mardi 2 septembre 2014

Le Canadien ou les Canadiens?








En plus des nombreux surnoms (tricolore, sainte flanelle, bleu blanc rouge, etc.), même dans sa forme officielle, on entend souvent deux façons différentes de désigner le club montréalais : le Canadien et les Canadiens.  Qu’en est-il vraiment?
 
Le club lui-même se désigne comme étant les Canadiens.  Son site internet (canadiens.com) s’identifie comme étant le site des Canadiens de Montréal.  Même chose sur les billets et une foule d’autres items.  La chose a d’ailleurs été confirmée par le club lui-même.  Mathias Brunet, le journaliste de La Presse, a d’ailleurs admis sur son fil twitter s’être trompé pendant de nombreuses années à ce sujet.
 
 
 
On constate la même chose au niveau de la ligue.  Sur LNH.com, on mentionne effectivement les Canadiens de Montréal.  Cet aspect a son importance, puisque le club est une franchise évoluant dans un championnat fermé.  Le club n’existe donc qu’en tant que franchise de la LNH (à moins d’un scénario plus qu’improbable où il voudrait devenir un club complètement indépendant, à la Harlem Globetrotters).  Et la raison sociale reconnue par le franchiseur (la LNH) est "Canadiens".  Le site de l’équipe mentionne d’ailleurs (en petits caractères) que : "Tous les logotypes et toutes les marques de la LNH, ainsi que les logotypes et les marques des équipes de la LNH illustrés aux présentes, appartiennent à la LNH et à ses équipes respectives et ne peuvent être reproduits sans le consentement préalable écrit de NHL Enterprises, L.P."  C’est donc la LNH qui effectue le contrôle des marques de commerce.
 
Mais qu’est-ce que Geoff Molson et compagnie ont acheté alors ?  En vérifiant au Registre des entreprises du Québec, on note qu’ils détiennent "Club de Hockey Canadien, inc."  On note également que parmi les autres noms utilisés, on ne retrouve pas "Canadiens".
 
Je ne suis pas avocat.  Je n’ai pas accès à l’entente de franchise et même si c’était le cas, je n’aurais aucunement envie de me taper le document.  Mais on peut supposer que le franchisé "Club de Hockey Canadien, inc." opère une franchise de la Ligue Nationale de Hockey sous le nom de "Canadiens de Montréal".  Entre d’autres termes, "Club de Hockey Canadien, inc." (dans ce cas, il faudrait plus utiliser "Club de Hockey Canadien" ou "CHC" que le "Canadien" ou "CH") fait plutôt référence à l’aspect affaire et les "Canadiens" à l’aspect sportif.  Comme je m’intéresse principalement à ce dernier, je préfère les "Canadiens".
 
Cette situation ne serait pas différente de ce que nous avons connu pendant des années, alors que nous achetions des billets du "Club de baseball Montréal limitée" pour encourager un club que tous appelaient du nom de la franchise, les "Expos".  
 
Et si c’était si simple…
 
J’ai profité d’une visite récente au Temple de la renommée du hockey à Toronto (en plus de compléter avec des trucs trouvés sur internet), pour valider sur la source ultime.  Qu’est-ce qui est gravé dans l’argent de la Coupe Stanley?
 
(Vous excuserez la qualité quelconque de certaines photos.  Je devais faire vite.  Déjà que j’ai probablement exaspéré quelques personnes qui attendaient leur tour après moi.  De plus, la Coupe est luisante.  Ce n’est pas une illusion.  On voit parfois mon reflet en train de prendre une photo.  On voit même celui de mon fils à quelques occasions.  Merci de votre compréhension.)
 
1924 Canadiens, simplement
 
1930 et 1931 Montreal Canadiens

On prend ensuite l'appellation française.


1943-44 Canadiens de Montréal
 
1945-46 Canadiens de Montréal
On reprend ensuite l'appellation anglaise.  Pourtant, le sénateur Donat Raymond est toujours propriétaire...

1956-57 Montreal Canadiens

1964-65 Montreal Canadiens
On passe ensuite au "Club de Hockey Canadien".

1967-68 et 1968-69 Club de Hockey Canadien
 

1975-76 Club de Hockey Canadien
 
1977-78 Club de Hockey Canadien

1978-79 Club de Hockey Canadien

1985-86 Club de Hockey Canadien

 Puis le retour aux "Montreal Canadiens".

1992-93 Montreal Canadiens

 
Pas très cohérent tout ça…  Mais au fond, faut-il s’en surprendre?  Il s’agit de la même coupe où l’on désigne le même individu de cinq façons différentes (D., Dickie, R., Rich et Richard Moore).
 
Je me suis donc tourné vers les trophées individuels pour regarder comment était désigné le club dans les mêmes années où on mentionnait "Club de Hockey Canadien" sur la Coupe.  J’ai alors constaté qu’alors qu’on inscrivait une chose sur la Coupe ("Club de Hockey Canadien"), au même moment, on inscrivait autre chose ("Montreal Canadiens") sur les honneurs individuels. 

Trophée Hart 1976-77 et 1977-78 Guy Lafleur Montreal Canadiens

Trophée Norris 1976-77 Larry Robinson Montreal Canadiens

Trophée Art Ross 1976-77 et 1977-78 Guy Lafleur Montreal Canadiens

Qu’en est-il alors d’un autre honneur d’équipe?  Sur le Trophée Prince de Galles, on fait d’abord référence à "Les Canadiens", puis aux "Montreal Canadiens", mais jamais au "Club de Hockey Canadien", même pendant les années où c’est ce qu’on inscrivait sur la Coupe.

Trophée Prince de Galles, Les Canadiens dans les années 1920, puis Montreal Canadiens dans les années 1970
 
Trophée Prince de Galles, Montreal Canadiens, autant dans les années 1960 que 1970

Et les bagues?

1976 Club de Hockey Canadien

1986  La bague indique Canadiens, même si la Coupe indique Club de Hockey Canadien

Et pour rendre les choses encore plus confuses, l’équipe a eu pendant un moment une chanson promotionnelle où elle se désignait elle-même comme étant "le Canadien"… (voir texte du 14 novembre 2011)
 
J’ai tenté de comprendre pourquoi pendant une période, le club s’est désigné comme étant le "Club de Hockey Canadien" avant de revenir à la forme précédente.  Du milieu des années 1960 jusqu’en 1986, il y a eu plusieurs propriétaires (la famille Molson, puis les Bronfman, puis la Brasserie Molson), plusieurs présidents (David Molson, Jacques Courtois, Morgan McCammon et Ronald Corey) et plusieurs directeurs gérants (Sam Pollock, Irving Grundman et Serge Savard).  On ne peut donc pas attribuer le changement (et le retour aux "Canadiens") à une ère particulière.
 
Le seul lien que j’ai pu faire, c’est avec Claude Mouton, qui en tant qu’annonceur, faisait souvent référence au "Club de Hockey Canadien" et qui est décédé juste avant la conquête de 1992-93 (ce qui expliquerait le retour aux "Montreal Canadiens"?).  Par contre, il n’est devenu relationniste qu’en 1973.  Il s’est joint à l’équipe à la fin des années 1960, mais à ce moment, il n’était qu’annonceur.  Il serait alors étonnant que ce soit lui qui ait pris cette décision.  Cette théorie ne tient donc pas.  Quant à Camil Desroches, l’homme à tout faire pendant des décennies, il y était toujours en 1993.  (Il a pris sa retraite peu de temps après.)
 
Je n’ai donc pas d’explication.  Quelqu’un en a-t-il une?

dimanche 31 août 2014

R.I.P. Carol Vadnais








Nous avons appris aujourd’hui le décès de l’ex-défenseur Carol Vadnais.  Il a succombé à un cancer à l’âge de 68 ans.
 
Vadnais a d’abord fait son chemin dans l’organisation des Canadiens, où il fera la  rencontre de Serge Savard, qui demeurera son ami jusqu’à la fin de ses jours.  Initialement avec les Canadiens Junior, puis avec les Apollos de Houston, avant de finalement parvenir à jouer avec le grand club.
 
Ils ont fait partie de la fin de la « dynastie oubliée » de la fin des années 1960.  Par contre, leurs chemins ont fini par se séparer.  Pendant que Savard devenait un morceau important des Canadiens, Vadnais a été victime du surplus de talent à la ligne bleue à Montréal.  À l’été 1968, après avoir joué un total de 42 matchs dans l’uniforme tricolore, il fut laissé sans protection et réclamé par les pauvres Seals d’Oakland.
 
 
Il eut par contre la chance de s’épanouir sur la Côte Ouest, en obtenant beaucoup de temps de glace.  Il prit également part aux deux seules participations des Seals aux éliminatoires et à tous les matchs de séries de leur histoire (7 matchs contre les Kings en 1968-69 et 4 matchs contre les Penguins en 1969-70).  Il fut également leur capitaine en 1971-72.
 
C’est au cours de cette saison que, après avoir débuté dans l’une des meilleurs organisations, pour ensuite se retrouver avec l’une des pires, qu’il se retrouva à nouveau avec le groupe d’élite.  Il fut échangé aux Bruins de Boston, avec Don O’Donoghue, contre Reggie Leach (voir texte du 13 juin 2014), Rick Smith et Bob Stewart.  Cette transaction lui permit de remporter une deuxième Coupe Stanley (après celle remportée avec les Canadiens en 1968), avec ses coéquipiers qui comprenaient entre autres Phil Esposito, Bobby Orr et Johnny Bucyk.
 
C’est aussi dans l’uniforme noir et jaune qu’il connut en 1974-75 sa meilleure campagne d’un point de vue offensif, avec une fiche de 18-56-74.
 
La saison suivante, en novembre 1975, il fit partie de l’une des plus grosses transactions de cette période, lorsqu’il fut échangé avec Phil Esposito aux Rangers, contre Jean Ratelle (voir texte du 22 mai 2014), Brad Park et Joe Zanussi.
 
En 1976, il fit partie de l’équipe canadienne gagnante de la première Coupe Canada.
 
Il sera avec les Rangers jusqu’en 1982, pour ensuite disputer une dernière saison avec les Devils, nouvellement déménagés du Colorado.  À la fin de la saison 1982-83, les trois derniers joueurs à avoir joué pendant la période des six équipes, Vadnais, Serge Savard et Wayne Cashman, prirent leur retraite.
 
Il fut par la suite entraîneur-adjoint des Rangers, puis entraîneur-chef des Canadiens Junior de Verdun pendant une période difficile, puis dépisteur pour les Canadiens. 
 
Après le hockey, il est devenu agent d’immeuble au niveau commercial et industriel.
 
Nos condoléances à la famille.

jeudi 28 août 2014

Le repêchage supplémentaire




J'aime bien me promener sur Hockeydb, la bible des statistiques de joueurs de hockey. Parfois je m'y rends pour consulter des infos sur un seul joueur et sans m'en rendre compte je viens de perdre une heure de ma vie dans le puits sans fonds qu'est ce site incroyable. Ils ont même une section consacrée au "one-game wonders", ces joueurs qui n'ont joué qu'une partie dans la LNH.

J'aime particulièrement la section des repêchages. On peut parcourir l'histoire de tous les repêchages amateurs de la LNH et AMH que ce soit par année ou par équipe. C'est intriguant de voir les bons coups de chaque repêchage ainsi que les joueurs obscurs qui n'ont jamais pu se rendre jusqu'à la grande ligue. C'est ainsi que je suis tombé sur une relique du passé, le repêchage supplémentaire. Ce repêchage eut lieu de 1986 à 1994 et avait pour but de permettre aux équipes de choisir des joueurs des collèges universitaires non-repêchés et agés d'au moins 21 ans.


L'ancien joueur et membre du temple de la renommée Adam Oates est à l'origine de la création de ce repêchage spécial. Si Oates est souvent cité parmi les meilleurs joueurs non-repêchés de l'histoire de la ligue et bien c'est probablement parce qu'à l'époque il n'y avait pas de repêchage supplémentaire. Le hockey collégial américain était en plein essor après les olympiques de 1980 mais plusieurs joueurs collégiaux passaient quand même sous le radar des recruteurs de la LNH. Oates, un canadien d'origine, opta de jouer à l'université RPI dans l'état de New York après son stage junior au Canada où il ne fut pas repêché. Il établit par la suite plusieurs records offensifs avec RPI qui gagna le championnat de 1984 et de 1985, suite à quoi plusieurs équipes de la LNH tentèrent de le signer. Oates décida donc de ne pas jouer sa dernière année universitaire et signa un contrat de 1.1 million pour quatre ans avec les Red Wings de Détroit, ce qui fit de lui la recrue la mieux payée de la LNH à l'époque. Comme il n'était pas un joueur issu du repêchage amateur et qu'il était agent libre, il était capable de demander un salaire supérieur aux autres joueurs recrues. La ligue corrigea le tir l'année suivante en créant ce repêchage supplémentaire exclusif aux joueurs universitaires. L'idée était de permettre aux équipes de repêcher et développer plus de joueurs et ainsi garder le salaire des recrues le plus bas possible en empêchant ces joueurs d'être agent libre et de signer à gros prix après une éclosion sur le tard comme dans le cas d'Adam Oates.

Ce repêchage commença donc en 1986 où 25 joueurs collégiaux furent choisis par les équipes de la LNH. Je n'ai aucune idée sur comment fonctionnait ce repêchage. L'ordre de sélection n'était pas le même que le repêchage régulier et quelques équipes avaient même 2 choix tandis que d'autres optaient de ne pas y participer. Plus les années passèrent et moins on s'intéressa au repêchage supplémentaire, qui ne réussit pas à créer un autre Adam Oates. Les bons joueurs issus des collèges américains commençaient à sortir de plus en plus dans les premières rondes du repêchage régulier. Durant le repêchage amateur de 1986, un record de 6 joueurs issus des collèges américains furent repêchés en première ronde dont Craig Janney, Brian Leetch, et Joe Murphy qui sortit au premier rang. À partir de 1992, le repêchage supplémentaire était réservé aux équipes exclues des séries et de moins en moins de joueurs repêchés parvinrent à s'établir dans la ligue. Après la grève des joueurs de 1995, le repêchage supplémentaire fut éliminé en accord avec la nouvelle convention collective. Il faut aussi mentionner le fait que le repêchage régulier comprenait 11 rondes interminables à l'époque, ce qui dut grandement influencer cette décision.

Au cours des années, peu de joueurs de renom furent issus de ce repêchage particulier mais on pouvait quelquefois y trouver quelques bons joueurs. En voici quelques-uns qui jouèrent au moins 200 matchs dans la LNH en ayant un certain impact :

John Cullen : 550 points en 621 matchs

Probablement le meilleur joueur issu de l'histoire du repêchage supplémentaire. Après avoir été nommé recrue de l'année avec l'Université de Boston en 1984, John Cullen ne fut pas réclamé au repêchage amateur. Le repêchage supplémentaire de 1986 lui permit enfin d'être repêché par les Sabres de Buffalo. Mais les Sabres ne lui offrirent pas de contrat et il joua plutôt avec les Spirits de Flint dans la ligue internationale en 87-88. Il brûla la ligue et les Sabres eurent finalement de l'intérêt pour lui mais il décida de signer avec les Penguins pour moins d'argent car il en voulait toujours aux Sabres de l'avoir fait languir. Avec Pittsburgh il obtiendra beaucoup de succès mais il est toutefois plus reconnu pour avoir fait partie de l'échange avec les Whalers contre Ron Francis en 1991. Il joua plus tard pour les Maple Leafs et le Lightning. Sa carrière prit presque fin en 1997 alors qu'il fut diagnosticé d'un cancer et rata la saison au complet. Il se remit du cancer et tenta un retour en 98-99 avec Tampa Bay. Mais après 2 mois ponctués de retours dans les mineures et d'autres problèmes de santé, il décida de prendre sa retraite. Il gagna le trophée Masterton cette année-là.

Shawn Chambers : 235 points en 625 matchs

Ce défenseur originaire du Michigan fut choisi au repêchage supplémentaire de 1987 par les North Stars après deux saisons avec l'Université Fairbanks en Alaska. Il joua ensuite une saison junior dans la WHL et dans les mineures avant de joindre les North Stars à temps plein en 1988. Il joua également pour les Capitals, le Lightning, les Devils et les Stars. Ce solide défenseur aux habiletés défensives et offensives remporta la coupe Stanley aux côtés de Scott Stevens et des Devils en 1995 et plus tard avec les Stars de Dallas en 1999. Il est aussi reconnu comme étant le détenteur du record de la pire cote de joueur de la série de jeux vidéos NHL, un traitement injustifié comme Martin nous a démontré il y a quelques mois.

Bob Kudelski : 241 points en 442 matchs

Kudelski en était à sa deuxième année avec Yale lorsqu'il fut repêché par les Kings au repêchage supplémentaire de 1986. Après une autre saison à Yale, il joint le club-école des Kings et parvint à faire partie de l'équipe à temps plein pour la saison 89-90 durant laquelle il marqua 23 buts. Il fut échangé aux Senateurs d'Ottawa durant leur saison inaugurale en 92-93 qu'il termina en force avec 35 points en 48 matchs. Il était un des seuls bons joueurs offensifs de cette première saison des pauvres Sénateurs. La saison suivante il fut échangé aux Panthers à la mi-saison et marqua en tout 40 buts durant la saison 93-94, un fait considérable quand on prend compte qu'il s'agissait de deux équipes d'expansion. Cette saison partagée entre Ottawa et la Floride fait de lui le co-détenteur avec Jimmy Carson du record de matchs joués en une saison avec 86 matchs. Mais son rendement dimunua par la suite. Après 13 matchs et seulement 1 passe au compteur, il prit sa retraite en 1995-96.


Dave Snuggerud : 84 points en 265 matchs

Je n'ai pas grand chose à dire sur Snuggerud si ce n'est qu'il vient de la ville de Minnetonka au Minnesota et ça sonne bien. Il fut choisi au repêchage supplémentaire de 1987 par Buffalo et perça l'alignement des Sabres durant la saison 89-90 durant laquelle il connaitra sa meilleure production offensive avec 14 buts et 16 passes pour 30 points. Il passa aux Sharks en 1992 et aux Flyers la saison suivante. Sans contrat en 93-94, il revint passer une dernière saison dans la IHL avec le Moose du Minnesota avant de quitter le hockey et retourner terminer ses études à l'Université du Minnesota.

Jamie Baker : 150 points en 404 matchs

Chosi au repêchage supplémentaire de 1988 par les Nordiques, Baker joignit les rangs du club-école à Halifax en 1989 après avoir completé ses quatres années à l'Université St.Lawrence de l'état de New York. Il passa les 3 saisons suivantes à faire la navette entre Québec et Halifax avant de signer comme agent libre avec la nouvelle équipe des Sénateurs d'Ottawa, sa ville natale, en 1992. Il put enfin connaitre son éclosion avec Ottawa et termina la saison 92-93 au deuxième rang des pointeurs de l'équipe avec 48 points. La saison suivante il signa avec les Sharks avec qui il marqua le but gagnant qui élimina les Red Wings lors des séries du printemps 1994, un des moments marquants de l'histoire de l'équipe. Il passa aux Maple Leafs en 1996 avant de retourner dans les mineures l'année suivante. Il tenta un retour avec les Sharks en 98-99 mais ne joua qu'un match avant de prendre sa retraite.

Todd Krygier : 243 points en 543 matchs

Krygier en était à sa dernière année à l'Université du Connecticut lorsqu'il fut choisi au repêchage supplémentaire de 1988 par les Whalers de Hartford. Il débuta avec les Whalers en 1989 et y joua 2 saisons avant d'être échangé aux Capitals de Washington avec qui il joua de 1991 à 1994. Il joua ensuite 2 saisons à Anaheim avant de revenir avec les Capitals qu'il aidera à atteindre la finale de 1998. Après deux autres saisons dans la IHL avec les Solar Bears d'Orlando, il prit sa retraite après la saison 99-2000.

Cory Cross : 131 points en 659 matchs

Cross est un des derniers joueurs issu du repêchage supplémentaire et un des seuls qui joua son hockey universitaire au Canada, avec les Golden Bears de l'Université d'Alberta. Ce grand défenseur de 6'5" fut repêché en 1992 par le Lightning de Tampa Bay, équipe avec qui il évolua de 1994 à 1999. Il connut par la suite quelques bonnes saisons avec les Maple Leafs avant de se promener avec les Rangers, Oilers, Penguins et Red Wings. C'était un défenseur particulièrement lent à la Hal Gill et après le lock-out de 2005, ses lacunes en vitesse étaient évidentes et il ne fit pas long feu par la suite, ne jouant que 22 matchs en 2005-06. Il joua une autre saison en Allemagne avant de prendre sa retraite.

Steve Rucchin : 489 points en 735 matchs

Voici la plus belle histoire du repêchage supplémentaire. Steve Rucchin fut choisi par les Mighty Ducks d'Anaheim lors du tout dernier repêchage supplémentaire en 1994 et il est celui qui jouera le plus de matchs dans la LNH parmi les quelques chanceux de l'histoire de ce repêchage. Le plus étonnant est qu'il ne pensait même pas à une carrière dans le hockey, ayant délaissé le hockey junior à l'âge de 15 ans. Il jouait au hockey universitaire à l'université de Western Ontario par plaisir, en complément de ses études en biologie. Sa sélection par les Mighty Ducks était totalement imprévue mais il décida toutefois de tenter sa chance avec la jeune équipe d'Anaheim, qu'il réussit à joindre après la grève des joueurs en 1994. Son bon gabarit et une excellente vision du jeu l'aidèrent grandement à se tailler une place avec Anaheim et il était le complément parfait au centre de Paul Kariya et Teemu Selanne suite à l'arrivée de ce dernier en 1996. Ce joueur sous-estimé fut un des piliers des Mighty Ducks pendant 10 saisons et fut nommé capitaine lors de la saison 2003-04 suite au départ de Kariya. Après le lock-out de 2005 il joua pour les Rangers et les Trashers avant de prendre une retraite prématurée en 2007 suite à plusieurs blessures.


Randy Exelby : 5 buts alloués en 2 matchs

D'autres joueurs plus obscurs ont réussi à se tailler une place dans la LNH le temps de quelques matchs surtout au sein d'équipes d'expansion comme les Sharks ou le Lightning. Le seul joueur sélectionné par les Canadiens au repêchage supplémentaire à s'être rendu dans la LNH fut le gardien de but Randy Exelby qui joua un grand total de 3 minutes avec les Canadiens le temps que Patrick Roy aille aux toilettes. Ce n'est pas une blague, Patrick a litteralement du aller au toilettes durant un match en 1989 et Exelby a pu enfin gouter à la LNH. Il jouera plus tard une seule partie complète avec les Oilers en 1990 où il alloua 5 buts dans une cause perdante. Il termina sa carrière dans les mineures en 1991.

Bref le repêchage supplémentaire est une chose du passé et peu de gens s'ennuie de lui mais ça a pu créer de belles histoires et permettre à des joueurs sous-estimés de prouver leur valeur.

mercredi 27 août 2014

Les capitaines : Floride




Les Panthers sont une espèce rare dans l'histoire des équipes d'expansion. Au lieu de trimer dur pendant plusieurs saisons avant de connaitre le succès, les Panthers eurent du succès presque immédiatement après leur création avant de connaitre des années de futilité. Au départ les Panthers étaient fondés sur une base solide avec un bon choix de joueurs lors du repêchage d'expansion et lors du repêchage amateur. Parmi le repêchage junior de 1993, 10 de leurs choix les aidèrent à se rendre à la finale cendrillon de 1996. Mais depuis ce temps, ils ne se sont jamais vraiment établis comme une équipe stable malgré qu'ils sont maintenant dans la ligue depuis 20 ans. Ils font partie des équipes les plus susceptibles de déménager advenant le cas d'un transfert d'équipe. Voici les 7 capitaines de leur histoire.





1. Brian Skrudland - 1993-1997
Skrudland débuta sa carrière avec les Canadiens en 1985 et y joua 8 saisons avant d'être échangé aux Flames en janvier 1993. Il fut réclamé par les Panthers l'été suivant et son expérience lui valut le titre de premier capitaine des Panthers. Contre toute attente, il mena la jeune équipe à la finale de 1996. Il joua par la suite avec les Rangers et les Stars où il termina sa carrière en 2000 et remporta une deuxième coupe Stanley.

2. Scott Mellanby - 1997-2001

Mellanby fut réclamé des Oilers d'Edmonton et devint une des premières vedettes de l'équipe. Il est surtout reconnu pour ce qu'on surnomme le "rat trick" où lors d'un match en octobre 1995, il tua un rat dans le vestiaire des Panthers à Miami et marqua 2 buts le même soir lors d'une victoire de 4-3. Il joua en floride jusqu'en 2001 lorsqu'il fut échangé aux Blues de St.Louis. Il termina sa carrière en 2007 en tant que capitaine des Thrashers d'Atlanta.

3. Pavel Bure - 2001-2002 (co-capitaine)
Suite à plusieurs problèmes entre lui et les Canucks, Bure fit la grève au début de la saison 98-99 et les Canucks l'échangèrent finalement aux Panthers en janvier 99. Avec eux, il remporta 2 fois le trophée Maurice Richard en 2000 et 2001. Il fut nommé co-capitaine en 2001 suite au départ de Mellanby mais l'équipe n'allait nulle part à ce moment et ils l'échangèrent aux Rangers à la date limite des transactions. Les blessures ont finalement eu raison de lui et il dut prendre sa retraite après la saison 2002-2003.

4. Paul Laus - 2001-2002 (co-capitaine)
Laus et Bure se partagèrent le titre de capitaine pour la saison 2001-02. Comme joueur, Laus était aux antipodes de Bure. Ce défenseur dur à cuire était le dernier joueur avec l'équipe originale depuis l'expansion de 1993. Il était un des favoris de la foule. Cepandant, comme Bure, il ne termina pas la saison, étant blessé suite à une bagarre et prit sa retraite à la fin de la saison.

5. Olli Jokinen - 2003-2008
Après une saison sans capitaine, les Panthers nommèrent Jokinen au début de la saison 2003-04. Il s'était joint aux Panthers en 2000 et devint lentement un des leaders offensifs de l'équipe avec des saisons de 16, 29 et ensuite 65 points en 2002-03. Il continua à produire durant les saisons suivantes mais l'équipe rata les séries à chaque saison sous son règne et fut échangé aux Coyotes en 2008. Il battit par la suite le record de matchs joués dans la LNH sans participer aux séries.

6. Bryan McCabe - 2009-2011
Après un divorce difficile avec les Maples Leafs, McCabe fut échangé aux Panthers en septembre 2008. Après une saison 2008-09 sans capitaine, l'équipe nomma McCabe comme successeur à Jokinen. Il demeura en poste jusqu'à la date limite des transactions en 2011 lorsqu'il passa aux Rangers de New York où il termina sa carrière.

7. Ed Jovanovski - 2013-2014

Les Panthers jouèrent sans capitaine pendant 2 saisons après le départ de McCabe. Ils nommèrent finalement un successeur pour la saison 2013-2014 en la personne de Jovanovski qui avait auparavant été repêché premier au total par les Panthers en 1994. Il joua avec les Panthers jusqu'en 1999 lorsqu'il fit partie de l'échange de Pavel Bure. Il connut plusieurs bonnes saisons avec les Canucks et les Coyotes avant de revenir en Floride en 2011. À la fin de la dernière saison, l'équipe le plaça au ballotage afin de racheter son contrat. Il faudra donc trouver un autre capitaine pour les Panthers… ou bien opter encore pour une année sans capitaine.


Bonus

Rob Niedermayer, le frère de Scott a aussi porté le "C" à une certaine époque. Je n'arrive pas à identifier à quelle période exactement mais je pense qu'il s'agirait de la saison 2000-2001 alors que Scott Mellanby ne joua que 40 matchs avant d'être échangé aux Blues. Rob était le premier choix de l'histoire de l'équipe en 1993 (5ème au total). Il joua avec les Panthers jusqu'en juin 2001 lorsqu'il fut échangé aux Flames en retour de Valeri Bure, frère du futur capitaine de l'équipe, Pavel Bure. Contrairement aux frères Bure, les Niedermayer réussiront à gagner la coupe Stanley ensemble, avec les Ducks d'Anaheim en 2007.

lundi 25 août 2014

Trêve de hockey #76 - Connie Mack








Il y a quelques semaines, lorsque les Athletics d’Oakland eurent quelques difficultés à s’entendre avec les autorités locales pour la signature d’un nouveau bail, il y eut des rumeurs de déménagement.  Bien que ces rumeurs ne fussent jamais réellement sérieuses, le lien avec Montréal s’est fait rapidement et certains se sont mis à rêver de voir cette équipe remplie d’histoire jouer ici.
 
Ces brèves rumeurs sont donc un bon prétexte pour écrire un texte sur celui qui a été la figure emblématique de l’équipe pendant si longtemps, Connie Mack.
 
Cornelius McGillicuddy (son véritable nom) a d’abord été joueur.  En tant que receveur, il joua dans la Ligue Nationale avec Washington de 1886 à 1889.  À noter que cette équipe porta plusieurs noms (Statesmen, Nationals, Senators), puisqu’à cette époque, il s’agissait plus de surnoms que de vraies marques déposées, comme c’est le cas aujourd’hui.
 
En 1890, il tenta sa chance avec Buffalo, une équipe de la Players’ League, une ligue qui tenta de faire compétition à la Nationale et qui ne dura qu’une seule saison.  Et pour la première fois, Mack fut actionnaire de cette éphémère équipe.  L’année suivante, il se retrouva avec les Pirates de Pittsburgh.  Il devint joueur-entraîneur à partir de 1894.  Ayant plus ou moins de succès, en plus d’avoir des différends avec le propriétaire qui interférait avec ses décisions sur le terrain, les Pirates le laissèrent aller après la saison 1896.
 
Il fut alors invité par Ban Johnson, le président de la Western League qui travaillait déjà à son projet d’en faire une deuxième ligue majeure, à diriger les Brewers de Milwaukee de sa ligue.  Il mit également la main sur 25% des actions de l’équipe.
 
Connie Mack avec le gérant des Senators de Washington,
Clark Griffith
 
Lorsque le projet de la nouvelle Ligue Américaine fut prêt en 1901, Mack devint gérant, directeur-gérant et actionnaire minoritaire (avec Ben Shibe) des nouveaux Athletics de Philadelphie.  Ce fut alors le début d’une très longue séquence où l’image de Mack fut indissociable de celle des Athletics.  Et il débuta son recrutement avec quelques joueurs vedettes des Phillies.
 
Grand et mince, Mack dirigeait son équipe en complet cravate, avec son chapeau melon ou son canotier (chose qui serait interdite aujourd’hui).  Véritable gentleman, il était d’un tempérament calme et ne buvait jamais.  Dans toute sa carrière de gérant, il ne fut expulsé d’un match qu’une seule fois.  Pour son équipe, il recherchait des joueurs avec une bonne attitude et d’une intelligence supérieure.  D’un point de vue stratégique, cela lui permettait de moins intervenir et de laisser ses joueurs jouer.  Mack s’est d’ailleurs débarrassé, malgré son talent, de "Shoeless" Joe Jackson, parce qu’il ne répondait pas à ses critères.
 
Dès 1902, Mack mena son équipe au championnat de la ligue, mais à ce moment, la Série mondiale n’existait pas encore.
 
En 1905, les Athletics gagnèrent encore le titre dans l’Américaine, avant d’affronter les Giants de New York en Série mondiale.  John McGraw, le gérant des Giants, affirma alors que le propriétaire Ben Shibe possédait un gros "éléphant blanc".  Bon joueur, Mack offrit un éléphant en peluche à McGraw, une vieille connaissance.  Le lanceur Christy Mathewson (que Mack avait failli signer) se chargea de battre les Athletics pratiquement à lui seul, mais l’équipe adopta l’éléphant comme symbole, et elle le conserve jusqu’à ce jour.
L'éléphant apparaît toujours sur l'uniforme
 des Athletics
 
En 1910, Mack avait eu le temps de reconstruire ses Athletics et ceux-ci remportèrent leur première Série mondiale, contre les Cubs.  En 1911, ils récidivèrent en prenant leur revanche contre les Giants de John McGraw, chose qu’ils feront de nouveau en 1913.
 
En 1914, les Athletics étaient les grands favoris, mais ils se sont finalement fait balayer par des Braves de Boston sortis de nulle part.
 
Ayant ensuite perdu des joueurs à la nouvelle (et passagère) Federal League, dont ses as lanceurs Eddie Plank et Chief Bender, Mack décida de reconstruire et échangea certains de ses joueurs restants.  Des problèmes financiers l’auraient incité à prendre cette voie.  Les Athletics passèrent alors les sept saisons suivantes en huitième et dernière place de la Ligue Américaine.
 
Mais Mack parvint à nouveau à reconstruire et avec des joueurs comme Mickey Cochrane, Jimmie Foxx, Al Simmons et Lefty Grove, Philadelphie remporta la Série mondiale en 1929 et en 1930. 
 
Les Athletics remportèrent le championnat de la Ligue Américaine en 1931, mais perdirent de justesse la Série mondiale face aux Cardinals.
 
En 1933, Mack mena la Ligue Américaine à la victoire lors du premier match des étoiles.  Il eut alors le dessus sur son vieux rival John McGraw, qui dirigeait la Nationale.
 
Par contre, la Grande Dépression finit par rattraper Mack.  L’équipe connut de nouveaux problèmes financiers et Mack dut à nouveau se départir de certains de ses joueurs.  De 1935 à 1946, les Athletics terminèrent derniers de la Ligue Américaine neuf fois sur douze.  Malgré cela, Mack fut élu au Temple de la Renommée du baseball en 1937, alors qu’il était toujours actif.
 
L’âge commençait à rattraper Mack, qui se débrouillait avec les moyens du bord.  Contrairement à la plupart des autres propriétaires, Mack n’avait pas fait fortune dans un autre domaine.  Le baseball représentait son occupation, son avoir et sa source de revenus.  Il devait donc gérer les finances en conséquence.
 
Mack avait également laissé certaines de ses actions à ses trois fils (deux de son premier mariage et un troisième de son autre union).  Son partenaire Ben Shibe était quant à lui décédé et ce sont ses fils qui avaient hérité de ses actions.  Il y avait donc plusieurs actionnaires et de prévisibles disputes en résultèrent.  Et comme si ce n’était pas assez, après des années de médiocrité, leurs rivaux en ville (et leurs locataires au Shibe Park depuis 1938), les Phillies, commençaient finalement à montrer des signes de vie.  Les assistances des Phillies étaient donc en hausse, et celles des Athletics en baisse.
 
C’est finalement après la saison 1950 (une autre dernière place) que Mack renonça à diriger les Athletics, à l’âge vénérable de 87 ans.  On rapporte qu’à ce moment, il lui arrivait de dormir sur le banc, de perdre momentanément la mémoire, d’appeler des joueurs qui avaient joué pour lui des décennies plus tôt et de prendre des décisions étonnantes.  Plus que jamais, Mack paraissait dépassé et issu d’une autre époque, même si son important bagage imposait toujours le respect. 
 
En cinquante-trois saisons à gérer un club des majeures (dont cinquante avec les Athletics), Mack cumula une fiche de 3775-4025.  C’est presque 1000 victoires de plus que le deuxième en lice, son rival John McGraw.  Il a de plus remporté cinq Séries mondiales.    
 
Par contre, la dispute entre propriétaires s’était finalement résout à la fin de cette même saison.  Les deux fils aînés de Mack finirent par racheter leur demi-frère, Connie Jr. et les héritiers Shibe, pour devenir les actionnaires de contrôle.  Mack demeura en place, mais dans un rôle symbolique.
 
En 1953, les frères Mack décidèrent de renommer le Shibe Park.  Celui-ci prit le nom de leur père et devint le Connie Mack Stadium.  Par contre, les affaires n’allaient pas mieux et ils avaient de grandes difficultés à faire face à la dette qu’ils avaient contractée pour racheter les autres actionnaires.
 
Connie Mack Stadium
C’est finalement à l’automne 1954 que les frères Mack durent se résoudre, au grand chagrin de leur père, à vendre le stade à leurs locataires, les Phillies, et le club à un investisseur qui le déménagea à Kansas City.  Bien qu’on aurait prédit le contraire quelques décennies plus tôt, ce sont les Phillies qui sont restés en ville et les Athletics qui quittèrent.
 
Connie Mack ne survécut pas longtemps au déménagement de son équipe.  Il se brisa une hanche et mourut quelques mois plus tard des complications reliées à sa chirurgie, en février 1956, à l’âge vénérable de 93 ans.
 
Le Connie Mack Stadium fut utilisé par les Phillies jusqu’en 1970.  Il est aujourd’hui démoli.
 
Ce n’est qu’en 1980 que les Phillies remportèrent leur première Série mondiale, après que les Athletics eurent connu une autre séquence glorieuse dans les années 1970, à Oakland cette fois.
 
Connie Mack III a plus tard été élu à la Chambre des Représentants, puis comme sénateur de la Floride.
 
Connie Mack IV a suivi les traces de son père et a également été élu à la Chambre des Représentants, toujours pour la Floride.
 
Sources: Reidenbaugh, Lowell, "Baseball’s Hall of Fame, Cooperstown, Where The Legends Live Forever" Arlington House, 1988, p.173-174, 293-294,
 
"Connie Mack" de Doug Skipper (sabr.org), wikipedia.org.

vendredi 22 août 2014

Les homonymes contemporains...








Je m'enlignais pour écrire un article afin de vous dire que, tout comme Chris Kontos, Tony Esposito avait un homonyme qui jouait de la batterie. En effet, un musicien/batteur de musique pop instrumentale borderline new age italien se nomme Tony Esposito...



Mais bon, en faisant mes recherches et comme la musique dudit Tony Esposito est un peu ordinaire, j'ai cru bon de parler d'autre chose, que j'ai découvert que la liste des joueurs ayant le même nom ayant évolué en même temps dans le monde du hockey.

C'est assez surprenant à quel point il y eut des homonyme contemporains dans la NHL :


Mike Boland (L'un portait une mousrache et a évolué quelques matchs avec les Sabres en 1978-79 et un seul avec les Souts en 1974-75, passant la majeure partie de sa carrière s'échelonnant dans les années 70 et au début des années 80 dans la IHL. L'autre évoluait avec les Nationals d'Ottawa de la WHA lors de leur unique saison en 1972-73 et a évolué durant deux matchs avec les Flyers en 1974-75

Alain Cote (L'un n'a pas marqué un but un soir de 1987, l'autre nous a fait faire un "WTF?"quand on a vu qu'il y avait une carte Pro Set d'Alain Côté avec le Canadien... C'est dans l'adversité comme ça qu'on découvre que des gens peuvent avoir le même nom... D'ailleurs, des années plus tard, j'ai eu la même réaction ("Voyons, c'est pas Alain Côté, ça...") en voyant le dernier entraîner le St-François de Sherbrooke... Je suis incorrigible...)



David Jensen (L'un était natif du Massachussetts joua 69 matchs avec les Capitals et les Whalers, l'autre était natif du Minnesota et a joué 19 matchs avec les North Stars et a fait partie de l'équipe Olympique américaine lors des jeux de Sarajevo.


Bob Kelly (Un nom de tough... L'un était un Battleship, l'autre un Hound Dog


(Battleship...)


Claude Larose (L'un était franco-ontarien et a remporté 5 Coupes Stanley avec le Canadien, l'autre était natif de St-Jean et a passé la majeure partie de sa carrière dans la WHA avec les Stingers de Cincinnati et joua 25 matchs dans la NHL avec les Rangers en 1979-80...)

Bob Murdoch (L'un a remporté deux Coupes Stanley avec le Canadien (1971, 1973), a participé au match des étoiles en 1975 alors qu'il était un membre des Kings. Plus tard, en tant qu'entraîneur, il se mérita le Jack-Adams et une superbe carte Pro Set lors de son court passage derrière le banc des Jets. L'autre Bob Murdoch n'a pas eu le lustre du premier, mais a tout de même joué 260 matchs dans la NHL avec les Seals, les Barons et les Blues...)  





Bob Murray (L'un passa 194 matchs dans la NHL entre 1973-74 et 1976-78 avec les Flames d'Atlanta et les Canucks alors que l'autre, un peu plus connu, passa une quinzaine d'années avec les Blackhawks)


Alexandre Picard (Les deux ont le même âge et évoluent toujours dans le monde du hockey. L'un s'est beaucoup promené dans la NHL et a passé un court moment avec le Canadien et évoluait en Autriche l'an dernier alors que l'autre a passé plusieurs saisons avec les Blue Jackets et évoluait l'an dernier en Suisse avec Genève Servette. À noter qu'un Alexandre Picard-Hooper évoluait avec les Redmen de McGill dans les dernières années)





Stephane Richer (Eux aussi avaient le même âge... L'ont toujours d'ailleurs... L'un est le dernier joueur du Canadien a avoir marqué 50 buts en une saison, deux fois plutôt qu'une, l'autre s'est beaucoup promené, jouant 27 matchs en tout dans la NHL avec les Bruins, le Lightning et les Panthers sur une carrière de près de 20 ans passée pour la plupart dans la AHL et en Allemagne.)


Steve Smith (L'un a marqué dans son propre but mais a trois fois son nom sur la Coupe Stanley et l'autre n'a joué que 18 matchs dans la NHL avec les Sabres et les Flyers. Leur homonymie a d'ailleurs fait en sorte que la carte O-Pee-Chee 1988-89 du premier comportait une information sur le second...)



Petr Svoboda (L'un a été le premier tchèque à jouer 1000 matchs dans la NHL et a joué assez longtemps pour évoluer en même temps que le second, 14 ans plus jeune. Ce dernier ne joua que 18 matchs avec les Maple Leafs lors de la saison 2000-01.)


Petr Sykora (L'un connut une carrière de plus de 1000 matchs et 700 points et deux Coupes Stanley  (en 2000 et 2009) dans la NHL couronné par un retour inattendu en 2012-13 dans la NHL après un détour en Europe. L'autre a également eut deux passages dans la NHL, mais moins significatifs que ceux du premier. Le premier passage en fut un de 2 matchs en 1998-99 avec les Predators et l'autre fut en 2005-06 avec les Capitals avec qui il joua 10 matchs. Il évoluait toujours en République Tchèque l'an dernier avec Pardubice, l'équipe avec laquelle il a passé la majeure partie de sa carrière...)




Ron Wilson (L'un a été repêché par le Canadien en 1976 et a joué deux fois dans le système de l'équipe, une fois au début de sa carrière sans percer l'alignement et une autre fois au milieu des années 90 avec le Grand Club, avant d'entreprendre une carrière d'entraîneur. L'autre est celui qui es tout autant entraîneur mais est le plus connu des deux. Ce dernier a joué 177 matchs dans la NHL entre 1977-78 et 1987-88 avec les Leafs et les North Stars...


Et le meilleur pour la fin...

Greg Adams (Ces deux Greg Adams ont la particularité d'avoir été les seuls homonymes à avoir joué ensemble dans la NHL avec la même équipe. Le plus vieux, Greg C. Adams, s'était beaucoup promené dans la NHL mais avait passé une bonne de sa carrière débutée en 1980-81 avec les Capitals quand il fut échangé aux Canucks en 1989 lors de la date limite des transactions. L'autre Greg Adams, lui, évoluait avec les Canucks depuis une saison et était une des vedettes à l'attaque de l'équipe lorsque son homonyme s'amena sur la West Coast. Comme il était le plus jeune, on le surnomma "Gus" dans le vestiaire, surnom qui lui resta par la suite. Le premier prit le chemin de Québec l'été suivant alors que Gus évolua jusqu'en 1995 avec les Canucks, faisant donc activement parti de l'équipe qui atteint la finale de 1994.)

(Gus...)

Je ne sais pas si j'ai oublié des joueurs, mais...

Vous m'excuserez d'ailleurs d'avoir exclus les Jim et Jimmy Watson, les Niklas et Nicklas Bäckström  ainsi que les Matt et Matthew Carle parce que leur prénom était différent...