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dimanche 13 juillet 2025

Les Nordiques fouillent dans le bac de liquidation




Lors de mon récent billet au sujet de George Armstrong, j’ai mentionné que son passage comme dépisteur-chef chez les Nordiques s’est terminé avec un bilan mitigé. Si certains choix furent judicieux, il demeure que son départ coïncide à peu près avec la descente aux enfers de l’équipe et qu’une des causes était le manque de relève.

Dans des cas semblables, on cherche des solutions pour boucher les trous, et devant le manque de ressources, on peut vouloir se rabattre sur les aubaines. C’est ce que Québec a fait à répétition et en voici quelques exemples.

D’abord, ma définition d’aubaine inclut principalement des joueurs réclamés au ballotage, obtenus contre des considérations futurs ou des joueurs autonomes en fin de parcours qui avaient déjà joué un bon nombre de matchs ailleurs dans la ligue ou dans la Ligue américaine. Je n’ai pas inclus des joueurs, même marginaux, impliqués dans des échanges importants ou des choix tardifs, puisque toutes les formations, bonnes ou mauvaises, en ont.

J’ai commencé ma recherche avec la saison 1987-88, la première de cinq où les Nordiques ont raté les séries. Il y en a eu d’autres dans les saisons précédentes (Wayne Babych, Bill Derlago), mais lorsque l’équipe est compétitive, on peut considérer qu’il s’agit d’une façon d’aller chercher de la profondeur et non un signe de désespoir.

1987-88

La saison commence en réclamant Stu Kulak au ballotage, qui avait joué un peu plus d’une cinquantaine de matchs avec les Canucks, les Oilers et les Rangers. L’expérience dura 14 matchs, avant qu’en décembre, celui qui avait mis fin à la carrière de l’espoir des Canadiens Jocelyn Gauvreau lors d’un match de la Ligue américaine ne soit expédié aux Jets contre Bobby Dollas.

Après 7 présences en séries consécutives, Québec en fut exclus, avec 69 points, 8 de moins que les Whalers.

1988-89

Pendant l’été, on signe Dean Hopkins. Après quatre saisons complètes avec les Kings, il a ensuite dû se contenter d’un seul match dans la LNH en six ans. Il fut rappelé à Québec en novembre pour cinq matchs, avant d’en jouer une centaine d’autres à Halifax, dans la Ligue américaine, en trois ans.

La glissade s’est poursuivie. Avec 61 points, il en manquait 18 pour rejoindre Hartford et la dernière place en séries.

1989-90

Les Nordiques utilisèrent encore le repêchage intra-ligue, alors qu’ils réclamèrent le gros ailier Greg Adams (l’un des deux Greg Adams qui jouaient dans la LNH à cette époque). Celui-ci joua 7 matchs dans leur uniforme avant d’être échangé aux Wings au mois de décembre. Il prit le chemin de Détroit avec Robert Picard, alors que Tony McKegney fit le trajet inverse.

Quelques jours avant cet échange, Québec avait réclamé le premier choix du repêchage de 1983, Brian Lawton, que les Whalers avaient rendu disponible après avoir tombé en défaveur de l’entraîneur Rick Ley. Michel Bergeron, qui l’avait déjà dirigé à New York, espérait le voir surmonter la pression qui venait avec son rang de sélection et permettre à son talent d’éclore.

Son séjour à Québec n’a duré que 14 matchs. Lawton trouvait déprimant de se rendre au Colisée, où les Nordiques connaissaient la pire saison de leur histoire. Refusant d’être rétrogradé à Halifax, il demanda à l’équipe de racheter son contrat. Boston tenta ensuite sa chance en l’embauchant. San Jose sera ensuite son dernier arrêt dans la grande ligue.

Malgré le retour de Bergeron derrière le banc, les résultats de l’équipe furent atroces, avec 31 points.

1990-91

Après avoir vu l’équipe atteindre le fond du baril, la nouvelle administration (Pierre Pagé et Dave Chambers) fut particulièrement active dans sa pêche parmi les restes des autres. Québec réclama trois des huit joueurs laissés sans protection qui trouvèrent preneur.

Le robuste Wayne Van Dorp fut soutiré aux Blackhawks. L’ancien cinquième choix au total Shawn Anderson, que Pagé et Chambers connaissaient, sortit de Buffalo pour revenir dans sa province d'origine. Finalement, le vétéran Aaron Broten dut quitter son Minnesota natal.

Van Dorp prit part à ses 28 derniers matchs dans la LNH, répartis sur deux ans. Il dut être opéré à l'épaule.  Pierre Pagé réclama une enquête de ligue, arguant que Chicago était au courant de la situation mais qu'ils l'avaient cachée.  Anderson joua 31 parties avant d’être échangé aux Jets l’année suivante, contre Sergeï Kharin (qui ne porta jamais l’uniforme fleurdelysé). Broten demeura à Québec pendant un mois et demi pour 20 matchs, avant de suivre Lucien Deblois et Michel Petit à Toronto, dans un échange qui apporta deux choix de 2e ronde et Scott Pearson aux Nordiques.
 
Si le total de points, 46, fut un peu mieux, les Nordiques prirent tout de même encore le dernier rang de la ligue.

1991-92

En 1991, on sélectionna Eric Lindros. Espoir! Mais comme celui-ci refusa de se rapporter, Il y eut une grande déception.

Pendant l’été, le vétéran Doug Smail a signé un contrat comme joueur autonome. Il participa à 46 matchs au cours de l’année.

En novembre, Pierre Pagé alla chercher au ballotage Don Barber, qu’il avait dirigé au Minnesota. Les North Stars l’avaient toutefois depuis échangé aux Jets, en retour de… Doug Smail. Il ne joua que 2 matchs avec les Nordiques, avant d’être rétrogradé à Halifax. En mars, il fut échangé aux Sharks contre Murray Garbutt, qui n’atteignit jamais la Ligue nationale.

Deux semaines auparavant, Pierre Pagé avait obtenu John Tonelli, en fin de carrière et qui ne s’entendait pas avec son entraîneur Mike Keenan, contre des considérations futures que les Blackhawks n’ont en bout de ligne jamais reçues. La semaine suivante, Pagé a encore utilisé le ballotage, pour acquérir cette fois Gino Cavallini des Blues. Dans les deux cas, ils furent heureux de se retrouver avec une équipe où ils avaient plus de chances de jouer.

Le total de 52 points montrait encore une légère amélioration, mais il en résulta une avant-dernière place, puisqu’une équipe d’expansion, les Sharks, fut devancée par Québec.

1992-93

On réussit enfin à échanger Lindros, contre plusieurs joueurs, ce qui apporta des renforts plus que bienvenus.

Au camp, il n’y avait plus vraiment d’espace pour Smail, qui alla signer avec les nouveaux Sénateurs et Tonelli, qui prit sa retraite. Seul Cavallini revint pour une autre année, avant de se rediriger vers l’IHL, puis l’Europe.

Ça n’empêcha toutefois pas Pierre Pagé d’obtenir Tim Hunter du nouveau Lightning contre des considérations futures qui deviendront Martin Simard (qui joua 7 matchs avec Tampa Bay). Hunter joua 48 matchs avant d’être soumis au ballotage et réclamé par Vancouver.

La situation débloqua finalement, avec une somme de 104 points et un retour en séries. Les Nordiques furent toutefois éliminés en première ronde par les Canadiens, en direction vers la Coupe Stanley.

1993-94

Malgré la progression nette de l’équipe en saison régulière (qui fut par contre suivie d’une élimination hâtive en séries), Pierre Pagé tenta tout de même sa chance en signant Iain Fraser, un lointain choix de 12e ronde des Islanders qui était parvenu à jouer 7 matchs dans la LNH en trois ans dans la Ligue américaine. Fraser était un coéquipier d’Eric Lindros chez les Generals d’Oshawa lorsqu’ils ont remporté la Coupe Memorial en 1990.

Il signa également Chris Lindberg, qui avait joué 79 matchs en deux ans avec Calgary, après avoir remporté une médaille d’argent avec l’équipe olympique canadienne à Albertville.

L’expérience a donné de bons résultats avec Fraser, qui a joué 60 matchs et obtenu 37 points. Toutefois, l’arrivée de Peter Forsberg au sein d’une ligne de centre déjà bien garnie a laissé Fraser à l’écart la saison suivante. N’ayant toujours pas joué, Pierre Lacroix l’envoya à Dallas au mois de janvier. Il reçut en retour un choix de 7e ronde, qui devint tout de même Dan Hinote, qui eut une belle carrière, mais au Colorado. Fraser ne joua par la suite qu’une poignée de matchs avec les Stars, les Oilers, les Jets et les Sharks, avant de prendre le chemin de l’Europe.

Dans le cas de Lindberg, il joua 37 matchs, avant de lui aussi mettre le cap sur l’Europe.

L’équipe régressa, terminant avec 76 points, et rata les séries. Pierre Pagé quitta.

1994-95

À leur dernière année à Québec, Pierre Lacroix, maintenant directeur-général, n’a pas vraiment eu recours à cette stratégie.

En bout de ligne, en 7 ans, 14 joueurs ont été récupérés. Ils ont joué un total de 416 matchs (une moyenne de 29,7 chacun). Si on peut parfois faire des trouvailles de cette façon, lorsque c’est fait à répétition, ça donne une impression de désespoir.

De plus, cette période correspond également au moment où les joueurs soviétiques devenaient disponibles. Les équipes à court de solution ont évidemment tenté d’y trouver un raccourci et les Nordiques ont fait partie du lot. Ils ont eu de bons résultats avec Valeri Kamensky, Alexeï Gusarov et Andreï Kovalenko. Ils auraient aussi bien aimé signer Vyacheslav Bykov, mais celui-ci a préféré la Suisse. Quant à Sergeï Mylnikov, disons que l’expérience a été moins heureuse…

Tout ça pour dire qu’il y avait à ce moment beaucoup de trous dans l’alignement…

Sources :

″Kulak : Pas un inconnu…″, 6 octobre 1987, Le Soleil, page S12,

″Madden a tenu parole″ de Kevin Johnston, 3 octobre 1989, Le Soleil, page S2,

″Lawton atterrit chez les Nordiques″ de Kevin Johnston, 2 décembre 1989, Le Soleil, page S3,

″À quatre matchs de son 250 000$″ d’Yves Poulin, 8 février 1990, Le Soleil, page S5,

″«Nous les voulions à tout prix» - Pierre Pagé″ de Kevin Johnston, 2 octobre 1990, Le Soleil, page S2,
 
″Pagé réclame une enquête de la LNH″ d’Yves Poulin, 30 novembre 1990, Le Soleil, page S4, 
 
″«J’ai hâte de me joindre à un jeune club talentueux» - Smail″ de Maurice Dumas, 31 août 1991, Le Soleil, page S4,

″John Tonelli acquis par les Nordiques″, 19 février 1992, Le Soleil, page S7,

″Don Barber, repêché par les Nordiques″, PC, 13 novembre 1991, Le Soleil, page S3,

″«J’ai bondi de joie» - Cavallini″, PC, 28 février 1992, Le Soleil, page S2,

″Transaction mineure″, 8 mars 1992, Le Soleil, page S2,

″73 joueurs au camp des Nordiques″ de Kevin Johnston, Le Soleil, 1er septembre 1992, page S6,

″Iain Fraser s’en va chez les Stars″ de Kevin Johnston, Le Soleil, 1er février 1995, page S3,

hockeydb.com, hockey-reference.com.

mercredi 7 mai 2025

Le repêchage intraligue - 2e partie


 

 

Comme vu dans la première partie, le repêchage intraligue d'origine exista de 1952 jusqu'à sa dissolution en 1975. Durant ces presque 25 ans, on pouvait dire que, malgré ses ratés, le repêchage avait quand même réussi sa mission qui était d'équilibrer les forces en présence dans la LNH. Grâce à ce repêchage, des joueurs comme Gerry Cheevers, Vic Hadfield et Tony Esposito ont grandement aidé les organisations les ayant choisi, tandis que plusieurs autres pièces de rechange et joueurs de soutien ont aussi contribué.

Cependant, à partir des années 70, l'intérêt des dirigeants envers cette pratique avait drastiquement diminué. C'était particulièrement causé par le mauvais climat avec les récentes expansions et la présence de l'AMH depuis 1972, elle qui soutirait plusieurs joueurs de la LNH par ses gros salaires. Prendre le risque de choisir un joueur pour possiblement le perdre lors d'une expansion ou au profit de l'AMH était très risqué. Il y avait également le prix des compensations monétaires qui en refroidissait plusieurs, alors qu'il était désormais fixé à 40,000$ par sélection. La date du repêchage fut également déplacée du mois de juin au début de la saison, après les camps d'entraînement, mais sans grand effet.

Mais, suite à sa dissolution, il y avait toujours des problèmes de disparité à travers la ligue avec quelques super-puissances mais plusieurs clubs en difficulté, autant financières qu'au niveau hockey.  

Donc, en 1977, alors que les négociations d'une fusion avec l'AMH avaient déjà commencé, on décida de ramener le repêchage intraligue sous une deuxième forme. Si auparavant il s'appelait le «intra-league draft», il serait désormais nommé le «waiver draft» ou en français le «repêchage au ballotage». Cependant, en français on garda la plupart du temps l'appellation «repêchage intraligue». 

Désormais, il n'y aurait plus de compensation fixe de 40,000$. Il y aurait toutefois une compensation à échelle, basée sur l'âge et l'expérience du joueur. La compensation à payer pour un jeune joueur serait plus dispendieuse qu'un vétéran en fin de carrière, ce qui avait pour but de décourager les équipes à vider les espoirs d'une autre équipe et en même temps d'encourager ces équipes à trouver une place à des joueurs vétérans. Il y avait également le retour d'une règle en fonction dans les dernières années de l'ancien repêchage, soit que si tu sélectionnais un joueur, tu devais ajouter un nouveau joueur sur ta liste de joueurs non-protégés. À partir de 1986, la première ronde du draft serait exclusivement réservée aux clubs ayant raté les séries.

Donc le repêchage intraligue revint en scène en 1977, et comme les premières années de l'ancien draft, ce fut assez timide alors que seulement 3 joueurs furent sélectionnés; Dave Forbes, Wayne Thomas et Paul Woods. 

Mais le cas de Paul Woods est intéressant. Ce sont les Canadiens qui perdirent ce jeune attaquant deux fois champion de la coupe Calder avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse au profit des Red Wings. Cependant, ces derniers durent dépenser 50 000$ pour sa sélection. Pour leur part, Forbes et Thomas n'exigèrent qu'une compensation de 12,500$.

Le repêchage intraligue était donc de retour pour de bon, à l'exception de 1979 où il fut annulé suite à la fusion avec l'AMH et en 1991 avec l'arrivée compliquée des Sharks de San Jose...

Cependant on ne vit pratiquement plus aucun changement majeur aussi marquant que les Cheevers, Esposito ou Hadfield du premier repêchage intraligue. 

Le repêchage intraligue 2.0 perdura jusqu'en 2003. Il n'eut évidemment pas lieu lors de l'arrêt des activités en 2004-05 et il fut ensuite éliminé suite à la nouvelle convention collective découlant du lock-out.

Voici les principales acquisitions et histoires intéressantes qu'on a pu noter au cours des décennies suivantes. Vous allez voir qu'il s'agit souvent de joueurs vedettes notables qui n'étaient plus désirés dans leur ancienne équipe ou qui étaient au bout du rouleau. Mais on a quand même pu voir quelques instances où il s'agissait de très bonnes acquisitions.

Pierre Bouchard, réclamé des Canadiens par les Capitals en 1978.

Irv Grundman, le DG des Canadiens, n'avait pas de place pour garder Bouchard mais désirait conserver ses services. Il fit donc un marché avec les Caps selon quoi si les Capitals sélectionnaient Bouchard, il leur enverrait le jeune prospect Rod Schutt, vedette des Voyageurs dans l'AHL. La sélection et l'échange eurent lieu (seulement 2 500$ de compensation pour Montréal) mais la ligue annula cette transaction, car il était toujours illégal d'échanger un joueur obtenu lors de ce repêchage durant la saison en cours. Bouchard ne voulait pas jouer à Washington et ne joua qu'un match avec eux avant de prendre sa retraite. Il se ravisa toutefois la saison suivante et joua 3 autres saisons dans l'organisation des Caps. 

Yvon Lambert, réclamé des Canadiens par les Sabres en 1981

Un autre glorieux déchu, Lambert joua une saison avec les Sabres et ensuite deux autres avec leur club-école de Rochester où il remporta la coupe Calder en 1983.

Serge Savard, réclamé des Canadiens par les Jets en 1981.

Un autre signe de la fin de la dynastie des glorieux des années 70 avec Serge Savard qui prit le chemin de Winnipeg. Il y joua deux saisons avant de revenir comme DG à Montréal.

Carol Vadnais, réclamé des Rangers par les Devils en 1982.

Après avoir été réclamé du Canadien par les Seals en début de carrière, Carol Vadnais retourna de nouveau par voie du repêchage intraligue à l'autre équipe faible du moment. Il refusa initialement de se rapporter avec les Devils mais fut ensuite convaincu par l'équipe de signer un nouveau contrat. Les Devils le libérèrent toutefois après une seule saison et il prit sa retraite.

Wayne Babych, réclamé des Blues par les Penguins en 1984.

Bob Bourne, réclamé des Islanders par les Kings en 1986.

Clark Gillies, réclamé des Islanders par les Sabres en 1986.

 

Un autre signe d'une autre dynastie qui s'éfrite avec Bob Bourne et Clark Gillies, des membres importants des coupes Stanley de 1980 à 1983, qui quittèrent tous les deux les Islanders en 1986. Les Islanders post-dynastie furent vraiment mal gérés c'est le moins qu'on puisse dire. Ils avaient également perdu Dave Langevin en 1985, tandis que Bob Nystrom prit sa retraite en 1986. Mike Bossy et Denis Potvin prirent leurs retraites également dans les deux années suivantes. Perdre autant de bons joueurs sans rien recevoir en retour, si ce n'est que de maigres compensation financières de 2,500$ par joueur...

Wilf Paiement, réclamé des Rangers par les Sabres en 1986.

Charlie Simmer, réclamé des Bruins par les Penguins en 1987.

Reijo Ruotsalainen et Risto Siltanen, réclamés par les Devils en 1987.

Comme moi, les Devils étaient fascinés par ces deux défenseurs finlandais et profitèrent de ce repêchage pour obtenir leurs droits des Oilers et des Nordiques respectivement. Mais seulement Ruotsalainen joua quelques matchs au New Jersey, tandis que Siltanen retourna jouer en Europe par la suite.

Brad Marsh, réclamé des Flyers par les Maple Leafs en 1988.

Wayne Van Dorp, réclamé des Blackhawks par les Nordiques en 1990.


Pas vraiment notable, mais Van Dorp a quand même coûté 50 000$ aux Nordiques... L'homme fort joua seulement 4 matchs au début de la saison 1990-91 avant se devoir se faire opérer à l'épaule et rater le reste de la saison. Apparement que les Blackhawks savaient pour l'état de Van Dorp et que ce fut la raison de son placement au ballotage. Le DG Pierre Pagé tenta de réclamer une enquête de la LNH à ce sujet mais rien n'aboutit au final. Van Dorp joua ensuite seulement 24 matchs en 1991-92, ses derniers dans la LNH, avant de terminer sa carrière deux ans plus tard dans les mineures.

Mario Marois, réclamé des Nordiques par les Blues en 1990.

Bob Bassen, réclamé des Blackhawks par les Blues en 1990.

Une très bonne acquisition sous le radar ici car Bassen sera un des joueurs favoris de la foule à St.Louis.

Norm Maciver, réclamé des Oilers par les Sénateurs en 1992.

Ici j'avais quelque peu oublié que Maciver n'avait pas été réclamé lors du repêchage d'expansion mais plutôt au repêchage intraligue. Il termina la saison inaugurale des Sénateurs au premier rang des pointeurs de l'équipe.

Igor Larionov, réclamé des Canucks par les Sharks en 1992.

Malgré que Larionov avait obtenu des bonnes stats à Vancouver et qu'il avait pris Pavel Bure sous son aile, son contrat de trois saisons était terminé et plutôt que de l'échanger ou de le resigner, les Canucks le laissèrent sans protection au profit des Sharks. Il décida de jouer une saison en Suisse en 1992-93 avant de revenir dans la LNH avec les Sharks en 1993-94.

Doug Brown, réclamé des Penguins par les Red Wings en 1995. 

Craig Billington, réclamé des Panthers par l'Avalanche en 1996.

Une solide acquisition sous le radar. Billington sera l'adjoint principal de Patrick Roy pendant trois saisons. Il jouera ensuite 4 autres saisons avec les Capitals.

Robert Lang, réclamé des Penguins par les Bruins en 1997.

Ici c'était un chapitre bizarre de la carrière de Robert Lang. Libéré par les Kings après la saison 95-96, Lang joua un an en Europe avant de revenir dans la LNH comme agent libre avec les Penguins. Cependant, les Penguins le perdirent au repêchage intraligue au profit des Bruins. Cependant, il ne joua que 3 matchs à Boston avant d'être placé au ballotage. Les Penguins le rapatrièrent et il y joua ensuite pendant 6 saisons, durant lesquelles il devint finalement un joueur d'élite.

Chris Osgood, réclamé des Red Wings par les Islanders en 2001.

Probablement l'acquisition du repêchage intraligue 2.0 la plus majeure alors que Osgood était parmi les meilleurs gardiens de la ligue. Mais ayant mis la main sur LE meilleur gardien avec Dominik Hasek durant l'été 2001, les Red Wings tentèrent sans succès d'échanger Osgood. Ils durent finalement se résoudre à le laisser sans protection. J'imagine qu'ils ne voulaient pas le laisser croupir dans l'attente ou le reléguer comme numéro deux. 

Alors pour services rendus, il put quitter pour Long Island. Après une saison et demie avec les Islanders (qu'il aida à retourner en séries) et une autre avec les Blues, il revint à Détroit en 2005-06 comme agent libre. Il se retrouva éventuellement en tandem avec Hasek, qui fit également un retour à Détroit en 2006-07. Osgood fut le partant de confiance des Wings pour une dernière coupe en 2008.

Stéphane Robidas, réclamé du Canadien par les Thrashers en 2002.

Francis Bouillon, réclamé du Canadien par les Predators en 2002.

Le premier aller-retour Nashville/Montréal de Francis Bouillon. Ce fut toutefois très court. Après seulement 4 matchs, il fut placé au ballotage et rapatrié à Montréal. Il resigna toutefois comme agent libre avec les Predators en 2009 et y joua trois saisons. Il revint ensuite à Montréal comme agent libre en 2012.

 

Steve Bégin, réclamé des Sabres par le Canadien en 2003.


Un petit cadeau pour finir avec la seule bonne acquisition du Canadien dans l'histoire de ces deux repêchages. En fait, l'équipe était plutôt habituée d'être de l'autre côté de l'équation avec des joueurs de talent en trop qui vont dans l'autre sens. Mais pour cette dernière édition du repêchage intraligue en 2003, l'équipe fit l'acquisition du valeureux Steve Begin qui deviendra un joueur culte à Montréal. 


Sources:
Pagé réclame une enquête à la LNH, Le Soleil, 30 novembre 1990
Historical hockey stats and trivia

vendredi 2 mai 2025

Le repêchage Intraligue


 


Lors du texte de Chris Joseph que j'ai publié l'autre jour, j'ai mentionné que ce dernier avait été réclamé à plusieurs reprises au repêchage intraligue durant sa carrière, soit 3 fois, ce qui est probablement un record. Mais pour vous plus jeunes lecteurs, vous ignorez peut-être ce qu'était le repêchage intraligue. Même moi je ne savais pas exactement en quoi ça consistait exactement. Dans le passé, j'ai déjà parlé du repêchage supplémentaire, alors dans la même veine voici l'histoire de ce repêchage particulier et vestige du passé qu'est le repêchage intraligue.

Les origines du repêchage intraligue remontent à 1952. La LNH se retrouvait alors en pleine ère «Original 6» où il y avait peu d'équipes mais beaucoup de disparité entre les clubs, ce que mon collègue keithacton surnomme «la ligue à deux vitesses». Afin d'aider à équilibrer les clubs en place, l'idée de ce repêchage fut implantée.

Les principales règles initiales furent les suivantes:

  • Le repêchage avait lieu une semaine avant le début de la saison.
  • Chaque équipe pouvait protéger 20 patineurs et 2 gardiens.
  • Pour chaque sélection d'un joueur non-protégé, l'équipe devait payer 10 000$ à l'ancien club.
  • Le joueur ne pouvait pas être échangé ou prêté à un autre club durant la saison, à l'exception du ballotage.
  • L'ordre des sélections était l'inverse des positions finales au classement de la saison précédente.
  • Tous les joueurs en bas de 22 ans n'ayant pas joué au moins 4 matchs dans la ligue étaient exclus.

Mais lors de la première séance du repêchage intraligue le 5 octobre 1952, un jour avant le match des étoiles, aucune équipe ne fit de sélection. Un mauvais départ pour cette initiative de la ligue.

Des amendements eurent lieu lors des saisons suivantes, abaissant d'abord le nombre de patineurs protégés à 18 et le montant réclamé monta à 15 000$. L'âge et le nombre de matchs minimum furent aussi éventuellement laissés de côté.

Mais encore une fois, aucune équipe n'exerça cette option lors du repêchage de 1953.

John McCormack
 

Ce n'est qu'en 1954 qu'on vit finalement de l'action lorsque les Blackhawks sélectionnèrent l'attaquant John McCormack du Canadien. McCormack était un joueur de soutien du CH depuis quelques saisons et ne jouera qu'une seule saison à Chicago et finira sa carrière en 1956 dans les mineures. À noter que lors de ce repêchage, Elmer Lach était aussi disponible chez le CH. Ce dernier a toutefois pris sa retraite avant la saison.

On était donc encore loin de voir quelque chose de spectaculaire avec ce repêchage...

Si bien qu'en 1955, la rencontre entre les dirigeants fut même annulée à la demande générale, devant le peu de choix disponibles chez les joueurs...

Il fut ensuite décidé qu'il était mieux de procéder à ce repêchage en juin lors du rendez-vous annuel des dirigeants. Et ça commença peu à peu à lever. En 1956, on assista à deux sélections, soit Larry Cahan (des Maple Leafs aux Rangers) et Tom McCarthy (des Rangers aux Red Wings).

En 1957, on assista à 5 sélections et finalement des joueurs notables comme Larry Hillman (des Red Wings aux Blackhawks) et Bronco Horvath (des Canadiens aux Bruins). Hillman connaîtra une longue carrière tandis que Horvath connaitra deux saisons de 30 buts avec les Bruins.

Je ne vais pas résumer chaque année en détail mais voici les principales acquisitions d'importance lors des années suivantes. Vous allez voir que l'on commença à voir de plus en plus de sélections qui auront effectivement aidé à balancer les pouvoirs en place.

Bert Olmstead

Bert Olmstead réclamé du Canadien par les Maple Leafs en 1958
Après sa 8e saison à Montréal, les docteurs dirent à Olmstead qu'il ne restait plus de force dans ses genoux et qu'il devrait contempler la retraite. Suite à ce diagnostic, les Canadiens le laissèrent donc sans protection. Il joua quand même 4 autres saisons avec les Leafs, remportant une dernière coupe en 1962. 

Al Arbour réclamé des Red Wings par les Blackhawks en 1958
Arbour fit partie de l'équipe championne des Hawks en 1961. Il repassa par le même repêchage à l'automne suivant, et fut cette fois-ci réclamé par les Leafs où il gagna deux autres coupes.  

Jean-Guy Gendron réclamé des Rangers par les Bruins en 1958
Jean-Guy Gendron, futur joueur et entraîneur des Nordiques dans l'AMH, fut lui aussi un membre constant du repêchage intraligue, passant à deux autres équipes au courant des années suivantes.   

Ted Green réclamé du Canadien par les Bruins en 1960
Jeune défenseur dans le système du Canadien, Green sera longtemps membre de la brigade défensive et de la montée en puissance des Bruins avec qui il remportera la coupe en 1970 et 1972. Il fit ensuite le saut dans l'AMH avec les Whalers, où il fut nommé comme premier capitaine de l'équipe et les menant au premier championnat de l'AMH.


Vic Hadfield

Vic Hadfield réclamé des Blackhawks par les Rangers en 1961
Hadfield n'avait encore jamais joué avec les Blackhawks avant sa sélection. Il deviendra un des meilleurs joueurs de l'histoire de la franchise, obtenant au passage une saison de 50 buts en 1971-72. Il sera également capitaine de 1971 à 1974. Son numéro 11 (le même que Mark Messier) fut retiré par l'équipe en 2018.   

Gary Bergman réclamé du Canadien par les Red Wings en 1964
Bergman sera un solide pilier de la défense des Red Wings jusqu'en 1973. Il fera également partie de l'équipe de la série du siècle en 1972.  

Dickie Moore réclamé du Canadien par les Maple Leafs en 1964
En fin de carrière, Moore jouera seulement une saison à Toronto avant de prendre sa retraite mais fera un comeback d'une saison avec les Blues en 1967.  

Terry Sawchuk réclamé des Red Wings par les Maple Leafs en 1964
En 1964, on vit un mouvement majeur alors que les Red Wings laissèrent le légendaire Terry Sawchuk non-protégé. Il passa alors aux Maple Leafs et les aida grandement lors de la conquête de 1967.

Gerry Cheevers
 

Gerry Cheevers réclamé des Maple Leafs par les Bruins en 1965
Un autre mouvement d'importance chez les gardiens avec l'acquisition de Cheevers en 1965. Il jouera deux saisons dans les mineures mais deviendra numéro un de l'équipe jusqu'en 1980 suite à la sélection de Bernard Parent par les Flyers à l'expansion de 1967. 

Pat Stapleton réclamé des Bruins par les Blackhawks en 1965 
Stapleton avait d'abord été lui-même obtenu au repêchage intraligue des Blackhawks en 1961. Mais 4 ans plus tard il retourna à Chicago par le même procédé. Il sera un rouage important de l'équipe pendant 8 saisons.

Carol Vadnais réclamé des Canadiens par les Seals de Californie en 1968
En surplus de talent à Montréal, Vadnais devint disponible et deviendra le meilleur défenseur de la faible franchise des Seals pendant quelques saisons.

Jacques Plante réclamé des Rangers par les Blues en 1968
En retraite depuis qu'il ne voulait plus jouer avec les Rangers, ces derniers acceptèrent finalement de le libérer et utilisèrent le repêchage intraligue pour finalement s'en débarrasser. Plante aida les Blues à retourner en finale et jouera jusqu'en 1975 dans l'AMH avec les Oilers.

Tony Esposito réclamé des Canadiens par les Blackhawks en 1969
Une autre acquisition d'importance du repêchage intraligue, probablement la meilleure en fait. Également en surplus de talent au niveau des gardiens, le CH n'avait pas le choix de laisser Esposito disponible. Il gagnera le trophée Calder en 1970 ainsi que trois trophées Vézina. Son numéro 35 fut retiré par les Hawks et il fut élu au temple de la renommée en 1988.

À noter qu'à partir de 1966, les équipes perdant le joueur avaient l'option de réclamer un joueur de l'autre équipe au lieu de prendre le montant d'argent, qui était désormais de 20,000$. Les Canadiens obtinrent alors le gardien Jack Norris, qui ne jouera qu'une saison dans le système des mineures du CH.

Dean Prentice réclamé des Red Wings par les Penguins en 1969
Joueur de longue date des Rangers, Bruins et Red Wings, Prentice avait encore quelques bonnes saisons à donner. Il jouera 2 saisons à Pittsburgh et 3 autres au Minnesota, amassant au final 391 buts et 860 points en 1378 matchs.

René Robert

René Robert réclamé des Maple Leafs par les Penguins en 1971
Un fait que j'ignorais totalement était le bref passage de Robert avec les Penguins (?). Mais oui, il joua d'abord 49 matchs à Pittsburgh en 1971-72 avant d'être échangé aux Sabres (en retour de Eddie Shack) et de devenir membre de la fameuse «French Connection».

Le repêchage intraligue dura ensuite jusqu'en 1975. Les précédentes expansions et le surplus d'équipes firent en sorte qu'il n'y avait plus beaucoup de joueurs intéressants et donc moins de sélections. Il y a toujours Tim Horton qui passa des Penguins aux Sabres en 1972 mais à part ça, rien de majeur. Également les compensations financières faisaient reculer plusieurs équipes en difficulté financière. D'ailleurs, les Penguins ne purent participer à la dernière séance de 1975 puisqu'ils étaient alors techniquement en faillite avant de redresser la barque.

Le repêchage intraligue fut ensuite ressuscité en 1977 avec quelques modifications, ce que nous verrons dans une deuxième partie.

lundi 16 janvier 2023

Joueur oublié des 90's #71 - Mikael Andersson

 

Il y a souvent de ces joueurs que je croise comme joueurs potentiels pour cette série mais qui me frustrent car je n'arrive pas à trouver un angle intéressant pour parler d'eux. Le genre de joueur qui était «juste là», qui n'était pas une vedette ni un joueur controversé, mais que j'ai quand même 60 fois ses cartes dans ma collection et qui continue ainsi de me gosser jusqu'à temps que je me décide à écrire sa bio, quitte à ce que ce soit plate comme dans le cas de Dan Plante...

Bref.

Mikael Bo Andersson est né le 10 mai 1966 à Malmö en Suède. Son père, Ronny Andersson, évoluait comme gardien dans diverses équipes du système suédois dans les années 50 et 60.

Rapide et agile patineur de 5'10'' et 180 livres, Mikael évolua dans le système du club Västra Frölunda IF à partir de 1981-82 et fut plus tard nommé joueur junior de l'année en Suède en 1983-84, suite à quoi l'entraîneur et DG Scotty Bowman des Sabres de Buffalo en fit son choix de première ronde (18e au total) au repêchage de 1984. 

Après une autre saison en Suède, Andersson fit ses débuts dans l'organisation des Sabres durant la saison 1985-86, partageant son temps entre Buffalo et le club-école de l'équipe, les Americans de Rochester. Il aida ces derniers à remporter la coupe Calder de 1987, en compagnie de nul autre que mon avatar, Ray Sheppard, également un choix des Sabres lors de ce même repêchage de 1984.

Andersson en laissa toutefois plusieurs sur leur faim à Buffalo, peinant à percer l'alignement et en marquant très peu de buts. De nombreuses blessures furent une des raisons de ce mécontentement mais il était surtout perçu comme un des nombreux échecs de Bowman au repêchage chez les Sabres, surtout en ce qui concernait les joueurs européens. 

D'ailleurs, durant son règne à Buffalo, endroit où il a eu le moins de succès durant sa longue carrière, les seuls bons coups de Bowman en première ronde furent davantage avec des joueurs américains comme Phil Housley (1982) et Tom Barrasso (1983), et aussi avec la sélection de Dave Andreychuk lors de la même année qu'Housley. 

Sinon voici les autres choix de première ronde de l'équipe durant cette période, jusqu'au départ de Bowman durant la saison 1986-87.

• Steve Patrick (1980 - 20e au total)
Jiri Dudacek  (1981 - 17e)
• Paul Cyr (1982 - 9e)
• Normand Lacombe (1983 - 10e)
• Adam Creighton (1983 - 11e)
• Mikael Andersson (1984 - 18e)
• Calle Johansson (1985 - 14e)
• Shawn Anderson (1986 - 5e)

Donc oui ce n'était pas très reluisant, outre les sélections de Housley, Andreychuk et Barrasso. Il y avait quand même Calle Johansson qui était un pas pire joueur, mais il ne joua que très peu à Buffalo, étant échangé aux Capitals en 1988.

Bref, Mikael Andersson était un de ces «flops» au repêchage pour les Sabres, du moins à ce qu'on peut s'attendre d'un choix de première ronde. Donc après n'avoir pu jouer que 99 matchs en 4 saisons avec le grand club (seulement 4 buts et 33 passes au total) et passant le reste du temps dans les mineures ou sur la liste des blessés, Andersson fut réclamé par les Whalers de Hartford au repêchage intra-ligue au début du mois d'octobre 1989.


Hartford fut immédiatement un meilleur fit pour Andersson alors qu'il obtint un respectable 13 buts et 24 passes pour 37 points en 50 matchs durant cette saison 89-90. Il rata toutefois encore plein de matchs à cause de blessures. 

En fait, j'ai essayé de comprendre la nature et l'étendue de ces blessures durant sa carrière. Voici quelques rapports de ces blessures que j'ai piqué sur le superbe site Hockey Draft Central:

  • Missed part of 1986-87 season with sprained ankle, an injury suffered in Buffalo's March 3, 1987, game at Philadelphia. He did not return until Buffalo's March 22, 1987, game vs. Detroit. 
  • Missed remainder of 1987-88 regular season and start of 1988 playoffs with twisted ankle, an injury suffered during Buffalo's March 27, 1988, game vs. Detroit. He did not return to action until Game 6 of Buffalo's first-round playoff series vs. Boston on April 14, 1988
  • Missed part of 1988-89 season with sprained neck and shoulder, an injury suffered during Buffalo's Dec. 31, 1988, game vs. Philadelphia. While he was out with the injury, he was demoted to Rochester (AHL) and was not back in the NHL until March 1, 1989
  • Missed part of 1989-90 season with bruised left knee, an injury suffered when he collided with Keith Crowder during Hartford's Dec. 13, 1989, game vs. Los Angeles. He did not return until Hartford's Dec. 26, 1990, game at Quebec.
  • Missed part of 1989-90 season with bruised ankle, an injury suffered when he was hit by Al MacInnis' slap shot during Hartford's Jan. 19, 1990, game vs. Calgary. He did not return to action until Hartford's Jan. 27, 1990, game vs. Chicago.
  • Missed part of 1989-90 season with re-aggravation of left knee injury that resulted in cartilage damage and a sprain, suffered during Hartford's Feb. 9, 1990, game vs. Vancouver. He did not return to action until Hartford's March 8, 1990, game vs. Toronto. He re-aggravated the injury in that game and missed another one before returning to action for Hartford's March 11, 1990, game vs. Boston.
  • Missed remainder of 1989-90 regular season with pulled right hamstring, suffered during Hartford's March 17, 1990, game at Calgary. He did not return until Game 1 of Hartford's first-round playoff series at Boston on April 5, 1990.
  • Missed remainder of 1990 playoffs with re-aggravation of hamstring injury, suffered during Game 5 of Hartford's first-round playoff series at Boston on April 13, 1990. 
  • Missed start of 1990-91 season with the flu, an illness contracted in October 1990. He did not make his 1990-91 regular-season debut until Hartford's Oct. 10, 1990, game vs. Buffalo. ...

 

Je me suis arrêté après ça, mais ça continuait longtemps.

Bref le gars était badlucké en mautadine... Ou juste vraiment fragile...

Donc si vous avez lu ce fascinant rapport médical, vous avez vu que c'était pas évident de le garder dans le line-up...

Durant sa deuxième saison à Hartford en 90-91 où il avait régressé avec seulement 11 points en 41 matchs, il fut récalé dans les mineures avec les Indians de Springfield où il termina la saison et où il remporta une deuxième coupe Calder. Il était très performant durant ces quelques matchs dans les mineures avec notamment une fiche de 10 buts en 18 matchs lors des séries. 

Fun Fact, il s'agissait de la deuxième coupe Calder d'affilée des Indians, malgré que le club avait totalement changé d'alignement entre les deux saisons (voir texte du 12 septembre 2010), le club étant passé d'une affiliation des Islanders aux Whalers.

Andersson put finalement jouer une saison complète dans la LNH et sans blessure majeure lors de la saison 1991-92, sa meilleure en carrière où en 74 matchs, il obtint 18 buts et 29 passes pour 47 points. 

Le timing était bon alors qu'il était désormais agent libre. Il signa ensuite avec la nouvelle franchise du Lightning de Tampa Bay pour leur saison inaugurale en 1992-93. 

Autre Fun Fact, il a la distinction d'avoir été le premier joueur du Lightning à marquer sur un tir de pénalité.

Drôle de poisson ce Robb Stauber... premièrement il lance son bâton sur le gars en échapée et ensuite il essaie de faire croire qu'il a fait l'arrêt sur le tir de pénalité. Y'A DES CAMÉRAS, MAN! C'est pas une ligue de garage...

Les saisons suivantes furent finalement stables pour Andersson, malgré qu'il n’amassa plus jamais autant de points et devint un joueur exclusivement confiné aux missions défensives. Il joua longtemps avec le Lightning, soit jusqu'en mars 1999 lorsqu'il fut échangé aux Flyers comme renfort pour la fin de la saison. Il débuta la saison suivante à Philadelphie mais fut échangé en cours de saison aux Islanders en retour de nul autre que Gino Odjick. 

EDIT: Coincidence ici que ce texte soit publié le lendemain de l'annonce du décès de Odjick. RIP Gino.

Énième Fun Fact, lors de son arrivée à Long Island, il put alors jouer avec son frère, Niklas Andersson, un ancien choix des Nordiques en 1989. D'ailleurs, le fils de Niklas, Lias Andersson, fut repêché par les Rangers en première ronde (7e au total) en 2017. Il appartient désormais aux Kings mais évolue toujours dans les mineures.

Lightning de Tampa Bay (1992-1999)

Islanders de New York (2000)

Niklas (parfois Niclas) Andersson, Nordiques de Québec (1989-1994)

 
Niklas et Mikael Andersson, Frolunda IF (2001-2003)

 

Donc après cette saison 1999-2000 partagée entre Philadelphie et New York, Mikael Andersson termina son parcours dans la LNH. Il retourna en Suède pour jouer trois saisons avec son ancien club de Frolunda en première division. Il prit sa retraite après un dernier championnat remporté avec Frolunda en 2003. Il était alors de nouveau réuni avec son frère Niklas, qui lui pour sa part revint dans sa patrie en 2001-02 et qui joua avec Frolunda jusqu'en 2011.

Après sa retraite comme joueur, Mikael Andersson retourna immédiatement à une valeur sûre durant sa carrière, le Lightning, comme dépisteur en Europe. Il occupe toujours ces fonctions à ce jour.

En 761 matchs dans la LNH, il aura récolté 95 buts et 169 passes pour 264 points.


Sources:
hockeydb
hockeydraftcentral
Greatest Hockey Legends
EliteProspects
Expressen.se

mercredi 6 juillet 2022

Jean-Guy Gendron






Jean-Guy Gendron est né le 30 août 1934 à Montréal. C'est comme gardien de but que Gendron débuta sur les surfaces glacées des rangs mineurs de l'est de Montréal. Il devint ensuite attaquant et, suite à un match de cinq buts de sa part, il fut remarqué par un dépisteur des Reds de Trois-Rivières de la ligue junior A du Québec. Joueur robuste, c'est à sa troisième saison avec les Reds que son talent offensif explose, récoltant 87 points en 54 matchs, cumulant également 179 minutes de pénalités. Cette performance lui vaut une invitation de 5 matchs pour la saison 1954-55 avec les Reds de Providence dans l'AHL. Gendron réussit alors à convaincre les dirigeants de le garder toute la saison. 

Avec les Reds de Trois-Rivières

Après avoir inscrit 39 points, dont 24 buts, en 47 matchs, il est remarqué par Sam Pollock, alors dépisteur et directeur du personnel hockey du Canadiens. Malheureusement, une blessure au poignet subit par Gendron fit achoppé une transaction qui aurait amené le montréalais au sein de son équipe d'enfance. Malgré tout, Gendron avait attiré l'attention d'autres équipes de la LNH. Les Rangers de New York firent son acquisition des Reds à la fin de la saison et Gendron se dirigea dans la "grosse pomme" pour la saison 1955-56. Les débuts dans la LNH à 21 ans fut un peu ardus pour Gendron, qui récolta 12 et 15 points à ces deux premières saisons, au sein d'une équipe de milieu de peloton. À sa troisième saison, il obtint 27 points (le même nombre qu'à ses deux premières saisons combinées), mais ça ne l'empêcha pas d'être sélectionné par les Bruins de Boston au repêchage intra-ligue en juin 1958. Il poursuivra son développement et sa progression, avec des saisons de 24 et 35 points, ce qui convainquit les dirigeants du Canadiens de faire son acquisition. Le 27 novembre 1960, ils envoyèrent André Pronovost aux Bruins en retour du Montréalais. 

Sous les ordres de Toe Blake, Gendron ne put faire mieux que 9 buts et 21 points en 43 matchs. De plus, après avoir remporté 5 coupes Stanley consécutives, le CH se fit éliminer en première ronde face aux éventuels champions, les Black Hawks. Lors du repêchage intra-ligue, les Canadiens ne le protègent pas et il est réclamé par les Rangers de New York. Il atteint encore la mi-vingtaine de points, avant de se faire réclamé une nouvelle fois au repêchage intra-ligue, encore une fois par les Bruins de Boston. Il disputa deux autres saisons à Boston, interrompues par un passage de 6 matchs avec les Reds de Providence dans l'AHL.

Les fabricants devaient manquer de place pour ajouter le Jean ...

Sans contrat à la fin de l'été 1964 (et n'étant pas sélectionné à un repêchage intra-ligue...), il s'aligne avec les As de Québec, toujours dans l'AHL. Il y retrouva une touche de marqueur, atteignant même 87 points en 1967-68, à égalité avec son coéquipier André Lacroix. C'est d'ailleurs au courant de cette saison que les nouveaux Flyers de Philadelphie firent des As leur club-école. Étant donc maintenant la propriété des Flyers, Gendron fit un retour dans la LNH lors d'un match cette saison. En 1968-69, maintenant âgé de 34 ans, lui et Lacroix faisaient désormais partie des Flyers pour toute la saison. Gendron fut même nommé assistant-capitaine. Il termina deuxième meilleur pointeur de son équipe, derrière Lacroix, avec 20 buts et 55 points. À la fin de la saison, il fut une fois de plus sélectionné lors du repêchage intra-ligue, par les Canadiens de Montréal. Voulant vraiment garder ses services, les Flyers en firent de nouveau son acquisition dès le lendemain, contre une somme d'argent. Il jouera trois autres saisons avec les Flyers, où ses performances allaient en diminuant. Il fut toutefois un mentor pour les futurs vedettes des "Broad Street Bullies", qui allaient soulever la coupe Stanley en 1974 et 1975.

Avec les As de Québec, Jean-Guy Gendron est à droite
En février 1972, alors que Gendron est toujours à Philadelphie, il est repêché par les nouveaux Sharks de Los Angeles, lors du premier repêchage de l'Association Mondiale de Hockey. Toutefois, il s'enlignait plutôt vers la retraite, pour s'occuper de sa carrière de golfeur et du "pro-shop" qu'il tenait. Cependant, le directeur-gérant des nouveaux Nordiques de Québec, Marius Fortier, le convainc de signer avec le nouveau club, après que Los Angeles aient enlevé son nom de le liste de négociations. Il y jouera ses deux dernières saisons en carrière. En tant qu'assistant-capitaine, son leadership ne put aider l'équipe à atteindre les séries éliminatoires. 

Suite à la démission de Jacques Plante, Gendron se fit ensuite convaincre d'être entraîneur-chef de ses anciens coéquipiers.  À sa première saison, l'équipe récolta 92 points et fut la deuxième meilleure de la ligue derrière les Aeros de Houston. Lors des séries éliminatoires, l'équipe se rendit en finale, où elle s'inclina contre ces mêmes Aeros, en 4 parties consécutives. À sa deuxième saison derrière le banc, les Nordiques obtinrent un meilleur résultat en saison avec 104 points et la troisième position au classement général. Malheureusement, ils furent éliminés au premier tour éliminatoire contre les Cowboys de Calgary.

Gendron décida alors de prendre sa retraite et de se consacrer à sa deuxième passion où il domine, le golf. Il y consacrait déjà ses étés depuis sa carrière de joueur. Il œuvra au niveau professionnel pendant un total de 37 ans, soient 16 de plus que sa carrière de joueur de hockey. Ayant appris les rudiments au club municipal de Montréal, il a longtemps été associé au club Bic de Rimouski et au club du Lac Saint-Joseph.

Il fit un retour derrière le banc d'une équipe de hockey en 1980, lorsqu'il fut nommé assistant-entraîneur du Rouge et Or de l'Université Laval. Il n'y sera qu'une saison.

Atteint de graves problèmes de vision ces dernières années, il a demandé l'aide médicale à mourir. Il est décédé le 30 juin dernier.

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