 1977 alors qu'ils étaient encore dans l'AMH et qui l'ont ensuite presque signé en 1986.

Cependant, comme les carrières de ces deux joueurs étaient sur la pente descendante et que les Nordiques n'allaient vraiment nulle part, ces séjours ne firent pas long feu, quoique à ce stade-ci de l'histoire, ils devaient être assez habitués... Marois rata de plus en plus de matchs dû à des blessures et DeBlois ne connut qu'une saison de 17 points.

Après cette saison 1989-90 catastrophique (pire fiche de leur histoire de 12-61-7) et un début de saison 90-91 qui n'annonçait rien de mieux, les Nordiques décidèrent de larguer du bois mort et de vraiment faire un virage jeunesse. Marois fut placé au ballottage et réclamé par les Blues de St-Louis en octobre 1990, tandis que DeBlois fut inclus dans un échange avec Aaron Broten et Michel Petit qui permit aux Nordiques d'obtenir Scott Pearson des Maple Leafs.



Les deux joueurs continuèrent donc leur chemin avec une nouvelle équipe jusqu'à ce qu'ils effectuent tous les deux ce double-retour discuté au début du texte. Les Jets de Winnipeg rapatrièrent les deux joueurs durant la saison 1991-92, obtenant d'abord Marois des Blues en novembre 1991 en retour de considérations futures tandis que Deblois fut obtenu des Leafs pour conclure la saison en mars 1992.

Ayant commencé leur carrière ensemble au début de la saison 1977-78, les deux joueurs jouèrent également leur dernier match régulier dans la LNH ensemble le 16 avril 1992, quoique DeBlois joua 5 matchs en séries tandis que Marois ne fut pas utilisé par les Jets.

En 993 matchs dans la LNH, Lucien DeBlois aura récolté 249 buts et 276 passes pour 525 points.
En 955 matchs dans la LNH, Mario Marois aura récolté 76 buts et 357 passes pour 433 points.



Les deux joueurs continuèrent dans le domaine du hockey après leur départ de la LNH. Marois joua une dernière saison en 1992-93 comme joueur-entraîneur adjoint dans la ligue américaine avec les Canucks d'Hamilton avant de passer derrière le banc comme assistant avec l'équipe la saison suivante. DeBlois pour sa part devint entraîneur-chef des éphémères Alpines de Moncton de la LHJMQ en 1995-96 avant de devenir assistant-entraîneur avec les Blades de Kansas City dans la IHL.

Parlant de la IHL, les deux anciens coéquipiers furent réunis en juillet 1998 pour occuper de hautes fonctions avec les Bulldogs de Québec, anciennement connus sous le nom des Rafales de Québec, Marois comme entraîneur-chef et DeBlois comme directeur-général. Mais l'équipe fut dissoute rapidement, soit moins d'un mois après cette annonce. Pourquoi annoncer de nouveaux dirigeants si l'équipe est même pas censé survivre? Je doutais vraiment de la véracité de cette histoire, ne l'ayant trouvé que sur Wikipedia et nulle part ailleurs. Mais c'était avant de rechercher ces faits sous ce nom des «Bulldogs» que j'ignorais, et non des Rafales, que j'ai pu confirmer le tout. Faudrait vraiment que je me penche sur le cas des Rafales un jour...

Les deux se retrouvèrent toutefois du boulot, DeBlois comme dépisteur avec les Mighty Ducks, tandis que Marois devint entraîneur du Grand Portneuf de Pont-Rouge dans la ligue Semi-Pro, ancêtre de la LNAH. Il devint par la suite dépisteur à son tour, avec les Canucks, où il retrouva pour la 1000e fois DeBlois sur son chemin, alors que ce dernier devint également dépisteur pour les Canucks en 2005. Il occupa ces fonctions jusqu'en 2017. Quant à lui, Marois fut également dépisteur pour les Hurricanes et les Red Wings et l'aréna de l'Ancienne-Lorette a été nommé en son nom depuis sa retraite.


Donc sans plus tarder, il est temps pour vous de voter:

 

 

Sources:
Savard: Lucien créera un meilleur équilibre, La Presse, 14 juin 1984
«Je pense que les amateurs n'ont pas encore vu le vrai Lucien Deblois», La Presse, 21 septembre 1985
Lucien DeBlois retourne avec les Rangers, La Presse, 11 septembre 1986
Échangé aux Jets contre Picard, Marois furieux, Le Soleil, 27 novembre 1985
Les Rafales sont morts, place aux Bulldogs!, La Tribune, 24 juillet 1998



samedi 5 décembre 2020

Les caméos de Dennis Maruk


 

Vous le saviez peut-être déjà mais une des particularités des cartes O-Pee-Chee des années 70-80 était qu'une grosse partie des photographies étaient prises à Washington lors des matchs locaux des Capitals alors qu'un de leurs photographes semblait y être installé. C'est ce qui fait en sorte que plusieurs de vos vieilles cartes de vos joueurs favoris ont des joueurs des Capitals comme figurants...


Caméo de Ron Lalonde des Capitals

Caméo de Ron Low, Bob Paradise (#4) et aussi Guy Lafleur je pense...

''Dude, tasse-toi donc. Le gars d'O-Pee-Chee me prend en photo''


Et savez-vous également qui était un des meilleurs joueurs des Caps pendant quelques-unes de ces années? Nul autre qu'un des moustachus les plus glorieux de l'histoire et un personnage culte sur ce blog, l'immortel Dennis Maruk.

Comme il était un de leurs meilleurs joueurs et qu'il avait donc beaucoup de temps de glace, il est donc facile pour un œil entrainé de ''spotter'' des caméos de Maruk sur des cartes de l'époque. Surtout avec sa glorieuse moustache.

Voici quelques-unes des cartes que j'ai trouvé:


Le ''Fu'' dans toute sa splendeur

J'ai cette carte dans ma collection depuis 25 ans et je n'avais jamais encore remarqué Maruk en arrière-plan


Caméo sur cette carte bizarre de Raymond Bourque




Une autre photo de sa pose classique accoudé sur le banc. Kudos à l'assistant soigneur des Caps et son superbe hoodie des Capitals


Je me demande si cette photo n'a pas d'ailleurs été prise en même temps que celle de Peplinski ou de Gretzky plus haut...


Ici, impossible de savoir si c'est Maruk mais je la trouvais trop l'fun pour pas la mettre

Celle-ci provient plutôt d'un album d'autocollants.


Et voici ma préférée pour la fin alors que Maruk discute avec son ancien coéquipier Gilles Meloche.
- ''Pis tu t'ennuie-tu de Cleveland Dennis?''
- ''Fuck non man...''


vendredi 8 mai 2020

Dennis Maruk




Dans la même lancée que certains de mes articles précédents, je continue ma chaîne de biographies de joueurs fétiches ou dont j'ai vraiment envie de parler. J'ai commencé avec Gary Smith, qui a joué pour les Seals comme Al MacAdam qui a joué ensuite avec Steve Payne. Je continue donc aujourd'hui avec un autre Seal/Baron/North Star en la personne du légendaire Dennis Maruk. 

Un joueur culte ici à LVEUP, Maruk a été discuté et name-droppé ici et là mais il n'avait pas encore eu droit à sa propre bio, alors je rectifie le tir et espère vous faire découvrir ou redécouvrir un des meilleurs moustachus de l'histoire de la ligue et le plus obscur des marqueurs de 60 buts. Moi-même je l'ai découvert ici lors des premières années de ce blog, alors que je n'étais pas encore un contributeur.

Je vous avertis, comme il s'agit d'un de mes joueurs fétiches qui fit partie de mes équipes défuntes fétiches, j'ai beaucoup de choses à dire donc, c'est un long billet.  Ça m'a prit 4-5 jours démêler tout ça d'ailleurs...




Né le 17 novembre 1955 à Etobicoke en banlieue de Toronto, Dennis John Maruk (prononcé Ma-Rooke) est issu d'une famille d'origine ukrainienne. Il commença à jouer au hockey vers l'âge de 8 ans et s'initia également à la crosse où il évoluait comme gardien. 

Il commença son stage junior avec les Marlies de Toronto, mais il n'y joua que 8 matchs alors qu'il fut échangé aux Knights de London en 1972. Il prit le chemin de London en compagnie de Larry Goodenough et en retour, les Marlies obtinrent Mark Howe, fils de Gordie, avec qui ils gagneront la Coupe Memorial en 1973.  Howe quittera ensuite pour l'AMH avec son père et son frère Marty.

Au départ, Maruk, qui n'était âgé que de 16 ans, ne voulait pas quitter le nid familial et se rapporter avec les Knights. Il pensa même se retirer du hockey pour devenir joueur de crosse à la place. Il changea toutefois son fusil d'épaule et se rapporta éventuellement à London, où il connut une saison recrue de 113 points, un record de la ligue à l'époque qui lui valut le titre de recrue de l'année. Il était d'ailleurs le premier récipiendaire de ce trophée (le Emms Family award), nouvellement créé en 1973. Aucune recrue des Knights n'a ensuite récolté 100 points en une saison jusqu'à l'arrivée de Patrick Kane en 2006-07.


Maruk avec les Knights de London


C'est à London que Maruk commença à porter sa célèbre moustache ''Fu Manchu''. Il façonna ce look en partie parce qu'il était trop paresseux pour se raser, mais aussi parce que ça lui donnait l'air plus vieux. Il déclara qu'il ne s'était fait carter qu'une ou deux fois dans sa vie depuis qu'il avait 15 ans.

L'inspiration de la moustache de Maruk
Il basa ce look après avoir découvert Al Hrabosky, un lanceur des Cardinals de St.Louis à ce moment-là qui portait lui aussi ce fameux ''Fu'' mais qui était aussi un joueur intense auquel s'identifiait Maruk.

Il connut ensuite une autre saison de 112 points en 1973-74, mais fut ignoré à cette première année d'admissibilité au repêchage. À seulement 5'8'' et 160 livres, beaucoup doutaient de sa capacité à jouer dans la grande ligue, un constat qu'il continua de défier toute sa carrière. Certains le comparaient pourtant à Marcel Dionne, un autre marqueur doué mais de petite stature. Dionne était d'ailleurs le précédent détenteur du record de points pour une recrue dans la OHL avant l'arrivée de Maruk.

Plus tard, alors qu'il jouait pour les Barons, Maruk se serait apparemment fait refuser l'entrée au Forum de Montréal par un gardien de sécurité, qui n'arrivait pas à croire qu'il était un joueur de la LNH...

Il explosa en 1974-75 à London avec 66 buts et 145 points, ce qui lui valut le titre du joueur le plus utile de la ligue. Il devint davantage courtisé par les recruteurs, particulièrement ceux des Capitals de Washington qui avaient joué un match amical contre les Knights lors de leur camp d'entraînement qui se tenait à London cette année-là. Maruk marqua 5 buts lors de ce match.

Il fut donc malgré tout repêché en 2e ronde (21e au total) au repêchage de 1975, non pas par les Capitals, mais les Seals de Californie. Il fut également repêché par les Crusaders de Cleveland dans l'AMH, mais décida de tenter sa chance dans le grand circuit. La ville de Cleveland le retrouvera toutefois d'ici peu...

Il se rapporta donc avec les Seals pour leur camp d'entraînement à l'automne 1975, mais l'équipe croyait qu'il n'était pas prêt et qu'il devait s'attendre à commencer son parcours professionnel dans les mineures. Maruk était représenté par une agence de Montréal dont faisait partie le légendaire ''Boom-Boom'' Geoffrion. Ce dernier se rendit sur place et prit la défense de son client en leur promettant qu'il allait les épater lors du camp et qu'il ne jouerait jamais dans les mineures. 

Maruk marqua 2 buts lors de son premier match hors-concours et les Seals changèrent d'avis, qui lui firent immédiatement signer un contrat. Ils ne regrettèrent pas cette décision, alors que le club avait grandement besoin de marqueurs.

Il débuta donc sa première saison professionnelle et mit quelques temps à se mettre en marche. Il marqua éventuellement son premier but à Toronto contre les Leafs et devant sa famille, qui s'était déplacé pour le voir. Il débloqua graduellement et franchit le cap des 30 buts avec une récolte de 30 buts et 32 passes pour 62 points, ce qui demeurera un record de la franchise pour un joueur recrue.

Il termina 2e meilleur pointeur des Seals derrière Al MacAdam, son compagnon de trio avec Bob Murdoch. Les trois joueurs formèrent la fameuse ligne ''3M'' (Maruk-MacAdam-Murdoch). Il termina même troisième au scrutin pour l'obtention du trophée Calder, qui alla finalement à Bryan Trottier des Islanders.

Son style hargneux et énergique, sa combativité, ainsi que sa chevelure et pilosité abondantes firent de lui un favori de la foule à Oakland. L'équipe semblait avoir des jours prometteurs devant elle et Maruk se plaisait en Californie, mais comme on le sait, il s'agissait de la dernière saison de la franchise dans cet état. Durant l'été 1976, l'équipe déménagea en catastrophe à Cleveland sous les recommandations des actionnaires minoritaires de l'équipe (voir texte du 20 février 2016).

La nouvelle équipe des Barons fut encore plus un fiasco en Ohio, dans un amphithéâtre loin de tout et un environnement malsain où les fans et la promotion étaient rares, la météo froide et les finances dans le rouge. À travers toutes ces épreuves, Maruk décida de se concentrer davantage sur lui-même et sur son jeu, ce qui lui valut quelques critiques. Plus tard, MacAdam déclara que Maruk était le joueur le plus égoïste avec qui il avait joué dans sa carrière. Jean-Paul Parisé, que les Barons obtinrent des Islanders en janvier 1978, essaya d'instaurer un nouveau système et une culture gagnante à Cleveland, mais déclara plus tard (sans nommer de noms) que plusieurs joueurs vedettes des Barons semblaient plus préoccupés par leur propre situation que d'essayer de remporter des matchs.



Lors de la première des deux saisons d'existence des Barons, le club était en danger d'être dissout et de ne pas terminer la saison. On parlait alors d'une dispersion ou une vente des joueurs à travers la ligue, ce que les joueurs des Barons espéraient.

Il y avait même une rumeur comme quoi les Rangers étaient intéressés à fournir 1 million de dollars pour faire l'acquisition de Maruk, du gardien Gilles Meloche ainsi que du partenaire de trio de Maruk, Bob Murdoch, frère de Don Murdoch chez les Rangers.

Quand ce scénario ne se réalisa pas et que l'équipe fut sauvée in extremis par l'association des joueurs, les Barons continuèrent de perdre dans l'indifférence quasi générale. Maruk déclara que lui et d'autres joueurs étaient déçus d'être toujours à Cleveland et qu'il se demandait s'il était vraiment dans la LNH dans un tel environnement. À propos de cet aspect d’égoïsme énoncé par MacAdam, il expliqua que les joueurs avaient une fierté personnelle et que si l'équipe n'allait pas survivre de toute manière, il valait mieux tenter de se faire valoir pour aboutir dans une autre équipe. Il croyait également que son jeu d'ensemble n'affectait pas le rendement de l'équipe, lui qui continuait de performer malgré tout.

Les Barons terminèrent cette première saison catastrophique en 1976-77 avec une fiche de 25-42-13, et Maruk obtint 28 buts et un record de franchise pour les points avec 78 (incluant les années en Californie). Il continua dans la même veine en 1977-78 avec une fiche de 36 buts (aussi un record pour la franchise Seals/Barons) et un total de 71 points. Il fut également invité au match des étoiles pour la première fois de sa carrière.

Retrouvons ici un jeune Claude Quenneville qui nous fait un compte-rendu d'un match Canadiens-Barons de 1977-78:




La saison 77-78 était la dernière à Cleveland et les propriétaires des Barons se portèrent ensuite acquéreurs de la franchise des North Stars du Minnesota. Avec l'accord de la ligue et dans une situation sans précédent, ils décidèrent de fusionner les deux équipes et de ne garder que les North Stars en place. Quelques joueurs en trop dans leur système furent dispersés à travers la ligue mais Maruk fut protégé par les North Stars et s'attendait à démarrer cette nouvelle étape avec eux en 1978-79.

Cependant, le directeur général des North Stars, Lou Nanne, dit à Maruk qu'il pensait l'échanger durant la saison morte alors qu'il y avait un surplus de joueurs de centre dans l'organisation avec la sélection de Bobby Smith au précédent repêchage. Cet échange ne se produisit toutefois pas durant l'été et Nanne dit à Maruk qu'il resterait finalement avec l'équipe. Le début de saison sembla toutefois raviver l'intérêt des autres DG de la ligue. Lors du deuxième match de la saison 78-79, l’entraîneur des North Stars Harry Howell cloua Maruk au banc, en lui disant qu'ils étaient en train de peaufiner les détails d'un échange et qu'il ne voulait pas qu'il se fasse blesser. Heureusement pour Maruk, il s'était fait conseiller par son agent de louer au lieu d'acheter une maison. Il resta cependant amer envers la direction des North Stars.

Maruk prit donc finalement le chemin de Washington. Les Capitals avaient regretté de ne pas l'avoir choisi au repêchage de 1975. À l'époque ils avaient plutôt choisi l'attaquant Alex Forsyth, un joueur qui ne joua qu'un seul match dans la LNH. Avec les Capitals, Maruk se retrouva une fois de plus dans une organisation moribonde qui peinait à attirer au guichet. Il y connut toutefois les meilleures saisons de sa carrière et devint leur première véritable menace offensive, à l'exception peut-être de Guy Charron.

Il continua de performer avec sa nouvelle équipe en récoltant une première saison de 31 buts et 90 points, bon pour le premier rang des pointeurs des Caps.

Il commença ensuite la saison 1979-80 en lion, récoltant 17 points lors de ses 7 premiers matchs. Il se blessa toutefois au genou lors d'un match contre les Canucks et rata la majorité du reste de la saison, ne jouant que 27 matchs au total.

Il se rattrapa toutefois en 80-81 avec sa première saison de 50 buts (50-47-97 points). Jumelé avec le jeune Ryan Walter et Chris Valentine, il obtint ensuite des sommets en carrière de 60 buts et 136 points lors de la saison 1981-82. Ce record d'équipe de 60 buts ne fut battu qu'en 2007-08 lorsque Alex Ovechkin en marqua 65. Son total record de 136 points demeure toutefois en place jusqu'à ce jour.

Voici une autre petite pause vidéo d'un tour du chapeau de Maruk en 1981 lui permettant d'atteindre le plateau des 50 buts.





Maruk termina donc la saison 81-82 au 4e rang des pointeurs de la ligue et il participa pour une deuxième fois au match des étoiles, qui se tenait d'ailleurs à Washington. Ses 136 points cette saison-là font de lui un membre sélect de 23 joueurs ayant récolté plus de 130 points en une saison et d'un autre club sélect de 19 joueurs ayant franchi le cap des 60 buts. Cependant, Maruk est resté relativement obscur malgré ces deux saisons consécutives de 50 buts et plus et n'était pas autant considéré dans l'élite des joueurs de son époque, comme les Stastny, Dionne, Bossy ou Gretzky. Il faut dire qu'il jouait dans les marchés les moins sexy de son époque et malgré une saison de 136 points, Gretzky faisait pour sa part des saisons de 200 points. Ah les années 80...

Les Capitals, même avec l'arrivée de Maruk et de jeunes prometteurs comme Walter, Bob Carpenter et Mike Gartner, continuaient de perdre et d'attirer peu de spectateurs. En 1982, on commençait à parler d'un possible déménagement pour la franchise, chose à laquelle était habitué notre ami Maruk.


Comme il jouait normalement pour des équipes de bas de classement, Maruk était un habitué des championnats du monde où il participa à 4 éditions, remportant la médaille de bronze en 1978.


La franchise des Capitals fut sauvée par l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Bryan Murray, et d'un nouveau directeur-général, David Poile.  Le premier geste de ce dernier comme DG fut de conclure le meilleur échange de l'histoire de la franchise, en se portant acquéreur du défenseur Rod Langway du Canadien.

Avec la présence de Langway, le nouveau système de Murray et aussi l'arrivée de leur plus récent premier choix Scott Stevens (5e au total en 1982), les Caps avaient une nouvelle identité en 1982-83 et firent les séries pour la première fois de leur histoire (également la première fois pour Maruk). Il firent ensuite les séries durant 10 saisons consécutives et on entendit plus jamais parler de déménagement pour l'équipe.

Match des étoiles de 1982 à Washington
Les choses changèrent toutefois pour Maruk, alors qu'il perdit son ailier Ryan Walter dans l'échange de Langway et il fut éventuellement muté à l'aile pour permettre à Carpenter de devenir premier centre. Murray trouvait également que le jeu défensif de Maruk au centre faisait défaut.

Il fut éventuellement relégué au deuxième trio plus tard dans la saison. Sous ce nouveau système de Murray et avec ce changement de position, les statistiques de Maruk revinrent à la normale et il termina la saison avec 31 buts et 81 points, tout de même bon pour le premier rang chez les Capitals.

Les Capitals se firent toutefois éliminer en 4 matchs par les puissants Islanders et Maruk ne récolta que 2 points durant ces premiers matchs en séries. Voulant continuer leur virage jeunesse et voulant laisser davantage de glace à leurs jeunes joueurs, ainsi qu'au nouveau venu Dave Christian, les Capitals décidèrent de se départir de Maruk, dont ils estimaient que ses meilleures années étaient derrière lui.

Maruk s'attendait à cet échange, alors qu'il avait discuté avec Murray de ne pas vouloir continuer à jouer à l'aile la saison suivante et il s'était fait dire qu'il ne cadrait donc plus dans le nouveau système des Caps. Son attitude nonchalante et ses apparentes sautes d'humeur auraient aussi été un facteur...

Poile eut initialement de la difficulté à trouver preneur pour Maruk alors qu'il ne trouva pas d'offres suffisantes pour s'en départir. Il se résoudra finalement à le renvoyer au Minnesota durant l'été 1983 en échange d'un choix de 2e ronde qui deviendra le solide attaquant Steve Leach. Maruk retrouva donc ses anciens coéquipiers avec les North Stars, mais l'équipe avait bien changé depuis la fusion avec les Barons en 1978. Il ne restait d'ailleurs que Maruk, MacAdam et Meloche comme vestiges des Barons/Seals avec l'équipe en 1983-84.

Autre pause vidéo avec quelques-uns des derniers buts de la carrière de Maruk en tant que North Star:




Les nouveaux North Stars, après avoir reconstruit leur équipe après la fusion et participé à la finale de la coupe Stanley en 1981, avaient comme visages les Dino Ciccarelli, Neal Broten, Brian Bellows et Tom McCarthy. Maruk était donc moins indispensable au sein de cette équipe et se retrouva dans le bas de l'alignement. Il n'était toutefois pas déclassé et continua tout de même d'amasser des points avec une fiche de 17 buts et 60 points en 1983-84. Il les aida également à retourner en finale de conférence durant les séries de 1984 où il obtint 10 points en 16 matchs. Il s'agissait de son plus long parcours en séries.

Maruk connut ensuite deux autres bonnes saisons de 60 et 58 points respectivement. Cependant, il commençait à subir le poids des nombreuses années à batailler devant le filet et  il se blessa de plus en plus souvent. Il avait auparavant l'habitude de jouer l'entièreté du calendrier régulier (à l'exception de sa saison 79-80) mais commença à partir de 1984 à rater entre 10-15 matchs par saison. Il était toutefois surprenamment bon en séries, mettant au rancard sa réputation de ne pas être assez performant et combatif lorsque ça compte. En 1985-86, malgré que les North Stars se firent éliminer en 5 matchs par les Blues, Maruk mena son équipe avec une récolte de 4 buts et 13 points, ce qui demeure un record offensif pour une seule série dans l'histoire de Minnesota/Dallas.

Après une autre saison raccourcie par les blessures en 1986-87 où il n'obtint que 46 points, on commença à apercevoir la fin dans le cas de Maruk. Il se blessa au pied durant un match pré-saison en septembre 1987 et ne commença à jouer qu'en décembre. Il fut remis au rancart en février après s'être fait démolir le genou en bloquant un tir. Il ne joua donc en tout que 22 matchs en 1987-88.

Cette blessure sembla être le clou dans le cercueil pour la carrière de Maruk alors qu'il dut se faire opérer, et sa réhabilitation dura jusqu'en décembre 1988. Il joua en 1988-89 ses premiers matchs en carrière dans les ligues mineures alors qu'il fut envoyé avec les Wings de Kalamazoo pour se remettre en forme. Il y récolta 6 points en 5 matchs et revint avec les North Stars, mais il ne joua finalement que ses 6 derniers matchs avec eux, ne récoltant qu'une seule passe, suite à quoi il prit sa retraite en mars 1989 à l'âge de 33 ans. Il était alors le dernier joueur encore actif à avoir joué pour les Seals et les Barons. L'ancien des Kings Charlie Simmer, qui avait commencé sa carrière avec les Seals, joua jusqu'en 1991 dans les mineures et en Europe est techniquement le dernier Seal mais dans la LNH, c'est Maruk qui y joua le dernier

Avant de passer à son après-carrière, j'aimerais prendre une section de ce billet pour vous montrer quelques cartes de Maruk, qui sont quelques-unes des meilleures cartes de hockey de tous les temps:

Carte recrue avec les couleurs des Seals qui ne correspondent pas

Un superbe close-up de Maruk

Carte ''airbrushée'' avec un ''Now with...'' .
Au moins il avait vraiment joué avec les North Stars (2 matchs) avant cet échange

Maruk au banc avec les Caps

Superbe carte de Maruk avec le ''Fu Manchu'' à son meilleur.


Il trouvait même le temps de faire des ''caméos'' sur les cartes de ses amis...


L'après carrière de Maruk ne fut pas de tout repos, alors qu'il peina à se retrouver un passion après cette fin abrupte à sa carrière. Il espérait travailler toujours dans le hockey et travailla d'abord quelques temps au département des ventes et marketing des North Stars. Il occupa ensuite plusieurs emplois divers à travers l’Amérique du nord comme livreur, chauffeur de bateau et fermier. Il fut même quelques temps déménageur de meubles à Hollywood. Il opéra également un restaurant à l'époque où il jouait à Washington et le garda quelques années avant de le fermer. Il fut plus tard propriétaire d'une boutique d'antiquités en Louisiane.

Il replongea quelques fois dans le hockey, en espérant peut-être faire ses preuves comme entraîneur et graduer éventuellement dans les plus hauts niveaux mais ça ne se matérialisa pas comme prévu. Il fut brièvement entraîneur dans la RHI (Roller Hockey International) en 1994-95 pour les Blue Ox du Minnesota et chaussa même les patins durant deux matchs. Il fut plus tard aussi entraîneur dans la défunte et obscure WPHL (Western Professionnal Hockey League) avec les Ice Pirates de Lake Charles en Louisiane.

Mais quel logo!
Il ne dura qu'une demi-saison comme entraîneur là-bas (1997-98) mais y resta pour s'occuper de sa boutique d'antiquités. La saison suivante, les Ice Pirates étaient en manque d'effectif et le nouvel entraîneur de l'équipe fit appel à Maruk, maintenant âgé de 43 ans, pour venir d'abord pratiquer avec l'équipe.

Il fut ensuite convaincu de signer un contrat de 5 matchs. Il y joua finalement 6 matchs et 3 autres en séries, récoltant 2 passes. Dans une telle ligue dans le sud des États-Unis, il se fit d'abord ridiculiser par ses plus jeunes adversaires, suite à quoi il leur répondait ''Tu sais où tu joues? Dans la WPHL. Moi j'ai marqué 300 buts dans la LNH". Ces moqueries cessèrent assez rapidement par la suite.

Toutefois, l'instabilité professionnelle de Maruk après sa carrière de hockeyeur lui causa plusieurs problèmes de dépression et de consommation. Il divorça deux fois et eut même quelques pensées suicidaires. Il déclara plus tard qu'il aurait été préférable pour lui d'aller à l'université et qu'il avait grandi trop vite en jouant au hockey, perdant au passage plusieurs éléments de structure qui lui manquèrent plus tard. Il prend comme exemple son échange à 15 ans des Marlies aux Knights de London qui lui fut dommageable mentalement, malgré qu'il garde de bons souvenirs de ses années junior et professionnelles.

Il vit présentement dans la région de Toronto et s'implique dans le hockey mineur comme entraîneur et donne des camps de hockey. Il est également représentant de Drenchit, un produit nettoyant pour équipement de hockey.


En 888 matchs en carrière, il obtint 356 buts et 522 passes pour 878 points. Il fait également partie du temple de la renommée d'Etobicoke et de l'organisation des Knights de London.

S'il y avait un temple de la renommée des Seals/Barons, il serait dans la première cuvée d'intronisation. En attendant, il fait toujours partie de notre équipe des étoiles de la franchise après notre super sondage qu'on a fait ici en 2016. Je l'avais partagé sur le groupe de fans des Seals sur Facebook en ignorant que Maruk en faisait partie! Il n'a sûrement pas lu l'article mais au moins il a quand même compris le principal.




Un grand moment dans ma carrière de bloggeur!




Sources:
Hockey draft central
LinkedIn
Golden Seals Hockey
The Retro: Dennis Maruk on pranks, roller hockey, and his sweet Fu Manchu, The Score
Dennis Maruk thankful for London Knights hall of fame honour, London Free Press, 8 jan. 2019Slapshot Diaries
Why I had a moustache in the NHL, Slapshot Diaries
For 2 Years in the 1970s, Cleveland Had an NHL Team, Cleveland Magazine, 12 oct. 2016
Cleveland's not barren, Sports Illustrated, 7 mars 1977

vendredi 9 novembre 2018

Anomalies




Voici quelques photos un peu bizarres où un célèbre joueur porte ou ne porte pas quelque chose qu'il porterait (ou non) en temps normal.

Wayne Gretzky avec un casque CCM au lieu de son traditionnel JOFA.
Kudos au gars avec le collier cervical dans les estrades...

Gordie Howe avec un casque (il se remettait d'une grave blessure en février 1961)

Teemu Selanne avec un casque Nike (et non pas un JOFA lui non plus) et un chandail des Sharks

Craig MacTavish circa 1981 AVEC un casque

Guy Lafleur avec un casque


Et comme c'est Movember en ce moment, voici quelques célèbres moustachus SANS leur moustache (et/ou barbe).


Glenn Anderson circa 1996

Brent Burns circa 2008

Wendel Clark circa 17 ans dans le junior

Mike Gartner circa 1997 en Coyote

Erik Karlsson en 2008 au repêchage

E̶w̶a̶n̶ ̶M̶c̶G̶r̶e̶g̶o̶r̶  Lanny McDonald circa 1973 à Toronto

George Parros en 2013 à Montréal

Harold Snepsts circa 1975 à Vancouver