Bien avant que Jacques Plante ne popularise le port du masque (de gardien, pas chirurgical), les gardiens avaient le visage à la merci des lancers et des bâtons de leurs adversaires, et parfois même de leurs coéquipiers.
Nous connaissons (presque) tous l'Histoire (oui, ça mérite un grand H). Après avoir reçu un lancer de la part d'Andy Bathgate en pleine tronche le 1er novembre 1959, Jacques Plante reçut 7 points de suture et retourna au jeu après avoir convaincu l'entraîneur Toe Blake de le laisser porter son masque. Le Canadien et lui remportèrent le match, ainsi que les dix suivants. Remis de sa blessure, Plante laissa ensuite le masque au vestiaire pour un match qui résulta en une défaite. Il décida donc que la nouvelle pièce d'équipement le suivrait jusqu'à la fin de sa brillante carrière. Les restaurants McDonald's avaient d'ailleurs distribués une magnifique bande-dessinée sur le sujet, quoique pas tout à fait véridique.
Mais avec le perfectionnement des autres équipements, particulièrement les bâtons de joueurs, l'ajout de cette pièce d'équipement n'a pas complètement réglé le danger des hommes masqué, comme en font foi les exemples suivants. Le 26 octobre 1977, alors avec les Flames d'Atlanta, Daniel Bouchard reçut un lancer directement sur l'œil gauche en première période, gracieuseté d'Ace Bailey, qui fissura son masque et lui procura 10 points de suture. Six ans plus tard, en décembre 1983, la fatalité revint sur Bouchard. Devant la cage des Nordiques, il bloqua un lancer de Steve Stoyanovich des Whalers avec sa gorge (ce que je ne recommande pas du tout !) en fin de première période. Après quelques heures d'observation à l'hôpital, il fut déclaré hors de danger. Il revint au jeu 7 jours plus tard.
La glorieuse carrière de Bernard Parent prit fin abruptement le 17 février 1979. En tentant de "tasser" un joueur des Rangers du devant du filet, le bâton de son défenseur Jimmy Watson se retrouva accidentellement dans l'ouverture de l'œil droit de Parent. Victime d'une hémorragie de la chambre antérieure de l'œil droit, il perdit la vue de ce côté pour deux semaines. Malheureusement pour lui, elle ne revint jamais assez pour lui permettre de revenir à la compétition.
Mike Liut portait un masque iconique et terrifiant à la fois (voir texte du 8 janvier 2015). Toutefois en fin de première période le 27 octobre 1982, le puissant lancer frappé d'Al MacInnis lui fracassa le nez et, par le fait même, le-dit masque. À son retour au jeu le match suivant (!), Liut portait un combo casque et grille Jofa. Plus tard dans sa carrière, il fit la transition vers le masque moderne, fabriqué par Michel Lefebvre (de l'équipement du même nom).
Liut semblait beaucoup moins intimidant avec ce type de casque
L'évolution des masques a justement continué, améliorant la protection des portiers face aux commotions cérébrales, aux coupures à la tête, aux ecchymoses, mais le risque zéro est impossible à atteindre. En première période du match du 22 mars 1989, l'incident que subit Clint Malarchuk aurait pu avoir des répercussions tragiques, lorsqu'il se fit sectionné la veine jugulaire par le patin de Steve Tuttle. Dès lors, le port de la "bavette" et du protège-cou devint de plus en plus répandu. Malgré la gravité de sa blessure qui nécessita pas moins de 300 points de suture, Malarchuk fut de retour devant son filet huit jours plus tard pour affronter son ancienne équipe, les Nordiques de Québec. Mais la suite de sa vie ne fut pas facile (voir texte du 10 avril 2010)
J'ai volontairement pas mis de photo de l'accident ...
Vous ferez vos recherches si vous avez l'estomac solide.
Et malgré tout, il arrive encore de nos jours qu'un tir puisse couper un gardien. À la mi-match du duel opposant les Sharks de San Jose aux Islanders de New York le 18 février 2008, un tir de la pointe de Radek Martinek cassa une branche de la grille du gardien des Sharks, Evgeni Nabokov, lui coupant sévèrement le nez. Nabokov ne rata que 10 minutes de jeu et retourna dans l'action, dans une défaite de 3 à 2.
Ce que je retiens de ces blessures, outre le fait que ça arrive régulièrement en première période, c'est qu'à chaque match, les gardiens acceptent le danger de leur position, prêt à recevoir des lancers rapides et puissants, sans compter les nombreuses collisions qui peuvent se produire. L'affirmation "Pas besoin d'être fou pour être gardien, mais ça aide" de Bernard Parent ne pouvait être plus juste.
Voici
la cinquième et dernière partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que
je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le
marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque
franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait
mais plus souvent, ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que
j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique
traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.
Continuons donc avec les Blues. Si vous avez manqué les autres parties les voici: 1, 2, 3, 4
Blues de St.Louis
Après le premier but des North Stars par Bill Masterton (voir 2e partie), c'est l'attaquant Larry Keenan (aucun lien de parenté avec Mike) qui marqua le premier but de l'équipe du Missouri en ce 11 octobre 1967 à St.Louis. Les deux nouvelles équipes s'en tirèrent à bon compte avec un match nul de 2-2.
Keenan est l'un de ces nombreux joueurs qui ne pouvaient percer la LNH avant l'expansion. Il joua 4 saisons avec les Blues et ensuite quelques matchs avec les Sabres et les Flyers avant de terminer sa carrière dans les mineures en 1974.
Pas trouvé de vidéo de ce but mais un document d'archive audio peut peut-être faire la job:
Sinon et bien il existe ce vidéo de l'ambiance de ce premier match, mais pas d'extrait du premier but de Keenan.
Sharks de San Jose
Pour nos amis turquoises à San Jose, c'est le dur à cuire Craig Coxe, plus connus pour ses années passées à Vancouver, qui marqua le premier but de l'équipe le 4 octobre 1991. Les Canucks avaient une avance confortable de 3-0 rendu en troisième période mais ce but de Coxe sembla les revigorer et ils réussirent à égaliser la marque. Trevor Linden est cependant venu marquer le but gagnant avec seulement 30 secondes à faire à la période et les Sharks perdirent ce match 4-3.
Ce but était l'avant-dernier de la carrière de Coxe. Il en marqua un seul autre durant cette saison 1991-92 alors qu'il fut rétrogradé dans les mineures après seulement 10 matchs pour ne jamais revenir dans le grand circuit. Il faut dire que les Sharks avaient le plus jeune, plus populaire et plus cinglé Link Gaetz comme matamore dans leur équipe. Coxe joua ensuite jusqu'en 99-00 dans différentes ligues comme la IHL, SHL, WPHL et CHL.
Lightning de Tampa Bay
Le premier match ever du Lightning de Tampa Bay le 7 octobre 1992 allait nous réserver quelques surprises. Premièrement, le fait que la nouvelle équipe d'expansion s'imposa contre les finalistes de la coupe Stanley, les Blackhawks par la marque de 7-3 et deuxièmement par l'éclosion subite de Chris Kontos qui marqua 4 buts lors de ce match inaugural, une marque d'équipe qui ne fut égalée qu'une seule fois, soit par Martin St.Louis le 8 janvier 2014 donc près de 22 ans plus tard.
Kontos faisait un retour dans la LNH en 92-93, lui qui n'avait pas foulé les glaces de la grande ligue depuis 89-90 avec les Kings. Il marqua 27 buts cette saison-là et récolta 51 points mais disparut du radar par la suite. Voir texte de 2012.
Maple Leafs de Toronto
Alors connus sous le nom très basique des Arenas de Toronto, les Maple Leafs débutèrent aussi leurs activités lors de la première soirée d'activité dans la LNH après la dissolution de la NHA, le 19 décembre 1917, en même temps que le Canadien et les Sénateurs (voir 3e partie). Et comme Chris Kontos quelques décennies plus tard, ce fut aussi une soirée de 4 buts pour le premier marqueur de cette franchise, le membre du temple Reg Noble. Comme le premier match du Canadien (marque finale de 7-5), cet autre match fut aussi un match à score élevé alors que les Wanderers de Montréal l'emportèrent 10-9.
Histoire de bien compléter, les Arenas adoptèrent le surnom des St.Patricks en 1919-20 et c'est alors Mickey Roach qui marqua le premier sous ce nom le 27 décembre 1919 contre les éphémères Bulldogs de Québec. J'ai parlé en détails de ce match (et tous les matchs des Bulldogs en 1919-20) l'an passé lors de ma rétrospective de ce qui était alors le 100e anniversaire de cette saison moribonde de la dernière équipe de Québec à remporter la Coupe Stanley...
Et ensuite et bien l'équipe changea de nom pour les Maple Leafs en 1926-27. Et le premier à scorer avec l'unifolié torontois sur son chandail le 17 novembre 1926 était un autre membre du temple nommé Hap Day. Oh Happy Day.
Canucks de Vancouver
Un parfait cas de «Who the fuck is that?» pour les Canucks avec une bouille sublime de joueur noname avec des favoris qui captent parfaitement l'esprit de l'époque de ce premier but, soit le 9 octobre 1970, premier match de l'histoire des Canucks qui reçurent pour l'occasion les Kings de Los Angeles. Le désormais éternel Barry Wilkins fut l'unique marqueur des Vancouveriens dans cette défaite de 3-1.
On eut droit à un quasi-spinorama à la Denis Savard pour ce but de Wilkins d'ailleurs:
Encore ici, Wilkins était un de ces joueurs qui avait besoin d'une meilleure opportunité avec un club d'expansion alors qu'il était membre des puissants Bruins de Boston avant d'avoir sa chance à Vancouver. Défenseur offensif, il marqua 5 buts cette saison-là et un sommet en carrière de 11 buts et 17 passes en 1972-73. Il joua plus tard pour les Penguins et quelques temps dans l'AMH avec les Oilers et les Racers d'Indianapolis.
Golden Knights de Vegas
C'est l'ancien des Stars, Penguins, Predators, Flames et actuel Oiler James Neal (techniquement) qui marqua les 2 premiers buts de l'histoire de la franchise des Golden Knights de Vegas, meilleure équipe d'expansion de l'histoire, le soir du 6 octobre 2017 dans une victoire de 2-1.
Neal marqua 25 buts en 2017-18 avec les Golden Knights mais ne joua qu'une saison à Vegas, signant ensuite avec les Flames.
Capitals de Washington
On passe de la meilleure équipe d'expansion à la pire dans l'histoire de la LNH, les Capitals de 1974-75 avec leur fiche de 8-67-5 pour seulement 21 points. Et quoi de mieux pour une équipe poche que d'avoir un splendide joueur obscur au nom imprononçable comme premier marqueur...
Hrycuik était un joueur non repêché qui s'est amené au sein des faibles Capitals comme agent libre, après avoir bien performé l'année précédente avec les Bears de Hershey. Il marqua donc le premier but des Caps dans une défaite de 6-3 aux mains des Rangers le 9 octobre 1974. Il amassa aussi une passe sur le 3e but.
Cette saison 1974-75 fut sa première et dernière dans la LNH où il ne joua que 21 matchs, amassant une fiche de 5-5-10 avant de retourner dans les mineures. Il joua une dernière saison dans la AHL en 1975-76 avant de disparaître du radar. Probablement le joueur le plus obscur dans cette série jusqu'à maintenant... et il ne reste qu'une équipe.
Je n'ai pas trouvé de vidéo mais étonnement, j'ai ici une photo de ce premier but. Tout concorde alors que son numéro était effectivement le 25 et on peut voir les infâmes culottes blanches que les Capitals portaient lors de leurs premières semaines d'activité avant de se rendre compte qu'elles devenaient brunes rapidement après quelques matchs...
Jets de Winnipeg
Et pour terminer, nous revenons bientôt 10 ans déjà en arrière avec le premier match des deuxièmes Jets de Winnipeg, le 9 octobre 2011. C'est Nik Antropov, auparavant membre des Maple Leafs, qui marqua le premier but des Jets 2.0 dans une cause perdante de 5-1 contre le Canadien.
Antropov joua cette saison inaugurale à Winnipeg et marqua 15 buts. Il en joua une autre demie lors de la saison écourtée de 2012-13 et quitta ensuite pour la KHL où il joua jusqu'en 2015.
Donc c'est ce qui complète cette série, jusqu'à ce que le Kraken de Seattle ne se pointe le nez.
Ah mais...attendez...
Thrashers d'Atlanta
Vous ne pensiez quand même pas que j'allais oublier les Thrashers? C'est moi le premier qui les a proclamés comme étant vintage (je me suis pris à l'avance), donc impossible que j'oublie. Et comme c'est le cas pour plusieurs équipes, c'est leur premier capitaine, l'ancien des Oilers Kelly Buchberger qui marqua leur premier but. C'était durant la glorieuse année 1999, plus précisément le 2 octobre 1999 contre les Devils du New Jersey. Ces derniers l'emportèrent 4-1.
Le premier joueur des Thrashers et premier choix de l'encan de 1999, le célèbre Patrik Stefan, récolta le premier de ses 188 points en carrière.
Et je ne pourrais penser à quelque chose de mieux pour terminer cette série que de mentionner que le deuxième à obtenir une mention d'assistance pour les Thrashers fut l’inoubliable Martin Prochazka. Ce dernier était un choix des Maple Leafs (135e) au total en 1991 mais qui ne fit ses débuts avec les Leafs qu'en 1997-98. Ce point était son premier et dernier avec les Thrashers avec qui il ne joua que 3 matchs. Il termina ensuite sa carrière dans sa République Tchèque natale.
Voici
la quatrième partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que
je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le
marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque
franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait
mais plus souvent ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que
j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique
traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.
Continuons donc avec les Devils. Si vous avez manqué les autres parties les voici: 1, 2, 3
Devils du New Jersey
C'est le premier capitaine des Devils après leur déménagement du Colorado qui marqua le premier but de l'ère "Mickey Mouse" de cette organisation, le 5 octobre 1982, lors d'un match nul de 3-3 contre les Penguins. Lever était d'abord arrivé avec les Rockies en provenance de Calgary lors de l'échange de Lanny McDonald. Lever jouera 3 saisons au Colorado et terminera ensuite sa carrière en 1987 avec les Sabres.
Rockies du Colorado
Pour les ancêtres des Devils au Colorado, on remonte au 5 octobre 1976 avec Larry Skinner, un joueur qui m'est inconnu mais dont le nom semble sorti d'un épisode des Simpsons... Les Rockies remportèrent le premier match de leur histoire par la marque de 4-2 contre les Maple Leafs.
Je n'ai bien sûr pas trouvé de vidéo pour ce premier but alors pourquoi pas y aller d'un succès souvenir différent?
Ce Larry Skinner était un choix au repêchage des Scouts de Kansas City en 1976. Il s'agissait donc de son premier but en carrière. Je ne sais donc pas si il a pu garder la rondelle ou bien si c'est l'équipe qui l'a gardée... Skinner ne joua que 47 matchs en carrière, étalés sur 4 saisons avec les Rockies. Il passa la majorité du temps dans les mineures et termina ensuite sa carrière en Europe, principalement en France.
Scouts de Kansas City
Et pour finir avec cette franchise Devils/Rockies/Scouts, nous revenons cette fois en 1974, encore une fois contre les Maple Leafs qui cette fois l'emportèrent 6-2 contre la nouvelle équipe d'expansion à Kansas City. Et comme lors du premier but au New Jersey, c'est aussi le premier capitaine de l'équipe qui marqua le premier but. Simon Nolet était un vétéran des Flyers et donc fraichement couronné champion de la Coupe Stanley lors du printemps précédent cette expansion. Il fut échangé aux Penguins durant la deuxième saison des Scouts en 1975-76 mais fit
un retour avec la franchise lors de leur arrivée au Colorado quelques mois
plus tard. Il retrouva son "C" pour sa dernière saison en 76-77.
Islanders de New York
Comme c'est apparement souvent le cas, c'est aussi le premier capitaine qui marqua le premier but chez les Islanders. Il s'agissait du 7 octobre 1972 contre leurs cousins d'expansion, les Flames d'Atlanta qui l'emportèrent 3-2. Ed Westfall était un attaquant spécialiste en défense qui fut une des pièces importantes des deux conquêtes de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972. Il continua d'être un joueur efficace avec la jeune équipe et gagna le
trophée Bill Masterton en 1977 suite à quoi il céda le "C" à Clark Gillies. Il termina sa carrière après la saison 1978-79.
Les mentions d'assistances m’intriguaient ici. Il y a d'abord le natif de Chicoutimi Germain Gagnon qui récolta la première mais pour la deuxième, je croyais avoir déjà vu un autre "Hudson" auparavant. Il s'agit ici du centre Dave Hudson et c'est bien le même qui se retrouve juste avant dans les assistances du premier but des Scouts. Jusqu'à maintenant dans cette série, c'est le seul joueur que l'on retrouve à plus d'une reprise dans les statistiques de ces premiers buts. C'est quand même tout un hasard cosmique que cela coïncide un après l'autre dans l'ordre des équipes que j'ai employé ici...
Hudson fut repêché par les Islanders en provenance du système des Blackhawks lors de l'expansion de 1972 et il se retrouva ensuite de nouveau sur la liste des joueurs non désirés lors de l'arrivée des Scouts en 1974. Il suivit l'équipe au Colorado où il joua jusqu'à sa retraite en 1978.
Rangers de New York
Le premier but de l'histoire des Rangers fut marqué (surprise!) par leur premier capitaine, Bill Cook, avec une assistance à son frère Bun Cook. Bill Cook fut le premier joueur signé par Conn Smythe, alors gérant de la nouvelle équipe avant de s’amener avec les Leafs. Il vola littéralement les Maroons de Montréal qui avaient négocié avec lui et son frère pour les faire venir à Montréal mais Smythe fit le voyage à Winnipeg pour les intercepter et les signer tous les deux. Bill était alors un des meilleurs joueurs au monde et il mena les Rangers à deux coupes Stanley en 1928 et 1933. Il joua jusqu'à l'âge de 40 ans et prit sa retraite à la fin de la saison 1936-37. Il est membre du temple de la renommée depuis 1952.
Ce premier but fut marqué contre ces même Maroons le 16 novembre 1926 lors d'un blanchissage de 1-0.
Sénateurs d'Ottawa
Les Sénateurs débutèrent en force leur saison inaugurale, arrachant une victoire de 5-3 le 8 octobre 1992 contre des Canadiens de Montréal quelque peu endormis... Après un spectacle de patineurs romains et d'Alanis Morrissette, c'est Neil Brady qui marqua le premier buts des Sénateurs contemporains en avantage numérique contre Patrick Roy. Brady était un flop du repêchage de 1986 (3e au total) par les Devils. Il n'avait jusque-là marqué que 2 buts en 30 matchs étalés sur 3 saisons avec les Devils. Il en marquera 7 cette saison-là à Ottawa mais ne fit pas long feu par la suite, jouant quelques matchs avec les Stars en 93-94 avant de terminer sa carrière dans la IHL.
Les Flyers débutèrent leur existence sur la route contre les Seals d'Oakland et perdirent ce match 5-1. C'est Bill Sutherland, un attaquant provenant de la pépinière des Flyers, les As de Québec, qui marqua ce premier but et il fut l'homme de la situation à deux autres reprises en ce début de saison. Comme je disais plus tôt, il y a un peu de magie du destin dans cette 4e partie de cette série.
Après ce premier match à Oakland, les Flyers furent les adversaires pour le match inaugural des Kings à Los Angeles et c'est Sutherland qui marqua le premier but dans l'histoire de cet aréna. 5 jours plus tard, ce fut le temps pour les Flyers de jouer leur premier match à domicile et qui d'autre que Sutherland pour marquer une fois de plus le premier but du Spectrum de Philadelphie, lors d'une victoire de 1-0 contre les Penguins.
Sutherland ralentit toutefois la cadence et marqua 20 buts cette saison-là. Il en marqua 70 au total durant sa carrière de 250 matchs.
Pour terminer cette partie, c'est la légende des Rangers et membre du temple de la renommée Andy Bathgate, lui qui tira sur Jacques Plante, qui marqua le premier but des Penguins le 11 octobre 1967 lors d'une défaite de 2-1 contre les Canadiens. Bathgate faisait ainsi un retour à Pittsburgh, lui qui avait joué quelques matchs avec les Hornets de Pittsburgh dans la ligue américaine la saison précédente alors qu'il était avec les Red Wings et que ces derniers l'avaient envoyé dans les mineures.
Bathgate termina cette saison avec 20 buts et 59 points, bon pour le premier rang des pointeurs de l'équipe.
On se revoit bientôt pour la 5e et dernière partie.
Voici
la troisième partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que
je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le
marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque
franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait
mais plus souvent ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que
j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique
traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.
Continuons donc avec les Red Wings. Si vous avez manqué la première partie, cliquez ici et la deuxième ici.
Cougars de Detroit
Pour les Red Wings, la franchise débuta ses activités sous le nom des Cougars de Detroit. Le nom provenait en fait des Cougars de Victoria dans l'ancienne ligue de l'ouest. Lorsque la LNH prit son expansion américaine dans les années 20 et que la ligue de l'ouest allait fermer boutique, les droits des joueurs des Cougars furent achetés par Detroit dans ce qui fut en fait un déménagement d'équipe. L'équipe débuta donc sous le nom des Cougars, changea pour les Falcons en 1930 et finalement pour les Red Wings en 1932.
Le premier de tout ce beau monde à marquer pour les Cougars fut le défenseur Harold Halderson lors du deuxième match de l'équipe le 20 novembre 1926. Les Cougars s'étaient fait blanchir lors de leur premier match contre les anciens Pirates de Pittsburgh.
Harold ''Slim'' Halderson était originaire de Winnipeg et faisait partie de cette fameuse équipe des Falcons de Winnipeg qui représenta le Canada lors de la première édition des Olympiques où le hockey fut une épreuve en 1920. Il joua ensuite longtemps dans la ligue de l'ouest et fit donc partie de ces Cougars transplantés à Detroit.
Il ne joua cependant qu'une quarantaine de match dans la LNH mais jouera professionnellement dans différentes ligues jusqu'en 1937.
Oilers d'Edmonton
Pour les Oilers, c'est un bon fit emblématique avec le défenseur et futur DG Kevin Lowe qui marqua le premier filet de cette future dynastie, le 10 octobre 1979, assisté de Wayne Gretzky bien sûr et de... Brett Callighen, un des premiers ailiers de la merveille. Ce fut donc le premier but des Oilers et le premier point de Gretzky qui en récoltera seulement 2 856 autres durant le reste de carrière.
Concernant Lowe, il marqua ce but dans une cause perdante alors que les Blackhawks l'emportèrent 4-2 contre les Oilers qui avaient quelques croutes à manger avant de s'établir véritablement comme équipe dominante.
Panthers de la Floride
Également emblématique comme premier but pour les Panthers avec leur premier champion pointeur et joueur culte de l'équipe, Scott Mellanby, qui ouvrit la marque le 6 octobre 1993. Les Panthers de 1993-94 furent une des meilleurs équipes d'expansion de l'histoire, terminant cette première saison avec une fiche de 33-34-17, ratant les séries par très peu. Ils démarrèrent d'ailleurs en force en soutirant un match nul de 4-4 contre les Blackhawks lors de ce premier match.
Mellanby joua 8 saisons en Floride et plus de 1400 matchs en carrière. Il est le 5e meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe avec 354 points. Surprenamment, c'est présentement Jonathan Huberdeau le meneur à ce chapitre avec 481 points. Faut dire qu'il en est déjà à sa 9e saison. On vieillit vite...
Kings de Los Angeles
Le premier but des Kings fut marqué le 14 octobre 1967 lors d'une victoire de 4-2 contre les Flyers. Kilrea eut la chance de revenir dans la LNH avec l'expansion de 1967 alors qu'il n'y avait joué qu'un seul match et ce 10 ans auparavant avec les Red Wings. Il ne joua que 25 matchs avec les Kings et termina sa carrière dans les mineures en 1970.
C'est toutefois en tant que coach que Kilrea laissa sa marque. Il débuta sa carrière d'entraineur dans le junior en 1974-75 avec les 67's d'Ottawa et y sera durant un incroyable 32 ans, gagnant 2 fois la coupe Memorial et un record du junior canadien de 1194 victoires. Il fait partie du temple de la renommée dans la catégorie des bâtisseurs.
Wild du Minnesota
C'est le premier choix de l'histoire du Wild et la future légende des Sénateurs Marian Gaborik qui marqua le premier but du premier match du Wild, un match à l'étranger contre les Mighty Ducks le 6 octobre 2000. Ce fut le seul but de la nouvelle équipe qui s'inclina 3-1.
Je suis quasiment gêné de vous mettre le vidéo qui suit. Pas réussi à trouver de meilleure définition. Comment ça se fait que je suis capable de trouver du meilleur stock de 1967 mais pas de l'an 2000? Probablement que ça provient d'un vieux fichier .avi qui trainait dans l'ancien disque dur d'un Pentium III dans le sous-sol des parents du gars qui a uploadé ça sur Youtube. Quand même mieux que rien...
Canadiens de Montréal
C'est l'illustre Joe Malone, en prêt par des Bulldogs de Québec incapables de mettre une équipe sur la glace, qui marqua le premier but de l'histoire du Canadien (dans la LNH) le 19 décembre 1917. Dans l'ancienne NHA avant la formation de la LNH, il s'agissait de Newsy Lalonde, le 19 janvier 1910.
Malone en marqua 5 ce soir-là dans une victoire de 7-5 contre Ottawa. Ce premier but de Malone n'est cependant pas le premier de l'histoire de la LNH alors que le même soir, les Wanderers de Montréal recevaient les Arenas de Toronto. Il est difficile de savoir à quelle heure débutèrent ces deux matchs mais selon la légende, ils débutèrent en même temps et c'est Dave Ritchie des Wanderers qui marqua rapidement pour son équipe à 1:00 du début du match, quelques 5 minutes avant Malone.
Predators de Nashville
Il se marquait pas mal moins de but en 1998 qu'en 1917 alors qu'il fallut attendre au deuxième match de l'histoire des Predators, le 13 octobre 1998, pour voir un Predator marquer un but, eux qui s'étaient aussi fait blanchir lors de leur premier match. C'est un habitué des équipes d'expansion, Andrew Brunette, qui marqua ce premier but dans une victoire de 3-2 des Predators. Brunette ne joua que cette première saison à Nashville avant de jouer pour les premiers Thrashers et ensuite le Wild.
On arrête ça pour aujourd'hui. On se revoit bientôt pour une 4e partie.