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mercredi 10 février 2016

Don Beaupre







Quand je fouille dans mes cartes de hockey du début des années 1990, je finis toujours par me remémorer des gardiens qui ont marqué mon imaginaire, soit par leurs performances, mais la majorité du temps par la plus belle pièce d'équipement d'un gardien, son masque. Don Beaupre était un de cette dernière catégorie avec le Capitole peint sur son casque. Il garda ce thème plus tard à Ottawa et Toronto.

Ah, Upper Deck et sa série de carte/peinture
Donald William Beaupre est né le 19 septembre 1961 à Kitchener, Ontario, ville voisine de Waterloo où il grandit. C'est sur la patinoire de la cour arrière d'un ami d'enfance que Don Beaupre commença à rêver de garder le filet d'une équipe de la LNH. À l'âge de 7 ans, il fit ses débuts dans le hockey organisé. Dès ses premiers matchs, il se trouva une passion pour la position de gardien de but, poste qu'il garda tout au long de sa carrière. À 17 ans, Beaupre s'aligna en tant que gardien numéro 1 avec les Wolfes de Sudbury dans la OHA. Suite à sa deuxième saison, il fut repêché au 37 rang de l'encan 1980 de la LNH.

Au camp d'entraînement des North Stars de 1980-81, Beaupre était décidé à laisser une bonne carte de visite. Il fit tellement bonne impression que la direction lui indiqua qu'il allait passer la saison avec eux. Partageant la tâche devant le filet en compagnie de Gilles Meloche (voir texte du 21 février 2009), Beaupre récolta 18 victoires et 11 matchs nul en 44 sorties et fut invité au match des étoiles. Lors des séries de fin de saison, les North Stars et Beaupre surprirent la ligue en se frayant un chemin jusqu'en finale face aux puissants Islanders de New-York. Beaupre vit de l'action lors des deux derniers matchs (en plus de 12 autres pendant les rondes précédentes), récoltant la seule victoire de Minnesota face aux Islanders qui gagnèrent la coupe Stanley en 5 matchs.

Suite à une première saison au-delà de ses espérances, la réalité rattrapa Beaupre lors des 3 saisons suivants, alors que Meloche disputa la majorité des matchs, laissant de l'action à Beaupre que dans 98 matchs, tout en ayant des séjours annuels dans les clubs-ferme des North Stars. En 1984-85, Beaupre et Meloche se partagea équitablement le filet et, à la fin de la saison, la direction de Minnesota décida d'échanger un Gilles Meloche en fin de carrière aux Oilers d'Edmonton afin de laisser le filet à Beaupre. Après une bonne première saison en tant que gardien titulaire, ses performances déclinèrent, ratant les éliminatoires deux années consécutives. Au tournant de la saison 1988-89, un jeune gardien du nom de Jon Casey le déclassa de son poste. Beaupre fut retourné dans les mineures avec les Wings de Kalamazoo. N'étant pas heureux de la situation, il demanda à être échangé. En novembre 1988, les Capitals de Washington firent l'acquisition de ses services.

Ayant déjà une paire de gardien composé de Clint Malarchuk et Pete Peeters, les Capitals assignèrent Beaupre à leur club école, les Skipjacks de Baltimore. Il rongea son frein dans les mineures jusqu'en mars 1989, lorsque les Capitals échangèrent Malarchuk à Buffalo afin de lui faire de la place dans l'alignement. À la fin de la saison, Peeters quitta les Capitals, cèdant du même coup le poste de gardien numéro 1 à Beaupre. Il se mit au travail au cours des cinq saisons suivantes, gagnant chaque fois plus de 20 victoires par saisons, devenant le gardien récoltant le plus grand nombre de victoires avec les Capitals avec 128. (Connaissant les piètres performances des Caps dans leurs premières saisons dans la ligue, ce n'était pas un défi énorme. C'est désormais Olaf Kolzig qui détient le plus grand nombre de victoires dans l'uniforme des Caps avec 301). Beaupre fit parti de l'équipe d'étoiles de la LNH pour une deuxième fois lors de la saison 1990-91.

Lors du mini-camp d'entrainement de la saison 1995 (saison écourtée par le lock-out), le jeune Jim Carey surpris tout le monde à Washington et délogea Beaupre de son poste. Les Capitals l'envoyèrent avec les pauvres Sénateurs d'Ottawa. Beaupre récolta 19 des 23 points de l'équipe, en plus de signer le premier blanchissage de la franchise renaissante. Il fut échangé la saison suivante aux Islanders (en retour du gardien Damian Rhodes) qui l'envoyèrent à leur tour avec les Maple Leafs de Toronto. C'est là que Don joua ses derniers matchs dans la grande ligue, ne récoltant aucune victoire avec les Leafs. Sur une pente descendante (fiche de 14v-56d-3n avec Ottawa et Toronto) et après quelques visites dans les mineures, il accrocha ses jambières en 1997.


Don Beaupre vit aujourd'hui au Minnesota où il opère une compagnie de location de machinerie de construction.
 
Fiche dans la LNH : 268v, 277d, 74n avec 17 blanchissages
 
Avis aux intéressés : Vous pourrez voir Don Beaupre en action lors du match d'anciens North Stars/Wild dans le cadre de la ''Série des Stades'', le 20 février prochain. Il portera un masque de toute beauté.



lundi 8 février 2016

Bob Froese




Un peu comme Patrick Roy plus tard, Bob Froese a joué son junior avec une mauvaise équipe, ce qui ne l’a pas aidé à se mettre en évidence.  Après deux ans avec les Black Hawks de St.Catharines, il déménagea avec le reste de l’équipe 20 kilomètres plus loin, à Niagara Falls.  Les nouveaux Flyers n’étaient toutefois pas mieux que les anciens Black Hawks.  À la fin de son stage junior, en 1978, Froese a tout de même été repêché.  Il a été un lointain choix de 10e ronde des Blues de St-Louis.  Il a ensuite passé quelques saisons avec le club école des Blues, à Saginaw, avant d’être laissé aller.  En juin 1981, Froese signa avec les Flyers et se retrouva avec leur club-école, les Mariners du Maine de la Ligue américaine.  Mais à Philadelphie, c’est Pete Peeters qui gardait le filet et l’espoir qui poussait, c’était Pelle Lindbergh (voir texte du 12 novembre 2010), pas Froese.  
 
En 1982-83, les Flyers firent de l’espace pour Lindbergh en envoyant Peeters à Boston contre Brad McCrimmon (voir texte du 7 septembre 2011).  Mais lorsque Lindbergh se blessa en janvier, Philadelphie dut se résoudre à faire appel à Froese.  Ce dernier devait seconder Michel Larocque (voir texte du 7 avril 2014), récemment acquis des Leafs, mais Froese surprit tout le monde.
 
Sorti de nulle part, il connut des débuts fracassants dans la LNH.  Bénéficiant de l’appui de Bernard Parent comme entraîneur, il montra une fiche de 17-4-2. 
 
Dans une période très offensive comme celle du début des années 1980, les blanchissages étaient devenus rares. (voir texte du 24 février 2013)  Pourtant, en 25 matchs, Froese en obtint quatre.  Parmi eux, il en obtint un le 27 février contre ceux qui étaient à ce moment les triples vainqueurs de la Coupe Stanley (et qui en gagneront une quatrième quelques mois plus tard), les Islanders.  En fait, son total de quatre fut le deuxième de la ligue, derrière Pete Peeters, qui connaissait une superbe saison avec Boston.  (Murray Bannerman, voir texte du 28 janvier 2010, en a eu quatre également.)  Lindbergh, qui avait pourtant joué 15 matchs de plus, en avait trois.  Au niveau de la moyenne, le 2,52 de Froese n’a été battu que par Peeters.
 
L’année suivante, le brio de Froese a forcé la main des Flyers, qui joua plus de matchs que Lindbergh.

En 1984-85, alors que Lindbergh avait une saison remarquable, Froese dut lui céder les projecteurs et fit même un bref passage dans la Ligue américaine.
 
La rivalité que se livrèrent Froese et Lindbergh prit fin de manière tragique le 11 novembre 1985, lorsque ce dernier trouva la mort dans un accident automobile.  Froese sut alors se relever les manches dans ces circonstances pénibles, alors qu’il se mérita avec Darren Jensen le Trophée William Jennings (gardiens de l’équipe qui accorda le moins de buts).
 
Par contre, cette performance ne suffit pas pour que Froese s’établisse définitivement comme numéro 1.  Philadelphie a été éliminé en première ronde et l’entraîneur Mike Keenan lui en a tenu rigueur.  Après avoir joué trois matchs en 1986-87, on l’expédia aux Rangers contre Kjell Samuelsson.  Les Flyers avaient plutôt décidé de miser sur une recrue prometteuse, Ron Hextall.  (voir texte du 1er mai 2009)
 
Froese passa les quatre années suivantes comme adjoint de John Vanbiesbrouck, avant d’accrocher ses jambières.
 
Le 29 novembre 1987, il fut crédité du deuxième but compté par un gardien dans la LNH.  Un peu comme dans le cas de Billy Smith huit ans plus tôt, il a effectué un arrêt.   La rondelle s’est ensuite retrouvée sur la palette d’un adversaire, qui a effectué une passe imprécise qui s’est retrouvée dans un filet désert à l’autre bout de la patinoire.  Par contre, cinq jours plus tard, on se ravisa, puisqu’il n’aurait pas vraiment touché à la rondelle.  Le disque aurait plutôt dévié sur le poteau.
 
Il passa deux saisons comme entraîneur des gardiens chez les Islanders, avant de choisir une voie peu commune chez les joueurs de hockey.
 
Élevé dans la foi mennonite brethren, Froese fit des études religieuses, allant jusqu’à obtenir un doctorat de Trinity Theological Seminitary.
 
Aujourd’hui, il est pasteur de la Faith Fellowship Church de Clarence, dans l’état de New York.
 
Sources : « Hier, la défensive s’est absentée » de Bernard Brisset, 18 mars 1983, La Presse, p.S3, « Bunny Larocque : un commerce plus agréable » de Bernard Brisset, 18 mars 1983, La Presse, p.S20, « Le gardien Froese n’a pas lancé mais il a compté », AP, 30 novembre 1987, La Presse, p.S2, « Froese l’a perdu « son » but », Canadian Press, 5 décembre 1987, La Presse, p.C1, « Backchecking : Bob Froese » de Greg Oliver, 17 mars 2013, The Hockey News (thehockeynews.com).

dimanche 7 février 2016

"Sentir le rubber"







Grâce à Facebook, on voit passer plusieurs articles qui serait passé sous notre radar. Récemment, j'en ai vu un qui attira mon attention. Dans un match de High School Hockey féminin, Taylor DeForres de Apple Valley High School au Minnesota a gardée le match de sa vie. Et quand je dis "match de sa vie", c'est qu'elle ne risque pas de revivre un match semblable. Pour mieux vous faire comprendre, c'est qu'elle a réalisé 112 arrêts. Pas 30, pas 40 ... CENT DOUZE arrêts ! D'accord, le match s'est rendu en 6e prolongation, ce qui explique le barrage en règle, mais tout de même ... CENT DOUZE ARRÊTS !!

C'est là que l'expression "Sentir le rubber" prend tout son sens ...

Ce qui est dommage avec sa performance, c'est que c'est elle qui a accordé le dernier but, en 6e prolongation, dans une "plus que cruelle" défaite de 3 à 2.

Ses CENT DOUZE arrêts, c'est 32 de plus que le record dans un match de la LNH, réalisé par Sam LoPresti en 1941. Dans son cas à lui aussi, ce fut dans une cause perdante.

Ses CENT DOUZE arrêts, c'est 42 de plus que le fameux match nul de Ron Tugnutt contre les Bruins en 1991.

Je souhaite à Taylor la meilleure des chances dans ses saisons futures et lui lève ma mitaine bien haut !

... 112 arrêts ...

samedi 6 février 2016

Rick MacLeish






Né un certain 3 Janvier 1950 à Cannington en Ontario, Richard Georges MacLeish commença son junior avec les Petes de Peterborough. Pendant tout  son junior il fût meneur de son équipe avec des  saisons de 92 et 101 points en 54 match! Et le  tout  en jouant  avec comme coéquipier l'illustre Craig Ramsay.  

Après sa fulgurante saison de 101 Points, il fût repêcher par le Bruins de Boston devant l'illustre Darryl Sittler, comme choix de 1ere ronde (4e au total). Il ne jouera jamais à Boston puisqu' après un début de saison avec Oklahoma dans la ligue centrale, les Bruins décident de faire  un trip à trois avec les  flyers et les Leafs, Les Leafs enverront Bruce Gamble, Mike Walton et  un choix de 1ere ronde de  1971 (Pierre Plante) aux Flyers en échange de Bernie Parent et un choix de deuxième ronde de 1971 qui sera Rick Kehoe. Ensuite Rick MacLeish sera échangé à Philadelphie avec Danny Schock pour Mike Walton. MacLeish jouera  le  reste des 26 Matchs avec les Flyers  et marquera 2 buts pour 6 points.

Avec quelques lacunes défensive et un manque de robustesse (parce que  tsé Philadelphie  c'est pas  une équipe de peureux!) il passera  une partie de la  saison suivante dans le club-école à Richmond.
Puis viens la consécration, en 72-73 il devient le premier joueurs des  Flyers à marquer 50 buts dans une saison qu'il finira d'ailleurs avec 100 Points! Il sera d'ailleur pas  loin du grand Bobby Orr chez les  meilleurs compteurs. En Avril 78, il aura une  blessure au coup à cause du patin de Marcel Dionne, Cette blessure  nécessitera 80 points de suture (on est loin de Clint Malarchuk mais quand même!) À son retour il dira à la blague que lorsqu'il fume une cigarette de la  fumée sort de son cou...
Un vrai humoriste!

Malheureusement pour lui il ne rééditera pas sa saison de 50 buts et ce  malgré 2 Coupes Stanley et 3 présences  aux  matchs des  étoiles. Il sût malgré tout  tirer son épingle  du jeu puisqu'en 11 saison avec Le Philadelphie il réussit quand même à faire 7 saisons de 30 buts et  plus.


Mais  tout  bonne chose fin, malgré une de 74 points en 78 matchs, les Flyers décident de l'échanger aux Whalers en 1981 pour crée un petit vent de jeunesse. Ils envoient donc Macleish, Don Gillen. Blake Wesley, leurs choix des 3 premières rondes de 1982 qui deviendront: Paul Lawless, Mark Peterson et Kevin Dineen et en échange les Whalers cèdent Ray Allison, Fred Arthur et leurs 3 premiers choix qui deviendront: Ron Sutter, Peter Ihnacak et Miroslav Dvorak. Bref pas de quoi écrire un long paragraphe!

Malheureusement la fin approche pour ce fougueux patineur. La saison suivante il sera envoyé au Penguins de Pittsburgh en retour de Russ Anderson et  un choix de 8e ronde: l'obscur Chris Duperron. Après 2 saisons quand meme productive malgré les blessures il reviens pour quelques matchs à Philadelphie avant de finir sa carrière en 1983-84 avec les Red-wings de Détroit.

Malgré ses blessures de ses dernières saisons il reussit quand même à finir sa carrière avec 759 Points dont 349 buts et ce en 846 matchs. Il sera toujours reconnu comme l'un des premiers vrais snipers des Flyers et comme le premier joueurs d'une equipe d'expansion à marquer 50 buts dans une saison. Aux dernieres nouvelles il jouirait d'une retraite bien mérité en étant propriétaire de chevaux de course. Il souffrira par contre de diabète et a eu une opération cardiaque après un malaise pendant un match des anciens.

HockeyDB
Wikipedia
Hockey-Reference
http://broadstreetbullies.blogspot.ca/2008/05/rick-macleish.html

vendredi 5 février 2016

Zoo-logo-logie #3 - Les canins












Après avoir traité des félins (partie 1 et partie 2) nous parlerons maintenant des différentes représentations de la famille des canidés dans le monde des logos d'équipes sportives nord-américaines.

Commençons donc par la plus rependue des sous-espèces de canidés, c'est à dire le chien ou si vous préférez, le Canis lupus familiaris dont les principaux symboles qu'il évoque sont la loyauté et la confiance.

Le terrier

Je copie directement wikipedia ici avec cet extrait du docteur anglais John Caius à propos des terriers:

"il y a une sorte de chien, que nous nommons terriers, car ils se glissent sous terre pour harceler et mordre le blaireau et le renard ; et ils les déchirent en morceaux avec les dents, profondément sous terre, ou après les avoir tirés à la lumière"

Il existe plusieurs races de terriers comme on peut voir ici avec ces trois équipes de la NCAA. Je suis loin d'un expert mais selon mes recherches, celui de l'équipe de St.Francis serait un Fox-terrier tandis que les deux autre sont plus du type Bull-terrier...


Le lévrier anglais

Le lévrier anglais est un chien dont la principale qualité est sa vitesse et il est donc utilisé depuis l'antiquité dans des compétitions de course. Il fut aussi très utile pour la chasse. On le retrouve cependant très peu dans le monde des logos sportif mais il aura toutefois eu la chance d'être porté par Wayne Gretzky lors du stage junior de ce dernier dans les années 70. Les Greyhounds de Sault. Ste. Marie utilisent ce logo depuis leur entrée dans la OHL en 1972 et ne l'ont presque jamais changé (sauf bien sûr dans les années 90...)


Le bulldog

Une des races de chien que je m'attendais à retrouver le plus est le bulldog. Mais aucun club professionnel ne l'utilise si ce n'est que sur un logo alternatif des Browns de Cleveland. Les anciens Bulldogs de Québec n'avait de bulldogs que le nom (et une mascotte). Le seul club professionnel à vraiment avoir adopté le bulldog comme logo furent les Bulldogs d'Hamilton mais ces derniers ont déménagé à St. Johns et ont abandonné le nom. Une équipe junior l'a cependant rescapé de la fourrière.

L'origine de l’appellation "bull"dog chez cette race remonte au 13e siècle en Angleterre alors qu'on y pratiquait une activité barbarique du nom de bullbaiting où on opposait ce chien dans un combat avec un taureau. Cette pratique sauvage ne fut interdite qu'en 1835. Il est depuis devenu un fort symbole de l’Angleterre.




Si on ne retrouve que très peu le bulldog dans le sport professionnel, il en est autrement dans la NCAA alors qu'on le retrouve à toutes les sauces. J'adore les vieux logos d'Alabama A&M ainsi que de Drake (il s'agit des anciennes versions). Mes autres favoris sont ceux de Louisiana Tech, Georgia et Minnesota-Duluth. Les pires sont ceux de Gonzaga (quel nom débile pour une université) ainsi que NC A & T et Samford.



Une des écoles les plus prestigieuses des États-Unis porte le nom de Bulldogs pour ses équipes sportives et le pitou a grandement évolué au cours des années.


Le husky

Ce chien de course génétiquement proche du loup tient son nom d'une contraction du mot Eskimos que les anciens marins britanniques prononçaient "Huskimos". On le retrouve abondamment dans des équipes provenant de régions plus nordiques (sauf Houston...?). 

Si vous vous demandez qui sont les Huskies de Toronto et bien il s'agissait d'une ancienne tentative d'équipe canadienne dans la NBA qui ne joua qu'une seule saison en 1946-47 avant de disparaitre. Lorsqu'une nouvelle franchise arriva à Toronto en 1995, plusieurs fans voulaient revoir le nom des Huskies mais comme on retrouvait déjà les Timberwolves du Minnesota dans la ligue et qu'un logo aurait été trop similaire, on se ravisa et l'équipe prit le nom des Raptors de Toronto.




Une autre équipe dont on a déjà parlé dans le passé utilise le patronyme Huskies mais son logo principal est calqué sur celui du Canadien. Il ne s'agit pas seulement du logo de leurs équipes sportives mais bien du logo officiel de l'Université! C'est assez surréaliste de voir ce logo tellement familier utilisé dans un tout autre contexte. Voyez d'ailleurs ce vidéo pas très classe...


Le loup



Dans les mythologies européennes, le loup fut symbole de fécondité, de protection et de punition. Chez les amérindiens, il symbolise à la fois la protection et la destruction, soit une dualité de croyances. La louve est plus souvent symbole de protecteur nourricier. Pour sa part, Sigmund Freud associait, dans l'inconscient, le loup au désir, aux pulsions primales, particulièrement sexuelles.

Bref, beaucoup d'usage du loup dans la culture populaire, la mythologie et aussi le monde du sport. On le retrouve dans beaucoup de ligues mais surtout pour des équipes de hockey. Il y a cependant plusieurs variante dont les Timberwolves, une sous-espèce commune aux Grands Lacs. Le terme "Wolfpack" est aussi très utilisé de même que celui de "Seawolves" ou "loups des mers".


Le renard

On associe généralement le renard à la flatterie, au mensonge, à la malice et à la ruse. Il est aussi un des animaux emblématiques de Loki, dieu scandinave de la malveillance. En espagnol, renard se traduit "Zorro" tel le nom du célèbre justicier masqué. "Zorro" est aussi utilisé de manière figurative comme synonyme de "rusé" dans cette langue. On retrouve plus de 40 sous-espèces du renard mais seulement deux spécimens dans le monde du sport...


Le coyote

Le coyote n'est présent qu'en amérique du nord et est donc absent des mythologies antiques et européennes. On le retrouve toutefois dans de nombreux mythes amérindiens où il tient le rôle d'un farceur ou bouffon mais il peut aussi représenter le mal absolu avec des traits d'avarice et de jalousie. Il tient aussi une place importante dans la mythologie looneytunienne

On le retrouve cependant très peu dans le monde du sport.



En terminant, voici les quelques autres spécimens de chiens et autres canidés que l'on retrouve un peu moins dans le monde du sport. Le chacal (jackal) est un cousin très proche du coyote (qu'on surnomme d'ailleurs le chacal américain) et il est souvent représenté dans les mêmes rôles que le coyote dans la mythologie. On le retrouve également dans la bible.

D'autres races de chiens ont droit à au moins une représentation dont quelques races très originales dans la NCAA. Il faut bien se différencier des Bulldogs à moment donné. On retrouve dans la NCAA un Saint-Bernard, un lévrier persan (Salukis) et un "bluetick coonhound" (Volunteers). Dans la CIS on retrouve un golden retriever ainsi qu'un "ridgeback" dont j'ignore la traduction en français.

Les Ice Dogs du Niagara appartenaient autrefois à Don Cherry qui était actionnaire partiel et leur logo fut basé sur son célèbre chien "Blue" qui est en fait un bull-terrier et que j'aurais donc du classer au début de cet article...




C'est ce qui conclut cette portion sur les canins. Dans le prochain chapitre, nous parlerons des équidés où si vous préférez, les chevaux...

mercredi 3 février 2016

Les Golden Seals de... Columbus?











Sur ce blog, je pense que tout le monde a entendu parler de la défunte équipe des Golden Seals de Californie, cette équipe originaire de la grande expansion de 1967 qui n'accumula que défaites et mésaventures loufoques avant de déménager à Cleveland en 1976 pour finalement fusionner avec les North Stars du Minnesota (leurs cousins vert et or de l'expansion) en 1978. Un des problèmes des Seals au niveau compétitif était bien sûr la grande dilution du talent dans le hockey suite à ces nombreuses expansions et la présence d'autres ligues comme l'AMH dans le paysage (voir texte du 19 août 2011). Et si les Golden Seals étaient mauvais, imaginez donc leur système de club-écoles... 

Ces temps-ci j'ai comme une obsession pour la International Hockey League (IHL) et en faisant mes recherches je suis tombé sur ceci:




Inutile de vous dire que ça a piqué ma curiosité. Bien avant les Blue Jackets, Columbus avait déjà une équipe professionnelle médiocre avec ce club-école affilié à une des pires organisations de hockey de l'époque. En plus il ne s'agissait même pas du club-école principal du grand club mais plutôt le deuxième club-école, le premier étant basé dans la ligue américaine à Baltimore. On ne peut pas être plus creux...

L'origine des Golden Seals de l'IHL remonte à 1966 lorsque furent fondés les Checkers de Columbus, la première équipe de hockey professionnel de l'histoire de la ville. Ce club cessa ses opérations en 1970 suite à quelques saisons médiocres et de pauvres résultats au guichet. En 1971, le nouveau propriétaire des Golden Seals (de la LNH), le flamboyant Charles O. Finley acheta les droits de la franchise des Checkers qui revint sur la scène de la IHL après un an d'inactivité et ainsi furent nés les Golden Seals de Columbus, le deuxième club-école de l'équipe californienne. 




L'équipe avait un logo différent du grand club mais selon mes recherches in-conclusives (aucune réelle photo), ils portaient le même chandail vert et or avec le mot "Seals" inscrit sur la poitrine. Comme vous le savez, les grands Golden Seals commençaient à ce moment une descente dans les bas-fonds de la LNH. Après avoir réussi à se tailler une place en série deux années consécutives (en 1969 et 1970), ils ratèrent les séries pour le reste de leur existence et O.Finley était assez pingre avec les salaires de ses joueurs, surtout qu'il concentrait ses énergies sur son équipe de baseball, les As d'Oakland. Comme le réseau de joueurs des Golden Seals était assez pauvre en talent, leurs club-écoles en subissaient les conséquences. Les Golden Seals de Columbus ne gagnèrent qu'une de leurs 25 premières parties en 1971-72 et terminèrent leur première saison en dernière place de la IHL avec une fiche de 15-55-2. Leur deuxième saison fut encore plus catastrophique alors que la présence de l'AMH appauvrit encore davantage le réseau des Golden Seals. Le grand club perdit 5 de ses meilleurs compteurs au profit de la nouvelle ligue rebèle et l'effet domino se fit ressentir jusqu'à Columbus qui termina la saison 1972-73 encore une fois en dernière place avec une fiche de 10-62-2.

À ce moment, O.Finley était frustré du peu de résultats de ses équipes hors-baseball et tenta de se départir des Golden Seals ainsi que de son équipe de basketball, les Tams de Memphis de la ABA (ligue équivalente à l'AMH au basketball). Il ne trouva aucun preneur pour son équipe de la LNH et dut attendre jusqu'en février 1974 lorsque la LNH prit contrôle de l'équipe. Il put cependant se départir facilement de son club dans la IHL qui fut vendu à un banquier d'Indianapolis du nom de Al Savill. C'est donc après deux saisons de misère qu'on assista à la fin des Golden Seals de Columbus...




Des quelques joueurs qui ont endossé l'uniforme des Golden Seals de Columbus, seulement une poignée d'entre eux ont réussi à se rendre dans la LNH et quelques autres dans l'AMH. Celui qui a eu le plus de succès fut l'obscur Hartland Monahan qui ne joua qu'un seul match avec les grands Seals mais plus de 300 autres matchs avec les Rangers, Capitals, Kings, Penguins et les Blues. Sinon il y a toujours Glenn Patrick, frère de Craig et petit-fils de Lester qui y joua quelques matchs et aussi l'attaquant Gary Holt qui joua quelques matchs avec les Seals, les Barons et les Blues.

(Note de keithacton : Hartland Monahan n'est pas si obscur. C'est le gendre de Boom Boom Geoffrion et un aréna porte son nom à Laval.)

Ah bon. Merci keithacton!


Le logo des Owls était pas mal plus beau


La franchise changea de nom pour les Owls de Columbus et elle était désormais libérée du terrible réseau de joueurs des Golden Seals. Savill conclut une association avec les Blues de St.Louis et les effets s'en firent ressentir aussitôt. Les Owls terminèrent leur première saison en deuxième place de la ligue avec une fiche de 40-34-2 et tout ça sous les ordres du même entraineur, Moe Bartoli. Les Owls ne furent cependant pas une aventure profitable pour Savill qui perdit énormément d'argent avec les Owls mais aussi avec les Penguins de Pittsburgh, club en difficulté qu'il sauva de la faillite en 1975. Il déménagea les Owls à Dayton en Ohio en 1977 mais après seulement 20 matchs, les résultats au guichet était encore plus médiocres qu'à Columbus et la ligue déménagea d'urgence les Owls à Grand Rapids au Michigan. Il réussit à vendre le club en août 1979 après que l'équipe se soit inclinée en finale du championnat de la Turner Cup. Les nouveaux propriétaires Michael Knapp et David Baines essuyèrent eux aussi des pertes colossales et fermèrent boutique pour de bon le 6 juin 1980.

Columbus dut attendre jusqu'en 1991 avant de revoir une équipe de hockey professionnelle lorsque la franchise du Chill de Columbus débuta ses activités dans la ECHL. L'équipe y évolua jusqu'en 1999 suite à quoi elle déménagea à Reading en Pennsylvanie lors de l'arrivée des Blue Jackets dans la grande ligue.



Sources:
funwhileitlasted.net
hockeyprograms.blogspot.ca
hockeydb.com

mardi 2 février 2016

Les Red Wings en prison




Au jour de l’an, on a fait grand état de la classique hivernale, entre Montréal et Boston.  Cet événement existe depuis 2008 et ce dernier suivait la première classique héritage, en 2003.
 
Pourtant, il ne s’agissait pas du premier match extérieur.  Bien qu’il s’agissait de matchs hors concours, il y en a eu d’autres auparavant.  Le premier a eu lieu il y a aujourd’hui 62 ans et il s’est déroulé dans un contexte bien particulier.  Il a eu lieu dans la prison de Marquette, dans la ville du même nom au Michigan.
 
De 1947 à 1953, les prisonniers avaient le droit de patiner et de botter une rondelle.  C’est à ce moment que le directeur-gérant des Wings, le pourtant pas très sympathique Jack Adams, fit une visite promotionnelle pour la brasserie Stroh’s avec Ted Lindsay.  Il aurait ensuite fait don d’équipements et d’uniformes aux détenus, faisant de Marquette la seule prison avec une équipe organisée.  Celle-ci prit le nom de… Pirates.
 
Le 2 février 1954, suite à une demande du directeur, Adams organisa la rencontre entre eux et les Red Wings.  Selon certaines versions, c’est lui qui en défraya les coûts.  Selon d’autres, c’est le budget de la prison qui les absorbèrent.
 
Il faut dire que Marquette n’était pas n’importe quelle prison.  Elle était à sécurité maximum et surnommée l’ « Alcatraz du nord ».  Parmi les adversaires des Wings, on trouvait des voleurs de banque, des pyromanes et des meurtriers.  Selon les dires de Ted Lindsay, il s’agissait de gens qui apparemment, aimaient bien son style robuste…
 
Les conditions n’étaient pas parmi les meilleures.  Il faisait froid et il neigeait, mais ça n’a pas empêché les autres détenus de regarder le match et de bruyamment faire sentir leur présence.  Par contre, Gordie Howe a affirmé qu’il s’agissait d’une des plus belles glaces qu’il a vues.  Par politesse?
 
Même sans pousser la note, les Red Wings étaient beaucoup trop forts pour leurs adversaires.  Après une période, ils menaient 18-0.  Par la suite, on échangea quelques joueurs et on cessa de compter les buts.
 
 
À la fin du match, le directeur de la prison présenta un seau à Jack Adams, à titre de trophée.
 
Sources : « Detroit Red Wings Head for Prison », 2 février 1954, Milwaukee Journal, p.13, “Wings in “Prison””, 3 février 1954, Montreal Gazette, p.17, “Have Sticks, Will Travel, Trip for Prison Six Unlikely”, 10 février 1965, Milwaukee Sentinel, page 2 part 2, “Wings first outdoor game was in prison” de Bill Roose, 9 février 2010 (redwings.nhl.com), wikipedia.org.

lundi 1 février 2016

Quel chandail vais-je porter?











Je n'ai pas regardé le match des étoiles en fin de semaine mais j'ai quand même vu quelques extraits du désormais célèbre John Scott. Dans mon cas ce qui m'a le plus fait rire dans cette histoire ce n'est pas la présence du joueur à ce match. Je crois qu'avec toute les conneries qui se sont dites depuis quelques semaines et qu'avec le traitement qu'il a reçu, il méritait plus que tout autre joueur de participer à ce match. Au moins il voulait vraiment aller au match contrairement à plusieurs des vedettes de la ligues. Non ce qui m'a fait le plus rigoler c'est le fait que Scott n'avait pas d'équipe à représenter et qu'il a dû porter un chandail de la ligue à la place.... Cette absurdité était pour moi la cerise sur le sundae au niveau de la stupidité de la LNH dans ce dossier. La ligue s'est tellement peinturé dans un coin avec ce fiasco qu'elle n'avait plus trop le choix et l'ironie du fait que Scott porte un chandail indiquant "NHL" dessus est tout à fait sublime.




Cela m'a rappelé quelques moments inusités dans l'histoire de la ligue car la saga John Scott n'était pas la première fois que ce genre de situation se produisait malgré qu'il s'agit probablement du cas le plus extrême. Voici quelques-unes de ces histoires loufoques de chandails, de joueurs, de ligue et d'équipes....




En 1990, le match des étoiles a lieu à Pittsburgh. Le centre Bernie Nicholls des Kings de Los Angeles est déjà arrivé à Pittsburgh lorsqu'il recoit un appel du DG des Kings lui indiquant qu'il est échangé aux Rangers en retour de Tomas Sandstrom et Tony Granato. Nicholls est furieux d'avoir été échangé et surtout du timing de l'échange. Il obtint la permission de jouer quand même le match pour la conférence Campbell (celle des Kings) au lieu de la conférence Prince de Galles (celle des Rangers).


Sandis Ozolinsh

Quelques jours avant le match des étoiles de 2003, Sandis Ozolinsh est échangé par les Panthers de la Floride aux Mighty Ducks d'Anaheim. Le match des étoiles avait lieu en Floride et Ozolinsh faisait partie des étoiles de l'est. Il fut tout de même placé dans l'alignement de l'équipe de l'est mais il refusa de participer au concours d'habileté car il aurait eu à porter un chandail des Panthers et il ne trouvait pas ça correct pour les fans. La ligue lui donna une amende pour avoir manqué le concours d'habileté... Lors du match en tant que tel, il ne portait pas d'écusson d'équipe sur son chandail contrairement aux autres joueurs.


Mark Scheifele

En 2011, les Trashers d'Atlanta déménagent à Winnipeg et les Jets reviennent sur la scène de la LNH. Cependant, lors du repêchage amateur, leur nouveau chandail n'est pas encore prêt et ils doivent remettre un chandail de base de la ligue à leurs nouveaux joueurs. L'équipe aurait pu faire un coup d'éclat et plaisir à ses fans et aux joueurs en leur donnant un chandail des anciens Jets au lieu de ce chandail fade qui ressemble au chandail par défaut de création de joueurs dans le jeu NHL...


Marc Denis

Le cas des Jets n'était pas un cas isolé. En 1995, les Nordiques déménagent au Colorado et n'ont pas de chandail prêt pour le repêchage et optent donc pour un chandail de la ligue, l'ancien chandail du match des étoiles de la fin des années 80 et début des années 90. C'est bizarre d'avoir ressorti ce chandail alors que la ligue était alors en phase d'expérimentation de chandails affreux et le chandail du match des étoiles était dorénavant pas mal plus flash... 


Rocky Trottier

En 1982, les Rockies du Colorado déménagent au New Jersey et non seulement ils n'ont pas de chandail prêt pour le repêchage mais leur logo n'est même pas terminé... Le premier choix de leur histoire, Rocky Trottier (frère de Brian) n'a même pas droit à un chandail de la ligue et doit se rabattre sur cette pancarte avec le faux-logo des Devils...



Eric Lindros


En 1991, Eric Lindros est le premier choix unanime et est réclamé par les Nordiques de Québec qui étaient au courant du fait qu'il ne jouerait jamais pour eux. Ils le repêchèrent tout de même en espérant l'échanger au prix fort (ce qui arriva). Lindros refusa toutefois de porter le chandail des Nordiques lors du repêchage. Il me semble que c'est exactement le genre de situation où la ligue aurait dû prévoir d'avoir un chandail de base de la LNH pas loin...



Daniel Brière

Au repêchage de 1996, les Coyotes de Phoenix, fraichement débarqués de Winnipeg, ont quand même le mérite d'avoir leur logo prêt à temps pour le repêchage et d'au moins pouvoir remettre un semblant de chandail à leurs nouveaux joueurs.

C'est ce qui conclut cet article bizarroïde... Je n'ai pas réussi à trouver de photos ou d'articles concernant le chandail au repêchage d'autres équipes comme les Hurricanes en 1997 ou bien dans les années 70 avec les Rockies ou autres... Si jamais vous avez d'autres cas bizarres du genre laissez-moi savoir.

samedi 30 janvier 2016

Choix discutables au match des étoiles


 

Bonjour à tous! Ceci est  mon premier article pour LVEUP et comme j'aime ce qui est laid, pourri, moche, discutable, etc... dans le grand monde du hockey et bien j'ai décidé de vous jaser de joueurs qui ont été au All-Star Game sans trop avoir leur place. Il n'y a pas vraiment de décompte du plus pourri au moins pourri et certains choix méritent discussion d'autres non.

Commençons par l'une des années bizarres des ASG : 1998.
L'année des Jeux Olympiques de Nagano, premiers jeux à inviter des joueurs de la LNH et  la brillante idée fût de faire quand même le ASG mais en changeant le concept: l’Amérique vs. le reste du monde. Le tout au milieu du mois de janvier au Rogers Arena de Vancouver (anciennement le General Motors Place). Le probleme vous l'aurez deviné concerne l'équipe du reste du monde. Malgré plusieurs vedettes comme les Selanne, Forsberg, Jagr et Hasek il fallait «patcher» les trous. Donc j'en viens à deux russes qui ont jamais retenu l'attention de grand monde: Dmitri Mironov et Igor Kravchuk.

Dmitri Mironov

Dmitri a eu son poste surtout grâce à la faible proportion de joueurs potables cet année-là pouvant jouer pour Team World et ce malgré 36 Points en 66 Matchs et ce avec une des pires offensives de la ligue: les  Mighty Ducks! Fait à noter il fût échangé à Detroit pour y gagner la coupe en fin de saison.

Pour ce qui est d'Igor? Il est surtout connu comme le dernier défenseur à avoir été déjoué par Gretzky et Lemieux à la Coupe Canada de 87. Jouant pour Ottawa et avec une saison très modeste de 35 points en 81 matchs il ne fut là que pour combler le manque à la défense et ce du haut de son -19!!! (BTW une photo de lui est en vente sur ebay datant des ASG et signé rien de moins!).

Un choix discutable pour certains mais qui montre le grand coeur du regretté Pat Burns fût la présence en 1989 de Mike McPhee. La classique se déroule à Edmonton et Pat Burns décide d'inviter Bobby Smith, qui s'apprêtait à connaître une autre saison époustouflante, et Mats Naslund. Malheureusement Naslund se blessa et dut manquer le match. Pat décida de choisir un autre joueur qu'il a  toujours  aimé pour son travail et sa ténacité, un peu le Dale Weise version 1989 et j'ai nommé Mike McPhee! Et ce malgré les bons débuts de saison de Lemieux et Richer. Quelques années plus tard dans une entrevue pour un site web, McPhee déclara que ce fût un honneur pour lui de partager la patinoire avec autant de grands joueurs. Pour votre curiosité il était compagnon de trio avec Smith et Kevin Dineen.

Un autre ancien du CH fait son apparition et j'ai nommé Petr Svoboda...Oui,oui le défenseur ultra défensif. En l'an 2000 le bogue dans la LNH est le même depuis 98: le maudit format Amérique vs Le Monde. Et comme l'europe n'avait pas encore assez de défenseurs potables et bien Svoboda, qui n'avait que 5 but la saison précédente (ce qui est plus que Subban à date!), a eu droit à une invitation quand même! 

Comme l'équipe Monde était pas assez mal prise ils ont décidé aussi de donner une chance à un défenseur recrue d'une équipe d'expansion soit l'illustre Petr Buzek. Buzek fut choisit lui aussi comme bouche-trou et parce qu'Atlanta se devait d'avoir un représentant au match. Il finira sa saison de rêve avec 19 points et un beau différentiel de -22. Oui monsieur! 




Et maintenant place à la  bizarrerie. L'ancêtre de John Scott, j'ai nommé Knuckles lui-même: Chris Nilan! Nous sommes en 1991 au ASG de Chicago et l'entraîneur Mike Milbury décide de l'inviter avec plusieurs de ses coéquipiers... Malheureusement (ou heureusement) Nilan se blessera à la cheville un match avant... Il aura quand même sa carte Pro-Set avec son petit chandail!





Mes deux dernières mentions sont des gardiens d'époques différentes qui on surtout été des gardiens moyens. Peter Siedorki..Sidorkie... hum... Sidorkiewicz fut choisi par les Sens au match des étoiles au Forum en 1993. Match qui fûut une gifle dans la face d' Ed Belfour qui selon les rumeurs avait pas mal bu... Malgré une fiche qui sera épouvantable avec une équipe d'expansion, il réussira quand même à avoir pas trop l'air cave! Il sera rejoint par Brad Marsh qui sera choisi par ses pairs ayant annoncé sa  retraite à la fin de la saison (Voir texte du 12 novembre 2012).




Mon dernier choix est le gardien John Garrett. Et c'est plus le fait cocasse de sa nomination. Acquis par les  Canucks pour ménager le Roi Richard Brodeur qui doit aller aux ASG en 1983, les Canucks échangent Anders Eldebrink aux Nordiques en retour de John Garrett. Tout va bien pour Brodeur jusqu'à ce qu'il ait un accident d'auto le lendemain. Les Canucks doivent donc remplacer Brodeur par Garrett qui n'a jamais eu une moyenne meilleure que 3.98. Contre toute  attente il commence la deuxième période et joue si bien qu'il est sur le point d’être l'étoile du match (avec le petit char de luxe pis toute!)... Jusqu'en 3e période lorsque la maudite merveille à marde, Wayne Gretzky, décide d'y péter sa balloune avec 4 buts et remporter le MVP à sa place et lui voler le char! Mince consolation Garrett aura quand même eu la victoire pis une belle assiette en argent et peut être un petit tour dans le char de Wayne qui sait?

Mention spéciale: Mike Komisarek, Marcus Ragnarsson, Espen Knutsen et John Scott.

 http://grantland.com/the-triangle/the-nhls-history-of-ridiculous-all-stars/
Hockey-reference
Hockeydb.com
http://www.greatesthockeylegends.com/2012/06/35-minutes-with-35-mike-mcphee.html 


vendredi 29 janvier 2016

Les 5 pires saisons de Canadien...









J'entends ces temps-ci que le Canadien connait un des pires moments de son histoire... Comme je suis du genre à utiliser un qualificatif de la sorte à toutes sortes d'occasion, je me suis demandé si le Canadien vivait vraiment sa pire saison, du moins au niveau statistique... Je me suis donc mis à étudier les statistiques des pires saisons du Canadien et j'en suis venu à la conclusion qu'une réflexion plus méthodique s'impose. La raison en est fort simple, on ne joue pas au hockey comme on le jouait en 1911... 

Alors afin de comparer les pires saisons du Canadien, j'ai donc fait des règles de trois et ajusté les statistiques de buts pour et contre, victoires et défaites pour une saison de 82 matchs.

L'autre problème, c'est que les matchs nuls ont disparus il y a une dizaine d'années. Afin de rendre cette comparaison un peu plus "legit", j'ai cru bon de faire une redistribution des matchs nuls en divisant par deux les matchs nuls en prenant soins de considérer la moitié des matchs nuls comme des défaites et l'autre comme des victoires en tirs de barrages... C'est contestables comme démarche, mais on est ici pour avoir du plaisir...

Ça donne donc ce top 5 des pires saison :


1. Saison 1909-10


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 12 2 10 0 59 100 4
Stats LVEUP 82 14 68 0 403 683 28

La première saison de Canadien est de toute l'histoire de l'équipe, la pire de tous les temps. Même en extrapolant, cette saison est digne des pires saisons de la NHL. Mais bon, 12 matchs, ça fait un très court échantillon. Mais il faut dire que Jack Laviolette a eu un mois pour monter une équipe. L'année suivante, malgré le départ de Newsy Lalonde avec l'équipe de Renfrew, Laviolette embaucha Adolphe Lecours comme entraîneur mais surtout un jeune gardien de but chicoutimien nommé Georges Vézina fit en sorte d'améliorer quelque peu la fiche de l'équipe, termina avec un fiche 8 victoires et 8 défaites...



2. Saison 1939-40



MatchsVictoiresDéfaitesMatchs nulsButs PourButs contrePoints
Vrais Stats48103359016725
Stats LVEUP822256415428548

Dans la NHL, la saison 1939-40 du Canadien est la pire de son histoire (la saison 1909-10 était dans la NHA). Cette saison s'annonçait pourtant bien. Suite à la saison 1938-39, le Canadien embaucha leur ancienne vedette Albert "Babe" Siebert afin de devenir leut nouvel entraîneur. Malheureusement, ce dernier se noya durant l'été, ce qui mit un aura de noirceur sur l'équipe et surtout sur le remplaçant, Pit Lépine. Ce dernier avait non seulement à "dealer" avec un syndrome de l'imposteur, mais également avec une équipe qui avait des vétérans qui n'assuraient plus et une relève qui ne prenait pas sa place. À l'aube de la guerre, la situation financière du Canadien était précaire et les équipes américaines régnaient en maîtres, ce qui faisait en sorte que les joueurs talentueux s'en allaient plus au sud de la frontière, attirés par l'argent. Pour ces diverses raisons, le Canadien sombra dans les abysses de la NHL. Ce fut d'ailleurs la dernière fois avant la saison 1998-99 que le Canadien termina bon dernier (dans sa division dans le cas de la saison 1998-99). Le vent changea très rapidement par la suite, ne serait-ce qu'avec l'arrivée de Dick Irvin au poste d'entraîneur la saison suivante qui allait amorcer la reconstruction du Canadien avec l'aide notamment de départs à la Guerre de plusieurs joueurs clés des autres équipes et l'arrivée de piliers comme Bill Durnan, Butch Bouchard et Maurice Richard... 



3. Saison 1914-15


MatchsVictoiresDéfaitesMatchs nulsButs PourButs contrePoints
Vrais Stats206140658112
Stats LVEUP822557026633250

Privé de son légendaire joueur Newsy Lalonde durant la moitié de la saison et comprenant 5 nouveaux joueurs dans son alignement, le Canadien régressa.  Le retour de Newsy Lalonde n'apporta rien à la saison du Canadien (comme le retour de Carey Price cette saison?) et le Canadien termina dernier dans une NHA qui comprenait alors 6 équipes. Toutefois, l'année suivant, les joueurs clés comme Vézina et Lalonde ayant amélioré leur jeu, le départ de vétérans (dont Jimmy Gardner qui céda du même coup son titre d'entraîneur à Newsy Lalonde) et l'arrivée de défenseurs aguerris comme le Canadien remporta sa première Coupe Stanley...



4. Saison 1925-26


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 36 11 24 1 79 108 23
Stats LVEUP 82 26 55 1 180 245 53

Grosse saison de changement pour le Canadien durant cette saison. Ce fut la saison qui fut marqué en début de saison par le départ de son grand gardien historique Georges Vézina qui sera remplacé par pas moins que 3 autres gardiens Alphonse Lacroix, Herb Rhéaume et Bill Taugher lui qui ne manqua jamais de match. En plus de cette instabilité, les puissants frères Cleghorn, Odie et Sprague, quittèrent le Canadien peu avant la saison. En plus de plusieurs nouveau joueurs, Léo Dandurand laissa sa place d'entraîneur à Cecil Hart, le gars du trophée... Autant de changements, mais surtout le départ du grand gardien chicoutimien fit en sorte que le Canadien termina dernier de la NHL à 7 équipes malgré deux nouvelles équipes (les Americans de New York et les Pirates de Pittsburgh) durant cette saison... L'année suivante, l'arrivée de celui que George Vézina avait désigné comme son successeur, George Hainsworth, remit rapidement le Canadien sur les rails.



5. Saison 1935-36


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 48 11 26 11 82 123 33
Stats LVEUP 82 29 44 9 140 210 67


On parle souvent des années 30 comme la grosse période de disette du Canadien avant celle que nous connaissons depuis 1993. Et bien, la saison 1935-36 est une des pointes de cette période creuse de l'histoire du Canadien. On dit souvent que cette saison est la pire de l'histoire du Canadien, mais en ajustant les statistiques, les nombreux matchs nuls du Canadiens empêchent cette saison d'être plus haute au classement. Encore une fois, cette saison fut marquée par une série de chambardement au niveau de la structure de l'équipe. Léo Dandurand abandonna son poste de directeur général et ce fut un de ses partenaires dans les Royaux de Montréal dénommé Ernest Savard qui prit les rennes du Canadien. Lors de cette saison, le vénérable Sylvio Mantha, alors capitaine de l'équipe, fut nommé entraîneur de l'équipe suite au départ de Newsy Lalonde à se poste. Donc avec un joueur-entraîneur-capitaine sans expérience derrière le banc et un homme d'affaire qui venait du monde du baseball, rien ne fonctionna et le Canadien termina bon dernier... La saison suivante, Cecil Hart revint à la barre de l'équipe au poste de directeur général et d'entraîneur. Avec en plus le retour du grand joueur historique Howie Morenz avec l'équipe, lui qui avait laissé un rand vide à l'attaque quelques saison auparavant. Ainsi, un nouveau souffle revint la saison suivante... Enfin, jusqu'au décès du grand numéro 7 au cours de la saison...




Bref, si on peut tire des conclusions de ces années de misères du Canadien, certaines constantes :
-Des forts changements au niveau administratifs...
-Des entraîneurs inexpérimentés...
-Le départ, le manque ou l'absence de joueurs clés...

Et surtout...
-On a fait des changements drastiques la saison suivante...


J'insinue rien ici... Enfin... Je suis un scientifique, je ne fais que parler les faits...