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mardi 22 mai 2018

Équipe All-Star des oubliettes #11- Red Wings de Detroit



Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. Nous en somme maintenant à une autre équipe des "Original 6" donc beaucoup d'années à retracer.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et des fois, le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.

ATTAQUANTS

Wendel Clark
12 matchs (1999)

Espérant remporter une troisième coupe d'affilée en 1999, les Red Wings font le plein de vétérans à la date limite des transactions. Ils font donc l'acquisition des défenseurs Ulf Samuelsson (Rangers) et Chris Chelios (Chicago) en plus de deux échanges distincts avec le Lightning qui envoient le gardien Bill Ranford et Wendel Clark à Detroit. Du lot, seulement Chelios restera à long terme (même très long terme) avec l'équipe tandis que les trois autres font soit partie de ce décompte ou bien sont dans les mentions honorables...

Wendel Clark pour sa part est un joueur culte des Maple Leafs avec qui il a joué durant trois séjours; de 1985 à 1994, 1996 à 1998 et 20 autres matchs (les derniers de sa carrière) à la fin de la saison 1999-00. Il avait beaucoup ralenti lors de la fin de son 2e séjour à Toronto en 1998 et l'équipe le laissa aller. Il signa donc avec le Lightning et connut une certaine renaissance avec eux, marquant 28 buts en 65 matchs et participant au match des étoiles de 1998. Le Lightning était toutefois une grosse joke sur patins et il fut liquidé aux Red Wings à la date limite. Il marqua 4 buts (donc 32 au total pour sa saison) et 2 passes en 12 matchs avec Detroit et 2 buts et 3 passes en 10 matchs des séries. Toutefois, l'équipe ne put compléter le "three-peat" en s'inclinant en deuxième ronde et le laissa aller après les séries.

Il signa ensuite avec les Blackhawks en 1999-00 mais ce fut un échec total dans la ville des vents. Il n'obtint que 2 buts en 13 matchs avec Chicago qui le laissa sur le banc plus souvent qu'autrement et il fut libéré en janvier 2000. Il retourna ensuite faire un dernier tour de piste avec les Maple Leafs pour conclure la saison et sa carrière. Son séjour à Detroit demeure à ce jour une hérésie chez les inconditionnels des Leafs habitués à le voir en bleu et blanc en train d'échanger des coups avec Bob Probert dans le temps de la vieille division Norris.


Mike Modano
40 matchs (2010-11)

Après 21 saisons passées avec leur organisation, les Stars de Dallas prirent la décision difficile de laisser aller leur ancien capitaine après la saison 2009-10. Agé de 40 ans, Mike Modano n'était pas tout à fait prêt à prendre sa retraite mais il n'y avait que trois villes où il aurait accepté de poursuivre sa carrière; Dallas, Minnessota (où il avait débuté sa carrière) et Detroit, d'où il est originaire.

Il fit donc un Martin Brodeur de lui-même et termina sa carrière dans un autre uniforme que celui qu'il avait porté pendant plus de 20 ans. Si c'était bizarre de le voir dans autre chose que le vert et noir des Stars, c'était également bizarre de le voir porter le #90 au lieu du #9. Les Red Wings avaient comme plan de l'utiliser sur le troisième trio et durant les avantages numériques. Cependant la carrière de Modano en Red Wings peut être résumée en deux parties: 20 matchs d'acclimatation difficile au début de la saison et les 20 derniers matchs pénibles de la saison. Entre ces deux périodes fut une période d'inaction de trois mois causée par une blessure au poignet. À son retour, il avait toujours du mal à suivre le rythme de ses coéquipiers et lorsque vint le temps des séries, le nom de Modano fut rayé de la formation. Il ne joua que deux matchs en séries, amassant 1 passe tandis que l'équipe s'inclina en deuxième ronde.

En incluant les séries, il n'amassa que 4 buts et 16 points en 42 matchs avec les Red Wings. Inutile de dire qu'il s'agissait de sa pire saison en carrière et qu'il aurait dû se retirer en tant que membre des Stars. C'est d'ailleurs ce qu'il fit au début de la saison suivante lorsque les Stars lui firent signer un contrat d'une journée pour pouvoir se retirer officiellement avec eux.


Darryl Sittler
61 matchs (1984-85)

Pour le troisième et dernier poste disponible chez les attaquants, moi et mes collègues du blog avions tout d'abord voté pour Brad Richards dont le passage très récent avec l'équipe était aussi très discret et oubliable. Mais j'avais tellement rien à dire sur Richards que j'ai finalement préféré le bumper pour mettre Darryl Sittler à sa place car l'histoire de ce dernier avec les Red Wings est plus croustillante.

Après plusieurs années à Toronto dont les dernières comme capitaine en constante discorde avec la direction, Sittler put finalement quitter les Maples Leafs après plusieurs mois de rumeurs et de négociations difficiles entre lui, son agent, son directeur général et le proprio des Maples Leafs, Harold Ballard. Les Leafs prirent finalement la décision de l'envoyer à Philadelphie en janvier 1982. Toujours un joueur d'élite, Sittler continua d'amasser près d'un point par match avec les Flyers et il connut même une saison de 43 buts en 1982-83. Il ralentit quelque peu la cadence la saison suivante mais amassa tout de même 63 points en 76 matchs.

Avant la saison 1984-85, Sittler s'était supposément fait promettre le titre de capitaine des Flyers après la retraite de Bobby Clarke, qui pour sa part serait désormais le nouveau directeur général de l'équipe. Le jour de la supposée annonce aux médias, Sittler apprit plutôt qu'il était échangé aux Red Wings en retour de Murray Craven et Joe Patterson. Sittler fut dévasté de cette nouvelle et déclara plus tard qu'il s'agissait de la pire déception de sa carrière, pire même que ses déboires avec Ballard et les Maple Leafs. Ne voulant pas déménager sa famille une autre fois, il refusa de se joindre aux Red Wings et contempla de prendre sa retraite. Il se rapporta toutefois à reculons avec l'équipe au bout d'une semaine et joua une dernière saison sans feux d'artifices avec Detroit, alors une des pires équipes de la ligue. Il eut du mal à s'ajuster à sa nouvelle équipe et connut sans surprise sa pire saison en carrière avec seulement 11 buts et 27 points et les Red Wings rachetèrent la dernière année de son contrat après la saison. Il reçut une offre de contrat des Canucks la saison suivante mais préféra prendre sa retraite pour de bon.


Mentions honorables:
Rick MacLeish (25 matchs 1983-84), Thomas Vanek (48 matchs 2016-17), Dennis Hull (55 matchs 1977-78), Ray Whitney (67 matchs 2003-04), Brad Richards (68 matchs 2015-16), Daniel Alfredsson (68 matchs 2013-14), Bernie Federko (73 matchs 1989-90), Marian Hossa (74 matchs 2008-09), Reggie Leach (78 matchs 1982-83), Andy Bathgate (130 matchs 1965-67)


DÉFENSEURS

Börje Salming
49 matchs (1989-90)

Un autre ex-vedette des Leafs et un autre cas d'un joueur que l'on associe à une seule franchise, le légendaire Börje Salming s'est amené à Detroit en 1989 après 16 saisons passées exclusivement à Toronto. Ce joueur pionnier qui sut faire taire les détracteurs qui disaient que les européens ne seraient pas capables de jouer dans la ligue est aussi un joueur que l'on associe aux années 70 et 80 mais on oublie qu'il a également joué quelques matchs dans les années 90.

Pas grand chose à dire sur son départ de Toronto ou sur son court séjour à Detroit outre le fait que la saison 1989-90 fut la dernière fois que les Red Wings ratèrent les séries jusqu'en 2017. Après la saison, ils firent peau neuve en se débarrassant du bois mort comme Salming et Bernie Federko en plus de l’entraîneur Jacques Demers qui se fit montrer la porte. Pourtant Salming fut un des seuls de l'équipe à afficher un rendement positif en menant l'équipe avec son +20. 

Salming quitta donc l’Amérique mais joua trois autres saisons en Suède avec le club AIK de Stockholm. Deux ans plus tard, un autre défenseur suédois s'amena à Detroit mais il y resta plus longtemps...

Doug Harvey
2 matchs (1966-67)

Un autre joueur que l'on associe à une autre franchise mais dans le cas de Doug Harvey on sait qu'il a joué quelques saisons à New York, remportant même un autre trophée Norris au passage en 1962 en tant que joueur-entraîneur par dessus le marché. On sait également qu'il a joué quelques matchs avec les nouveaux Blues de St.Louis à la fin des années 60. Mais entre son passage à New York et celui à St.Louis, il passa plusieurs années dans les mineures.

Il joua tout d'abord quelques matchs pour les Rangers de St.Paul dans la CPHL en 1963 et ensuite il passa deux saisons avec les Aces de Québec dans la ligue américaine. En 1965, il signa avec les Clippers de Baltimore, toujours dans la AHL. Une des clauses de son contrat avec Baltimore indiquait qu'il avait le choix de redevenir agent libre si les Clippers décidaient de l'échanger. Les Clippers l'envoyèrent aux Reds de Providence en décembre 1966 en retour d'une somme d'argent. Il exerça toutefois cette clause et profita de son statut d'agent libre pour signer avec le club-école des Red Wings, les Hornets de Pittsburgh.

Il termina donc la saison 1966-67 avec les Hornets et fut rappelé le temps d'une série-aller retour contre Chicago en janvier 1967. Il s'agissait de ses premiers matchs dans la LNH depuis le mois de novembre 1963 et ce furent ses deux seuls matchs en tant que membre des Red Wings. Il n'amassa aucun point durant ce court séjour.

La saison suivante, il fut signé par les nouveaux Blues de St.Louis comme joueur-entraîneur de leur club-école de Kansas City dans la CPHL. Il fut rappelé par les Blues pour les séries de 1968 et l'équipe décida de le garder avec le grand club pour la saison 1968-69, sa dernière saison avant de clore sa carrière.


Mentions honorables:
Ulf Samuelsson (4 matchs 1998-99), Derian Hatcher (15 matchs 2003-04), Uwe Krupp (30 matchs 1998-02), Mark Howe (122 matchs 1992-95), Brad Park (147 matchs 1983-85)


GARDIEN

Ed Giacomin
71 matchs (1975-78)

Après trois ex-Leafs et un ex-Canadien (et un ex-Stars qui vient tout gâcher), il semble logique que le dernier membre de cette équipe d'étoile soit aussi un ex-membre d'un club des "Original 6". Si beaucoup de gens ne se rappellent pas vraiment du passage de Ed Giacomin à Detroit, ce n'est pas vraiment le cas à New York.

Une des figures emblématiques de l'histoire des Rangers, Giacomin joua 10 saisons complètes à New York et fit partie de l'élite de la LNH pendant une bonne partie de cette période, menant entre autres la ligue pour les victoires de 1967 à 1969 et remportant le Vézina en 1971. Il connut une saison difficile en 1974-75, ratant plusieurs matchs à causes de blessures. Au début de la saison suivante, il fut placé au ballottage et réclamé par les Red Wings. Les fans new-yorkais furent furieux de cette décision du directeur général Emile Francis et lors du match suivant (par coïncidence contre Detroit), les fans donnèrent une longue ovation à Giacomin et huèrent les Rangers. Les fans de longue date des Rangers évoquent ce moment comme le plus grand moment de l'histoire des Rangers après la conquête de 1994. Il s'agit même du #41 du Top 50 des événements marquants du Madison Square Garden.

Beaucoup se demandent toujours pourquoi les Rangers ont laissé partir Giacomin sans rien recevoir en retour. Giacomin lui-même a émis l'hypothèse que les Rangers savaient que les Red Wings réclameraient Giacomin et qu'il s'agissait en sorte d'un retour de faveur entre Detroit et New York. Les Rangers avaient en sorte une dette informelle datant de 1970 lorsque les Rangers devancèrent le Canadien au classement et que ces derniers ratèrent les séries à cause du total de buts marqués en saison. Les Red Wings étant déjà assurés d'une place en séries, ils auraient baclé le dernier match de la saison en laissant plusieurs joueurs clés de côté contre les Rangers qui gagnèrent 9-5. Le Canadien pour sa part se devait donc de marquer au moins 5 buts contre les Blackhawks le même soir pour espérer devancer les Rangers suite à ce match offensif. Ils retirèrent leur gardien même en pleine cause perdue mais ne purent faire mieux que 2 buts dans une défaite de 10-2 contre Chicago et c'est ainsi qu'ils ratèrent les séries. 

Pour plus de détails sur ce match loufoque cliquez ici (texte du 29 décembre 2014). Giacomin croit donc que d'être placé au ballotage et réclamé par les Red Wings était en quelque sorte une faveur des Rangers envers les Red Wings. Giacomin continua donc la saison à Detroit mais Francis fut congédié au mois de janvier suivant.

Mais les Red Wings étaient alors en pleine phase "Dead Wings" et le grisonnant Giacomin devint numéro 2 derrière Jim Rutherford. Il se retira au milieu de la saison 1977-78. Son numéro 1 fut retiré en 1989 par les Rangers.



Mentions honorables:
Bill Ranford (4 matchs 1998-99), Bob Essensa (13 matchs 1993-94), Ken Wregget (29 matchs 1999-00), Rogatien Vachon (109 matchs 1978-80)


Sources:
Bleacher Report
Greatest Hockey Legends

samedi 19 mai 2018

Morris Mott









Petit joueur de centre avec les Red Wings de Weyburn (affiliés à Détroit) de la Ligue junior de la Saskatchewan, Morris Mott se joignit au programme de l’équipe nationale du Père David Bauer en 1965-66.  L’équipe cherchait à assembler une équipe pour représenter le pays, mais elle cherchait également des joueurs sérieux, qui mettaient l’emphase sur leurs études.  Cette philosophie plaisait à Mott, qui avait envisagé de prendre la voie universitaire américaine.  Toutefois, comme les premières années (freshmen) n’avaient pas l’occasion de jouer immédiatement et devaient attendre leur tour, l’idée lui plaisait moins.  Avec l’équipe nationale, basée à ce moment à Winnipeg, non seulement il pouvait représenter le pays et voyager, mais il put aussi s’inscrire en histoire à l’Université du Manitoba.
 
Cette année-là, le programme, débuté en 1963-64, eut ses premiers succès.  En effet, le Canada retourna sur le podium aux championnats du monde après une absence de trois ans.  Dans un tournoi tenu à Ljubljana, en ex-Yougoslavie (aujourd’hui en Slovénie), les Canadiens s’accaparèrent de la médaille de bronze.
 
L’année suivante, à Vienne, Mott et ses coéquipiers rééditèrent leur exploit, préparant le terrain pour les Jeux Olympiques de Grenoble, prévus pour 1968.
 
Dans ce tournoi à la ronde, Mott marqua un but contre l’Allemagne de l’Ouest, avant de connaître un match exceptionnel le 9 février, lorsqu’il marqua 4 buts dans un massacre de 11-0 contre l’Allemagne de l’Est.
 
L’équipe canadienne s’en tira bien, parvenant même à battre les éventuels gagnants de la médaille d’argent, la Tchécoslovaquie.  Toutefois, une défaite en début de tournoi contre la Finlande est venue la hanter.  Les Canadiens ont tout de même quitté Grenoble avec le bronze olympique au cou.  Quant à l’or, il est revenu à l’Union soviétique, comme c’était l’habitude à cette époque.  Les Canadiens auraient en théorie pu se l’approprier en battant les Soviétiques lors du dernier match.  L’équipe nationale les avait d’ailleurs battus l’année précédente lors du tournoi du centenaire du Canada.  Mais dans ce cas-ci, il n’y eut pas de miracle.  Ce fut en bout de ligne une partie à sens unique et les Canadiens furent blanchis 5-0.   
 
En 1969, dans ce qui s’avéra la dernière année de cette version du programme national, le Canada termina quatrième à Stockholm. 
 
En 1970, il avait été initialement entendu que les professionnels seraient finalement admis aux Championnats du monde, ce qui rendait le programme national inutile.  Lorsque les plans furent changés, le Canada protesta en n’envoyant tout simplement pas d’équipe.
 
De son côté, Mott, qui avait terminé sa maîtrise à l’Université du Manitoba, s’inscrivit au doctorat à l’Université Queen’s de Kingston.  Il s’aligna également avec les Golden Gaels de cette institution pendant deux ans.
 
En 1972, la fondation de l’Association mondiale de hockey (AMH) créa une forte demande pour les joueurs de hockey.  Mott fut d’ailleurs repêché par Calgary, équipe qui fut remplacé par les Crusaders de Cleveland avant même de jouer un seul match.  Mott signa toutefois un contrat comme agent libre avec les Golden Seals de la Californie.
 
Le plan initial était de jouer avec le club-école, les Golden Eagles de Salt Lake.  Par contre, les déjà faibles Seals furent pillés par les équipes de l’AMH.  Les nouveaux venus signèrent alors plusieurs de leurs joueurs comme Gerry Pinder, Bobby Sheehan, Wayne Carleton, Gary Jarrett et Tom Webster, ce qui créa des ouvertures.  Mott, qui arriva au camp déjà en forme (ce qui était loin d’être le cas de tout le monde à cette époque), impressionna et fit l’équipe immédiatement.
 
Bien qu’il passa quelques temps à Salt Lake, Mott fut un régulier à Oakland et y joua 70 matchs.  Employé surtout en désavantage numérique, il marqua 6 buts. 
 
Mott passa deux autres saisons à jouer sur le quatrième trio d’une des équipes des plus faibles de la ligue.  Il joua également quelques parties à Salt Lake, les aidant au passage à remporter la Coupe Adams de la CHL en 1974-75.  Aussi surprenant que cela puisse paraître, une équipe associée aux Seals a déjà gagné quelque chose!

Fait cocasse, bien qu'il n'ait jamais été une étoile, Mott s'est retrouvé à un moment avec un fan club à New York!  À ce moment, le responsable de l'affiche du Madison Square Garden avait pris un malin plaisir à se moquer des adversaires des Rangers en les annonçant en utilisant l'un de leurs joueurs moins connus.  Lorsque la Californie fut le visiteur, il annonça "Ce soir Morris Mott et les Golden Seals de la Californie".  À titre de dérision, un groupe d'adolescents de Long Island mit alors sur pied un fan club de Morris Mott...
 
En 1975, comme sa situation demeurait la même dans l’équipe, il préféra l’offre de Frolunda, une équipe de la ligue suédoise qui craignait être reléguée en deuxième division.  Elle fit donc appel à Mott et son frère Darwin (qui a joué dans les mineures et un match avec les Blazers de Philadelphie de l’AMH), ainsi qu’au défenseur américain Tom Mellor.  Les frères Mott furent les deux meilleurs pointeurs de l’équipe et Frolunda évita de justesse la relégation.
 
Mott a bien aimé son expérience en Suède, mais de ce côté-ci de l’Atlantique, l’Université Queen’s lui demanda de montrer du progrès dans sa rédaction de thèse, à défaut de quoi il serait exclu du programme.  Mott décida donc de revenir et de se consacrer à ses études.
 
Il n’avait toutefois pas fait son dernier tour de piste puisqu’au cours de la saison 1976-77, les Jets de Winnipeg, à ce moment dans l’AMH, eurent une série de blessés, incluant Bobby Hull et Anders Hedberg.  N’ayant pas de club affilié, ils firent appel à Mott.  Il joua alors deux matchs, qui s’ajoutèrent aux 199 qu’il a joués avec les Seals. 
 
Il termina ensuite son doctorat et se trouva du travail à l’Université du Manitoba.  En 1986, il obtint un poste de professeur permanent à l’Université de Brandon.  Pour ses recherches, il privilégia comme sujet l’histoire de l’ouest canadien… et l’histoire du sport.
 
Membre du Temple de la renommée du hockey du Manitoba, il est aujourd’hui à la retraite.
 
Sources : « Quick on the draw – Morris Mott », 10 février 2010, Westman Journal (westmanjournal.com), brandonu.ca, hhof.com, mbhockeyhalloffame.ca, wikipedia.org.

vendredi 11 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #75 - Jacques Plante en Oilers








Bien que ce ne soit pas un secret, il est toujours étrange de voir Jacques Plante en Oiler d'Edmonton. Mais cette photo comporte quelques anicroches qui ajoute à l'étrange de la chose.

J'aurais tellement mal au dos à utiliser un 

Alors que nous sommes plus habitués de voir des bâtons Sher-Wood lors des années 1970, Jacques Plante utilisait des bâtons "Sherbrooke" depuis son passage avec les Maple Leafs. Alors que Sher-Wood était basé à Sherbrooke, les bâtons "Sherbrooke" étaient plutôt fabriqué à St-Jean-sur-Richelieu. "Sherbrooke Sports" a par la suite été absorbé par Amer Group, tout comme "Canadien". (Merci d'ailleurs à KeithActon pour la recherche à propos de ces bâtons !)

De plus, sur cette photo, comme plusieurs autres de Plante en studio avec l'uniforme des Oilers, il arbore le numéro 30 alors qu'en match, il portait le #1. Également, lors du passage de Plante à Edmonton, le logo des Oilers était sur fond orange sur le chandail blanc et le chandail orange n'existait plus, remplacé par la version bleue. Il faut croire que lors des photos en studio, les Oilers utilisèrent les chandails de la saison 1973-74 !

Ce que je ne savais pas par contre, c'est que Plante avait pris sa 2e retraite au terme de la saison 1972-73 après ses 8 matchs disputé dans l'uniforme Bruins. Il a passé la saison suivante en tant qu'entraîneur-chef des Nordiques de Québec dans l'AMH, avec une fiche respectable de 38v-36d-4n, mais ce ne fut cependant pas assez pour se qualifier pour les séries d'après-saison de l'AMH. Malgré un contrat de 10 saisons en poche avec le Fleurdelisée, Plante démissionna de son poste.

Il fit donc un retour sur la glace avec les Oilers (qui l'avaient repêché en 1973) pour la saison 1974-75 où il disputa les 40 derniers matchs de son illustre carrière.

Sources :
http://whauniforms.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Plante_(hockey_sur_glace)

mercredi 9 mai 2018

Équipe All-Star des oubliettes #10 - Stars de Dallas



Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. Nous en somme à notre 10e équipe donc on a le tiers de fait! Oui je sais qu'il y a 31 équipes maintenant mais je vais attendre quelques temps avant de faire les Golden Knights si vous me le permettez.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et des fois, le terme “vedette” est assez subjectif également.

Comme d'habitude, lorsqu'on parle des Stars c'est toujours une bonne occasion de mentionner les ancêtres de la franchise, non seulement au Minnesota mais aussi à Cleveland et à Oakland. Mais ici je ne vais pas trop insister sur les Barons et les Seals alors que la majorité de leurs joueurs étaient éphémères ou bien... pas des vedettes. Concentrons nous donc sur les North Stars et les Stars.


ATTAQUANTS


Valeri Kamensky
24 matchs (2001-02)


Après 8 saisons passées avec l'organisation des Nordiques/Avalanche, Valeri Kamensky devint une de ces nombreuses acquisitions fort coûteuses des Rangers au tournant du millénaire. Il signa un contrat de 17 millions pour quatre ans à New York mais ne sut faire mieux que deux saisons parsemées de blessures et de faibles récoltes de 32 et 34 points respectivement, ce qui incita l'équipe à racheter son contrat après la saison 2000-01. 

Clairement sur la fin, il signa ensuite un contrat d'un an avec les Stars mais il ne joua que 24 matchs à Dallas, ne récoltant que 3 buts et 9 points. À la mi-janvier, il fut placé au ballottage et ensuite envoyé dans les mineures pour la première fois de sa carrière. Il n'y joua cependant jamais alors qu'il fut presque aussitôt échangé aux Devils où il termina cette saison et sa carrière dans la LNH. Il retourna en Russie mais après une pause d'une saison, il revint au jeu avec l'équipe de sa ville natale de Voskresensk dans la superligue Russe.


Eric Lindros
49 matchs (2006-07)


Un autre cas de carrière sur la fin. Le cas d'Eric Lindros était toutefois plus prématuré que Kamensky quoiqu'on l'avait vu venir depuis longtemps suite à ses nombreux problèmes de santé.  Après son départ de Philadelphie en 2001 et une saison sans jouer en dispute contractuelle, il joua trois saisons moyennes avec les Rangers et ensuite une saison plus que moyenne avec les Maple Leafs en 2005-06 où il ne joua que 33 matchs. 

C'est alors qu'il tenta un dernier coup avec les Stars pour la saison 2006-07 dans ce qui était un pari sans grand risque pour l'équipe texane. Mais il n'était alors qu'une pâle copie de ce qu'il avait déjà été et son cœur n'y était plus. Il ne récolta que 5 buts et 26 points en 49 matchs et sa carrière prit fin lors du 7e match de la série de première ronde des Stars contre les Canucks. Il déclara même qu'il était triste de voir les Stars éliminés mais de l'autre côté qu'il était content de mettre fin à sa carrière.


Sergei Makarov
4 matchs (1996)

La légende soviétique Sergei Makarov est davantage reconnu dans la LNH pour avoir fait changer la réglementation d'âge pour l'attribution du trophée Calder qu'il remporta à 31 ans au détriment d'un illustre Star, Mike Modano.

Il joua avec les Flames de 1989 jusqu'en 1993 suite à quoi l'équipe décida de le laisser aller car il avait du mal à comprendre la mentalité du "dump and chase" nord-américain et il eut plusieurs problèmes avec ses entraîneurs dans la LNH à cause de ça. À ses débuts à Calgary il aurait dit à l’entraîneur Terry Crisp: “Tikhonov? Bad guy, good coach. You? Good guy, bad coach.” Et il s'adressait à un entraîneur qui venait de gagner la Coupe Stanley...

Les Flames l'échangèrent tout d'abord en 1993 aux Whalers de Hartford contre un choix de 4e ronde. Cependant les Sharks voulaient Makarov afin de le réunir avec son ancien coéquipier Igor Larionov et il procédèrent à un échange majeur avec les Whalers en leur envoyant leur 1er choix (2e au total) en retour du 1er choix des Whalers (6e au total) en plus de deux autres choix de 2e et 3e ronde et Makarov comme bonus. Avec cet avancement au repêchage, les Whalers sélectionnèrent Chris Pronger tandis que les Sharks choisirent Viktor Kozlov au 6e rang. On voyait donc une très grande tendance russe à San Jose.

Il obtint 30 buts avec les Sharks (le premier Shark à franchir ce plateau) lors de la saison 1993-94 mais il commença à ralentir durant la saison écourtée de 1995. Les Sharks tentèrent donc de le convaincre de prendre sa retraite mais il refusa et l'équipe l'invita tout de même au camp suivant où il se présenta en mauvaise forme et avec un excédent de poids. L'équipe le retrancha mais comme son contrat était garanti, il profita alors d'une année sabbatique payée. Larionov était furieux du traitement réservé à son grand ami et il demanda d'être échangé.

Après cette saison sabbatique, Makarov tenta un retour avec les Stars à 38 ans pour la saison 1996-97 mais il fut retranché après seulement 4 matchs sans s'inscrire à la feuille de pointage. Apparemment qu'il était trop influençable auprès des jeunes joueurs des Stars et qu'il aurait eu des problèmes avec l’entraîneur Ken Hitchcock qui aurait fait pression auprès de Bob Gainey pour le renvoyer. Il tenta ensuite un dernier coup en Suisse avec le club Fribourg-Gotteron HC pour terminer la saison et sa carrière.

En me relisant je me dis que j'aurais peut-être mieux fait de l'inclure dans l'équipe des Sharks alors que j'avais pas mal plus de choses à dire sur son séjour à San Jose que celui à Dallas... J'ai même pas réussi à trouver une photo de lui en Star de Dallas... 

Mais tant pis, ma liste des Sharks est déjà prête. Passons plutôt aux défenseurs.


Mentions honorables:
Valeri Bure (13 matchs 2003-04), Shayne Corson (17 matchs 2003-04), Claude Lemieux (32 matchs 2002-03, Jaromir Jagr (34 matchs 2012-13), Bobby Rousseau (63 matchs 1970-71), Mike Gartner (80 matchs 1988-90), Russ Courtnall (84 matchs 1992-93).


DÉFENSEURS

Jyrki Lumme
15 matchs (2001)

Un autre dont je n'ai pas trouvé de photo avec les Stars. Je me suis dit que celle-ci à ses débuts dans la LNH avec le Canadien conviendrait.

Le finlandais Jyrki Lumme n'était pas une super vedette, du moins ailleurs qu'à Vancouver où il fut un de leurs meilleurs défenseurs pendant 9 saisons. Mais il était un solide défenseur offensif pendant presque 1000 matchs dans la LNH. Il joua aussi avec les Coyotes pendant trois saisons jusqu'à ce que ces derniers l'envoient aux Stars avant la saison 2001-02. Ses débuts avec sa nouvelle équipe furent difficiles alors qu'il éprouvait des problèmes familiaux. Sa famille était  supposée venir le rejoindre à Dallas pour la saison mais suite aux attentats du 11 septembre, son épouse ne voulait pas voler vers les États-Unis. Il débuta donc la saison sur cette mauvaise note et éprouvait également des problèmes avec Ken Hitchcock. Il obtint un congé de Bob Gainey à la fin octobre pour aller passer quelques temps en Finlande mais à son retour, comme son jeu ne convenait toujours pas aux yeux de Hitchcock, il fut placé au ballottage, sans trouver preneur.

Quelques temps après, son ancien entraineur à Vancouver, Pat Quinn, l'amena à Toronto. Les Maple Leafs envoyèrent à Dallas le défenseur Dave Manson en retour de Lumme. Les Leafs n'avaient que très peu utilisé Manson et donc les deux équipes s'échangèrent leurs vétérans défenseurs problématiques. Quelques mois plus tard, après d'autres échanges et liquidations (dont Kamensky), les Stars traînaient toujours de la patte et Gainey décida donc de congédier Hitchcock.

Lumme termina la saison à Toronto et y joua une autre saison en 2002-03 avant de clore sa carrière. Après deux ans sans jouer, il revint au jeu avec le club de Tampere (sa ville natale) dans la ligue finlandaise. Il se retira pour de bon en 2007.



Larry Murphy
(121 matchs 1989-90)

Membre de six équipes durant sa longue et glorieuse carrière en plus d'être le seul joueur à avoir gagné quatre Coupes Stanley durant les années 90 (2 avec les Penguins et 2 avec les Red Wings), Larry Murphy est quelque peu oublié en tant que North Star. 

À la date limite des transactions de 1989, dans un échange impliquant trois futurs membres du temple de la renommée, Murphy et Mike Gartner furent obtenus des Capitals en retour de Dino Ciccarelli et Bob Rouse. Aucun des joueurs impliqués dans cet échange ne resta très longtemps avec sa nouvelle équipe, Ciccarelli étant le dernier à évoluer avec les Capitals en 1992. Je ne sais pas pourquoi les North Stars n'ont pas été plus patients avec leur nouvelles acquisitions mais Gartner fut envoyé aux Rangers en mars 1990 tandis que Murphy y joua légèrement plus longtemps, étant envoyé aux Penguins en décembre 1990 lors d'un autre échange grandiose aidant à construire la double équipe championne de Mario Lemieux et compagnie. Ironiquement, les finalistes de la Coupe Stanley de 1991 furent les North Stars qui s'inclinèrent en 6 matchs. Qui sait ce qui se serait produit avec Murphy (et peut-être Gartner) de leur côté?

En tout, son séjour au Minnesota s'étendit sur trois saisons mais seulement une complète. Il obtint en tout 18 buts et 75 passes pour 93 points en 121 matchs.


Mentions honorables:
Lyle Odelein (3 matchs 2002-03), Rob Ramage (34 matchs 1991-92), Teppo Numminen (62 matchs 2003-04), Sheldon Souray (64 matchs 2011-12), Sergei Gonchar (2013-15)


GARDIEN

Arturs Irbe
(35 matchs 1996-97)

Joueur culte des Sharks (1991 à 1996) et des Hurricanes (1998 à 2004), Artūrs Irbe connut une légère période d'instabilité entre ces deux étapes de sa carrière. Ayant été mordu par son chien durant l'été 1994, il eut recours à plusieurs chirurgies pour réparer les tendons de sa main. Il mit du temps à retrouver sa vitesse et ses réflexes, ce qui fit qu'il perdit graduellement le poste de gardien numéro un chez les Sharks au profit de Chris Terreri lors de la saison 1995-96 et les Sharks le laissèrent aller à la fin de son contrat. 

Il signa donc avec les Stars en 1996 et partagea le filet avec Andy Moog durant cette seule saison suite à quoi les Stars laissèrent aller Moog et Irbe au profit de leur nouvelle acquisition, Ed Belfour. Moog signa à Montréal pour la saison 1997-98 (on devrait d'ailleurs le revoir éventuellement dans la liste de Montréal) tandis que Irbe signa avec les Canucks pour un an. Il s'amena éventuellement avec les Hurricanes et redevint un gardien numéro un avec eux et un des grands responsables de leur présence en finale en 2002.

Étrangement, Irbe était originalement un choix des North Stars (196e au total) en 1989. Il ne joua cependant jamais avec eux (avant le déménagement au Texas) alors qu'il fut réclamé par les Sharks lors de l'étrange repêchage de dispersion de 1991 lors de la création de la nouvelle équipe des Sharks...


Mentions honorables:
Jim Craig (3 matchs 1983-84), Tim Thomas (8 matchs 2013-14), Ron Tugnutt (43 matchs 2002-04), Mike Smith (44 matchs 2006-08), Roman Turek (55 matchs 1996-99)


Sources:
Rangers dismiss Kamensky, Taylor - New York Daily News - 1er juillet 2001
Eric Lindros is worried about everyone's concussions but his own - Sports Illustrated - 29 juin 2017
Sergei Makarov speaks very sofftlt but carried a huge stick - The Hockey News - 21 mars 2015 
Whalers acquire Makarov - Hartford Courant - 21 juin 1993 
Makarov's election to Hall of Fame somewhat bittersweet - The Mercury News - 27 juin 2016 
Hockey Draft Central 
Leafs acquire Lumme - CBC Sports - 22 novembre 2001 
Assistant Wilson named interim head coach - ESPN - 25 janvier 2002 
Devs get Kamensky...and Daneyko rumor heats up - New York Post - 17 janvier 2002 
Arturs Irbe Helped Hurricanes' Stability - The hockey Writers 4 mars 2018

mardi 8 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #74 - Décathlon








Depuis quelques semaines, la chaîne Décathlon, une grande surface spécialisée en articles de sport, a fait son entrée chez nous.  Pour le moment, il n'y a qu'un site, au Mail Champlain de Brossard.
 
L'endroit est vaste et on compte même des aires où on peut tester certains produits.
 
Parmi les nombreux articles disponibles, on y retrouve entre autres des crosses de hockey.  Si vous ne le saviez pas déjà, vous aurez donc probablement deviné qu'il s'agit d'une chaîne française...
 
 

dimanche 6 mai 2018

La Coupe Allan à Victoriaville








Si vous suivez le blogue depuis un certain temps, vous devez connaître la coupe Allan, coupe qui représente la suprématie du hockey senior canadien. À l'époque des 6 équipes dans la LNH, le championnat de la coupe Allan était vue en très haute estime, surtout que c'était les champions de cette coupe qui représentaient le pays pour les Jeux Olympiques, de 1920 jusqu'à ceux de 1960.

En 1968, la coupe Allan fut remporté par les Tigres de "mon" Victoriaville.

À l'époque, la Ligue Provinciale Sénior du Québec regroupait 6 équipes : les Castors de Sherbrooke, les Aigles de Drummondville, les Gaulois de St-Hyacinthe, les Vics de Granby, les Tigres de Victoriaville et les Nationals de Hull. Cette dernière équipe servait d'équipe de réserve pour l'Équipe Nationale Canadienne (un peu comme un club-école) et n'était pas éligible pour les éliminatoires.

Quatre équipes accédaient aux séries d'après saison. La première ronde, en format 4-de-7, opposait les Castors aux Aigles. La série fut remportée par Drummondville 4 matchs à 1. De leur côté, les Tigres affrontèrent les Gaulois. La série fut très corsée, Victoriaville sortant vainqueur après sept matchs.

Les Tigres 1967-68 (oui, un chandail des Tigres en vert et rouge, c'est laid !)

La finale de la Ligue Provinciale Sénior du Québec allait donc opposer les champions en titre de la coupe Allan, les Aigles de Drummondville, aux Tigres de Victoriaville. Les deux premiers matchs furent l'affaire des Tigres. Lors du troisième match, les Aigles réduisirent l'écart dans la série grâce à un gain de 3-1. Cependant, les Tigres ne laissèrent plus de chances aux Aigles, remportant les deux dernières parties par les marques de 6-4 et 4-3. 

Étant champions de la seule ligue dans la province, ils accédèrent au championnat de l'Est du Canada. En demi-finale, ils croisèrent le fer avec les Royals de Corner Brook, de Terre-Neuve. Les deux premiers matchs de la série 3-de-5 se déroulèrent à Victoriaville. Devant leur partisans, les Tigres ridiculisèrent les Royals par la marque de 15 à 1 lors du premier match, avant de l'emporter 9-2 lors du second. Croyant probablement que la série était dans la poche, les Tigres furent surpris au compte de 6-1 lors du troisième duel, alors que la série s'était déplacée à Corner Brook. Avec un jeu plus soutenu, Victoriaville remporta la 4e partie par la marque de 3-0, se méritant un billet pour la finale, face aux Marlboros de Toronto. Cette fois, la machine victoriavilloise ne fit qu'une bouchée des Torontois, marquant 21 buts et en accordant que 8 en 4 matchs !

La finale de la coupe Allan allait donc se disputer à Winnipeg, entre les Tigres et les Mohawks de St-Boniface (aujourd'hui un quartier principalement francophone de Winnipeg).  Les Mohawks avaient remporté le championnat de l'Ouest du Canada, disposant des Miners de Drumheller (Alberta) en 3 matchs.
    
Les deux équipes s'échangèrent les politesses lors des deux premiers matchs, alors que les Tigres l'emportèrent tout d'abord au compte de 6 à 2. Les Mohawks répliquèrent avec une victoire de 5 à 1. Les Tigres remportèrent ensuite les 3 matchs suivants, dont le dernier par blanchissage, au compte de 2-0, il y a exactement 50 ans aujourd'hui même !

Weeee are the champiooons, my friend !

Les nouveaux champions de la coupe Allan comptaient quelques noms intéressants dans leur alignement. Tout d'abord, Joe Hardy, mieux connu pour son passage avec les Jaros de la Beauce à la fin des années 1970. Il se joignit aux Tigres après avoir terminé son stage junior avec les Marquis de Jonquière, suivi d'une saison professionnelle avec les Blades de New Haven dans la Eastern Hockey League. En 1966, voulant se faire voir par les équipes de la LNH, il décida de poursuivre ses études à Victoriaville tout en jouant avec les Tigres. La conquête de la coupe Allan lui permit d'obtenir un essai dans l'organisation des Seals d'Oakland, alors qu'il débuta la saison 1969-70 avec les Reds de Providence dans la AHL. Son parcours inclua deux saisons dans la LNH avec Oakland, ainsi que trois saisons au sein de quatre équipes de l'AMH.

Brian Elwell disputa la saison suivante avec les Oilers du Tulsa dans la CHL.

John Mentis n'a probablement jamais réussi à avoir sa place dans la LNH dû à sa couleur de peau. Après avoir été repêché par les Bruins de Boston et joué pour les As de Québec (alors un de leurs clubs-écoles) pendant quelques saisons, Mentis se joignit aux Tigres lors de la saison 1965-66. Il était assistant-capitaine lors de la conquête de la coupe Allan.

Le gardien Claude Hardy disputa deux saisons dans la AHL, avec les Kings de Springfield et les Americans de Rochester suite à la conquête de la coupe Allan.

André Bessette - Très démonstratif
André Bessette était également un excellent lanceur gaucher au baseball. Un ancien du Verdun Junior, il signa un contrat avec l'organisation des Phillies de Philadelphie en 1956. Il fut intronisé au "Temple de la renommée du baseball québécois RDS" en 2008.

Les Tigres retournèrent en finale de l'Est du Canada l'année suivante, s'inclinant aux mains des Hornets de Galt en Ontario. Suite à la saison 1969-70, la LPSQ ferma les livres, laissant les Tigres comme seule équipe sénior au Québec, ce qui les amena directement aux finales de l'Est. Ils s'inclinèrent de nouveau, cette fois face aux Terriers d'Orillia en Ontario.

Sources :
https://www.lanouvelle.net/un-souvenir-ca-ne-se-vend-pas/
https://www.pressreader.com/canada/le-journal-de-montreal/20080820/282617438538446
http://shgv.ca/150ans/150-03.htm
http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_PSHL;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Eastern_Canada_Allan_Cup_Playoffs;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Allan_Cup_Final
http://www.estrie.golf/2016/06/07/rapido-mardi-a-lassociation-cantons-de-lest/
http://kkkimo.tripod.com/jhardy.htm
http://sonahrsports.com/the-way-it-was-black-players-locked-out-of-the-nhl-from-p361-129.htm

vendredi 4 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #73 - Patrick Roy & André Racicot dans le 7 Jours








En fouillant sur les Ebay et Kijiji de ce monde, on peut trouver de vraies petites perles, comme ces mini-posters de "Casseau" et de "Red Light", dans le magazine 7 Jours.


Je m'ennuie de ces photos promotionnelles, un peu boboche, prises dans des positions fixes, tout comme les cartes du Tournoi Pee-Wee de Québec.


Les photos datent probablement de la saison 1990-91, alors que Racicot partageait son temps entre Montréal et Fredericton. Les deux gardiens ne portent pas la "patch" du 75e anniversaire de la Ligue de 1992, ni celle du Match des Étoiles de 1993 présenté à Montréal, ni celle du 100e anniversaire de la coupe Stanley, lors de la saison 1992-93. De toute façon, pour cette saison, les deux gardiens avaient des équipements aux couleurs tricolore, Roy en Koho et Racicot en Vaughn.

mercredi 25 avril 2018

Les coupes oubliées - Les Royals dans la LHJMQ








En 1996, lorsque les Prédateurs de Granby ont mis la main sur la coupe Memorial, plusieurs médias indiquaient qu'ils étaient les premiers représentant du Québec à la remporter, depuis les Remparts de Québec de Guy Lafleur en 1971. Pourtant, la LHJMQ a mis la main à trois reprises sur la précieuse  coupe entre 1971 et 1996. Par contre, les représentants de la LHJMQ étaient basés à Corwall, en Ontario et s'appelaient les Royals !


Orval Tessier porté en triomphe par ses joueurs
Une équipe déjà existante depuis 1961 dans la Central Junior A Hockey League (aujourd'hui la Central Canada Hockey League), les Royals ont tenté de se joindre à la OHL. Voyant leur demande d'admission rejetée, ils ont alors décidé de se joindre à la LHJMQ lors de la création de la ligue en 1969. Après deux années moribondes, les Royals connurent une excellente saison 1971-72, défaisant en finale de la coupe du Président les champions défendant de la coupe Memorial, les Remparts de Québec, en 6 matchs. Alors sous les instructions de l'entraîneur Orval Tessier et avec Richard Brodeur devant les filets, les Royals se dirigèrent à Ottawa pour disputer la coupe Memorial aux Petes de Peterborough et aux Oil Kings d'Edmonton. C'était la première année que les champions des trois ligues junior canadienne s'affrontaient dans une formule "Tournoi à la ronde". Ce ne fut qu'à partir de 1983 que la ville hôtesse fut également invitée au tournoi de la coupe Memorial.

Les Royals baissèrent pavillon devant les Petes avant de battre les Oil Kings dans le tournoi à la ronde. N'ayant remporté aucune partie, les Oil Kings furent écarté de la finale qu'allait se livrer Cornwall et Peterborough. Les Royals remportèrent le match au compte de 2-1 pour mettre la main sur une deuxième coupe Memorial consécutive pour la LHJMQ.

La saison suivante, ce fut au tour de Ron Racette de diriger les Royals, qui passèrent près de retourner au tournoi de la coupe Memorial, mais ils s'inclinèrent en 7 matchs face au Remparts de Québec, maintenant dirigé par ... Orval Tessier.

De 1973 à 1979, les Royals firent partie des bonnes équipes de la LHJMQ, mais ne purent jamais dépasser la 2e ronde des séries. C'est en 1980 que les Royals retournèrent au tournoi de coupe Memorial. Ils avaient dans leurs rangs des noms connus des amateurs de hockey : Dale Hawerchuk, Marc Crawford, Scott Arniel, Fred Arthur ainsi que le fils du Golden Jet (mais n'ayant pas le talent de son frère Brett) Bobby Hull JR. Dirigé par Doug Carpenter, les Royals se frottèrent aux Pats de Regina ainsi qu'aux Petes de Peterborough dans un tournoi à la ronde où chaque équipe allait s'affronter à deux reprises. Les Royals s'en sortirent avec une fiche de 2 victoires contre 2 défaites, dont une dégelée de 11-2 face aux Pats de Regina qui savourèrent ainsi leur seule victoire du tournoi. La finale allait donc opposer Cornwall à Peterborough, comme 8 ans auparavant. Encore une fois, la finale se décida par un seul but, alors que les Royals parvinrent à déjouer Rick Laferrière lors de la période de prolongation afin de remporter leur deuxième coupe Memorial, au compte de 3-2.


Avec le même noyau de joueurs que l'année précédente, plus l'ajout d'un jeune Doug Gilmour, les Royals maintenant dirigé par Bob Kilger dominèrent une fois de plus la LHJMQ. En finale, ils affrontèrent les Draveurs de Trois-Rivières qui avaient fini 3 points derrière eux au classement. Trois-Rivières ne parvint pas à vaincre Cornwall, qui remporta la série en 5 matchs pour se diriger à une deuxième participation consécutive au tournoi de la Coupe Memorial. Cette fois, le tournoi avait lieu à Windsor et les Royals allaient affronter les Cougars de Victoria et les Rangers de Kitchener, entraîné par l'ancien entraîneur des Royals, Orval Tessier. Les Royals finirent premier du tournoi à la ronde, n'échappant qu'un match contre les Rangers, qu'ils retrouvèrent en finale. Lors de ce match, les Royals ne firent qu'une bouchée des Rangers de Kitchener, l'emportant au compte de 8-2, remportant ainsi une deuxième coupe Memorial consécutive, la 4e en 11 saisons pour la LHJMQ.


Suite à se triomphe, les Royals quittèrent la LHJMQ pour joindre les rangs de la OHL. Le changement irrita plusieurs partisans de l'équipe qui se trouvaient à la frontière entre les deux provinces et les assistances aux matchs de l'équipe allèrent en déclinant, tout comme les résultats de l'équipe qui ne parvint jamais plus à percer le troisième tour des séries éliminatoires. Suite à la saison 1991-92, les Royals déménagèrent à Newmarket. Après deux saisons, l'équipe fut acheté et déménagé à Sarnia pour devenir le Sting.

En 1996, les médias et la ligue parlaient peu des conquêtes de la coupe Memorial de la LHJMQ par une équipe qui n'était pas basée dans la province. Maintenant, les Royals ont un chapitre à eux dans l'histoire de la LHJMQ sur le site internet de la ligue. De toute façon, en ajoutant les coupes remportés par les Sea Dogs de St-John's (2011) et les Mooseheads d'Halifax (2013), le pourcentage de coupes remportées par des équipes hors-Québec est de 50%. Pas le choix de les reconnaître !

mardi 24 avril 2018

Combien de temps avant de remporter une série?








Décidément, ces séries sont riches en premières. 

D’abord, les Golden Knights n’ont pas seulement accédé aux éliminatoires à leur première saison, mais ils ont également remporté leur première série.  Ce faisant, ils ont ainsi rejoint les Blues et les North Stars.  Par contre, tel que mentionné précédemment, ces derniers l’avaient fait dans des conditions plus que favorables, puisque comme les six nouvelles équipes de 1967 avaient été regroupées dans une même division, il était assuré que certaines d’entre elles se qualifieraient immédiatement, et en s’affrontant entre elles, il y en aurait forcément qui remporteraient la série.

D’autres eurent plus de difficulté.  Comme par exemple, les Seals/Barons n’y sont jamais parvenus au cours de leur existence de neuf ans.

Quant aux Flames, bien qu’ils formaient une équipe potable, ils n’ont jamais eu de succès au printemps tant qu’ils ont été à Atlanta.  Il a fallu qu’ils déménagent à Calgary pour finalement éliminer un adversaire (à leur première année en Alberta).  Dans la même veine, les Scouts et les Rockies n’ont jamais remporté de duel.  Il a fallu que l’équipe devienne les Devils du New Jersey avant de remporter une série, 13 ans après l’entrée de l’organisation dans la LNH.

Mais ce sont vraiment les équipes de la vague d’expansion de la fin des années 1990 qui ont connu le plus de difficulté.  Seul le Wild, dirigé à l’époque par Jacques Lemaire, a eu du succès rapidement.  En fait, avant le début des présentes séries, en plus des Golden Knights, il n’y avait que deux autres équipes qui n’avaient jamais prévalu en éliminatoires : les Thrashers/Jets et les Blue Jackets.

Les Jets ont finalement mis fin à leur séquence gênante de 18 saisons (incluant le lock out) avant de finalement remporter une série, en éliminant Minnesota.

On a initialement cru que les Blue Jackets feraient de même en éliminant les Capitals, mais ils ont finalement échappé leur avance de 2-0 contre la bande d’Ovechkin.

Tant que Seattle ne rejoindra pas la ligue, Columbus sera donc maintenant l’unique équipe à n’avoir connu aucun succès en séries.