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vendredi 9 décembre 2016

Les recordmen des autres ligues (5e partie)







Toujours dans la thématique des détenteurs des records des points à travers les ligues de hockey professionnel, nous voici donc dans la région de l’Europe de l'ouest, région dont j'ai ajouté le Royaume-Uni parce que ça me tentait. Les régions géographiques de l’Europe varient selon les sources alors...

Voyez les autres parties ici.

Allons-y.


National League A (Suisse)

Peter Jaks (1985-2003)
674 PJ - 435 B - 347 P - 782 PTS

Le hockey organisé en Suisse remonte aux années 10 et est depuis devenu une des meilleures ligues en Europe, étant notamment au 1er rang des assistances devant la KHL et la ligue suédoise et ayant plusieurs clubs légendaires comme le HC Davos, le club le plus victorieux de l’histoire avec 31 championnats de la NLA et 15 victoires à la Coupe Spengler (dont l’équipe est hôtesse depuis 1923).

Originaire de la Tchécoslovaquie, Peter Jaks débuta sa carrière professionnelle en 1983 dans la division B Suisse après avoir immigré en Suisse durant son enfance. Il fit ensuite le saut dans la NLA avec le club HC Ambri-Piotta en 1985. À l’exception de deux saisons passées avec HC Lugano, Jaks joua la majorité de sa carrière avec Ambri-Piotta dont quelques saisons comme capitaine. En 1998, il joignit les rangs des Lions de Zurich avec qui il joua jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta en tout trois championnats de la NLA avec Lugano et Zurich. Il devint ensuite directeur général du HC Ambri-Piotta qui retira également son numéro 19.

Il s’est tragiquement enlevé la vie en octobre 2011 après s’être jeté devant un train à Bari en Italie. Il éprouvait des problèmes financiers alors qu’il n’avait pas travaillé depuis son renvoi du club en 2009. 


DEL (Allemagne)

Erich Kuhnhackl (1968-1989)
715 PJ - 691 B - 662 P - 1353 PTS

Les racines de la Deutsche Eishockey Liga (DEL) remontent aux années 50 mais la DEL actuelle fut officiellement formée en 1994 à partir de clubs appartenant à l’ancienne ligue du nom de Bundesliga. La DEL est depuis une des principales destinations outre-mer pour les joueurs nord-américains.

Né en Tchécoslovaquie, Erich Kuhnhackl est une légende du hockey Allemand. Un géant à 6’ 5” et 220 livres, il domina le hockey allemand en plus de s’illustrer plus d’une fois sur la scène internationale. Il détient le records des buts, passes et points dans la ligue allemande en plus du record pour les tours du chapeau avec 53 (3 de plus que Wayne Gretzky). L’Allemagne n’a jamais été une puissance au hockey mais Kuhnhackl est une des raisons pourquoi cette nation est restée aussi longtemps dans le pool “A” durant les années 70 et 80. En 75 matchs du championnat du monde il amassa 40 buts et 75 points. Il aida également l’Allemagne à remporter la médaille de bronze (leur dernière à ce jour en hockey) aux jeux Olympiques de 1976.

Il retourna aux Olympiques en 1984 et termina au premier rang des compteurs avec 14 points. Il avait le gabarit pour jouer dans la LNH et il se fit offrir un contrat par les Rangers à la fin des années 70 mais refusa l’offre pour plus d’argent en Allemagne. Il remporta 4 championnats de la Bundesliga.

Il fut admis au temple de la renommée du hockey international en 1997. Il occupa également le poste d’entraîneur avec plusieurs équipes de la DEL jusqu’en 2010 où il fut élu comme vice-président de la fédération du hockey Allemand. Son fils Tom fut repêché par les Penguins en 4e ronde lors du repêchage de 2010 et il fait présentement partie de l’équipe après plusieurs saisons dans les mineures.



EBEL (Autriche)

Rick Nasheim (1987-2004)
617 PJ - 505 B - 510 P - 1015 PTS

En place depuis 1923, la ligue autrichienne (maintenant appelée Erste Bank Eishockey Liga) opéra presque sans arrêt depuis sa création et depuis 2005, la ligue comporte des équipes en dehors de l’Autriche comme par exemple en Slovénie et en Italie.

Né à Regina en Saskatchewan, Rick Nasheim joua tout d’abord son hockey junior avec les Pats de son équipe locale à Regina dans la WHL et ensuite avec l’Université de Regina où il joua un an avant de traverser en Europe et de commencer sa carrière professionnelle. Il débuta d’abord dans la 2e division allemande en 1986-87 mais quitta pour la ligue autrichienne l’année suivante avec le club VEU Feldkirch. Il joua avec le club jusqu’en 2000 et au passage obtint la nationalité autrichienne en 1990. Il joua par la suite quelques saisons avec le club EHC Linz mais revint terminer sa carrière avec VEU Feldkirch en 2003-04. Il gagna en tout 6 fois le championnat autrichien en plus de participer à 9 reprises aux championnats du monde en plus des jeux olympiques de 1994 et 1998. Il devint par la suite entraineur du ECH Linz et est présentement assistant entraineur avec les Capitals de Vienne.



Ligne Magnus (France)

Franck Pajonkowski (1983-2003)
443 PJ - 585 B - 628 P - 1213 PTS

La première ligue française a été connue sous une multitude de noms depuis sa création en 1907 (Championnat de France, 1re Série, Série A, Nationale A, Ligue Nationale, Super 16, etc.) mais porte le nom de Ligue Magnus depuis 2004 en l’honneur de la Coupe du même nom et du fondateur de la Fédération internationale de hockey sur glace, Louis Magnus.

Né à Douai dans le nord de la France, Franck Pajonkowski a immigré au Québec alors qu’il était enfant et a donc grandi dans le hockey mineur québécois. Il a joué son hockey junior avec les Cataractes et les Saguenéens mais revint dans sa contrée d’origine en 1983 et s’aligna avec les Boucs de Mégève de la Ligue Magnus où il joua deux ans et remporta le championnat de 1984 à sa première année. Il joua ensuite deux saisons avec les Français Volants de Paris et s’aligna finalement avec les Dragons de Rouen, club mythique où il joua de 1987 jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta six autres championnats avec les Dragons, équipe alors dominante dans les années 90. Son fils Tom a la double nationalité française et canadienne et a également évolué dans la LHJMQ. Il évolue présentement avec les Forts de Chambly au junior AAA.

 
BHL (Royaume-Uni) 

Tony Hand (1982-2015)
BHL: 484 PJ - 921 B - 1338 P - 2259 PTS
BISL: 207 PJ - 65 B - 174 P - 239 PTS
BNL: 116 PJ - 68 B - 200 P - 268 PTS
EIHL: 237 PJ - 82 B - 232 P - 314 PTS
EPIHL: 273 PJ - 95 B - 406 P - 501 PTS

L’histoire du hockey professionnel au Royaume-Uni est assez complexe alors que la première ligue majeure, la British Hockey League changea de format et de nom à maintes reprises et fut dissoute et reformée et remplacée par d’autres ligues… etc. C’est assez mêlant d’ailleurs et je veux garder ça le plus bref possible. La seule constante de cette ligue fut la légende de Tony Hand.

Né à Édimbourg en Écosse, Hand devint le premier joueur développé au Royaume-Uni à être repêché par une équipe de la LNH. Il dominait alors la ligue Britannique au sein de son club local, les Racers de Murrayfield en Écosse où il jouait depuis l’âge de 14 ans, alors que l’équipe manquait de joueurs. Il récolta 164 points lors de deux saisons consécutives (en seulement 32 matchs), ce qui poussa les Oilers d’Edmonton à prendre une chance avec lui et le sélectionner en 12e ronde du repêchage de 1986. 

Il étonna au camp des Oilers et Glen Sather tenta de le convaincre de rester au Canada et jouer au niveau junior. Hand acquiesça mais ne joua finalement que 3 matchs avec les Cougars de Victoria (8 points en 3 matchs) avant de retourner en Écosse. Il éprouvait alors le mal du pays et trouvait le calendrier canadien trop exigeant. Il retourna donc avec les Racers avec qui il connut sa première saison de plus de 200 points (35 pj - 105 b - 111 p - 216 pts). Il retenta l’expérience au Canada l’année suivante avec les Cougars et quelques matchs hors-concours avec les Oilers qui lui offrirent un contrat dans les mineures qu’il refusa, ayant peur de rester coincé dans les mineures et de gagner moins d’argent qu’à Édimbourg. Sather déclara qu’il était déçu de sa décision et qu’il le considérait comme un bon prospect, comparant même sa vision de jeu à celle de Wayne Gretzky.

Hand avoua plus tard qu’il s’agissait peut-être d’une erreur mais il continua d’exceller de manière presque ridicule dans la ligue Britannique. Il amassa en tout plus de 4000 points (incluant les séries) dans toutes les incarnations de la ligue de 1982 jusqu’à sa retraite à 47 ans en 2015. Aucun autre joueur au monde ne s'approche d'un tel total. Professionnellement, Gretzky a pour sa part récolté 3369 points (incluant les séries et son parcours dans l'AMH).

Hand joua en tout pour 8 clubs à travers les différentes versions de la ligue britannique et trois de ces clubs ont retiré son chandail soit les Racers de Murrayfield où il commença sa carrière, les Capitals d’Édinbourg ainsi que le Phoenix de Manchester où il joua de 2006 jusqu’à sa retraite.

Il fut également admis comme membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, probablement le seul joueur de hockey à recevoir cet honneur.


Ligue Elite de Belgique

Bill Morgan (1977-2001)
413 PJ - 537 B - 835 P - 1372 PTS

Un pays dont on entend rarement parler au niveau hockey, la Belgique a vu apparaître la naissance de la Belgian Hockey League pour la première fois en 1912. Maintenant connue sous le nom de la Belgium Elite League, elle est constituée de 8 clubs se disputant annuellement la coupe de Belgique.

Originaire de London en Ontario, Bill Morgan évoluait pour l’Université de Guelph lorsqu’en 1976, lui et son équipe vinrent jouer quelques matchs en Belgique. il a dû s’y plaire alors que la saison suivante, il vint s’y établir avec le club HYC Herentals avec qui il joua presque sans interruption jusqu’à sa retraite comme joueur en 2001. Il s’est marié et a obtenu sa nationalité Belge et il a eu trois fils hockeyeurs qui ont tous les trois évolué sous ses ordres à Herentals alors que le paternel a été entraineur de l’équipe jusqu’en 2013. Cependant, le club HYC Herentals évolue désormais dans la ligue des Pays-Bas.


Parlant du loup…



Eredivisie (Pays-Bas)

Joe Simons (1964-1980)
441 PJ - 743 B - 405 P - 1148 PTS

La première ligue néerlandaise, la “Eredivisie” est la seule ligue professionnelle de ce petit pays et son origine remonte à 1945, soit après la 2e guerre mondiale. Elle suspendit ses opérations de 1950 à 1964 mais a repris ses activités sans interruption depuis. Elle opère présentement avec 7 équipes (dont une en Belgique) qui se disputtent le championnat Néerlandais. Au cours des années, la ligue a vu tout de même quelques ex-joueurs de la LNH dont Karl Dykhuis, Zarley Zalapski, Mark Pederson et Alexander Selivanov entres autres. Dale Weise y a également joué durant le dernier lock-out.

Un des clubs légendaires de la ligue, les Trappers de Tilburg dominèrent la ligue durant les années 70, période où ils remportèrent le championnat lors de 7 saisons consécutives, un record. Dans leurs rangs figurait un canadien du nom de Joe Simons qui débarqua aux Pays-Bas en 1964. J’ai peu d’informations sur son parcours avant sa carrière avec les Trappers mais il marqua l’histoire du hockey néerlandais avec ses 1148 points en 441 matchs. Son numéro 10 fut retiré par l’équipe lors de sa retraite et il revint au Canada par la suite.



Dans la prochaine partie nous irons plus à l'est et nous examinerons les ligues russes, tchèques, et autres pays slaves.



lundi 5 décembre 2016

Les présidents de l'IIHF




Bien qu’il y ait plusieurs théories (Halifax, Montréal, Kingston, etc.), on s’entend pour dire que le hockey (en version sur glace) a été inventé au Canada.

Pourtant, la Fédération internationale est une organisation à saveur très européenne.  À la base, elle a été fondée à Paris en 1908, sous le nom de ″Ligue internationale de hockey sur glace″.  À l’origine, sa portée n’était effectivement qu’européenne.  Ses membres étaient la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, la Suisse et la Bohême (la République tchèque) et elle organisait le championnat européen.

Le premier championnat du monde s’est déroulé en 1920, dans le cadre des Jeux olympiques d’Anvers, en Belgique.  C’est à ce moment que le Canada et les États-Unis ont adhéré à la fédération, mais ses opérations sont demeurées européennes.

Les Jeux olympiques ont servi de championnats du monde jusqu’en 1968, mais c’est en 1930 qu’eut lieu le premier tournoi en dehors du cadre olympique.  À partir de ce moment, il y eut un tournoi annuel, mais il était presque toujours tenu en Europe.

Le tournoi eut lieu aux États-Unis en 1932 et en 1960, mais c’était dans le cadre des Jeux.  En 1962, il se tint au Colorado.

Malgré qu’il soit à l’origine du sport et le pays le plus médaillé, le championnat du monde ne s’est pas tenu au Canada avant 2008, à Québec et à Halifax.  Pendant ce temps, il s’est tenu quatre fois en Autriche, deux fois en Italie et deux fois en Grande-Bretagne, des pays aux traditions moins évidentes.  Il est vrai qu’en se tenant au printemps, l’attention de l’Amérique du Nord hockey se porte à ce moment de l’année plutôt vers les séries de la Coupe Stanley que vers le championnat du monde, bien que Québec et Halifax ont démontré qu’un tournoi de qualité pouvait y être organisé.

La situation est différente pour la version junior (que nous aurons cette année à Montréal et Toronto).  En fait, c’est tout l’inverse.  Étant donné le grand succès populaire qu’il connait ici, il se déroule souvent au Canada ou lorsqu’il a lieu aux États-Unis, c’est tout juste de l’autre côté de la frontière, comme à Buffalo, où les Canadiens peuvent remplir les estrades.

La Coupe Magnus
Pour ce qui est des présidents de l’IIHF, on retrouve toutefois ce caractère européen.  Un grand nombre de ceux qui ont occupé ce poste proviennent de pays d’Europe, incluant certains dont la culture de hockey est relativement faible.
 
Louis Magnus, France (1908-12, 1914)
 
À la base, il était patineur artistique.  La ligue et la coupe de France porte son nom.
 
Henri Van den Bulcke, Belgique (1912-14, 1914-20)
 
Van den Bulcke a été joueur et évidemment, administrateur.
 
Peter Patton, Grande-Bretagne (1914)
 
En plus d’avoir été joueur, militaire et fondateur de la fédération britannique, Patton a été brièvement président de la fédération internationale.
 
Max Sillig, Suisse (1920-22)
 
Sillig a participé aux Jeux d’Anvers en 1920.
 
Paul Loicq, Belgique (1922-47)
 
Comme Patton, il a été militaire et comme Sillig, il a été joueur et participé aux Jeux d’Anvers.
 
Fritz Kraatz, Suisse (1947-48, 1951-54)
 
Aussi joueur, il a remporté une médaille de bronze au Jeux de St-Moritz, en Suisse, en 1928.
 
George Hardy, Canada (1948-51)
 
C’est finalement en 1948 qu’un premier canadien prit la tête de la fédération internationale.  Avant de faire son chemin du côté administratif, Hardy avait été entraîneur des Golden Bears de l’Université de l’Alberta.
 
Walter Brown, États-Unis (1954-57)
 
Brown a eu une influence majeure sur la scène sportive de Boston.  Son principal fait d’armes est d’avoir fondé les Celtics et cofondé la BAA, l’ancêtre de la NBA.  Président de l’Association athlétique de Boston, il était au cœur de l’organisation du fameux marathon.  Il a aussi mis sur pied les Ice Capades et été propriétaire des Bruins et du Garden.
 
Mais au-delà de son rôle d’entrepreneur sportif, il a aussi été entraîneur des Olympics de la Eastern Hockey League et de la première équipe américaine à avoir remporté le championnat mondial, en 1933.
 
John « Bunny » Ahearne, Grande-Bretagne (1957-60, 1963-66, 1969-75)
 
Bien que né en Irlande, c’est au sein de la fédération britannique qu’Ahearne s’est fait remarquer.  Il a entre autres été gérant de l’équipe britannique aux Jeux de Garmisch-Partenkirchen en 1936, qu’il a mené à la médaille d’or en utilisant presque seulement des joueurs nés en Grande-Bretagne, mais ayant grandi au Canada…
 
Robert Lebel, Canada (1960-63)
 
Lebel est le deuxième et dernier canadien à avoir occupé la présidence de l’IIHF.  Originaire de Québec, il s’est impliqué dans sa région, avant de devenir président de la Ligue senior interprovinciale de 1944 à 1947, puis de Q.A.H.A (aujourd’hui Hockey Québec) en 1945-46, puis de 1951 à 1958.
 
Il a été président de l’Association canadienne de hockey amateur de 1957 à 1969, puis président-fondateur de la Ligue junior A du Québec (résultat de la fusion de deux circuits, qui deviendra la LHJMQ), de 1969 à 1975.
 
De 1976 à 2005, une division de la LHJMQ a porté son nom. On remet toujours le Trophée Robert-Lebel à l’équipe de la ligue avec la meilleure moyenne de buts alloués.
 
De 1955 à 1957, il a été maire de Chambly, où un boulevard et un aréna portent son nom.
 
 
William Thayer Tutt, États-Unis (1966-69)
 
Tutt est né en Californie, mais a grandi à Colorado Springs.
 
Impliqué avec la NCAA, il joua un rôle clé pour que les dix premiers championnats de hockey division I se tiennent dans sa ville, de 1948 à 1957.  Il en fut de même pour les championnats du monde, alors que Colorado Springs fut en 1962 la seule ville américaine à les recevoir (en dehors du cadre des Jeux olympiques).
 
Tutt réussit également à y attirer le Comité olympique des États-Unis et la Fédération américaine de patinage artistique.
 
Günther Sabetski, Allemagne (1975-94)
 
Journaliste d’affaires, puis administrateur de diverses ligues, il fut l’un des fondateurs de la Fédération de hockey d’Allemagne de l’Ouest en 1963.
 
Il réussit en 1980 à ramener le Canada aux Jeux olympiques.
 
René Fasel, Suisse (1994-)
 
D’abord joueur, puis arbitre et ensuite dentiste.  De 1982 à 1985, il fut à la tête de la commission des arbitres de la ligue suisse, puis de la ligue elle-même.
 
Sa réalisation principale à la présidence de l’IIHF demeure l’intégration des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques, ce qui n'est pas une mince affaire, considérant que la Fédération et la Ligue nationale évoluent en parallèle la plupart du temps.  Espérons qu’il parviendra à s’entendre avec Gary Bettman pour 2018…
 
En 108 ans, l’IIHF n’a donc eu comme président un canadien que pendant six ans, le même nombre que pour un américain.  Étrangement, des pays européens avec une forte culture de hockey comme la Suède, la Finlande, la République tchèque et la Russie n’ont jamais vu l’un des leurs à la tête de la fédération.  (Évidemment, le contexte de la Guerre froide aurait rendu la chose difficile pour ces deux derniers pays.)
 
D’un autre côté, la Suisse (qui a tout de même atteint un certain niveau au hockey) a vu trois des siens à la présidence et ce, pendant 28 ans.  Et un poids plume comme la Belgique a vu deux des siens sur ce siège pour un total de 32 ans…
 
Sources : legendsofhockey.net, lhjmq.qc.ca, rds.ca/pantheon, wikipedia.org.

jeudi 1 décembre 2016

Grant Warwick



Natif de Régina, Grant Warwick a joué au niveau junior dans sa ville.  En 1940, son équipe se rendit au tournoi de la Coupe Memorial, mais sans remporter le titre.

L’année suivante, le petit attaquant gradua au niveau senior, toujours à Régina.  Son équipe aspira encore aux grands honneurs mais cette fois, elle alla jusqu’au bout en remportant la Coupe Allan.  En ces années, un tel titre donnait le droit de représenter le Canada aux championnats du monde, où une médaille d’or était presque assurée.  Par contre, comme la guerre faisait rage en Europe, la compétition n’eut pas lieu.  Dans le cas de Warwick, la déception fut moins grande, puisqu’il n’y aurait pas été de toute façon.  Il avait gradué dans la LNH, avec les Rangers de New York.

Warwick connut une excellente saison dans la Grosse pomme, avec une fiche de 16-17-33 en 44 matchs.  Sa performance lui valut le Trophée Calder, remis à la recrue de l’année.  Il fut entre autres préféré à son coéquipier, le gardien « Sugar » Jim Henry, Émile « Butch » Bouchard et Buddy O'Connor.

Au niveau de l’équipe, les Rangers terminèrent en tête de la ligue, avec une fiche de 29-17-2.  En séries, ils durent toutefois s’incliner dès le départ, face aux Leafs.

Les Rangers furent ensuite sévèrement affectés par la guerre et perdirent de nombreux joueurs.  Ils passèrent donc de la première à la dernière place en une seule saison, dans ce qui s’avéra le début d'une longue traversée du désert.  D’ailleurs, ils durent attendre 48 ans avant de terminer à nouveau en tête de la ligue.

Warwick continua sa carrière dans ce contexte difficile avec les Rangers, et fut rejoint pour quelques matchs par son frère Bill.

En 1947, Warwick participa au match des étoiles, mais au cours de l’année suivante, il fut échangé aux Bruins, contre le parieur Billy Taylor (dont Boston voulait se débarrasser) et Pentti Lund.

Warwick passa une saison et demie avec les Bruins, avant de se retrouver à Montréal en octobre 1949.  Son passage avec les Canadiens fut toutefois de courte durée.  Après avoir joué 26 matchs, il se fractura le nez.  Il fut ensuite envoyé dans la Ligue américaine, avec les Bisons de Buffalo.  Il ne retourna jamais dans la LNH, mais continua sa carrière.

En 1952-53, des partisans des V’s de Penticton passèrent le chapeau au cours d’un match et amassèrent 1300$ pour payer pour sa libération des Bisons.  Warwick se retrouva donc dans la ligue senior de l’Okanagan, où il alla retrouver ses frères Bill et Dick.  Les V’s atteignirent la finale de la Coupe Allan, mais ils s’inclinèrent devant les Dutchmen de Kitchener-Waterloo.  De son côté, Warwick fut choisi au sein de la première équipe d’étoiles de la ligue pour une première de quatre fois consécutives.

L’année suivante, Warwick devint joueur-entraîneur.  Les V’s se rendirent alors à nouveau jusqu’à la finale de la Coupe Allan.  Au cours du tournoi, Warwick accumula 46 points en 23 matchs, pour s’assurer de remporter un deuxième titre, 13 ans après son premier avec Régina.

Cette fois, il n’y avait pas de guerre pour empêcher Warwick de se rendre aux championnats du monde, en Allemagne de l’Ouest.  Les V’s avaient par contre sur leur chemin la puissante équipe soviétique, qui avait remporté son premier titre l’année précédente.

Au dernier match, les deux équipes, invaincues, s’affrontaient dans une rencontre qui allait décider du gagnant du tournoi.  Warwick décida alors de ne pas enfiler l’uniforme, pour pouvoir se concentrer sur sa tâche d’entraîneur.

La foule bruyante, qui comprenait de nombreux militaires canadiens stationnés en Allemagne de l’Ouest, appuya le Canada, qui vengea l’échec de l’année précédente et battit l’URSS, 5-0.  Bill Warwick compta deux des buts.  Penticton, une petite ville de Colombie-Britannique qui avait à ce moment une population inférieure à 12 000 habitants, avait ses champions du monde.

Après Penticton, Warwick s’arrêta à Trail, avec les Smoke Eaters, toujours avec ses frères, puis à Kamloops, avant de continuer sa carrière d’entraîneur.

Il est aujourd’hui membre du Temple de la renommée de la Saskatchewan.

Grant Warwick est décédé en 1999, à l’âge de 77 ans.

Sources : « Penticton Grabs World Puck Title » de Arch McKenzie, Canadian Press, 7 mars 1955, Calgary Herald, p.22, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 27 novembre 2016

Trêve de hockey #89 - Le Fog Bowl



En ce jour de Coupe Grey, voici un billet au sujet de l'une de ses éditions qui est passée à l'histoire.

Fin des années 1950, début des années 1960.  Deux équipes dominent la Ligue canadienne de football : les Blue Bombers de Winnipeg dans l’ouest et les Tiger-Cats de Hamilton dans l’est.  La confrontation de 1962 était la cinquième en six ans entre ces deux équipes.  Les Bombers en ont remporté trois.
 
Le match de la Coupe Grey était prévu pour le samedi après-midi, à l’Exhibition Stadium de Toronto.
 
C’est Garney Henley qui a ouvert le pointage pour Hamilton, avec un touché sur un jeu de 74 verges.  Le converti a par contre été raté par Don Sutherin.
 
 
 
Au début du deuxième quart, les Bombers ont répliqué avec un touché de Leo Lewis.  Charlie Shepard a suivi avec un autre pour donner l’avance à Winnipeg.  Hamilton revint avec deux touchés, mais un autre converti fut raté.  La marque était donc 19-14 Hamilton.
 
C’est alors qu’un épais brouillard venant du lac Ontario se leva, même si la chose était habituellement rare, surtout en après-midi.  Il est devenu très difficile aux spectateurs sur place et aux téléspectateurs de CBC et ABC de suivre l’action.
 
Sur le terrain, le jeu de passe devint presque impossible et le travail des retourneurs drôlement compliqué.  Garney Henley affirma qu’on pouvait voir les adversaires s’approcher, mais seulement de la taille vers le bas.
 
À la demie, les cheerleaders se cognaient entre elles.
 
 
Lewis et Henley marquèrent leur deuxième touché respectif.  Don Sutherin, qui définitivement eut un match difficile, marqua un simple sur une tentative de placement ratée.  Il faut dire que réussir un placement dans un tel brouillard ne devait pas être évident…
 
Avec une marque de 28-27 et un peu plus de cinq minutes à faire au quatrième quart, l’arbitre décida que la situation devenait intenable et décida de prendre une pause de 20 minutes.
 
Une fois terminée, le commissaire Syd Halter décida qu’il n’y avait rien à faire.  Le match fut suspendu jusqu’au lendemain.
 
À leur retour, aucune équipe n’a marqué.  Les points ratés de Sutherin ont mal.  Winnipeg l’a emporté 28-27.  Leo Lewis a été désigné joueur du match.
 
Le légendaire Jackie Parker, des Eskimos, qui assistait au match comme spectateur, déclara alors qu’il s’agissait du meilleur match qu’il n’a jamais vu…
 
ABC n’a pas rediffusé de match de la LCF par la suite.
 
Sources :  « The Story of the 1962 Grey Cup » d’Alan Christie, 11 octobre 2008 (cfl.ca), wikipedia.org.

Initialement publié sur bottedenvoi.blogspot.ca.

samedi 26 novembre 2016

Les recordmen des autres ligues (4e partie)






Histoire de ne rien laisser pour compte après avoir recensé les détenteurs des records offensifs des nombreuses ligues et ex-ligues d’Amérique du nord, voici ceux du vieux continent en commençant par les pays nordiques. Je suis même allé dans des pays où le hockey n'est pas très développé.

Si vous avez manqué les autres parties, voici les liens:


Swedish Hockey League "Elitserien" (1975-)

Fredrik Bremberg (1990-2011)
773 PJ - 206 B - 375 P - 581 PTS


La SHL est le plus haut niveau de hockey joué en Suède depuis sa création en 1975 sous le nom de la Elitserien. Sa création coïncide également à l’arrivée de plusieurs joueurs suédois dans la LNH. La ligue fut l’hôte de plusieurs vedettes au fil des années comme Hakan Loob, Mats Naslund, Kent Nilsson, Peter Forsberg et Mats Sundin.

Le meneur de tous les temps pour la SHL est né sous le nom de Fredrik Lindquist et fut un choix de 3e ronde des Devils en 1991. Il changea toutefois de nom de famille pour Bremberg en 2003. Il ne s’aligna cependant jamais avec les Devils et resta avec le club Djurgården IF de la SHL jusqu’en 1998 lorsque ses droits furent échangés aux Oilers dans un échange impliquant plusieurs choix au repêchage (dont un qui devint Brian Gionta). Il joua 8 matchs avec les Oilers en 1998-99 sans récolter de points et fut retourné dans les mineures avec les Bulldogs d’Hamilton. Il joua la saison suivante en Suisse avant de retourder dans la SHL en 2000-01. Sa meilleure saison fut celle de 2006-07 durant laquelle il récolta 64 points en 53 matchs. Il remporta une seule fois le championnat de la SHL, soit en 1991. Il se retira après la saison 2010-11.


Liiga (Finlande) 1975-

Janne Ojanen (1985-2010)
876 PJ - 283 B - 516 P - 799 PTS

Comme la SHL, la Liiga fut créée en 1975 est demeure depuis la référence en Finlande, cultivant au passage plusieurs joueurs légendaires comme Jari Kurri, Teemu Selanne, Esa Tikkanen, Saku Koivu et autres.

Et comme la SHL vue précédemment, le meilleur pointeur de l’histoire de la Liiga est un ancien choix des Devils. Janne Ojanen fut sélectionné en 1986 par New Jersey après son stage junior. Il joua ensuite pour l’équipe de sa ville natale de Tappara en plus de s’aligner avec l’équipe Finlandaise lors de la coupe Canada de 1987 et pour l’équipe Finlandaise aux Olympiques de 1988. Il fit le saut dans la LNH lors de la saison 1988-89 avec les Devils mais ne joua que 3 matchs avec eux et passa la majorité de l’année dans la ligue américaine. Il joua ensuite la saison 89-90 au complet avec les Devils (fiche de 30 points en 64 matchs) mais décida de retourner jouer à Tappara par la suite. Il joua donc les deux saisons suivante dans la Liiga mais retenta un retour avec les Devils en 1992-93 où il joua une trentaine de matchs avant d’être renvoyé dans les mineures. Ce fut la fin de son aventure en Amérique et il retourna par la suite avec le club de Tappara où il évolua presque exclusivement jusqu’à sa retraite en 2010. Il fut également le capitaine du club à partir de 2000 et gagna en tout trois fois le championnat avec eux (1986, 1987, 1988 et 2003). Il fait aussi partie du temple de la renommée finlandais.



Metal Ligaen (1954-)


Todd Bjorkstrand (1988-2002)
550 PJ - 627 B - 572 P - 1199 PTS


La première ligue en importance du Danemark a maintes fois changé de nom depuis sa création en 1954. Elle porte présentement le nom de Metal Ligaen en fonction du sponsor en place, l’acierie Dansk Metal. Bien qu’elle n’a jamais eu un niveau de jeu comparable à d’autres ligues comme la Liiga et la SHL, elle fut l’hôte de quelques joueurs Danois de renom comme Frans Nielsen et Peter Regin en plus d’héberger quelques ex-joueurs de la LNH.

Bien que son nom a des racines scandinaves, Todd Bjorkstrand est originaire du Minnesota et évolua 4 ans à l’Université du Maine et quelques saisons dans la IHL et la ACHL dans les années 80 avant de faire le saut en Europe avec le club Herning IK de la ligue du Danemark. Il joua ensuite jusqu’à sa retraite en 2001-02 avec ce même club et avec qui il remporta le championnat de la ligue à 7 reprises. Il devint ensuite entraineur de l’équipe et sous sa tutelle il développa le premier joueur Danois à jouer dans la LNH, Frans Nielsen (avec les Islanders en 2006) en plus de quelques autres comme Peter Regin et l’actuel gardien des Maple Leafs, Frederik Andersen. Il est présentement entraineur dans la ligue d’Autriche. Son fils Oliver joua également sous ses ordres avec Herning et fut plus tard repêché par les Blue Jackets en 2013.



GET Ligaen (Norvège) 1935-

Erik Kristiansen (1977-1998)
633 PJ - 498 B - 397 P - 860 PTS


La première ligue norvégienne fut fondée en 1935 et comme plusieurs ligues en Europe, elle est nommée selon son sponsor principal, dans ce cas-ci le câblodistributeur GET-As. La Norvège n’étant pas vraiment un joueur majeur dans le hockey, les quelques joueurs issus de ce pays à s’être démarqué l’ont fait dans d’autres ligues, surtout en Suède. C’est le cas de joueurs comme Mats Zuccarello, Espen Knutsen et Patrick Thoresen qui ont tous joué en Suède avant de se rendre à la LNH.

À l’exception d’une saison passée en Suède en 1987-88, Erik Kristiansen joua toute sa carrière dans son pays natal avec le club des Dragons de Storhamar où il joua durant 20 saisons et remporta 3 championnats. Sa meilleure saison fut celle de 1985-86 où il récolta 79 points en 37 matchs. Il remporta le championnat avec Storhamar lors de trois saisons consécutives, soit de 1995 à 1997. Il joua également près d'une centaine de parties sur la scène internationale pour l'équipe de la Norvège. Son numéro 20 fut retiré par les Dragons après sa retraite.


Ice Hockey Iceland (1991-)

Stefan Hrafnsson (2000-2014)
84 PJ - 93 B - 111 P - 204 PTS




À première vue on pourrait croire qu’une nation du nom de l’Islande aurait une bonne tradition de hockey mais contrairement à ce que le film “Mighty Ducks 2” nous a laissé croire, le hockey organisé en Islande est toujours au stade embryonnaire. La nation est classée au 35e rang mondial (derrière Israël et le Mexique) et le pays n’eut sa première glace artificielle qu’en 1987 et encore ce n’était qu’une patinoire extérieure qui ne fut recouverte qu'à la fin des années 90. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le climat de l’Islande est très instable et les glaces naturelles sont donc très peu courantes donc le hockey et le patinage ne se sont jamais vraiment développés là-bas. De nos jours on ne compte que trois patinoires intérieures sur le territoire Islandais dont deux à Reikjavik et l’autre à Akureyri. La Icelandic Hockey League existe depuis 1991 et le nombre d’équipe a varié entre 3 et 4 par saison depuis. Il y a présentement 4 équipes dans la ligue dont 3 sont situées à Reykjavik et la ligue ne joue environ qu’une vingtaine de matchs par saison. Il ne s’agit pas d’une ligue professionnelle cependant mais plutôt d'une ligue amateure alors qu’aucun joueur n’est payé.

Le Gretzky Islandais se nomme Stefan Hrafnsson avec 204 points en 84 matchs en carrière, et ce au sein de plusieurs équipes dont le club sur la photo, le Skautafélag Rekjavikur (avec le chandail à la Rangers). Mais il ne devrait pas rester au 1er rang bien longtemps alors qu’il a seulement 2 points d’avance sur celui au 2e rang, un joueur du nom de Sigurdur S. Sigurdsson. Il faut également apporter un bémol avec ces statistiques car elles sont difficiles à confirmer sur les sites de statistiques dont certaines saisons semblent manquantes.


C'est tout en ce qui concerne les ligues des pays dits "Nordiques" (en excluant la Russie qui n'est pas considérée dans le lot selon Wikipedia). Il existe tellement de ligues en Europe que j'ai préféré y aller par région géographique. Dans la prochaine partie, je pense parler des ligues de l’Europe de l'ouest (France, Allemagne, Angleterre, etc..)


Sources:

lundi 21 novembre 2016

Renfrew Tape



La petite ville de Renfrew, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Ottawa, a marqué l’histoire du hockey à sa façon.  Les Creamery Kings de l’endroit ont été au cœur de la fondation de la National Hockey Association (NHA), l’ancêtre de la LNH.  Leur propriétaire, Ambrose O’Brien a également fondé les Canadiens.  Quant au père d’Ambrose, Michael, il a fait don de la Coupe O'Brien.
 
Renfrew est aussi la ville natale de « Terrible » Ted Lindsay, joueur important des Wings des années 1950 et l’un des premiers à avoir voulu fonder une association des joueurs. (voir texte du 9 février 2015)
 
Mais de nos jours, Renfrew est aussi associé au hockey d’une façon qui touche beaucoup plus de gens, et pas seulement les professionnels.  C’est là qu’est fabriquée une importante proportion du ruban de hockey disponible sur le marché.
 
C’est en 1980, en pleine récession, qu’a été fondé la Renfrew Tape Company.  Au départ, les opérations étaient modestes et l’entreprise ne comptait que sept employés.  Par contre, elle a su se faire un nom et gagner en popularité.
 
En 1985, elle a innové en développant le ruban transparent de polyéthylène, pour tenir les jambières de joueur en place.
 
Renfrew Tape a ensuite été acheté en 1995 par Scapa Group plc, une multinationale établie dans la région de Manchester.  Cette dernière produit une grande variété d’adhésifs techniques pour plusieurs industries et ce, dans plusieurs pays.

L'usine de Renfrew
 
L’achat par une entreprise étrangère aurait pu signifier la fermeture de la petite usine de Renfrew, mais pourtant non.  Elle a plutôt pris de l’expansion, d’abord en 1998, puis en 2004.
 
Aujourd’hui, elle compte 160 employés, ce qui est important pour une ville de 8200 habitants.  Elle fabrique également des produits pour des usages commerciaux, industriels et médicaux, en plus de pellicule adhésive de haute performance.
 
Quant au ruban de hockey, il est maintenant disponible en plusieurs couleurs et avec des motifs. 

Renfrew Tape prétend avoir été dans la chambre des champions de la Coupe Stanley 20 ans de suite.  Il est également le fournisseur officiel de USA Hockey.
 
Sources : “Province gives Scapa cool quarter-million” de Lucy Hass, 20 mai 2009, Renfrew Mercury (insideottawavalley.com), “Scapa Tapes GM saluted as he heads into retirement” de Steve Newman, 15 août 2013, Renfrew Mercury (insideottawavalley.com), scapa.com/en/renfrewtape/.

samedi 19 novembre 2016

Les Devils, une organisation de Mickey Mouse



Il y a 33 ans aujourd’hui eut lieu un match qui passa à l’histoire, pour plusieurs raisons.

Les jeunes Oilers avaient pris leur envol.  Ils avaient atteint la finale l’année précédente, mais ils avaient dû s’incliner devant les expérimentés Islanders, qui s’étaient ainsi mérités une quatrième Coupe consécutive.

Wayne Gretzky venait de connaître une ″petite″ saison, avec ″seulement″ 196 points, ce qui lui a valu un troisième Trophée Art Ross.

En 1983-84, les Oilers connaissent un excellent début de saison, avec une fiche de 16-3-1.  Gretzky était évidemment en tête des pointeurs de la ligue, avec 54, pas moins de 19 points d’avance sur le deuxième, son coéquipier Jari Kurri.

En ce samedi, les Oilers recevaient les Devils du New Jersey.  Ceux-ci disputaient une deuxième saison dans le Garden State, après avoir déménagé du Colorado, où ils étaient les Rockies.

Organisation médiocre depuis sa fondation en 1974 à Kansas City (sous le nom de Scouts), les Devils avaient terminé 19e sur 21 l’année précédente.  Par contre, ils n’avaient pas pu bénéficier d’un bon choix au repêchage pour s’améliorer puisque, comme c’était leur habitude, ils avaient échangé leur premier choix deux ans auparavant contre un joueur marginal, Bob Lorimer.  Avec la troisième sélection de l’encan de 1983, les Islanders avaient choisi… Pat Lafontaine.

Avec une fiche de 2-17, les Devils étaient évidemment derniers de la ligue, 8 points derrière les avant-derniers, les Penguins.  Le duel s’annonçait donc des plus inégaux.

Les Devils ont surpris Edmonton avec deux buts en début de match, mais par la suite, les Oilers se sont mis en marche.  Leur premier but a été marqué par Gretzky.  Qui d’autre?

Les Oilers en ont marqué quatre en première période, quatre en deuxième et cinq en troisième dans ce qui s’avéra un massacre.

Avec 3 buts et 5 passes, Gretzky connut une des 16 parties de 8 points ou plus au cours de l’histoire de la LNH.  (Il rééditera cet exploit une autre fois, en janvier 1984.)  Quant à Kurri, il marqua 5 buts, une performance qu’on n’a vu qu’à 60 reprises dans la Ligue nationale.  Trois de ses buts ont été marqués en troisième période.  Il a ajouté une aide.

La marque finale a été de 13-4.  Les Oilers étaient ainsi à trois buts du record de 16.

À la fin du match, Gretzky est sorti de sa réserve habituelle.  Après avoir exprimé une profonde sympathie envers son ex-coéquipier Ron Low, le gardien victime des 8 premiers buts et Glenn Resch, qui a accordé les cinq autres, le Great One a crucifié la direction des Devils.

Il a mentionné que l’équipe avait été épouvantable à Kansas City, qu’elle avait été affreuse au Colorado, qu’elle n’était pas mieux au New Jersey et qu’elle offrait « a Mickey Mouse operation » sur la glace.

L’expression colla aux Devils pendant un moment.  Et au match suivant entre les deux équipes au New Jersey, on attendit Gretzky de pied ferme.  (Les Oilers l’ont tout de même emporté, par la marque de 5-4.)
 

Sources : « Devils’ organization criticized by Gretzky », UPC, 21 novembre 1983, Montreal Gazette, p.D3, hockeydb.com.