jeudi 21 mai 2015

Histoire de cartes - Les homonymes




 

Bien qu’être un joueur de hockey professionnel représente une forme de célébrité, il peut arriver qu’une autre personne connue (pour une bonne ou une mauvaise raison) porte le même nom.
 
En voici des exemples :
 
Ron Stewart
 
Pendant que Ron Stewart connaissait une carrière toute étoile avec les Rough Riders d’Ottawa (de 1958 à 1970), au même moment, un autre Ron Stewart s’alignait avec les Maple Leafs, les Bruins et les Rangers.
 
 
Jim Morrison
 
Alors que Jim Morrison et ses Doors chantaient Riders on the Storm et L.A. Woman en 1971, l’autre Jim Morrison terminait sa carrière avec les Penguins, après avoir joué avec les Maple Leafs, les Bruins, les Red Wings, les Rangers et les As de Québec de la Ligue américaine.
 
Cam Newton
 
Cam Newton, un gardien, a joué dans les années 1970 avec les Penguins, en plus de jouer dans l’AMH avec les Cougars de Chicago, les Spurs de Denver (voir texte du 11 janvier 2009), les Civics d’Ottawa et les Crusaders de Cleveland.
 
Il a accroché ses jambières plus de 12 ans avant que naisse son homonyme, futur premier choix du repêchage de la NFL de 2011 et quart-arrière des Panthers de la Caroline.
 
Jim Jones
 
En 1978, pendant que Jim Jones jouait avec les Maple Leafs, le gourou Jim Jones menait plus de 900 de ses fidèles à un suicide collectif, à Jonestown, en Guyana.
 
 
Pierre Lacroix
 
De 1979 à 1983, Pierre Lacroix s’est aligné avec les Nordiques et les Whalers, pour ensuite se diriger vers la Suisse et la France.
 
À partir du milieu des années 1980, un populaire prédicateur du même nom animait une émission à la télévision.
 
Et il ne faudrait pas oublier un troisième Pierre Lacroix, d’abord agent de joueurs, puis directeur-gérant des Nordiques et de l’Avalanche.
 
Jim Johnson
 
Pendant que Jim Johnson menait les Hurricanes de l’Université de Miami au championnat national (1987) et les Cowboys de Dallas à deux Super Bowls (1993 et 1994), un autre Jim Johnson jouait plus de 800 matchs dans la LNH.
 
De 1985 à 1998, il a porté les uniformes des Penguins, des North Stars, des Stars, des Capitals et des Coyotes.
 
Kevin Brown
 
Dans les années 1990, Kevin Brown a joué quelques matchs avec les Kings, les Whalers, les Hurricanes et les Oilers.
 
Sa carrière a été dans l’ombre de l’autre Kevin Brown, lanceur droitier qui a remporté plus de 200 matchs et qui, après la saison 1998, est devenu le premier joueur des Ligues majeures à signer un contrat de 100 millions (pour 7 ans), avec les Dodgers.  Toutefois, il a été nommé dans le rapport Mitchell, au sujet de l’utilisation de stéroïdes.
 
 
André Roy
 
Quatre ans avant la naissance du futur joueur des Sénateurs et du Lighning (et du futur animateur de Hors Jeu 2.0), un autre André Roy s’active au sein du FLQ.  Ami de Jacques Lanctôt, ce serait lui qui aurait rédigé la première version du manifeste, avant d’être arrêté.
 
 
John Madden
 
Le futur joueur des Devils n’avait que trois ans en janvier 1977, lorsque l’autre John Madden mena les Raiders d’Oakland à la victoire au Super Bowl.  Après sa carrière d’entraîneur, il oeuvra pendant 30 ans comme commentaire.  On le connait aussi pour les jeux vidéo qui portent son nom.
 
Paul Martin
 
En décembre 2003, pratiquement au même moment où Paul Martin, un américain, débutait sa carrière avec les Devils, de l’autre côté de la frontière, son homonyme devenait premier ministre du Canada.
 
Chad Johnson
 
Chad Johnson, un gardien, a passé la dernière saison avec les Islanders après être passé par Boston, Phoenix et les Rangers.
 
Il porte le même nom que le flamboyant Chad ″Ochocinco″ Johnson, qui a joué avec les Bengals de Cincinnati et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Nous avons même pu le voir à Montréal, avec les Alouettes.
 
Hyperactif des médias sociaux, reconnu pour ses frasques, il a participé à Dancing with the Stars, eu sa propre téléréalité, apparu à l’émission de lutte Raw de la WWE, fait des essais au soccer et au rodéo.  Et pendant un moment, il a réellement changé son nom de Johnson à Ochocinco (Huit Cinq en espagnol, alors qu’il porte le numéro 85).
 
 
Jack Johnson
 
En 2006, alors que Jack Johnson débutait sa carrière avec les Kings (il est maintenant avec les Blue Jackets), l’autre Jack Johnson chantait la bande sonore de Curious George (George le petit curieux).



Demande de Mathieu Gravel

Jim Car(r)ey

En 1994, pendant que Jim Carrey tournait The Mask et Dumb and Dumber, Jim Carey se joignait aux Capitals, pour une carrière beaucoup plus éphémère que celle de l'acteur qui porte le même nom.


Pour les joueurs de hockey qui portent le même nom... qu'un autre joueur de hockey, voir texte du 22 août 2014.

Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas.

lundi 18 mai 2015

Roy Conacher







Il arrive que, même en parvenant à la Ligue Nationale, l’écart de talent entre frères fasse en sorte que la carrière du joueur plus marginal passe complètement inaperçue.  (voir texte du 21 juillet 2014)  Dans le cas de Roy Conacher, il a connu une carrière des plus respectables.  Par contre, le niveau atteint par ses frères lui a tout de même porté ombrage.  Charlie a connu une carrière exceptionnelle, principalement avec les Leafs.  Quant à Lionel (voir texte du 9 mai 2009), ses exploits au hockey, au football, à la crosse et à la boxe ont fait de lui rien de moins que l’athlète canadien par excellence de la première moitié du XXe siècle.  Il en fallait donc beaucoup pour se démarquer d’eux, d’autant plus que Roy avait une personnalité discrète et effacée.
 
Ayant commencé à jouer plus jeune qu’eux, Roy était perçu comme un meilleur patineur.  Il en allait de même pour son frère jumeau Bert, mais celui-ci perdit un œil en jouant au hockey de rue avec ses frères, et c’est ainsi que s’évanouirent ses espoirs.
 
En 1935-36, Roy aida les Nationals de West Toronto à se mériter la Coupe Memorial.  Après deux saisons au niveau senior, il alla rejoindre en 1938-39 son frère Charlie dans la LNH.  Pendant qu’il jouait avec Détroit, Roy faisait ses débuts avec les Bruins de Boston.
 
Dès sa saison recrue, il se mit en évidence, en marquant 26 buts (en 47 matchs), un sommet dans la ligue.  Il fallut attendre plusieurs années avant de voir une autre recrue arriver en tête du palmarès des marqueurs, lorsque Teemu Selanne réalisa cet exploit en 1992-93.  Toutefois, Roy ne remporta pas le Trophée Calder (recrue de l’année), puisque c’est son coéquipier Frank Brimsek (voir texte du 6 octobre 2014) qui se le mérita.
 
Cette saison remarquable fut couronnée par une conquête de la Coupe Stanley, où Roy a marqué le but gagnant dans le match décisif contre les Leafs.
 
Roy se mérita une autre Coupe Stanley en 1941 avec les Bruins, tout en se maintenant parmi les meilleurs buteurs de la ligue.
 
En 1942, il s’enrôla dans l’Aviation canadienne, pour aller combattre pendant la Seconde guerre mondiale.  Il continua tout de même à jouer au hockey au sein d’équipes militaires.  Il revint avec les Bruins au cours de la saison 1945-46, avec qui il put jouer quatre matchs.
 
Craignant toutefois qu’il ne puisse reprendre complètement la forme, le directeur-gérant des Bruins Art Ross échangea Roy aux Red Wings, une erreur qu’il reconnut plus tard.
 
À la fin de la saison 1946-47, suite à une fiche de 30-24-54 en 60 matchs, Roy eut une dispute salariale avec l’entraîneur-directeur-général des Wings, Jack Adams.  (La chose était assez courante avec Adams.)  Il fut donc à nouveau échangé, aux Rangers, une équipe pathétique à ce moment.  (voir texte du 19 août 2013)  Roy refusa de se rapporter à l’équipe et annonça sa retraite.
 
Lorsque l’échange fut annulé, les Black Hawks (qui, comme les Red Wings, appartenaient à la famille Norris) demandèrent l’autorisation de négocier avec lui.  Chicago trouva un terrain d’entente et "acheta" son contrat des Wings.  Roy se retrouva donc avec une autre équipe faible de cette période.
 
Ça ne l’empêcha pas de s’illustrer.  En 1948-49, dans une équipe dirigée par son frère Charlie, ses 68 points en 60 matchs lui valurent le trophée portant le nom de son ancien patron, Art Ross (meilleur compteur).  Il s’agissait de la deuxième fois qu’il était remis.  Roy fut également choisi au sein de la première équipe d’étoiles.
 
 Il conserva un niveau de performance plus qu’acceptable pendant quelques années, mais après 12 matchs en 1951-52, il annonça sa retraite, pour vrai cette fois.  Les Black Hawks le remplacèrent aussitôt dans l’alignement par son neveu Pete, le fils de Charlie.
 
Sa fiche en carrière est de 226-200-426 en 490 matchs, avec seulement 90 minutes de pénalité.
 
Roy retourna alors vivre en Ontario, où il s’occupa de hockey mineur.  Il est décédé en 1984 des suites d’un cancer, à l’âge de 68 ans.
 
Suivant ses frères Charlie (1961) et Lionel (1994), le "Conacher oublié" fut intronisé à titre posthume au Temple de la renommée en 1998.  Les frères Conacher sont ainsi devenus le seul trio de frères à en faire partie.
 
Sources: hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 13 mai 2015

Histoire de Patch








J'ai tendance à obséder sur des sujets pas trop importants. En voici un que j'appelle "Le mystère de la patch 92-93"...



Voici quelques cartes de hockey Upper Deck 1993-94, une des mes séries préférées. Il s'agit de joueurs recrues des Sénateurs d'Ottawa et des Whalers de Hartford; Alexei Yashin, Alexandre Daigle, Chris Pronger et Troy Malette. En fait Malette n'était pas une recrue mais c'était sa première saison avec Ottawa. Sur chacun des chandails sur ces cartes on retrouve la "Patch" de la saison 1992-93, commémorant le 100ème anniversaire de la Coupe Stanley. Cette patch fut portée par l'ensemble des équipes de la ligue cette saison-là et également durant les séries. Chaque fois que je revois cet "écusson" (je préfère le mot Patch), je retombe automatiquement en enfance et je suis tout autant énervé que je l'étais en 1992-93, année record au niveau de l'offensive et année de la dernière coupe du Canadien. 




Mais ces cartes ne me font pas le même effêt car quelque chose cloche sur chacune d'entre elles. Tous ces joueurs n'étaient pas avec leur équipe en 1992-93 et n'auraient pas pu porter cette patch sur leur chandail. Alexei Yashin jouait toujours en Russie, Alexandre Daigle, premier choix au repêchage de juin 1993 était encore dans le junior avec Victoriaville. Même chose pour Chris Pronger, choisi au 2ème rang derrière Daigle. Quant à Troy Mallette, il joua la saison 1992-93 avec les Devils. Pourquoi donc on retrouve la patch du 100ème sur leurs chandails? On ne peut pas parler d'erreur de "airbrushing" comme les cartes des années 70 et 80. J'ai vérifié et la patch ne fut pas portée pour la portion 1993 de la saison 93-94. Ma seule théorie est que ces photos ont été prises lors d'un match pré-saison entre les Whalers et les Sénateurs et que les préposés à l'équipement n'avaient pas encore fait les ajustements nécessaires. Mais sur la carte d'Alexandre Daigle, il porte un chandail blanc alors que les autres portent le noir. Il s'agirait donc de plus d'un match où cette patch fut portée illégitimement. 




Sur cette autre carte de Robert Burakovsky (une autre recrue) on retrouve également la patch en question mais seulement sur le joueur d'Ottawa et non pas sur celui des Capitals en arrière-plan. On peut donc conclure que les Sénateurs étaient des "hors-la-loi de la patch" durant quelques matchs en 1993-94 avec les Whalers comme complices. C'est un délit assez mineur je vous l'accorde et je pardonne ce faux pas aux deux équipes. Cet article m'a permis de tourner la page et de calmer mon obsession sur cette histoire de patch.





Malheureusement, une obsession de perdue, 10 de retrouvées... En cherchant des photos pour cet article, j'ai trouvé cette carte...




Celle-là je l'ai pas vu venir. Une carte de la saison 92-93 encore une fois lors d'un match entre les Whalers et les Sénateurs. Mais cette fois-ci, les Whalers portent la patch de la saison précédente, celle commémorant le 75ème anniversaire de la LNH. Les maniaques de chandails dont je fais partie remarqueront également que l'uniforme des Whalers est leur ancien modèle, eux qui passaient de leur chandail vert à un modèle plus foncé et plus sobre cette année-là. Mon hypothèse dans ce cas-ci est qu'il s'agissait encore d'un match pré-saison, que les nouveaux chandails des Whalers n'étaient pas encore prêts et qu'ils ne se sont pas donné la peine de gaspiller une vingtaine de patch sur des chandails bientôt désuets.

Les Whalers furent donc hors-la-loi de la patch pour deux saisons d'affilée, ce qui les rend encore plus cool qu'ils le sont déjà.

Pour conclure en beauté, voici un vidéo de Marc Bergevin avec les Whalers en 1992.


lundi 11 mai 2015

Ross Brooks








Parfois, il faut se montrer patient, pour attendre que le vent tourne finalement en notre faveur.
 
Ross Brooks était un gardien de petite taille (5’8’’ 173 lbs) qui roulait sa bosse depuis un moment dans les mineures depuis un moment.  De 1958 à 1964, il s’est aligné avec de nombreuses équipes de la Eastern Hockey League (EHL), incluant les Dixie Flyers de Nashville (voir texte du 16 juillet 2011) et les Jets de Johnstown (voir texte du 17 juillet 2011).  Il alla ensuite passer sept saisons avec les Reds de Providence de la Ligue américaine.
 
Malgré les expansions de 1967 (6 nouvelles équipes) et de 1970 (2 nouvelles équipes) et ses bonnes performances dans la Ligue américaine, Brooks n’attirait toujours pas l’attention de qui que ce soit qui aurait pu lui donner une chance dans la LNH.  En octobre 1971, il fut toutefois signé comme agent libre par les Bruins pour jouer avec leur filiale, les Braves de Boston.  (voir texte du 21 janvier 2011)
 
C’est finalement en 1972 que sa chance a tourné.  La Ligue nationale a d’abord procédé à une autre expansion (2 autres équipes).  De plus, l’Association mondiale de hockey (AMH) a pris son envol (12 nouvelles équipes).  Ces deux faits ont eu un grand impact sur la hiérarchie des gardiens à Boston.  Pour commencer, les nouveaux Flames d’Atlanta ont jeté leur dévolu sur Daniel Bouchard, alors jeune gardien dans l’organisation des Bruins et avec qui Brooks a partagé le Trophée Hap Holmes (meilleur moyenne) dans la Ligue américaine.
 
Pour ce qui est de l’AMH, une de ses équipes, les Crusaders de Cleveland, convainquit leur gardien numéro 1, Gerry Cheevers (voir texte du 31 janvier 2009) de se joindre à elle.
 
Brooks eut donc l’occasion, à 36 ans, de faire ses débuts dans la Ligue nationale.  Et il ne se contenta pas d’être l’une des plus vieilles recrues (le record appartient à Connie Madigan, voir texte du 3 septembre 2013), il égala un record.  En effet, devant le filet des puissants Bruins, Brooks fut invaincu à ses 14 premiers matchs (11-0-3).  Il égala ainsi un record que détenaient Bill Durnan et Ken Dryden (voir texte du 1er août 2011).  (Il a depuis été battu par Patrick Lalime.)  De plus, l’accès à la grande ligue de Brooks représenta une autre première.  Il devenait aussi le premier gardien de confession juive dans la Ligue nationale.
 
L’année suivante, c’est le vétéran Eddie Johnston qui quitta pour se retrouver à Toronto.  Il fut offert comme compensation pour l’acquisition de Jacques Plante, qui n’a pourtant fait que passer à Boston.  Gilles Gilbert (voir texte du 30 novembre 2009) se retrouva ainsi premier gardien et Brooks, deuxième.
 
C’est en 1975 que l’aventure de Ross Brooks dans la LNH prit fin, lorsqu’il se fit déclasser par Dave Reece.  (voir texte du 19 février 2012)
 
Comme il passa toute sa carrière comme numéro 2 (donc sans nécessairement affronter les meilleures équipes) dans une très bonne équipe, Brooks compila une excellente fiche de 37 victoires, 7 défaites et 6 nulles, l’une des meilleures parmi les gardiens qui ont joué plus que quelques matchs.  Sa moyenne de buts alloués s’est établie à 2,63.
 
Il passa une dernière saison dans la Ligue américaine, avant de prendre sa retraite et de travailler plusieurs saisons dans leur organisation.

samedi 9 mai 2015

La culture du point de perdant...











Comme je dis toujours, les films sur le sport sont inutiles, surtout quand on les compare avec la réalité, vivre un évènement sportif en direct. Souvent ils sont d'une banalité, mais certains sont de véritables tragédies... Sans vouloir trop entrer dans les détails, le match de mercredi dernier rentre dans cette catégorie. Je disais justement que l'issue de ce match était tellement tragique, le Canadien perdant dans la dernière seconde après avoir dominé son adversaire et faisant ainsi face à l'élimination, que je disais hier à une collègue de travail qu'on risque de plus se souvenir de ce match que celui de la finale de la Coupe Stanley de 2014, match morne et sans émotion...

Mais une chose m'a marqué justement à la fin de ce match, pourquoi est-ce que le Canadien semblait avoir laissé aller l'émotion pour se préparer à la supplémentaire. Honnêtement, je faisais la même chose, je venais de me déboucher une St-Ambroise Pale Ale en préparation de la supplémentaire... Déçu, je l'ai vidé dans mon évier... Je travaillais le lendemain de toute façon... Mais j'ai téléphoné à mon père au Saguenay et je lui ai dit "Voyons, sti, ils ne jouaient pas, t'es en séries, t'as pas de points de perdant à aller chercher, tu dois jouer tout le temps..."



J'ai vu plus tard qu'Enrico Ciccone, un des très bons commentateurs de TVA Sports, il faut mentionner les bons parmi tant de mauvais, a fait le même commentaire...

De là la "culture du point de perdant"...

Dans un des textes de la fin 2013 qui a été le plus lu de l'histoire de ce site (et dont je suis très fier, encore de nos jours), je disais que je suis à 100% contre l'élimination du "point baveux", c'est à dire ce point que l'on donne pour une défaite en prolongation pour la simple et bonne raison que quand on perd, on perd, point... De plus, le tout crée ainsi ce que je nomme dès lors "la culture du point de perdant".

On connaît tous la chose, fin de match entre deux équipes dans la lutte pour une ticket pour le tournoi annuel pour le Saint Graal, score égal quelques minutes avant la fin de la troisième... Les deux équipes se mettent à dormir au gaz et à jouer pour repartir de l'arena avec au moins un point... Vaut mieux un point que pas pentoute, même dans la défaite...

Raison de plus pour abolir ce point de perdant... Il a rendu les hockeyeurs lâches en fin de 3e en plus de récompenser les perdants...

jeudi 7 mai 2015

Histoire de cartes - Les métiers


 
Voici donc une autre histoire de cartes.  Le thème de celle-ci est les joueurs avec des noms de métiers.  Certains sont toujours actuels, d'autres sont plutôt désuets.
 
Le barbier

Le cloutier
 
Le tonnelier

Le drapier

Le clerc

Le pilote
 
 
Demande spéciale de Mathieu Gosselin, le charpentier
 
Demande spéciale de Mathieu Gravel, le cavalier
  
Pour s'habiller
Le pelletier

Le tailleur

Pour se nourrir
 
Le boulanger

Le meunier

Le boucher
Le cuisinier

Et l'ami des amateurs de hockey, le brasseur

 

lundi 4 mai 2015

Randy Holt


Randy Holt est un autre de ces bagarreurs des années 1970.  Choix de troisième ronde en 1973, il ne tarda pas à s’établir une réputation chez les pros.  Après avoir amassé 222 minutes de pénalité avec les Black Hawks de Dallas de la Ligue centrale, il remit ça pour l’année 1974-75.  En 65 matchs, il amassa 411 minutes de pénalité, soit une moyenne de 6 minutes et 19 secondes par match.  Ses ″exploits″ lui valurent d’ailleurs d’être rappelé par Chicago.  En fait, si on ajoute son total dans la LNH et celui pendant les séries de la CHL, Holt a passé 510 minutes au cachot pendant cette saison.  Sa ″performance″ lui a d’ailleurs valu d’être choisi au sein de la première équipe d’étoiles de la CHL.

Holt passa les années suivantes à faire la navette entre Chicago et Dallas, mais en 42 matchs dans la grande ligue, il n’avait marqué aucun but.  En fait, ce n’est qu’au cours de son passage avec les Barons de Cleveland, en 1977-78, qu’il trouva finalement le fond du filet.

C’est aussi à partir de ce moment qu’il commença à jouer plus régulièrement, même si son séjour à Cleveland fut de courte durée.  À la fin de la saison, l’équipe fut dissoute et il passa aux Canucks, puis aux Kings, où dans leur uniforme, il établit une marque qui tient toujours.  Le 11 mars 1979, les Kings ont affronté les Flyers, dans un match qui a tourné en foire.  Le tout a commencé par une escarmouche entre Holt et Frank Bathe.  Dans la seule première période, 372 minutes de pénalité ont été décernées.  Au total, dix joueurs ont été expulsés et 380 minutes de pénalité ont été purgées.  La marque de 380 était de 124 minutes supérieure à l’ancien record.   (Ce record a depuis été battu par les Sénateurs et ces mêmes Flyers, le 5 mars 2004.  Ils en ont alors accumulé 419.)  À lui seul, Holt s’est mérité 67 minutes, ce qui constitue toujours un record.  Pourtant, Holt ne s’est pas décrit comme un batailleur, seulement comme un joueur robuste…

En 1980, il est acquis par les Flames de Calgary, fraîchement déménagés d’Atlanta, en retour de l’homme de fer du moment, Garry Unger.
 

L’équipe fit les séries à sa première saison en Alberta et se rendit même jusqu’en demi-finale.  En éliminatoires, Holt joua 13 matchs et marqua deux fois, un nombre égal au total de buts qu’il avait compté jusque-là, soit en 240 matchs.

Au cours de l’année 1981-82, il fut échangé aux Capitals.  Pendant cette saison, il atteint deux de ses sommets : 259 minutes de pénalité et… 8 points, incluant ses deux derniers buts en carrière.

En 1982-83, il ne se contenta pas de battre son record personnel.  Ses 275 minutes de pénalité lui valurent le sommet de la ligue dans cette catégorie.

Il termina sa carrière en jouant quelques matchs avec les Flyers en 1983-84.

Au total en saison régulière, il a joué 395 matchs et accumulé 1438 minutes de pénalité, soit une moyenne de 3 minutes et 38 secondes par match.  D’autre part, sa fiche offensive se limite par contre à 4-37-41.

Sources : ″Penalty records records In Kings vs Flyers debacle″, AP, 12 mars 1979, Montreal Gazette, p.19, ″Goon hockey still is around; game is termed ′a disgrace′″, CP, 12 mars 1979, Calgary Herald, p.C4.

mercredi 29 avril 2015

Les Capitaines : Tampa Bay






Le Lightning débuta ses activités pour la saison 1992-93, en même temps que les nouveaux Sénateurs d'Ottawa. Comme les Sénateurs, la ligue aurait du enquêter davantage sur les fondements de la franchise alors que l'équipe fut considérée comme un cauchemar financier. L'équipe était originalement financée par un consortium japonais qui ne connaissait rien au hockey et dont les vrais dirigeants restaient inconnus de la plupart des membres de l'organisation. Certaines rumeurs les liaient également à la mafia japonaise. Quoiqu'il en soit, ces nombreux problèmes administratifs se firent ressentir sur la glaçe et le Lightning mit du temps à se mettre en marche. Après avoir trouvé de nouveaux (et vrais) propriétaires et après avoir remporté la coupe de 2004, on espérait que le Lightning soit enfin devenu une franchise stable, ce qui ne se réalisa pas toutefois comme prévu. Le Lightning était redevenu une piètre équipe instable à la fin de la décénnie 2000, perdant éventuellement les joueurs responsables de la conquête de 2004. L'équipe est présentement sur une bonne lancée et dirigée par de bons hommes de hockey après quelques saisons difficiles. 

Pour leurs capitaines, le Lightning innova en la matière en choississant de ne pas en nommer pour les 3 premières saisons de son existence. 10 joueurs ont porté le "C" durant les deux premières décennies de l'équipe. Voici leur histoire.





1. Paul Ysebaert 1995-1997
Cet ancien joueur des Devils, Red Wings, Jets et Blackhawks fut désigné comme  premier capitaine du Lightning pour la saison 1995-96. Il n'a cependant jamais retrouvé son flair offensif qu'il avait montré à Détroit. Il joua les 5 dernières saisons de sa carrière avec le Lightning et joua une dernière saison en Suisse en 99-2000.

2. Mikael Renberg 1997-1998
Repêché par les Flyers en 1990, Renberg est surtout reconnu pour ses années passées sur la ligne "Legion of Doom" avec Eric Lindros et John Leclair. Après la finale de 1997, les Flyers l'échangèrent au Lightning avec Karl Dykhuis pour 4 (!) choix de première ronde. Il ne joua qu'une saison complète avec le Lightning, étant retourné aux Flyers après 20 matchs en 98-99. Il joua par la suite pour les Coyotes et les Maple Leafs avant de retourner jouer en europe.

3. Rob Zamuner 1998-1999
Repêché par les Rangers en 1987, Zamuner ne sera jamais capable de percer leur alignement et signa en tant qu'agent libre avec la nouvelle équipe du Lightning en 1992. Il connut de bonnes saisons avec eux durant leurs premières saisons tumultueuses jusqu'à ce qu'il soit échangé aux Sénateurs en 1999. Il joua par la suite pour les Bruins avant de terminer sa carrière en Suisse en 2006.

4. Bill Houlder 1999

Houlder était un vétéran ayant joué avec les Capitals, Sabres, Mighty Ducks, Blues, le Lightning et les Sharks avant de revenir à Tampa Bay pour la saison 99-2000. Il fut nommé capitaine après le départ de Zamuner mais après seulement 14 matchs, il fut envoyé au ballotage et fut réclamé par les Predators. Il joua à Nashville jusqu'à sa retraite en 2003.

5. Chris Gratton 1999-2000
3ème choix au total du repêchage de 1993, Gratton joua les 4 premières saisons de sa carrière à Tampa Bay avant de signer avec les Flyers en 1997. Il fut retourné au Lightning contre Mikael Renberg un an plus tard. Son deuxième séjour à Tampa Bay fut de courte durée alors qu'il passa aux Sabres en mars 2000. Il joua ensuite pour les Coyotes, l'Avalanche et les Panthers avant de faire un autre retour à Tampa Bay de 2007 à 2009.

6. Vincent Lecavalier 2000-2001, 2008-2013

Surnommé le "Michael Jordan" du hockey par le propriétaire du Lightning, Art Williams, Lecavalier devint le plus jeune capitaine de l'histoire à 19 ans et 314 jours (record battu depuis par Sidney Crosby et Gabriel Landeskog). La direction changea toutefois d'idée un an plus tard, déclarant qu'il était trop jeune pour cette responsabilité. Sans devenir Michael Jordan, il devint quand même un des bons joueurs de la ligue durant quelques saisons, notamment en 2006-07 où il accumula 52 buts et 108 points. Il retrouva le "C" en 2008-09 jusqu'à ce que l'équipe rachète son contrat en 2013. Il est présentement membre des Flyers et son avenir reste incertain du à sa contribution offensive sur le déclin.

7. Dave Andreychuk 2002-2006

Un des meilleurs marqueurs de l'histoire, Andreychuk surprit beaucoup de gens en 2001 lorsqu'il signa avec Tampa Bay au lieu d'essayer de trouver une équipe prétendante à la coupe Stanley. Il apporta beaucoup de leadership à l'équipe et après une saison 2001-2002 sans capitaine, il fut nommé comme successeur à Lecavalier. Sa décision de joindre le Lightning et de refuser d'être échangé lui rapporta finalement beaucoup alors qu'il mena l'équipe à la coupe Stanley en 2004. Après le lock-out, son rendement diminua et l'équipe le libéra en janvier 2006, mettant un terme à sa carrière de 1639 matchs (6ème rang de l'histoire).

8. Tim Taylor 2006-2008

L'équipe termina la saison 2005-06 sans capitaine suite à quoi le vétéran Tim Taylor fut nommé comme successeur à Andreychuk. Il s'amena à Tampa Bay en 2001 après avoir joué pour les Red Wings, Bruins et Rangers. Une opération à la hanche le força à manquer la saison 2007-08 mais l'équipe ne nomma pas de remplaçant durant son absence. Il se retira après cette saison perdue et l'équipe renomma Lecavalier comme capitaine pour la saison 2008-09.

9. Martin St. Louis 2013-2014
Dernier membre de l'équipe championne de 2004, St. Louis succéda à Lecavalier après le départ de ce dernier. Il fut l'un des meilleurs joueurs de la décennie 2000 (et 2010) avec un trophée Hart, 2 Art Ross et 3 Lady Bing. Son association avec le Lightning se termina toutefois de façon peu glorieuse alors qu'il demanda d'être échangé, partiellement à cause de son rejet initial de l'équipe olympique canadienne par son directeur général Steve Yzerman. L'équipe acquiesça à sa demande et l'envoyèrent à New York lors d'un rare échange capitaine contre capitaine en retour de Ryan Callahan. C'est avec les Rangers qu'il dépassa le cap des 1000 points et qu'il espère remporter une deuxième coupe Stanley.

10. Steven Stamkos 2014-
Le nouveau visage de la franchise, Stamkos est un des meilleurs marqueurs de la ligue. Il est d'ailleurs un des rares joueurs à avoir marqué 60 buts lors des 20 dernières années. Il succéda à St. Louis le lendemain de son échange à New York.