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jeudi 21 juin 2018

1ers choix des Canadiens: Les flops








Parmi les 77 joueurs choisis en première ronde par les Canadiens, on en retrouve plusieurs qui ont connu de courtes carrières, qui ont déçu ou qui ont carrément été des flops.  En excluant les quatre derniers (Scherbak, Juulsen, Sergachev et Poehling) qui n’ont pas encore eu vraiment l’occasion de faire leurs preuves, on en retrouve 26 sur 73 (plus d’un sur trois) qui n’ont pas joué 200 matchs dans la LNH.

Mais comment classe-t-on les flops?  Pour faire mes choix (bien subjectifs et personnels), j’ai pris en considération le rang de repêchage, le nombre de matchs joués et les performances générales.  J’ai aussi été plus clément avec certaines époques, principalement les premiers repêchages, où les meilleurs n’avaient pas à s’y soumettre, car ils avaient déjà été signés par les équipes en fonction des anciennes règles.  (Par exemple, Bobby Orr n’a pas eu à être repêché par les Bruins en 1966, puisqu’ils possédaient déjà ses droits depuis un moment.)

J’ai également pris en considération les attentes.  Lorsque Sam Pollock bénéficiait de trois ou quatre choix de première ronde, il pouvait y aller de choix plus audacieux, sans qu’il n’y ait vraiment de conséquences si le joueur ne se développait pas comme prévu.

Ailier gauche : Terry Ryan (8e, 1995)
 
 
 
1994-95, c’est l’année du premier lock out et de la dernière année des Nordiques.  De leur côté, les Canadiens ont connu une saison décevante et ont raté les séries.  Ils se sont alors retrouvés avec le huitième choix au total. 

Le jour du repêchage, ils ont jeté leur dévolu sur Terry Ryan, un terre-neuvien qui venait de connaître une saison de 50 buts avec les Americans de Tri-City de la WHL.

Dès 1996-97, il fut rappelé à Montréal pour trois matchs.

L’année suivante, après avoir terminé son stage junior, il gradua avec les Canadiens de Fredericton, en plus de jouer quatre autres matchs dans la LNH.

En 1998-99, il joua une autre saison à Fredericton, en plus de jouer son huitième et dernier match dans la Ligue nationale, toujours sans obtenir de point, mais en continuant de faire la fête.

Il signa ensuite avec les Maple Leafs de St.John’s, avant de se promener dans la IHL, la WCHL, l’ACHL et l’ECHL.

Huit petits matchs dans la LNH pour un huitième match au total, c’est évidemment bien peu, d’autant plus que le dixième (Radek Dvorak) en a joué 1260 et le onzième (Jarome Iginla) en a joué 1554.

Il a par la suite fait partie de l’équipe canadienne de hockey balle, tenu de petits rôles dans des émissions comme ″Republic of Doyle″ et même tenté sa chance en humour. 

Il a également publié une biographie, ″Tales of a First Round Nothing″.

Mentions honorables: Jan Ingman, Alain Héroux

Centre : Doug Wickenheiser (1er, 1980)

 

À la base, on peut considérer que de jouer 556 matchs dans la LNH et y compter 111 buts représentent une carrière plus que respectable.  Le problème avec Wickenheiser repose plutôt avec les attentes immenses qu’on avait mises en lui.

Comme à son habitude, Sam Pollock avait habilement manœuvré pour obtenir le premier choix des Rockies du Colorado.  Les faibles Rockies ayant terminés derniers, les Canadiens se retrouvèrent ainsi avec le premier choix au total, un an après avoir remporté une quatrième Coupe en quatre ans.

Toutefois, le successeur de Pollock, Irving Grundman, a passé outre le favori local, un petit centre, Denis Savard, pour y préférer un gros centre des Pats de Régina, Wickenheiser.  À sa défense, ce dernier était tout de même classé premier espoir par le Hockey News.  Par contre, il demeure qu’une fois leurs carrières respectives terminées, Savard (avec 1338) a accumulé plus de 1000 points de plus que Wickenheiser.  En fait, il n’y a pas eu que Savard (choisi troisième par Chicago) qui a connu une plus belle carrière que Wickenheiser.  Dave Babych (2e par Winnipeg), Larry Murphy (4e par Los Angeles) et Paul Coffey (6e par Edmonton) auraient aussi tous constitués de meilleures prises que Wickenheiser.

Ce pauvre Doug n’a jamais pu vivre avec les attentes énormes à son endroit.  Il a tout de même connu une saison de 25 buts en 1982-83 (le huitième total de l’équipe), avant d’être échangé en décembre 1983.  Il prit alors le chemin de St-Louis avec Gilbert Delorme et Greg Paslawski en retour de Perry Turnbull.

Il fit ensuite des passages avec les Canucks, les Rangers et les Capitals, avant de se retrouver en Italie, en Allemagne, puis dans l’IHL.

Il est décédé du cancer en 1999.

Mentions honorables: Gord McTavish, Alfie Turcotte, Matt Higgins, Éric Chouinard

Ailier droit : Lindsay Vallis (13e, 1989)

 

En 1989, les Canadiens repêchent au milieu de la première ronde.  Ils choisissent alors un ailier droit des Thunderbirds de Seattle, Lindsay Vallis, juste devant un de leurs futurs joueurs, Kevin Haller.

Il joua trois ans avec les Canadiens de Fredericton, avec plus ou moins de succès.  Il eut toutefois l’occasion de faire ses débuts dans la LNH le 5 janvier 1994, dans un match au Colisée de Québec.  Ce sera finalement son seul.

L’année suivante, il s’est retrouvé avec les Icecats de Worcester, un club de la Ligue américaine qui à ce moment n’avait pas d’affiliation avec une équipe de la Ligue nationale.

Il a ensuite joué dans la WCHL, puis l’UHL, avant de prendre sa retraite en 2000.

Mentions honorables: Bruce Baker, José Charbonneau, Louis Leblanc, Michael McCarron?

Défenseur : Brent Bilodeau (17e, 1991)

 

En 1991, Montréal pigeait pour une troisième année de suite chez les Thunderbirds de Seattle de la WHL pour leur choix de premier tour.  Tel que mentionné plus haut, Lindsay Vallis a été un flop.  Le deuxième, Turner Stevenson, a tout de même connu une carrière respectable de 644 matchs dans LNH.  Le troisième, Bilodeau, a fait pire que Vallis, puisqu’il n’a pas disputé un seul match dans la Ligue nationale.

Après deux saisons avec les Canadiens de Fredericton de la Ligue américaine, où il a accumulé un total de 19 points, le gros défenseur s’est promené ailleurs dans la AHL et l’IHL. 

Il a ensuite terminé sa carrière de joueur en jouant six ans avec les Chiefs de Johnstown de l’ECHL. 

Il a ensuite tenté sa chance derrière un banc dans les circuits mineurs, avec plus ou moins de succès.

Défenseur : David Fischer (20e, 2006)

 

Pour un choix de première ronde, il est difficile d’argumenter qu’on n’est pas un flop lorsqu’on ne joue aucun match dans la Ligue nationale.  Dans le cas de Fischer, non seulement il n’a pas joué dans la LNH, mais en plus, il n’a joué que deux petits matchs dans la Ligue américaine.  Fait à noter, ces deux matchs n’ont pas été disputés avec les Bulldogs de Hamilton, la filiale des Canadiens à l’époque.  À sa sortie de l’Université du Minnesota, les Canadiens avaient déjà démissionné au sujet de ce choix de l’ère Gainey et renoncèrent à lui offrir un contrat.  Il se retrouva alors avec les Everblades de la Floride dans la ECHL.

C’est donc avec les Aeros de Houston, la filiale du Wild de son état natal, que Fischer les a disputés.

Il s’est ensuite dirigé vers l’Allemagne.  Il joue maintenant en Autriche.

L’histoire de Fischer est déjà assez décevante, mais elle ne s’arrête pas là.  En 2006, au 22e rang, deux rangs après les Canadiens, les Flyers repêchaient un espoir de la LHJMQ, un certain Claude Giroux…

Mentions honorables: Jim Pritchard, Robin Sadler, Éric Charron 

Gardien : Ray Martyniuk (5e, 1970)

 

Au repêchage de 1970, les Canadiens choisissaient au cinquième et au sixième rang.  Avec le sixième choix, ils optèrent pour Chuck Lefley, qui connut tout de même une carrière respectable.

Le cinquième choix fut moins heureux.  Il se porta sur le gardien des Bombers de Flin Flon, Ray Martyniuk.  Toutefois, il avait déjà devant lui Rogatien Vachon et Philippe Myre avec les Canadiens, en plus de Wayne Thomas et un certain Ken Dryden avec les Voyageurs de Montréal.  Dryden fut rappelé à la fin de la saison, pour s’imposer avec brio.  Le reste fait partie de l’histoire.

De son côté, Martyniuk joua 10 matchs avec les Voyageurs, en plus de s’aligner avec les Totems de Seatlle de la WHL et les Blues de Kansas City de la CHL.

Ces 10 parties furent les seules qu’il disputa dans l’organisation des Canadiens, puisqu’il devint évident qu’il n’avait pas d’avenir à Montréal.  Il fut alors échangé aux Golden Seals contre des considérations futures qui devinrent Tony Featherstone, qui ne joua jamais avec les Canadiens non plus.

Martyniuk s’aligna entre autres avec les Golden Seals de Columbus, en plus de se promener dans la AHL, la WHL et la CHL.  Il demeura un moment avec les Golden Eagles de Salt Lake, qui remportèrent la Coupe Adams en 1975 avec Jack Evans derrière le banc.

Par contre, Martyniuk ne joua jamais dans la LNH.  Il fut rappelé par les Golden Seals, mais dut se contenter de rester sur le banc.

Après sa carrière, il travailla pour Coca-Cola comme technicien.  Il est décédé en 2013.  

mercredi 20 juin 2018

Les prix LVEUP 2017-2018










Pour la 9e année tout en niant qu'on a oublié de le faire en 2012-13 et en 2014-15, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. On en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous, on récompense la médiocrité et la violence...

Voici donc sans plus tarder les prix de la saison 2017-18:


Le Dave Schultz Memorial Trophy

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Trophy remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si, comme moi, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de chœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2016-17 : Mark Borowiecki
2015-16 : Derek Dorsett
2014-15 : Steve Downie
2013-14 : Tom Sestito
2013      : Colton Orr
2011-12 : Derek Dorsett
2010-11 : Zenon Konopka
2009-10 : Zenon Konopka

And the winner is : Michael Haley



À première vue, j'imagine que je ne suis probablement pas le seul à m'être dit "qui?" en lisant ce nom, mais quand même, Haley a relevé le fameux titre du Dave Schultz Memorial Trophy en le remportant avec le plus haut chiffre depuis le règne de Steve Downie en 2014-15 avec un superbe 212 minutes de pénalités. Nous sommes quand même loin des années d'antan, mais après avoir bourlingué depuis près de 15 ans pour arriver au sommet, Mike y est parvenu!

Chapeau, mon cochon!!!

Le Bill Mikkelson Trophy

La Vie est une Puck est fier de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de 1974-75.

Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment... ...ou pas...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene
2015-16 : Mikkel Bodker
2014-15 : Nail Yakupov
2013-14 : Alexander Edler
2013      : Erik Gudbranson
2011-12 : Milan Jurcina
2010-11 : Chris Philips
2009-10 : Patrick O'Sullivan

And the winner is :  Nick Leddy




S'il y a une course à un trophée LVEUP que j'ai suivie toute la saison, c'est celle du Bill Mikkelson Trophy car pour une des premières fois depuis qu'on fait cette remise de prix, nous avions une chance de gagnant du Canadien. Mais Alex Galchenyuk et son -31 n'était pas de calibre avec Nick Leddy et son -42. En fait, c'est toujours mieux d'être un défenseur numéro un surutilisé d'une équipe qui va nulle part pour remporter ce trophée...

Lâche pas, mon Nick!

Le Gary "Suitcase" Smith Trophy

Nous aimons beaucoup les trophées de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière...

Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la LNH, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez contents par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Calvin Pickard
2015-16 : Cam Talbot
2014-15 : Mike Smith
2013-14 : Ryan Miller
2013      : Semyon Varlamov
2011-12 : Jonas Hiller
2010-11 : Nikolai Khabibulin
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff

And the winner is : Cam Talbot



Faut dire que je pensais que Cam Talbot n'allait jamais redevenir un récipiendaire des prix LVEUP, que les Oilers étaient partis pour la gloire, mais non, c'était surestimer le pouvoir de Pete Chiarelli à pouvoir saboter une équipe, ce qui fait que Cam devient le premier gardien à remporter le Gary "Suitcase" Smith Trophy à deux reprises!

À ce rythme, il sera peut-être le gagnant encore l'an prochain!

Bravo mon Cam!

Le Frank Caprice Award

La Vie est une Puck est très fier de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêts depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


Les précédents gagnants :
2016-17 : Michal Neuvirth
2015-16 : Jonas Hiller
2014-15 : Viktor Fasth
2013-14 : Dan Ellis
2013      : Miikka Kiprusoff
2011-12 : Dwayne Roloson

And the winner is :  Scott Darling



On imaginait tous le scénario idéal pour Scott Darling l'an dernier quand il est arrivé avec les Hurricanes, ce moment où il allait devenir numéro un avec les Hurricanes, détrôner Cam Ward et aider à relancer cette équipe... Ben non... Il se mérite par contre le Frank Caprice Trophy pour avoir maintenu un merveilleux .888 en 43 matchs pour une fiche pas trop reluisante de 13-21-7... On repassera pour le scénario idéal...

Désolé, Scott!

Le Mike Milbury Trophy

Comme la LNH, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions de l'année. Si vous vous demandez pourquoi le Mike Milbury Trophy, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres.

Alors vous comprenez pourquoi on nomme ce trophée Mike Milbury, le pire DG de l'histoire du hockey contemporain, pour honorer celui qui a fait les pires décisions de l'année.  À noter que ce trophée est remis au suffrage pas très universel sur les médias sociaux... La démarche n'est pas tant démocratique, mais que voulez-vous...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Tom Rowe
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis

And the winner is : Pierre Dorion


La compétition était grosse, surtout au Canada, mais bon... Dorion... Tsé...

Le Craig Smith Trophy

Le Craig Smith Trophy est remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la NHL...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Jayson Megna
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith

And the winner is : Jordan Nolan


Oui, les amis, le roi de la mise au jeu ratée reprend son trône. Même s'il a changé d'adresse, Jordan Nolan est toujours et encore le plus mauvais centre de la NHL. En 69 matchs cette saison, Nolan a remporté seulement 25% de ses mise au jeu! Nolan est, si on se fie à ses championnats du plus bas pourcentage de mises au jeu remportées chez les joueurs ayant joué plus de 50 matchs, le pire centre de sa génération!


Le Dave Allison Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la NHL avec le Canadien en 1983-84 et a sévi comme entraîneur des Senators d'Ottawa pour un très modique 27 matchs lors de la saison 1995-96. Alors le Dave Allison Trophy est un trophée qui est dorénavant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la NHL.

Les précédents gagnants :
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards

And the winner is : Alain Vigneault



Rares sont les saisons où aucun entraîneur n'est remercié durant la saison, mais ça s'est produit cette saison. Il a fallu attendre la fin de la saison régulière pour qu'Alain Vigneault remporte le Dave Allison Trophy. 

Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté durant la dernière saison. L'an passé nous avions gardé le vote à l'interne avec les membres de LVEUP mais cette année, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne pour ensuite être soumis à un vote démocratique sur Facebook.

Les précédents gagnants :
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is : Le chandail des Capitals de la Stadium Series



Pas une grosse année pour les chandails avec la disparition de la plupart des troisièmes chandails et les nouveaux chandails Adidas. Nous avons débattu longtemps pour celui-ci, mais maintenant notre aversion commune pour les chandails avec des surnoms, ce chandail allait de soi... Il demeure toute fois que ce chandail est plus beau que le chandail régulier. Il serait peut-être bien si le nom de l'équipe était au complet...

Le Mariusz Czerkawski Award

Il y a trois ans, Mathieu AKA Ray Sheppard a introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison (genre Nesterov). Nous avons d'ailleurs débattu sur le lauréat de cette saison pendant plusieurs semaines. Il peut s'agir soit d'un joueur dont le passage fut un échec ou que la fin de son parcours avec l'équipe fut douloureux. Ça peut aussi être un cas d'expérience ratée, soit dans le cas d'une signature comme joueur autonome ou bien un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes.

Sinon ça peut être celui qui fut le plus indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. Si l'histoire du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison, c'est souvent ce qui détermine le gagnant de ce trophée.

Les précédents gagnants:
2016-2017 : Greg Pateryn
2015-2016 : Alexander Semin
2014-2015 : René Bourque
2013-2014 : Louis Leblanc
2012-2013 : Tomas Kaberle
2011-2012 : Scott Gomez
2010-2011 : Benoit Pouliot
2009-2010 : Sergei Kostitsyn
2008-2009 : Mike Komisarek
2007-2008 : Mikhail Grabovski
2006-2007 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-2006 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-2004 : Marcel Hossa
2002-2003 : Mariusz Czerkawski

And the winner is : Mark Streit



Après avoir remporté la Coupe Stanley, Mark Streit revenait là où tout à commencé dans la NHL pour chausser de gros patins, du moins en partie, ceux de son ancien collègue Andreï Markov. Le retour au bercail, comme on le sait, fut de courte durée... Seulement deux matchs pour ce dernier tour de pistes...


C'est ce qui conclut une autre année de prix LVEUP! À l'an prochain!

mardi 19 juin 2018

Petite photo pour le plaisir #76 - Les Canadiens dans les Débrouillards






Je suis allé au chalet en fin de semaine passée et j'ai déterré quelques vieux magazines des Débrouillards que je dévorais quand j'étais jeune. Si vous étiez comme moi (ou si vos enfants lisent également ce magazine), vous vous souvenez sûrement de Robert, un des membres des Débrouillards toujours affublé de son éternel chandail du Canadien. Il le porte d'ailleurs toujours car lui et sa bande sont toujours en poste et sont encore de nos jours dessinés par leur créateur, Jacques Goldstyn, une machine qui illustre ce magazine depuis 1981. J'aime bien relire ces magazines de temps à autre et j'ai toujours un sourire en coin quand je vois des références au hockey de l'époque.

Dans ce numéro 119 datant de décembre 1992, on retrouve un spécial humoristique sur des techniques d’entraînement avant-gardistes inventé par Robert qui essaie d'être engagé par Serge Savard après le départ de Pat Burns. Je vous laisse découvrir (ou redécouvrir) ce souvenir du temps d'avant la 24e coupe...

Excusez le cadrage des photos. J'ai pris ça avec mon cellulaire. Cliquez pour une plus grosse résolution et une meilleure lecture.










lundi 18 juin 2018

1ers choix des Canadiens: Les étoiles








En cette semaine de repêchage, l’occasion est belle de se pencher sur les premiers choix des Canadiens faits au fil des ans.  Ceux-ci n’ont pas toujours faits l’unanimité et plusieurs n’ont pas nécessairement connu la carrière anticipée.

Cette série d’articles s’attarde aux 77 joueurs qui ont été repêchés en première ronde au cours des 55 séances de repêchage qui ont eu lieu depuis 1963.  Évidemment, la définition de première ronde a changé avec les années.  En 1963, il n’y avait que six équipes.  Un septième choix de ces années n’est donc pas pris en considération.  Par exemple, ce billet, qui propose une équipe d’étoiles parmi ces 77 hockeyeurs, n’inclut pas à la ligne bleue Larry Robinson.  En 1971, il a été choisi au 20e rang, mais à ce moment, comme il n’y avait que 14 équipes, il a été choisi au deuxième tour.  Aujourd’hui, une 31e sélection est considérée comme un choix de première ronde.

Il s’agit bien sûr de choix bien subjectifs et certains peuvent porter au débat.  Voici donc les choix jugés les plus judicieux à chaque position.

Ailier gauche : Steve Shutt (4e, 1972)



On pourrait facilement argumenter que cette place revient à Bob Gainey, mais Steve Shutt demeure tout de même le troisième marqueur de 60 buts de l’histoire de la ligue, après Phil Esposito (4 fois) et Reggie Leach.  (Seulement Guy Lafleur a répété l’exploit l’année suivante, en 1977-78, pour les Canadiens.)

Celui qui a été repêché avec un choix obtenu pour Gerry Desjardins par Sam Pollock a finalement compté 424 buts (408 avec les Canadiens) et remporté cinq Coupes Stanley.

Mentions honorables: Bob Gainey, Shayne Corson, Max Pacioretty

Centre : Saku Koivu (21e, 1993)



En plus de nous avoir ému avec sa courageuse lutte contre le cancer, Koivu a été le leader et le capitaine pendant une période où l’équipe a connu des années maigres.  Meilleur élément d’une formation qui ne marqua pas l’histoire, il nous était présenté comme une vedette, statut qui se discute.

Il n’en demeure pas moins qu’il a connu une très belle carrière de 1124 matchs, dont 792 dans l’uniforme tricolore.

Mentions honorables: Pierre Mondou, Doug Risebrough

Ailier droit : Guy Lafleur (1er, 1971)
 
 
 
Difficile de faire un meilleur choix que Guy Lafleur, avec trois trophées Art Ross (champion compteur), trois Hart (joueur le plus utile), un Conn Smythe (joueur le plus utile des séries), cinq Coupes Stanley, 560 buts et 1353 points.

Lafleur montrait un potentiel inouï.  Sam Pollock a finassé pour l’obtenir et Lafleur n’a pas déçu.

Mentions honorables: Réjean Houle, Mario Tremblay

Défenseur : Petr Svoboda (5e, 1984)
 
 
 
En 1984, Serge Savard se servit d’un choix obtenu dans l’échange de Pierre Larouche pour choisir un frêle défenseur tchèque.  En cette période de guerre froide, Svoboda avait fui son équipe lors d’un passage en Allemagne de l’Ouest.  Montréal avait dû le cacher pour que les autres équipes ne se doutent pas qu’il était disponible.

Svoboda jouera 534 matchs avec le Tricolore et remportera la Coupe en 1986, avant d’être échangé aux Sabres contre Kevin Haller en 1992.

Il poursuivra sa route à Philadelphie et Tampa Bay et jouera au total 1028 matchs.  Mais son exploit le plus notable demeure d’avoir compté le seul but du match de la médaille d’or des Jeux de Nagano, en 1998.
 
Défenseur : Pierre Bouchard (5e, 1965)
 
 
 
Les premiers repêchages n’avaient pas la même importance qu’aujourd’hui, car ce ne sont pas tous les joueurs qui y étaient soumis.  Les clubs qui avaient déjà signé des joueurs pouvaient les conserver, et ceux-ci ne pouvaient donc pas être choisis.
 
Malgré cela, les Canadiens réussirent à mettre la main sur le joueur qui eut la carrière la plus marquante de cette édition, Pierre Bouchard, le fils d'Émile.
 
L’imposant défenseur a en tout disputé 489 matchs dans l’uniforme bleu blanc rouge et remporté cinq Coupes Stanley.
 
Après avoir terminé sa carrière avec les Capitals, il a été actif dans les médias pendant de nombreuses années, en plus de travailler sur sa ferme à Verchères.

Mention honorable: Mike Komisarek
 
Gardien : Carey Price (5e, 2005)

 
 
Seulement cinq gardiens ont été repêchés au premier tour au fil des ans et parmi eux, Carey Price est un incontournable.  Malgré une saison décevante, il demeure qu’il est la pierre angulaire de l’équipe.  Ainsi va Carey, ainsi vont les Canadiens.
 
Il compte à son palmarès un Vézina (meilleur gardien), un Hart (joueur le plus utile à son équipe), une Coupe Calder (Ligue américaine) et l’or olympique.

Mention honorable: Michel Larocque