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lundi 16 juillet 2018

Les étoiles du Hockey Zellers





Voici une série de cartes de hockey que je n'avais jamais vu auparavant et que je me devais de partager avec vous. Il s'agit de la série des Étoiles du hockey de la défunte chaîne des magasins Zellers.

Parue annuellement lors de quatre années consécutives de 1992-93 à 1995-96, cette série comptait seulement entre 6 et 8 cartes par année et mettait en vedette des joueurs retraités légendaires.



Cette série obscure m'est fascinante pour plusieurs raisons. En plus d'être un parfait exemple de la surproduction de cartes dans les années 90, il est surtout amusant de revoir ces joueurs sur patins et tout souriants dans un uniforme et de l'équipement totalement anachronique pour la plupart des joueurs en question.



L'élément vedette de ces cartes pour moi est surtout l'uniforme et ses couleurs enfantines rappelant davantage les Harlem Globetrotters que ceux qu'ils portaient durant leurs carrières. On dirait aussi un mélange de l'uniforme de la Coupe Canada et de ceux des matchs des étoiles des années 90 ou de celui des Stars de Dallas de la fin de la même décennie. Tout ça mélangé aux couleurs rappelant les défunts Rockies du Colorado ou bien les Scouts de Kansas City.


L'uniforme était cependant différent lors de la première série de 1992-93 comme sur la photo suivante du grand Maurice Richard. L'uniforme comprenait une bande aux épaules en bleu qui fut enlevée par la suite.


Cette carte de Rod Gilbert est la seule que j'ai trouvé de la série
où le joueur ne porte pas son plus beau sourire...





En plus des séries de cartes, il y avait d'autres éléments promotionnels faisant partie de la campagne comme ce bâton de Norm Ullman autographié. Il s'agissait également d'une campagne caritative ammassant des fonds pour des hopitaux d'enfants. 

Histoire de ne pas me faire accuser de voler des trucs sur internet, cliquez ici pour le lien du gars de Kijiji qui vend ce bâton et cette affiche.

En terminant, je vous laisse sur quelques autres cartes de la série. J'ai gardé ma préférée pour la fin, celle d'Ed Giacomin...







mardi 10 juillet 2018

Une petite photo pour le plaisir #77 - Islander Inn









Ceux qui nous lisent régulièrement savent que nous avons quelques fixations, entre autres sur les Seals et les Barons et sur Gilles Meloche.
 
Une autre que nous avons est au sujet du tristement célèbre uniforme que les Islanders ont porté au milieu des années 1990.  D'ailleurs, le prix annuel que nous décernons à l'uniforme le plus laid porte un nom qui lui rend "hommage".
 
Notez toutefois qu'avec un peu de créativité, on peut trouver un bon côté à tout!
 
Un propriétaire d'hébergement à Brigus South, à Terre-Neuve, a réussi à recycler le "fishsticks" des Islanders en logo pour son entreprise, le Islander Inn.
 
Il a adapté le lettrage, remplacé le bâton par une puise et changé l'imperméable du capitaine du bleu au classique jaune et voilà!
 
 
 
L'histoire ne dit toutefois pas si le nom "Islander Inn" existait avant que les Islanders ne porte cet uniforme ou si cet entrepreneur a choisi ce nom pour réutiliser ce logo mal-aimé.
 

dimanche 8 juillet 2018

Joueur oublié des 90's #16 - Teemu Numminen




Je triche un peu ici comparativement à ma formule des joueurs oubliés des années 90 car le joueur ici présenté n'a jamais joué dans la LNH et c'est donc pratiquement normal qu'il demeure oublié de nous en Amérique du nord. À première vue, vous pensez probablement que j'ai fait une faute de frappe et que j’ose prétendre que l'un de ces deux joueurs finlandais (Teemu Selanne et Teppo Numminen) soit un joueur oublié ou obscur mais détrompez vous car il en est autrement.




Né à deux jours de Noël le 23 décembre 1973 à Tampere en Finlande et choix de 10e ronde des Jets de Winnipeg (229e au total) en 1992, Teemu Numminen partage plusieurs points en commun avec les deux autres joueurs mentionnées plus haut. Il porte le prénom Teemu comme le premier et le nom de famille Numminen comme le deuxième en plus d'avoir lui aussi été repêché par les Jets. Il vient également de la ville de Tampere comme Teppo.

Ah oui, il est aussi de la même famille que Teppo. Famille immédiate d'ailleurs car il est en fait son frère cadet.




C'est ici que s'arrêtent les comparaisons avec les deux autres ex-Jets. Alors que son frère et Selanne jouaient en Finlande avant d'être repêché, le jeune Teemu (Numminen) quitta son pays natal en 1991 pour jouer à l'école Stoneham High au Massachusetts en compagnie d'un autre finlandais du nom de Mika Nurmi. Suite à cette seule saison à Stoneham High et sa sélection au repêchage par les Jets, il retourna en Finlande avec le club de sa ville natale à Tampere. 

Il revint en amérique en 1996 et s'aligna tout d'abord avec les Falcons de Fresno dans la défunte WCHL. Il joua ensuite dans la ECHL avec les Sea Wolves du Mississippi mais revint dans la WCHL en 1998-99 avec les Mustangs de Phoenix. Au même moment, Teppo était aussi à Phoenix avec les Coyotes, ayant suivi l'équipe après le déménagement de Winnipeg tandis que l'autre Teemu était dorénavant à Anaheim. Les deux portaient alors à l'époque les magnifiques troisièmes chandails de leur équipe respective.

Teemu (Selanne) et (Teppo) Numminen
Teemu Numminen avec les Mustangs de Phoenix (WCHL)
(à noter qu'il portait également le #27 comme son frère)

Teemu (Numminen) retourna ensuite jouer en Europe, d'abord en Angleterre et ensuite de nouveau en Finlande dans des clubs de 3e ou de 2e division. En 2003, il fut réuni à son ancien comparse de l'époque de Stonham High, Mika Nurmi, avec le club HC Montreal (oui c'est bien un club de Finlande) où les deux terminèrent leur carrière en 2006.

Il est depuis 2012 à l'emploi d'une autre ex-équipe de son frère, les Sabres de Buffalo, en tant que recruteur en Europe.

À noter également que leur père, Kalevi Numminen, a également joué au hockey dans les années 50 et 60 avec le club de Tampere où il devint également entraineur pendant plusieurs années en plus d’entraîner l'équipe nationale de 1973 à 1982. Il fut élu au temple de la renommée du hockey finlandais en 1986.

Histoire de ne rien laisser pour compte et comme je n'avais pas grand chose à dire de plus sur Teemu (Numminen), je me suis questionné sur l'origine du prénom Teemu. Et bien il s'agit en fait de la dérivation finlandaise de ''Nicodème''. Nicodème (ou Nikodemos) était un disciple de Jésus qui aurait aidé Joseph d'Arimathie lors de la descente de croix et la mise en tombeau du Christ. 

Teppo pour sa part est la dérivation finlandaise de ''Stéphane''.


Sources:
eliteprospects
Stoneham High School 1992 Yearbook
Behind the name

mardi 3 juillet 2018

Joueur oublié des 90's #15 - Robert Kron




Né le 27 février 1967 dans la ville de Brno en Tchécoslovaquie (maintenant en République Tchèque), Robert Kron s'illustra principalement avec l'équipe Tchèque des moins de 18 ans et ensuite des moins de 20 ans. Lors de l'année 1985, il obtint 7 points en 5 matchs avec l'équipe des moins de 18 (remportant le bronze) et ensuite 8 points en 7 matchs avec ceux des moins de 20 ans (médaille d'argent). Suite à ces résultats impressionnants, il fut repêché en 5e ronde (88e au total) par les Canucks de Vancouver en ce qui constituait un projet à long terme pour l'équipe.

Un excellent patineur et manieur de bâton, il continua de se développer en Tchécoslovaquie avec le club de sa ville natale, le HC Kometa de Brno et ensuite le HC Dukla Trencin. Il continua également de participer aux divers championnats du monde, remportant deux médailles de bronze en 1989 et 1990 en plus d'être nommé meilleur attaquant du tournoi des U20 en 1987.



Cinq ans après sa sélection au repêchage, il fit finalement le saut dans la LNH avec les Canucks pour la saison 1990-91 durant laquelle il démontra des signes prometteurs avec une fiche de 12 buts et 32 points en 76 matchs. On remarqua cependant qu'il lui manquait un peu de hargne et qu'il avait de la difficulté à bien finir ses jeux. Il avait certes la vitesse et l'habileté requise mais il lui manquait cette touche de finition de marqueur qui sépare les bons des moyens joueurs dans la LNH. 

On espérait qu'il puisse se développer davantage la saison suivante mais il en fut autrement. Un autre joueur électrisant, rapide et fin marqueur arriva d'outre-mer et relégua Kron à l'arrière-plan. Ce joueur était Pavel Bure, gagnant de la recrue de l'année en 1991-92 qui devint une superstar à Vancouver. Kron était probablement aussi rapide que Bure mais n'avait évidemment pas le même talent naturel de marqueur, ce qui fit que Kron fut utilisé plus sporadiquement lors de sa deuxième saison où il ne joua que 36 matchs et ne récolta que deux buts et deux passes. Il se rattrapa la saison suivante où après 32 matchs il avait une fiche de 10 buts et 21 points mais il fut sacrifié par les Canucks dans un échange avec les Whalers de Hartford. En mars 1993, il fut envoyé au Connecticut en compagnie d'un choix de 3e ronde (Marek Malik) et de considérations futures (éventuellement Jim Sandlak). En retour les Canucks accueillirent un vétéran en la personne de Murray Craven et un choix de 5e ronde qui devint Scott Walker. 



Ce fut un changement d'air bénéfique pour Kron qui connut sa meilleure saison en carrière avec les Whalers en 1993-94 avec une fiche de 24 buts, 26 passes pour 50 points. Il égala ce total de 50 points en 1995-96 et fut un des joueurs emblématiques des dernières années de la franchise à Hartford et du début de l'équipe sous le nom des Hurricanes avec qui il joua jusqu'en 2000.




Lors du repêchage d'expansion de la même année, il fut sélectionné par les nouveaux Blue Jackets de Columbus où il joua deux saisons. Lors de sa dernière année dans la LNH en 2001-02, il fut envoyé dans les mineures pour la première fois de sa carrière. Il joua ensuite une dernière saison professionnelle avec le club de Lukko dans la ligue finlandaise avant d'accrocher ses patins en 2003. 

Il revint dans le giron de l'équipe des Hurricanes en 2009 lorsqu'il devint recruteur amateur en Europe pour l'équipe. Il est depuis 2017 le directeur du repêchage en Europe pour les Hurricanes.

Il joua en tout 771 matchs dans la LNH, récoltant 144 buts et 194 passes  pour 338 points.

Comme c'est toujours plaisant de parler des Whalers, je vous laisse sur un de ses buts datant de 1996 lors des derniers miles de la défunte équipe bleue et verte...


 


dimanche 1 juillet 2018

D'un autre angle #4 - Le "Golden Goal" suédois








Lorsqu'on parle du "Golden Goal", on fait souvent référence au but de Sydney Crosby lors des Olympiques de Vancouver en 2010. Pourtant, 16 ans plus tôt, c'est le Canada qui fut victime d'un "Golden Goal".


Deux ans après avoir remporté la médaille d'argent aux Jeux d'Albertville, le Canada ne faisait pas partie des pays favoris dans le tournoi de hockey lors des Jeux de Lillehammer. Le départ de plusieurs joueurs de l'édition 1992 pour la LNH (Lindros, Burke, Juneau entre autre) fit en sorte que la Finlande et la Suède étaient considéré favoris.

Malgré tout, en demi-finale l'équipe Canadienne réussit à vaincre la Finlande, qui était jusqu'alors invaincue dans le tournoi, au compte de 5-3. Ils croisèrent le fer en finale contre la Suède. Contre toute attente, le Canada menait le match 2-1 mais, avec moins de 2 minutes à faire, la Suède égala la marque. Après 10 minutes de prolongation, les deux équipes se disputèrent une fusillade. À prime abord, l'équipe canadienne avait prévu utiliser le gardien auxiliaire Manny Legace en cas de fusillade. Il était meilleur que Corey Hirsch dans cette facette et Hirsch avait disputé tout les matchs du Canada. Malheureusement pour le plan initial, Legace reçut une rondelle directement sur le genou pendant l'échauffement d'avant-match et ne put prendre part à la partie.

Malgré tout, Hirsch se débrouilla fort bien. Après 6 lancers de chaque côté, l'égalité persistait et c'était rendu à la Suède d'envoyer un tireur. Sentant trop de pression, Mats Näslund et Håkan Loob refusèrent de s'élancer. C'est donc Peter Forsberg (qui avait déjoué Hirsch plus tôt dans la séance de tirs de barrage) qui prit la place et réalisa une des plus belles feintes de l'histoire du hockey.

La précédente photo a été prise par Al Behrman de l'Associated Press et est souvent reconnue comme étant "la" photo. Cependant,  Gary Hershorn de Reuters était positionné juste au côté de Behrman et prit le cliché une fraction de seconde avant lui.


Personnellement, c'est cette dernière photo qui me vient en tête lorsque je pense à cette finale du 27 février 1994, et c'est d'ailleurs la photo de Hershorn qui fut utilisée en Suède pour réaliser un timbre commémoratif.


Encore gêné à l'époque par ce but accordé, Corey Hirsch avait refusé de donner son accord pour la reproduction. C'est pourquoi il a été remplacé par un gardien portant le numéro 11 et un équipement bleu. Mais dans une reproduction PlayMobil, il a repris son équipement rouge.


Toute la séquence du but est aussi inoubliable en soit ..

Forsberg en approche (photo prise du vidéo Youtube)

Juste avant de pousser rondelle derrière le gardien canadien

Hirsch a effleuré la rondelle ! S'il l'avait arrêté, le texte que vous lisez n'aurait
pas vu le jour ...



Sur la dernière photo, la rondelle est désormais derrière la ligne rouge. Mais j'ai été incapable de trouver une photo où l'on voyait clairement la rondelle dans le filet.

Forsberg, après avoir marqué le but qui donnait l'avance à la Suède

Mais le but de Forsberg ne donna pas l'or immédiatement à la Suède. Il restait un tir au Canada et c'est Paul Kariya qui s'exécuta. Tentant de loger la rondelle dans le coin supérieur droit alors que le gardien suédois Tommy Salo s'était déplacé du côté inverse ...


... Salo étira la jambière gauche et fit, ce que mon fils de 5 ans appellerait, "un quel arrêt !"


La déception pouvait se lire sur les visages canadiens ...

... alors que les Suédois célébraient.
Outre le timbre, le but de Forsberg fut immortalisé sur une carte de hockey. Ce que j'aime d'ailleurs de cette carte, c'est l'endos, car nous avons une vue de derrière le filet, photo que je n'ai trouvé nulle part ailleurs.



J'adore ses jambières Heaton avec les feuilles d'érable
Suite à ces Olympiades, Corey Hirsch est allé participer à la conquête de la coupe Stanley par les Rangers de NY en tant que 3e gardien. Après une autre année dans l'AHL, il fut échangé au Canucks de Vancouver. Malheureusement, il a développé un trouble obsessionnel compulsif qui a quelque peu fait dérailler sa carrière. Il se promena entre la LNH et l'AHL avant de finir sa carrière de joueur en Allemagne. Il cumula une fiche globale dans la LNH de 34 victoires, 45 défaites et 14 matchs nuls. Je vous invite à lire le texte qu'il a partagé sur le site "The Player's Tribune" en février 2017.

Dès la saison suivante, Forsberg rejoint les Nordiques de Québec qui l'avait acquis dans la transaction Lindros, où il démontra ses talents aux yeux de tous. Malheureusement, ses multiples blessures l'ont empêché d'accumuler plus de 885 points en 708 matchs.





mardi 26 juin 2018

Histoire de cartes : Des gardiens en warm-up








Pas toujours facile de collectionner des cartes de gardiens effectuant des arrêts époustouflants. On risque de tomber sur des cartes avec les gardiens en mode "pause", accoté sur leurs jambières et sur leur filet, entrain de prendre une gorgée d'eau, etc. On peut aussi les retrouver dans tout le processus d'avant-match.

Ce peut être dans l'échauffement d'avant-match, en train de faire des étirements comme Roberto Luongo ...


... ou en train de faire des séquences de déplacements comme Carter Hutton ...


... ou encore en train d'essuyer les tirs de ses coéquipiers et de laisser passer trop de rondelles ...


... ou bien, ses magnifiques cartes de ces gardiens qui font leur derniers tour de patinoire avant un match qu'ils regarderont du bout du banc ...




... certains gardiens semblaient abonnés à cette catégorie de cartes ...






.. bien sûr, vous pourrez trouver des cartes de vos gardiens favoris recevant quelques conseils avant la première sirène ...



... sans compter vos gardiens fétiches ...


.. ou des cartes plus récentes, alors qu'ils sautent sur la patinoire ou qu'ils écoutent les hymnes nationaux ...



... et parfois, il profite d'une pause publicitaire ou d'un temps d'arrêts pour prendre un peu de repos ...