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lundi 23 mai 2016

Tom Rowe



Tom Rowe vient d’être nommé directeur-gérant des Panthers.  Il prend la relève de l’abitibien Dale Tallon, promu président.  L’occasion est donc belle pour en faire un portrait.
 
Rowe est né au Massachussetts, mais a joué son hockey junior en Ontario, avec les Knights de London.  En 1976, il fut un choix de troisième ronde des affreux Capitals de Washington.  Dès la saison suivante, il joua quelques matchs dans la grande ligue.  Il marqua d’ailleurs à sa première présence sur la glace et ce, contre l’équipe de son enfance, les Bruins, et Gerry Cheevers.  (voir texte du 31 janvier 2009)  Il se fit une place permanente en 1977-78.
 
 En 1978-79, Rowe marqua 31 buts.  Il s’agissait non seulement du sommet de l’équipe (à égalité avec Dennis Maruk), mais aussi d’un record pour un joueur né aux États-Unis (depuis battu).  Mais qu’ont fait les toujours faibles Capitals avec l’un de leurs rares joueurs offensifs?  Ils l’ont échangé aux Whalers d’Hartford, contre Al Hangsleben.  Par contre, ralenti par les blessures, Rowe n’a jamais été en mesure de répéter ses exploits.  Ses résultats allèrent en déclinant.
 
Il se mit ensuite à faire des allers retours dans la Ligue américaine.  Il fit un bref retour à Washington en janvier 1982, avant de jouer ses derniers matchs dans la LNH à Détroit en 1982-83.  C’est à ce moment qu’il rencontra Jim Rutherford (voir texte du 16 avril 2012), qui était son coéquipier, autant avec le grand club qu’avec les Red Wings d’Adirondack de la LAH.
 
En 1989, il retourna dans l’environnement des Whalers, alors qu’il travailla à la description de leurs matchs à la radio.
 
En 1994, Rutherford devint directeur-gérant des Whalers.  Rowe eut ainsi l’occasion de travailler avec son ex-coéquipier, comme dépisteur et comme adjoint.  Lorsque l’équipe prit le chemin de la Caroline en 1997, Rutherford et Rowe firent de même.
 
En 2001, toujours dans l’organisation des Hurricanes de la Caroline, Rowe devint assistant-entraîneur, puis entraîneur-chef des Lock Monsters de Lowell de la LAH.  Lorsque la Caroline déménagea son club-école à Albany, Rowe fit à nouveau ses valises.
 
En 2008, Rowe alla rejoindre le grand club en Caroline, comme entraîneur-adjoint.
 
C’est finalement en 2012 que Rowe mit fin à sa longue association avec Hartford / Caroline, lorsqu’il eut la difficile tâche de succéder à Brad McCrimmon derrière le banc du Yaroslavl Lokomotiv.  On se souviendra que ce dernier est décédé tragiquement avec le reste de l’équipe, l’année précédente.  (voir texte du 7 septembre 2011, 1ère et 2e partie et du 8 septembre 2011)  L’expérience russe de Rowe dura un peu plus d’un an.
 
À son retour en Amérique du Nord, Rowe se joignit à l’organisation des Panthers de la Floride, comme entraîneur-chef du club-école, puis comme adjoint au dg, Dale Tallon, avant de devenir directeur-gérant lui-même, en remplacement de ce même Tallon.
 
Sources : hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 22 mai 2016

NHL Hockey (Sega Genesis) - Rétrospective NHL





Voici le premier volet d'une série rétrospective sur les jeux vidéos de la série NHL de EA Sports. J'ai comme but de jouer une partie de chaque édition de cette franchise de ces débuts jusqu'à la plus récente édition. Nous pourrons ainsi voir l'évolution de cette franchise qui fut marquante je crois pour beaucoup de gens et dont la popularité est toujours aussi forte. Pour cette ambitieuse aventure j'ai fait appel à mon ami Philippe qui occupera le rôle du deuxième joueur et co-analyste.

Retournons donc en 1991 pour la première édition de ce jeu révolutionnaire connu à l'époque sous le nom plus humble de "NHL Hockey" sur Sega Genesis.

https://www.youtube.com/watch?v=Lo4FFftQ9Ug


Vous excuserez quelques "bugs" à  certains moments où l'image coupe sans raison apparente. Il faut dire que je fais ça de manière "old-school" en enregistrant l'action du jeu sur VHS pour ensuite faire le transfert sur ordinateur. Cela cause parfois des petits problème de capture. Mais dans l'ensemble ça s'est bien passé et j'ai très hâte de poursuivre avec les autres éditions. C'est à suivre...



vendredi 20 mai 2016

Les misères du sport professionnel à St-Louis



Pour demeurer dans le thème de la ville de St-Louis, voici un billet au sujet des misères du sport professionnel dans cette ville.
 
St-Louis est d’abord la ville des Cardinals.  Avec 19 titres de la Ligue nationale de baseball et 11 Séries mondiales (deuxièmes derrière les Yankees), les Cards prennent beaucoup de place dans une ville qui n’est pas si grande (60e au niveau de la population aux États-Unis).  Ceci en laisse donc peu pour les autres.  Si les Blues sont passés à un cheveu de la catastrophe à plus d’une reprise (voir texte du 19 octobre et du 23 juin 2011) et que les Eagles avant eux ont eu une très courte existence (une saison), ils ne sont pas les seuls à avoir eu des difficultés.
 
Les Browns (1902-53)
 
Les Browns ont existé de 1902 à 1953, où ils ont joué dans la Ligue américaine de baseball, dans l’ombre des Cards.  Ayant déjà appartenus à Bill Veeck (voir texte du 29 juillet 2013), ils ont entre autres embauchés Eddie Gaedel (voir texte du 5 juin 2010) pour attirer l’attention.  Il faut dire que ce n’est pas avec leurs performances sur le terrain qu’ils y parvenaient.  Éternels mauvais, ils n’ont jamais remporté la Série mondiale.  En plus de 50 ans d’existence, ils n’ont remporté qu’un titre de la Ligue américaine, en 1944, avant de s’incliner en Série mondiale… devant les Cards.
 
En 1954, ils sont devenus les Orioles de Baltimore.  Ils ont depuis fait sept présences à la Série mondiale et l’ont remporté en 1966, 1970 et 1983.
 
Les Hawks (1955-68)
 
Après avoir joué à Tri-Cities et à Milwaukee, les Hawks se sont retrouvés à St-Louis en 1955.  Menée par Bob Pettit, l’équipe a connu du succès.  Elle a entre autres remporté le titre de la NBA en 1958, dans une période dominée par les Celtics.
 
Par contre, ils finirent par se sentir à l’étroit dans le petit Kiel Auditorium.  Ne voulant pas devenir locataires des nouveaux Blues au St. Louis Arena et s’étant fait refuser un nouvel aréna par la ville, les Hawks prirent la direction d’Atlanta en 1968.
 
Les Spirits of St.Louis (1974-76)
 
Une des franchises bohémiennes de l’American Basketball Association (ABA) a abouti à St-Louis en 1974 pour jouer les deux dernières années de la ligue.  Née en 1967 à Houston sous le nom de Mavericks, l’équipe a déménagé en 1969 à Greensboro pour prendre le nom de Cougars de la Caroline, avant d’aboutir au Missouri.  On salue l’originalité du nom, qui fait bien sûr référence à l’appareil de Charles Lindbergh, avec lequel il a traversé l’Atlantique.  Les Spirits of St.Louis ont cumulé une fiche de 67-101 en deux ans.
 
Un peu comme ce sera le cas en 1979 avec la fusion LNH-AMH, la NBA finit par s’entendre avec une ABA à bout de souffle.  Et tout comme la LNH quelques années plus tard, la NBA n’accepta que quatre des six équipes restantes : les Pacers de l’Indiana, les Spurs de San Antonio, les Nets de New York et les Nuggets de Denver.  Les Colonels du Kentucky furent rachetés pour 3,3 millions $.  Quant aux Spirits, leurs propriétaires les laissèrent aller contre un pourcentage des droits de télé à perpétuité des équipes qui se sont jointes à la NBA.  Avec l’explosion des droits de diffusion, cette entente s’est avéré des plus lucratives.  Elle est d’ailleurs toujours en place, bien qu’elle ait été rachetée en partie par la NBA.
 
 
Les Cardinals (1960-87)
 
Ces Cards n’ont rien à voir avec ceux du Baseball majeur, puisqu’ils portaient déjà ce nom lorsqu’ils jouaient à Chicago.  Un des clubs fondateur de ce qui est devenu la NFL en 1920, les Cardinals ont été dans la ville des vents jusqu’en 1959, avant de déménager dans la ville des autres Cards, à St-Louis.
 
Les nombreuses années de médiocrité à Chicago ont été à peine mieux à St-Louis.  En 28 saisons, l’équipe a montré une fiche de 186-202-14.  Elle n’a fait les séries qu’à trois reprises et n’a jamais remporté de match d’après-saison.
 
Elle prit le chemin de Phoenix en 1988.
 
Les Rams (1995-2015)
 
Devant l’impossibilité de se faire construire un nouveau stade, les Rams de Los Angeles sont déménagés à St-Louis en 1995.
 
L’équipe y a eu du succès, faisant deux apparences au Super Bowl, incluant une victoire en janvier 2000.  Mais suite à la saison 2015, il fut annoncé que leur propriétaire Stan Kroenke redéménageait l’équipe à Los Angeles et qu’il y ferait construire un nouveau stade.
 

mercredi 18 mai 2016

Le hockey à St. Louis






J'aime bien retracer l'historique des équipes de hockey de certaines villes et pas seulement leurs équipes de la LNH. L'autre jour j'ai parlé des équipes de Dallas avant l'arrivée des Stars (voir texte du 30 avril 2016) et maintenant passons à une autre ville dont l'équipe est présentement toujours en séries, St. Louis au Missouri.


St.Louis Flyers (AHA-AHL)
1928-1942, 1944-1953


La première équipe de hockey professionnel de la ville de St. Louis débuta ses activités en 1928 dans la American Hockey Association (AHA). Les Flyers furent une des meilleures équipes de l'histoire de cette ligue, remportant le championnat de la AHA à 6 reprises entre 1933 et 1941. Les Flyers portaient à l'époque un chandail similaire au design des Americans de New York. La AHA suspendit ses opérations en 1942 et revint après la 2e guerre mondiale sous le nom de la USHL en 1945. Les Flyers retournèrent également à l'action mais un an plus tôt et cette fois-ci dans la Ligue Américaine (AHL) devenant la première (et jusqu'à ce jour la seule) équipe de St. Louis à évoluer dans la AHL. Durant leur existence, les Flyers furent également un des clubs affiliés aux Black Hawks de Chicago et aussi des Red Wings de Détroit.


Les Flyers avaient selon moi un des
meilleurs logos de hockey de l'histoire


La version AHL des Flyers ne connut pas autant de succès que celle de la AHA, ratant les séries 7 fois en 9 ans mais l'équipe avait toujours un bon soutien de la part des citoyens de St. Louis et attirait de bonnes foules. L'équipe cessa toutefois ses activités après la saison 1952-53. Un des meilleurs joueurs de l'histoire des Flyers est un joueur dont le nom est un des plus particuliers de l'histoire du hockey. Cliff "Fido" Purpur fut une des grandes vedettes du hockey à St.Louis, jouant pour les Flyers dans la AHA/AHL et également avec les Eagles en 1934-35. Il récolta en tout 300 points en 323 matchs avec les Flyers.


St. Louis Eagles (NHL)
1934-35


La première équipe de la LNH à St. Louis ne furent pas les Blues mais bien les Eagles qui n'évoluèrent qu'une seule saison soit en 1934-35. L'origine du club remonte à 1883 alors qu'il s'agissait en fait des Senators d'Ottawa aussi connus sous le nom du Ottawa Hockey Club et des Silver Seven d'Ottawa. Les premiers Senators étaient un des meilleurs clubs des premiers temps du hockey amateur et professionnel, remportant 11 fois la coupe Stanley. Mais ce club de petit marché avait peine à compétitionner financièrement à partir des années 20 et prit même une année de pause en 1931-32. Après leur retour la saison suivante et suite à de nouvelles difficultés financières, l'équipe dut vendre ses meilleurs joueurs pour survivre et les dirigeants des Senators durent se résigner sur leur avenir à Ottawa et optèrent de déménager dans un plus gros marché en 1934. La nouvelle équipe se renomma sous le nom des Eagles, en partie inspirée du logo de la brasserie locale Anheuser-Bush, cette brasserie à l'origine de la bière Budweiser.

Les débuts des Eagles furent controversés à St.Louis alors que les Flyers protestèrent leur arrivée auprès de la ligue. Ils prétendaient avoir un accord avec la LNH qui interdisait la venue d'une équipe de la LNH à l'ouest du Mississippi et ils menacèrent de poursuivre la grande ligue. Le président de la AHA intervint auprès des Flyers et les Eagles durent se résigner à occuper un autre aréna et laisser le plus grand St.Louis Arena aux Eagles.

Les Eagles ne firent pas long feu dans la LNH et les Flyers retrouvèrent leur aréna la saison suivante et on dut attendre plus de 30 ans avant de revoir la LNH à St.Louis. Pour plus d'information sur les Eagles, Martin a déjà écrit un article à leur sujet sur 25Stanley que vous pouvez lire ici.


St. Louis Braves (EPHL-CHL)
1962-1967


L'origine des Braves remonte à 1959 alors que le club était connu sous le nom des Thunderbirds de Sault. Ste-Marie et évoluait dans la Eastern Professionnal Hockey League (EPHL), une ligue sponsorisée par la LNH dont la mission était de développer des joueurs exclusivement pour la grande ligue. Il s'agissait de la même ligue où évoluaient les Royaux de Montréal, le club-affilié au CH à l'époque. Pour leur part, les Thunderbirds étaient affiliés aux Black Hawks de Chicago mais déménagèrent à Syracuse (NY) en 1962. L'équipe changea de nom pour les Braves mais ne resta pas longtemps à Syracuse, déménageant plutôt à St.Louis lors de la mi-saison en 1962-63. La EPHL cessa ses opérations à la fin de cette saison mais lors de la saison suivante, la LNH créa la Central Hockey League (CHL) qui avait la même mission que la EPHL. Les Braves (et les autres clubs de la EPHL) furent donc transférés dans la nouvelle ligue en 1963 et évoluèrent à St.Louis jusqu'en 1967 lors de l'arrivée des Blues. L'équipe fut transférée à Dallas (voir texte du 30 avril 2016) par la suite.

Durant leur courte existence, les Braves développèrent tout de même quelques joueurs de renom pour les Black Hawks dont Wayne Maki, Pat Stapleton, Dennis Hull et Dave Dryden (le frère de l'autre). Cependant, le joueur le plus célèbre à avoir joué pour les Braves fut le légendaire Phil Esposito qui débuta sa carrière avec les Thunderbirds en 1962 et joua ensuite à Syracuse et St.Louis avant de faire ses débuts avec les Black Hawks en 1964. C'est bien sûr suite à son échange aux Bruins de Boston (un des pires échanges de l'histoire) qu'il laissa sa marque dans l'histoire du hockey.


Blues de St.Louis (NHL)
1967 -


Les Braves laissèrent donc le champ libre pour le retour de la LNH à St. Louis en 1967 et les Blues y évoluent toujours jusqu'à maintenant malgré quelques périodes instables. Je n'élaborerai pas davantage sur les Blues, je préfère parler des équipes plus obscures de cette ville. Pour en savoir davantage sur l'histoire des Blues, voici quelques liens vers d'anciens articles:

La naissance des Blues
L’absence des Blues au repêchage de 1983
Les Capitaines: St.Louis
Le premier chandail des Blues de St.Louis


St. Louis Vipers (RHI)
1992-1999


Suite à la venue des Blues en 1967, aucune équipe professionnelle ne joua à St.Louis si ce n'est que quelques équipe semi-pro obscures dans les années 70. En 1992 on vit toutefois apparaître une nouvelle ligue, la Roller Hockey International qui essaya de capitaliser sur la popularité des patins à roues alignées. Les Vipers furent une des équipes fondatrices de la ligue en 1992 et restèrent en place jusqu'à la fin des opérations de la RHI en 1999, terminant même au sommet en tant que les derniers champions de la Murphy Cup (en l'honneur du fondateur de la RHI et ancien dirigeant de la WHA Dennis Murphy). Le gamin de 11 ans que j'étais en 1993 aimait bien le Roller Hockey et je n'ai presque aucune honte à l'avouer. Je devrais y consacrer un article futur.

Quelques joueurs des Vipers avaient auparavant joué dans la LNH dont les plus connus furent Greg Paslawski, Doug Evans et Perry Turnbull. Malade.


St. Louis Sting (NAHL)
1996-2001


Histoire de ne rien laisser traîner et de ratisser davantage les fonds de tiroirs, voici une autre équipe de St. Louis, le Sting, qui évolua dans la North American Hockey League de 1996 à 2001. Au départ je croyais qu'il s'agissait de la LNAH dont l'acronyme est le même en anglais. Je trouvais bizarre qu'une équipe de la LNAH ait évolué au Missouri mais il en était bien sûr autrement. Cette NAHL est en fait une ligue Junior A des États-Unis qui est d'ailleurs la plus vieille ligue junior américaine toujours active, étant en place depuis 1975. Le Sting pour sa part n'y évolua que 5 saisons avant de déménager à Springfield (toujous au Missouri) en 2001. Trois joueurs du Sting ont réussi à se rendre dans la LNH; Cam Janssen, David Moss ainsi que Yan Stastny. Ce dernier y commença sa carrière junior en 1999, probablement suite au séjour de son célèbre père Peter dans la même ville où il termina sa carrière en 1995. Yan joua plus tard d'ailleurs aussi pour les Blues de 2007 à 2010. Rick Zombo, également un ancien joueur des Blues, occupa le poste d’entraîneur avec le Sting durant trois saisons.


St. Louis Bandits (NAHL)
2006-2012


La NAHL revint à St. Louis en 2006 sous la forme des Bandits de St.Louis. Le premier entraineur de l'équipe fut d'ailleurs Jon Cooper, l'actuel entraineur du Lightning. L'ancien défenseur des Blues et des Nordiques, Jeff Brown, fut également leur entraineur lors des dernières années des Bandits qui cessèrent leurs activités en 2012 après avoir remporté le championnat de la NAHL. Patrick Maroon (Oilers), Keith Kinkaid (Devils) et Chris Wideman (Senators) sont quelques-uns des joueurs des Bandits à s'être taillé une place dans la LNH.

En terminant, une autre équipe junior américaine, les Heartland Eagles, évolua également à St. Louis, cette fois dans la USHL le temps d'une seule saison en 2003-04.



Sources:
St.Louis Game Time
25Stanley
Wikipedia
Hockeydb

lundi 16 mai 2016

Trêve de hockey #83 - Tito Landrum contre Floyd Rayford



Tito Landrum n’a jamais été repêché, mais il a signé comme joueur autonome avec les Cardinals de St-Louis en 1972.  Il a ensuite fait son chemin dans leur réseau de filiale.  C’est finalement en juillet 1980 qu’il a été rappelé et joué son premier match dans les majeures.

Joueur réserviste et frappeur suppléant, il a fait sa place avec les Cards mais en demeurant un joueur marginal.

En 1982, Landrum a participé à 79 matchs.  Il n’a pas joué au cours des séries, mais il a fait partie de l’équipe championne de la Série mondiale, lorsque les Cards ont remporté leur premier titre depuis 1967.

En juin 1983, St-Louis fit l’acquisition du troisième but et receveur réserviste Floyd Rayford des Orioles, contre un joueur à être nommé plus tard.  Tout comme Landrum, il a fait ses débuts dans les majeures en 1980 et il était réserviste.  Rayford a la particularité d’avoir été le joueur qui a laissé sa place à Cal Ripken, lorsqu’il a débuté son historique séquence de 2632 matchs consécutifs en 1982.  Mais en 1983, ce n’était pas encore d’actualité. 

En août, on annonça finalement que le joueur à être nommé plus tard serait Landrum.

Ce dernier joua finalement 26 matchs avec Baltimore, qui remporta le titre de la division est de la Ligue américaine.  Cette fois, il vit de l’action en séries et frappa même le coup de circuit décisif lors du dernier match de la Série de championnat contre les White Sox.

Pour une deuxième année consécutive (avec deux équipes différentes), Landrum fit partie de l’équipe championne de la Série mondiale, lorsque les Orioles battirent les Phillies de Philadelphie.  Il s’agissait de leur premier titre depuis 1970 et ils ne l’ont pas remporté depuis.

Le séjour de Landrum à Baltimore a toutefois été de courte durée, puisque les Orioles l’ont retourné aux Cards pendant le camp d’entraînement de 1984, contre Oscar Brito, un joueur qui n’a finalement jamais joué dans les majeures.  Mais il était là au bon moment. 

Quelques jours plus tard, ce fut au tour de Rayford de retourner à son point de départ, lorsque les Orioles rachetèrent son contrat des Cards.

Landrum est retourné à la Série mondiale en 1985, mais les Cards se sont inclinés devant les Royals.

Il est demeuré à St-Louis jusqu’en 1987.  Il aurait pu se rendre à nouveau en Série mondiale, mais puisque les Cardinals l’ont libéré en juillet, il n’était plus là lorsqu’ils se sont inclinés devant les Twins.  Landrum a plutôt terminé la saison avec les Dodgers, avant de passer une dernière année dans les majeures en retournant avec les Orioles en 1988. 

Il a ensuite joué au niveau senior, avant de retourner aux études et de devenir physiothérapeute.

Pendant ce temps, Rayford a joué à Baltimore jusqu’en 1987.  Il a ensuite joué dans le réseau des Phillies, mais sans retourner dans les majeures.  Il a donc passé l’entièreté de sa carrière de sept saisons avec les Orioles, à l’exception de la saison 1983, la seule année en une génération où l’équipe a remporté la Série mondiale.

Sources : baseball-reference.com, wikipedia.org.

lundi 9 mai 2016

Léo Lamoureux



Léo Lamoureux est originaire d’Espanola, dans le nord de l’Ontario.  Après avoir joué dans son coin de pays, il se dirigea dans le sud de la province, avant de jouer la saison 1938-39 en Grande-Bretagne.
 
Ce fut ensuite les Royals de Cornwall de la Ligue senior du Québec, puis Hamilton, dans la Ligue senior de l’Ontario.
 
En 1941-42, il gradua finalement dans la Ligue américaine, après avoir signé avec les Canadiens.  Il fut assigné aux Lions de Washington, un éphémère club-école du tricolore.  (voir texte du 5 août 2015)  Il eut également l’occasion de jouer un match avec le grand club.  Il avait dû donc attendre à l’âge de 25 ans avant d’atteindre la LNH.
 
À partir de la saison suivante, l’habile défenseur connut une rare période de stabilité dans sa carrière de hockeyeur.  Il passa cinq saisons avec le bleu blanc rouge.
 
Il connut sa meilleure saison en 1943-44, alors que Montréal domina complètement la ligue avant de remporter la Coupe Stanley.  De son côté, Lamoureux obtint 8 buts et 23 passes en 44 matchs.  Il connut une saison moins remarquable en 1945-46, mais il remporta tout de même une deuxième Coupe.
 
L’année suivante, Lamoureux perdit son poste à la ligne bleue de Montréal, alors qu’un jeune défenseur, Doug Harvey, y prenait place.
 
Lamoureux passa un an dans la Ligue américaine, avant de mettre le cap sur Shawinigan.  Les Cataractes de la Ligue senior connaissaient par contre des moments difficiles.  Au milieu de la saison 1948-49, l’entraîneur Redvers MacKenzie fut congédié.  Le vétéran Lamoureux devint alors joueur-entraîneur.  On retenta l’expérience la saison suivante, mais les résultats ne furent guère mieux et Lamoureux quitta la Mauricie.
 
Il reprit alors son baluchon et joua dans les Maritimes, le nord de l’Ontario et avec Détroit dans l’IHL. (voir texte du 28 janvier 2016)
 
Après une pause de deux ans, il revint au hockey en 1955-56, alors qu’il devint joueur-entraîneur des Chiefs d’Indianapolis de l’IHL.  En 1956-57, son équipe se rendit en finale, mais dut s’incliner contre les Mohawks de Cincinnati. (voir texte du 2 août 2011)  Indianapolis se reprit l’année d’après, alors que Lamoureux mena les siens à la Coupe Turner, malgré une fiche ordinaire en saison.  Son meilleur pointeur était Marc Boileau, un futur entraîneur des Nordiques. (voir texte du 18 mars 2013)
 
Lamoureux passa alors deux autres campagnes loin des patinoires avant qu’on le convainque de reprendre son poste derrière le banc des Chiefs.  Il débuta la saison 1960-61, mais en novembre, il eut une sévère crise d’hépatite qui le força à renoncer à son poste.
 
Sa condition dégénéra et en janvier, la maladie l’emporta, à l’âge de 44 ans.
 
Pour l’honorer, la ligue remplaça le Trophée Wilkinson, remis au meilleur pointeur, par le Trophée Léo Lamoureux.  C’est plutôt ironique, surtout lorsqu’on considère que Lamoureux était un défenseur et qu’il n’accumula pas des tonnes de points au cours de sa carrière.  En fait, à sa meilleure saison, il en obtint 31.
 
Ce trophée fut remis jusqu’en 2001, alors que cette version de l’IHL cessa ses activités.
 
Sources: “Former Hab Lamoureux Dies At 45”, UP, 12 janvier 1961, Montreal Gazette, p.26, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 7 mai 2016

Rick Hampton






Dans les années 70, une des tendances au repêchage amateur était le modèle “Bobby Orr”.

Orr avait totalement changé le hockey à ses débuts et était probablement le meilleur joueur sur terre à partir de la fin des années 60. Suite aux deux victoires de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972, plusieurs équipes tentèrent eux aussi de construire leur équipe à partir d’un défenseur étoile. Les Islanders furent une des premières équipes à emboîter le pas avec la sélection de Denis Potvin au premier rang en 1973. C’est toutefois l’année suivante en 1974 que la tendance “Bobby Orr” fut la plus exploitée. Malheureusement pour beaucoup de joueurs et d’équipes, les résultats furent plus que mitigés, les Orr et Potvin de ce monde étant effectivement des perles rares...

Parmi les 3 premiers choix du repêchage de 1974, deux furent des défenseurs. La première sélection fut celle de Greg Joly par les nouveaux Capitals de Washington. Joly n’était pas supposé être repêché au premier rang, étant classé plutôt au 7e ou 8e rang par la majorité des recruteurs, mais les Capitals espéraient réussir le grand coup avec leur propre Bobby Orr, ce qui n’arriva évidemment pas pour cette pauvre équipe d’expansion du milieu des années 70 (voir texte du 30 décembre 2013).

Au deuxième et troisième rang de ce repêchage, on vit apparaître deux joueurs provenant des Black Hawks de St.Catharine de la OHL, l’attaquant Wilf Paiement, repêché par les Scouts de Kansas City, et le défenseur Rick Hampton, repêché par les pauvres Golden Seals de la Californie. 


Les Black Hawks de St.Catharine étaient une des meilleures équipes junior du Canada au début des années 70 et plusieurs de ses joueurs semblaient destinés à de grandes carrières dans la LNH. Lors de la saison 1973-74, les Black Hawks dominèrent la OHL avec trois de leurs attaquants dans le top 10 des compteurs de la ligue. Ils remportèrent ensuite le championnat avant de s’incliner en demi-finale de la Coupe Memorial contre les Remparts de Québec. Leur noyau était cependant encore jeune et on s’attendait à ce que les Black Hawks dominent encore plus le hockey junior la saison suivante avec des joueurs d'élite comme Paiement, Dave Gorman, Rick Adduono et aussi Hampton, leur capitaine et général à la défense. Tous ces joueurs étaient encore éligibles à deux autres années comme joueurs junior et un championnat de la Coupe Memorial était presque écrit dans le ciel. Cependant, le repêchage de 1974 vint changer considérablement la suite des choses pour les Black Hawks et ses joueurs alors que plusieurs d’entre eux furent repêchés par des équipes de la LNH et de l'AMH. Hampton et plusieurs de ses coéquipiers débutèrent donc rapidement dans les grandes ligues à l’âge de 18 ans seulement. Sans surprise, Paiement fit immédiatement le saut avec les Scouts tandis que Gorman signa un lucratif contrat avec les Roadrunners de Phoenix dans l’AMH.

Hampton pour sa part débuta lui aussi immédiatement avec les Seals et vit beaucoup d’action lors de sa première saison en 1974-75 à la pauvre défense des Seals. Il joua 78 matchs et termina la saison avec 8 buts et 25 points, ce qui pour un défenseur de 18 ans est très respectable. Avec ces 25 points, il demeure d’ailleurs toujours au 7e rang de l’histoire de la LNH pour un défenseur de 18 ans derrière des noms comme Phil Housley, Orr, Petr Svoboda et Scott Stevens entre autres. Il termina cependant cette première saison avec une fiche peu enviable de -40. Sa saison suivante fut nettement meilleure alors qu'il récolta 51 points et une fiche améliorée de -12, ce qui au sein des Seals était plus que respectable. Il était alors le meilleur défenseur offensif des Seals et il garda cette distinction suite au départ de l’équipe à Cleveland en 1976. Il continua d'être le principal défenseur de la défense des Barons jusqu’à la fusion avec les North Stars en 1978 mais à travers tout ça, il était clair qu'il ne serait jamais Bobby Orr ou Denis Potvin, surtout au sein d'une équipe en pleine crise financière (voir texte du 20 février 2016). Il fit ensuite partie de la liste de protection des Barons lors de cette fusion (voir texte du 28 février 2016) mais il ne joua cependant jamais avec les North Stars. Durant l’été suivant la fusion, les North Stars signèrent l’agent libre avec compensation Gary Sargent (texte du 27 mai 2012) des Kings de Los Angeles et ces derniers reçurent Hampton ainsi que Steve Jensen et Dave Gardner en guise de compensation.



Il joua donc la saison 1978-79 avec sa nouvelle équipe mais suite à des blessures il ne joua que 49 matchs, récoltant 20 points au passage. Ces blessures le suivirent lors de la saison suivante alors qu’il joua encore moins, seulement 3 matchs en 1979-80 durant laquelle il joua ses premiers matchs en carrière dans la ligue américaine avec les Dusters de Binghampton où il séjourna le temps de 19 matchs.

Il ne revint plus jamais dans la LNH par la suite. Les blessures et le surplus d’effectifs à la défense des Kings signalèrent la fin de sa carrière dans la grande ligue. Il débuta la saison 1980-81 avec le club-école des Kings, les Apollos de Houston dans la Central Hockey League (CHL). Cette équipe instable au sein d’une ligue instable dut cependant cesser ses activités au milieu de la saison et Hampton et les autres espoirs des Kings furent transférés chez les Hawks du Nouveau-Bruswick dans la ligue Américaine. En tout, Hampton connut tout de même une bonne saison 80-81 avec 24 points en 33 matchs avec Houston et 27 points en 36 matchs avec les Hawks. Il traversa en Europe pour les deux saisons suivantes qu’il passa avec le club Ambri-Piotta de la ligue Suisse. Il tenta par la suite un retour en amérique en 1983-84 avec les Americans de Rochester avec qui il ne joua que 21 matchs avant de prendre sa retraite à seulement 27 ans.


Après sa retraite il devint directeur de l’aréna de sa ville natale de King City en Ontario. Il déclara plus tard qu’il regretta d’avoir débuté trop rapidement sa carrière professionnelle et qu’il aurait été préférable pour lui de rester dans le junior avec les Black Hawks et que la pression de devoir devenir le sauveur à la défense d’une équipe instable à un si jeune âge aura finalement grandement affecté sa confiance. Il fut également une autre victime du terrible Alan Eagleson, son agent lors de ses débuts professionnels. Eagleson (également l’agent de Bobby Orr) lui dénicha un lucratif contrat de 100 000$ par année avec les Seals en 1974 et Hampton confia l’investissement de ses gains à Eagleson qui ne lui laissait que 400$ par semaine. Eagleson dilapida son argent, ne laissant que des miettes à Hampton lors de sa retraite. Il fournit plus tard de la documentation servant au procès criminel de Eagleson mené par plusieurs de ses ex-clients en 1994.

En terminant, voici une bande-annonce d'un documentaire sur les Seals dont je ne me peut plus d'attendre la sortie. On peut y voir (à 2:45) un bref aperçu de Hampton qui parle de son expérience au sein des Seals et des attentes démesurées envers lui. J'ai vraiment hâte de voir le produit final il va sans dire...




Sources:
Legends of hockey
hockeydraftcentral.com
hockeydb
Greatest Hockey Legens
Wikipedia







mercredi 4 mai 2016

Les Prix La Vie Est Une Puck 2015-16













Pour la septième année tout en niant que j'ai oublié de la faire l'an dernier et en 2013-14, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. À noter la présence de nouveau trophées encore une fois cette année!

Voici donc les prix :


Le Dave Schultz Memorial Trophy
Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Trophy remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si comme moi vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de cœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2014-15 - Steve Downie
2013-14 - Tom Sestito
2013      - Colton Orr
2011-12 - Derek Dorsett
2010-11 - Zenon Konopka
2009-10 - Zenon Konopka

And the winner is : Derek Dorsett





Derek Dorsett est devenu le deuxième joueur à remporter le Dave Schultz Memorial Trophy une deuxième fois... Toutefois, c'est avec l'uniforme des Canucks qu'il l'a remporté cette fois alors qu'il portait l'uniforme des Blue Jackets lorsqu'il l'a remporté en 2011-12!

Bravo pour ta récidive, mon cochon!



Le Bill Mikkelson Trophy



La Vie Est une Puck est fier de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait en 1974-75 avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de cette saison... Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment... ...ou pas...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Nail Yakupov
2013-14 - Alexander Edler
2013      - Erik Gudbranson
2011-12 - Milan Jurcina
2010-11 - Chris Philips
2009-10 - Patrick O'Sullivan

And the winner is : Mikkel Bødker





S'étant promené entre Denver et Glendale cet hiver, notre ami danois semble avoir été utilisé souvent au mauvais endroit au mauvais moment au sein de deux équipes qui n'ont pu se qualifier pour les éliminatoires. Le compatriote de Lars Eller a su devancer deux Canucks, Bo Horvat et Radim Vrbata, au fil d'arrivé avec son -35 alors que les deux joueurs du Vancouver ont récolté un bon -30

Bravo Mikkel, on espère que tu vas passer un bel été...



Le Gary "Suitcase" Smith Trophy

Comme je l'ai déjà expliqué, nous aimons beaucoup les trophées de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière... Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la NHL, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez content par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Mike Smith
2013-14 - Ryan Miller
2013      - Semyon Varlamov
2011-12 - Jonas Hiller
2010-11 - Nikolai Khabibulin
2009-10 - Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff


And the winner is : Cam Talbot





Dans la vie, il y a le karma, vous savez, cette force qui fait que s'il vous arrive quelque chose, et bien, c'était votre destinée... Pour certains, le karma est une chose plus prévisible, comme par exemple se faire échanger aux Oilers d'Edmonton et terminer sa première saison dans cette ville comme gagnant du Gary "Suitcase" Smith Trophy avec un total de 27 défaites. À noter que depuis que nous remettons des prix, Talbot est le troisième gardien des Oilers à se mériter ce trophée!

Bravo, Cam!!!




Le Frank Caprice Award


La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêts depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


Les précédents gagnants :
2014-15 - Viktor Fasth
2013-14 - Dan Ellis
2013      - Miikka Kiprusoff
2011-12 - Dwayne Roloson

And the winner is : Jonas Hiller



Étrange, la carrière de Jonas Hiller... Il a été par bout un des meilleurs gardiens de la ligue et le voici maintenant récipiendaire d'un deuxième trophée LVEUP en carrière. Après un Gary "Suitcase" Smith Trophy en 2011-12, le voici qui se mérite le Frank Caprice Trophy pour sa très peu reluisante moyenne de .879 en 26 matchs! Il reste quand même un Jonas plus cool que le chanteur du même nom!

Bravo pour ton exploit, mon Jonas!



Le Mike Milbury Trophy

Comme la NHL, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires échanges de l'année. Si vous vous demandez pourquoi le Mike Milbury Trophy, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres. Alors vous comprenez pourquoi on nomme avec ce trophée Mike Milbury le pire DG de l'histoire du hockey contemporain pour honorer celui qui a fait les pires décisions de l'année.  À noter que ce trophée est remis au suffrage pas très universel sur les médias sociaux... La démarche n'est pas tant démocratique, mais que voulez-vous...

Les précédents gagnants :
2014-15 - non remis
2013-14 - Mike Gillis

And the winner is : Bryan Murray




Je suis très attristé de devoir donner ce trophée à Bryan Murray compte tenu des circonstances, mais bon, y avait-t-il un échange pire que celle qui a mené Dion Phaneuf dans la capitale fédérale? De plus, rappelons que Scott Gomez s'est trouvé du boulot en fin de saison dans la ville que le plaisir a oublié... Désolé, monsieur Murray, mais vous vous méritez le deuxième Mike Milbury Trophy de l'histoire!



Le Craig Smith Trophy


Le Craig Smith Trophy est remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs possédant le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la NHL...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Jordan Nolan
2013-14 - Craig Smith


And the winner is : Jordan Nolan.



L'indécrottable Jordan Nolan s'avère être à nouveau le champion incontesté des mises au jeu perdues. Et bien que l'an dernier son pourcentage était très faible à 16,7% en 60 matchs, Nolan s'est plus que surpassé cette année en obtenant un 0% en 52 match. Oulàlà! Difficile de faire pire...


Et voici nos 3 nouveaux trophées :

Le Dave Allison Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la NHL avec le Canadien en 1983-83 et a sévi comme entraîneur des Senators d'Ottawa pour un très modique 27 matchs lors de la saison 1995-96.  Alors le Dave Allison Trophy est un trophée qui est dorénavant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la NHL.

And the winner is : Todd Richards



Pauvre Todd... Il fut congédié après seulement 7 matchs par les Blue Jackets... Il faut dire que l'équipe avait perdu chacun de ces matchs... Mais je crois que l'insulte suprême a été de se faire remplacer par John Tortorella... D'ailleurs, savez-vous qu'il a été repêché par le Canadien? Dave Allison aussi a débuté sa carrière de joueur avec le Canadien...

Ce trophée lui était donc destiné! Bravo mon Todd!!

Le Fishsticks Trophy


En discutant entre tous les collaborateurs de La Vie Est Une Puck, nous avons décidé d'introduire un prix pour le chandail le plus laid de la NHL. Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishstick" des Islanders des années 90, le Fishsticks Trophy est décidé entre les collaborateurs de LVEUP afin de décider quel est le plus laid chandail de la NHL porté lors de la dernière saison...

And the winner is : Le chandail "Bolts" du Lightning



L'équipe de La Vie Est Une Puck a officiellement déclaré le chandail Bolts du Lightning pire chandail ayant été utilisé cette saison. Cette idée d'utiliser le surnom de l'équipe comme logo et son ton terne en font un chandail morne et très peu intéressant. Le pire, c'est qu'il s'agit du deuxième chandail avec cette idée ridicule du surnom du logo... (On salue d'ailleurs les Senators pour avoir retiré leur horrible "Sens" il y a plusieurs années.)  Il y a beaucoup d'autres chandails plus ou moins douteux qui ont été utilisés cette saison, mais celui-là est celui que nous avons unanimement décrié comme le pire.

Espérons qu'il disparaîtra et ne sera qu'un souvenir douloureux...



Le Mariusz Czerkawski Award


Plus tôt cette année, Mathieu AKA Ray Sheppard a introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03 remis annuellement au pire joueur du Canadien de la saison. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée. Il s'agit soit d'un joueur dont le passage fut un échec ou que la fin de son parcours avec l'équipe fut douloureux. Ça peut aussi être un cas d'expérience râtée, soit dans le cas d'une signature comme joueur autonome ou bien un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes. Sinon ça peut être celui qui fut le plus indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. Si l'histoire du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras, c'est souvent ce qui détermine le gagnant de ce trophée.



Les précédents gagnants (tels qu'énumérés dans la texte de décembre) :
2014-2015: René Bourque
2013-2014: Louis Leblanc
2012-2013: Tomas Kaberle
2011-2012: Scott Gomez
2010-2011: Benoit Pouliot
2009-2010: Sergei Kostitsyn
2008-2009: Mike Komisarek
2007-2008: Mikhail Grabovski
2006-2007: Sergei Samsonov/Janne Niinimaa
2005-2006: Pierre Dagenais / José Théodore
2003-2004: Marcel Hossa
2002-2003: Mariusz Czerkawski


And the winner is : Alexander Semin.



Bon, le résultat avait été annoncé précédemment, mais je croyais bon d'inclure ce trophée dans nos trophées annuels. Donc à l'avenir, ce trophée sera dévoilé en même temps que les autres!