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mercredi 3 janvier 2024

Gloire et misère: Chicago



 


Chaque franchise de la LNH ayant connu des hauts et des bas, j'ai pensé analyser chaque franchise sous deux angles différents, soit ses années de gloire d'un côté (l'âge d'or) et ses années de misère de l'autre (l'âge de crotte), tout en omettant en grande partie de parler des années «normales». Bien sûr, on peut souvent retrouver plus d'un âge d'or ou âge de crotte. Et vous allez voir que parfois la «gloire» et la «misère» sont relatives selon l'équipe. Genre que je sais pas trop ce que ça va donner côté gloire pour les Blue Jackets, mais on verra rendu là.

J'ai en même temps établi quels ont été les différents «No man's land» de la LNH au cours des années, soient les pires endroits où on pouvait se retrouver comme joueur et/ou comme fan.

Aujourd'hui, on s'attaque aux Blackhawks. Un gros morceau.


Cliquez ici pour les chapitres précédents:
Anaheim, Arizona, Boston, Buffalo, Calgary, Caroline


Années de misère: 1927-28 à 1928-29

La franchise des Blackhawks fut créée en 1926 et comme base pour la nouvelle équipe, les dirigeants achetèrent l'entièreté des droits des joueurs des défunts Rosebuds de Portland de la Western Hockey League qui venait tout juste de fermer ses portes. Au même moment, le nouveau club de Détroit fit de même en s'appropriant les contrats des anciens Cougars de Victoria.

Le premier propriétaire des Blackhawks se nommait Frederic McLaughlin, qui nomma l'équipe sous ce nom à son arrivée. Il était un homme impatient et en tant que proprio, il n'hésitait pas à s'incruster dans le fonctionnement de son équipe, n'hésitant pas à renvoyer coach ou DG dès qu'il voyait un problème. 

Après la première saison des Hawks en 1926-27 où ils réussirent à se faufiler en séries avec une fiche de 19-22-3, McLaughlin croyait que son équipe aurait dû terminer au premier rang. L'entraîneur Pete Muldoon modéra les attentes de son boss qui le renvoya aussitôt après l'élimination des Hawks.


Muldoon aurait alors dit à McLaughlin que s'il était renvoyé, il causerait une malédiction à l'équipe qui ne terminerait jamais au premier rang. Le journaliste Jim Coleman raconta plus tard qu'il avait inventé cette histoire de toute pièce pour vendre son journal mais la malédiction de Muldoon devint tout de même une légende urbaine à Chicago qui ne remporta jamais la première place avant 1967, bien après la mort de Muldoon et McLaughlin.

La malédiction sembla avoir un véritable effet dès la saison suivant le renvoi de Muldoon, puisque les Hawks terminèrent derniers avec une fiche de 7-34-3. Le même scénario se répéta en 1928-29 avec une fiche presque identique de 7-29-8. On vit passer trois nouveaux entraîneurs à Chicago durant ces deux saisons de misère.

Pour ajouter à tout ça, ils durent également passer l'entièreté de la saison 1928-29 en dehors de Chicago puisque le nouveau Chicago Stadium n'était pas encore terminé. Ils partagèrent alors la moitié du calendrier à l'Olympia de Détroit, et l'autre dans un aréna de 5000 à Fort Erie, près de Buffalo mais du côté canadien.


Années de gloire: 1933-34 à 1937-38

Malgré l'ingérence de McLaughlin qui continuait les portes tournantes chez ses entraîneurs durant les années suivantes, les Hawks commencèrent à devenir bons et développèrent finalement de bons joueurs, principalement Johnny Gottselig qui jouera avec l'équipe de 1928 à 1945. Avec l'arrivée de Lionel Conacher et du gardien Chuck Gardiner, les Hawks se rendirent en finale dans une cause perdante en 1931 mais continuèrent de demeurer compétitifs durant les difficiles années 30, le tout culminant par deux conquêtes de la coupe Stanley.

La première fut remportée en 1934 contre les Red Wings, tandis que la deuxième fut remportée in extremis en 1938 alors que les Hawks avaient terminé au 6e rang d'une ligue à 8 équipes avec une fiche de 14-25-9. Ils gagnèrent les deux premières rondes lors de matchs décisifs en prolongation, premièrement contre les Canadiens en première ronde et ensuite contre les Americans de New York en deuxième. Ils gagnèrent ensuite la finale contre les Maple Leafs, finale durant laquelle leur gardien Mike Karakas était blessé et durent se rabattre sur un gardien d'urgence, Alfie Moore. Une histoire assez abracadabrante ici d'ailleurs.

Karakas parvint par revenir et remporter la série. À ce jour les Blackhawks de 1938 demeurent l'équipe avec la pire fiche en saison régulière à avoir remporté la coupe.


Années de misère: 1944-45 à 1957-58
ALERTE NO MAN'S LAND

McLaughlin mourut en 1944 et la franchise fut vendue à son adjoint du nom de Bill Tobin. Ce dernier n'était toutefois qu'une parure alors que l'équipe était réellement sous le contrôle de James E. Norris, proprio des Red Wings et également du Chicago Stadium depuis 1936. 

Des manigances similaires de Norris firent en sorte qu'il avait contrôle total ou de l'influence majeure sur les 4 équipes américaines, étant proprio des Red Wings et du Chicago Stadium, en plus d'être actionnaire du Madison Square Garden et du Gardens de Boston. Cela mena à ce qu'on appelle ici «la ligue à deux vitesses» avec d'un côté les Canadiens, Maple Leafs et Red Wings, et de l'autre les Rangers, Bruins et Blackhawks comme enfants pauvres et négligés.


 

Donc entre 1944 et 1958, les Blackhawks ne firent les séries qu'à deux reprises (1946 et 1953) et terminèrent derniers à 9 reprises, dont 4 saisons consécutives de de 1953-54 à 1956-57, ce qui les confirme comme «no man's land» définitif de l'époque.

C'est en 1952 que le fils de Norris, James D. Norris, prit contrôle de l'équipe en compagnie de Arthur Wirtz et les deux commencèrent à rendre l'équipe davantage compétitive et graduellement mettre fin à cette ère à deux vitesses. L'équipe était encore toutefois considérée comme la Sibérie de la LNH, particulièrement lorsque le légendaire Ted Lindsay des Red Wings y fut expédié en 1957 en rétribution à sa participation à la tentative d'une création d'une association des joueurs.


Années de gloire: 1960-61 à 1972-73

Vers la fin des années 50, les Hawks avaient définitivement frappé fort en obtenant et développant 3 joueurs légendaires; Bobby Hull, Stan Mikita et Pierre Pilote. De plus, l'arrivée de Lindsay et du gardien Glenn Hall lors du même échange vint galvaniser davantage cette jeune équipe qui remporta finalement les grands honneurs en 1961, après deux sorties en première ronde les deux saisons précédentes aux mains des Canadiens.

Durant la décennie, Chicago avait main mise sur le trophée Art Ross avec Hull (1959-60, 1961-62 et 1965-66) et Mikita (1963-64, 1964-65, 1966-67 et 1967-68). Les deux remportèrent également le trophée Hart, Hull en 64-65 et 65-66 tandis que Mikita le remporta en 66-67 et 67-68. 

Pilote n'était pas en reste non plus, alors qu'il fut le récipiendaire du trophée Norris pendant trois saisons consécutives, soit de 1962-63 à 1964-65. 

Glenn Hall remporta le Vézina à deux reprises, tandis que Bill Hay et Tony Esposito remportèrent le Calder en 1959-60 et 1969-70 respectivement, avec également un Vézina pour Esposito en 69-70, 71-72 et 73-74. Les Hull et Mikita, ainsi que Ken Wharram, remportèrent également le Lady Bing à quelques reprises.



L'équipe termina en première place en 1966-67. Malgré qu'il ne regagnèrent pas la coupe durant cette période, ils retournèrent en finale en 1962, 1965, 1971 et 1973.

Cette période de gloire se termina toutefois au même moment en 1973, un an après que Bobby Hull ait fait sa fameuse défection dans l'AMH, marquant la fin d'une ère à Chicago et dans la LNH avec l'arrivée de son premier et seul véritable compétiteur. Il y eut d'ailleurs une équipe de l'AMH implantée directement à Chicago, les Cougars, entre 1972 et 1975, qui ne jouait toutefois pas dans le même amphithéâtre.

L'équipe demeura compétitive durant le restant des années 70 mais ne dépassa jamais plus la deuxième ronde, et la vieille garde des Hull, Mikita, Esposito et autres Keith Magnuson disparut peu à peu.


Années de gloire: 1981-82 à 1994-95

Sans avoir été une période ponctuée d'une Coupe Stanley, la période 1981 à 1995 vit l'émergence de plusieurs nouvelles vedettes à Chicago comme Denis Savard, Chris Chelios (inévitablement), Steve Larmer, Jeremy Roenick et Ed Belfour entre autres. Le Chicago Stadium des années 80 et 90 était de plus un endroit très intimidant pour les autres équipes de la LNH, et les Blackhawks demeuraient annuellement parmi les meilleures équipes de la ligue.



L'équipe atteignit huit fois la 3e ronde et une fois la finale en 1992 contre les Penguins, en plus de remporter le trophée du Président en 1990-91. Parmi les autres honneurs de cette période, notons:

- Trophée Calder: Steve Larmer (1982-83), Ed Belfour (1990-91)
- Trophée Norris: Doug Wilson (1981-82), Chris Chelios (1992-93, 1995-96)
- Trophée Adams: Orval Tessier (1982-83)
- Trophée Vézina: Ed Belfour (1990-91, 1992-93)
- Trophée Jennings: Ed Belfour (1990-91, 1992-93, 1994-95)
- Trophée Selke: Troy Murray (1985-86), Dirk Graham (1990-91)

Il y eut donc bien des bons moments à Chicago durant cette période.


Années de misère: 1997-98 à 2007-08

Après la finale de 1992 (défaite en 4 matchs contre Pittsburgh), les Blackhawks furent décevants lors des années suivantes où ils s'inclinèrent rapidement en première ronde, malgré des saisons régulières dominantes. Ils retournèrent en finale de conférence en 1995 mais le déclin graduel réapparut par la suite alors qu'ils s'inclinèrent en 2e ronde en 1996 et en première ronde en 1997. 

L'équipe rata finalement les séries en 1997-98, soit la première fois en 29 ans. Commença alors une longue traversée du désert pour les Blackhawks qui ratèrent les séries 9 fois lors des 10 saisons suivantes et étant surtout mal administrés par la vieille garde du propriétaire Bill Wirtz. Surnommé «Dollar Bill» pour son avarice, Writz refusait par exemple de diffuser les matchs locaux à la télévision en plus d'être partiellement ou directement responsable de plusieurs départs de joueurs vedettes dont Roenick et Belfour. Chelios quitta également l'équipe en 1999.

 

En 2004, l'équipe était alors à son plus bas, et fut nommée comme pire franchise en Amérique du nord par ESPN. Les fans des Hawks n'avaient alors comme vedettes des joueurs comme Kyle Calder, Tuomo Ruutu et Tyler Arnason... Bien loin des années précédentes et celles qui allaient suivre.

ALERTE NO MAN'S LAND (2003-04 à 2006-07)
J'hésitais ici à déclarer les Blackhawks de l'époque comme véritable «No man's land» car je crois qu'il y avait encore pire que eux à l'époque comme les Penguins ou les Capitals qui étaient en vente de feu depuis quelques saisons. Malgré tout, Chicago parvenait à signer des joueurs convoités comme Nikolai Khabibulin et Martin Lapointe en 2005 par exemple. 

Mais il peut bien y avoir plus qu'un no man's land dans une ligue à 30 équipes et à partir de disons 2003 jusqu'à 2007 environ, les Blackhawks étaient véritablement un des pires endroits pour être un fan et ce fait fut reflété dans les assistances qui passèrent sous les 13 000 par match en 2006-07, malgré tout le flafla présent dans la LNH au retour du lock-out.


Années de gloire: 2008-09 à 2016-17


Les fortunes des Hawks tournèrent finalement petit à petit. Ils repêchèrent tout d'abord Jonathan Toews au 3e rang en 2006 et ensuite Patrick Kane au premier rang en 2007. Et finalement, Bill Wirtz mourut en septembre 2007, laissant la place à son fils Rocky qui était le premier à s'opposer aux mesures rétrogrades de son père. Il rétablit tout d'abord les matchs à domicile à la télévision, en plus de nommer du nouveau personnel hockey, administratif, et surtout, au niveau du marketing. 

L'arrivée ensuite de Joel Quenneville pour la saison 2008-09 marqua le début de ces récentes années de gloire, et la meilleur période dans l'histoire de la franchise, alors que les Hawks retournèrent pour de bon en séries, parvenant même jusqu'à la 3e ronde. 

Ils gagneront ensuite la coupe en 2010, 2013 et 2015, ce qui mena Gary Bettman et la LNH à déclarer l'équipe comme une véritable dynastie, ce que je ne crois pas vraiment. À mon avis, une dynastie se doit de remporter plus d'une coupe d'affilée, ce que les Blackhawks sont tout de même passés bien près d'accomplir. On peut bien argumenter que c'est désormais plus difficile de faire avec la parité et tout ça, mais les Penguins et le Lightning sont ensuite parvenus à remporter deux coupes d'affilée, sans qu'on semble vraiment les considérer comme des dynasties. 

Bref c'est subjectif mais n'empêche, les Hawks sont bien probablement la meilleure équipe des années 2010.


En plus des trois coupes, voici le reste de l'argenterie de la période:
Art Ross: Patrick Kane (2015-16)
Hart: Patrick Kane (2015-16)
Calder: Patrick Kane (2007-08), Artemi Panarin (2015-16)
Conn Smythe: Jonathan Toews (2010), Patrick Kane (2013), Duncan Keith (2015)
Selke: Jonathan Toews (2012-13)
Norris: Duncan Keith (2009-10 et 2013-14)
Jennings: Corey Crawford (2012-13, 2014-15)


Années de misère: 2017-18 à maintenant

Les Blackhawks tombèrent de 109 points en 2016-17 à seulement 76 la saison suivante. Depuis, la «dynastie» s'effrita d'année en année et la franchise perdit des plumes (d'amérindien), surtout au niveau de leur réputation depuis la saga Kyle Beach en 2021.

Depuis la fin de la période précédente, la franchise semble être davantage revenue au pattern de l'époque 1997-2007, le tout culminant l'année dernière en terminant dans le «bottom 5» de la ligue, après quoi ils furent toutefois récompensés (non-mérité selon plusieurs) en obtenant Connor Bedard au premier rang. Ce dernier devra probablement faire preuve de beaucoup de patience avant de recevoir de l'aide et de voir l'équipe revenir à une période de gloire. En plus, l'équipe continue de connaître des désastres au niveau PR, comme l'épisode récent de Corey Perry dont on attend encore de savoir ce qui s'est passé et qu'on est probablement mieux de demeurer dans l'ignorance...


C'était donc toute que des montages russes de retracer l'histoire à Chicago. Prochain épisode, le Colorado.

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samedi 24 octobre 2020

Joueur oublié des 90's #39 - Sergei Krivokrasov


 

Oh boy. Des fois je me lance dans quelque chose sans savoir que ça va complètement dégénérer. J'avais au départ quelques informations intéressantes qui firent du joueur d'aujourd'hui un bon sujet pour un autre membre de ma brigade des joueurs oubliés des 90's mais rien de trop extraordinaire. Mais en creusant et creusant davantage dans le puits d'information sans fond qu'est ''L'INTERNET'', les paragraphes de ce texte se sont multipliés et multipliés jusqu'à nous donner la brique que je vous invite à lire aujourd'hui...


Sergei Vladimirovich Krivokrasov
(Серге́й Владимирович Кривокрасов) est né le 15 avril 1976 à Angarsk, une ville de 200 000 habitants dans le sud-est de la Russie située près des frontières de la Mongolie et de la Chine. Il quitta le nid familial à 13 ans pour joindre un camp sportif dans la région de Moscou. Il gradua éventuellement dans le système du CSKA avec qui il parvint à faire l'équipe senior en 1991-92 alors qu'il n'avait que 17 ans. Il obtint 10 buts et 18 points en 36 matchs avec le CSKA et participa la même année aux championnats du monde junior des moins de 20 ans. Il récolta 3 buts et 6 points en 7 matchs au sein de cette puissante équipe unifiée qui remporta l'or.

Cette bonne performance en tant qu'un des plus jeunes joueurs junior du tournoi incita les Blackhawks de Chicago à le repêcher en 1re ronde (12e au total) du repêchage de 1992. Son coup de patin rapide et agile et son tir précis rappelait un peu la nouvelle vedette Pavel Bure et les Blackhawks espéraient alors avoir trouvé une perle pour revigorer leur attaque.

Ayant été formé dans cet union soviétique en plein changement, Sergei comprit assez rapidement qu'il allait devoir lui aussi imiter ses héros de jeunesse et les autres jeunes joueurs ayant quitté la Russie pour la LNH avant lui. Étant sûr qu'il se dénicherait un poste dans une équipe de la LNH ou ailleurs dans les mineures, il s'envola pour les États-unis avant même cette sélection au repêchage et passa l'été à l'université de Duluth au Minnesota où ses agents firent une entente pour qu'il puisse s'entraîner en attendant de voir où il allait aboutir la saison suivante. 

Il laissa derrière lui sa jeune épouse enceinte qu'il avait épousé à 17 ans ainsi que son jeune frère Andrei, lui aussi membre du CSKA. Ce dernier fut d'ailleurs réprimandé par le CSKA pour la défection de son frère aîné. Il fut relégué dans les mineures et parfois  privé de salaire en guise de punition à la famille. Il rejoindra plus tard Sergei en Amérique et jouera dans la NCAA.

Pendant le camp d'entraînement des Blackhawks en octobre 1992, Sergei fut accusé d'agression par une jeune étudiante de Duluth. Il l'aurait apparemment frappé et rouée au sol en plus de la traquer à son travail quelques semaines auparavant après qu'elle lui ait demandé de l'argent pour un avortement. Krivokrasov tenta de régler hors-cours en soudoyant la plaintive. Il plaida toutefois coupable en juin 1993 et dut dédommager financièrement la jeune femme. J'ignore si elle se fit finalement avorter ou garda l'enfant.

Il débuta malgré tout la saison 92-93 avec les Hawks mais après un premier essai de quatre matchs sans points, il fut envoyé dans la IHL avec le Ice d'Indianapolis. Il récolta 36 buts et 69 points en 78 matchs avec le Ice et resta également avec eux la saison suivante où il récolta 45 points en 53 matchs. Il fut rappelé le temps de 9 matchs avec les Blackhawks mais ne récolta qu'un seul but, son premier qu'il marqua aux dépends de Patrick Roy. Il revint avec le Ice durant le lock-out de 1994 et parvint ensuite à joindre les Blackhawks à temps plein à la reprise des activités en janvier 1995. Il sembla enfin démontrer des signes prometteurs avec une récolte de 12 buts et 19 points en 41 matchs lors de cette saison écourtée.

Il ne parvint toutefois jamais à devenir un joueur d'impact lors des saisons suivantes, laissant les Blackhawks et leurs fans sur leur faim avec de longs passages à vides parsemés de quelques rares moments électrisants, comme ce but en 1995 où il déculotta même le grand Wayne Gretzky.

 

 

Il obtint donc des saisons décevantes de 16 points en 46 matchs en 1995-96, ensuite 24 en 67 et finalement 23 en 58 lors de la saison 1997-98, sa dernière avec les Blackhawks. Il fit également partie de l'équipe de la Russie lors des jeux olympiques de Nagano où il remporta la médaille d'argent mais n'obtint aucun point en 6 matchs durant ce tournoi.

En vue du repêchage d'expansion de 1998 accueillant les nouveaux Predators de Nashville, les Hawks envoyèrent Krivokrasov aux Predators en échange de la promesse de non-sélection du gardien Chris Terreri. Il connut une belle renaissance avec la jeune équipe inexpérimentée de Nashville où il obtint plus de temps de glace et où son style correspondait mieux qu'à Chicago. Il termina la saison inaugurale des Predators avec des sommets en carrière de 25 buts et 23 passes pour 48 points, bon pour le 3e rang de la jeune équipe mais premier pour les buts. À noter également qu'en ces années de trappe extrême, un marqueur de 25 buts équivalait pratiquement à 35-40. Il fut ainsi élu comme le premier représentant des Predators au match des étoiles.

Durant l'entre-saison 99, Krivokrasov obtint un nouveau contrat avec les Preds mais fit les manchettes une fois de plus pour violence conjugale. La police serait intervenue un soir d'août au domicile des Krivokrasov après que sa femme, la même qu'il laissa enceinte en Russie et trompa avec une étudiante universitaire, porta plainte pour l'avoir agressée violemment et poussée en bas d'un escalier (apparemment de seulement 3 marches). Krivokrasov dut se plier aux exigences de la justice et dut aller en thérapie pour ne pas faire de prison. 

Sérieusement quand j'ai découvert cette deuxième histoire dégoutante je n'avais plus envie de parler de ce connard mais j'avais déjà écrit plein de paragraphes alors je continue...


La saison suivante, ''Krivo'' débuta la saison en force avec 10 points en 13 matchs. Il se blessa cependant à un doigt et fut ensuite relégué sur la 4e ligne pour le restant de la saison. Il déclara plus tard que le DG David Poile avait des problèmes personnels avec lui. Humm... Peut-être qu'il n'aimait pas les batteurs de femmes récidivistes, hein Sergei?

Krivokrasov termina donc sa deuxième année et également son parcours avec les Predators avec une fiche de seulement 9 buts et 26 points en 63 matchs. Il fut échangé à la date limite des transactions aux Flames de Calgary en retour du défenseur Cale Hulse. Il connut cependant une bonne fin de saison en Alberta avec 1 but et 11 points en 12 matchs. 

Si sa saison 1999-2000 fut somme toute à oublier, Krivokrasov marqua toutefois sa place dans l'histoire de la LNH lors de cette saison. Il serait apparemment le premier marqueur du nouveau millénaire alors qu'il marqua le premier but du premier match disputé en l'an 2000, à 22 secondes de la première période contre les Sharks de San Jose le 1er janvier 2000. Cependant, une partie de la population et les scientifiques concernés prétendent que le nouveau millénaire commence en fait en 2001 (1-1000, 1001-2000, 2001- etc...) et que le vrai premier marqueur du millénaire est un autre Sergei, Samsonov celui-là, dans un match entre les Bruins et les Sabres le 1er janvier 2001. Faites vous votre propre opinion la-dessus moi honnêtement je m'en sacre un peu.

Après sa saison terminée à Calgary, on avait droit à un autre repêchage d'expansion accueillant cette fois les Blue Jackets de Columbus et le Wild du Minnesota. Les Flames ne le protégèrent pas et il fut sélectionné par le Wild. Jouant de nouveau avec une équipe de première année, Krivokrasov ne correspondait pas vraiment au système défensif de Jacques Lemaire et termina la saison avec seulement 7 buts et 22 points en 54 matchs, soit son plus bas total depuis 1995-96.

Les choses déboulèrent ensuite rapidement dans son cas. En 2001-02, il fut échangé aux Mighty Ducks après seulement 9 matchs en retour d'un choix de 7e ronde. Totalement déphasé et inefficace, il joua quelques semaines à Anaheim mais fut renvoyé dans les mineures pour la première fois depuis 1995. En tout il n'obtint que 5 points en 26 matchs entre Minnesota et Anaheim lors de cette dernière saison dans la LNH qu'il termina avec les Mighty Ducks... de Cincinnati.

Sans perspectives intéressantes en Amérique, il retourna en Russie jouer dans la Superligue avec le Amur Khabarovsk. Normalement quand un joueur retourne jouer en Europe, et particulièrement en Russie, mes textes ont tendance à s'achever sur cette note. Les informations intéressantes hors de la LNH étant difficiles à trouver à l'exception de ses statistiques, j'enfile normalement avec ses statistiques finales en carrière et où il est rendu après sa retraite. Difficile par exemple de savoir s'il a frappé d'autres femmes à moins de se débrouiller en russe, ce qui n'est pas mon cas... mais je commence toutefois à me débrouiller... vous allez comprendre tantôt. 

Car dans le cas du retour à la maison de Krivokrasov, j'ai trouvé une super anecdote au niveau hockey. Quelque chose que je croyais n'avoir vu qu'à une seule autre reprise dans ma vie. Mon texte prit alors ici un virage à 180 degrés qui m'emmena plus creux que je n'avais jamais été dans les anales hockey du royaume de l'internet...

Vous vous souvenez de la finale de 1993? Vous savez cette finale de plus en plus lointaine et folklorique où le Canadien gagna sa dernière Coupe Stanley? Vous vous souvenez alors surement du point tournant de cette finale, soit la pénalité à Marty McSorley pour avoir utilisé un bâton illégal avant la fin du 2e match? Les Canadiens égalisèrent la marque sur l'avantage numérique, gagnèrent en prolongation, égalisèrent la série et la remportèrent quelques jours plus tard. 

Bref cet incident est célèbre mais à ma mémoire (parfois fautive) c'est la seule fois où je me rappelle avoir vu ce type de pénalité être appelée. Peut-être que je suis un peu trop jeune, que c'était une chose plus courante dans le temps des bâtons de bois et qu'on ne l'applique plus de nos jours. En 1993 j'avais 9 ans et c'était d'ailleurs la première saison où j'ai commencé à écouter attentivement le hockey. Mais après vérification, la règle serait toujours dans le livre des règlements et a même été décerné en 2009 à Jason Spezza. Écoutez d'ailleurs les annonceurs stupéfaits et même hilares de l'appel de cette pénalité...

Bref, cette règle existe également en Russie et Krivokrasov est en quelque sorte le McSorley russe. Je ne dis pas ici qu'il fut échangé à Los Angeles avec Wayne Gretzky ou qu'il ait lui aussi assommé un joueur des Canucks avec son bâton mais en terme de bâton illégal, les deux ont leur place à 10 ans d'écart dans l'histoire des championnats de leur ligue respective.

Je vous emmène ici en voyage dans le temps dans la Russie profonde, plus précisément durant les séries de la Superligue de 2004. Il ne reste que trois minutes à jouer au match décisif de la finale de conférence entre le Lada Togliatti et l'équipe de Krivokrasov, le Avangard Omsk, qui est en avance 2-0 dans la série 3 de 5. En retard 1-0 en cette fin de match, l'entraîneur du Lada, Petr Vorobiev, demanda à l'arbitre de mesurer le bâton de Krivokrasov. Après quelques longues minutes d'attente et d’engueulades entre les entraîneurs et les joueurs des deux équipes, le bâton fut finalement mesuré mais, contrairement à McSorley, il fut jugé légal, ce qui résulta en une pénalité mineure au Lada pour avoir fait retarder le match. Toutefois, des membres de l'équipe du Lada se plaignirent aux officiels que Krivokrasov avait apparemment changé de bâton avant la mesure mais rien ne fit changer la décision des arbitres. Vorobiev ordonna à ses troupes de quitter le match en contestation et les officiels déclarèrent Avangard gagnant. Ils gagnèrent la série 3-0 et accédèrent ainsi à la finale qu'ils gagnèrent contre le Metallurg Magnitorosk.

Vous ne me croirez pas mais je crois avoir trouvé un vidéo de ce match. En remarquant ma fébrilité en même temps qu'elle entendait ces voix bizarres sortant des hauts-parleurs de mon ordinateur, mon épouse m'a regardé avec un air louche du genre ''Mais qu'est-ce que tu écoutes-là?''. 

J'aime beaucoup ajouter des vidéos à ces articles mais je ne croyais pas pouvoir y parvenir avec un sujet aussi obscur et aussi spécifique. On parle ici de quelque chose qui s'est passé dans le fin fond de la Russie il y a bientôt 20 ans et 2004 était une ère quand même pas mal moins médiatisée alors qu'internet en était environ à son adolescence. Youtube n'existait d'ailleurs pas encore et quand on y recherche des vidéos de Krivokrasov de nos jours, on ne retrouve que quelques courts extraits de lui dans la LNH transférés d'une vieille casette VHS comme celui que vous avez vu plus haut. 

À ma grande surprise j'ai toutefois réussi à trouver ce match en copiant-collant le nom de Krivokrasov dans l'alphabet russe (Кривокрасов) et en ajoutant aussi celui du Lada (Лада), Avangard (Авангард) et surtout l'ajout important de ''2004''. Après quelques minutes à chercher vainement dans les résultats, et plusieurs questionnements sur ce que j'étais en train de faire de ma vie, je suis tombé la-dessus:

 


Donc je disais bien que ''JE CROIS'' qu'il s'agit d'un vidéo de l'incident mais après 2-3 visionnements je suis certain qu'il s'agit bien de ça. Il aurait été facile de découvrir qu'il s'agit d'un tout autre match mais je reconnais les chandails des équipes, on remarque définitivement un ambiance des séries, on sait qu'on est en 2004 et j'ai même reconnu un autre membre du panthéon de mes joueurs oubliés des 90's, Oleg Tverdovsky (#70), qui était d'ailleurs le ''Kapitaine'' de Avangard cette année-là. On ne voit cependant pas vraiment les arbitres mesurer le bâton et c'est d'ailleurs une cacophonie totale digne de la réputation qu'on a des ligues russes. 

Je ne saurais même pas reconnaitre qui est Krivokrasov dans le tas car j'ignore son numéro (UPDATE: il s'agirait du #52)...

Sergei Krivokrasov #52 à droite


Mais tout semble concorder avec la description que j'ai trouvé de l'incident. Le Lada quitte le match à 20:20 et peu après les membres du Avangard célèbrent leur victoire. S'ensuit une conférence de presse d'un des entraîneurs et ensuite on passe à la finale. Je vous conseille de regarder jusqu'à la fin, si ce n'est que pour voir l'Avangard soulever la coupe et me récompenser d'avoir trouvé un vidéo de ce truc. Je croyais qu'il s'agissait de la coupe ''Gagarine'' mais apparemment que cette dernière n'existe que depuis la création de la KHL en 2008. Peut-être qu'ils l'ont simplement renommée? Tout ça commence à me faire prendre davantage d'intérêt envers le hockey russe... Dans quoi je me suis embarqué?

À 27:00 du vidéo vous pouvez voir Krivokrasov en entrevue. Je reconnais enfin sa bouille et son nom en cyrillique. Si un de vous chers lecteurs parle le russe, j'aimerais vraiment savoir ce qu'il dit durant l'entrevue. Écrivez-moi dans les commentaires svp. Je n'ai pas vraiment tout écouté ce long vidéo, je ne suis pas un craqué mental à ce point. J'utilise davantage les flèches de mon clavier pour regarder une version accélérée personnalisée. On voit beaucoup trop de fusillades à mon goût pour garder mon intérêt. Avangard l'emporte d'ailleurs en fusillade lors du 5e match décisif en finale. Skippez alors à 34:10 pour voir les célébrations.

Bref je me suis vraiment égaré dans cette histoire et c'est l'heure du dernier droit. Revenons donc à Krivokrasov qui, comme lors de ses démêlés avec la justice américaine, sortit de cette histoire sans trop de dégâts. Les arbitres revinrent toutefois trop tard sur leur décision et décernèrent une pénalité à Krivokrasov sans toutefois enlever celle au Lada pour avoir retardé la partie. La ligue suspendit les arbitres pour le reste des séries pour ''erreurs critiques de jugements et d'application des procédures'' tandis que Lada fut mis à l'amende et l'entraineur Petr Vorobiev fut suspendu 5 matchs la saison suivante.

Il s'agissait du premier championnat de Krivokrasov depuis sa médaille d'or au championnat du monde junior de 1992 et sa médaille d'argent aux Olympiques de 1998. 

Il continua ensuite son parcours nomade à travers la Superligue, jouant pour Serverstal, le Dynamo de Moscou, le Metallurg et également une saison de retour avec l'ancien club de sa jeunesse, le CSKA de Moscou. Il se retira après la saison 2007-08 soit la dernière année de la Superligue avant la création de la KHL.

Il demeura quelques années comme entraineur dans diverses ligues russes de bas niveau mais revint en Amérique s'installer au Colorado en 2012. Il y fut entre autre l'entraîneur de son fils, Nikita Krivokrasov. Il est présentement entraineur en chef de la ''South Florida Hockey Academy'' au niveau junior AAA. Nikita joua pour sa part dans la WHL jusqu'à cette année plus récemment avec les Cougars de Prince George mais il ne fut jamais repêché.

En 450 matchs dans la LNH pour Sergei, sa fiche fut de 86 buts et 109 passes pour 195 points.
En 369 matchs combinés dans les ligues majeures russes, sa fiche fut de 93 buts et 82 passes pour 175 points.


Sources:
http://members.tripod.com/predators_25/krivokrasov.html
South Florida Hockey Academy
HAWKS WING KRIVOKRASOV CHARGED IN ASSAULT
, Chicago Tribune, 1er oct. 1992
Reddit
Krivokrasov Agrees To Counseling
, Associated Press, 25 août 1999
Eliteprospects
HockeyDB
Wikipedia

mercredi 9 septembre 2020

Joueur oublié des 90's #37 - Valeri Zelepukin






Né le 17 septembre 1968 à Voskresensk, une banlieue de Moscou, Valeri Mikhailovich Zelepukin fit d'abord ses classes principalement avec le club de son patelin, le Khimik Voskresensk, où il joua de 1984 à 1991 à l'exception de deux saisons passées avec le CSKA Moscou. Joueur rapide et habile avec la rondelle, il était également capable de se défendre et de jeter les gants occasionnellement. C'est avec ce profil de joueur complet qu'il se fit remarquer et qu'il devint un joueur parfait pour le système de l'équipe qui le repêcha dans la LNH.



Le public nord-américain fit la connaissance de Zelepukin lors du championnat du monde junior de 1987, ce fameux tournoi qui se solda par une disqualification des équipes canadiennes et soviétiques suite au match du 4 janvier 1987 où les deux équipes quittèrent leur banc respectif et déclenchèrent une bagarre générale (voir texte du 26 décembre 2016). Incapables de mettre fin aux disputes, les officiels quittèrent le match et les responsables de l'aréna éteignirent les lumières. Le match fut annulé et les deux équipes furent ainsi disqualifiées.

Zelepukin fut malgré lui un des acteurs principaux des événements qui menèrent à cette mêlée. C'est tout d'abord un joueur du nom de Pavel Kostichkin qui démarra les premières hostilités en cinglant Theoren Fleury, qui se rua ensuite sur Kostichkin. Zelepukin, qui jouait alors avec une blessure à l'épaule, était au même moment aux prises avec Mike Keane qui avait le dessus. La légende raconte que l'attaquant Evgeny Davydov quitta le banc des russes pour défendre Zelepukin et c'est ainsi que les canadiens firent de même et que les choses dégradèrent totalement.





Zelepukin n'était alors qu'un joueur de soutien qui jouait principalement sur les trios défensifs. Mais le tout changea durant la saison 1989-90 lorsqu'il revint avec le Khimik Voskeresensk après ses deux années passées avec le CSKA. Il débloqua offensivement avec 17 buts et 31 points en 46 matchs en plus de participer à la Super Series de 1990, cette tournée annuelle de matchs d'exhibition entre des clubs russes et quelques clubs de la LNH.

Zelepukin obtint 3 buts lors de cette série de 6 matchs, ce qui convainquit les Devils du New Jersey de prendre un pari tardif en faisant sa sélection en 11e ronde (221 au total) du repêchage de 1990. Il était à l'époque assez commun de voir des équipes de la LNH prendre de tels paris sur des joueurs soviétiques plus âgés lors des dernières rondes.

Il joua une dernière saison avec le Khimik en 1990-91, année où il remporta également la médaille de bronze aux championnats du monde.

Il fit ensuite le saut en Amérique lorsque les Devils l'assignèrent avec leur club-école, les Devils d'Utica pour la saison 1991-92. Il démarra en force à Utica avec une récolte forte impressionnante de 20 buts et 9 passes en seulement 22 matchs, suite à quoi les Devils furent assez convaincus et le firent monter dans la LNH. Il termina donc la saison au New Jersey et s'en sortit bien avec 13 buts et 31 points en 44 matchs en plus de deux points en 4 matchs des séries.

Zelepukin avec son capitaine Bruce Driver en arrière-plan... retenez ce nom

Il confirma ensuite sa place dans la hiérarchie de la jeune équipe montante avec 23 buts et un sommet en carrière de 64 points durant la saison 1992-93. Le Devils se firent toutefois éliminer de nouveau en première ronde et amenèrent un nouvel entraîneur du nom de Jacques Lemaire pour la saison 1993-94. Zelepukin régressa à 57 points mais obtint tout de même un sommet de 26 buts dans le nouveau système de Lemaire qui mena les Devils à leur première saison de 100 points de leur histoire.

Zelepukin marqua ensuite le plus grand but de sa carrière soit le but égalisateur avec seulement 7.7 secondes à jouer lors du 7e match de la finale de conférence contre les Rangers. Les Devils s'inclinèrent toutefois en prolongation mais ce n'était que partie remise.





Les Devils se reprirent en 1995 après le lock-out et remportèrent leur première Coupe Stanley. Zelepukin n'était cependant plus vraiment un facteur à ce moment. Il ne joua que 4 matchs durant cette saison écourtée alors qu'il fut inactif pendant 3 mois après avoir été atteint à l’œil par le bâton de son coéquipier Bruce Driver lors d'un entraînement. Il revint à temps pour la fin de la saison et les séries mais fut rétrogradé sur les deux derniers trios et n'obtint que 3 points en 18 matchs lors de ces séries, étant même laissé de côté lors du 4e match décisif de la finale contre les Red Wings.

Il ne fut ensuite plus jamais le même après cette blessure et ce n'est que par très courts moments qu'il retrouva sa touche offensive d'autrefois. Il n'obtint que 6 buts et 15 points en 61 matchs la saison suivante avant de rebondir quelque peu en 1996-97 avec 14 buts et 38 points.

Lors de la saison 1997-98, les Devils étaient en impasse avec l'attaquant Bill Guérin qui avait fait la grève au camp d'entraînement et qui avait des problèmes personnels avec Lou Lamoriello. Dans l'autre conférence, les Oilers d'Edmonton avaient des problèmes similaires avec leur jeune attaquant Jason Arnott. Les deux équipes s'échangèrent donc leurs cas à problèmes respectifs. Guerin mit le cap sur Edmonton en compagnie de Zelepukin en retour d'Arnott et du défenseur Bryan Muir.



Après une fiche de seulement 2 buts et 10 passes en 35 matchs au New Jersey, Zelepukin espérait retrouver le fond du filet avec une équipe plus offensive. Ce ne fut malheureusement pas le cas alors qu'il obtint des statistiques presque identiques avec les Oilers où il obtint 2 buts et 10 passes en 33 matchs. Au moins il put tout de même retirer du bon de sa saison 1997-98 alors qu'il fit partie de l'équipe olympique russe pour les jeux de Nagano avec qui il remporta la médaille d'argent.

Mais les Oilers ne continuèrent pas l'aventure dans son cas et l'envoyèrent aux Flyers avant la saison suivante en retour de l'ailier Daniel Lacroix. Il joua deux saisons comme joueur de soutien à Philadelphie, amassant respectivement 25 et 32 points. Il signa ensuite comme agent libre avec les Blackhawks en 2000-01.

Après un maigre 3 buts et 7 points en 36 matchs, les Blackhawks l'envoyèrent terminer la saison dans la ligue américaine avec les Admirals de Norfolk. Il s'agissait de son premier séjour dans la ligue américaine depuis la saison 1991-92. N'ayant pas davantage de plan d'avenir pour ce joueur décevant, les Blackhawks le gardèrent également dans la AHL la saison suivante.

Ses obligations contractuelles envers les Blackhawks terminées, Zelepukin retourna en Russie pour la saison 2002-03. Il joua d'abord une saison pour le Ak Bars Kazan et ensuite deux saisons pour le SKA St-Petersbourg. Il termina ensuite sa carrière à la maison en jouant une dernière saison avec le Khimik Mytishchi, son ancien club des années 80 qui venait tout juste de changer de nom en 2005.

Après sa retraite, il devint directeur général du Metallurg Novokuznetsket entre 2013 et 2016 et il occupa ensuite les même fonctions avec le Severstal Cherepovets en 2017-18 avant d'être remercié.

En 595 matchs dans la LNH, il obtint 117 buts et 177 passes pour 295 points.



Sources:
ZELEPUKIN HAS EYES ON RETURN, NY Daily News, 15 oct. 1995
New Jersey Devils’ Unsung Heroes, Pucks and Pitchfork
Valeri Zelepukin: A New Jersey Devils Cult Hero, All About the Jersey
Zelepukin no throw-in on Arnott trade, Edmonton Journal 6 jan. 1998
Blackhawks demote Zelepukin. CBC 28 jan. 2001

samedi 8 août 2020

Trêve de hockey #100 - Le salaire de Scottie Pippen





Un nouveau plateau est ici atteint à LVEUP avec cette centième trêve de hockey où nous nous égarons de notre sujet principal pour parler d'un autre sport. Personnellement c'est assez rare que je participe à ces trêves mais le hasard fait que j'en ai une sur le plancher et que ça coïncide avec notre 100e... En plus de ça elle a comme sujet un sport dont nous ne parlons que très rarement, soit le basketball...

Je suis moi-même peu familier avec le basket. Je connais bien quelques-unes des légendes et franchises de ce sport, j'apprécie un bon dunk, j'ai joué religieusement à NBA JAM au Sega Genesis et j'essaie de suivre à distance ce qui s'y passe mais je ne crois pas avoir déjà regardé un match complet de la NBA...




Mais comme beaucoup d'entre vous probablement, j'ai regardé le documentaire ''The Last Dance'' sur Netflix. Étant fan invétéré de n'importe quelle série de documentaires sportifs (par exemple Baseball de Ken Burns), je savais que j'allais adorer The Last Dance que j'ai d'ailleurs écouté plus d'une fois. On y retrouve tout ce qui fait un grand documentaire sportif, soient les origines des principaux joueurs et entraîneurs, leurs triomphes face à l'adversité, leur processus de cheminement d'équipe mauvaise à équipe championne, des documents d'archives rarement vus etc... La trame sonore est également excellente avec beaucoup de bon vieux rap old-school représentatif des années discutées. Tout ça va probablement m'inciter à écouter plus de basket au final.

J'ai aussi bien apprécié comment on a présenté l'impact de l'équipe légendaire des Bulls de Chicago des années 90 mais aussi le contexte compétitif qu'on retrouvait chez leurs adversaires. Le réalisateur a effectivement pris le temps de faire des parallèles entre les Bulls et les anciennes équipes championnes avant eux ainsi que de leurs principales équipes et joueurs ennemis comme les Pistons de Detroit, les Knicks de New York et le Jazz de l'Utah par exemple.

Bien sûr une majorité de cette série de 10 épisodes est concentrée sur l'illustre Michael Jordan, dont la production de cette série dépendait en tout point. On raconte même que c'est lui qui causa ce délai de plusieurs décennies avant sa diffusion

On ne peut qu'être impressionné par l'énorme talent de Jordan, surtout après avoir vu tous ces nombreux montages sur du bon beat dans cette série, mais aussi par son extrême côté compétitif et égo-maniaque qui frôle la sociopathie...

Mais après Jordan, le joueur dont on parle le plus est son fidèle coéquipier Scottie Pippen dont un des grands aspects de sa carrière et un des principaux problèmes en coulisses de ces Bulls de 1997-98 était le fait qu'il était le joueur le plus sous-payé de la NBA durant ces années de gloire. Au moment de la ''Last dance'', Pippen, un joueur 7 fois all-star, 5 fois champion et 3 fois membre de la première équipe d'étoiles, n'était que le 6e joueur le mieux payé chez les Bulls et ne figurait qu'au 122e rang de la NBA...




Bien sûr le principal responsable de cet ''injustice'' (on parle quand même d'un multimillionnaire ici) était Pippen lui-même qui aurait pu faire 10 fois plus d'argent s'il avait attendu davantage et mieux joué ses cartes. Au moment de signer ce contrat, Pippen avait alors deux ans restants à son contrat de recrue initial signé en 1987. Il avait cependant l'option de renégocier et prolonger son contrat n'importe quand durant ces deux années restantes. Le timing était crucial alors que le cap salarial de la NBA à l'époque était différent et pas mal plus modeste de ce qu'il allait devenir dans les années suivantes.

Ne voulant pas risquer de perdre une certaine stabilité financière et n'étant pas encore totalement élevé au niveau de superstar, il signa une prolongation de contrat de 5 saisons durant les séries de 1991 pour un montant total de 18 millions, ce qui était alors un salaire presque autant élevé que celui de Jordan mais qui signifiait qu'il était sous contrat jusqu'à cette saison 1997-98. Dans le documentaire, il évoque qu'il ne se sentait pas capable de ''parier sur lui-même'' en cas de blessure ou de carrière écourtée et qu'il devait assurer rapidement les conditions financières des siens, lui qui provient d'une famille pauvre de 11 enfants.

Les agents de Pippen lui conseillèrent de refuser cette extension de contrat et même le président des Bulls Jerry Reinsdorf lui déconseilla de la signer, estimant que la durée du contrat était trop longue. Pippen fit tout de même à sa tête et son contrat devint rapidement un des plus abordables de la NBA et un élément de frustration qui dura pendant 7 longues années.


Après cette signature de contrat, la popularité de la NBA explosa dans les années suivantes, principalement à cause de Jordan, Pippen, les Bulls et l'équipe américaine de la Dream Team de 1992 et donc les salaires explosèrent également. Par exemple, lors de son retour au jeu après sa première retraite, Magic Johnson signa pour 14 millions annuellement avec les Lakers de Los Angeles. Patrick Ewing des Knicks obtint ensuite 18 millions annuellement (le total du contrat de Pippen) en 1995-96. Jordan fut également sous-payé pendant quelques saisons (malgré qu'il figurait tout de même dans le Top 10 ou Top 5) mais obtint un contrat record de plus de 30 millions annuellement pour ses deux dernières saisons avant sa deuxième retraite. Pendant ce temps, Pippen ne gagna que 2.775 millions en 1997-98 soit le douzième du nouveau salaire de Jordan. 

Dans une équipe et un sport avec de tels égos, inutile de dire que Pippen était frustré. Le président des Bulls avait comme politique de ne jamais renégocier ses contrats, ce que Pippen tenta de faire durant quelques semaines de grève et plusieurs demandes d'échange en 1997-98. Ce contrat était sans aucun doute une bénédiction pour les Bulls qui purent davantage construire autour de Jordan et Pippen avec plus d'aisance financière.

Un journaliste questionna Pippen à propos de son salaire et c'est avec la sagesse d'un shaman que Pippen y alla d'une déclaration tellement ''badass'' qu'elle m'a inspiré le sujet de ce texte...



''My day will come...''


Donc la vie continua tout de même après cette ''Last dance'' et ce dernier championnat. Jordan prit sa deuxième retraite (mais pas sa dernière) et les Bulls commencèrent leur fameux processus de reconstruction. Un des premiers à partir fut Pippen. Dans le documentaire, on assiste à une énorme animosité entre Pippen et son DG Jerry Krause alors que le climat était tendu depuis plusieurs années entre les deux et surtout durant cette saison 1997-98.

Krause, qui est surtout dépeint (injustement selon plusieurs) comme le méchant dans cette histoire, se montra toutefois redevable envers Pippen après cette 6e conquête en exauçant ses vœux soit celui d'un meilleur salaire et d'un départ de Chicago.

Krause effectua en effet un ''sign and trade'' en octroyant d'abord un salaire de 67 millions pour 5 ans à Pippen avant de l'échanger le lendemain aux Rockets de Houston. Krause déclara même plus tard qu'il s'agissait en fait d'un ''cadeau de départ'' envers Pippen. Les choses dérapèrent cependant rapidement pour Pippen à Houston (où il avait entre autres des problèmes avec Charles Barkley) et il fut subséquemment échangé aux Trail Blazers de Portland où il joua durant 4 saisons.


Jordan et Pippen adversaires après leurs années à Chicago. Bizarre...


À la fin de ce contrat de 5 ans, les Bulls étaient désormais avec un nouveau DG soit l'ancien coéquipier de Pippen et membre du premier three-peat des Bulls de 1991 à 1993, John Paxson. Ce dernier le convainquit de revenir terminer sa carrière à Chicago pour guider les nouveaux jeunes joueurs de l'équipe qui en arrachait depuis la fin de leur dynastie et du départ de leurs joueurs vedettes.

Il signa donc en 2003-04 un contrat de 10 millions pour deux ans avec les Bulls mais se retira de la compétition après une seule saison où il rata les séries pour la première fois de sa glorieuse carrière. Il fut toutefois payé pour sa dernière année de contrat même après sa retraite. Il obtint donc en 1 an la moitié de ce qu'il avait gagné en 12 ans avec les Bulls...


Retour à Chicago en 2003-04


En tout, Pippen aura gagné plus de 87 millions après la saison 1997-98 soit durant ses années où il était davantage sur le déclin. Il n'avait auparavant gagné que 22 millions avec les Bulls avant son ''sign and trade'' de 1998. Donc effectivement, je crois que son ''day has come'' car tous ces gains le portèrent à une fortune de 109 millions de dollars amassés en carrière, ce qui étonnamment est supérieur aux gains de joueur de Michael Jordan qui lui se situe à 86 millions. Jordan a cependant joué moins d'années avec toutes ses retraites et lors de son retour de deux saisons avec les Wizards de Washington, il jouait à rabais à seulement 1 million annuellement au sein de ce club où il était également co-propriétaire.

Cependant je ne crois pas que personne ne se plaint de leur sort, surtout celui de Jordan qui a probablement récolté autant sinon plus avec ses nombreux contrats publicitaires... et probablement un nouveau chèque intéressant suite à la diffusion de ''The Last Dance''...


En terminant sur une note totalement différente, voici un vidéo du l'étrange jeu interactif  ''Slam City with Scottie Pippen'' paru au Sega CD en 1994...




Sources:
wikipedia



samedi 11 juillet 2020

Bobby Orr à Chicago, version machine à boule




Si vous êtes fan de hockey et de sport d'équipe en général, vous avez sûrement des sentiments bizarres lorsque vous voyez un joueur vedette porter le chandail d'une équipe auquel il n'est pas associé. Moi en tout cas c'est le cas et j'ai d'ailleurs une série d'articles à terminer à ce sujet...

Un des joueurs légendaires où c'est particulièrement étrange est Bobby Orr, qui porta très brièvement le chandail des Blackhawks de Chicago. En fait je dit brièvement car il ne réussit qu'à jouer 26 matchs avec eux mais espacés sur 3 saisons. Après avoir échoué dans une tentative de nouveau contrat avec les Bruins, Orr signa à gros prix avec les Blackhawks en mai 1976. 

Cependant, ses problèmes de genoux ne firent qu'empirer. Il ne joua que 20 matchs en 1976-77, étant mis au rancart tôt en janvier. Il prit alors une sabbatique de plus d'une saison, ne retournant au jeu qu'au début de la saison 1978-79 où il joua ses 6 derniers matchs en carrière au mois de novembre 1978. 

Ne pouvant plus continuer, il se retira du jeu et il déclara plus tard qu'il n'a jamais encaissé un chèque de paie de la part des Blackhawks, estimant ne pas les avoir mérités...

Cependant, il avait toujours carte blanche pour apparaître sur des produits dérivés. En janvier 1978, on vit apparaître sur le marché le pinball ''Bobby Orr's Power Play'' mettant en vedette Bobby dans l'uniforme des Blackhawks.






Donc si on se fie au panneau vertical et à la publicité, le jeu avait l'option d'être joué à 4 joueurs et avait une thématique de rencontre internationale avec deux joueurs du côté de l'équipe américaine de Chicago (dont j'imagine le #4 étant Bobby Orr) et deux joueurs de l'autre côté, l'équipe canadienne. J'imagine qu'il était trop compliqué et dispendieux d'avoir l'autorisation d'utiliser une autre équipe de la LNH comme adversaire.

Intéressant choix ici que d'avoir décoré le côté canadien avec des fleur de lys...

Les graphiques et l'illustration principales sont splendides, malgré que je ne comprends pas vraiment la logique de ce que Orr est en train d'essayer comme jeu devant le gardien adverse. Des points bonus pour avoir gardé le lettrage de son bâton Victoriaville, quoique c'était peut-être un mandat obligatoire.

Le gardien de l'équipe canadienne porte un masque rappelant le drapeau confédéré mais à saveur canadienne. L'ancien gardien Dunc Wilson fut sans doute l'inspiration pour ce masque, lui qui portait durant cette période le drapeau confédéré sur son masque avec les Rangers et plus tard une autre version avec les Penguins




D'autres fleurs de lys sur le devant

Les côtés de la machine sont d'ailleurs superbes

Je ne m'y connais pas vraiment en matière de Pinball donc je ne sais pas si ce jeu était populaire où s'il était avant-gardiste ou bien un flop commercial. Rien de tout ça. Tout ce que je sais c'est que le cabinet en bonne condition aurait une valeur entre 1000 et 1200$. 

Un des amis de ce blog, Adam, est propriétaire du bar à machine à boule ''North Star'' à Montréal et s'il lit un jour ce billet, je l'invite à nous donner son avis d'expert.

Moi en attendant je ne peux qu'admirer les graphiques de cette relique d'un temps révolu où il était désormais possible de voir Bobby Orr sans le chandail des Bruins.

Voici quand même pour terminer un vidéo où on peut voir le jeu en action:





mercredi 18 décembre 2019

Des vieux programmes des Blackhawks




J'ai une fixation sur Pinterest ces temps-ci alors que j'y trouve quantité de trucs vintages incroyables. J'ai ramassé une foule d'images que je garde dans mes archives mais ce qui me fascine le plus ces temps-ci ce sont des photos de vieux programmes, guides médias ou ''yearbooks''.

Je me suis rendu compte également que les Blackhawks avaient (et ont toujours) un des meilleurs départements graphiques de le ligue. Voici quelques-uns de ces programmes dont certains que je considère comme de véritables œuvres d'art.




Celui-ci est probablement mon préféré. Le bonhomme, le logo différent, le lettrage, les couleurs, le petit trophée dans le haut. Tout est magnifique ici.


Celui-ci est dans la même veine cartoonesque. Je me demande qui est ce joueur qui est à la base de cette caricature. Je pensais que c'était Bobby Hull mais il n'était plus avec l'équipe en 1974 ayant fait le saut dans l'AMH. Aussi il avait troqué son #16 pour le #9 bien des années auparavant. Il n'y avait pas de #16 avec les Hawks cette année-là mais il en avait un l'année d'avant, Chico Maki, mais il n'avait pas la même shape que notre dessin ici.




Ok, celui-ci n'est peut-être pas politiquement correct mais difficile de dire qu'il n'est pas fantastique...




Celui-ci est un programme pour le match des étoiles de 1991 présenté à Chicago. Le traitement photo est splendide.




Celui-ci est un peu plus boboche mais il a son propre charme. On dirait davantage un album de finissant du secondaire mais c'était peut-être le but justement.




Un autre programme de style illustration. Encore une fois l'identité du joueur me rend perplexe alors qu'il ressemble à Bobby Orr et il semble porter le #4 sur sa manche droite (et un 5 sur la manche gauche). Cependant Bobby Orr ne joignit les rangs des Blackhawks qu'en 1976-77 et rien ne laissait supposer qu'il allait un jour partir de Boston en 1974. Peut-être que ce programme était avant-gardiste...




Ici je ne sais pas trop quelle est la signification du ''40'' dans le coin inférieur droit. L'équipe fut fondée en 1926 donc elle aurait eu 60 ans en 1986. Je croyais qu'il s'agissait d'une célébration de la saison 1946-47 où quelque chose du genre mais il ne s'est pas passé grand chose durant ces années-là alors que le club était dans la cave. Ils étaient également devenu propriété de la famille Norris en 1944...




Celui-ci est plus simpliste mais je l'aime pour le traitement des ''K'' dans le titre. Vous avez peut-être remarqué que beaucoup des titres de ces programmes utilisaient l’épellation ''Black Hawks'' en deux mots. On ne commença à appeler l'équipe officiellement les ''Blackhawks'' qu'en 1986. (voir texte du 27 mai 2010).






Ici il s'agissait de leur club école à Dallas dans la CHL durant les années 70 mais on y retrouvait un peu le même style que dans le grand club.



Ce style cartoonesque était déjà utilisé depuis plusieurs années.








Même lors de saisons récentes, les Blackhawks continuent de faire du beau. Ce guide media de l'an passé est sublime même dans sa simplicité. Remarquez les détails du logo dans les plumes imitant la broderie sur chandail.


J'ai gardé celui-ci pour la fin alors qu'il s'agit également d'un de mes préférés. J'ai cru savoir qu'il datait de 1951 mais j'en ai trouvé d'autres avec le même design avec quelques différences pour d'autres saisons. C'est le genre d'affiche que tu peux te permettre de faire agrandir et mettre dans un cadre. Tout simplement magnifique.

J'en ai encore plein d'autres (pas juste des Blackhawks) mais je vais les garder pour une autre fois.

À bientôt.