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lundi 15 octobre 2018

Promo - Cartes Kellogg's de Score







 

En 1991-92, la 75e saison de la LNH, nous étions en pleine frénésie des cartes.  Plusieurs compagnies voulurent obtenir leur part du gâteau en produisant un grand nombre de séries, imprimées en énormes quantités.  

Les compagnies de cartes n’étaient toutefois pas les seules à flairer la bonne affaire.  D’autres entreprises œuvrant dans des secteurs aucunement reliés intégrèrent les cartes à leur plan marketing et on vit donc un retour en force des ″food issues″.

Parmi celles-ci, on retrouva le fabricant de céréales pour déjeuner Kellogg’s, qui s’allia avec la compagnie texane Score pour offrir sa série.  Avec 24 cartes, il fallait donc manger beaucoup de céréales pour compléter la collection.

À ce moment, il y avait 22 équipes dans la ligue et chacune avait une carte.  Montréal avait Patrick Roy, alors que les Nordiques étaient représentés par Joe Sakic.  Même les nouveaux Sharks avaient leur représentant, Doug Wilson.

Quelles étaient donc les deux cartes supplémentaires?  D’abord, les Leafs avaient le privilège d’en avoir deux, Wendel Clark et Dave Ellett.

Et la 24e?  Les génies du marketing de Kellogg’s eurent l’idée d’en faire une pour Cornelius, leur coq emblématique des boîtes de Corn Flakes.  Avec 54 points en 8 matchs, ce cher Cornelius était tout un joueur…

Vous serez donc heureux d’apprendre qu’il a déjà été traité de ″poule mouillée″, qu’il ne se laisse plus intimidé depuis qu’il est devenu le premier coq de la ligue, qu’il ″vole″ autour de la défense et qu’évidemment, il attribue son succès au bol de Corn Flakes qu’il prend chaque matin.

À classer parmi les cartes inutiles
































lundi 8 octobre 2018

Don Edwards









Malgré une belle carrière junior avec les Rangers de Kitchener, où il a fait partie de la première équipe d’étoiles à ses deux années, Don Edwards n’était pas considéré comme un espoir de premier plan.  En effet, sa petite taille de 5’8’’ en poussa plusieurs à regarder ailleurs. 
 
En 1975, dans un repêchage pas si riche en talent, dix autres gardiens ont été choisi avant lui.  C’est finalement en fin de cinquième ronde, au 89e rang que les Sabres de Buffalo le sélectionnèrent.  Un peu plus tôt, en première ronde, ces mêmes Sabres avaient choisi un autre gardien, Robert Sauvé, du National de Laval.  Buffalo mit donc la main sur sa future paire de gardiens la même année.
 
Edwards continua sur sa lancée dans la Ligue américaine, alors qu’il fut nommé sur la deuxième équipe d’étoiles en 1975-76 lors de son passage avec les Bears de Hershey.
 
Le 13 février 1977, il fut rappelé pour palier à l’absence de Gerry Desjardins, le gardien numéro 1 des Sabres qui venait de subir une grave blessure à l’œil qui mit éventuellement fin à sa carrière.  Edwards s’attendit à être l’auxiliaire du gardien numéro 2, Al Smith.  Pourtant, le directeur-gérant Punch Imlach insista pour qu’Edwards soit envoyé immédiatement dans la mêlée, ce qui irrita profondément Smith.  Ce dernier quitta l’équipe et n’y revint pas, ce qui créa une ouverture pour Edwards.  Dorénavant appuyé par Robert Sauvé, celui-ci joua l’immense majorité des matchs restants et sa moyenne de 2,51 en 25 matchs le mit parmi les meneurs de la ligue.
 
L’année suivante, Edwards fut le gardien qui vit le plus d’action dans la ligue, avec 72 matchs.  Toujours secondé par Sauvé, il afficha une moyenne plus que respectable de 2,64.
 
Par la suite, la charge de travail fut mieux réparti avec Sauvé, mais Edwards demeura le numéro 1.  En 1979-80, le duo se mérita le Trophée Vézina.  Pas si mal, considérant qu’Edwards n’a débuté à garder les buts qu’à l’âge de 13 ans.  Il fit également partie de l’équipe canadienne lors de la Coupe Canada de 1981, où il joua un match.  Le Canada perdit la finale face à l’Union Soviétique, mais c’est Mike Liut qui était à ce moment devant le filet.
 
En juin 1982, les Sabres décidèrent de prendre une autre direction, lorsqu’Edwards fut envoyé aux Flames de Calgary dans un échange de plusieurs choix au repêchage.  Il n’eut toutefois pas autant de succès en Alberta.  Bien qu’il s’agissait d’années particulièrement offensives, Edwards n’a pas réussi à afficher une moyenne en bas de 4,00 en trois saisons.
 
Les Flames l’échangèrent alors à l’équipe de son enfance, les Leafs, contre un modeste choix de 4e ronde.  Toutefois, le rêve d’enfance a tourné au cauchemar.  Toronto était une équipe faible et Edwards performa en ce sens.  Bien qu’il avait un contrat de trois ans en poche, les Leafs le rachetèrent après une seule saison.
 
Edwards se retrouva donc dans une équipe senior hors du commun qui comptait plusieurs ex-professionnels dans ses rangs, les Mott's Clamato's de Brantford, qui remporta la Coupe Allan en 1986-87.
 
Fort de ce succès, Edwards tenta un retour dans l’organisation des Oilers, mais celui-ci se limita à trois matchs dans la Ligue américaine.
 
Suite à sa carrière de joueur, Edwards alla travailler comme directeur-gérant d’une équipe britannique, puis comme commentateur à la télé.
 
C’est toutefois le 21 mars 1991 que bascula de façon dramatique la vie d’Edwards.  Un homme qui avait fréquenté sa sœur et qui avait déjà été condamné pour l’avoir séquestré pendant cinq heures l’attendit à son domicile.  Lorsqu’elle rentra du travail, il pointa une arme en sa direction.  Elle tenta alors de se réfugier chez ses parents de l’autre côté de la rue.  L’homme la suivit et se rabattit sur les parents.  Il tira alors la mère et poignarda le père.
 
Edwards fut plus tard diagnostiqué d’un syndrome post-traumatique.  Le meurtrier ayant été condamné à 25 ans de prison, Edwards passa vers la fin de sa sentence d’innombrables heures à des audiences pour éviter que celui qui tua ses parents obtienne une libération conditionnelle.
 
C’est finalement en juin 2017 que le meurtrier eut l’autorisation d’effectuer des sorties non-surveillées, ce qui choqua profondément Edwards et sa famille.
 
Désabusé et toujours secoué comme le reste de sa famille, il habite maintenant en Floride, où il travaille aux ventes dans un club de golf.
 
Sources : ″Former NHLer Don Edwards fights for reincarceration of the man who brutally murdered his parents” de Tristin Hopper, 30 avril 2015, The National Post (nationalpost.com), “Former Sabres Goalie Don Edwards Fights to Keep Parents Killer Behind Bars″ de Denis Gibbons, 29 novembre 2015, The Hockey News (thehockeynews.com), “Family of slain Ontario Couple fearful after ′volatile′ murderer granted unescorted absences from jail″, 8 juin 2017, National Post (nationalpost.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.com.

mercredi 3 octobre 2018

Trêve de hockey #94 - Carl Weathers






 


Originaire de Louisiane, Carl Weathers se dirigea vers la Californie pour étudier et jouer au football.  Suite à son passage à San Diego State University, le secondeur ne fut pas repêché, mais il attira tout de même l’attention des Raiders d’Oakland.
 
Il se présenta donc au camp de 1970, où il fit suffisamment bonne impression pour faire l’équipe et jouer sept matchs au cours de la saison.
 
L’année 1971 fut moins intéressante pour Weathers.  Il ne joua qu’un match régulier avant d’être coupé.  Il obtint par contre une deuxième chance du côté de la Ligue canadienne, avec les Lions de la Colombie-Britannique.  Il termina la saison en jouant quelques matchs dans leur uniforme.  Il vit également de l’action en 1972, en jouant au total 18 matchs.  Par contre, il fut régulièrement blessé, ce qui nuit évidemment à sa carrière.  Il fut libéré avant le début de la saison 1973.
 
Ayant déjà travaillé comme mannequin, il décida ensuite de  retourner en Californie pour entreprendre une carrière d’acteur.
 
Il eut de petits contrats dans des comédies de situation, mais en 1976, il obtint un premier rôle d’importance au cinéma.  Il s’agissait par contre d’un film dont le personnage principal était tenu par un quasi inconnu et pour lequel le studio avait des attentes modestes.  Le film en question s’appelait « Rocky » et l’inconnu, à qui il donnait la réplique, Sylvester Stallone. 
 
La suite appartient à l’histoire.  Le film eut un succès phénoménal et fit de Stallone une grande vedette.  De plus, il entraîna la production de six autres films, le dernier (du moins pour le moment) étant lancé 39 ans après le premier.  Au total, les sept films ont généré des recettes de 1,4 milliard $. 
 
De son côté, Weathers ne participa « seulement » qu’aux quatre premiers films, puisque son personnage d’Apollo Creed meurt dans « Rocky IV ».  (Désolé pour ceux qui ne le savaient pas déjà…)  Mais le septième (Creed) a pour sujet celui qui serait son fils.  Un huitième (Creed 2) est en préparation.

On le vit par la suite dans plusieurs films, incluant dans les comédies « Happy Gilmore » et « Little Nicky », dans lesquelles il tient un rôle important auprès d’Adam Sandler.  Il a également travaillé à la télévision (entre autres dans la comédie « Arrested Development ») et fait des voix pour des personnages de dessins animés.  Par contre, il demeure associé principalement associé à son personnage d’Apollo Creed, librement inspiré de Mohammed Ali.
 
Sources : cfl-scrapbook.no-ip.org, wikipedia.org.

Initialement publié sur bottedenvoi.blogspot.com
 

samedi 29 septembre 2018

Un gardien un peu trop accommodant









En 1924-25, la Ligue nationale fit sa première incursion au sud de la frontière, lorsqu’elle a admis les Bruins de Boston dans ses cadres.  Pour remplir son alignement, Art Ross pigea entre autres parmi les joueurs de l’Association de la Côte du Pacifique (PCHA) et de la Ligue de l’Ouest canadien (WCHL).  Parmi eux, il y avait son gardien, le bouillant Norm "Heck" Fowler.

Fowler s’était aligné avec les Canaries de Spokane et les Metropolitains de Seattle, avant d’aller servir dans l’Armée pour la dernière année de la guerre.  À son retour, il signa avec Victoria, avec qui il passa cinq ans, jusqu’à ce que Boston lui fasse signe.

Après une victoire de 2-1 contre les Maroons lors de leur match inaugurale, le 1er décembre 1924, les choses se sont plutôt gâtées pour les Bruins.  Ils subirent alors cinq défaites consécutives.

Le 22 décembre, Boston recevait les St.Patricks de Toronto.  Ce fut un massacre.  Babe Dye marqua cinq buts, Happy Day en marqua deux, dans une victoire de 10-1 de Toronto.  Seul Stan Jackson a réussi à déjouer John Roach pour les locaux, devant une faible foule d’environ 2000 personnes.

Lorsque Jack Adams (le futur entraîneur des Red Wings) marqua le neuvième but de Toronto à 9:11 de la troisième période, Art Ross en eut assez.  Il jugea la performance de Fowler devant le filet tellement faible qu’il le remplaça par George Redding, un ailier à qui on fit revêtir l’équipement de gardien.  (Il n’y avait pas de gardien auxiliaire à ce moment et ceci était donc extrêmement rare.)  Quatre minutes plus tard, Redding accorda le dernier but des St.Pats, le cinquième de la soirée de Babe Dye.

Art Ross et le président Charles Adams confrontèrent alors Fowler, qui leur avoua qu’il n’avait pas fourni l’effort nécessaire et qu’il s’était même ″couché″ à quelques reprises.  Il espérait ainsi que les Bruins soient humiliés, dans le but de les inciter à signer de meilleurs joueurs.  Le stratagème n’impressionna pas Art Ross, qui le suspendit indéfiniment, en plus de lui imposer une amende de 200$.

Fowler retourna dans l’ouest pour terminer la saison avec Edmonton de la WCHL.  Après une pause d’un an, il retourna à nouveau avec Edmonton, avant de jouer trois autres saisons avec les Sheiks d’Oakland de la Ligue de la Californie.  Il ne joua évidement plus jamais dans la LNH.  Ses statistiques se limitent donc à 7 matchs (1-6-0, moyenne de 6,16)..

Il est ensuite retourné en Saskatchewan, où il est devenu entraîneur, au niveau senior, mineur et universitaire.  Il a entre autres eu sous ses ordres un jeune du nom de Gordie Howe.

Fowler a été admis au Temple de la Renommée du sport de la Saskatchewan en 1983.  Il est décédé en 1987, à l’âge de 94 ans.

Sources : “Lack of Interest for Professional Hockey At Boston”, 23 décembre 1924, Montreal Gazette, p.18, “Boston Suspended and Fined Goalie”, 24 décembre 1924, Montreal Gazette, p.14, “Le Boston causera-t-il une surprise au Canadien demain?”, 24 décembre 1924, La Patrie, p.6, “Five other goalies who couldn’t take it anymore” de Bob Duff, 26 mars 2014, Windsor Star (windsorstar.com), sasksportshalloffame.com.

jeudi 27 septembre 2018

lundi 24 septembre 2018

Les adresses des arénas de la NHL









Je ne veux pas trop m'étendre sur le pourquoi cette chose m'a intéressée, mais je me suis surpris cette semaine à regarder quelles sont les adresses des arénas de la NHL afin de recenser les adresses avec des noms faisant références à ce qui se déroule entre les murs. La plupart des arénas ont des adresses disons ordinaires, mais certaines sont assez intéressantes...

Voici les meilleures:
 
Gila River Arena (Arizona) - 9400 W Maryland Ave, Glendale
L'aréna n'est pas sur une rue qui porte un nom relatif à l'équipe, mais le boulevard au nord de cet aréna se nomme W. Coyotes Blvd

TD Garden (Boston) - 100 Legends Way
Le TD Garden semble être plus neutre et souligne que les deux tenanciers principaux, les Bruins et les Celtics, ont des histoires remplies de légendes...

KeyBank Center (Buffalo) - 1 Seymour H. Knox Plaza
Seymour Knox était le fondateur des Sabres.

Scotiabank Saddledome (Calgary) - 555 Saddledome Rise SE
J'ai inclus dans notre liste le bon vieux Saddledome de Calgary parce que son adresse est une petite rue qui porte son nom. Notez qu'à l'ouest du Saddledome, la rue se nomme Olympic Way.

Nationwide Arena (Columbus) - 200 West Nationwide Blvd
Bon, si j'inclus le Saddledome parce que son adresse est le petite chemin pour s'y rendre qui porte son nom, je dois inclure le Nationwide Arena parce qu'il est sur un boulevard qui porte son nom...

American Airlines Center (Dallas) - 2500 Victory Avenue
L'aréna des Stars et des Mavericks de la NBA porte un nom neutre qui fait référence à la victoire. Par contre, les Mavericks ont remporté le championnat de 2011 à Miami et les Stars ne jouaient pas dans cette enceinte en 1999...

Joe Louis Arena (Detroit) - 19 Steve Yzerman Dr.
L'aréna des Red Wings a été nommé en l'honneur du plus grand joueur des Red Wings ayant évolué dans la période où les Red Wings ont évolué (et évoluent toujours) dans cet aréna. Ce type de nomination de rue est assez commune dans le monde du baseball, le AT&T Park de San Francisco étant au 24 Willie Mays Plaza et celui des Padres, le Petco Park, est au 19 Tony Gwynn Drive.

Le Joe Louis a toutefois été remplacé l'an dernier par le Little Caesars Arena et sera démoli.

BB&T Center (Floride) - 1 Panthers Parkway, Sunrise
Comme les Panthers sont les seuls tenanciers de cet endroit au milieu de nulle part dans le sud de la Floride, le chemin pour s'y rendre porte le nom de cette équipe...

Centre Bell (Montréal) - 1909, Avenue des Canadiens-de-Montréal
Depuis le premier décembre 2010, la portion de le rue de la Gauchetière entre Peel et de la Montagne se nomme avenue des Canadiens-de-Montréal. Le Centre Bell, pour sa part, porte le numéro représentant l'année de fondation de l'équipe... Mais ça, je crois que vous le savez...




Centre Canadian Tire (Ottawa) - 1000 Palladium Drive, Kanata
J'ai mis l'arena des Senators non parce qu'elle remplit les critères (quoique Palladium a été son premier nom), mais simplement pour dire que la rue adjacente au Centre Canadian Tire se nomme Cyclone Taylor Blvd, et tout près, on trouve Frank Finnigan Way, en honneur du dernier membre vivant de la dernière équipe championne des Senators de 1927.  Donc je l'ai inclus pour cette raison... 

Enterprise Center (auparavant Scottrade Center, St-Louis) - 1401 Clark Avenue
L'aréna des Blues est situé sur Clark Avenue, mais on a symboliquement nommé la portion devant le Scottrade Center Brett Hull Way


Rogers Arena (Vancouver) - 800 Griffiths Way
Frank Griffiths a été propriétaire des Canucks de 1974 à 1988 et son fils Arthur l'a été de 1988 à 1997.


vendredi 21 septembre 2018

Intermède musical - Passe-moé la puck des Colocs









En 1993, les Colocs ont lancé leur premier album, éponyme.  Si c’est avec Julie qu’ils se sont d’abord faits connaître, d’autres chansons ont aussi amplement tourné.  Parmi elles, on retrouve Passe-moé la puck, une composition de Dédé Fortin.
 
Malgré le titre, la référence au hockey est tout de même minime.  Il s’agit en fait d’une critique sociale au sujet des laissés pour contre, particulièrement des sans-abri.  Le titre n’est qu’une métaphore pour dire que certaines personnes n’ont pas l’occasion de se faire valoir.  En fait, les références au hockey sont plus nombreuses dans le vidéoclip.
 

Aujourd'hui la télévision est v'nue nous voir
Pour constater l'état du désespoir
Une coupe de sans abri à la veille de Noël
Ça c'est un beau sujet pour le show des nouvelles
La caméra dans' face j'y faisais des grimaces
Mais qu'est-cé qui font là à filmer ma carcasse?
C'est pour un reportage sur les plus démunis
J'voudrais savoir ton nom j'voudrais voir ton taudis
J'habite pas d'en taudis j'm'appelle pas j'viens tout seul
M'a t'mettre les points s'es "i" ou ben mon poing s'a yeul
Golden Johnny travaille pour les yuppies
Si j'avais l'droit d'voter ben j'voterais pas pour lui
Y'a L'armée du salut pourquoi tu vis dans'rue?
J'ai dit ben passe-moi' puck
Pis j'vas en compter des buts

M'a posé d'autres questions sur ma situation
C'est d'intérêt public de savoir si j'me pique
Tu bois-tu d'la robine, tu fouilles-tu dans'es poubelles?
Épargne moi les détails sur ta vie sexuelle
Bobette branlette canette Ginette
Quêter manger j'm'en vas m'saouler
Tu vas en savoir plus long si tu donnes un peu d'fric
C'est comme le téléthon des alcooliques
Y'a l'armée du salut pourquoi tu vis dans'rue
J'ai dit ben passe-moi' puck
Pis j'vas en compter des buts

Le journaliste téteux a fait le tour du bloc
Y a filmé juste un peu y a ramassé son stock
Y'es rentré dans l'café y a demandé les shiottes
Moi j'en ai profité pour y piquer son truck
Ch't'aller m'chauffer les fesses au bureau du B.S.
Mais on peut pas t'aider si t'as même pas d'adresse
Ça fait qu'j't'aller m'checker un p'tit logement deux pièces
On peut pas t'le louer t'as même pas d'B.S.

Aujourd'hui la télévision est v'nue nous voir
J'me sentais comme un rat dans un laboratoire
Y'a l'armée du salut pourquoi tu vis dans'rue
J'ai dis ben passe-moé 'a puck
Pis j'vas en compter des buts


 https://www.youtube.com/watch?v=Ir_BgZzu1_M

samedi 15 septembre 2018

Excursion LVEUP - Les Saguenéens... d'Alma?




Le vendredi 7 septembre dernier avait lieu un événement hors du commun par chez nous alors que du hockey junior majeur avait lieu au Centre Mario Tremblay d'Alma lors d'un match hors-concours entre les Saguenéens de Chicoutimi et le Drakkar de Baie-Comeau. Il s'agit de la troisième année où les Sags disputent une partie en pré-saison au Lac-St-Jean et c'était maintenant au tour d'Alma après Roberval et Dolbeau-Mistassini lors des deux années précédentes.


Je trouve qu'il s'agit d'une excellente initiative de la part des Sags qui souhaitent mettre l'accent sur le fait qu'il s'agit de l'équipe de toute la région et non pas seulement de Chicoutimi ou du Saguenay. Je me devais donc d'aller faire mon tour au Centre Mario Tremblay pour ce match que je considère historique car selon les journaux locaux, il s'agissait d'une première pour les Sags et la LHJMQ à Alma, hors-concours ou non. Les profits de la vente des billets étaient remis aux associations de hockey mineur d'Alma.



Comme toute bonne excursion LVEUP, laissez-moi tout d'abord vous présenter les lieux. Je sais qu'il ne s'agit pas d'un aréna majeur comme d'autres excursions faites dans le passé (Buffalo, New Jersey, Boston, etc...) mais j'avais envie de vous présenter un petit peu mon coin de pays et aussi une grosse partie de mon enfance. Le Centre Mario Tremblay est un centre sportif communautaire où la majorité des événements sportifs et culturels de la ville ont lieu. Le Centre est construit en longueur avec deux entrées principales. Il comporte deux patinoires, deux piscines ainsi que plusieurs gymnases et salles d'exercices. Il est annexé à une des deux écoles secondaires de la ville ainsi qu'à une salle de spectacle (Salle Michel Côté) et un amphithéâtre extérieur (Place Festivalma). On retrouve également des terrains de soccer, de football, de baseball et de tennis à l'extérieur. Avant de porter le nom du bleuet bionique, le centre s'appelait le CREPS, un acronyme qui selon ma mémoire voulait dire "Centre Récréatif... et j'oublie le reste. Je crois que le S voulait dire sportif. On entend encore beaucoup de gens dire le CREPS, c'est plus rapide à dire et je crois qu'il y a une certaine tradition à faire perdurer cet ancien nom.

Si certains sont nostalgiques de l'ancien nom, je crois que personne ne s'ennuie de l'ancien CREPS d'avant les rénovations majeures qui eurent lieu il y a quelques années. Le CREPS de ma jeunesse avait une odeur particulière de poche de hockey et de chlore qui me revient dans le nez dès que j'entends le mot CREPS. 


Devanture du centre, côté piscine et gymnases
Ancienne devanture (pré-2011), côté de l'Aréna

Entrée de l'Aréna

En ce qui concerne la section aréna du centre, on retrouve deux glaces adjacentes séparées par un couloir permettant de communiquer d'une glace à l'autre facilement. Il y a une glace principale (la grande glace) avec 1000 sièges tandis que l'autre (la petite glace) n'a qu'une trentaine de place assises. Il est rare que je vois un match sur cette petite glace, elle est surtout utilisée pour des entraînements. Je trouve dommage qu'ils n'aient pas profité de ces récentes rénovations pour agrandir l'autre côté de la grande glace. Je déteste les ''demi-aréna'' du genre où les joueurs font dos au mur et où l'on retrouve peu d'accès au niveau de la patinoire et derrière les filets pour regarder le match. Mais je crois qu'il aurait été impossible (ou sinon très dispendieux) d'agrandir l'aréna de la sorte alors qu'il aurait fallu refaire complètement le toit. De plus l’amphithéâtre extérieur est très près de cette paroi donc je crois qu'on peut oublier ça pour toujours...




Quand je visite un aréna, j'aime voir des trucs historiques comme des photos d'équipe d'époque, des bannières ou des statues (comme celle de l'aréna de Jonquière à effigie de Pierre Pilote, voir texte du 13 janvier 2018). Dans le cas du Centre Mario Tremblay, on est malheureusement peu choyé dans ce département. Il y a certes des écrans dans le couloir principal qui diffusent quelques photos mais à chaque fois que je m'attarde à les regarder je suis déçu. Concernant la légende locale qui prête son nom au bâtiment, il n'y a encore que très peu de place qui lui est accordée, seulement une plaque très brève à son effigie ainsi qu'un grand cadre. Au moins ce cadre est spécial du fait qu'il est en fait un cadre hologramme qui permet de voir des photos différentes de Mario dans différents uniformes selon l'angle de vue, un peu comme les cartes de hockey hologrammes des années 90... Cependant je n'ai pas réussi à bien le prendre en photo.





Passons donc au compte-rendu de ce match historique. En me rendant au match, je me disais qu'il s'agissait probablement du plus haut niveau de hockey que j'aurai la chance d'assister à Alma. J'étais aussi content de n'avoir qu'un court trajet d'environ 5 minutes d'auto à faire pour m'y rendre. Lorsque je vais voir les Sags à Chicoutimi ou bien le Marquis à Jonquière, j'ai au moins 40 minutes à prévoir.

Après une mise-au-jeu protocolaire de la part du maire, le match débuta entre le Drakkar et les Sags. Je ne suis pas beaucoup leurs activités donc je ne connais pas vraiment leurs joueurs cette année. Mais plusieurs spectateurs semblaient parler en bien d'un nouveau défenseur recrue, le russe Artemi Knyazev. Il n'a pas déçu en récoltant 1 but et 1 passe durant ce match. Pour ma part j'ai plutôt été plus impressionné par le plus récent 1er choix au total de cette année, Hendrix Lapierre. Il a très bien fait avec 3 passes. D'ailleurs avec un prénom comme Hendrix il captait déjà mon attention. J'ai aussi bien aimé le travail de son compagnon de trio, Félix-Antoine Marcotty.

Voici le sommaire du match si jamais ça vous intéresse.







Ce n'était toutefois pas le match le plus enlevant alors que le Drakkar n'était pas vraiment dans le coup. Les Sags ont finalement remporté la partie 5-1 mais je dois avouer qu'après la deuxième le match perdit son souffle. Il y eut beaucoup trop de punitions de chaque côté et le rythme en a souffert. De plus je m'attendais à ce qu'il y ait plus de spectateurse et plus d'ambiance. Je n'avais pas acheté mon billet d'avance et je croyais peut-être avoir à rebrousser mon chemin et manquer ce match mais il n'y eut que 750 places vendues sur 1000 places et plus de disponible. Il faut dire que le match ne fut pas tellement publicisé. Je ne l'ai su que deux jours avant et aucun de mes amis ou collègues de travail n'était au courant. Je n'ai vu ni entendu aucune publicité si ce n'est qu'un article standard dans le journal. Je trouve qu'à ce niveau, le hockey mineur d'Alma ainsi que la ville ont raté le bateau en ce qui concerne la promotion...

J'ai quand même aimé mon match et j'espère que les Sags vont répéter l'expérience dans les années à venir.

Histoire de bien compléter, je vous laisse sur un petit extrait vidéo du match. Je n'ai pas réussi à capter un but marqué mais il s'agit d'une belle séquence lors d'un avantage numérique.



jeudi 13 septembre 2018

Ian Turnbull








Montréalais de naissance, Ian Turnbull arriva avec les Canadiens Jr de sa ville natale alors qu’ils étaient déjà au sommet.  Menés par Gilbert Perreault, Réjean Houle, Marc Tardif et Jocelyn Guèvremont, ils avaient remporté la Coupe Memorial l’année précédente.  L’équipe poursuivit sur sa lancée en 1969-70 et répéta son exploit.  Turnbull fit donc partie de l’équipe dans un rôle secondaire.  Toutefois, les piliers graduèrent ensuite chez les pros, laissant plus de place pour Turnbull.  Malgré qu’il était un défenseur, il fut le meilleur pointeur de l’équipe en 1971-72 avec 82 points.  L’équipe était toutefois tombée dans un creux de vague, comme c’est souvent le cas pour les équipes de junior.  On l’échangea donc à Ottawa (Montréal et Ottawa jouaient tous les deux dans la même ligue à l’époque).
 
Avec les 67’s d’Ottawa, il alla appuyer un autre défenseur, identifié comme premier espoir, Denis Potvin.
 
Le jour du repêchage de 1973, Potvin fut effectivement choisi premier, par les Islanders.  De leur côté, les Leafs avaient refilé Jacques Plante et leur troisième choix quelques mois plus tôt aux Bruins contre leur premier choix et des considérations futures qui deviendront le gardien Eddie Johnstone.  Plante joua 8 matchs, avant que les Bruins ne perdent au premier tour contre les Rangers, et que Plante ne prenne sa retraite.  Avec le choix obtenu, Toronto choisit Turnbull.
 
Au camp d’entraînement, les Leafs purent compter sur un nouveau duo de jeunes défenseurs offensifs, Turnbull et un suédois (chose peu commune à l’époque), Borje Salming.
 
Si Turnbull fut ralenti par une sérieuse blessure en 1974-75, il demeure qu’il forma une paire très efficace avec Salming pendant plusieurs années.  Salming était plus flamboyant et attirait plus l’attention, mais Turnbull était plus offensif.  En 1976-77, ils atteignirent tous les deux leur sommet en carrière, 79 points pour Turnbull et 78 pour Salming.  Turnbull établit également un record d’équipe.  En effet, il marqua 22 buts, un sommet pour un défenseur.  Cette marque tient toujours, mais elle a depuis été égalisée par Al Iafrate en 1987-88.
 
Au cours de cette même saison, leur coéquipier Darryl Sittler établit une marque de la ligue qui tient toujours, 10 points en un match.
 
Quelques mois plus tard, ce fut au tour de Turnbull de passer à l’histoire.  Le 2 février 1977, il marqua 5 buts contre Ed Giacomin et Jim Rutherford des Red Wings, dans une victoire de 9-1.  Seulement Danny Grant a réussi à éviter le blanchissage aux Red Wings.
 
Pour ce qui est de Turnbull, il s’agissait de la 33e fois qu’un joueur comptait cinq buts ou plus.  Par contre, il s’agissait de la première fois qu’un défenseur y parvenait.  Fait intéressant, Turnbull n’a effectué que cinq tirs durant le match.  Il battait ainsi un record que personne n’avait réalisé depuis 47 ans, alors que le 19 novembre 1929, pas un, mais deux défenseurs avaient marqué quatre buts au cours d’un match.  John McKinnon des Pirates de Pittsburgh et Hap Day des Leafs avaient alors réalisé l’exploit. 
 
À la fin du match, son partenaire Salming lui avait dit qu’il ferait tout ce qu’il pourrait pour l’alimenter et lui permettre de battre le record.  À 18:30 de la troisième, Salming lui fit la passe qui lui permit d’y arriver.  Il s’agissait d’ailleurs d’une troisième aide pour Salming dans ce match.
 
Pendant cette période, Toronto avait une bonne équipe, mais elle était dans le régime chaotique de l’excentrique propriétaire Harold Ballard, qui en plus, n’aimait pas tellement dépenser son argent.  Dans cette équipe instable, plusieurs joueurs ont été transigés dans des échanges difficiles à comprendre.  En 1981-82, il y eut une autre purge, alors que des piliers comme Wilfrid Paiement, Laurie Boschman et surtout Darryl Sittler furent échangés.  Turnbull y passa aussi lorsqu’il prit la direction de Los Angeles, pendant que Billy Harris prenait le chemin inverse.
 
Un mois après son acquisition par les Kings, le 12 décembre 1981, Turnbull eut une autre soirée remarquable lorsqu’il marqua quatre buts contre les Canucks, dans une victoire de 7-5.  Dans l’histoire, il n’y a eu que huit défenseurs qui ont réussi cet exploit.  Après Turnbull, seulement Paul Coffey y est parvenu, le 26 décembre 1984.  Ça n’empêcha toutefois pas Turnbull de faire un séjour dans la Ligue américaine.
 
En bout de ligne, le séjour de Turnbull en Californie a été de courte durée, puisqu’en octobre 1982, il signa avec les Penguins.  Il joua six matchs à Pittsburgh et passa du temps à Baltimore dans la Ligue américaine, mais ayant été blessé, il accrocha ses patins.
 
Si Turnbull n’a pas joué longtemps avec les Kings, il a tout de même décidé de s’établir à Los Angeles et il y habite toujours.  Celui qui avait déjà eu un bar à vin à Toronto lorsqu’il jouait avec les Leafs a toujours eu un intérêt pour les affaires.  Il s’impliqua entre autres en immobilier et en informatique.  Ayant également des talents artistiques, il peint, il joue de la guitare et il se sert de l’ordinateur pour dessiner.
 
Sources: “Pittsburg (sic) 10 Toronto 5”, 20 novembre 1929, La Patrie, page 9, “Turnbull scores five goals as Leafs romp over Wings”, CP, 3 février 1977, Montreal Gazette, page 14, “Catching up with Ian Turnbull” de John Iaboni, 2 février 2007 (nhl.com), hhof.com, wikipedia.org.

samedi 8 septembre 2018

Billy Reay









En tant que joueur, Billy Reay a gagné pratiquement à tous les niveaux.  Avec son club junior de St-Boniface, le petit joueur de centre a remporté la Coupe Memorial en 1937-38.  Un an plus tard, il signait comme agent libre avec les Red Wings.  Il se retrouva toutefois avec les As de Québec de la Ligue senior, avec qui il remporta la Coupe Allan en 1944, en plus de participer au tournoi pour son obtention en 1942 et en 1945.  Il y fut également joueur-entraîneur de 1942 à 1944 au jeune âge de 24 ans, dans ce qui fut un prélude à ce qui suivra plus tard.  
 
Entre temps, il fit ses débuts dans la grande ligue en jouant quatre petits matchs avec les Wings, mais avant le début de la saison 1945-46, il fut échangé aux Canadiens pour Ray Getliffe et Rollie Rossignol.  (Lorsque Getliffe préféra prendre sa retraite, Détroit obtint plutôt Fernand Gauthier.)  Cette transaction lui permit non seulement de se tailler une place dans la LNH, mais aussi de compter 17 buts, le troisième total chez le CH derrière Maurice Richard et Toe Blake.  De plus, dès sa saison recrue, il ajouta la Coupe Stanley à son palmarès.
 
L’année suivante, il augmenta sa production à 22 buts, alors que le calendrier passa de 50 à 60 matchs, total qu’il égala en 1948-49. 
 
Par la suite, sa production offensive diminua, mais cela ne l’empêcha pas d’être choisi pour participer au match des étoiles de 1952.
 
La saison 1952-53 fut particulière pour lui à plusieurs niveaux.  D’abord, le 11 octobre 1952 fut diffusée la première de La Soirée du hockey.  Pour l’occasion, les Canadiens et Reay affrontaient Détroit.  À ce moment, uniquement la troisième période était diffusée, puisqu’on craignait que la télévision fasse baisser la vente de billets (crainte qui s’est avérée non fondée).  Au moment d’entrer en ondes, la marque était de 1-1.  C’est alors à 16:07 que Reay marqua le premier but télédiffusé au Canada.  Ce ne fut toutefois pas le but le plus élégant.  Reay tenta une passe à Richard que Terry Sawchuk intercepta, mais en se relevant, il poussa la rondelle dans son filet…  Ce fut également le but gagnant et le seul que purent voir les téléspectateurs, puisque Montréal l’emporta finalement 2-1.  Sur une base personnelle, ce ne fut seulement qu’un des quatre qu’il marqua cette année-là, son apport offensif atteignant son plus faible niveau.
 
À la fin de la saison, les Canadiens profitèrent de l’élimination surprise des favoris, les Red Wings, contre les Bruins, pour remporter la Coupe Stanley, une deuxième pour Reay.
 
C’est ainsi que Reay remporta la Coupe à sa première et à sa dernière année, puisqu’en juin 1953, il fut nommé joueur-entraîneur des Cougars de Victoria de la WHL.  Il conserva ce rôle pendant deux ans, avant d’accrocher ses patins de façon définitive et de se concentrer sur son poste d’entraîneur, où il passa par Seattle et Rochester.
 
Dans une ligue à six équipes à l’époque, le nombre de postes d’entraîneur-chef dans la Ligue nationale était évidemment restreint, mais en 1957, Reay obtint la chance de succéder à Howie Meeker derrière le banc des Maple Leafs.  Par contre, à ce moment, les Torontois étaient dans un creux de vague.  Reay ne parvint alors pas à renverser la vapeur et fit pire que Meeker.  Après avoir terminés avant-derniers, les Leafs terminèrent à la queue, la seule fois qu’une telle chose arriva lors de la période des Original Six.  Les choses n’allant pas mieux en 1958-59, Reay fut congédié pendant la saison, chose rare à l’époque.  Il fut ainsi remplacé par Punch Imlach, l’ex-entraîneur des As de Québec.
 
 
Reay dut donc refaire ses classes avec Sault-Ste-Marie de l’EPHL, avant de retourner dans la Ligue américaine, avec les Bisons de Buffalo.  C’est alors derrière leur banc qu’il remporta l’un des rares titres qui lui échappa comme joueur, la Coupe Calder, en 1962-63.
 
Cette performance convainquit donc les Black Hawks de lui donner une deuxième chance et de lui confier leur banc.  C’est alors que s’amorça pour le tacticien un très long séjour à Chicago d’un peu plus de 13 ans.  Appuyé au fil des ans par des joueurs comme Bobby Hull, Stan Mikita, Pierre Pilote, Glenn Hall et Tony Esposito, il y accumula les victoires, les succès et les premières places de division.  Toutefois, après avoir remporté une variété de titres comme joueur, il ne parvint jamais à mener les Hawks aux grands honneurs.  On retient entres autres la Coupe perdue lors d’un septième match aux mains d’un Ken Dryden sorti de nulle part et celles d’un Henri Richard déterminé à gagner malgré un entraîneur incompétent (Al MacNeil) qui marqua le but gagnant du match ultime.
 
Lorsqu’il fut congédié au milieu de la saison 1976-77, il avait passé 1102 parties derrière un banc de la LNH, en remportant 542 d’entre elles.  À ce moment, il s’agissait du deuxième plus haut total de l’histoire derrière Dick Irvin.  Maintenant âgé de 58 ans, ses statistiques demeurèrent à ce niveau.  Il demeura par la suite dans la région de Chicago.
 
Celui à qui on crédite la création en 1947 de la célébration d’un but marqué en levant les bras est décédé en 2004 à l’âge de 86 ans.
 
À ce jour, il est toujours l'entraîneur à avoir remporté le plus de victoires pour les Black Hawks.
 
Sources : “Le but chanceux de Reay fait gagner le Canadien 2-1” de Phil Séguin, 13 octobre 1952, La Patrie, page 23, “Billy Reay, 86, Hockey Player and Coach, Is Dead”, Associated Press, 26 septembre 2004, New York Times (nytimes.com), “50 Years Ago in Hockey: The Coaches – Billy Reay” de Rick Cole, 18 septembre 2015, The Hockey Writers (thehockeywriters.com), hhof.com, wikipedia.org.