Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

samedi 17 novembre 2018

Drôle de nom pour un stade



Les stades et arénas d’Amérique du Nord portent maintenant pratiquement tous le nom d’un commanditaire.  Et lorsque le contrat de ce dernier vient à échéance (ou qu’il est vendu ou fusionné), le domicile de votre équipe peut changer de nom fréquemment.  (L’aréna des Sabres, le KeyBank Center, en est à son quatrième nom…)
 
Toutes sortes d’entreprise peuvent commanditer un aréna ou un stade et parfois, on peut se retrouver avec un résultat plutôt amusant.  En voici quelques exemples.
 
Pour les Steelers de Pittsburgh de la NFL, qui jouent au Heinz Field, l’affaire est ketchup.
 
 
 
Du côté des 49ers de San Francisco, toujours dans la NFL, ils jouent au Levi’s Stadium.  Avec un produit initialement destiné aux travailleurs, Levi’s a été fondé dans cette ville.
 
 
 
Si PPG Paints ferme ses sites Sico de Beauport et Longueuil, elle commandite toutefois l’aréna des Penguins, le PPG Paints Arena.
 
 
 
L’aréna des Predators de Nashville, le Bridgestone Arena, est associé à un produit fait d’un caoutchouc beaucoup plus souple que celui des rondelles, les pneus.
 
 
 
Comme les Red Wings appartiennent depuis longtemps à la famille du fondateur de Little Caesars, il n’est pas surprenant que leur aréna soit associé à la pizza.  Les Pistons de la NBA y jouent également.
 
 
 
Les Sharks de San Jose ont disputé leurs deux premières saisons (1991-93) dans un aréna qui portait le nom cocasse de Cow Palace.  Dans cet endroit où ont aussi joué les Warriors de San Francisco de la NBA dans les années 1960, on tient également des expositions agricoles et des rodéos.
 
 
 
Les liens entre l’Impact de Montréal et les barons du fromage sont bien connus.  Le nom de leur stade n’est donc pas surprenant.
 
 
 
Si les Pistons sont dans la pizza, les Pelicans de la Nouvelle-Orléans jouent au basketball dans un smoothie, au Smoothie King Center.
 
 
 
On peut supposer que le domicile du Magic d’Orlando de la NBA, le Amway Center, est tenu propre avec des produits Amway.  Le co-fondateur d’Amway, Richard DeVos, est d’ailleurs propriétaire du Magic.
 
 
 
Toujours dans la NBA, les Kings de Sacramento ont joué de 1988 à 2016 dans un aréna qui a entre autres porté le nom d’un défunt magasin de matelas, le Sleep Train Arena.  Insérez ici une blague de matchs endormants…  Pourrions-nous avoir ici l'aréna Dormez-vous? 
 
 
 
Le stade des White Sox de Chicago porte le nom assez fade d’un prêteur hypothécaire, le Guaranteed Rate Field.
 
 
 
Quant aux Padres de San Diego, leur stadium porte le nom d’un détaillant de produits pour animaux, le Petco Park.  Celui-ci a en plus une phonétique particulière.  Répétez dix fois rapidement Petco Park, Petco Park…
 
 

Le Wrigley Field, stade mythique des Cubs de Chicago, est toujours utilisé, plus de 100 ans après son inauguration.  Par contre, ce n’est qu’en 1927 qu’il prit son nom actuel.  Il a été nommé ainsi en l’honneur de William Wrigley Jr, qui était devenu peu de temps auparavant l’unique propriétaire du stade et de l’équipe.  On retrouvait également son nom sur les produits fabriqués par son entreprise, des paquets de gomme.  Remarquez qu’il y a tout de même un lien évident avec le baseball.
 
Les produits de Wrigley, comme Juicy Fruit, Spearmint et Hubba Bubba, existent toujours mais l’entreprise appartient maintenant à Mars.
 
Wrigley est décédé en 1932, mais l’équipe demeura dans sa famille jusqu’en 1981. 
 
 
 
Après avoir été actionnaire minoritaire des Tigers de Détroit, Walter Briggs en est devenu le propriétaire unique en 1935.  Le stade a par après été renommé Briggs Stadium.  Toutefois, comme Wrigley, Briggs avait déjà également donné son nom à son entreprise.  Celle-ci existe toujours et est surtout connu pour ses bols de toilette…
 
Briggs est décédé en 1952 et plus tard, le stade fut renommé Tiger Stadium.  Il sera occupé par les Tigers jusqu’en 1999.
 
 
 
 

vendredi 9 novembre 2018

Anomalies




Voici quelques photos un peu bizarres où un célèbre joueur porte ou ne porte pas quelque chose qu'il porterait (ou non) en temps normal.

Wayne Gretzky avec un casque CCM au lieu de son traditionnel JOFA.
Kudos au gars avec le collier cervical dans les estrades...

Gordie Howe avec un casque (il se remettait d'une grave blessure en février 1961)

Teemu Selanne avec un casque Nike (et non pas un JOFA lui non plus) et un chandail des Sharks

Craig MacTavish circa 1981 AVEC un casque

Guy Lafleur avec un casque


Et comme c'est Movember en ce moment, voici quelques célèbres moustachus SANS leur moustache (et/ou barbe).


Glenn Anderson circa 1996

Brent Burns circa 2008

Wendel Clark circa 17 ans dans le junior

Mike Gartner circa 1997 en Coyote

Erik Karlsson en 2008 au repêchage

E̶w̶a̶n̶ ̶M̶c̶G̶r̶e̶g̶o̶r̶  Lanny McDonald circa 1973 à Toronto

George Parros en 2013 à Montréal

Harold Snepsts circa 1975 à Vancouver

lundi 5 novembre 2018

Peter Lee









Il est difficile d’écrire au sujet de Peter Lee sans mentionner d’abord son père.  Eric est né à Chester, en Grande-Bretagne.  Soldat dans l’armée britannique, il fut stationné en Inde et en Birmanie.

Grand joueur de soccer, Eric eut des offres pour devenir professionnel.  Toutefois, les premiers Jeux Olympiques depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, en 1948, devaient justement se tenir en Grande-Bretagne, à Londres.  Eric refusa donc les offres, puisqu’à l’époque, seulement les amateurs pouvaient participer aux Jeux.  Ayant conservé son statut d’amateur, il put y participer.  L’équipe hôte connut un bon tournoi mais termina aux pieds du podium, en quatrième place.

Il décida ensuite de demeurer amateur, tout en débutant une carrière dans l’enseignement.  Il fonda aussi une famille, à laquelle s’ajoutèrent trois garçons.

En 1957, il décida de transplanter son clan en acceptant un poste de professeur au Canada.  Il alla d’abord au Manitoba, puis à Richmond, dans les Cantons de l’Est, avant d’arriver à Arvida, qui fait aujourd’hui partie de Saguenay.

Eric enseigna et fut directeur d’école à Arvida pendant dix ans.  C’est au cours de cette période que ses fils se familiarisèrent avec le hockey.  En fait, Peter alla même jusqu’à mener son équipe à la victoire au tournoi pee wee de Québec.

Les Lee se dirigèrent ensuite dans la région d’Ottawa.  David et Peter jouèrent d’ailleurs leur stage junior avec les 67’s de l’endroit.  David fut repêché par les North Stars du Minnesota en 1973, mais il n’atteignit pas la LNH.

Quant à Peter, il connut une carrière junior remarquable.  Sa performance de 81 buts et 80 passes pour 161 points en 1975-76 lui valut d’être élu joueur de l’année dans la Ligue canadienne de hockey.  Ses 213 buts en carrière ont constitué un record de la Ligue de l’Ontario jusqu’en 2009, alors que sa marque fut surpassée par John Tavares.
Ces performances mirent alors la table pour le repêchage de 1976, alors que Lee fut choisi au premier tour, 12e au total, par Montréal.

Les Canadiens avaient toutefois à ce moment suffisamment de profondeur.  Lee se retrouva donc l’année suivante dans la Ligue américaine avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, avec qui il remporta la Coupe Calder.

Lee débuta ensuite une deuxième saison avec les Voyageurs mais en novembre 1977, Sam Pollock réussit à mettre la main sur la jeune sensation des Penguins, Pierre Larouche et des considérations futures qui deviendront les droits sur Peter Marsh.  En retour, Pollock céda le vétéran Peter Mahovlich et Lee.

Cet échange permit à Lee de faire ses débuts dans la LNH, Pittsburgh ayant besoin de renfort immédiat.  Dès sa première saison complète, en 1978-79, Lee marqua 32 buts au sein d’une équipe qui n’était pas une puissance.  Deux ans plus tard, il réussit une autre saison de 30 buts, même si l’équipe ne faisait pas vraiment de progrès.

Par la suite, son entraîneur Eddie Johnston l’utilisa moins, et sa production déclina.  Il alla même faire un séjour dans la Ligue américaine en 1982-83, ce qui l’incita à évaluer ses options.  À la fin de la saison, il choisit donc de se diriger vers l’Allemagne de l’Ouest, où il joua 10 ans à Düsseldorf.  Sa meilleure saison y fut celle de 1985-86, où il marqua 47 buts et amassa 96 points en 41 matchs.  Il remporta également le championnat de la ligue quatre fois de suite, de 1990 à 1993.

En 1994-95, il eut l’occasion de revenir à Ottawa et de remplacer son ancien entraîneur Brian Kilrea, qui était derrière le banc des 67’s depuis près de 20 ans.  L’expérience fut toutefois peu concluante et Kilrea retourna derrière le banc après une saison.  Quant à Lee, il retourna jouer en Allemagne, avec Berlin cette fois.

Il devint ensuite entraîneur, puis directeur-gérant et président du club, poste qu’il occupe toujours d’ailleurs.

En 2006, il suivit les traces de son père lorsqu’il participa aux Jeux de Turin, comme entraîneur-adjoint de l’équipe suisse.

Il a été élu au Temple de la renommée du hockey allemand en 2008.

Sources : « Eric Lee : Un nom de famille en héritage » de François Lafortune, 25 juillet 2012, Le Quotidien (lequotidien.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

samedi 3 novembre 2018

Excursion LVEUP: Parc Maurice-Richard et complexe sportif Gilles-Tremblay



Étant dans le coin de Repentigny, je comptais faire comme mon collègue Kirk McLeanvisiter le complexe sportif Gilles-Tremblay et constater la façon dont on a rendu hommage à ce regretté ancien joueur et analyste-télé.  D’ailleurs, le complexe se trouve sur la rue Jacques-Plante, à côté du parc Maurice-Richard.

Où sont les traits d'union?
Une fois sur place, j’ai été surpris d’y trouver des gymnases et une palestre, mais pas de patinoire.  On y pratique la gymnastique, le basketball, le volleyball et même le pickleball (une forme de tennis avec une balle de plastique qui manquait à ma culture), mais pas le hockey.

J’ai également cherché une section où on rendait hommage à Tremblay, mais si elle y était, elle m’a échappée.

Pour ce qui est du parc Maurice-Richard, on y trouve un terrain de football et des terrains de soccer.  Au moins, on y trouvait des bandes pour ce qui sera une patinoire extérieure cet hiver.

À la limite, qu’on veuille rendre hommage à Tremblay s’explique, puisque bien qu’il était originaire de Québec, il a passé les dernières années de sa vie à Repentigny.  Dans le cas de Richard, il était originaire de Montréal et a passé ses dernières années à Ahuntsic.  Quant à Plante, il était originaire de Shawinigan, était en Suisse lors de son décès, mais j’ignore s’il a déjà habité Repentigny.

Si on se fie à l’affiche qu’on retrouve au parc Maurice-Richard, le tout a été fait pour souligner le fait que ces joueurs ont marqué l’imaginaire des gens.  D’accord, mais on est clairement dans une thématique de hockey et il est tout de même étrange qu’on le fasse dans un endroit où le hockey est pratiquement absent.


Reste à voir si un jour on construit une nouvelle patinoire à Repentigny, on l’appellera l’aréna Claude Raymond, Sylvie Bernier ou Jacques Villeneuve…


Le parc Maurice-Richard, au côté du complexe Gilles-Tremblay, à l'arrière


Complexe sportif Gilles-Tremblay


samedi 27 octobre 2018

Équipe All-Star des oubliettes #15 - Wild du Minnesota






*Soupir*... Nous voici donc rendu à mi-chemin dans ces équipes All-Star des oubliettes. Si je soupire ici ce n'est pas parce que je suis tanné de faire cette série mais plutôt parce qu'il s'agit aujourd'hui d'une des équipes les plus plates à analyser: le Wild du Minnesota. C'est peut-être parce qu'il s'agit d'une équipe encore jeune (pas encore 20 ans) mais j'ai dû ratisser large à certaines positions, surtout en défense.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.

ATTAQUANTS

Pavol Demitra
139 matchs (2006-08)

Ce serait quelque peu étrange d'inclure un ex-capitaine dans une équipe des oubliés, mais dans le cas du Wild on se rappelle qu'ils effectuaient la rotation du ''C'' à chaque mois depuis l'inauguration de l'équipe en 2000 jusqu'à la nomination permanente de Mikko Koivu en 2009. Pavol Demitra a hérité du titre pour le mois d'octobre 2007 soit lors de sa deuxième et dernière saison avec l'équipe.

Pas grand chose à dire sur le regretté membre du Lokomotiv Yaroslav (il était à bord de l'avion lors du triste écrasement de 2011) si ce n'est qu'il fut tout d'abord amené au Minnesota pour être jumelé à son compatriote Slovaque Marian Gaborik et la chimie s'est effectivement installé entre les deux...lorsque Gaborik n'était pas blessé. Il fut obtenu lors de la séance du repêchage de 2006 lors d'un échange avec les Kings où il joua une saison au retour du lock-out. Il obtint de bonne statistiques avec le Wild (118 points en 139 matchs) mais on se rappelle davantage de lui comme membre des Blues (ou malheureusement du Lokomotiv).


Alexandre Daigle
124 matchs (2003-06)
Après Ottawa (93-98), Philadelphie (98-99), Tampa Bay (99), New York (99-00) et un retour dans la LNH à Pittsburgh (2002-03) après deux ans de semi-retraite, la dernière équipe de la LNH à tenter le coup avec Alexandre Daigle fut le Wild lors de la saison 2003-04. N'ayant jamais rempli les attentes élevées envers un 1er choix du repêchage, Daigle possédait toujours toutefois un certain talent offensif que le Wild réussit à exploiter à la surprise générale le temps d'une saison où Daigle obtint 20 buts et 51 points, égalant son sommet en carrière. Il termina même en tête des marqueurs de son équipe pour la première fois de sa carrière dans la LNH.
Il ne réussit cependant pas à répliquer de telles statistiques lors de la reprise des activités en 2005. Après seulement 5 buts en 48 matchs, il fut renvoyé dans les mineures. Il mit ensuite le cap vers la Suisse où il joua jusqu'en 2010.

Martin Havlat / Dany Heatley
151 matchs (2009-11) et 194 matchs (2011-14)


Je n'arrivais pas à me décider pour le dernier poste d'attaquant alors je l'ai offert à deux joueurs qui furent échangés l'un pour l'autre en plus d'avoir joué ensemble auparavant à Ottawa; Martin Havlat et Dany Heatley.

L'arrivée de Havlat au Minnesota était conséquente au marché des joueurs autonomes mouvementé de 2009. Après avoir perdu Gaborik le 1er juillet au profit des Rangers, le Wild se rabattit sur Havlat comme plan B pour remplir le rôle d'ailier gauche vedette souvent blessé. Havlat avait auparavant été incapable de s'entendre avec son équipe précédente, les Blackhawks, qui lui préférèrent Marian Hossa le 1er juillet. Il signa donc un contrat de 6 ans avec le Wild mais n'en joua finalement que 2, récoltant des saisons correctes de 54 et 62 points respectivement.

Si Havlat commençait à être sur le déclin à l'époque, ce n'était pas aussi drastique que son successeur, Dany Heatley. Les deux furent échangés un pour l'autre le 3 juillet 2011. Havlat ne joua jamais plus qu'une demie-saison par année jusqu'à sa retraite en 2016 mais Heatley devint une risée au Minnesota, sautant d'une ligne à l'autre jusqu'à la 4e ligne et étant éventuellement laissé de côté. Sa 3e et dernière saison avec le Wild fut désastreuse alors qu'il n'obtint que 12 buts et 28 points tout en récoltant un salaire de 7,5 millions... Il signa ensuite un contrat d'un an (seulement 1 million cette fois) avec les Ducks d'Anaheim qui ne lui firent jouer que 6 matchs sans points avant le l'envoyer dans les mineures, là où il n'avait jamais joué auparavant. Il fut échangé aux Panthers durant la saison mais resta dans la ligue américaine. Il joua ensuite une saison en Allemagne mais disparut du radar par la suite.


Mentions honorables:
Chris Simon (10 matchs 2007-08), Petr Sykora (14 matchs 2009-10), Cliff Ronning (80 matchs 2002-03), Guillaume Latendresse (82 matchs 2009-12), Devin Setoguchi (117 matchs 2011-13),  Owen Nolan (132 matchs 2008-10), Thomas Vanek (154 matchs 2014-16)


 DÉFENSEURS


Curtis Leschyshyn
(54 matchs 2000-01)

C'est en défense que j'ai eu de la difficulté à trouver des joueurs ''All-star'' éphémères avec l'équipe, quoique il peut s'agir d'une bonne chose pour le Wild qui sont capables de garder leurs défenseurs vedettes à long terme mais encore là on a jamais eu de vrais défenseurs vedette au Minnesota (Ryan Suter peut-être?).

J'ai donc dû opter pour Curtis Leschyshyn. Premier choix des Nordiques en 1988 (3e au total), il ne fut jamais un défenseur très offensif. Sa meilleure saison fut celle de 1992-93 où il récolta 9 buts et 32 points. Mais il devint un bon vétéran et une présence fiable à la défense des Nordiques et de l'Avalanche avec qui il remporta la coupe en 1996. Après cette conquête, il fut échangé deux fois durant le mois de novembre 1996. Il passa d'abord aux Capitals qui le refilèrent 7 jours plus tard aux Whalers de Hartford. Il joua ensuite 3 saisons en Caroline suite au déménagement de l'équipe mais il devint en 2000 membre de la première cuvée du nouveau Wild du Minnesota.

Il ne termina toutefois pas cette première saison du Wild, étant échangé aux Sénateurs en mars 2001. Il joua trois autres saisons à Ottawa et il retourna comme agent libre avec l'Avalanche en 2004. Il ne rejoua cependant plus jamais avec eux, étant victime du lock-out de 2004-05.


Jean-Jacques Daigneault
1 match (2001)


L'ex-défenseur et assistant-entraîneur du Canadien Jean-Jacques Daigneault s'est beaucoup promené durant sa carrière dans la LNH. Lorsqu'il signa comme agent libre avec la nouvelle équipe du Wild durant l'été de 2000, il en était alors à sa 10e équipe dans la LNH, un record qu'il partageait avec Michel Petit. Ce record appartient désormais à Mike Sillinger (12 équipes).

Comme Leschyshyn, notre 2e défenseur des oubliettes n'est pas vraiment un ''All-star'' mais fut tout de même un défenseur fiable qui a joué longtemps dans la LNH en remportant une coupe Stanley au passage. Il s'agit également lui aussi d'un 1er choix au repêchage (10e au total en 1984 par les Canucks).

Donc après avoir joué dans l'ordre pour Vancouver (84-86), Philadelphie (86-88), Montréal (88-95), St.Louis (95-96), Pittsburgh (96-97), Anaheim (97-98), NY Islanders (98), Nashville (98-99) et Phoenix (99-00),  Daigneault ne débuta pas immédiatement avec le Wild mais plutôt avec leur club-école, les Lumberjacks de Cleveland dans la IHL. C'est en janvier 2001 qu'il fut finalement rappelé pour son 1er et dernier match avec le Wild et par conséquent dernier match dans la LNH. Il retourna ensuite dans les mineures pour terminer la saison. Il partit jouer dans la 2e division suisse en 2001-02 mais n'y joua que 6 matchs avant de clore sa carrière. 


Mentions honorables (tous d'anciens du Canadien):
Sean Hill (35 matchs 2007-08), Tom Gilbert (63 matchs 2011-13), Marc-André Bergeron (72 matchs 2008-09).


GARDIEN

Ilya Bryzgalov12 matchs (2014)

L'homme à qui les Flyers doivent toujours 4,6 millions annuellement jusqu'en 2019-20 suite à son rachat de contrat en 2013 fut lui aussi un Wild le temps d'une chanson à la fin de la saison 2013-14.

Après s'être fait remercié par les Flyers après la saison 2012-13, Ilya Bryzgalov signa avec les Oiers pour 2013-14. Il ne parvint pas à aider les Oilers avec une fiche de 5-8-5 et ces derniers l'échangèrent au Wild en mars 2014. Le Wild avait besoin de renfort entre les poteaux suite à de nombreuses blessures et Bryzgalov accomplit la tâche avec brio, obtenant une fiche de 7-1-3 et 3 blanchissages en 12 matchs et les aidant à se rendre en 2e ronde lors des séries. Il aurait aimé rester au Minnesota après la saison, voulant même signer un contrat réduit pour rester avec l'équipe. Cependant le Wild avait d'autres plans avec plusieurs gardiens en réserve et en développement. Bryzgalov signa donc un dernier contrat avec son équipe d'origine, les Ducks où il joua ses 8 derniers matchs en carrière durant la saison 2014-15.


Mentions honorables:
Jose Theodore (32 matchs 2010-11),


Sources:
NHL.com

Articles précédents de la série:

mardi 23 octobre 2018

Peter Puck





En 1974, NBC diffusa des capsules principalement destinées aux enfants pour leur expliquer les règles du hockey.  Pour y parvenir on utilisa un personnage de bande dessinée imaginé par un de ses employés, Peter Puck.  Réalisées avec Hanna-Barbara (le studio qui réalisa entre autres les Pierrafeu, Scooby Doo et Capitaine Caverne), les capsules duraient un peu plus de trois minutes et étaient présentées au premier entracte des parties. 

Ces capsules furent aussi reprises par Hockey Night in Canada à la CBC.  On produisit également une multitude de produits dérivés à son effigie.

Peter Puck fit alors son entrée dans le monde du hockey.  Dave Gardner a entre autres lu une lettre à Peter Puck à bord du vol de l’équipe.  Dans celle-ci, Gardner demanda à Peter Puck comment il pouvait compter des buts alors qu’il était sur le banc.  Les Canadiens l’ont échangé aux Blues quelques jours plus tard.

Lorsque NBC cessa de diffuser les matchs de la LNH, Hanna-Barbara racheta les droits de Peter Puck, qui les revendit à Brian McFarlane.  Ce dernier publia trois livres pour enfants de 1975 à 1980.
Après une longue période dans l’oubli, on tenta dans une optique rétro de ramener Peter Puck en 2007.  On revit donc certains produits à son image, incluant les anciens épisodes en dvd.  De nouveaux segments furent également préparés pour Hockey Night in Canada, avec une technique de dessin animé moderne, évidemment.
Sources : hhof.com, wikipedia.org.



dimanche 21 octobre 2018

Floyd Curry








Originaire de Chapleau, dans le nord de l’Ontario, Floyd Curry s’est retrouvé au sein d’une puissante équipe junior en 1941, les Generals d’Oshawa.  En trois ans dans leur alignement, Curry participa à trois finales de la Coupe Memorial.  Il dut toutefois attendre à sa troisième occasion, en 1944 contre les Smoke Eaters de Trail, avant de se retrouver du côté des gagnants.
 
Il fut alors remarqué par les Canadiens, mais l’année suivante, il joua plutôt pour une équipe de la Marine.
 
Il gradua ensuite avec le Royal de Montréal de la Ligue senior.  Encore une fois, à sa deuxième et dernière année avec cette équipe, en 1947, Curry se mérita le titre, lorsque le Royal mit la main sur la Coupe Allan aux dépens des Stampeders de Calgary.
 
Curry put alors faire ses débuts dans la Ligue nationale, mais sans s’y établir complètement, puisque de 1947 à 1950, il vit de l’action autant avec les Canadiens qu’avec les Bisons de Buffalo de la Ligue américaine. 
 
C’est finalement en 1950-51 qu’il fit sa place pour de bon à Montréal, un an avant que l’ailier droit au style défensif n’atteigne son sommet offensif de 20 buts en une saison.  Il faut dire que ses statistiques ont bénéficié de sa superbe performance du 29 octobre 1951, alors qu’en deuxième période, il a réalisé son seul tour du chapeau en carrière.  (Il a marqué un total de 105 buts en carrière.)  Cette victoire de 6-1 contre les Rangers a la particularité d’avoir été obtenu en présence de la future Reine Elizabeth au Forum.  Est-ce que la jeune princesse, que 500 000 personnes sont venues voir parader dans la ville plus tôt dans la journée, a servi d’inspiration à Curry?  Par la suite, il n’a jamais compté plus de 16 buts en une saison, et sa production déclina.
 
La contribution du « Honest Blocker » a toutefois été reconnue par l’équipe vers la fin de sa carrière, le 14 mars 1957, lorsque s’est tenue à ce moment la « Soirée Floyd Curry ».  Entre la première et la deuxième période d’un match contre les Leafs, on lui a remis une montre en or, des boutons de manchettes, une chaîne stéréo, un réfrigérateur, un séchoir électrique, des vélos pour ses enfants, une Oldsmobile de l’année (qui a dû être poussée par des joueurs des Leafs parce qu’elle glissait sur la glace…) et une provision d’un an de pizzas et de sardines!
 
 
En tout, Curry a passé huit saisons complètes avec les Canadiens et à chaque occasion, l’équipe a atteint la finale.  Parmi celles-ci, Curry a pu mettre la main sur la Coupe Stanley en 1953, 1956, 1957 et 1958.  Encore une fois, Curry a quitté son équipe en remportant un championnat.  Il a donc été là pour les trois premières des cinq Coupes consécutives, mais il rata les deux dernières, puisqu’en refusant d’être échangé, il fut plutôt relégué au Royal.  Il profita toutefois de cette situation pour amorcer sa deuxième carrière, puisqu’il fut nommé joueur-entraîneur.  L’année suivante, il accrocha ses patins mais derrière le banc, il mena son équipe au championnat de la EPHL (Eastern Professional Hockey League), qui se mérita le Trophée Tom Foley. 
 
Curry fut également derrière le banc du Royal pour sa dernière année d’existence, avant de se retrouver à Québec comme entraîneur des As.  À ce moment, le club de la vieille capitale dans la Ligue américaine était affilié aux Canadiens.  
 
Il fut à Québec pendant trois ans, mais il demeura à l’emploi des Canadiens dans une multitude de postes pendant 40 ans.  Il fut assigné aux ventes, secrétaire de voyages, entraîneur du club école à Cleveland, puis à Montréal, avant de devenir assistant du directeur-gérant Sam Pollock, puis directeur du recrutement.  Dans ces fonctions, il reçut donc une bague de la Coupe Stanley en 1969, 1973, 1976, 1977, 1978 et 1979.  En ajoutant les quatre titres qu’il a obtenus comme joueur, Curry a donc fait partie de dix équipes championnes de la Coupe Stanley, une de la Coupe Memorial, une de la Coupe Allan et une de la EPHL.  Pas si mal pour quelqu’un qui a été dans l’ombre plus souvent qu’autrement!
 
Après s’être occupé de son ancien entraîneur Toe Blake alors qu’il souffrait d’Alzheimer, Floyd Curry fut plus tard affligé de la même maladie.  Il est décédé en 2006 à l’âge de 81 ans.
 
Sources :
 
McNeil, David, In the Pressure of the Moment, Remembering Gerry McNeil, Midtown Press, 2016, p. 135, 227,
 
“City Gives Elizabeth and Philip Greatest Welcome in Canada As 500,000 Line 12-Mile Route” de Brian Moore, 30 octobre 1951, Montreal Gazette, page 1, “Royal Couple Watches Canadiens Hand New York Rangers 6 to 1 Defeat”. 30 octobre 1951, Montreal Gazette, page 23, “Canadiens Regain Second Place Beating Leafs 8-4” de Pat Curran, 15 mars 1957, Montreal Gazette, page 27, “Canadien seul en 2e place” de Phil Séguin, 15 mars 1957, La Patrie, page 24, “Montreal Grey-Flannel Hockey Cartel” de Trent Frayne, 3 décembre 1960, MacLean’s (archive.macleans.ca), wikipedia.org.