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samedi 12 septembre 2009

Pierre Larouche



Le plus vieux souvenir que j'ai de Pierre Larouche est cette carte O-Pee-Chee 1982-83. Ce qui m'a marqué à l'époque c'était premièrement le fait qu'il portait le nom d'un de mes grands oncles qui est décédé depuis. Mais ce qui était le plus marquant, c'est que je trouvais que Larouche ressemblait au personnage qu'interprétait Jeff Bridges dans Tron, film sorti la même année que cette carte de hockey. Rappelons que les personnages du célèbre film de Walt Disney portaient des casques de hockey Cooper comme couvre-chef, ce qui rendait ce film agréablement broche à foin. Les couleurs des Whalers aidaient également à donner cette impression.

J'aimais beaucoup d'ailleurs Ulf Samuelson et Sylvain Turgeon lors de leurs passages respectifs avec la plus "Moby Dickienne" des équipes de hockey en raison du fait non seulement qu'ils portaient des casques Cooper, mais qu'ils arboraient une visière en plus, ce qui faisaient d'eux de vrais glacials guerriers disons "cybernétiques". Mais bon, développer son imagination avec cette carte de Pierre Larouche m'avait fait outrepasser le fait que Larouche fut un des bons joueurs de son époque et que l'on a grandement oublié ce fait pour une raison sincèrement que j'ignore... Pourtant, il s'agit d'un joueur qui a déjà détenu des records dont seuls Mario Lemieux et Wayne Gretzky ont pu battre...

Pierre Larouche est né en 1955 dans le petit village de Taschereau en Abitibi. Il débuta son junior avec les Remparts de Québec en 1972-73 avec lesquels il ne joua que 20 matchs avec ces derniers avant d'être cédé aux Éperviers de Sorel avec qui il connut une très bonne fin de saison. À la saison suivante, Larouche explosa et en formant en compagnie de Michel Deziel et Jacques Cossette un des plus redoutable trio de l'histoire du hockey junior québécois. Les trois comparses dépassèrent le cap des 90 buts et des 200 points. Larouche remporta le championnat des marqueurs avec un total de 251 points dont 94 buts, un record pour l'époque. Mario Lemieux brisa ce record avec ses 282 marqués en 1983-84. Suite à cette saison remarquable, Larouche fut sélectionné au 8e rang par les Penguins de Pittsburgh.

C'est à 18 ans que le jeune abitibien arriva dans la ville de l'acier afin de connaître une très bonne saison recrue avec 68 points dont 31 buts. C'est à la saison suivante que le jeune Larouche devint une véritable superstar à Pittsburgh alors qu'en évoluant aux côtés de Vic Hadfield et de Rick Kehoe, il réussit à devenir le plus jeune joueur de l'histoire à enfiler 50 buts en une saison avec 53. Ce record sera battu par Wayne Gretzky en 1979-80. Il terminera la saison avec un total respectable de 111 points. Après une saison moins spectaculaire en 1976-77, Larouche débuta la saison suivante toujours avec les Penguins avant d'avoir la chance de réaliser un rêve en novembre 1977 : devenir un joueur des Canadiens de Montréal. Il passa aux Canadiens le 29 novembre 1977 avec des considération futures qui allaient devenir les droits d'un dénommé Peter Marsh en retour de Pete Mahovlich et de Peter Lee. On raconte que les Penguins se départirent de leur jeune vedette en raison du fait qu'il était très critique envers les décisions de l'équipe.

Alors que sa carrière qui allait en descendant allait pouvoir reprendre un second souffle suite à son retour dans la province natale. Malheureusement, le peu d'habiletés défensives de Larouche lui valut peu de temps de glace auprès du système de jeu de Scotty Bowman qui ne lui donnait que très peu de temps de glace. C'est à la saison 1979-80, véritable saison de réingénierie chez le Canadiens suite au départ de Ken Dryden et de Scotty Bowman que Larouche connut sa meilleure saison avec le Canadiens. Durant cette saison, Larouche atteignit le plateau des 50 buts pour la seconde fois de sa carrière. Il en fallut de peu lors de cette saison pour que les Canadiens connaissent 3 marqueurs de 50 buts alors que Steve Shutt termina avec 47. L'autre marqueur étant bien sûr Guy Lafleur.

Après une autre saison complète avec le Canadien où sa production alla en diminuant, Larouche fut échangé à la saison 1981-82 aux Whalers d'Hartford en retour de quelques choix au repêchage dont un qui fut utilisé pour repêcher nul autre que Petr Svoboda en 1984. Larouche passa deux saison plus quand même ordinaires à Hartford avant de signer à titre d'agent libre avec les Rangers de New York à l'aube de la saison 1983-84. L'air de Broadway lui alla mieux que celle du Connecticut alors qu'il connut un "troisième souffle" à sa première saison avec les Rangers. Ses talents de marqueurs retrouvés, Pierre Larouche passa près de devenir le premier joueur à marquer 50 buts avec trois équipes différentes. Malheureusement, Larouche termina avec un quand même respectable total de 48 buts. À la saison 1985-86, en raison de maux de dos chroniques, Larouche débuta la saison avec les Bears de Hershey. Retournant avec les Rangers au milieu de la saison avec un total de 20 buts et 17 passes en 32 matchs avec les Bears, Larouche marqua 20 buts avec les Blueshirts, réalisant l'exploit d'avoir marqué 20 buts dans deux ligues différentes. Il fut très utile pour les Rangers durant les séries de 1986 lors de leur chemin qui se termina en demi-finale devant un Patrick Roy en feu.

Larouche prit sa retraite à la saison 1987-88 après avoir disputé seulement 10 matchs avec les Rangers où il accumula 12 points. Peu de joueurs quand même terminent leur carrière avec une moyenne d'un point par match...

Pierre Larouche termina d'ailleurs sa carrière avec une moyenne d'un peu plus d'un point par match avec 822 points en 812 matchs dont 395 buts. Bien qu'il ait connu une carrière en dent de scie, le résultat final est quand même statistiquement impressionnant.

En terminant, voici la carte recrue de Pierre Larouche, selon moi un chef d’œuvre de carte de hockey... Impressionnant!


mercredi 22 mai 2024

Reprise du draft d'expansion de 1991



 

 

Vous connaissez probablement l'histoire qui a mené les défunts North Stars du Minnesota à obtenir les droits sur le légendaire Guy Lafleur à l'été 1991. Sinon, laissez-moi vous la résumer.

Suite à plusieurs accords bizarres, les North Stars purent participer au repêchage d'expansion de 1991 en compagnie des nouveaux Sharks. Ils avaient obtenu ce droit afin de compenser leurs pertes de personnel suite au départ de leurs anciens propriétaires et quelques-uns de leurs prospects au profit de San Jose. 

Cependant, les choix offerts par les équipes étaient bien pauvres en talent, avec des exigences d'admissibilité très faciles à contourner, au point de pouvoir y mettre des joueurs qui avaient pris leur retraites des années auparavant. C'était tellement mince en options que que lorsque vint le tour de choisir parmi les attaquants disponibles chez les piteux Nordiques de l'époque, le DG des North Stars Bobby Clarke élut son choix sur nul autre que Guy Lafleur, malgré le fait que ce dernier avait déclaré qu'il prenait sa retraite après la saison 1990-91 qui venait de se terminer. Afin de garder Lafleur dans l'organisation après sa retraite, les Nordiques refirent l'acquisition des droits sur Lafleur le lendemain en retour des droits sur Alan Haworth, qui jouait alors en Europe depuis plusieurs saisons.

On a bien ri à l'époque de cette situation absurde et on en rit encore. Mais le fait demeure que Lafleur était bel et bien disponible comme choix et Bobby Clarke a probablement voulu en jouer une à la LNH afin de protester contre l'absurdité évidente de la situation et les problèmes de personnel que lui créèrent cette défusion menant à la naissance des Sharks. D'ailleurs, parmi les quelques joueurs obtenus par les North Stars, aucun n'eut un rôle d'importance avec l'équipe, la plupart étant même échangés de nouveau à d'autres équipes pour d'autres pièces de rechange.

Le Soleil, 30 mai 1991
Cliquez pour plus grande résolution
 

Ce repêchage bizarroïde m'a toujours fasciné, comme tout ce qui concerne la génèse Seals/Barons/North Stars/Sharks en fait, et j'en rajoute encore une couche aujourd'hui avec une expérience un peu spéciale. Aujourd'hui, je me métamorphose en Bobby Clarke de 1991 et je refais entièrement sa job au repêchage d'expansion. 

Mais ma mission est toutefois différente. Comme les Nordiques n'étaient pas les seuls à avoir mis disponibles des joueurs à la retraite, cette version de Bobby Clarke opte d'aller all-in. Au lieu d'essayer de trouver quelques pièces de rechange pouvant peut-être un jour donner quelque chose dans la LNH, je vais plutôt complètement saboter mon poste en repêchant le plus de joueurs retraités et/ou non-disponibles et/ou blessés permanents et/ou presque morts parmi les choix réels offerts par les autres équipes à l'époque.

Oui c'est le genre de choses qu'on fait ici...

Je modifie toutefois quelque peu les règles. À l'époque, les Sharks et les North Stars pouvaient seulement sélectionner 10 joueurs chacun. Donc si les Sharks prenaient par exemple un joueur des Bruins, les North Stars ne pouvaient plus en prendre un des Bruins. On va donc bypasser ça pour aujourd'hui et permettre de  repêcher un joueur par équipe, la seule règle étant de ne pas dépasser 12 attaquants, 6 défenseurs et 2 gardiens.

Allons-y donc. Ça va être le fun.

Vous avez d'abord pour chaque équipe la liste des joueurs disponibles, suivi de mon choix. Les joueurs à la retraite sont en italique avec entre parenthèse l'année de leur dernier match dans la LNH, ou dans certains cas l'AMH. Oui oui, l'AMH.


DÉTROIT
Attaquants: John Chabot, Marc Habscheid, Chris Macrae, Bengt-Ake Gustafsson, Murray Eaves, Bernie Federko (1991)
Défenseurs:
Brad Marsh, Dean Morton, Dave Lewis (1988), Mike O'Connell (1990)
Gardiens:
Alain Chevrier, Glen Hanlon, Randy Hansch

Alors à Détroit, le choix était évident pour mon premier attaquant, soit Bernie Federko, le nouvellement retraité depuis quelques semaines et fameusement obtenu en retour de Adam Oates, comme quoi je ne suis pas le DG le plus débile de la ligue. Dans mes autres choix de joueurs retraités, j'avais les défenseurs Dave Lewis et Mike O'Connell, ainsi que le gardien Glen Hanlon, mais lui il ne le savais pas encore qu'il avait joué son dernier match. Il y avait aussi Bengt-Ake Gustafsson, un habile attaquant suédois qui avait quitté pour l’Europe depuis deux ans, mais lui je le laisse aux Sharks.

Donc bienvenue chez les North Stars, Bernie. Voici bien sûr ta carte O-Pee-Chee prête d'avance pour la prochaine saison.

HARTFORD
Attaquants: Mikael Andersson, Terry Yake, André Lacroix (1980), Larry Pleau (1979-AMH)
Défenseurs: Dave Babych, Marc Bergevin, Brian Chapman, John Stevens, Emanuel Viveiros
Gardiens: Daryl Reaugh

Pas vraiment le choix de prendre le meilleur pointeur de l'histoire de l'AMH, le seul et unique André Lacroix. Ça va faire du bien de le revoir sur les glaces de la LNH pour la première fois depuis la saison 1979-80, alors qu'il fit partie de la première édition des Whalers dans la grande ligue.


BOSTON
Attaquants: Andy Brickley, John Carter, Lou Crawford, Peter Douris, Nevin Markwart, Willi Plett (1988), Louis Sleigher (1986)
Défenseurs: John Mokosak, Allan Pedersen, Jim Wiemer, Gord Kluzak (1990), Frank Simonetti (1988)
Gardiens: Norm Foster

Ici j'avais quand même un choix déchirant avec la disponibilité du grand Willi Plett chez les Bruins. Mais je me devais de choisir un bon défenseur à moment donné et j'ai donc choisi le premier choix au total en 1982, Gord Kluzak. Retraité à seulement 27 ans, on a pas affaire à un vieil homme comme un Jean Béliveau (disponible à Montréal) mais je crois que même Béliveau a de meilleurs genoux que Kluzak en 1991. Ayant subi 11 opérations lors des trois saisons précédentes, Kluzak avait dû prendre sa retraite prématurément en novembre 1990. 


NEW JERSEY
Attaquants: Doug Brown, Pat Conacher, Jeff Madill, Kent Nilsson, Janne Ojanen, Walt Poddubny, Claude Vilgrain
Défenseurs: Jamis Huscroft, Marc Laniel, David Marcinyshyn, Lee Norwood, Jeff Sharples, Murray Brumwell, Michel Bolduc (1983), Bob Lorimer (1986)
Gardiens: Craig Billington, Roland Melanson, Bob Sauvé (1989)

Le moment est bien choisi de prendre un gardien. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas choisir le co-récipiendaire du trophée Vézina de 1980 et du Jennings de 1985, nul autre que Robert «Bob» Sauvé.

Il y avait bien aussi le légendaire Kent Nilsson qui n'avait pas été vu sur les glaces de la LNH depuis 1987 à Edmonton. Mais celui-ci a encore plusieurs années devant lui dans sa Suède natale et prendra finalement sa retraite en 1998, donc il ne fite pas du tout avec la philosophie de mon équipe.



PHILADELPHIE

Attaquants: Don Biggs, Mike Bullard, Rod Dallman, Brian Dobbin, Mark Freer, Chris Jensen, Tim Kerr, Dale Kushner, Normand Lacombe, Glen Seabrooke (1989), Bobby Clarke (1984), Bill Barber (1984)
Défenseurs: David Fenyves, Mark Howe, Shaun Sabol, Willie Huber (1988)
Gardiens: Pete Peeters


Quoi? Moi, Bobby Clarke, suis disponible sur la liste de mon ancienne équipe, les Flyers, avec qui j'ai joué mon dernier match en 1984 et qui a apparemment toujours mes droits. J'ai même été DG après ma retraite comme joueur. Bande d'ingrats. Me semble que je suis libre de mes propres droits...

Mais anyway, difficile de m'auto-exclure. De toute manière, je suis probablement encore meilleur que tous ces rejets et autres retailles des Flyers. Sauf peut-être Mark Howe qui ira probablement me rejoindre au temple de la renommée plus tard. Donc oui je m'auto-choisis. En plus ça va sauver un salaire...


MONTREAL

Attaquants: Brent Gilchrist, Mats Naslund, Jim Nesich, Ryan Walter, Dan Woodley, Bruce Baker (1981), Jean Béliveau (1971), Yvan Cournoyer (1979), John Ferguson (1971), Bob Gainey (1989), Pierre Mondou (1985), Mario Tremblay (1986)
Défenseurs: Jean-Jacques Daigneault, Donald Dufresne, Sylvain Lefebvre, Jayson More, Jean Hamel (1984)
Gardiens: Frédéric Chabot, Ken Dryden (1979)


Ouf! La liste du Canadien est loadée man!! Vraiment l'équipe qui a le plus abusé du système, tout en offrant quand même quelques très bons choix comme Brent Gilchrist, Sylvain Lefebvre et Jean-Jacques Daigneault... Je suis surpris que Serge Savard s'est pas inclus dans la liste lui aussi. Tant qu'à faire il aurait pu aussi mettre Howie Morenz et Georges Vézina...

Mais bref faut bien choisir et c'est pas le choix qui manque chez le CH. Malgré que je pourrais frapper un home-run avec Ken Dryden dans les buts ou Jean Béliveau au centre, je voudrais pas rendre jaloux mon coach Bob Gainey sur qui je porte définitivement mon choix. 

Heille, c'est pas tous les jours qu'on aura la chance de voir un duo joueur entraîneur et joueur DG sur la même ligne...


BUFFALO

Attaquants: Francois Guay, Jeff Hamilton, Jan Ludvig (1989), Steve Ludzik, Mikko Makela, Gates Orlando, Greg Paslawski
Défenseurs: Brian Curran, Dale DeGray, Don McSween, Lee Fogolin (1987), Dirk Rueter, Steve Smith, Honnu Virta, Jay Wells
Gardiens: Steve Weeks

Pas mal moins de joueurs retraités chez les Sabres. Dommage, j'aurais bien aimé ajouter Gilbert Perreault à ma liste. Mais je vais me rabattre sur l'ex-Oiler Lee Fogolin à la défense, quand même un pas pire choix et un autre joueur qui a remporté la coupe.


ST.LOUIS
Attaquants: David Bruce, Yves Heroux, Steve Tuttle, Ron Wilson, Ed Beers (1986), Paul MacLean (1991), Brian Sutter (1988)
Défenseurs: Dominic Lavoie, Harold Snepsts, Scott Paluch, Tom Tilley, Alain Vigneault (1983), Ed Kea (1983)
Gardiens: Darrell May, Alain Raymond

Du bon choix à St.Louis. Toujours tentant de choisir Ed Beers ou Harold Snepsts, et ce pour n'importe quel choix que tu pourrais avoir dans la vie. Mais bon, il faut y aller au mérite et on va choisir Brian Sutter. Celui-ci devra toutefois accepter de démissionner de son poste d'entraîneur des Blues pour venir jouer au Minnesota. Mais je lui laisserai pas le choix. Il pourra pas refuser de jouer sur la même ligue qu'André Lacroix.


EDMONTON
Attaquants: Dan Currie, Fabian Joseph, Mark Lamb, John Leblanc, Tommy Lehman, Ken Linseman, Max Middendorf, Shaun Van Allen, Mike Ware, Craig Redmond, Dave Hunter (1989)
Défenseurs: Mario Barbe, John English, Greg Hawgood, Charlie Huddy, Tomas Jonsson, Marc Laforge, Norm Maciver, Selmar Odelein, Reijo Ruotsalainen, Glen Cochrane (1989)
Gardiens: Pokey Reddick


Pas beaucoup de choix juteux à Edmonton mais quand même, Dave Hunter c'était tout un dur et je pense qu'il a encore un peu de gaz dans le réservoir. Il a juste 33 ans en fait. Sinon mon seul autre retraité était Glen Cochrane. Je sais pas c'est qui Glen Cochrane et Google existe pas encore en 1991 alors on y va pour Hunter.


CALGARY
Attaquants: Rich Chernomaz, Kerry Clark, Paul Fenton, Tim Hunter, Brian MacLellan, Sergei Pryakhin, Jim Peplinski (1990)
Défenseurs: Kevan Guy, Rick Lessard, Scott McCrady, Brian Engblom (1987)
Gardiens: Steve Guenette

Ici je voulais prendre Jim Peplinski mais il le sait pas que plus tard il va faire un comeback avec les Flames en 1995. Sinon je voulais réunir les frères Tim et Mark Hunter mais on m'a dit que c'était même pas des frères. Anyway il va jouer jusqu'en 1997 donc c'est non. Donc quand on sait pas trop quoi faire, on choisit un défenseur alors voici notre nouveau membre de la brigade défensive, Brian Engblom.

Bienvenue Brian.


VANCOUVER
Attaquants: Peter Bakovic, Craig Coxe, Andrew McBain, Stan Smyl (1991), Marc Crawford (1987), Darcy Rota (1984)
Défenseurs: Brian Blad, Jack Capuano, Ian Tennant, Ian Kidd, Robert Nordmark, Risto Siltanen, Carl Valimont, Randy Gregg (1990), Larry Melnyk (1990), Behn Wilson (1988), Paul Reinhart (1990)
Gardiens: Bob Mason


Une bonne cuvée à Vancouver avec Randy Gregg, Marc Crawford ou bien Paul Reinhart. Mais ici pas le choix d'y aller avec le plus grand Canuck de tous les temps, et il y en aura probablement jamais de meilleur là-bas. Stan Smyl vient tout juste de prendre sa retraite, mais je crois qu'il va facilement se laisser convaincre, car nos chandails sont pas mal plus beaux que les Canucks.


 

TORONTO
Attaquants: Normand Aubin, Aaron Broten, Lucien DeBlois, Mike Foligno, Todd Hawkins, Kent Hulst, Greg Johnston, Kevin Maguire, Mike Millar, Dave Reid, Mike Stevens, Gilles Thibaudeau, Dan Maloney (1982), Brad Smith (1987), Greg Terrion (1988)
Défenseurs: Jerry Dupont, Rob Ramage, Bill Kitchen (1985)
Gardiens: Damian Rhodes


Ici, Toronto m'offre un total de 15 attaquants et seulement 3 défenseurs. Edmonton m'offrait un éventail de 22 joueurs tandis que d'autres équipes comme Hartford m'en offraient seulement 10 ou 11. C'est comme si les règlements étaient du grand n'importe quoi...

Mais bref ici on va y aller avec Dan Maloney comme attaquant de soutien. 451 points en 737 matchs c'est pas pire du tout. Et c'est celui qui est le plus vieux de la gang alors go.

Un habile stratège ici des Leafs qui ont fait joué un seul match au gardien Damian Rhodes en 1990-91, seulement pour qu'il soit éligible à ce repêchage d'anthologie. Mais ça marche pas avec moi ces techniques. Trop jeune, ce Damian Rhodes.


CHICAGO
Attaquants: Martin Desjardins, Paul Gillis, Michel Goulet, Jim Johannson, Brian Noonan, Warren Rychel, Mike Stapleton, Dan Vincelette, Bill Watson, Sean Williams, Cliff Koroll (1980)
Défenseurs: Bruce Cassidy, Rick Lanz, Bob McGill, Jim Playfair, Dave Feamster (1985)
Gardiens: Greg Millen, Darren Pang (1989)

Chez les Blackhawks, j'ai bien osé repêcher Michel Goulet, mais ce bon vieux Michel a encore quelques bonnes années devant lui alors ça ne marche pas. Darren Pang, lui, a les genoux complètement finis comme Gord Kluzak alors c'est parfait.


WINNIPEG
Attaquants: Bryan Erickson, Bob Joyce, Mark Kumpel, Tyler Larter, Scott Schneider, Phil Sykes, Jim Vesey, Bob Brooke (1990)
Défenseurs: Randy Carlyle, Dallas Eakins, Todd Flichel, Moe Mantha, Chris Norton, Roger Ohman, Kent Paynter, Rudy Poeschek, Daryl Stanley (1990)
Gardiens: Tom Draper

Pas une grosse cuvée à Winnipeg avec seulement Bob Brooke et Daryl Stanley comme joueurs officiellement retraités. Ça n'a pas un gros cachet. Il y aurait toujours Randy Carlyle, mais je crois qu'il lui reste encore un bon deux ans d'activité dans la vraie vie.

Dans ce cas-ci on va y aller avec Moe Mantha. Si je regarde ma boule de crystal, je crois qu'il va à peine jouer en 1991-92. De toute manière, avec un nom comme Moe Mantha, il pourrait avoir 22 ans et je le croirais pas. Moe Mantha = 55 ans minimum dans ma tête alors c'est parfait.

En plus comme bonus, il a déjà joué au Minnesota il y a quelques saisons alors j'aurai même pas à faire trop de Photoshop pour sa carte, ou quelque soit la technologie en cours en ce moment en 1991.


WASHINGTON
Attaquants: Robin Bawa, Tim Bergland, Craig Duncanson, Brent Hughes, Rob Murray, Mike Richard, Steve Seftel, Dave Tippett, Alfie Turcotte, Simon Wheeldon
Défenseurs: Chris Felix, Mark Ferner, John Kordic, Neil Sheehy, Terry Murray (1982)
Gardiens: Mike Liut

Un seul véritable joueur retraité à Washington avec leur entraineur et ex-défenseur Terry Murray, qui lui aussi devra faire comme Brian Sutter et redevenir joueur avec nous. Avec autant de joueurs-entraîneurs de 40 ans et +, ça va s'obstiner longtemps sur les stratégies mais on va vivre avec.

Dommage quand même pour Mike Liut... mais il lui reste encore de la vraie carrière en 1991-92.



NEW YORK RANGERS
Attaquants: Paul Broten, Lee Giffin, Jody Hull, Kelly Kisio, Guy Larose, Joe Paterson, Dave Archibald, Pierre Larouche (1988), Anders Hedberg (1985)
Défenseurs: Stéphane Guérard, Mark Hardy, Lindy Ruff, André Villeneuve (1988)
Gardiens: Bob Froese, Mark Laforest, Sam St-Laurent

Alors pour les Rangers, j'ai hésité longtemps entre la légende des Jets de Winnipeg du temps de l'AMH Anders Hedberg ou bien Pierre Larouche, l'ancien marqueur prolifique du Canadien et des Penguins, et aussi avec les Rangers (48 buts en 1983-84, donc y'a pas si longtemps). Mais finalement je choisis Pierre Larouche. Comme il a déjà joué avec Guy Lafleur, la chimie devrait encore opérer 10 ans plus tard au Minnesota.



NEW YORK ISLANDERS
Attaquants: Bill Berg, Brad Dalgarno, Rob DiMaio, Paul Gagné, Brad Lauer, Derek Laxdal, Hubie McDonough, Mick Vukota, Kevin Herom, Jim Koudys, Garry Lacey, Kurt Lackton, Mark Hamway (1987), Don Maloney (1991)
Défenseurs: Jeff Finley, Rick Green, Chris Pryor, Stefan Persson (1986), Denis Potvin (1988)
Gardiens: Jeff Hackett, George Maneluk

Ici j'aurais pu réunir les frères Don et Dan Maloney, mais non je n'ai autre choix que de sélectionner mon ancien grand rival Denis Potvin qui sera assurément notre défenseur numéro un en 1991-92. Il a pris sa retraite après la saison 1987-88 malgré une saison de 51 points alors je crois qu'il a encore des choses à prouver.


LOS ANGELES
Attaquants: Scott Bjugstad, Mal Davis, Ilkka Sinisalo, Jim Thomson, John Tonelli
Défenseurs: Bob Halkidis, Rick Hayward, John Miner, Petr Prajsler, Tim Watters, Tom Laidlaw (1990)
Gardiens: Mario Gosselin

Ici c'est un peu décevant pour Los Angeles avec seulement un joueur réellement retraité et il s'agit d'un défenseur et j'ai déjà mes 6 défenseurs... Alors pour plaire à mon défenseur numéro un, je fais une exception et je sélectionne plutôt son ancien coéquipier John Tonelli. Marqueur prolifique et sous-estimé, Tonelli en est tout de même à ses derniers milles dans la vraie vie alors que selon ma boule de crystal, il jouera une dernière saison en 1991-92 partagée entre Los Angeles, Chicago et Québec. Il est donc un très bon fit dans mon équipe.


PITTSBURGH
Attaquants: Jock Callander, Jay Caulfield, Jeff Daniels, Randy Gilhen, Jiri Hrdina, Kim Issel, Mark Kachowski, Peter Lee, Dave Michayluk, Glenn Mulvenna, Barry Pederson, Bryan Trottier
Défenseurs: Gilbert Delorme, Gord Dineen, Randy Hillier, Bob Gladney (1984)
Gardiens: Bruce Racine, Wendell Young

Comme les Kings, les Penguins n'ont pas reçu le mémo comme quoi ils pouvaient loader leurs choix avec le plus de joueurs retraités possibles. Au lieu de ça j'ai seulement un no-name comme Bob Gladney et ses 14 matchs en carrière dans la LNH. Et je pensais que Gilbert Delorme était à la retraite mais finalement non, il joue encore dans la IHL...

Donc on va faire comme avec les Kings et tenter de recréer encore plus la dynastie des Islanders en sélectionnant nul autre que Bryan Trottier, lui qui vient d'ailleurs de battre mon équipe en finale la semaine passée...


QUÉBEC
Attaquants: Alan Haworth, Jeff Jackson, Trevor Stienberg, Alain Côté (1989), Guy Lafleur (1991)
Défenseurs: Gerald Bzdel, Mario Doyon, Miloslav Horava, Brent Severyn
Gardiens: Mario Brunetta, Scott Gordon


Ouf. Je suis d'accord avec le Bobby Clarke de la première dimension sur le fait qu'il n'y a pas beaucoup de choix chez les Nordiques. Seulement 11 joueurs au total en plus. Mais dans l'optique de ma vision pour cette nouvelle équipe, j'ai le dernier choix parfait en Guy Lafleur. Nouvellement retraité le temps d'un tour au chalet et maintenant de retour dans la LNH dans un nouveau domicile au Minnesota, Guy pourra retrouver ses anciens coéquipiers Bob Gainey et Pierre Larouche en plus de nombreux grands rivaux de son temps comme Denis Potvin, ses comparses des Islanders ainsi que bien sûr, moi-même, Bobby Clarke.



C'était donc mes choix en tant que Bobby Clarke circa 1991 en vue de la nouvelle mouture des North Stars en 1991-92. Cet alignement complet devra travailler dur pour déloger mes jeunes joueurs comme Mike Modano, Neal Broten et Brian Bellows mais on sait jamais.


ATTAQUANTS:

Guy Lafleur - Bobby Clarke - Brian Sutter
Bob Gainey - Bryan Trottier - John Tonelli
Pierre Larouche - André Lacroix - Bernie Federko
Mike Hunter - Dan Maloney - Stan Smyl

DÉFENSEURS:

Denis Potvin - Gord Kluzak
Lee Fogolin - Brian Engblom
Moe Mantha - Terry Murray

GARDIENS:
Bob Sauvé
Darren Pang


Ça va être tout un match des anciens. 

Je suis quand même déçu de ne pas avoir pu prendre Jean Béliveau ou Yvan Cournoyer ou Ken Dryden. Peut-être que je pourrais échanger au CH mes droits sur Lou Nanne et Bill Goldsworthy en échange de ceux de Béliveau...

Et vous? Si vous étiez Bobby Clarke en 1991, qui auriez-vous pris?

Et si j'étais plutôt le DG des Sharks? 

... à suivre.


lundi 13 novembre 2017

Peter Marsh



Peter Marsh est originaire d’Halifax. Par contre, à cette époque, il n’y avait pas d’équipe junior dans les Maritimes. Il dut donc prendre le chemin de la LHJMQ pour s’aligner avec les Castors de Sherbrooke, qui étaient sur une lancée.

À sa deuxième saison, en 1974-75, les Castors ont été frappés par une tragédie. Le 24 novembre, dans le parc des Laurentides en chemin vers Chicoutimi, leur autobus a eu un accident. Marsh avait l’habitude de s’asseoir au même endroit, mais comme il avait un problème d’abcès à la bouche, il avait raté le voyage, puisqu’il devait aller chez le dentiste. C’est son coéquipier Gaétan Paradis qui avait pris sa place. Paradis a été éjecté du véhicule et a perdu la vie. Fernand Leblanc, Alain Bélanger et le dépisteur des Crusaders de Cleveland Roger Roy ont également été blessés dans l’accident.

Malgré cette catastrophe, l’équipe a réussi à se regrouper. Menés par Michel Brisebois à l’attaque, mais aussi Jere Gillis, Richard Mulhern et Bobby Simpson, les Castors ont terminé premiers dans la LHJMQ, avant de remporter la Coupe du Président. Les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu lors du tournoi de la Coupe Memorial, alors qu’ils ont perdu tous leurs matchs. Ce sont finalement les Marlboros de Toronto qui ont mis la main sur le précieux trophée.

L’année suivante, les Castors ont même réussi à améliorer leur déjà impressionnante fiche, passant de 109 à 111 points. De son côté, Marsh a grandement contribué à cette saison remarquable. S'appuyant sur son bon coup de patin et son tir frappé, il marqua 75 buts et amassa 156 points. Par le fait même, il remporta le Trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile à son équipe dans LHJMQ. Une fois en séries, les Castors se sont toutefois fait surprendre par les Remparts de Québec en finale.

La performance de Marsh lui valut d’être repêché en deuxième ronde (29e au total) par les Penguins de Pittsburgh en 1976. Il fut également sélectionné au 2e rang par les Stingers de Cincinnati au cours de l’encan de l’AMH.

Marsh choisit finalement le circuit maudit et se retrouva dans une équipe comprenant entre autres Blaine Stoughton, Dennis Sobchuk et l’actuel adjoint de Marc Bergevin, Rick Dudley.

À sa saison recrue, Marsh marqua 23 buts dans une équipe plutôt moyenne. À sa deuxième, sous les ordres de Jacques Demers, il en marqua 25. Par ailleurs, en décembre 1977, dans l’autre ligue, ses droits furent échangés. En effet, les Canadiens firent son acquisition pour compléter la transaction qui envoya Pete Mahovlich à Pittsburgh et Pierre Larouche à Montréal.

Finalement, en 1978-79, à la dernière saison du circuit, il en marqua 43, le cinquième plus haut total de la ligue. Mais la fin de l’AMH signifia également la fin des Stingers, puisqu’ils ne firent pas partie des quatre équipes absorbées par la Ligue nationale (Edmonton, Hartford, Québec et Winnipeg). Ses droits furent donc retournés à Montréal.

Lors du repêchage d’expansion, les joueurs de l’AMH durent d’abord être retournés à l’équipe de la LNH à laquelle ils appartenaient, à l’exception de trois sélections prioritaires par club. Le tout a été suivi d’un repêchage d’expansion traditionnel, alors que les équipes de la LNH pouvaient protéger un certain nombre de joueurs et que les équipes d’expansion (celles de l’AMH) choisissaient parmi ceux non-protégés.

Certaines équipes ont donc négocié au préalable quels joueurs prioritaires prendre ou ne pas prendre et quels joueurs prendre ensuite au repêchage d’expansion. Parmi les équipes actives à ce niveau, il y avait les Nordiques, qui ont réussi à conclure des ententes pour conserver leurs piliers comme Tardif, Bernier et Cloutier. Quant aux Canadiens, ils ont pu exposer sans crainte des joueurs comme Rod Langway, Pierre Larouche et Rick Chartraw car ils avaient pris des ententes pour que les Whalers prennent Al Hangsleben, les Oilers prennent Cam Connor, les Nordiques prennent Alain Côté et que les Jets prennent Peter Marsh, qui fut le tout premier choix du repêchage.

Marsh n’a donc jamais porté l’uniforme des Canadiens et a fait ses débuts dans la LNH avec Winnipeg.

Les Jets ayant moins bien protégés leurs joueurs avant le repêchage, ils en perdirent plusieurs et connurent des débuts difficiles. De son côté, Marsh ne tarda pas à obtenir son premier point dans la Ligue nationale, puisqu’il obtint une mention d’aide sur le premier but de l’histoire des Jets dans la LNH, compté par Morris Lukowich. À la fin de la saison, il avait compté 18 buts et amassé 20 passes.

L’année suivante, en 1980-81, les choses empirèrent pour les Jets, devenus la pire équipe de la ligue. En décembre, ils voulurent brasser les choses en envoyant Marsh à Chicago, en retour de Doug Lécuyer et Tim Trimper.

Souvent blessé, Marsh ne put par contre jamais accumuler plus de 10 buts au cours des saisons qui suivirent. En 1983-84, il fut même rétrogradé dans la Ligue américaine, avant d’être libéré par les Black Hawks à la fin de la saison.

Il retenta sa chance avec les Jets la saison suivante, mais voyant qu’il ne parvenait pas à se tailler un poste, il préféra prendre sa retraite. À ses 91 buts et 76 passes en 230 matchs dans l’AMH, il a ajouté 48 buts et 71 passes en 278 matchs dans la LNH.

Établi à Chicago, il y a géré pendant plusieurs années une entreprise de fournitures de bureau. C’est également à Chicago qu’est né son fils Adam, qui s’aligne présentement avec les Islanders de Charlottetown de la LHJMQ. Ce dernier a été un choix de 7e ronde des Red Wings en 2015 et souhaite suivre les traces de son père.


Sources : « Tout allait bien pour les Castors… et c’est la tragédie » de François Béliveau, 25 novembre 1974, La Presse, p.B3, « Coalition Aubut-Grundman » de Réjean Tremblay, 11 juin 1979, La Presse, p.C2, « De beaux et de mauvais souvenirs pour Peter Marsh » de Jérôme Gaudreau, 23 janvier 2017, La Tribune (latribune.ca), hockeydraftcentral.com, hhof.com.

lundi 18 juin 2018

1ers choix des Canadiens: Les étoiles








En cette semaine de repêchage, l’occasion est belle de se pencher sur les premiers choix des Canadiens faits au fil des ans.  Ceux-ci n’ont pas toujours faits l’unanimité et plusieurs n’ont pas nécessairement connu la carrière anticipée.

Cette série d’articles s’attarde aux 77 joueurs qui ont été repêchés en première ronde au cours des 55 séances de repêchage qui ont eu lieu depuis 1963.  Évidemment, la définition de première ronde a changé avec les années.  En 1963, il n’y avait que six équipes.  Un septième choix de ces années n’est donc pas pris en considération.  Par exemple, ce billet, qui propose une équipe d’étoiles parmi ces 77 hockeyeurs, n’inclut pas à la ligne bleue Larry Robinson.  En 1971, il a été choisi au 20e rang, mais à ce moment, comme il n’y avait que 14 équipes, il a été choisi au deuxième tour.  Aujourd’hui, une 31e sélection est considérée comme un choix de première ronde.

Il s’agit bien sûr de choix bien subjectifs et certains peuvent porter au débat.  Voici donc les choix jugés les plus judicieux à chaque position.

Ailier gauche : Steve Shutt (4e, 1972)



On pourrait facilement argumenter que cette place revient à Bob Gainey, mais Steve Shutt demeure tout de même le troisième marqueur de 60 buts de l’histoire de la ligue, après Phil Esposito (4 fois) et Reggie Leach.  (Seulement Guy Lafleur a répété l’exploit l’année suivante, en 1977-78, pour les Canadiens.)

Celui qui a été repêché avec un choix obtenu pour Gerry Desjardins par Sam Pollock a finalement compté 424 buts (408 avec les Canadiens) et remporté cinq Coupes Stanley.

Mentions honorables: Bob Gainey, Shayne Corson, Max Pacioretty

Centre : Saku Koivu (21e, 1993)



En plus de nous avoir ému avec sa courageuse lutte contre le cancer, Koivu a été le leader et le capitaine pendant une période où l’équipe a connu des années maigres.  Meilleur élément d’une formation qui ne marqua pas l’histoire, il nous était présenté comme une vedette, statut qui se discute.

Il n’en demeure pas moins qu’il a connu une très belle carrière de 1124 matchs, dont 792 dans l’uniforme tricolore.

Mentions honorables: Pierre Mondou, Doug Risebrough

Ailier droit : Guy Lafleur (1er, 1971)
Difficile de faire un meilleur choix que Guy Lafleur, avec trois trophées Art Ross (champion compteur), trois Hart (joueur le plus utile), un Conn Smythe (joueur le plus utile des séries), cinq Coupes Stanley, 560 buts et 1353 points.

Lafleur montrait un potentiel inouï.  Sam Pollock a finassé pour l’obtenir et Lafleur n’a pas déçu.

Mentions honorables: Réjean Houle, Mario Tremblay

Défenseur : Petr Svoboda (5e, 1984)
En 1984, Serge Savard se servit d’un choix obtenu dans l’échange de Pierre Larouche pour choisir un frêle défenseur tchèque.  En cette période de guerre froide, Svoboda avait fui son équipe lors d’un passage en Allemagne de l’Ouest.  Montréal avait dû le cacher pour que les autres équipes ne se doutent pas qu’il était disponible.

Svoboda jouera 534 matchs avec le Tricolore et remportera la Coupe en 1986, avant d’être échangé aux Sabres contre Kevin Haller en 1992.

Il poursuivra sa route à Philadelphie et Tampa Bay et jouera au total 1028 matchs.  Mais son exploit le plus notable demeure d’avoir compté le seul but du match de la médaille d’or des Jeux de Nagano, en 1998.

Défenseur : Pierre Bouchard (5e, 1965)

Les premiers repêchages n’avaient pas la même importance qu’aujourd’hui, car ce ne sont pas tous les joueurs qui y étaient soumis.  Les clubs qui avaient déjà signé des joueurs pouvaient les conserver, et ceux-ci ne pouvaient donc pas être choisis.

Malgré cela, les Canadiens réussirent à mettre la main sur le joueur qui eut la carrière la plus marquante de cette édition, Pierre Bouchard, le fils d'Émile.

L’imposant défenseur a en tout disputé 489 matchs dans l’uniforme bleu blanc rouge et remporté cinq Coupes Stanley.

Après avoir terminé sa carrière avec les Capitals, il a été actif dans les médias pendant de nombreuses années, en plus de travailler sur sa ferme à Verchères.

Mention honorable: Mike Komisarek

Gardien : Carey Price (5e, 2005)


Seulement cinq gardiens ont été repêchés au premier tour au fil des ans et parmi eux, Carey Price est un incontournable.  Malgré une saison décevante, il demeure qu’il est la pierre angulaire de l’équipe.  Ainsi va Carey, ainsi vont les Canadiens.

Il compte à son palmarès un Vézina (meilleur gardien), un Hart (joueur le plus utile à son équipe), une Coupe Calder (Ligue américaine) et l’or olympique.

Mention honorable: Michel Larocque