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mercredi 8 octobre 2025

La Central Hockey League (1992-2014)



La Central Hockey League, à ne pas initialement confondre avec sa première version (1963-84) et autres circuits antérieurs, voit le jour en 1992, sous l’impulsion de Ray Miron et Bill Levins

Miron et Levins étaient autrefois entraîneur et DG respectivement des Blazers de l'Oklahoma dans l’ancienne CHL pendant les années 60 et 70. Miron avait également été DG des Oilers de Tulsa de 1964 à 1974 et auparavant dans l'ancienne EHL avec les Knights de Nashville. Il fut plus tard promu comme DG des défunts Rockies du Colorado (1976 à 1981) et travailla également dans l’organisation des Maple Leafs.

La CHL avait d’abord été créée en 1963 par la LNH pour servir de circuit de développement pour ses jeunes joueurs. Elle a accueilli plusieurs futurs grands noms, tels que Bernie Parent, Tony Esposito, Stan Smyl, Dirk Graham, Randy Carlyle, Glenn "Chico" Resch, Pete Mahovlich, Bob Bourne, Mark Messier, et surtout, de nombreux jeunes joueurs du Canadien avec les Apollos de Houston, tels que Carol Vadnais, Rogatien Vachon, Serge Savard, Jacques Lemaire et Guy Lapointe. La ligue représentait bien son nom «Central», avec des équipes principalement du midwest et des états plus à l'ouest avec des villes comme Omaha, Minneapolis, Indianapolis, Tulsa, Kansas City, mais aussi avec des tentatives peu fructueuses plus au sud ou sur les côtes du pacifique comme Memphis et Seattle. Ce fut aussi temporairement la ligue ou vécurent les très éphémères Six-Guns d'Albuquerque que j'affectionne particulièrement.

Ray Miron (3e à partir de la droite, première rangée) et les Oilers de Tulsa en 1966.

La CHL dut toutefois cesser ses activités en 1984 en raison du déclin du soutien des clubs de la LNH et de la concurrence importante d’autres circuits comme l’AHL et la IHL. Après la saison, la LNH cessa son appui financier direct. Le commissaire Bud Poile (anciennement coach des Canucks, Flyers et père de David Poile) déclara alors la ligue «inactive». Les franchises survivantes migrèrent ailleurs, par exemple Salt Lake City et Indianapolis qui rejoignirent l’International Hockey League (IHL). Les autres équipes ont ensuite tout simplement disparu ou se sont replier sur des ligues semi-pro locales.

Donc, au début des années 90, Miron et Levins unirent leurs forces pour ramener le hockey professionnel dans des villes de taille moyenne du sud et du Midwest américain, délaissées par la dissolution d’autres circuits, principalement depuis la fin de la CHL.  Il n’y eut par exemple aucune équipe professionnelle, tous circuits confondus, située au Texas entre 1982 et 1992. Même avant l'arrivée des Stars de Dallas, il n'y avait plus eu aucun club texan depuis les Blackhawks de Dallas qui avaient évolué de 1967 à 1982 dans la CHL 1.0. 

On peut véritablement appeler cela une résurrection de ligue totale. Si elle était passablement déclarée comme «inactive» par David Poile en 1982, elle était redevenue active sous les ordres de Miron et Levins qui nommèrent leur nouvelle ligue en honneur de l’ancien nom vacant. La Central Hockey League put renaître de ses cendres, 8 ans après la fin de l'originale. 

Bill Levins mourut toutefois subitement en mai 1991 avant de pouvoir voir son projet aboutir. Miron prit le relais et Levins demeura quand même comme fondateur à titre posthume. Le trophée du vainqueur de la CHL fut nommé en honneur de Levins.

Il y avait toutefois une grande différence entre les deux CHL. Cette fois-ci, la ligue opéra comme seule entité propriétaire indépendante et opéra l'entièreté des franchises, du moins au départ, sans propriétaires externes ni influence de la LNH. Le fils de Ray Miron, Monte, fut nommé comme commissaire de la ligue. Monte Miron avait joué quelques saisons dans l'ancienne CHL et autres circuits.

Joe Burton
Comme autrefois, les premières équipes de la nouvelle CHL se trouvaient au Texas, en Oklahoma, au Kansas, au Tennessee et en Louisiane. On vit alors plusieurs noms renaître. Ce fut le cas des Blazers d’Oklahoma City qui deviennent rapidement la locomotive de la ligue, attirant parfois plus de 10 000 spectateurs par match, un chiffre très impressionnant pour le hockey mineur. Ils remportent le trophée Levins en 1996 et 2001. Le meilleur joueur des Blazers et de la ligue est alors le capitaine Joe Burton, qui joua 10 saisons à Oklahoma City et terminera sa carrière comme champion pointeur de l'histoire de la CHL avec 565 buts, 420 passes pour 985 points en 706 matchs.

Une autre résurrection réussie fut le cas des Oilers de Tulsa. Le hockey en Oklahoma, malgré nos préjugés nordiques, a presque toujours fonctionné. 

Les Oilers, disparus en même temps que la fin de la première CHL, sont une équipe mythique des ligues mineures, alors qu’on peut remonter jusqu’en 1928 pour retrouver les premiers Oilers de Tulsa dans la vieille American Hockey Association. Ils ont ensuite joué dans la USHL (1945 à 1951) avant de revenir dans la CHL en 1964.

Le principal fait d'arme des Oilers dans le folklore du hockey mineur fut leur couronnement comme derniers champions de la CHL en 1984, remportant les grands honneurs en tant qu’équipe itinérante. 

Après avoir déclaré faillite avant la fin de la saison, les joueurs décidèrent de jouer tout de même leurs 17 derniers matchs sur la route. Malgré cela, avec un jeune John Vanbiesbrouck dans les buts, ils terminent troisièmes et remportent l’Adams Cup en battant Salt Lake City en finale. Cet exploit devint légendaire.  (En savoir plus ici dans cet ancien texte de Martin ITFOR).

Histoire de continuer dans une parfaite résurrection, les Oilers de Tulsa 2.0 inaugurèrent parfaitement cette nouvelle incarnation de la CHL en remportant également la première «Coupe Levins» en 1993. Ce fut même ce qu'on peut appeler une parfaite finale «CHL» et «Oklahomienne» alors que leurs opposants en finale furent les Blazers d'Oklahoma City. Autre fun fact, un des meilleurs marqueurs des Oilers champions de 1993 fut nul autre que Taylor Hall. Oui. L'autre Taylor Hall.

 

Avec nul autre que Garry Unger comme coach... Unger avait lui aussi joué dans la CHL au début des années 60. On y voir aussi un ancien du Titan de Laval, Sylvain Naud.
 

La coupe Levins fut éventuellement renommée la Ray Miron President’s Cup en 2001. Mais malgré leur statut parmi les plus stables équipes de la CHL par la suite, et de la ECHL depuis 2014, les Oilers n’ont jamais remporté de championnat à nouveau. 

Parmi les autres premières équipes de 1993, on retrouvait le Freeze de Dallas, le Fire de Forth Worth, les Riverkings de Memphis et le Thunder de Wichita. Toutes ces villes avaient auparavant connu du hockey de la CHL. En plus de la bataille de l'Oklahoma (un autre parallèle avec les autres Oilers), la CHL désirait raviver l'ancienne rivalité régionale CHL entre Dallas et Forth Worth, qui, comme Dallas, avaient existé de 1967 à 1982. Le Freeze, qui jouait également dans un autre aréna que les Stars, plus miteux, ne fut bien sûr que bien temporaire alors que l'équipe plia bagage en 1995, laissant toute la place aux Stars dans la LNH.  

Le Freeze de San Jose Dallas


La ligue ajouta ensuite d’autres équipes à partir de 1995. On verra alors apparaître au cours des années suivantes des noms exotiques comme les Iguanas de San Antonio, les Channel Cats de Huntsville, les Cottonmouths de Columbus (Georgie) et les fameux Macon Whoopee, cette étrange équipe au logo semi-sexuel qui migra dans la ECHL en 2001.

Sans oublier les très éphémères, très boboches, et très rigolos Bandits de Border City. Confirmant de plus en plus mon amour pour cette ligue.

Malgré toutes les histoires «à la Slapshot» qu'on s'attend des ligues profondes, la CHL demeura relativement stable comparée à d’autres ligues mineures concurrentes. Le Thunder, les Oilers et les Blazers demeuraient les têtes d'affiche et la ligue opérait désormais annuellement entre 10 et 12 équipes au tournant du siècle.

En 2001, la CHL fusionna avec sa rivale, la Western Professional Hockey League (WPHL), un autre circuit texan-sudiste fondé en 1996, ce qui lui permit d’élargir son territoire et d’accroître sa crédibilité.

Encore plus de nouvelles équipes à ce moment comme:

Le Ice d'Indianapolis, les Jackalopes d’Odessa, Le Beast de Brampton (seule incursion canadienne de l'histoire de la CHL), les Buzzards d’El Paso, les Bossier-Shreveport Mudbugs, les Killer Bees de Rio Grande Valley, les Rattlers d’Amarillo, renommées ensuite les Gorillas!  

Il y a surdose de noms débiles que je voudrais bien étaler ici mais je vais garder ça pour plus tard... (note à moi-même, garder pour plus tard)

En voici quand même une:

Yeah.
 

Après la fusion avec la WPHL, la CHL comptait entre 15 et 17 équipes en moyenne par saison, plafonnant à 18 en 2010-11, après l'absorption d'une autre ligue inférieure, la International Hockey League (2e version). Comme la CHL avant eux, une nouvelle ligue qui avait repris un nom vacant. J'en parlerai plus tard de la deuxième IHL si vous me le permettez... c'est une autre bibite.

En résultat de ces deux fusions, le niveau de jeu augmente, et même que quelques formations deviennent momentanément affiliées à des clubs de la LNH ou de l’AHL, ce qui n'avait jamais eu lieu auparavant. Il y eut par exemple les Sundogs de l’Arizona, qui furent partiellement affiliés aux Coyotes de Phoenix entre 2007 et 2009, développant au passage un jeune David Schlemko. Autre exemple, les Eagles du Colorado, futurs double-champions dans la ECHL, furent quelques mois affiliés aux Oilers. 

Il ne s’agissait toutefois que des ententes temporaires, souvent non-officielles et quelques dépannages organisationnels, rien de plus. 

Jusqu'à ce moment dans son histoire, la CHL n'avait pratiquement développé aucun joueur d'une semi-importance dans la LNH. Cela changea toutefois autour de 2010 avec quelques joueurs notables comme Jordie Benn. Non-repêché, Benn avait débuté sa carrière dans la ECHL en 2008-09 avant d'être recalé en CHL la saison suivante. Il connut une bonne saison avec les Americans d'Allen, faisant assez bonne impression pour être engagé par l'équipe de son frère à Dallas. Il joua ensuite à Montréal, Vancouver, Winnipeg, Minnesota et Toronto. 

Aaron Dell et un superbe chandail Ronald McDonald avec les Americans d'Allen

Le gardien Aaron Dell est aussi un des rares cas de joueurs développés dans la CHL avant d'arriver à la grande ligue. Dell était #1 des Americans, champions de la saison 2012-13, avant de graduer dans l'organisation des Sharks. Andrew Desjardins, également non-repêché, a joué une saison (2007-08) dans la CHL avec les Bucks de Laredo. Il gradua ensuite dans ECHL et AHL avant d'aboutir avec les Sharks et les Blackhawks, où il fit partie de l'édition championne de 2015.

On vit bien sûr quelques anciens de la LNH se ramasser en CHL, particulièrement dans les années 90 et début 2000. Outre l'autre Taylor Hall déjà discuté, il y eut quelques présences plus ou moins inhabituelles. En voici quelques-uns, triés sur le volet.

  • Brendan Morrow, alors joueur des Stars de Dallas, joua à Oklahoma City durant le lock-out de 2004-05, même chose pour son ancien coéquipier Brad Lukowich.
  • Scott Young, anciennement des Nordiques et marqueur de 300 buts dans la LNH, joua 3 matchs dans la CHL, aussi durant le lock-out 2004-05. Comme il était alors établi à Dallas, tout comme Morrow, j'imagine que l'option de s'entraîner et garder la forme dans un circuit proche était plus attirant que d'aller dans la AHL ou en Europe. 
  • L'ancien espoir dans les buts des Leafs, Sébastien Centomo, originaire de Laval. 
  • L'ancien défenseur des Sharks Neil Wilkinson joua une douzaine de match avec les Oilers en 2002-03, même chose pour son ancien coéquipier Craig Coxe qui joua 4 saisons à Tulsa. Un autre Sharks de renom, nul autre que le célèbre Link Gaetz, a joué 13 matchs avec les Iguanas de San Antonio en 1995.
  • Il y a également l'obscur joueur oublié des Nordiques Paxton Schulte qui termina sa carrière à Tulsa en 2006.
  • Alek Stojanov, celui plus malheureusement reconnu pour avoir été obtenu en retour de Markus Naslund par les Penguins en 1996, a joué une vingtaine de matchs avec les Scorpions de New Mexico.
  • Autres joueurs: Jason Lafrenière (ancien des Nordiques), Alexei Yegorov, Lonny Bohonos


Au tournant des années 2010, malgré des succès inespérés comme les Eagles du Colorado (qui affichaient des assistances records et un modèle de gestion exemplaire), la CHL fait face à de sérieuses difficultés financières et géographiques. Les coûts de déplacement augmentent considérablement. Plusieurs marchés (notamment au Texas et en Arizona) s’essoufflent. Des équipes migrent vers d’autres ligues plus stables, surtout la ECHL (Eagles en 2011, Komets de Fort Wayne en 2012 et Americans d’Allen en 2014).  

Équipe toujours phare et parmi les meilleures au guichet, les Blazers d'Oklahoma City plièrent bagage en 2009, étant ensuite remplacés par les Barons d'Oklahoma dans la AHL.

Malgré quelques tentatives de relance, la ligue se rétrécit. De 18 équipes en 2005, elle tombe à 9 équipes en 2013-14. Les derniers champions furent les Americans de Allen, qui remportent deux titres consécutifs pour clore l'histoire de la CHL. 

Les Americans de Allen, derniers (doubles) champions en 2013 et 2014
 

En octobre 2014, la CHL cesse officiellement ses activités. Sept de ses équipes (Allen, Missouri, Rapid City, Tulsa, Wichita, Brampton et Quad City) sont absorbées par l’ECHL, scellant la fin de la CHL comme ligue indépendante. 

La ECHL avait auparavant accueilli dans ses rangs d’anciennes équipes de la IHL et la WCHL, laissant libre cours à la CHL d’absorber de son côté la WPHL et la UHL/IHL. On peut dire que la mission d’épurer le réseau des ligues mineures aura fonctionné et que la ECHL aura finalement remporté ce que j'appelle cette «guerre de l’absorption» dans les ligues mineures.

L’héritage de la ligue demeure fort dans le Sud et le Midwest américain. Six équipes rescapées de la CHL sont toujours fidèlement en place dans la ECHL; les Oilers, les Americans, les Komets, le Thunder de Wichita, les Mavericks de Kansas City et le Rush de Rapid City, tandis que les Eagles du Colorado ont gradué dans la AHL. Des équipes originales de la CHL en 1992-93, seuls les Oilers et le Thunder sont toujours actives.

Les Oilers de Tulsa, toujours actifs dans la ECHL
 

La CHL aura été un tremplin pour des milliers de joueurs, un modèle de hockey communautaire dans des villes non traditionnelles mais toutefois classiques du hockey mineur de cette région des US, et une base d’expansion indirecte pour l’ECHL. Cela montre que parfois, ce ne sont pas seulement des joueurs qui se servent des niveaux mineurs pour graduer dans des niveaux supérieurs, dans le cas de la CHL, ce sont principalement les équipes qui ont pu se consolider et graduer dans un circuit plus prospère et stable. 

Il est quelque fois mentionné que la CHL aurait atteint un niveau «AA» similaire ou parallèle à l’ECHL, mais je me permets d’en douter. La ECHL a développé davantage de joueurs pour la LNH avec quelques excellents noms comme Jonathan Quick, Michael Ryder, Jonathan Marchessault, Jaroslav Halak, Yanni Gourde, Alex Burrows, et plusieurs autres. Outre les cas isolés de Jordie Benn, Aaron Dell et Andrew Desjardins lors des dernières années d'existence de la CHL, on ne peut pas dire que la fiche de route de la CHL fut aussi reluisante. C'était toutefois bien parti lors de ses dernières années, mais on préféra logiquement agrandir la ECHL et consolider tout ça dans un seul niveau au troisième échelon derrière LNH et AHL. Ces ligues ont d'ailleurs longuement fait pression pour «épurer» l'écosystème des circuits mineurs.

Ray Miron (à gauche) a grandement aidé à mettre le hockey sur la carte à Tulsa et dans le sud des USA.

Ray Miron vendit la CHL en 2000. Il reçut de la LNH le trophée Lester B. Patrick en 2004, honorant sa contribution au hockey aux États-Unis. Il déclara ce moment son meilleur accomplissement en carrière. Il mourut à Tulsa en août 2015 à l'âge de 92 ans. 

Les Oilers de Tulsa célèbreront leur «100e» anniversaire d'existence en 2028, ayant toutefois existé en plusieurs phases:
1928-1942 (AHA)
1945-1951 (USHL)
1964-1984 (CHL 1.0)
1992-2014 (CHL 2.0)
2014 - (ECHL)

On se laisse sur un extrait d'époque sur Youtube. Un match random Tulsa-Oklahoma de 1999-2000.

ENCORE GARY UNGER!  

 

 

Sources: wikipedia, Fun While it Lasted, the Oklahoman, Eliteprospects

lundi 31 mars 2025

Que sont-ils devenus? Canadiens circa 2017


 

 


L'autre jour, je me suis dis que ça faisait longtemps que j'avais pas joué à NHL et j'avais donc un craving.

Cependant, ça me tentait pas d'acheter la plus récente version parce que ça coûte 80+ fucking dollars et que comme d'habitude j'aurais sûrement été déçu. Je voulais pas encore rejouer à NHL 94 ou encore mon deuxième préféré, NHL12. Alors je me suis dis, pourquoi pas en prendre une random, pas trop récente, pas trop vieille, et j'ai donc choisi de prendre NHL 17...

Après une semaine à ajuster/reprogrammer le jeu dans les settings pour en déterrer quelque chose de semi-jouable, je me suis attardé à retracer le parcours de quelques anciens joueurs du CH qu'on a quelque peu oublié suite à leur départ du club.

En voici donc quelques-uns triés sur le volet, histoire de prendre des nouvelles de nos anciens chums.

Sven Andrighetto


L'ailier suisse et ancienne vedette des Huskies de Rouyn-Noranda avait été repêché par le CH en 3e ronde en 2013. Après quelques saisons moyennes partagées avec le club et les IceCaps de St.John's (remember the IceCaps?) et quelques flashs ici et là, Sven Andrighetto avait été échangé à l'Avalanche en mars 2017 contre Andreas Martinsen, un autre joueur que je garde de côté pour en reparler plus tard...

Je me rappelle qu'on avait grandement contesté cette transaction, surtout suite à la fin de saison qu'il avait connu avec l'Avalanche en 2017, où il avait obtenu 16 points en 19 matchs. Ouch. Pendant ce temps, Martinsen avait un gros 0 point en 9 matchs. Mais la suite des choses a toutefois fait oublier ce mauvais échange de Marc Bergevin...

Andrighetto semblait ensuite bien parti la saison suivante avec 12 points en 16 matchs. Mais il subit une blessure à la jambe qui lui fit rater 28 matchs et qui aura grandement nui à son développement par la suite. Incapable de reprendre le beat, il fut réduit à un rôle secondaire, voire tertiaire avec Colorado. 

Après une autre saison encore parsemée de blessures et désormais sur le 4e trio, quand il n'était pas benché, le club opta de ne pas le re-signer. Il quitta alors pour la KHL en 2019-20 avec le Avangard Omsk. Mais après une seule saison en Russie, il revint en Suisse avec les Lions de Zurich, où il joue encore et où il remporta le championnat de la ligue suisse en 2024. Il mena également la ligue pour les buts en 2020-21.


Alexei Emelin (et Ilya Kovalchuk)

Il me semble qu'on a rapidement oublié le costaud défenseur Alexei Emelin après son départ du club. Choix de 3e ronde en 2004 (ça fait si longtemps que ça?), il était longtemps demeuré en Russie avant de finalement rejoindre le CH pour la saison 2011-12. 

Après six saisons de bons services rendu à l'organisation, il fut laissé sans protection au repêchage d'expansion de 2017 et il fut donc sélectionné par les Golden Knights. Allez, avouez que vous aviez oublié ça. Mais il ne joua jamais à Vegas, étant échangé quelques jours plus tard aux Predators de Nashville. 

Après une seule saison sans histoire à Nashville (où il avait retrouvé P.K. Subban), Emelin retourna dans sa patrie, pour jouer lui aussi avec le Avangard Omsk. Il retrouva à Omsk un autre ancien du CH, David Desharnais, en 2018-19, ainsi que Andrighetto la saison suivante. 

En 2020-21, il fut rejoint par un autre ancien du CH, soit Ilya Kovalchuk, avec qui, comme vous pouvez le voir sur la photo, il fut nommé co-capitaine. Ils menèrent ensemble le club à la coupe Gagarine cette saison-là.

Après une autre saison à Omsk, Emelin termina sa carrière en 2022-23 avec une dernière saison dans la KHL partagée avec le Dynamo de Minsk et le Spartak de Moscou.




Ah oui et c'était Bob Hartley le coach d'Avangard.

Jiri Sekac
 

Toujours en continuant avec le Avangard Omsk, on dirait que ce club adorait les anciens du CH car en plus de Emelin, Kovalchuk, Andrighetto et Desharnais, j'ai aussi retrouvé la trace d'Alexander Perezhogin et Mathieu Garon durant ces années-là... Et aussi nul autre que le tchèque Jiri Sekac.

Vous rappelez-vous à quel point tout le monde était bandé sur Jiri Sekac? Il semblait être la perle rare qui s'était faufilé à travers les mailles après avoir été ignoré au repêchage. Le CH parvint à le signer en premier en 2014 et alléluia le sauveur était là. 

Mais finalement pas tant que ça. On dit souvent que le repêchage est une science inexacte. Mais parfois elle est assez exacte alors que Sekac fut un pas pire flop avec seulement 16 points en 50 matchs avec le CH en 2014-15. Il ne termina même pas cette première saison avec le club, étant échangé aux Ducks en février en retour de Devante Smyth-Pelly. Les Ducks l'échangèrent eux aussi rapidement la saison suivante, passant aux Blackhawks qui eux ne furent pas plus patients et l'envoyèrent finir la saison en Arizona, a.k.a. la sibérie des Blackhawks, et c'en était ainsi terminée de l'expérience Sekac à travers la LNH.

Il mit donc lui aussi le cap sur la KHL en 2016-17 avec le Ak-Bars Kazan. Il mena le club pour les points en 2017-18, et remporta la coupe Gagarine. Il passa ensuite au CSKA Moscou en 2019-20 et ensuite le Avangard Omsk en 2020-21, gagnant ainsi une 2e coupe dans la ligue russe. Il mit ensuite le cap sur la Suisse en 2021-22 avec le Lausane HC où il joua trois saisons. Et il est nouvellement membre du HC Lugano depuis cette saison.

Charles Hudon


Le p'tit gars d'Alma avait presque réussi à percer la LNH en 2017-18 avec une saison de 10 buts et 30 points. Malheureusement, ça n'avait pas cliqué lors des saisons suivantes. 

Après une saison en Suisse, il signa avec le Lighting en 2021, et l'année suivante avec l'Avalanche où il parvint à revenir dans la LNH pour un simple 9 matchs sans obtenir de points. 

Depuis ce temps il se débrouille bien dans la Ligue américaine, obtenant une cinquantaine de points annuellement. Il est présentement membre du Reign d'Ontario, le club-école des Kings.

 

Dustin Tokarski

 
En voici un qui s'accroche et qui, contre toute attente, parvient toujours à revenir dans la LNH, avec un parcours qui sera éventuellement digne d'être dans ma série des «Grands Voyageurs»

Après avoir sauvé les meubles en 2013-14 en gardant les Canadiens dans le coup suite à une blessure à Carey Price, Dustin Tokarski est passé dans l'organisation des Ducks d'Anaheim en janvier 2016, en retour de Max Friberg. 

Si ça vous tente de savoir ce qui advient de Max Friberg et bien il joue toujours, évoluant à Frolunda dans la ligue suédoise.

Tokarski ne joua qu'un seul match à Anaheim. Il fut ensuite balloté dans l'organisation des Flyers, des Rangers et finalement des Sabres où il avait pu finalement revenir comme second dans la LNH avec une saison de 13 matchs en 2020-21 et ensuite un sommet en carrière de 29 matchs la saison suivante. Il signa ensuite un an dans l'organisation des Penguins, effectua un retour avec les Sabres l'an passé et est présentement membre des Hurricanes où il a présentement 6 matchs au compteur cette saison comme adjoint occasionnel. Il a même obtenu un blanchissage le 10 janvier.

Donc bien content pour ce bon vieux Dustin.

 

Mark Barberio
 

Le défenseur montréalais, qui fut membre de la brigade défensive du CH pendant 2 demi-saisons, s'est lui aussi beaucoup promené depuis le temps. 

Il avait tout d'abord été perdu au ballotage au profit de l'Avalanche (un autre) en février 2017. Il a passé trois saisons dans l'organisation du Colorado mais ne joua que très peu de matchs, étant soit blessé ou laissé de côté plus souvent qu'autrement.

Il mit donc lui aussi le cap sur la Suisse avec le HC Lausanne en 2020-21, même club que Charles Hudon au même moment. Il fut même nommé comme nouveau capitaine du club. Il représenta également le Canada aux Olympiques de 2022. Cependant, les choses ne se passèrent pas très bien avec le HC Lausanne et il fut libéré au milieu de sa deuxième saison, qu'il termina dans la KHL avec le Ak Bars Kazan. Il est présentement membre du Severstal Cherepovets.


Keith Kinkaid


Et pour finir, vous vous souvenez de cet adjoint de Carey Price en 2019-20? Celui qui chialait parce qu'il jouait pas assez derrière Price, qui s'est vu renvoyé dans la AHL et qui chialait ensuite qu'il ne jouait pas assez derrière Cayden Primeau? Cela lui avait d'ailleurs valu notre fameux trophée Czerkawski à l'époque

On a d'ailleurs jamais eu d'accusé de réception là-dessus...

Et bien cette saison, Kinkaid joue assez... avec les Ghost Pirates de Savannah dans la ECHL. 

Lors de la fin acrimonieuse entre lui et le CH en 2020, il s'était retrouvé à être prêté aux Checkers de Charlotte. Il passa ensuite dans l'organisation des Rangers, des Bruins et de l'Avalanche. Ne jouant exclusivement qu'un seul match par saison avec eux à partir de la saison 21-22. Pour vrai, il a joué un match avec les Rangers en 21-22, un match avec les Bruins et un match avec l'Avalanche en 22-23.

Il resigna un contrat d'un an avec les Devils en 2023-24 mais ne vit aucune action dans la LNH, et plutôt que d'évoluer avec le club-école, il joua avec les Wolves de Chicago, un club indépendant sans affiliation dans la LNH. Drôle de signature...

Cette saison, après un essai infructueux au camp des Islanders, il se trouva du boulot avec les Checkers de Charlotte qui le prêtèrent plutôt aux fameux Ghost Pirates de Savannah dans la ECHL... Le gars est-il si désagréable pour avoir autant tendance à être prêté de la sorte? Je comprends pas. Les Ghost Pirates ne sont même pas le club ECHL des Devils. 

Sa fiche à Savannah est présentement de 8-17-3. 

C'était donc ce qui advient de quelques ex-membres du CH de l'ère 2015-16-17-18 etc... On pourrait aussi surnommer cette période la «Middle Bergevin»?

Si vous aimez ça ou qu'il y a un joueur que vous aimeriez dont je parle, faites-le moi savoir.

mercredi 31 août 2022

D'un autre angle #8 - Daniel Alfredsson vs. les Jets

 



 

J'ai eu un souvenir l'autre jour de cette carte Upper Deck 2012-13 de Daniel Alfredsson. Je l'avais choisi il y a plusieurs mois comme «Carte du jour»™ sur Facebook et Instagram et s'en était suivi pas mal de commentaires. Il y avait entre autres un gars qui ne comprenait pas le concept et qui me reprochait cette habitude de mettre des cartes sans valeur. Il m'a ensuite fait un cours de marketing 101 comme quoi on attirerait et intéresserait pas mal plus de monde en mettant des cartes rares à la place. Après lui avoir expliqué notre «démarche» comme quoi on aime toutes les sortes de cartes, même souvent davantage les commons et les cartes laides, il a énoncé qu'il ne comprenait toujours pas et que ça n'intéressait personne. 

C'est quand même rare de voir ce genre de commentaires et justement pour le contredire davantage, il y avait un autre commentaire, pas mal meilleur, d'un autre usager qui aimait la carte et se demandait si Alfredsson avait bel et bien réussi à marquer sur cette séquence ou si l'ex gardien légendaire des Thrashers Ondrej Pavelec avait réussi à faire l'arrêt.  

Plusieurs mois plus tard ça m'est revenu et j'ai pensé que tout ça se mérite de voir la chose «D'un autre angle»™. Pareil pour le gars tannant qui voit juste les cartes comme du cash et non pas selon ce que ça devrait être, un hobby. Mais j'avoue quand même que je suis peut-être un cas spécial et non pas le collectionneur traditionnel. Moi je m'achète des cartes au Dollaramma et j'en transforme en sous-verres ou en autre gogosse compliquée qui prend toute la place dans mon garage...

Bref comme j'aime apparemment parler de trucs inutiles, je m'étais porté volontaire pour aller au fond des choses et bel et bien vérifier si Alfredsson avait marqué contre les Thrashers Jets.


 

D'abord, ce qui est facile et intéressant avec des événements récents comme celui-ci, c'est que la documentation est pas mal plus facile d'accès que, disons, la photo de Maurice Richard et Sugar Jim Henry de 1952. Comme la série Upper Deck 2012-13 contient probablement en majorité des photos de la saison précédente, il est assez facile d'aller retrouver de quel match il s'agissait. Comme la saison 2011-12 était la première des Jets après le déménagement d'Atlanta, les Jets et les Sénateurs se sont affrontés 4 fois durant la saison, puisqu'ils gardèrent la place des Thrashers dans l'association de l'Est jusqu'à leur déplacement dans celle de l'Ouest pour la saison 2013-14.

Ensuite, il faut aller voir la fiche d'Alfredsson durant ces 4 matchs contre les Jets. En fait on ratisse davantage à 2 matchs, puisque selon la photo sur la carte, le match avait lieu à Winnipeg en se fiant au chandail foncé pour les Jets et le blanc pour les Sénateurs. Lors du premier match, le 29 novembre 2011, il a amassé une passe et aucun but. Lors du deuxième, le 26 mars 2012, il a marqué deux buts. 

Comme c'est encore assez récent et qu'on vit dans une magnifique ère de technologie, tout ça est encore disponible en deux trois clics sur Youtube. On peut donc voir si un de ces buts concorde avec la photo. 

Je vous recommande de regarder ces extraits au complet, cela vous permettra d’apprécier davantage le moment en question dans le contexte de ce très bon match. Ça vous rappellera peut-être des souvenirs désormais vintage comme dans le temps que les Sénateurs étaient bons et que les Jets étaient encore pas mal juste les Thrashers de Winnipeg avec un Evander Kane pas de barbe et moins de problèmes personnels. 



Comme ce match avait lieu en fin de saison, il était quand même assez important pour les Sénateurs qui ont terminé cette saison 2011-12 au 8e rang dans l'ouest avec une fiche de 41-31-10 pour 92 points. Les Jets pour leur part ont terminé onzièmes avec une fiche de 37-35-10 pour 84 points. 

Daniel Alfresson a terminé cette saison, son avant-dernière à Ottawa, avec une fiche de 27 buts et 32 passes pour 59 points.

Histoire de compléter avec d'autres angles supplémentaires, voici une variante de la photo prise quelques centièmes de seconde plus tard... Si le gars d'Upper Deck avait plutôt choisi celle-ci, je n'aurais pas pu pondre un tel texte d'anthologie...



jeudi 25 mars 2021

Les grands voyageurs #5: Bryan Helmer

 


Le joueur d'aujourd'hui n'est pas nécessairement un de ceux qui ont joué pour un nombre record d'équipes ou de ligues, malgré qu'il a quand même beaucoup bougé. Mais sa constance et sa longévité lui ont tout de même permis d'inscrire son nom dans l'histoire du hockey.



Né le 15 juillet 1972 à Sault Ste. Marie en Ontario, le défenseur Bryan Berry Helmer n'a pas été repêché après quatre saisons dans le junior A ontarien au début des années 90. Toutefois, son bon jeu acharné dans le Junior A fut suffisant pour capter l'attention d'un recruteur des Devils et un contrat des ligues mineures. 

Il débuta donc professionnellement en 1993-94 avec le club-école des Devils, les River Rats d'Albany. Il joua en tout 5 saisons à Albany, se méritant au passage la coupe Calder de 1995. Lors de la saison 97-98, il se mérita une place sur la première équipe d'étoile de la AHL et mena la ligue pour les passes chez les défenseurs avec une fiche de 14 buts et 49 passes pour 63 points. Tout cela ne fut toutefois pas suffisant pour se mériter un essai avec le puissant grand club au New Jersey. Il attira cependant l'attention des Coyotes de Phoenix qui le signèrent comme agent libre pour la saison 1998-99.

Il put donc faire ses débuts dans la LNH avec les Coyotes mais ne fit pas une très bonne impression. Après seulement 11 matchs à Phoenix et quelques matchs à Las Vegas dans la IHL, il fut placé au ballotage et réclamé par les Blues. Il termina donc la saison en faisant la navette entre St.Louis et leur club-école à Worcester dans la AHL. Il récolta toutefois ses premiers points à St.Louis où il récolta 4 passes en 29 matchs. 

Il joua une autre année dans l'organisation des Blues en 1999-2000 suite à quoi il signa avec les Canucks. Il passa trois saisons à Vancouver, faisant encore la navette avec leur club-école, d'abord à Kansas City dans la IHL et ensuite le Moose du Manitoba dans la AHL. Sa meilleure saison dans la LNH fut celle de 2001-02 où il joua 40 matchs et récolta 5 buts et 5 passes en plus de jouer en séries pour la première fois. 

Il retourna toutefois dans l'organisation des Coyotes lorsque les Canucks l'échangèrent à Phoenix en retour de Martin Grenier. Il joua donc la saison à 2003-04 à Phoenix, partageant encore son temps entre le grand club et le club-école, cette fois les Falcons de Springfield dans la AHL.



Durant le lock-out de 2004-05, il signa un contrat de deux ans avec les Red Wings mais passa l'entièreté de ces deux années dans la AHL avec les Griffins de Grand Rapids. Ce fut ensuite un autre contrat de deux ans et un autre retour avec les Coyotes mais là encore aucun rappel dans la LNH et donc deux années avec le Rampage de San Antonio, toujours dans la AHL, où il fut nommé capitaine.

Ensuite ce fut au tour des Capitals de signer le vétéran défenseur comme police d'assurance dans les mineures. Désormais âgé de 36 ans, il ne s'attendait plus à revenir un jour dans la grande ligue. Il fut nommé capitaine des Bears de Hershey, club-école des Capitals. Ces derniers eurent toutefois plusieurs blessés à la défense durant cette saison 2008-09 et Helmer put revenir chausser les patins dans la LNH pour un dernier séjour de 12 matchs où il amassa 3 passes. Il fut retourné à Hershey pour terminer la saison et ce fut une belle finale car l'équipe remporta la Coupe Calder, exploit qu'ils répétèrent ensuite en 2009-10.



Après un début de saison où il n'avait pas encore déniché un poste, il signa à la mi-saison 2010-2011 avec les Barons d'Oklahoma City. Au fil de toutes ces années passées dans la AHL, Helmer était rarement parmi les meneurs pour les points chez les défenseurs, sa meilleure saison étant toujours celle de 1997-98 de 63 points discutée plus haut et sa deuxième meilleure saison fut ensuite en 2005-06 à Grand Rapids où il obtint 56 points. Toutefois, sa longévité dans cette ligue fit en sorte qu'en janvier 2011, une semaine après avoir signé avec les Barons, il devint le meneur dans l'histoire de la AHL pour les défenseurs lorsqu'il obtint son 520e point, dépassant ainsi le précédent détenteur du record, John Slaney. 

Durant cette même saison, il franchit également le plateau des 1000 matchs joués dans cette ligue, faisant de lui seulement le 7e de l'histoire et le dernier à ce jour à atteindre ce plateau dans la AHL. Il est également le seul défenseur parmi ces sept joueurs. Il se mérita après cette saison le trophée Fred T. Hunt Memorial, récompensant la persévérance et l'esprit sportif dans la LNH, soit la version AHL du trophée Masterton.

Il joua une autre saison à Oklahoma City et ensuite un dernier 24 matchs durant la saison 2012-13 avec les Falcons de Springfield, où il avait auparavant joué en 2003-04. Cette saison 2012-13 était sa 20e saison professionnelle, sa 19e dans la AHL alors que la seule saison où il n'y a pas joué fut lors de la saison 2000-01, dernière saison d'existence de la IHL où était situé le club-école des Canucks.


Il prit ensuite sa retraite comme joueur. Il avait alors au compteur 1116 matchs joués, ce qui le place au 3e rang dans l'histoire de la AHL derrière Willie Marshall et Fred Glover. Il est cependant au premier rang pour les matchs joués en séries avec 159, incluant 7 présences en finale de conférence et 3 championnats de la Coupe Calder. 

En 1116 matchs dans la AHL, sa fiche est de 129 buts et 435 passes pour 564 points.
En 146 matchs dans la NHL, sa fiche est de 8 buts et 18 passes pour 26 points.

Durant ces 20 années de hockeyeur professionnel, il porta en tout l'uniforme de 14 équipes dans la AHL(8), LNH (4) et IHL (2).

Après sa retraite, il fut brièvement assistant entraineur avec les Petes de Peterborough et ensuite avec les Bears de Hershey. Il est toujours à l'emploi des Bears à ce jour comme VP des opérations hockey.


Sources:
Barons' Bryan Helmer sets AHL record during win, The Oklahoman, 13 janvier 2011
AHL Hall of fame
No quit in AHL veteran Bryan Helmer, CBC Sports, 25 janvier 2013

mercredi 1 janvier 2020

Les Trophées LVEUP de la décennie 2010





Comme les années 2010 se terminent, nous avons cru approprié de remettre quelques-uns de nos célèbres trophées annuels mais sur l'ensemble de la décennie. Ces trophées sont nommés en honneur des détenteurs de certains records de saison peu enviables et comme on adapte cette remise de trophée pour l'ensemble des 10 dernières années, certains trophées vont temporairement changer de nom pour quelque chose de mieux adapté...

Voici donc sans plus tarder les prix LVEUP de la dernière décennie.


Le Tiger Williams Trophy

Normalement, notre trophée annuel pour celui qui a récolté le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière se nomme le Dave Schultz Memorial Trophy. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa un record de 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75.

Cependant, Schultz n'est même pas dans le Top 20 pour le total en carrière. Le meneur à ce niveau est un autre Dave, soit Dave ''Tiger'' Williams qui trônera probablement pour l'éternité au sommet avec un total de 3971 minutes de pénalités. Le tout nouveau Tiger Williams Trophy récompense donc celui qui remporta le plus de minutes de pénalités durant la décennie au complet.

Voici les gagnants annuels du Dave Schultz depuis sa création:
2018-19 : Evander Kane (153)
2017-18 : Michael Haley (212)
2016-17 : Mark Borowiecki (154)
2015-16 : Derek Dorsett (177)
2014-15 : Steve Downie (238)
2013-14 : Tom Sestito (213)
2013 : Colton Orr (155)
2011-12 : Derek Dorsett (235)
2010-11 : Zenon Konopka (307)
2009-10 : Zenon Konopka (265)


And the winner of the first Tiger Williams trophy is :

Cody McLeod

Étonnamment, ce n'est pas un ancien récipiendaire du Schultz qui se mérite le premier trophée Tiger Williams mais bien Cody McLeod qui récolta un total de 1278 minutes de pénalités entre le 1er janvier 2010 et maintenant. Joueur de longue date avec l'Avalanche (2008 à 2017), il joua également pour les Rangers et plus récemment les Predators. Sans contrat cette année, il évolue plutôt dans la ligue américaine avec le Wild de l'Iowa. Ses plus proches poursuivants ne sont plus dans la LNH non plus; Chris Neil (1137) et le gagnant du Schultz de 2016-17, Derek Dorsett (1104). Le plus proche poursuivant actif de McLeod était Tom Wilson à 983 minutes...

Bravo Cody!


Le Bob Stewart Memorial Trophy

Comme vous le savez, notre trophée annuel récompensant le joueur ayant le pire différentiel durant la saison régulière se nomme le Bill Mikkelson Trophy en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. 

Cependant, celui qui détient le record du pire différentiel cumulatif à vie est l'ex-capitaine des Seals et des Barons, Bob Stewart. Le fait d'avoir joué principalement pour quelques-unes des pires équipes de son époque (Seals/Barons, Blues et Penguins) fait en sorte que son total à vie est de -257. Il n'a cependant jamais eu de saisons aussi terribles que celle de Mikkelson. Sa pire saison fut celle de 1972-73 avec les Seals, où il termina avec une fiche de -46. Aussi, il n'était généralement pas le pire de son équipe. Mais l'accumulation de nombreuses saisons passées dans la cave avec ces équipes font de lui le pire de l'histoire à ce niveau.

Donc en complément au Mikkelson, voici le tout nouveau Bob Stewart Memorial Trophy (il est décédé en 2017, RIP).

Les gagnants du Mikkelson:
2018-19 : Rasmus Ristolainen (-41)
2017-18 : Nick Leddy (-42)
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene (-34)
2015-16 : Mikkel Bodker (-33)
2014-15 : Nail Yakupov (-35)
2013-14 : Alexander Edler (-39)
2013 : Erik Gudbranson et Brian Campbell (-22)
2011-12 : Milan Jurcina (-34)
2010-11 : Chris Philips (-35)
2009-10 : Patrick O'Sullivan (-35)


And the winner is :

Rasmus Ristolainen (-141)

C'est notre plus récent récipiendaire du Mikkelson qui se mérite le tout premier Stewart. Depuis ses débuts dans la LNH en 2013-14, Rasmus Ristolainen n'a encore jamais eu un différentiel positif. Au moment d'écrire ces lignes, il est au sommet (ou dans la cave) à -141. Mais sachez cependant qu'il est présentement à +2 cette saison alors on lui souhaite de continuer dans cette voie! Mais il fut malheureusement le joueur le plus mal sur-utilisé de la décennie 2010.

Il avait une bonne avance sur les deux plus proches poursuivants, notre Jeff Petry (-111) et Phil Kessel (-108).

Le Gary ''Suitcase'' Smith Trophy

Ici nous avons gardé le nom de notre trophée annuel, le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but, à bien des mauvais endroits, à bien des mauvais moments.  Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec rien de moins que 48 défaites en saison régulière...

Nous aurions aimé faire une édition spéciale pour ce trophée mais le meneur de tous les temps pour les défaites en carrière n'est nul autre que Martin Brodeur... donc on reste avec le nom Suitcase.

Les précédents gagnants du suitcase:
2018-19 : Devan Dubnyk (28)
2017-18 : Cam Talbot (31)
2016-17 : Calvin Pickard (31)
2015-16 : Cam Talbot (27)
2014-15 : Mike Smith (42)
2013-14 : Ryan Miller (30)
2013 : Semyon Varlamov (21)
2011-12 : Jonas Hiller (30)
2010-11 : Nikolai Khabibulin (32)
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokoun et Miikka Kiprusoff (28)


And the winner is : 

Henrik Lundqvist (209)

Le principe Brodeur s'applique ici également pour Henrik Lundqvist qui se mérite ce trophée assez ingrat avec ses 209 défaites entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019. Lundqvist est également au premier rang pour les matchs joués avec 574 et tout de même troisième pour les victoires avec 297. Mais pour revenir aux défaites, il devance Jonathan Quick (200) et Carey Price (197).


Le Frank Caprice Trophy

La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis normalement au gardien ayant gardé plus de 20 matchs ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la LNH avec le plus bas pourcentage d'arrêt (.859) depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...

Pour la version Frank Caprice de la décennie, nous avons établi le minimum à 100 matchs joués entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019.

Les précédents gagnants :
2018-19 : Aaron Dell (.886)
2017-18 : Scott Darling (.888)
2016-17 : Michal Neuvirth (.891)
2015-16 : Jonas Hiller (.879)
2014-15 : Viktor Fasth (.888)
2013-14 : Dan Ellis (.879)
2013 : Miikka Kiprusoff (.882)
2011-12 : Dwayne Roloson (.886)


And the winner is :

Nikolai Khabibulin et Dan Ellis (.900)

Nous avons une égalité pour le Frank Caprice des années 2010. Le premier, Nikolai Khabibulin (103 matchs) tomba assez de haut après son arrivée à Edmonton en 2009 (même un peu avant lors de ses années à Chicago). Il fut souvent blessé et éventuellement relégué comme second à Devan Dubnyk avant d'aller terminer sa carrière de nouveau à Chicago pour 4 petits matchs en 2013-14. 

Quant à lui, notre gagnant de 2013-14 Dan Ellis (113 matchs) fut un vagabond de premier ordre, jouant pour 6 équipes durant cette période (Predators, Lightning, Ducks, Hurricanes, Stars et Panthers). Il a même brièvement appartenu aux Canadiens lors de l'échange envoyant Sergei Kostitsyn à Nashville après la saison 2009-10. Il n'a cependant jamais été signé par l'équipe et devint agent libre en juillet sans jouer un seul match avec Montréal. Il prit sa retraite après la saison 2015-16 qu'il passa dans la Ligue américaine.


Le Craig Smith Trophy


Le Craig Smith Trophy est remis annuellement au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la LNH...

Pour la version Craig Smith de la décennie 2010, nous avons adapté les critères à un minimum de 100 matchs et 200 mises en jeu effectuées.

Les précédents gagnants :
2018-19 : Danton Heinen
2017-18 : Jordan Nolan
2016-17 : Jayson Megna 
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith 


And the winner is :

Sam Reinhart

Avec son 36.3% d'efficacité au cercle des mises en jeu, c'est Sam Reinhart, un autre représentant des Sabres, qui se mérite le Craig Smith Trophy. Il est peut-être finalement en voie de devenir un joueur d'impact justifiant sa sélection comme 2e choix du repêchage de 2014 car il a eu 65 points la saison dernière et il semble en voie de répéter ou améliorer ses statistiques cette saison. Cependant il continue de mal prendre ses mises en jeu. En 670 mises en jeu en carrière, il n'en a remporté que 243. Bonne chance pour la prochaine décennie Sam!


Le Mike Sillinger Trophy

Nous avons introduit en 2019 le Dennis O'Brien Trophy récompensant le joueur qui s'est fait transigé le plus souvent et qui a porté le plus de chandails différents durant la saison régulière. O'Brien est celui qui détient le record du plus d'équipes en une saison (4), un record qu'il établit le premier en 1977-78.

Afin d'adapter ce trophée pour la dernière décennie, nous avons créé la variante du Mike Sillinger Trophy en l'honneur de ce légendaire joueur nomade qui détient toujours le record du joueur ayant joué pour le plus d'équipes dans la LNH avec un total impressionnant de 12 équipes.


And the winner is:

Lee Stempniak (9 équipes)

En voici un qui a poussé dans le dos de Sillinger car Lee Stempniak a joué en tout pour 10 équipes dans sa carrière dont 9 durant les années 2010. Voici un résumé de son parcours.

- Il a débuté sa carrière avec les Blues où il joua de 2005 à 2008.
- Il fut ensuite échangé aux Maple Leafs dans l'échange amenant Alexander Steen à St.Louis.
- Il passa ensuite aux Coyotes en mars 2010 où il joua une saison complète.
- Il fut échangé par la suite aux Flames de Calgary où il joua trois saisons.
- Il fut acquis par les Penguins à la date limite des transactions de 2014.
- Il signa ensuite comme agent libre avec les Rangers durant l'été 2014.
- Il passa des Rangers aux Jets à la date limite des transactions de 2015.
- Il eut ensuite un essai professionnel avec les Devils, obtint un contrat et connut ensuite une de ses meilleures saisons.
- Il fut cependant échangé de nouveau à la date limite des transactions (pour une 3e année consécutive) lors qu'il passa aux Bruins.
- Il signa ensuite comme agent libre avec les Hurricanes et y joua deux saisons.
- Il fit un retour de 2 matchs avec les Bruins en 2018-19 mais prit sa retraite peu après.

Avec 10 équipes à son actif, il est ex-æquo au 2e rang derrière Sillinger avec Jean-Jacques Daigneault, Jim Dowd, Olli Jokinen, Dominic Moore, Michel Petit et Mathieu Schneider.


Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté durant la saison régulière.  Comme les goûts sont subjectifs, ce trophée ne peut être décidé à l'aide de statistiques peu flatteuses comme nos autres trophées.  Par conséquent, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne pour ensuite être soumis à un vote démocratique sur Facebook.  À noter qu'à moins d'un cas de force majeure nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles, des matchs extérieurs (à usage unique) et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre.

Pour le Fishsticks des années 2010 nous avons fait un grand tournoi débutant à 16 chandails pour ensuite procéder par élimination en 4 rondes sur Facebook.

Les précédents gagnants :
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning


And the winner is :


3e chandail ''Motocross'' des Thrashers d'Atlanta

Les pauvres défunts Thrashers d'Atlanta ont à peine connu les années 2010, déménageant à Winnipeg après la saison 2010-11. Ils ont cependant laissé une marque indélébile en portant ce 3e chandail qu'on a surnommé le ''Motocross''. Plusieurs rondes de ce ''concours'' ont été assez serrées mais ultimement, c'est bien cette atrocité bourgogne qui remporte le Fishsticks des années 2010.

Un des éléments qui a causé la perte définitive pour ce chandail est sûrement la décision de mettre le numéro du joueur à l'avant et de reléguer le logo (ou une version encore plus laide du logo) aux épaules. Durant la décennie et même un peu avant, Plusieurs équipes expérimentèrent avec ce style collégial dont les finalistes de notre concours, les Islanders. Personnellement, les Islanders avaient mon vote lors de la ronde finale, mais j'étais tout de même content de cet affrontement.




*** Mention spéciale ***

Chandail du match des étoiles 2015

Comme mentionné plus haut, nous n'avons pas pris en compte les chandails de la Stadium Series, de la Winter Classic, des échauffements d'avant-match ou du match des étoiles ici. Nous préférions nous concentrer sur les matchs réguliers. Mais impossible de ne pas se remémorer cette horreur de 2015. On a rarement été choyé pour le match des étoiles au niveau des chandails (et du match en tant que tel) mais ceci mérite une mention déshonorable.


C'est donc ce qui conclut cette édition spéciale des trophées LVEUP de la décennie 2010. Quelques-uns de nos trophées n'étaient pas vraiment adaptables sur l'ensemble de la décennie comme le Dave Allison Trophy (trophée du coach ayant perdu son poste le plus rapidement durant la saison) et le Trophée Czerkawski (pire flop du CH durant la saison). On hésitait également à faire une version du Mike Milbury (pire DG de la saison) mais c'était trop subjectif et compliqué à effectuer, donc voilà.

On se revoit à la fin de la saison pour les Trophées LVEUP annuels et on se revoit en 2030 pour les trophées de la prochaine décennie.