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jeudi 16 août 2018

Les numéros retirés par les Tigres ...








Je fais souvent la relecture des articles plus anciens du blog. À l'époque, lorsque Martin s'en occupait seul, il partageait régulièrement son amour pour son équipe d'enfance, les Saguenéens de Chicoutimi. Ayant grandi à Victoriaville, je suis depuis longtemps fan des Tigres. Mon père a fait parti de l'organisation pendant plus de 15 ans et j'ai moi-même été préposé à l'équipement pour la saison 1999-2000. J'ai donc côtoyé quelques joueurs de cette liste. Suite à la conquête de la coupe du Président de 2002, je me suis quelque peu désintéressé de l'équipe, comme du hockey en général, ayant cesser de jouer au début des années 2000. La piqûre m'est revenu il y a environ 6 ans, lorsque mes fils ont débuté le hockey et que j'ai commencé à les amener voir des matchs des Tigres. 

L'ambiance n'est peut-être pas celle qui régnait au Centre Georges-Vézina lorsque Martin allait voir ses Sags, mais lorsque les Tigres atteignent la deuxième ronde des séries, le tout Victo devient "Hockey" et l'ambiance dans l'Amphithéâtre Gilbert-Perreault est électrisante ! Depuis leur arrivée dans la ligue en 1987 en provenance de Longueuil, les Tigres ont vu passer plusieurs joueurs qui ont fait lever les foules!  D'ailleurs, tout comme les Saguenéens, les Tigres ont retirés 8 numéros (lors de la parution du post de Martin, le numéro 35 d'Éric Fichaud n'était pas encore retiré) et ils ont presque tous joué dans la LNH.


Matthew Lombardi #10
Du haut de ces 5'9'', Lombardi avait tout un coup de patin et des mains à faire rêver!  S'il attrapait la rondelle au centre de la glace, vous ne pouviez le rattraper jusqu'au filet adverse ! Repêché par les Oilers en 2000 et par les Flames en 2002 (il n'a pu s'entendre sur un contrat avec Edmonton), il disputa un total de 9 saisons dans la LNH, incluant la saison 2010-11 où il ne joua que 2 matchs avec les Predators de Nashville suite à une commotion cérébrale. Il disputa trois dernières saisons en Suisse avant d'accrocher ses patins. Sa conjointe étant de Victoriaville, il est depuis 2016 entraîneur-adjoint à temps partiel avec les Tigres.
Yves Racine #16
Racine arriva à Victoriaville en même temps que les Chevaliers de Longueuil avec qui il avait joué une saison. Fraîchement repêché par les Red Wings de Detroit, Racine était le général en défensive pour les Tigres, accumulant 202 points en 2 saisons dans les Bois-Francs. Il connut ensuite quatre bonnes premières saisons dans la LNH dans l'organisation des Red Wings avant de connaître une période plus nomade qui le mena dans 7 villes d'Amérique du Nord en 5 saisons (dont Montréal pendant 1 saison et demi), avant de faire le saut en Europe pendant 6 saisons. Il vint terminer sa carrière à Thetford Mines, avec le Prolab de la LNAH.

Stéphane Fiset #29
Avant d'être offert en sacrifice aux équipes adverses lors de sa première saison dans la LNH, Stéphane Fiset fut le premier gardien vedette à Victoriaville. Il aida d'ailleurs l'équipe à se rendre en finale de la coupe du Président lors des saisons 1988-89 et 1989-90, à chaque fois défait par le Titan de Laval. Il accompagna les Nordiques lors du déménagement au Colorado, où il mit la main sur la coupe Stanley, dans le rôle d'adjoint à Patrick Roy. Il agit aujourd'hui comme agent de joueurs (dont Phillip Danault), entraîneur-adjoint avec les Filons du Cégep de Thetford Mines et analyste à l'Antichambre, à RDS. Il habite toujours à Victoriaville, y ayant rencontré sa femme lors de sa deuxième saison avec les Tigres.
Mathieu Garon #32
Garon était reconnu comme le "Nouveau Fiset" à son arrivée avec les Tigres. Il faut dire qu'entre les deux, les Tigres n'ont pas eu de gardien de haut calibre. Il est d'ailleurs le 2e joueur des Tigres à avoir vu son numéro être retiré, 10 ans après Fiset. Évoluant de 1995 à 1998 dans les Bois-Francs, Garon fut repêché par le Canadien. Après avoir fait parti de l'organisation pendant six saison, il fut échangé par la suite aux Kings. Après un passage à Edmonton, il fut acquis par les Penguins à la date limite des transactions en 2009, ce qui lui permit de mettre la main sur la coupe Stanley. Il vit aujourd'hui dans la région de Tampa Bay, où il joua ses deux dernières saisons dans la LNH.
P.J. Stock #42
Je sais que P.J. s'est fait agacer régulièrement à l'Antichambre à RDS parce que son numéro était retiré à Victo, mais il est rapidement devenu une figure populaire par sa fougue et son désir de vaincre, qui ont vite conquis les amateurs de hockey junior des Bois-Francs. Il s'est joint aux Tigres après que son frère Dean (qui avait été repêché par les félins), ait demandé à la direction d'inviter son grand frère Philip-Joseph.  À sa première saison, il a surtout été utilisé à la ligne bleue. Alain Rajotte (le coach) l’a ensuite transformé en attaquant. À sa 2e saison à 20 ans, il arborait le «C» sur son chandail. Il a par la suite roulé sa bosse en Amérique du Nord, jouant dans la LNH avec les Rangers, le CH, les Flyers et les Bruins.

Réginald Savage #77
Savage avait été repêché par les Chevaliers de Longueuil, juste avant le déménagement de l'équipe vers Victoriaville. Fort de ses 203 points en 82 matchs midget AAA, Savage fut la première vedette offensive que les partisans purent applaudirent.  Il amassa 122 points à sa première saison dans les Bois-Francs. Repêché par les Capitals, Savage ne fut jamais capable d'élever son jeu d'un cran afin de rester dans la LNH, disputant en tout 34 matchs dans la grande ligue, amassant 12 points au passage. Son fils, Félix-Antoine, a également joué avec les Tigres entre 2012 et 2014, mais il ne put s'établir avec l'équipe, n'accumulant que 4 points en 1 saison et demie.

Alexandre Daigle #91
Que dire de plus sur Alexandre Daigle ? Premier choix du repêchage de 1991 de la LHJMQ, Daigle a toujours été considéré comme un flop après avoir été le premier choix du repêchage de 1993 de la LNH. Il a tout de même fait vibrer les amateurs des Bois-Francs par son talent sur la glace, même s'il ne mettait pas tout le sérieux nécessaire hors-glace. Ça l'a rattrapé lors de sa carrière professionnelle. Quoiqu'avec un premier contrat de 5 ans / 12.5M$, on serait sûrement plusieurs à avoir fait comme lui. Reste qu'il compléta des saisons de 110 et 137 points avant d'être repêché par Ottawa. Lorsque le lock-out de 1994-95 de la LNH fut déclenché, étant encore d'âge junior, il vint jouer 18 matchs avec les Tigres, inscrivant 34 points au passage.

Carl Mallette #97
Meilleur pointeur de l'histoire des Félins avec 418 points en 318 matchs, Mallette a joué cinq saisons à Victoriaville. Il était le capitaine de l'équipe à sa dernière saison, lorsque les Tigres se rendirent jusqu'en finale de la coupe Mémorial en 2002. Repêché par les défunts Thrashers, il passa deux saisons dans la ECHL (incluant un passage de 10 matchs dans la AHL) avant de se diriger vers l'Europe où il remporta 5 championnats de la Ligue Magnus de France avec les Dragons de Rouen. Il est donc le seul de cette liste à n'avoir pu toucher à la LNH. Il agit à titre d'entraîneur-adjoint avec les Tigres depuis la saison 2017-18, poste qu'il a aussi occupé en 2012-13, en plus d'être assistant au DG en 2014-15.

Étrange de noter que les seuls joueurs de cette liste à avoir remporté la coupe Stanley sont des gardiens. Et dans les deux cas, en cas que gardien substitut. Toute une coïncidence, considérant en plus qu'ils sont les deux premiers joueurs des Félins à avoir reçu leur honneur d'avoir leur chandail retiré, à 10 ans d'écart.

Dans les prochains numéros qui pourraient être retirés par la Tigres, il y aura probablement le #4 de Danny Groulx, le #20 d'Antoine Vermette et le #21 de Phillip Danault.

vendredi 10 août 2018

Ken Doraty









Après avoir remporté la Coupe Memorial en 1925 avec les Pats de Regina, Ken Doraty signa avec les Rosebuds de Portland pour ce qui s’avéra être la dernière saison de la WHL.  L’année suivante, les Black Hawks de Chicago firent leur apparition dans la Ligue nationale.  Pour former la base de leur effective, les Hawks firent l’acquisition des joueurs de Portland, incluant Doraty.
 
Celui-ci joua donc 20 matchs avec Chicago en 1926-27, avant de passer cinq ans dans la Canadian Professional Hockey League et la Ligue internationale.
 
En 1932, les Maple Leafs firent son acquisition.  Au cours de cette saison, il marqua 5 buts en 32 parties, mais fait étonnant, il en marqua autant en neuf matchs de séries.  Et parmi ceux-ci, Doraty marqua l’unique but du cinquième et décisif match contre les Bruins, en sixième prolongation.  En déjouant Tiny Thompson, le frêle Doraty (5’7’’ 128 lbs), mit fin à ce qui était à ce moment le plus long match de l’histoire (164 minutes et 46 secondes).  Ce record a toutefois été battu le 24 mars 1936 lorsque le duel entre les Red Wings et les Maroons a pris 176 minutes et 30 secondes avant de faire un vainqueur. 
 
Après un tel marathon, les Leafs eurent peu de temps pour se reposer, puisqu’ils débutèrent le lendemain la finale contre les Rangers, à New York.  Sans surprise, Toronto perdit le match 5-1 et éventuellement la série, 3 à 1.
 
L’année suivante, Doraty en marqua 9 en 34 parties, mais parmi ceux-ci, il compta 3 le 16 janvier 1934, dans un duel contre Ottawa.  Déjà que pour lui, le plus petit joueur de la ligue à ce moment, c’était un match exceptionnel, mais en plus, il s’agissait d’une performance record qui ne sera jamais égalée.  Pourquoi?  Parce que Doraty a compté ses trois buts en prolongation.  À l’époque, et jusqu’à l’abolition de la prolongation, le 21 novembre 1942 en raison des restrictions reliées à la guerre, en saison régulière on jouait 10 minutes de prolongation et ce, au complet, peu importe qui marque.  Le record de Doraty ne sera donc jamais battu, tout comme celui de son coéquipier Hec Kilrea, qui a obtenu une passe sur chacun de ses trois buts.  Toronto l'a emporté 7-4.
 
En 1934-35, Doraty joua 11 matchs avec Toronto, avant de se retrouver dans la Ligue américaine.
 
Il joua ses deux derniers matchs dans la LNH avec Détroit en 1937-38, ce qui porta son total à 105.  Mais c’est plutôt pour ses performances en prolongation qu’il s’est fait remarquer au cours de son passage dans la grande ligue.  Il se retrouva ensuite à nouveau dans les mineures.
 
Après sa carrière, il retourna en Saskatchewan, devint entraîneur et mena les Canucks de Moose Jaw jusqu’en finale de la Coupe Memorial en 1947.  Son équipe s’inclina toutefois contre les Majors du Collège St.Michael’s de Toronto.
 
Il est décédé en 1981, à l’âge de 75 ans.
 
Sources : « Les Leafs éliminent les Bruins après un marathon de 164 minutes de hockey», La Patrie, 4 avril 1933, p.11, « Toronto bat l’Ottawa », La Patrie, 17 janvier 1934, p.20, hhof.com, wikipedia.org.

dimanche 5 août 2018

Équipe All-Star des oubliettes #13 - Panthers de la Floride







Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. On a droit aujourd'hui à une équipe somme toute assez récente qui fêtera ses 25 ans d'existence cette saison en compagnie des (Mighty) Ducks d'Anaheim. On parle ici d'une franchise qui n'a jamais vraiment réussi à lever, malgré une présence en finale exceptionnelle en 1996 après seulement trois ans d'existence. Donc au travers de ces années majoritairement médiocres, on retrouve de beaux spécimens de joueurs vedettes qui sont légèrement tombés dans l'oubli dans l'uniforme rouge, jaune et blanc (et parfois bleu) des Panthers.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.

ATTAQUANTS

Igor Larionov
26 matchs (2000-01)

Après 5 saisons avec les Red Wings où il remporta deux coupes Stanley et devint mentor de plusieurs autres jeunes joueurs russes, un Igor Larionov en perte de vitesse fut remercié par l'équipe et devint agent libre. Les Red Wings venaient de subir deux saisons décevantes après leurs deux conquêtes consécutives alors ils décidèrent de brasser un peu leur alignement. Alors agé de 39 ans et le plus vieux joueur actif de la LNH, Larionov signa un contrat d'un an avec les Panthers qui espéraient pouvoir le réunir avec leur nouveau joueur étoile Pavel Bure. Les Panthers étaient alors supposés être en pleine ascension après une saison de presque 100 points l'année précédente.

Cependant les choses tournèrent au vinaigre en Floride en 2000-01. À l'exception de Bure (59 buts et 92 points) aucun autre membre des Panthers ne franchit la barre des 40 points... Pour sa part, Larionov eut de la misère à accepter le système défensif de son entraineur Terry Murray. Les deux hommes auraient d'ailleurs eu plusieurs discussions animées et le supposé leadership de Larionov ne fut pas efficace dans le vestiaire des Panthers où il devint plutôt une distraction. De plus, il rata une dizaine de matchs au début de la saison en raison d'une blessure à la hanche. Après seulement 26 matchs où il n'obtint que 5 buts et 11 points, le directeur général des Panthers, Bryan Murray (le frère du coach) le renvoya à Detroit à la fin du mois de décembre en retour d'un défenseur du nom de Yan Golubovsky.

Ce fut la dernière transaction de Murray en Floride alors que lui et son frère furent renvoyés de l'équipe le même jour que l'annonce de cette transaction. À Détroit, Larionov remporta une autre coupe Stanley en 2002. Il y joua une autre saison et ensuite une dernière au New Jersey en 2003-04 avant d'accrocher ses vénérables patins à l'âge de 43 ans.


Vaclav Prospal
34 matchs (2000-01)

Voici un joueur que j'hésitais à inclure ici alors qu'il n'était pas encore devenu un joueur que l'on pourrait qualifier de vedette lors de son passage en Floride. Il est même débattable de le considérer comme une vedette tout court mais on parle tout de même d'un bon petit joueur fiable qui a accumulé près de 800 points en plus de 1100 matchs dans la LNH. 

Il est toutefois difficile d'identifier Vaclav Prospal avec une équipe en particulier car il joua en tout pour 7 équipes dans la LNH mais jamais bien longtemps. On serait porter de l'identifier au Lightning où il joua de 2001 à 2009 mais ce séjour se fit en trois étapes (2001 à 2003, 2005 à 2008 et ensuite de 2008 à 2009 après avoir servi de joueur de location par les Flyers durant les séries de 2008). Il n'était même pas là durant la conquête de 2004 donc difficile de le cimenter comme joueur emblématique de Tampa Bay. 

Avant de jouer pour le Lightning, il connut lui aussi la difficile saison 2000-01 des Panthers lorsque ces derniers fi son acquisition des Sénateurs d'Ottawa peu après l'échange de Larionov et le congédiement des frères Murray. Il termina donc la saison en Floride, n’amassant que 4 buts et 16 points en 34 matchs alors que l'équipe avait toujours autant de difficulté à marquer des buts. Les Panthers ratèrent les séries et n'y retournèrent qu'en 2012. Prospal fut pour sa part échangé au Lightning après la saison et il connaîtra en tout 5 saisons de plus de 50 points avec eux (dont une de 80 en 2005-06). Il joua également pour les Mighty Ducks, les Rangers et les Blue Jackets avant de prendre sa retraite en 2014.


Joe Nieuwendyk / Gary Roberts
80 et 108 matchs (2005-07)

En voici deux que je n'avais guère choix que de les combiner ensemble. Ces deux ex-Flames (champions de 1989) ont d'abord été réunis à Toronto en 2003-04 lorsque Joe Nieuwendyk alla rejoindre Gary Roberts après avoir remporté une troisième coupe Stanley avec les Devils. Ils étaient d'ailleurs amis même avant leur parcours à Calgary alors qu'ils avaient joué leur hockey mineur ensemble à Whitby en Ontario. Après cette seule saison à Toronto et ensuite le lock-out, ils renégocièrent ensemble leur contrat car ils désiraient poursuivre et terminer leur carrière ensemble. Incapables de s'entendre avec les Maple Leafs, ils obtinrent tous les deux le même contrat (2 ans/4,5 millions) en Floride.

Les deux joueurs avaient encore beaucoup à offrir offensivement. Malgré quelques blessures respectives, ils se hissèrent parmi les meilleurs pointeurs des Panthers en 2005-06. Nieuwendyk termina deuxième derrière Olli Jokinen avec 26 buts et 56 points en 65 matchs. Pour sa part, Roberts obtint 40 points en 58 matchs. Cependant lors de leur deuxième année en Floride, des maux de dos persistants firent manquer la moitié des 30 premiers matchs de la saison à Nieuwendyk et il fut forcé par ses médecins à prendre sa retraite en décembre 2006 à l'âge de 40 ans. Les Panthers étant sorti de la course pour les séries en février, ils envoyèrent Roberts aux Penguins de Pittsburgh. Il y joua une autre saison (seulement 38 matchs en raison de blessures) et une dernière à Tampa Bay en 2008-09.

Nieuwendyk fut intronisé au temple de la renommée en 2011. À moins d'une surprise, Roberts ne devrait pas y rejoindre son grand ami de sitôt malgré qu'il ait tout de même obtenu presque 1000 points (910) en plus de 1200 matchs dans la LNH.


Mentions honorables:
Todd Bertuzzi (7 matchs 2006-07), Alexei Kovalev (14 matchs 2012-13), Thomas Vanek (20 matchs 2016-17), Sergei Samsonov (20 matchs 2010-11), Esa Tikkanen (28 matchs 1997-98), Donald Audette (28 matchs 2003-04), Mike Foligno (39 matchs 1993-94), Dave Gagner (114 matchs 1997-99), Kirk Muller (162 matchs 1996-99)


*BONUS*
Dino Ciccarelli
42 matchs (1998-99)

En voici un que j'hésitais longtemps avant d'inclure ici. J'aurais bien pu le mettre à la place de Prospal (tout comme beaucoup des joueurs parmi les mentions honorables) mais je tenais à garder ce dernier et j'ai un spot officiel dans une autre équipe pour Ciccarelli. Le voici quand même ici comme réserviste.

Un des seuls membres des Panthers à faire partie du temple de la renommée (avec Nieuwendyk, Larionov, Bure et Ed Belfour), Dino Ciccarelli se joignit aux Panthers en janvier 1998 suite à une transaction avec le Lightning. Il était cependant sur le déclin mais parvint à franchir la barre des 600 buts en carrière durant ce court séjour en Floride. Il manqua la majorité de la saison suivante suite à une blessure au dos et annonça sa retraite durant l'été 1999.


  DÉFENSEURS

Dan Boyle 
129 matchs (1998-02)

J'essaie de ne pas inclure des joueurs qui ont débuté leur carrière avec une équipe avant de devenir une vedette ailleurs dans la ligue. Toutes les équipes ont de ces coups ratés et on en parle assez souvent. Cependant comme je n'avais pas beaucoup d'options en défense, j'ai opté pour Dan Boyle car on entend pas souvent parler de ses débuts avec les Panthers. Et comme on a davantage de souvenirs de lui en temps que membre de l'autre équipe floridienne, et bien le facteur ''bizarre'' entre en compte.

Jamais repêché, il signa comme agent libre avec l'équipe en 1998 après quatre années passées à l'Université Miami (en Ohio). Il passa les deux saisons suivantes à faire la navette avec le grand club et la ligue américaine. Ironiquement, c'est durant cette fameuse saison 2000-01 discutée plus haut qu'il devint joueur de la LNH à temps plein alors qu'il passa la majorité de la saison avec les Panthers. Il termina deuxième défenseur de l'équipe avec 22 points. Les choses se gâtèrent pour Boyle la saison suivante avec l'arrivée du dictateur Mike Keenan derrière le banc des Panthers. Il fut laissé maintes fois de côté par ce dernier et avec un surplus de défenseurs dans son alignement, le nouveau dg des Panthers craignait de perdre Boyle pour rien au ballottage. Au début de l'année 2002, il envoya Boyle au Lightning en retour d'un choix de 5e ronde en 2003.

Boyle devint le pilier de la défense du Lightning pendant plusieurs saisons, remportant au passage la coupe Stanley en 2004. Il continua son bon travail à San José et ensuite avec les Rangers jusqu'à sa retraite en 2016. Il joua en tout 1093 matchs dans la LNH et amassa 605 points. Avec leur choix de 5e ronde, les Panthers sélectionnèrent le défenseur tchèque Martin Tuma, qui ne se rendit jamais à la LNH.




Ryan Whitney
7 matchs (2013-14)

Comme je vous l'ai mentionné, je n'avais guère de choix juteux chez les défenseurs. Il y avait bien Sandis Ozolinsh mais je l'avais déjà inclus dans mon équipe de la Caroline. Même chose pour Lyle Odelein avec les Coyotes. Il y avait aussi Jaroslav Spacek... mais parler de ce dernier est aussi fascinant que de regarder de la peinture sécher. J'ai bien failli mettre Bryan McCabe mais il joua plus de 200 matchs avec les Panthers en plus d'être capitaine ce qui le disqualifie.

J'ai donc opté pour Ryan Whitney. Pas une grande star si ce n'est qu'on pourrait parler d'une étoile déchue ou bien d'une carrière qui piqua graduellement du nez après des débuts prometteurs. Premier choix des Penguins (5e au total) en 2002, il sembla à un moment faire partie de l'élite au sein de l'équipe en pleine ascension qu'était les Penguins avec l'arrivée de Crosby, Fleury, Malkin, Letang etc... Il connut d'ailleurs une saison de 59 points en 2006-07. Après la saison 2007-08, Whitney rata quelques mois d'activités suite à une opération au pied. Après une vingtaine de matchs suite à son retour, il fut échangé aux Ducks d'Anaheim contre Chris Kunitz, une des pièces manquantes pour la conquête de 2009 des Penguins.

Whitney fut échangé un an plus tard aux Oilers ou il joua quatre saisons quand même productives mais il ne joua jamais plus de 50 matchs par année suite à d'autres blessures persistantes. Il fut libéré par les Oilers en 2013 suite à quoi il signa un contrat d'un an en Floride. Après seulement 7 matchs sans récolter de points, il fut placé au ballotage. N'ayant pas trouvé preneur, il fut envoyé dans les mineures. Il joua ensuite dans la KHL et la ligue d'élite de Suède avant de prendre se retraite en 2015.


Mentions honorables: Igor Kravchuk (7 matchs 2002-03), Filip Kuba (62 matchs 1998-99, 2013), Tom Gilbert (73 matchs 2013-14), Sean Hill (78 matchs 2005-06), Lyle Odelein (82 matchs 2003-04), Sandis Ozolinsh (88 matchs 2001-03), Jaroslav Spacek (157 matchs 1998-01)


GARDIEN

Mike Vernon
34 matchs (1999-00)


Un excellent gardien, double champion (1989 à Calgary et 1997 à Detroit) et récipiendaire du Conn Smyth en 1997, Mike Vernon avait, à partir des années 90, la malchance de se faire ravir sa place par un plus jeune malgré son talent toujours présent. C'est arrivé à Calgary lorsque l'équipe voulut donner plus de place à leur jeune gardien Trevor Kidd. C'est arrivé également à Detroit en 1997 lorsque malgré son excellent rendement en série (et son Conn Smythe), l'équipe en surplus de joueurs se devait de choisir entre lui et Chris Osgood. Afin de ne pas perdre un de ces deux gardiens au ballotage, les Red Wings envoyèrent Vernon aux Sharks en retour de deux choix au repêchage. Encore une fois il fut sacrifié au profit d'un plus jeune. Il joua deux saisons à San Jose mais cette fois-ci fut supplanté par Steve Shields comme gardien numéro un. Il fut donc échangé aux Panthers le 30 décembre 1999 en retour de Radek Dvorak.

En Floride, il retrouva le jeunot qui le chassa de Calgary, Trevor Kidd. Les deux gardiens ramenèrent les Panthers en séries après trois ans d'absence mais Vernon fut laissé sans protection au repêchage d'expansion et fut réclamé par le Wild du Minnesota. Toutefois, le Wild l'échangea aussitôt à Calgary où il put terminer sa carrière là où il avait débuté. Il se retira après la saison 2001-02. Son numéro 30 fut retiré par les Flames en 2007.

Pour sa part, Kidd subit quelque peu le même sort que Vernon alors que les Panthers mirent la main sur Roberto Luongo quelques jours après le départ de Vernon. Kidd signa avec les Maple Leafs en 2002-03 et disparut de la carte l'année suivante.


Mentions honorables:
Kirk McLean (37 matchs 1997-99), Tim Thomas (40 matchs 2013-14), Craig Anderson (53 matchs 2006-09), Ed Belfour (53 matchs 2006-07), Sean Burke (66 matchs 1998-00), Jose Theodore (68 matchs 2011-13)


Sources:
Larionov Turns 40, russian style - The Globe and Mail, 9 déc. 2000
Panthers deal Larionov to Wings - Sun Sentinel, 29 déc. 2000
Roberts slowly adjusts to Florida - The Globe and Mail, 31 oct. 2005
Nieuwendyk forced to call it a career - The Globe and Mail, 6 déc. 2006
Gary Roberts retires after 21 seasons - Toronto Star, 10 mars 2009
Boyle to Lightning for draft pick - Sun Sentinel, 8 janvier 2002


Articles précédents de la série:

jeudi 2 août 2018

Une petite photo pour le plaisir #78 - Glenn Anderson sans moustache











Voici une photo qui paraît bien banale à première vue. Il s'agit de la légende des Oilers Glenn Anderson arborant son célèbre #9 avec l'équipe albertaine, pour qui il joua de 1980 jusqu'à son échange à Toronto après la saison 1990-91. Cependant, si vous connaissez bien l'histoire des Oilers et/ou d'Anderson, cette photo vous pose peut-être certains questionnements.

Premièrement, où est sa fameuse moustache? Et pourquoi Anderson a l'air aussi vieux? L'image classique d'Anderson que vous avez en tête lorsque vous entendez son nom ressemble probablement à quelque chose comme ça:



Si vous comparez les deux photos, vous pouvez voir des différences subtiles tant au niveau de l'apparence d'Anderson qu'au niveau du chandail et de l'équipement, qui semblent plus modernes sur la première photo.

Ou bien peut-être que vous vous souvenez de lui dans d'autres uniformes? Après son séjour à Toronto, il fut acquis par les Rangers en retour de Mike Gartner et alla rejoindre une bande d'ex-Oilers (Messier, Tikkanen, Lowe, MacTavish, etc.) pour remporter la coupe avec New York en 1994 sous les ordres de Mike Keenan.

Suite à ça il signa avec les Blues de St. Louis pour le reste de la saison écourtée de 1994-95. C'est à cette époque qu'on commença à le voir sans sa moustache légendaire:




Après cette demi-saison à St.Louis, Anderson opta de ne pas renouveler son contrat avec l'équipe et retourna jouer en Allemagne avec le Panther (sans S) d'Augsburger où il avait joué durant le lock-out l'année précédente. Il joua aussi quelques matchs avec l'équipe nationale canadienne. Cependant il eut l'opportunité de revenir dans la LNH lorsque son ex-coéquipier Esa Tikkanen lui fit part que les Canucks étaient intéressés à le réunir avec lui à Vancouver. Anderson aimait bien l'idée de terminer sa carrière dans sa ville natale et il signa l'offre de Pat Quinn, le DG des Canucks, en janvier 1996. 

Cependant, une nouvelle règle de la LNH à l'époque (qui je crois est toujours en vigueur) indiquait que si un joueur avait débuté la saison en europe et qu'il était signé par la suite par un club de la LNH, il devait d'abord passer par le ballottage. Le DG des Oilers, Glen Sather, sauta sur l'occasion pour ramener son ancien joueur vedette à Edmonton. La direction des Canucks et Anderson plaidèrent auprès de Sather pour annuler le transfert et le laisser finir sa carrière avec les Canucks comme il le désirait. Cependant, Sather ne plia pas et Anderson se reporta à reculons à Edmonton. On raconte que la décision de Sather était en fait une petite revanche envers Quinn et les Canucks pour leur avoir ''volé'' le défenseur Randy Gregg (voir texte du 21 juillet 2011) au ballottage en 1991, une histoire aussi compliquée d'ailleurs que je n'élaborerai pas davantage aujourd'hui.

Ironiquement, Sather était un de ceux qui étaient à l'origine de cette règle concernant les joueurs ayant débuté la saison en Europe. Il avait fait le coup à quelques reprises, entre autres en 1987 en rapatriant le défenseur finlandais Reijo Ruotsalainen en fin de saison comme renfort pour les séries.



C'est donc ainsi qu'un Anderson sans moustache et un peu mélancolique revint à Edmonton dans un uniforme légèrement différent qui ajoute un peu à l'anachronisme apparent de cette photo. L'équipe était en train de se moderniser et avait apportée de subtiles modifications à leur chandail classique. Les couleurs devinrent quelques tintes plus foncées lors de cette saison 1995-96. L'année suivante, les Oilers continuèrent dans la même veine avec un nouveau chandail aux couleurs encore plus foncées

Cependant, Anderson ne porta jamais ce nouvel uniforme alors que son deuxième séjour à Edmonton fut de courte durée. Après 5 ans d'exil, il retrouva une équipe totalement différente de la dynastie des années 80. Après le démantèlement de cette dernière (voir texte du 16 avril 2017), il ne restait que l'attaquant Kelly Buchberger comme survivant de la dernière coupe des Oilers de 1990 lors du retour d'Anderson en janvier 1996. Il obtint un raisonnable 10 points en 17 matchs avec les Oilers. Mais toujours en processus de reconstruction, en dehors des séries et avec un budget limité, les Oilers se départirent d'Anderson au mois de mars, le replaçant au ballottage. Cette fois-ci, ce sont les Blues qui le ramenèrent une deuxième fois dans leur giron. 

Le nouvel entraîneur des Blues, Mike Keenan, retenta le coup de 1994 afin de remporter les grands honneurs.  Déjà pourvu de Grant Fuhr dans les buts, Keenan (également directeur-général des Blues) refit le plein d'ex-Oilers avant la date limite des transactions de 1996. En plus d'Anderson, il obtint les services de Charlie Huddy, Craig MacTavish et bien sûr Wayne Gretzky, qui avait demandé à être échangé aux Kings. Il avait aussi obtenu précédemment quelques-uns de ses ex-champions avec les Rangers, dont Stéphane Matteau et Brian Noonan. 

Cependant, le citron commençait à être pas mal pressé en ce qui concerne la magie de ces ex-Oilers vieillissants. L'équipe était en effet la plus vieille de la ligue en 1995-96 avec plus de 22 joueurs au dessus de 30 ans.  En plus de ces anciens d'Edmonton, on retrouvait des joueurs trentenaires comme Al MacInnis, Dale Hawerchuk et Brett Hull. L'équipe se qualifia de justesse pour les séries mais se rendit toutefois jusqu'à la deuxième ronde, perdant en 6 matchs contre les Red Wings. La chimie espérée entre Gretzky et Hull ne se concrétisa pas et ces deux joueurs étaient à couteaux tirés avec Keenan, comme plusieurs autres joueurs d'ailleurs. Plusieurs d'entre eux (dont Gretzky) ne revinrent pas en 1996-97 et Keenan fut démis de ses fonctions en décembre 1996. 

Pour sa part, Anderson retourna jouer une dernière saison en Suisse avec l'équipe de Chaux-de-fonds où il obtint 29 points en 23 matchs. Il fut élu au Temple de la renommée en 2008 et son numéro 9 fut retiré par les Oilers l'année suivante.  Il demeure une légende à Edmonton.  Il est également dans le club sélect des 7 joueurs qui ont gagné les 5 coupes de la dynastie (Mark Messier, Jari Kurri, Kevin Lowe, Fuhr, Gregg, Huddy et Anderson). Cependant, peu de gens se souviennent de ce deuxième court séjour de 1996. 

Histoire de terminer sur une note plus joyeuse, voici le vidéo de son introduction au temple:




Sources:

mardi 31 juillet 2018

Les statistiques offensives de Grant Fuhr







De nombreuses remarques désobligeantes et blagues ont été faites au sujet de la saison de misère qu’a connue Karl Alzner.  Malgré son nouveau contrat de 23,125 millions $ pour cinq ans, l’acquisition de Marc Bergevin a dû se contenter d’un but et 11 passes pour 12 points.  Il s’agissait de son plus faible total en carrière lors d’une saison complète.

Tournons un peu plus le fer dans la plaie (avec un brin de mauvaise foi) et comparons la saison d’Alzner avec celle de… Grant Fuhr en 1983-84.

Bien qu’il était gardien de but, Fuhr obtint pas moins de 14 points (tous des passes) cette année-là.  Un gardien a donc déjà obtenu deux points de plus qu’Alzner cette saison.

Évidemment, il s’agissait d’une époque différente.  Au sein de son équipe, éventuelle championne de la Coupe Stanley, Fuhr pouvait compter sur Wayne Gretzky, qui avait accumulé pas moins de 205 points.  Trois autres joueurs (Coffey, Kurri et Messier) avaient également dépassé le seuil de 100 points.  À titre de comparaison, il n’y en a eu que trois (McDavid, Giroux et Kucherov) dans toute la ligue en 2017-18.   
 
Malgré cela, l’exploit de Fuhr n’était pas banal.  Il a ainsi battu par 6 le record précédent de 8, qu’avait établi Mike Palmateer trois ans plus tôt avec les faibles Capitals.  Depuis, Curtis Joseph en a obtenu 9 de plus  que Fuhhr cette année-là en 1991-92 avec les Blues.  Fuhr a donc accumulé 5 points de plus que le deuxième plus haut total de l’histoire

Autre statistique intéressante, Fuhr a joué cette saison-là 45 matchs.  Son coéquipier Pat Conacher, un attaquant qui a tout de même finalement joué 521 matchs dans la LNH, c'est-à-dire le même nombre que Fuhr.  Toutefois, il a accumulé moins de points (2 buts 8 passes) que Fuhr…

En carrière, Fuhr a accumulé 47 points, le même nombre que Martin Brodeur (qui a toutefois deux buts à son actif) et un de moins que Tom Barrasso.  Par contre, si on inclut les séries, les 60 points de Fuhr représentent un sommet.

samedi 28 juillet 2018

Équipe All-Star des oubliettes #12 - Oilers d'Edmonton








Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. On a droit aujourd'hui à une des mes équipes favorites, les Oilers, que j'aime célébrer en me remémorant leurs belles années mais aussi leurs années glauques et leurs nombreux problèmes de personnel...

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.

ATTAQUANTS


Miroslav Satan
126 matchs (1995-97)

Un cas classique de projet avorté hâtivement. Choix de 5e ronde (111e au total) de l'équipe lors du repêchage de 1993, la future vedette des Sabres Miroslav Satan débuta avec l'équipe durant une des pires périodes de l'histoire de la franchise, une période que j'appelle les années ''lendemain de veille post-dynastie'' (voir texte du 16 avril 2017). Il eut des débuts prometteurs avec l'équipe lors de sa première saison professionnelle en 1994-95 dans la Ligue américaine avec les Oilers du Cap-Breton où il obtint 24 buts et 40 points en seulement 25 matchs. On espérait alors beaucoup de lui au sein de l'équipe en reconstruction.

Il débuta à Edmonton la saison suivante et il obtint somme toute une première saison correcte avec 18 buts et 35 points en 62 matchs. Glen Sather espérait qu'il se développe davantage la saison suivante mais son jeune joueur sembla plutôt régresser. Il obtint 17 buts et seulement 28 points à sa deuxième saison. Au même moment, plusieurs autres jeunes ailiers prirent leur place avec l'équipe (Ryan Smyth, Dean McAmmond, Kirk Maltby, Mariusz Czerkawski) et la situation contractuelle de Satan poussa Sather à prendre une décision. Voyant que son contrat allait prendre fin et contraint par le peu de budget disponible à Edmonton, Sather avait peur que Satan ne retourne jouer en Slovaquie et ainsi de le perdre pour rien. Il décida donc de l'échanger aux Sabres en retour de deux joueur marginaux; Craig Millar et Barrie Moore. 

Ces deux joueurs ne jouèrent qu'une quarantaine de matchs dans la LNH par la suite, tandis que Satan connut six saisons de 20 buts et plus (dont une de 40) avec les Sabres et joua plus de 1000 matchs dans la LNH jusqu'à sa retraite en 2010 alors qu'il jouait avec les Bruins.


Vincent Damphousse
80 matchs (1991-92)

On se souvient davantage de Vincent Damphousse avec les Oilers car il s'agissait d'un des meilleurs échanges de la carrière de Serge Savard avec le Canadien lorsqu'il envoya le très surestimé Shayne Corson (voir texte du 9 sept. 2015) en plus de Brent Gilchrist et Vladimir Vujtek aux Oilers en retour de Damphousse et d'un choix de 4e ronde en 1993 (Adam Wiesel, aucun match dans la LNH). 

Auparavant, Damphousse était un des meilleurs joueurs des Maple Leafs avec qui il joua de 1986 jusqu'en 1991 lorsqu'il fit partie de l'énorme échange avec les Oilers qui amena Glenn Anderson et le gardien Grant Fuhr dans la ville reine. Durant ce court séjour à Edmonton, Damphousse termina au premier rang des pointeurs de l'équipe (89 points) en plus de les aider à se rendre en finale de conférence, où ils perdirent en quatre parties contre Chicago. Ce furent les derniers bons moments de la franchise jusqu'à leur retour en séries en 1997.

Le séjour de Damphousse à Edmonton fut donc de très courte durée et est généralement oublié par les fans. Même si l'équipe était toujours compétitive à l'époque, les fans étaient blasés d'avoir vu autant de vedettes partir soudainement et ils ne s'étaient pas beaucoup attaché à ces nouveaux joueurs comme Damphousse. Cependant ils n'ont pas apprécié l'échange de Damphousse aux Canadiens, d'autant plus que Corson est généralement considéré comme l'un des pires capitaines de l'histoire de l'équipe (il occupa ce poste pendant à peine une saison). Au moins, le passage de Damphousse à Edmonton lui permit d'établir un record particulier alors qu'il termina premier marqueur de  trois équipes différentes lors de trois années consécutives. De plus, il améliora ses statistiques à chaque fois. Il obtint 73 points avec Toronto en 1990-91, 89 points à Edmonton en 1991-92 et ensuite 97 points à Montréal en 1992-93.


Adam Oates
60 matchs (2003-04)

Un des meilleurs passeurs de l'histoire, Adam Oates en était à ses derniers milles en 2002-03 lorsqu'il signa pour un an avec les Mighty Ducks d'Anaheim. Il les aida pourtant à se rendre en finale de la Coupe Stanley contre les Devils avec une récolte de 13 points en 21 matchs. Mais il était alors âgé de 41 ans et les Ducks déclinèrent la dernière année d'option du contrat de Oates.  Il redevint donc agent libre.  Il croyait alors sa carrière terminée et ne s’entraîna presque pas durant l'entre-saison. Après quelques semaines du début de la saison 2003-04, le directeur général Kevin Lowe passa toutefois un appel à Oates pour signer à Edmonton. Il était en manque d'un joueur de centre suite à la grève de Mike Comrie (voir texte du 15 février 2016), alors en pleine dispute contractuelle (il fut éventuellement échangé en décembre).

Oates mit du temps à se mettre en marche, ayant peu patiné auparavant et ayant raté le camp d’entraînement. Il n'obtint que 2 buts et 18 points en 60 matchs avec l'équipe. Toutefois les Oilers voyaient davantage en lui un mentor et un professeur envers les jeunes joueurs. Il aida entre autres quelques jeunes centres des Oilers comme Raffi Torres et Shawn Horcoff à s'améliorer au cercle des mises en jeu. Il se retira au dernier match de la saison alors que les Oilers ratèrent les séries de peu au dernier match seulement.

Il joua en tout pour 7 équipes de la LNH et fut intronisé au temple de la renommée en 2012.


Mentions honorables:
Geoff Courtnall (12 matchs 1987-88), Sergei Samsonov (19 matchs 2006), Petr Nedved (35 matchs 2003-04, 2006-07), Geoff Sanderson (41 matchs 2007-08), Erik Cole (63 matchs 2008-09), Mike Peca (71 matchs 2005-06), Garry Unger (75 matchs 1980-83), Petr Sykora (82 matchs 2006-07), Bernie Nicholls (95 matchs 1991-93), Mariusz Czerkawski (113 matchs 1995-97), Scott Mellanby (149 matchs 1991-93).

DÉFENSEURS

 
Reijo Ruotsalainen
16 matchs + 21 en séries (1987)
10 matchs + 22 en séries (1990)

Je n'avais que très peu d'options en défense et je ne voulais pas inclure un choix évident comme Chris Pronger car je crois que son séjour quoique court avec les Oilers, est demeuré très vif dans les souvenirs des fans, surtout ceux d'Edmonton. Je préfère plutôt parler d'un joueur cruellement oublié des années 80, le finlandais Reijo (prononcé Rexo) Ruotsalainen

Un des meilleurs patineurs de son époque, Ruotsalainen avait un style qui se comparait au grand Paul Coffey des Oilers. Choix de 6e ronde (115e au total) des Rangers en 1981, il débuta immédiatement avec l'équipe et devint leur meilleur défenseur, terminant d'ailleurs au premier rang des marqueurs de l'équipe en 1985. Cependant, il eut de la difficulté la saison suivante alors que les Rangers étaient en pleine tourmente avec leur nouvel entraineur Ted Sator. Ne voyant pas d'avenir à New York, il opta alors d'aller jouer à Berne en Suisse pour la saison 1986-87 et les Rangers refilèrent éventuellement ses droits aux Oilers dans un échange impliquant 7 joueurs. 

Alors que plusieurs défenseurs des Oilers furent blessés durant la saison (dont Paul Coffey), Glen Sather, toujours fan des joueurs finlandais, parvint à convaincre Ruotsalainen de revenir dans la LNH une fois la saison terminée en Suisse. Il fit donc partie de la troisième conquête de la Coupe Stanley des Oilers. Il obtint 13 points en 16 matchs en saison et 7 autres points durant les séries. 

Suite à ce beau retour en Amérique du nord, il avait toutefois l’œil sur les prochains Jeux Olympiques à Calgary. Il opta donc de jouer en Suède durant la saison afin de pouvoir être éligible à se joindre à l'équipe finlandaise, qui obtint éventuellement la médaille d'argent en 1988. Pendant ce temps, les Oilers décidèrent de le placer au ballottage et il fut alors réclamé par les Devils. Ruotsalainen joua une autre saison à Berne mais revint dans la LNH une fois de plus en 1989-90 avec les Devils. Espérant améliorer une fois de plus son club en vue des séries, Sather ramena Ruotsalainen à Edmonton en mars 1990 où il contribua davantage qu'en 1987. Il obtint 13 points en 22 matchs des séries et remporta une deuxième coupe Stanley, la dernière de la dynastie des Oilers. Il retourna ensuite jouer à Berne la saison suivante et prit sa retraite en 1998.

Durant son court passage (en deux parties) à Edmonton, il obtint également le surnom de ''Rental Rexi'' et il demeure toujours dans la mémoire de certains fans invétérés des Oilers. Son nom est parfois mentionné à la blague comme suggestion lorsque les Oilers ont besoin de renfort en défense (ce qui arrive souvent).


Reed Larson
10 matchs (1988)

Qui? Je vous ai dit que je n'avais pas beaucoup d'option en défense alors j'ai opté de rester dans l'obscur pour ce dernier poste de patineur et comme ça fait longtemps que j'ai envie de parler de Reed Larson et bien c'était l'occasion rêvée. Disons que c'est plus intéressant que de parler de Jaroslav Spacek...

Un des meilleurs défenseurs américains de tous les temps, Larson demeure cependant méconnu car il joua la plus grande partie de sa carrière au sein des ''Dead Wings'' de Detroit qui firent de lui leur choix de 2e ronde (22e au total) en 1976. En 10 ans à Detroit, il joua 708 matchs et obtint 188 buts et 570 points, ce qui pour un défenseur, même dans les années 80, est pas mal impressionnant. Il connut 5 saisons consécutives de 20 buts et plus et au passage il participa trois fois au match des étoiles. Il fut éventuellement échangé aux Bruins de Boston en 1986 et il y joua deux saisons suite à quoi son contrat ne fut pas renouvelé. 

Sans contrat pour la saison 1988-89, il subit un accident de voiture durant la saison morte, ce qui endommagea les nerfs dans son bras droit. Il obtint éventuellement un contrat avec les Oilers en septembre 1988 et obtint tout de même 9 points en seulement 10 matchs à Edmonton. Cependant, l'équipe décida de le laisser aller alors que son arme de prédilection, son lancer frappé de la ligne bleue, lui faisait défaut depuis son accident. De plus, il n'était pas le plus fiable défensivement. Il signa alors avec les Islanders.  Il joua une trentaine de matchs avec eux mais ils s'en départirent rapidement à leur tour, l'envoyant aux North Stars en mars 1989. 

Il tenta un autre retour la saison suivante avec les Sabres mais cette expérience ne dura qu'un match suite à quoi il s'exila en europe jusqu'à sa retraite en 1994. 


Mentions honorables:
Jiri Slegr (69 matchs 1994-96), Chris Pronger (80 matchs 2005-06), Fredrik Olausson (108 matchs 1993-96), Sheldon Souray (144 matchs 2007-10), Jaroslav Spacek (31 matchs 2006).


GARDIEN


Jacques Plante
31 matchs (1974-75)


Après avoir conclu sa carrière dans la LNH avec les Bruins de Boston après la saison 1972-73, le légendaire Jacques Plante devint le nouvel entraineur et directeur général des Nordiques de Québec dans l'AMH pour la saison 1973-74. Mais après cette seule saison où l'équipe rata les séries et où il fut réprimandé maintes fois par la direction, le malheureux ex-gardien démissionna de ses deux fonctions. Quelques jours plus tard, il annonça à la presse incrédule qu'il revenait au jeu comme gardien la saison suivante avec les Oilers d'Edmonton.

Les Oilers détenaient les droits sur Plante depuis sa retraite dans la LNH et l'annulation de son contrat comme entraîneur des Nordiques lui permit de signer officiellement avec eux. Il avait en fait planifié ce retour (dans le dos des dirigeants des Nordiques) depuis quelques mois déjà alors qu'il avait fait part de ses intentions au proprio des Oilers quelques semaines avant la fin de la saison. Il devint ainsi à 46 ans le plus vieux gardien de l'histoire du hockey professionnel et son contrat de 150 000$ fut le plus élevé de sa carrière. Il avait toujours la passion et excellait toujours à sa position, gagnant 8 de ses 9 premières parties avec les Oilers.

Cependant, s'estimant trop vieux pour les longs voyages, il obtint du proprio des Oilers le droit de jouer seulement les matchs à domicile, du moins pour la saison régulière. Pendant que ses coéquipiers étaient sur la route, il s’entraînait à Edmonton avec l'équipe junior des Oil Kings. Durant un de ces entraînements en décembre 1974, il fut atteint à la tête lors d'une collision avec un jeune joueur et il perdit connaissance. Il eut une blessure à l'oreille, ce qui affecta son équilibre par la suite. Il ne se rétablira jamais complètement de cette blessure et il ne put continuer sur sa belle lancée du début de la saison. Il joua 21 autres matchs, obtenant une fiche de 7-13-1. Il laissa d'ailleurs quelquefois sa place en plein match à cause de ses étourdissements. Il fut également blessé à la main à la fin de la saison.

Il décida toutefois de jouer une dernière saison en 1975-76, estimant que lorsqu'il est en santé, il est toujours performant. Il tomba toutefois dans les mauvaises grâces de son entraineur et de son proprio qui ne voyait plus en Plante le bon coup de publicité de l'année précédente. En plus d'avoir de plus en plus de difficulté à suivre le rythme lors du camp d’entraînement, il fut victime d'une tragédie lorsqu'il apprit que son fils Richard venait de mettre fin à ses jours à l'âge de 19 ans. Il quitta donc l'équipe pour retrouver sa famille mais revint toutefois finir le camp des Oilers la semaine suivante malgré qu'il était toujours secoué par ce deuil. Cependant, la direction des Oilers n'était pas très compatissante et Plante était de moins en moins désiré au sein de l'équipe qui avait engagé le cerbère Dave Dryden avant la saison.

Le dernier match professionnel de Plante eut lieu le 9 octobre 1975, un match hors-concours contre les Cowboys de Calgary la veille du début de la saison de l'AMH. Il y eut seulement 2000 spectateurs pour voir ce grand pionnier jouer son dernier match. Les Oilers pensèrent même à annuler ce match dû au peu d’intérêt au guichet et au fait que ce match n'avait pas grande importance. Les Cowboys refusèrent cependant. Plante joua deux périodes et alloua 3 buts sur 17 tirs. Il fut informé le lendemain qu'il n'y avait officiellement plus de place pour lui et il prit sa (troisième) retraite sans tambour ni trompette et partit vivre en Suisse avec son épouse. Il revint par la suite comme entraineur des gardiens pour plusieurs équipes dont les Flyers et le Canadien. Il mourut du cancer à Genève en 1986.


Mentions honorables:
Ilya Bryzgalov (20 matchs 2013-14), Bob Essensa (74 matchs 1996-99), Nikolai Khabibulin (117 matchs 2009-13),