Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est suicide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est suicide. Afficher tous les articles

dimanche 29 juin 2025

Todd Ewen


 

   


Todd «Animal» Ewen
est né le 22 mars 1966 à Saskatoon. Il débuta au hockey junior à 16 ans avec les Oilers Jr. de Kamloops en 1982-83 mais fut échangé aux Bruins de New Westminster à la fin de la saison. Il joua à New Westminster durant trois saisons, avec des joueurs notables tel que Cliff Ronning, Craig Berube, Mark Recchi, Brian Noonan et Bill Ranford. 


À 6'3" et 230 livres, Ewen avait déjà accepté son rôle d'homme fort bien avant le junior. Il était toutefois rapide pour son gabarit et capable de contribuer offensivement. Durant ses années dans la WHL, il eut à confronter plusieurs de ses futurs adversaires dans la LNH, soit quelques-uns des plus redoutables hommes forts de l'histoire de la ligue qui marqueront le tournant des années 80 et 90 dont Joey Kocur, Dave Manson, John Kordic, Wendel Clark, Shane Churla et Stu Grimson.

Il fut repêché par les Oilers d'Edmonton en 8e ronde du repêchage de 1984. Il se joignit à eux comme joueur de réserve pour les séries de 1985 et il gravita donc dans l'entourage de la dynastie albertaine lors de sa reconquête de la coupe en 85, mais ne joua aucun match.

De retour au junior pour sa dernière saison en 1985-86 et nouvellement nommé capitaine, son entraineur l'encouragea à moins se battre et il connut sa meilleure saison offensive avec 52 points, mais tout de même 289 minutes de pénalité.

Avant le début de la saison 1986-87, il fut échangé aux Blues de St.Louis. Il n'aura donc jamais joué un seul match à Edmonton. Il débuta la saison dans les mineures mais termina la saison à St.Louis. Son entrée en scène comme nouveau pugiliste dans la LNH fut très remarquée lorsque lors de son deuxième combat en carrière, il mit le redoutable Bob Probert au tapis d'un seul coup de poing.

Mettons nos lunettes des années 80 pour cet extrait:


Il joua ensuite sa première saison complète en 1987-88 récoltant 4 buts et 2 passes en 64 matchs et 227 minutes de pénalité. 

Sa saison 1988-89 fut toutefois moins bonne alors qu'il fut souvent blessé et laissé de côté, ne jouant que 34 matchs. Et durant les séries de 1989, il fut suspendu pour 10 matchs pour avoir sauté sur la glace et engagé un combat contre Wayne Van Dorp des Blackhawks. Il purgea 3 de ces matchs durant le restant des séries pour les Blues et les 7 autres au début de la saison suivante. À son retour de suspension, il se blessa de nouveau et fut renvoyé dans les mineures pour récupérer. 

C'est alors que le Canadien fit son acquisition au mois de décembre 1989 en retour d'un choix de 3e ronde (Nathan LaFayette). Le Canadien avait alors un réel besoin de robustesse et il fut très bien accueilli par sa nouvelle équipe. Guy Carbonneau le compara même à Chris Nilan. Il termina la saison avec 10 points en 41 matchs avec le CH en plus de 158 minutes de punition. 

Ewen fit les manchettes de manière surprenante à l'époque en illustrant et publiant des livres pour enfants. Il mentionna d'avoir été encouragé dans cette voie par son coéquipier Ryan Walter du Canadien, lui même auteur à temps partiel de livres chrétiens.

 

Les deux saisons suivantes furent difficiles alors qu'il était souvent blessé dû à la nature de son jeu ou bien laissé de côté. Il n'avait également pas la faveur de Pat Burns, ce qui fait que Ewen ne joua que 28 matchs en 1990-91 et 46 en 1991-92. 

Toutefois, lorsque Jacques Demers remplaça Burns comme entraineur à l'été 1992, il décida d'accorder plus de place à Ewen, qu'il estimait capable de devenir aussi efficace en attaque que Bob Probert. Serge Savard voyait dans le même sens et lui accorda un nouveau contrat. Ewen répondit avec sa meilleure saison jusque-là avec 5 buts et 9 passes en 75 matchs, connaissant même un match de 2 buts au début de la saison. C'était toutefois en dessous des attentes. Demers trouva que Ewen était trop paresseux à son goût et qu'il avait «levé la patte» depuis son nouveau contrat plus lucratif. La grosse majorité de sa production fut d'ailleurs amassée en octobre et novembre. Il fut laissé de côté pour la totalité des séries de 1993, à l'exception d'un seul match en première ronde contre les Nordiques. 

Après la conquête de 1993, le Canadien décida de ne garder que Mario Roberge comme homme fort et décida de se départir de Ewen. Il fut alors échangé aux nouveau Mighty Ducks d'Anaheim en compagnie de Patrik Carnback. Le CH reçut en retour un choix de 3e ronde, qui devint l'obscur Chris Murray, un joueur qui joua tout de même une centaine de matchs avec le club. Il s'agissait de la première transaction dans l'histoire des Mighty Ducks.

Avec la nouvelle équipe californienne, Ewen fut nommé assistant-capitaine et connut sa meilleure saison en carrière en 1993-94, récoltant des sommets dans toutes les catégories avec 9 buts et 9 passes pour 18 points et 272 minutes de pénalité. Il fut également réuni avec son ancien rival de la WHL, Stu Grimson, comme brigade policière de la jeune équipe.

Il joua 3 saisons complètes à Anaheim avant d'être libéré à l'été 1996. Il demeura toutefois en Californie la saison suivante, se trouvant un poste avec les Sharks de San Jose. Après une saison avec les Sharks, il fut coupé de l'équipe au camp d'entrainement d'octobre 1997 et envoyé dans les mineures. Il ne joua toutefois aucun match par la suite, l'équipe préférant qu'il soigne une blessure au genou persistante. Cette blessure requerra une chirurgie majeure qui mit fin à sa saison. 

Il opta alors pour la retraite avant de retenter un retour au jeu deux ans plus tard lors d'un essai avec les Coyotes de Phoenix. Mais après seulement une journée au camp d'entrainement, il décida que ses genoux ne pouvaient plus suivre et opta pour une retraite permanente.

En 518 matchs dans la LNH, Ewen récolta 36 buts et 40 passes pour 76 points. Son total de minutes de pénalité s'éleva à 1911, ce qui lui vaut toujours le 61e rang dans l'histoire de la LNH. Il détient également le record de franchise pour les minutes de pénalité en une saison pour les Ducks, avec 289 minutes obtenues lors de la saison 1995-96.

Après sa retraite, il retourna s'établir à St.Louis et fut actif comme entraineur local à plusieurs niveaux, dont trois années comme entraineur-chef de l'Université de St.Louis. 

Malheureusement, Ewen fut une autre de ces victimes de ce style de jeu violent qui lui a permis de jouer plus de 500 matchs dans la LNH. Il commença à vivre des épisodes d'agression, d'anxiété, de dépression et des pertes de mémoires. Il lui arrivait même d'oublier des pratiques de son équipe universitaire, ce qui le força éventuellement à démissionner. 

En septembre 2015, il s'enleva la vie par arme à feu à l'âge de 49 ans. Il était le sixième ancien «enforcer» de la LNH en cinq ans à mourir prématurément, après Probert (juillet 2010), Derek Boogard (mai 2011), Rick Rypien (août 2011), Wade Belak (août 2011) et Steve Montador (février 2015).

Après l'analyse de son cerveau que la famille légua à la science, il fut révélé que Ewen souffrait lui aussi d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) causée par les commotions cérébrales. Cependant, lors du premier examen, il fut révélé par le spécialiste que Ewen ne souffrait pas d'ETC. Gary Bettman sauta alors sur le cas de Ewen pour vilifier et discréditer les différentes poursuites envers sa ligue. Il alla même jusqu'à dire que Ewen aurait été trop influencé par les médias, qui l'auraient convaincu qu'il avait le ETC, ce qui n'aurait fait qu'empirer son état fragile, et non pas la maladie elle-même...

 

Mais on recommanda ensuite un deuxième examen plus approfondi qui révéla que Ewen était réellement atteint d'ETC de niveau 2. Il fut même également révélé que la spécialiste ayant fait le premier examen, la docteure Lilli-Naz Hazrati, est plus tard devenue consultante pour la LNH dans les multiples poursuites devenues monnaie courante lors des dernières années...

La veuve de Ewen porta la LNH en cour en 2019 et obtint au final un arrangement hors-cour d'un montant non-dévoilé. Elle déclara que Bettman était «un homme déshonorable».

Depuis la mort de Ewen, plusieurs autres joueurs décédés en bas âge ont été diagnostiqués comme étant atteint d'un différent stade du CTE comme Gino Odjick, Zarley Zalapski, Marek Svatos, Greg Johnson et Chris Simon. Johnson et Simon sont également mort par suicide, ce qui était aussi le cas pour Rypien et Belak.

Todd Ewen
1966-2015

 

Sources:

Todd Ewen peut-il devenir au autre Probert?,  La Tribune, 21 octobre 1992
Ewen et Carnback s'en vont à Anaheim, La Tribune, 11 août 1993
A Kid at Heart : Ducks’ Enforcer Ewen Creates Children’s Books, Los Angeles Times, 2 février 1994
Ewen ends comeback bid, NHL.com, 8 septembre 1999
SI Vault 
Researcher sheds light on exam of former NHL player Todd Ewen’s brain, TSN, 10 février 2016
Boston University finds former NHL player Ewen had CTE, contradicting earlier findings, CTV News, 30 novembre 2018
NHL, Todd Ewen’s widow settle wrongful death lawsuit, TSN, 21 avril 2021

vendredi 9 décembre 2016

Les recordmen des autres ligues (5e partie)







Toujours dans la thématique des détenteurs des records des points à travers les ligues de hockey professionnel, nous voici donc dans la région de l’Europe de l'ouest, région dont j'ai ajouté le Royaume-Uni parce que ça me tentait. Les régions géographiques de l’Europe varient selon les sources alors...

Voyez les autres parties ici.

Allons-y.


National League A (Suisse)

Peter Jaks (1985-2003)
674 PJ - 435 B - 347 P - 782 PTS

Le hockey organisé en Suisse remonte aux années 10 et est depuis devenu une des meilleures ligues en Europe, étant notamment au 1er rang des assistances devant la KHL et la ligue suédoise et ayant plusieurs clubs légendaires comme le HC Davos, le club le plus victorieux de l’histoire avec 31 championnats de la NLA et 15 victoires à la Coupe Spengler (dont l’équipe est hôtesse depuis 1923).

Originaire de la Tchécoslovaquie, Peter Jaks débuta sa carrière professionnelle en 1983 dans la division B Suisse après avoir immigré en Suisse durant son enfance. Il fit ensuite le saut dans la NLA avec le club HC Ambri-Piotta en 1985. À l’exception de deux saisons passées avec HC Lugano, Jaks joua la majorité de sa carrière avec Ambri-Piotta dont quelques saisons comme capitaine. En 1998, il joignit les rangs des Lions de Zurich avec qui il joua jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta en tout trois championnats de la NLA avec Lugano et Zurich. Il devint ensuite directeur général du HC Ambri-Piotta qui retira également son numéro 19.

Il s’est tragiquement enlevé la vie en octobre 2011 après s’être jeté devant un train à Bari en Italie. Il éprouvait des problèmes financiers alors qu’il n’avait pas travaillé depuis son renvoi du club en 2009. 


DEL (Allemagne)

Erich Kuhnhackl (1968-1989)
715 PJ - 691 B - 662 P - 1353 PTS

Les racines de la Deutsche Eishockey Liga (DEL) remontent aux années 50 mais la DEL actuelle fut officiellement formée en 1994 à partir de clubs appartenant à l’ancienne ligue du nom de Bundesliga. La DEL est depuis une des principales destinations outre-mer pour les joueurs nord-américains.

Né en Tchécoslovaquie, Erich Kuhnhackl est une légende du hockey Allemand. Un géant à 6’ 5” et 220 livres, il domina le hockey allemand en plus de s’illustrer plus d’une fois sur la scène internationale. Il détient le records des buts, passes et points dans la ligue allemande en plus du record pour les tours du chapeau avec 53 (3 de plus que Wayne Gretzky). L’Allemagne n’a jamais été une puissance au hockey mais Kuhnhackl est une des raisons pourquoi cette nation est restée aussi longtemps dans le pool “A” durant les années 70 et 80. En 75 matchs du championnat du monde il amassa 40 buts et 75 points. Il aida également l’Allemagne à remporter la médaille de bronze (leur dernière à ce jour en hockey) aux jeux Olympiques de 1976.

Il retourna aux Olympiques en 1984 et termina au premier rang des compteurs avec 14 points. Il avait le gabarit pour jouer dans la LNH et il se fit offrir un contrat par les Rangers à la fin des années 70 mais refusa l’offre pour plus d’argent en Allemagne. Il remporta 4 championnats de la Bundesliga.

Il fut admis au temple de la renommée du hockey international en 1997. Il occupa également le poste d’entraîneur avec plusieurs équipes de la DEL jusqu’en 2010 où il fut élu comme vice-président de la fédération du hockey Allemand. Son fils Tom fut repêché par les Penguins en 4e ronde lors du repêchage de 2010 et il fait présentement partie de l’équipe après plusieurs saisons dans les mineures.



EBEL (Autriche)

Rick Nasheim (1987-2004)
617 PJ - 505 B - 510 P - 1015 PTS

En place depuis 1923, la ligue autrichienne (maintenant appelée Erste Bank Eishockey Liga) opéra presque sans arrêt depuis sa création et depuis 2005, la ligue comporte des équipes en dehors de l’Autriche comme par exemple en Slovénie et en Italie.

Né à Regina en Saskatchewan, Rick Nasheim joua tout d’abord son hockey junior avec les Pats de son équipe locale à Regina dans la WHL et ensuite avec l’Université de Regina où il joua un an avant de traverser en Europe et de commencer sa carrière professionnelle. Il débuta d’abord dans la 2e division allemande en 1986-87 mais quitta pour la ligue autrichienne l’année suivante avec le club VEU Feldkirch. Il joua avec le club jusqu’en 2000 et au passage obtint la nationalité autrichienne en 1990. Il joua par la suite quelques saisons avec le club EHC Linz mais revint terminer sa carrière avec VEU Feldkirch en 2003-04. Il gagna en tout 6 fois le championnat autrichien en plus de participer à 9 reprises aux championnats du monde en plus des jeux olympiques de 1994 et 1998. Il devint par la suite entraineur du ECH Linz et est présentement assistant entraineur avec les Capitals de Vienne.



Ligne Magnus (France)

Franck Pajonkowski (1983-2003)
443 PJ - 585 B - 628 P - 1213 PTS

La première ligue française a été connue sous une multitude de noms depuis sa création en 1907 (Championnat de France, 1re Série, Série A, Nationale A, Ligue Nationale, Super 16, etc.) mais porte le nom de Ligue Magnus depuis 2004 en l’honneur de la Coupe du même nom et du fondateur de la Fédération internationale de hockey sur glace, Louis Magnus.

Né à Douai dans le nord de la France, Franck Pajonkowski a immigré au Québec alors qu’il était enfant et a donc grandi dans le hockey mineur québécois. Il a joué son hockey junior avec les Cataractes et les Saguenéens mais revint dans sa contrée d’origine en 1983 et s’aligna avec les Boucs de Mégève de la Ligue Magnus où il joua deux ans et remporta le championnat de 1984 à sa première année. Il joua ensuite deux saisons avec les Français Volants de Paris et s’aligna finalement avec les Dragons de Rouen, club mythique où il joua de 1987 jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta six autres championnats avec les Dragons, équipe alors dominante dans les années 90. Son fils Tom a la double nationalité française et canadienne et a également évolué dans la LHJMQ. Il évolue présentement avec les Forts de Chambly au junior AAA.

 
BHL (Royaume-Uni) 

Tony Hand (1982-2015)
BHL: 484 PJ - 921 B - 1338 P - 2259 PTS
BISL: 207 PJ - 65 B - 174 P - 239 PTS
BNL: 116 PJ - 68 B - 200 P - 268 PTS
EIHL: 237 PJ - 82 B - 232 P - 314 PTS
EPIHL: 273 PJ - 95 B - 406 P - 501 PTS

L’histoire du hockey professionnel au Royaume-Uni est assez complexe alors que la première ligue majeure, la British Hockey League changea de format et de nom à maintes reprises et fut dissoute et reformée et remplacée par d’autres ligues… etc. C’est assez mêlant d’ailleurs et je veux garder ça le plus bref possible. La seule constante de cette ligue fut la légende de Tony Hand.

Né à Édimbourg en Écosse, Hand devint le premier joueur développé au Royaume-Uni à être repêché par une équipe de la LNH. Il dominait alors la ligue Britannique au sein de son club local, les Racers de Murrayfield en Écosse où il jouait depuis l’âge de 14 ans, alors que l’équipe manquait de joueurs. Il récolta 164 points lors de deux saisons consécutives (en seulement 32 matchs), ce qui poussa les Oilers d’Edmonton à prendre une chance avec lui et le sélectionner en 12e ronde du repêchage de 1986. 

Il étonna au camp des Oilers et Glen Sather tenta de le convaincre de rester au Canada et jouer au niveau junior. Hand acquiesça mais ne joua finalement que 3 matchs avec les Cougars de Victoria (8 points en 3 matchs) avant de retourner en Écosse. Il éprouvait alors le mal du pays et trouvait le calendrier canadien trop exigeant. Il retourna donc avec les Racers avec qui il connut sa première saison de plus de 200 points (35 pj - 105 b - 111 p - 216 pts). Il retenta l’expérience au Canada l’année suivante avec les Cougars et quelques matchs hors-concours avec les Oilers qui lui offrirent un contrat dans les mineures qu’il refusa, ayant peur de rester coincé dans les mineures et de gagner moins d’argent qu’à Édimbourg. Sather déclara qu’il était déçu de sa décision et qu’il le considérait comme un bon prospect, comparant même sa vision de jeu à celle de Wayne Gretzky.

Hand avoua plus tard qu’il s’agissait peut-être d’une erreur mais il continua d’exceller de manière presque ridicule dans la ligue Britannique. Il amassa en tout plus de 4000 points (incluant les séries) dans toutes les incarnations de la ligue de 1982 jusqu’à sa retraite à 47 ans en 2015. Aucun autre joueur au monde ne s'approche d'un tel total. Professionnellement, Gretzky a pour sa part récolté 3369 points (incluant les séries et son parcours dans l'AMH).

Hand joua en tout pour 8 clubs à travers les différentes versions de la ligue britannique et trois de ces clubs ont retiré son chandail soit les Racers de Murrayfield où il commença sa carrière, les Capitals d’Édinbourg ainsi que le Phoenix de Manchester où il joua de 2006 jusqu’à sa retraite.

Il fut également admis comme membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, probablement le seul joueur de hockey à recevoir cet honneur.


Ligue Elite de Belgique

Bill Morgan (1977-2001)
413 PJ - 537 B - 835 P - 1372 PTS

Un pays dont on entend rarement parler au niveau hockey, la Belgique a vu apparaître la naissance de la Belgian Hockey League pour la première fois en 1912. Maintenant connue sous le nom de la Belgium Elite League, elle est constituée de 8 clubs se disputant annuellement la coupe de Belgique.

Originaire de London en Ontario, Bill Morgan évoluait pour l’Université de Guelph lorsqu’en 1976, lui et son équipe vinrent jouer quelques matchs en Belgique. il a dû s’y plaire alors que la saison suivante, il vint s’y établir avec le club HYC Herentals avec qui il joua presque sans interruption jusqu’à sa retraite comme joueur en 2001. Il s’est marié et a obtenu sa nationalité Belge et il a eu trois fils hockeyeurs qui ont tous les trois évolué sous ses ordres à Herentals alors que le paternel a été entraineur de l’équipe jusqu’en 2013. Cependant, le club HYC Herentals évolue désormais dans la ligue des Pays-Bas.


Parlant du loup…



Eredivisie (Pays-Bas)

Joe Simons (1964-1980)
441 PJ - 743 B - 405 P - 1148 PTS

La première ligue néerlandaise, la “Eredivisie” est la seule ligue professionnelle de ce petit pays et son origine remonte à 1945, soit après la 2e guerre mondiale. Elle suspendit ses opérations de 1950 à 1964 mais a repris ses activités sans interruption depuis. Elle opère présentement avec 7 équipes (dont une en Belgique) qui se disputtent le championnat Néerlandais. Au cours des années, la ligue a vu tout de même quelques ex-joueurs de la LNH dont Karl Dykhuis, Zarley Zalapski, Mark Pederson et Alexander Selivanov entres autres. Dale Weise y a également joué durant le dernier lock-out.

Un des clubs légendaires de la ligue, les Trappers de Tilburg dominèrent la ligue durant les années 70, période où ils remportèrent le championnat lors de 7 saisons consécutives, un record. Dans leurs rangs figurait un canadien du nom de Joe Simons qui débarqua aux Pays-Bas en 1964. J’ai peu d’informations sur son parcours avant sa carrière avec les Trappers mais il marqua l’histoire du hockey néerlandais avec ses 1148 points en 441 matchs. Son numéro 10 fut retiré par l’équipe lors de sa retraite et il revint au Canada par la suite.



Dans la prochaine partie nous irons plus à l'est et nous examinerons les ligues russes, tchèques, et autres pays slaves.



lundi 12 septembre 2016

Rick Blight



Au niveau junior, Rick Blight s’aligna avec les Wheat Kings de Brandon, une ville se trouvant à 150 km de sa ville natale de Portage-La Prairie, au Manitoba.

Le repêchage de 1975 n’était peut-être pas le plus riche en talent, mais ses 60 buts permirent à Blight d’être choisi au 10e rang par les Canucks de Vancouver, qui commençaient à peine à devenir une équipe moindrement respectable.

Blight fit l’équipe immédiatement et connut une saison des plus respectables, avec 25 buts et 56 points. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour se mériter le Trophée Calder (recrue de l’année), puisqu’un choix de deuxième ronde de l’année précédente, Bryan Trottier, eut une année époustouflante avec les jeunes Islanders. Sa récolte de 95 points établissait ainsi le nouveau le record pour le nombre de points par une recrue.

L’année suivante, en 1976-77, Blight eut un départ canon, alors que dès le match d’ouverture, il marqua quatre buts, un record pour la jeune équipe. Ce record a été égalisé à plusieurs reprises depuis, mais il n’a jamais été battu. Ce ne fut toutefois pas suffisant et les Canucks perdirent le match 9-5 contre les Penguins.

Cette même année, aidé par son tir foudroyant, Blight fut le meilleur buteur (28) et meilleur pointeur (68) des Canucks. Vancouver retourna toutefois à ses habitudes et rata les séries.

Blight connut une autre bonne saison à Vancouver, avant qu’une série de blessures aux genoux lui fasse rater des matchs, en plus de lui valoir des séjours dans les mineures. En janvier 1980, une collision avec le défenseur des Nordiques Gerry Hart lui entraîna une absence de 10 semaines.

En août 1981, il fut libéré par les Canucks. Il passa les années suivantes avec les organisations des Leafs et des Oilers, mais sans jouer dans la LNH. Il y a joua ses deux derniers matchs en 1982-83 avec les Kings.

Sa fiche en carrière est de 96-125-221 en 326 matchs.

Il retourna ensuite dans son patelin pour se joindre à l’entreprise familiale, un concessionnaire de machinerie agricole. Il compétitionna également au niveau provincial au curling.

Le 3 avril 2005, Blight fut porté disparu. D’importantes recherches furent entreprises qui furent conclues deux semaines plus tard. On retrouva alors son corps non loin de son camion. On ne lui connaissait pas de problèmes, financiers ou autres, mais Blight se serait suicidé.


Sources: « Beating Blight », AP, 7 octobre 1976, The Morning Record, p.14, « Blight Out 10 Weeks », CP, 2 janvier 1980, Montreal Gazette, p.18, “Rick Blight est retrouvé mort”, 18 avril 2005, La Presse, p.S7, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

lundi 14 avril 2014

Marc Potvin









C’est alors qu’il jouait au niveau junior B que Marc Potvin fut sélectionné en neuvième ronde (169e au total) par Detroit, au repêchage de 1986. Plutôt que de suivre la voie du hockey junior majeur, le petit cousin de Denis et de Jean accepta une bourse d’études de l’Université Bowling Green, en Ohio. C’est donc quatre ans plus tard qu’il fit ses débuts professionnels, avec les Red Wings d’Adirondack de la Ligue Américaine.

Potvin dut alors changer de style et accumula beaucoup plus de minutes de pénalités que pendant sa période universitaire. En 1990-91, ses 365 minutes lui valurent d’ailleurs la première place du circuit, à égalité avec Mario Roberge des Canadiens de Fredericton. En 1992, il fit partie de l’équipe championne de la Coupe Calder, en plus de jouer quelques matchs avec le grand club.

Il passa les années suivantes à faire la navette entre ses clubs de la LNH (Red Wings, Kings, Bruins) et leur club-école respectif. En fait, il n’y a pratiquement qu’à son année passée avec les Whalers (1993-94) qu’il joua régulièrement dans la grande ligue.  Au total, de 1990 à 1996, il joua 121 matchs dans la Ligue Nationale, montrant une fiche de 3-5-8 et 456 minutes de pénalité.

Il retourna ensuite jouer dans la AHL et la IHL, avant de revenir avec les Red Wings d’Adirondack, comme entraîneur-adjoint cette fois. Il devint ensuite entraîneur-chef dans la ECHL, puis dans la AHL, avec les Falcons de Springfield, alors une filiale des Coyotes de Phoenix. Les résultats ne furent pas très bons et Potvin perdit son emploi après deux saisons.

Il retourna donc à Glens Falls au cours de la saison 2003-04, pour diriger les IceHawks d’Adirondack de la United Hockey League (UHL).

Le 13 janvier 2006, Potvin était toujours à la tête de l’équipe, qui avait depuis été renommée « Frostbite ». Par contre, alors que sa troupe se trouvait à Kalamazoo, il ne se présenta pas pour l’entraînement du matin. Les joueurs apprirent ensuite avec stupeur que Potvin avait été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel.

L’autopsie conclut au suicide par pendaison. Son taux d’alcool était plus élevé que la norme, mais il n’y avait pas de trace de violence. Le père de deux enfants n’avait pas d’historique de dépression, mais il était en instance de divorce.  Il n’a pas laissé de note.

Sources: “Autopsy rules death of UHL coach Potvin a suicide”, AP, USA Today (usatoday30.usatoday.com), 10 février 2006, “Police: Potvin’s death was suicide” de Don Lehman, Glens Falls Post-Star (poststar.com), 10 février 2006, hockeydb.com, legendsofhockey.net.

lundi 10 février 2014

Dušan Pašek








Dušan Pašek a suivi un parcours assez typique de son époque pour les joueurs d’élite  tchécoslovaques.  Il s’alignait avec le Slovan Bratislava, tout en participant au fil des ans à plusieurs événements internationaux (championnats du monde, junior et senior, Olympiques, etc.), mais sans pouvoir s’aligner avec une équipe de la Ligue Nationale.  À ce moment, la Tchécoslovaquie se trouvait toujours derrière le rideau de fer et pour parvenir à la LNH, il fallait faire défection, chose tout de même rare. 
Par contre, à partir de 1981, les autorités tchécoslovaques permirent aux vétérans d’aller terminer leur carrière en Amérique du Nord.  Ivan Hlinka et Jiří Bubla furent les premiers à recevoir la bénédiction de leur fédération, alors qu’ils s’alignèrent avec les Canucks.  D’autres suivirent, comme Milan Nový (Washington), Miroslav Dvořák (Philadelphie) et Jaroslav Pouzar (Edmonton), avec des résultats variables.  Mais pour les plus jeunes, il fallait toujours faire défection (comme Petr Svoboda avec Montréal et Petr Klíma avec Détroit par exemple).
En 1979, Pašek remporta le championnat national avec Bratislava.  De plus, il se mérita l’argent au sein de l’équipe tchécoslovaque, au championnat mondial junior. 
En 1981, Pašek traversa l’Atlantique pour participer à la Coupe Canada.  Les Tchécoslovaques terminèrent troisièmes.  Pašek fera également partie de l’équipe en 1984 et 1987.
Pour ce qui est du championnat du monde, son but gagnant permit non seulement à la Tchécoslovaquie de se mériter l’or en 1985, mais aussi d’empêcher l’Union Soviétique de remporter un sixième titre consécutif.  Il se mérita également l’argent en 1983 et le bronze en 1987.
En 1984, il se rendit à Sarajevo, où son équipe se mérita l’argent olympique.  En 1988, à Calgary, il fut capitaine de l’équipe et fut celui qui obtint le plus de points (11).  Les Tchécoslovaques durent par contre se contenter de la sixième place.
En 1988, les North Stars du Minnesota, qui en avaient fait leur quatrième choix en 1982, s’entendirent avec les Tchécoslovaques sur le montant à verser pour obtenir sa libération, ainsi que celle de son compagnon de ligne, Igor Liba.
L’expérience ne fut toutefois pas concluante.  Liba fut échangé aux Rangers avant de jouer un seul match avec les Stars, pour ensuite connaître une courte carrière dans la LNH.  De son côté, Pašek fut limité à 48 matchs, montrant une fiche de 4-10-14.  L’année suivante, il fut assigné au club école des Wings de Kalamazoo.  Il ne termina par contre pas la saison, préférant se diriger vers la Suisse.
Il joua par la suite en Italie, en Finlande, en Allemagne, ainsi que dans son pays natal.
Il devint plus tard président de son ancien club de Bratislava.  En 1996, il ajouta à ses tâches la présidence de la Fédération de Hockey de Slovaquie, devenue indépendante en 1993.  C’était donc à lui de préparer l’équipe pour les Olympiques de Nagano, en 1998.
Devant passer par le tournoi préliminaire, Pašek se contenta à ce moment de deux joueurs de la LNH, Peter Bondra et Robert Švehla, au sein de son alignement.  Par le fait même, il ignora des joueurs comme Žigmund Pálffy, Pavol Demitra et Miroslav Šatan.  Par contre, leur apport aurait pu être utile, puisqu’à la surprise générale, la Slovaquie se fit coiffer par le Kazakhstan et ne se rendit donc pas au tournoi final.  Les Slovaques durent se contenter de la dixième place, pendant que leurs rivaux tchèques se méritèrent l’or.  Pašek fut bien sûr blâmé pour la déconfiture.
Un mois plus tard, à 37 ans, Pašek mit fin à ses jours, en laissant six notes, à son épouse, ses trois enfants, ainsi qu’à ses patrons, s’excusant de son geste.
Des rumeurs circulèrent quant à la raison de son suicide.  Les résultats aux Olympiques furent bien sûr évoqués, tout comme un hypothétique problème de jeu.  Ses proches mentionnèrent plutôt un état dépressif qui l’affligeait depuis un certain temps.
À noter que quatre ans plus tard, à Salt Lake City, les Slovaques firent encore pire, avec une treizième place.
Sources: hockeydraftcentral.com, hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 25 janvier 2009

Le triste destin d'Evgeny Belosheikin

L'histoire du gardien de but soviétique Evgeny Belosheikin (Евгений Белошейкин) est peut-être une des histoires les plus tragiques que je connaisse en termes de hockey "off ice". C'est comme une histoire presque digne d'un film triste où le destin s'abat sur le personnage principal... Je ne connais pas beaucoup de choses sur lui parce qu’il n’y a pas beaucoup d’information au sujet de ce gardien dans la langue de Molière et de Shakespeare. Et comme je ne parle pas la langue de Dostoïevski, mes informations sont très limitées. Donc voici ce que je sais sur le tragique destin d’Evgeny Belosheikin…

Evgeny Belosheikin est né en 1966 dans l'Ile Sakhaline, une île située à l'extrême orient de la Russie. Il commença à jouer au hockey très tôt dans sa vie et devint gardien de but à l'âge de 6 ans alors que sa famille déménagea à Leningrad. Il commença sa carrière internationale en représentant l'URSS lors du Championnat mondial junior de 1984. Il devint très tôt un joueur du redoutable club CSKA, équipe que l'on connait mieux ici sous le nom Armée Rouge. C'est à l'occasion du championnat mondial junior de 1986 qui se tint à Hamilton que Belosheikin montra à l'Occident tout son talent. Le gardien de 20 ans fut invaincu en sept matches à l'occasion de ce tournoi. Il fit parti de la redoutable équipe nationale de l'URSS pour la première fois en 1986 à l'occasion du Championnat du monde que les soviétiques remportèrent facilement grâce à une performance incroyable du jeune gardien qui fut désormais considéré comme le prochain Vladislav Tretiak, rien de moins...

L'Amérique du Nord allait revoir le brio de ce jeune gardien soviétique à l'occasion à quelques autres reprises. À la fin de l'année 1986, il devint le gardien de l'URSS à l'occasion d'un tournoi préolympique nommé la Calgary Cup qui se tint bien sûr dans la ville albertaine. Ayant été suspendu auparavant par son équipe en raison de ses problèmes d'alcool qu'il traînera jusqu'à sa mort, il entreprit le tournoi avec force. Il offrit une remarquable performance lors de ce tournoi, blanchissant les tchécoslovaques et n'accordant jamais plus qu'un but par match. Il en accordera toutefois 3 lors de la défaite des soviétique en finale. Il sera nommé meilleur gardien du tournoi. Belosheikin fut devant le filet de l'équipe soviétique lors de Rendez-Vous 87, la célèbre série de deux matchs tenus à Québec en 1987 qui opposaient les étoiles de la NHL à l'équipe nationale soviétique.

Lors de ce qui fut reconnu comme un des plus grands matches des étoiles de l'histoire de la NHL, Belosheikin obtint une victoire et une défaite en accordant seulement que 7 buts contre une redoutable équipe de marqueurs. Belosheikin fit également parti de l'équipe soviétique à l'occasion de la Coupe Canada (très laid trophée en passant) où il offrit une performance lamentable de 2 défaites et une nulle pour une moyenne de 4.00 et fut remplacé par Sergei Mylnikov, le même qui jouera plus tard quelques matchs avec les Nordiques, qui termina la compétition avec un total de 5-1-0. On se souviendra de tournois pour le fameux but de Mario Lemieux avec une passe incroyable de Gretzky qui allait donner la victoire au Canada 6-5 lors de la finale.

Mais c'est peu de temps après la Coupe Canada que le malheur tomba sur Belosheikin. Lors d'une soirée très arrosée comme seuls des russes peuvent faire (désolé pour le stéréotype gratuit), Belosheikin et le futur joueur des Nordiques Alexei Gusarov rencontrèrent deux gentes demoiselles qu'ils ramenèrent chez le défenseur. On les retrouva tous les deux inconscients le lendemain dans un appartement sans dessus dessous. Les deux femmes avaient drogué les hockeyeurs pour ensuite dévaliser l'appartement de Gusarov. Ce dernier s'en remis mais ce ne fut pas le cas du jeune gardien de but. Belosheikin développa de sérieux problèmes au foie suite à l'incident qui affecta également très sévèrement sa vision. Ce qui allait porter sa carrière dans une folle pente descendante où se mélangèrent alcoolisme et dépression...

Belosheikin fut toutefois repêché par les Oilers d'Edmonton en 1991 en 11e ronde et 232e au total, mais il était trop tard, le jeune gardien n'était plus le joueur prometteur qu'il avait été 5 ans auparavant. Il se reporta au camp des Oilers pour être retranché rapidement au club-école de l'équipe au Cap Breton où il ne participera qu'à 3 matchs accumulant une moyenne de 3,93 buts par matchs et une moyenne d'efficacité de .864. Il retourna en Russie afin de passer quelques autres saisons dans des clubs de deuxième et de troisième division avant de mettre un terme à sa carrière à la saison 1996-97 après seulement 15 matchs.

Evgeny Belosheikin se pendit en novembre 1999, il avait 33 ans...

Je ne sais pas si on se souviendra de lui par ses exploits de jeunesse et des promesses qu'elles inspiraient à l'époque ou par la fin tragique qu'il connut, mais l'histoire d'Evgeny Belosheikin vaut selon moi la peine d'être remémorée...