vendredi 17 avril 2015

L'héritage des Nordiques dans le Midwest







Mathieu m'a récemment fait parvenir cette photo :



Il s'agit des Panthers de Lakeville North, une équipe d'un high school du Minnesota...


Ce que j'aime, c'est que j'ai l'impression qu'il s'agit d'un mash-up du logo des Nordiques et de celui du Normandin à cause de la barre à gauche...



Bah, j'exagère...

C'est par contre le contraire du premier logo des Admirals de Milwaukee



Considérant que Milwaukee a été habité en premier par un canadien-français du nom de Solomon Juneau au début du 19e siècle... Ah l'héritage canadien-français du Midwest...

mercredi 15 avril 2015

L'hommage du Collège Français de Longueuil à Jean Béliveau




Je suis allé hier voir le troisième match de la série finale de la LHJQ entre le Collège Français de Longueuil et les Cougars de Collège Champlain de Sherbrooke... J'ai cru bon remarquer que les chandails du Collège Français de Longueuil possèdent un hommage à Jean Béliveau :



Vous ne le voyez peut-être pas bien, mais il y a un petit "4" brodé à gauche sur le chandail...

Parlant du Colisée Jean-Béliveau... Je vais voir beaucoup de hockey durant l'hiver et je vais un peu partout dans un rayon d'environ une heure et demie de route de Montréal et j'ai rarement vu un aréna aussi étrange que celui-là. Vous m'excuserez de n'y être jamais allé, mais bon... J'aimerais connaître l'architecte qui a dessiné les plans de cet aréna... Tout est étrangement disposé, fait pour que personne n'aime l'expérience... Difficile de croire qu'il s'agit du plus gros aréna de l'une des plus grosses villes du Québec... 

Remarquez que je suis allé à Laval au Colisée cet hiver et que je n'ai pas plus été impressionné...

Pour ce qui est du match, les locaux (un des pires nom...) l'ont emporté par la marque de 5 à 3 et la série est maintenant menée par Sherbrooke 2 matchs contre 1...

D'ailleurs, j'aime beaucoup le hockey de la LHJQ, le hockey y est très offensif, il y a beaucoup de buts, que voulez-vous de plus... J'y ai vu d'ailleurs à Montréal-Est au début des séries un des matchs les plus fous que j'ai vu de ma vie. L'équipe de Montréal-Est, les Rangers, menait 8 à 3 contre les Inouks de Granby au milieu de la 2e et, d'une manière épique, les visiteurs ont remonté la pente et ont remporté le match 10 à 8 et éliminé les locaux dans les dernièes minutes du match...

Vous savez, le genre de match dont je vais me rappeler toute ma vie...

lundi 13 avril 2015

Gerry, Carey et Colin Wilson








Gerry Wilson jouait au niveau junior dans l’ouest canadien et semblait promis à un brillant avenir.  Il eut même l’occasion de jouer trois matchs avec les Canadiens en 1956-57.  Toutefois, une blessure au genou est venue contrecarrer ses plans.  Wilson avait par contre un plan B plus que valable.  Il fut admis en médecine et devint éventuellement chirurgien-orthopédiste. 
 
En 1973, il reçut une bourse pour quitter Winnipeg et aller à Stockholm pour ses études postdoctorales.  Une fois là-bas, il put compter sur un jeune adjoint de recherche qui se nommait Anders Hedberg.  Celui-ci jouait également au hockey pour le Djurgarden de la Ligue Élite suédoise.  Les deux se sont immédiatement bien entendus.
 
Pendant ce temps, Bobby Hull s’était joint aux nouveaux Jets et à la nouvelle AMH en raison d’un faramineux contrat.  Par contre, autre que lui, le talent au sein de l’équipe était un peu plus limité et Hull commençait à déchanter.
 
À ce moment, il y avait très peu de joueurs européens en Amérique du Nord. (voir texte du 19 août 2011)  Dans la LNH, on les regardait de haut et on les trouvait peu robustes.
 
Wilson connaissait Billy Robinson, le recruteur en chef des Jets, et ce dernier lui dit que l’équipe avait besoin d’aide.  De son côté, Wilson était devenu convaincu que plusieurs joueurs suédois étaient suffisamment talentueux pour jouer avec succès en Amérique du Nord.  Il lui recommanda donc son copain Hedberg, ainsi que deux autres joueurs dont Hedberg lui avait parlés : Ulf Nilsson et le défenseur Lars-Erik Sjoberg.  Robinson dut alors convaincre Ben Hatskin, le propriétaire des Jets (texte du 8 septembre 2014) de lui allouer un budget pour se rendre en Suède et en Finlande.  Heureusement, Robinson connaissait un agent de voyage qui lui dénichait des billets d’avion vers la Scandinavie à prix raisonnable…
 
Les Jets embauchèrent alors plusieurs joueurs suédois et finlandais, malgré les sceptiques.   Les résultats furent par contre des plus heureux.  Le jeu créatif, rapide et ouvert de Nilsson et Hedberg compléta à merveille celui de Hull, qui marqua 77 buts en 1974-75.  Les Jets remportèrent par la suite la Coupe Avco en 1976, 1978 et 1979.  De leur côté, les européens prirent par après de plus en plus de place dans le hockey nord-américain, autant en influence qu’en nombre.  Glen Sather affirma plus tard qu’il avait bâti les Oilers des années 1980 basé sur ce qu’il avait vu de Nilsson, Hedberg et compagnie.
 
Mais là ne s’arrête pas le lien de la famille Wilson avec le hockey.
 
Alors qu’il était à Dartmouth College, une prestigieuse université du New Hampshire, le fils de Gerry, Carey, a été repêché par les Black Hawks.  Il s’est toutefois retrouvé avec le HIFK d’Helsinki, où il a joué avec son frère jumeau Geoff.  Entre temps, ses droits furent échangés aux Flames contre Denis Cyr. (voir texte du 5 août 2011)  C’est après avoir fait partie de l’équipe olympique canadienne (qui termina quatrième) en 1984 à Sarajevo, que Carey fit ses débuts dans la LNH, avec les Flames.
 
Après une saison de 72 points, il connut sa meilleure saison à vie en termes de buts en 1985-86, avec 29.  Cette même année, les Flames se rendirent en finale pour la  première fois de leur histoire, qu’ils perdirent contre les Canadiens.
 
En janvier 1988, Carey fut échangé aux Whalers avec Neil Sheehy (voir texte du 5 août 2013) contre Dana Murzyn (voir texte du 5 juin 2013).  Il passa plus tard aux Rangers dans un échange impliquant Brian Lawton (voir texte du 29 septembre 2014), avant de retourner à Hartford, puis de revenir à Calgary.  Il subit une blessure au genou en 1993 qui, comme pour son père, mit fin à sa carrière.
 
Mais l’histoire de famille se poursuit.
 
Le fils de Carey, Colin, est né au Connecticut pendant qu’il s’alignait avec les Whalers.  Après un passage à Boston University, Colin fut repêché septième au total en 2008 par les Predators de Nashville.  Il mit peu de temps à faire l’équipe et il y est toujours.
 
Le docteur Gerry Wilson, qui en plus d’avoir été médecin des Jets à un moment, a également travaillé avec les Blue Bombers de la LCF et le Royal Winnipeg Ballet, est décédé en 2011, à l’âge de 73 ans.
 
Sources :
 
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.174-178,
 
″Prominent hockey supporter dies at 73″ de Gordon Sinclair Jr., 23 mars 2011, Winnipeg Free Press (winnipegfreepress.com), ″Tom Thompson’s Blog: How Dr. Gerry Wilson changed the NHL″ de Tom Thompson, 31 mars 2011, The Hockey News (thehockeynews.com), hockeydb.com, legendsofhockey.net.

samedi 11 avril 2015

Eddie Convey dans un filet désert...








Dans sa célèbre série de livres sur les "Original 6", Brian McFarlane raconte, dans le livre sur les Leafs, une hisoire hilarante concernant un joueur nommé Eddie Convey.

Eddie Convey avait débuté sa carrière dans l'organisation des Leafs et s'était développé en même temps que des joueurs devenus des grands pour les Leafs tel que Red Horner, Charlie Conacher et King Clancy au sein des filiales du club. Convey fut d'ailleurs une des bougie d'allumage de St. Michael's Majors lors de leur conquête de la Coupe Memorial de 1929. Contrairement à ses amis, Convey, pas mal moins talentueux, lui, ne fit pas le grand saut vers les Leafs et se trouva de la job avec Americans de New York, équipe de bas de fond de la NHL.




Sans trop de succès dans la NHL avec les Americans (étrangement, McFarlane s'est trompé et dit qu'il jouait pour les Rangers...), Convey ne trouvait aucun moyen de noircir la feuille de score et se voyait dorénavant menacé d'être rétrogradé dans la AHL. Alors que les Americans furent de passage à Toronto, les anciens collègues de Convey eurent vent que si Convey ne marquait pas, sa carrière dans la NHL allait être terminée très rapidement. Voulant aider leur ami, King Clancy et Charlie Conacher discutèrent avec le gardien Lorne Chabot afin de laisser leur ami Convey marquer un but après que les Leafs aient une confortable avance.

Alors que le match se déroula en vitesse grand V pour les Leafs, vint donc un moment où, alors qu'ils menaient 4-0, Conacher fit signe à Chabot de laisser Convey marquer. Ainsi, Conacher fit un geste faible pour échapper la rondelle et la laisser à Convey qui partit en échappée alors que Chabot fit un geste douteux laissant le filet ouvert. Voyant le filet s'ouvrir, Convey lança un boulet de canon... très loin du filet...

Voyant cela, Conacher et Clancy allèrent convaincre leur gardien de laisser une autre chance à Convey. Peu convaincu, Chabot finit par accepter. Durant jeu autour du filet, Clancy fit semblant d'echapper la rondelle et la remit à Convey, aussitôt Chabot se jeta sur tout son long, laissant le filet grand ouvert dans sa partie supérieure. Convey voyant cela, il décocha un tir pour atteindre la partie supérieure qui se retrouva directement... sur la pomme d'Adam du gardien et non dans le but... 

Frustré, Chabot fit signe à ses coéquipiers qu'ami ou pas, c'est fini, leur ami étant trop jambon pour marquer dans un filet grand ouvert...

Convey ne marqua pas tant plus durant sa carrière dans la NHL. En fait, il marqua qu'un seul but dans sa carrière de 38 matchs en 3 saisons dans la NHL. Il passa par la suite beaucoup d'années dans la AHL, notamment avec les Hornets de Pittsburgh, participant même au match des étoiles de 1938. 

Eddie Convey mourut en 1969. Apparemment que les joueurs impliqués dans cette histoire l'ont gardée secrète jusqu'à la mort de ce dernier, ne voulant pas l'embarrasser... 

lundi 6 avril 2015

Dunc Munro




Dunc Munro était un gagnant.  Il a à son palmarès pratiquement tous les titres qu’il pouvait espérer.
 
En 1919, il s’aligna avec l’équipe de l’Université de Toronto qui se mérita la toute première Coupe Memorial.  En 1919 et en 1920, il s'est également aligné avec les Argonauts de Toronto.  S'il y était resté une saison de plus, il aurait aussi pu se mériter la Coupe Grey, puisque les Argos l'ont emporté en 1921.
 
Après une deuxième saison à l’université, il se dirigea vers le niveau senior, avec les Granites de Toronto.  Encore une fois, le succès fut au rendez-vous.  Les Granites remportèrent la Coupe Allan (un championnat qui existe encore, mais qui avait plus d’importance à ce moment) en 1922 et en 1923.
 
Le triomphe de 1923 valut aux Granites un billet pour Chamonix, lieu des premiers Jeux Olympiques d’hiver, en 1924.  Le Canada étant à ce moment complètement dominant sur la scène internationale, il n’eut aucune difficulté à remporter l’or.  (voir texte du 25 janvier 2014)  Munro ajouta donc ce titre à sa fiche.  Et comme à ce moment, le tournoi olympique faisait office de championnat du monde, techniquement, Munro a aussi gagné ce titre.
 
L’automne suivant, Munro fit finalement le saut chez les professionnels, en signant avec les nouveaux Maroons de Montréal.
 
Le grand défenseur s’imposa et en 1926, il fut nommé capitaine, comme il l'avait été au sein de l'équipe olympique.  Encore une fois, Munro ajouta à sa collection en remportant la Coupe Stanley cette même année (seulement la deuxième saison des Maroons).  Il devint donc le premier à remporter la combinaison Coupe Memorial – Coupe Stanley.  En plus, si on ajoute la Coupe Allan et l’or olympique à l’équation, le phénomène est encore plus rare.
 
Munro fut aussi l’un des premiers à revendiquer d’être payé un peu plus décemment.  Ses démarches lui valurent éventuellement un salaire de 11 000$ par saison (environ 150 000$ en dollars d’aujourd’hui). 
 
Durant les séries de 1928, les Maroons éliminèrent pour la seule fois de leur histoire leurs rivaux montréalais et se rendirent à nouveau en finale.  Ils durent par contre baisser pavillon devant les Rangers.
 
Au premier match de 1928-29, Munro fut victime d’un léger malaise cardiaque et dut renoncer au reste de la saison.
 
Malgré cela, Munro n’eut pas peur de s’atteler à la tâche.  Il reprit non seulement sa carrière de joueur en 1929-30, mais il y ajouta également les fonctions d’entraîneur et de directeur-gérant.
 
Il permit aux Maroons de redevenir respectables après une saison difficile, mais ça ne dura pas.  En 1930-31, il joua peu et fut éventuellement congédié comme entraîneur.  Il joua une dernière saison en 1931-32 avec les Canadiens.
 
À sa retraite, il devint président de l’éphémère ligue de crosse intérieure, où jouaient quelques équipes de la LNH.  (voir texte du 30 octobre 2014)
 
Après avoir fait quelques autres crises cardiaques, une lui fut ultimement fatale.  Il mourut en 1958, à l’âge de 56 ans.
 
Sources : ″One of Original Montreal Maroons Dies″, Montreal Gazette, 4 janvier 1958, p.8, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 4 avril 2015

Les Capitaines : Arizona (et anciens Jets)








Avant d'évoluer en Arizona, les Coyotes furent la première incarnation des Jets de Winnipeg, d'abord dans l'AMH où ils furent la meilleure équipe de l'histoire du circuit maudit de 1972 à 1979 et ensuite dans la LNH. L'entrée dans la grande ligue en 1979-80 fut plus difficile pour les Jets alors que plusieurs joueurs quittèrent l'équipe lors du repêchage de réclamation de la ligue et l'équipe termina dernière lors de ses deux premières saisons. Ils devinrent plus compétitifs éventuellement mais étaient dans la même division que les Oilers et les Flames donc ils connurent peu de succès en séries. Dans les années 90, les affaires n'allaient pas bien pour les anciennes équipes de l'AMH et les Jets, comme les Nordiques et les Whalers, déménagèrent. Les Coyotes de Phoenix ne firent pas mieux que leurs prédecesseurs et ont aussi connu leurs parts de problèmes financiers, forcant même la ligue à racheter l'équipe. Cette saison, l'équipe changea de nominatif régional pour désormais s'appeler les Coyotes de l'Arizona.

Au moins, les Coyotes peuvent se vanter d'avoir des capitaines stables au sein de leur franchise, seulement 3 joueurs des Coyotes ont porté le "C" depuis les débuts de l'équipe en 1996. Pour leur part, les Jets en eurent 13 en 24 saisons.

Voici les capitaines des Jets.




1. Ab McDonald 1972-1974
McDonald était un ailier défensif qui gagna 4 coupes Stanley avec les Canadiens et les Blackhawks avant de voir son temps d'utilisation diminuer par la suite avec les Red Wings. L'expansion de 1967 lui permit de retrouver du lustre et il devint le premier capitaine des Penguins. Il joua aussi 3 saisons avec les Blues avant de faire le saut dans l'AMH en 1972. Il se retira après la saison 1973-74.

2. Danny Johnson 1974-1975
Johnson était un produit des Maple Leafs mais ne réussit jamais à percer leur alignement. Il put enfin gouter à la LNH en 1970 après avoir été repêché par les nouveaux Canucks de Vancouver. Il fit toutefois le saut dans l'AMH en 1972 et succéda à McDonald pour sa dernière saison professionnelle en 1974-75.

3. Lars-Erik Sjoberg 1975-1978, 1979-1980
Jouant dans l'ombre des Hull, Nilsson et Hedberg, Lars-Erik Sjoberg était la pierre angulaire de la défense des Jets qu'il mena à 3 conquêtes de la coupe AVCO. Il était un des meilleurs défenseurs de la ligue rebelle. Il manqua la majeure partie de la dernière saison de l'AMH en 1978-79 à cause d'une blessure au tendon d'Achille mais revint toutefois pour la première saison des Jets dans la LNH. Il devint par le fait même le premier capitaine né en europe de l'histoire de la ligue. La première saison des Jets dans la LNH en fut toutefois une à oublier et il préféra se retirer en 1980.

4. Barry Long 1978-1979
Long débuta sa carrière avec les Kings en 1972 mais n'étant utilisé qu'en tant qu'attaquant défensif, il préféra aller dans l'AMH et avoir un rôle plus offensif. Il joua trois ans avec les Oilers avant d'être échangé aux Jets en 1976. Il remplaça Sjoberg durant la saison 1978-79 alors que ce dernier fut blessé. Lors de la fusion avec la LNH, il fut réclamé par les Red Wings mais fut retourné à Winnipeg la saison suivante. Il se retira en 1982.

5. Morris Lukowich 1980-1981
L'entrée dans la LNH ne fut pas de tout repos pour la meilleure équipe de l'AMH mais Lukowich s'imposa comme la première vedette offensive de l'équipe au début des années 80. Il arriva avec les Jets en 78-79 et connut une saison de 65 buts cette année-là. Il fut nommé capitaine au départ de Sjoberg mais ne garda le titre qu'une seule saison. Il quitta pour les Bruins en 1985 et prit sa retraite en 1987 avec les Kings.

6. Dave Christian 1981-1982
Membre d'une grande famille de hockey américaine, Christian débuta avec les Jets en 1980, une semaine après avoir remporté l'or aux Olympiques lors du "Miracle on ice". Il devint rapidement un des meilleurs joueurs des Jets mais comme Lukowich, il ne fut capitaine que pour une seule saison. Après la saison 82-83, il fut échangé aux Capitals suite à une dispute contractuelle. Il joua 7 saisons avec Washington et 4 autres avec Boston et Chicago avant de prendre sa retraite en 1996 dans la IHL.

7. Lucien DeBlois 1982-1984
DeBlois joua pour 6 équipes dans la LNH et c'est avec les Jets qu'il connut ses meilleures saisons. Il fut capitaine pour 2 de ceux-là et après une saison de 79 points en 83-84, il fut échangé aux Canadiens où il remporta la coupe Stanley en 1986. Il joua aussi pour les Rangers, Rockies, Nordiques et Maple Leafs. Il termina sa carrière en faisant un retour avec les Jets en 1992.

8. Dale Hawerchuk 1984-1989, 1989-1990 (co-capitaine)
1er choix au total en 1981, Hawerchuk fut le visage de la franchise durant les années 80. Il joua 9 ans à Winnipeg et termina à chaque fois premier compteur de l'équipe et obtenant 6 saisons de plus de 100 points. Il occupa le poste de capitaine pour 5 saisons suite à quoi l'équipe décida de partager le titre de capitaine à 3 joueurs en 1989-90. Après une saison décevante (selon les standards auquel il nous avait habitué) de 81 points cette année-là, les Jets décidèrent de l'échanger dans une méga transaction avec les Sabres. Il joua avec les Sabres pendant 5 ans et ensuite pour les Blues et les Flyers avant de prendre sa retraite en 1997. Il demeure un des seuls joueurs des Jets à être admis au temple de la renommée (avec Bobby Hull et Serge Savard et bientôt Teemu Selanne). Son numéro 10 fut retiré par les Coyotes en 2007, même s'il n'a jamais porté leur chandail.

 9. Thomas Steen 1989-1991 (co-capitaine)
Un des meilleurs joueurs de l'histoire des Jets et un des plus sous-estimés de son époque, Steen joua 14 saisons avec l'équipe et détient le record du plus de matchs joué avec les Jets (950). Il fut tri-capitaine en compagnie d'Hawerchuk et Randy Carlyle en 89-90 et ensuite co-capitaine avec Carlyle après le départ d'Hawerchuk. Il joua avec les Jets jusqu'en 1995 suite à quoi l'équipe retira son numéro 25, tout juste avant le départ pour Phoenix. Il reprit du service en 1996 en Allemagne et joua jusqu'en 1999. Il se retira ensuite de nouveau et annonça sa retraite en même temps que Wayne Gretzky.

10. Randy Carlyle 1989-1991 (co-capitaine)
Carlyle débuta sa carrière avec les Maple Leafs en 1976 mais fut rapidement échangé aux Penguins en 1978. Il sera capitaine des Penguins de 1981 à 1984 suite à quoi il fut échangé aux Jets. Il joua de 84 à 1993 avec Winnipeg mais ses dernières saisons comme co-capitaines furent ponctuées de nombreuses blessures et il abandonna le "C" en 1991.

11. Troy Murray 1991-1993
Murray était une pièce importante de l'attaque des Blackhawks durant les années 80. Il gagna d'ailleurs le trophée Selke en 1986. Il s'amena à Winnipeg lors d'un échange en 1991 et fut aussitôt nommé le nouveau capitaine de l'équipe. Son séjour à Winnipeg fut toutefois de courte durée alors qu'il fut ramené à Chicago durant la saison 92-93. Il joua ensuite pour les Senators, les Penguins et l'Avalanche avec qui il termina sa carrière avec une coupe Stanley en 1996.

12. Dean Kennedy 1993
Kennedy était un défenseur robuste mais effacé qui roula sa bosse avec les Kings de 1982 à 1989 et ensuite avec les Rangers et les Sabres de 1989 à 1991. Il s'amena avec les Jets en octobre 1991 et aida à stabiliser la défense de l'équipe. Il obtint le "C" à la suite du départ de Murray et le garda pour le reste de la saison 92-93. Il joua une autre saison avec les Jets mais fut réclamé au ballotage par les Oilers au retour de la grève de 1994. Il termina sa carrière à Edmonton en 1995.

13. Keith Tkachuk 1993-1995, 1996-2001
Repêché 19ème au total en 1990 (choix obtenu des Sabres dans l'échange d'Hawerchuk) Tkachuk débuta avec l'équipe en 1992 et devint un des meilleurs attaquants des Jets. Il fut nommé capitaine lors de la saison 93-94 mais au début de la saison 95-96, les Blackhawks espéraient le réunir avec Jeremy Roenick et lui firent une offre de contrat hostile qu'il accepta alors qu'il était agent libre avec restriction. Malgré leur situation financière précaire, les Jets égalèrent l'offre. L'équipe lui retira le "C" mais il connut tout de même une saison de 50 buts lors de la dernière année de l'équipe à Winnipeg. Il retrouva le "C" lors du dernier match de l'équipe avant le déménagement alors que Kris King fut blessé. Il fut renommé capitaine permanent des Coyotes lors de leur arrivée à Phoenix et garda ce titre jusqu'en 2001 lorsqu'il fut échangé aux Blues. Il joua à St. Louis jusqu'en 2011 sauf le temps de quelques matchs en 2007 avec les Thrashers.

14. Kris King 1995-1996
King était un robuste attaquant avec les Red Wings et les Rangers avant de s'amener à Winnipeg en 1992 avec Tie Domi en retour d'Ed Olczyk. Il remplaça Tkachuk comme capitaine lors de la saison 1995-96 mais perdit le titre la saison suivante lors du déménagement à Phoenix. Il joua ensuite avec les Maple Leafs et les Blackhawks jusqu'en 2001.

15. Teppo Numminen 2001-2003
Un des meilleurs joueurs finlandais de l'histoire, Numminen était un défenseur fiable et durable qui joua 15 saisons avec les Jets et les Coyotes. Il succéda à Tkachuk en 2001 et fut capitaine jusqu'à son échange à Dallas en 2003. Il joua par la suite pour les Sabres de 2005 à 2009. Son numéro 27 fut retiré par les Coyotes par la suite. Il est au 2ème rang pour le nombre de matchs joués dans la ligue par un joueur européen avec 1372 matchs, derrière Nicklas Lidstrom.

16. Shane Doan 2003 -
Doan débuta sa carrière lors de la dernière saison des Jets à Winnipeg en 95-96. Il mit quelques saisons à vraiment se mettre en marche et à partir de la saison 99-2000 il marqua 20 buts et plus lors de 9 saisons d'affilée et s'établit comme leader chez les Coyotes. Il succéda à Numminen au début de la saison 2003-04 et est toujours avec l'équipe malgré l'instabilité de la franchise et les rumeurs d'échange le concernant. Il est maintenant le meneur pour les matchs joués avec la franchise Jets/Coyotes et est deuxième pour les buts et les points derrière Dale Hawerchuk.

jeudi 2 avril 2015

Y a-t-il un gardien dans l'aréna ?, 2eme partie







Si vous avez raté la première partie de cet article, voir texte du 17 mars 2015.

Rob Laurie
Rob Laurie mériterait un article à lui seul. Après 4 années passé dans le programme de hockey de Western Michigan University, Laurie fit le saut dans le hockey professionnel avec le Rampage de Roanoke Valley. À la fin de cette première saison professionnelle, Laurie participa à une saison avec les Bullfrogs d'Anaheim, une équipe de hockey à patins alignés. De retour au hockey sur glace, il promena baluchon pour les 10 années suivantes dans 12 villes différentes, au sein de 5 ligues, sans jamais jouer avec une équipe de la LNH. Il accrocha ses jambières en 2002.

En avril 2013, les jambières de Laurie durent être décrochées. Jonas Hiller s'était blessé le matin à l'entraînement. Bien que les Ducks ait rappelé le gardien Igor Bobkov, il y avait de fortes chances que son vol arrive trop tard pour le début du match. Ils avaient donc besoin d'un gardien pour seconder Victor Fasth. Habitant dans la région d'Anaheim, Laurie reçu un appel des Ducks. Il prit part à l'échauffement d'avant-match et regarda le match au banc des joueurs jusqu'à l'arrivée de Bobkov, après plus de 3 minutes jouées en 1ère période.

Neuf mois plus tard, Laurie vit de nouveau de l'action au Honda Center d'Anaheim, mais cette fois dans le clan adverse. Les Canucks devait affronter les Ducks avec, en principe, Roberto Luongo comme gardien partant, mais Luongo avait subit une blessure la veille contre les Kings. Cory Schneider étant déjà sur le carreau, les Canucks firent appel au service de Laurie (suite aux recommandation des Ducks) afin de seconder Eddie Lack. Cette fois, Laurie put regarder l'entièreté du match aux côtés des joueurs des Canucks.

Puis, deux mois plus tard, le Wild du Minnesota était en visite à Los Angeles, sans leur gardien numéro 1 (Nicklas Backstrom, blessé). Darcy Kuemper devait être le gardien partant mais il subit une blessure au "haut-du-corps" lors de l'entraînement matinal. Certes, Ilya Bryzgalov était disponible afin de garder les buts, mais toujours fallait-il qu'il ait un substitut, au cas où. Puisque Laurie était près (et probablement prêt !), le Wild lui ont fait signé un essai professionnel d'une journée. Il put donc porter le chandail d'une 3e équipe différente en 11 mois seulement.


Ryan Lowe
J'adore son stock, look vintage !
En novembre dernier, les Sharks se sont retrouvé avec quelques blessés devant les filets. Alex Stalock, le substitut habituel de Antti Niemi, était blessé au genou. Celui qui prenait sa place, Troy Grosenick, se blessa lors de l'entraînement matinal des Sharks, précédent un match contre les Flames de Calgary. San Jose se tourna donc vers un gardien local et entraineur pour les Sharks Jr de San Jose, Ryan Lowe.

Lowe était le gardien de l'équipe de hockey de San Jose State lors de son passage au collège, étant nommé trois fois sur les équipes d'étoiles de la région. Après sa graduation, il fut une vingtaine de fois dans l'alignement des Grizzlies de l'Utah de la East Coast League, ses services n'étant requis qu'une seule fois. Dès la saison suivante, il déménagea ses pénates en Australie pour s'aligner avec les Knights de Canberra pour deux saisons et une saison avec les Bears de Sydney, au sein de l'AIHL.



Nathan Deobald

  En mars 2010, Nathan Deobald fut appelé en renfort par les Oilers lorsque Devan Dubnyk dut déclarer forfait à cause d'une grippe.

Les Oilers avaient rappelé Bryan Pitton de leur club-école, mais il n'aurait pas pu arriver à temps pour le match opposant les Oilers aux Canucks. Troisième gardien au sein du programme de hockey de l'Université de Calgary, Deobald n'avait participé qu'à une seule rencontre dans la ligue universitaire. Heureusement pour lui, des dépisteurs des Oilers étaient présent au match et il leur fit assez bonne impression pour qu'ils se rappellent de lui.






Jordan White

Lorsque Antero Niittymaki s'est blessé à l'aine le matin d'un match opposant les Sharks aux Canucks à Vancouver, San Jose se sont mit à la recherche d'un gardien pouvant seconder Antti Niemi. Ils demandèrent les services du gardien partant de l'Université de Colombie-Britannique, Jordan White.

Ayant joué trois saisons dans la Ligue de l'Ouest (WHL) avec les Cougars de Prince George et les Winter Hawks de Portland, White en était à sa deuxième année universitaire lorsqu'il reçu l'appel de la LNH.

Brett Willows

Willows avec le Varsity Blues de l'Université de Toronto
Lors du match d'octobre 2013 opposant les Hurricanes de la Caroline aux Maple Leafs à Toronto, Josh Leivo des Maple Leafs entra en collision dès la première minute du match avec son gardien, James Reimer. Reimer fut blessé sur la séquence et dût quitter le match. Gardien pour le Varsity Blues de l'Université de Toronto, Brett Willows fut appelé à seconder Jonathan Bernier.

Willows était au restaurant lorsqu'il reçut l'appel de l'entraîneur des gardiens de Toronto. Il a rapidement quitter la table, alla chercher son équipement à l'Université (et y laissa sa casquette du Canadiens par le fait même) et se dirigea vers le Air Canada Center. Il ne reçu cependant pas l'autorisation de s'assoir au banc des joueurs car son contrat amateur ne put être envoyé à temps à la ligue. Il regarda donc le match à partir du vestiaire, avec son équipement sur le dos.

lundi 30 mars 2015

Joe Benoit


Originaire de l’Alberta, Joseph Benoit s’est retrouvé à partir de 1936, avec les Smoke Eaters de Trail (voir texte du 18 janvier 2014), une équipe senior qui s’est illustrée aux niveaux national et international.  En 1938, les Smoke Eaters se méritèrent la Coupe Allan, emblème de la suprématie du hockey senior au Canada.  Au cours de ce tournoi, Benoit se distingua en comptant 12 buts et en amassant 9 passes en 12 matchs.
 
L’année suivante, les Smoke Eaters représentèrent le Canada au championnat du monde en Suisse.  Poursuivant la domination canadienne, les Smoke Eaters comptèrent 42 buts, tout en n’en accordant qu’un seul, en neuf matchs.  Il s’agissait du dixième triomphe canadien en douze tournois.  De son côté, Benoit joua 7 parties, pour 6 buts et 3 passes.
 
Benoit demeura à Trail jusqu’en 1940, année où l’équipe retourna au tournoi de la Coupe Allan, mais cette fois sans remporter la palme.
 
L’année suivante, ce sont les Canadiens, qui venaient de terminer derniers dans la ligue, lui firent signe, en acquérant ses droits des Leafs.  Benoit s’intégra bien à la LNH, puisque ses 32 points en 45 matchs firent de lui le deuxième pointeur de l’équipe, exploit qu’il répéta en 1941-42.
 
En 1942-43, au sein de la Punch Line avec Toe Blake et Elmer Lach, Benoit eut une saison du tonnerre.  Il marqua 30 buts et obtint de 27 passes en 49 matchs.  Seul Doug Bentley des Black Hawks en compta plus dans la Ligue nationale cette année-là.
 
Toutefois, la guerre faisait rage en Europe et Benoit décida de s’enrôler.  Il quitta le tricolore, mais il continua de s’aligner avec des équipes militaires.  Par contre, à Montréal, la vie continuait.  On dut remplacer Benoit sur la Punch Line et pour ce faire, on choisit un jeune joueur fougueux, mais qui avait la réputation d’être fragile.  Son nom?  Maurice Richard.  La suite appartient à l’histoire.  Richard marqua 32 buts en 1943-44, avant de devenir le premier marqueur de 40 buts en 1944-45.
 
Benoit revint avec les Canadiens en 1945-46, mais il ne retrouva évidemment pas sa place au sein de la Punch Line, et il n’obtint pas le même niveau de succès.  En 39 matchs, il montra une fiche de 9-10-19.  Cette saison lui permit par contre d’ajouter la Coupe Stanley à son palmarès.
 
La saison suivante, il ne joua que 6 matchs avec le grand club, ses derniers dans la Ligue nationale.  Il termina la saison dans la Ligue américaine.  Il joua par la suite dans la Ligue senior du Québec, avant de retourner dans l’ouest, où il devint ensuite entraîneur pendant un moment.
 
Il est décédé en 1981, à l’âge de 65 ans.
 
Sources : legendsofhockey.net, notrehistoire.canadiens.com, wikipedia.org.

samedi 28 mars 2015

Les Capitaines : San Jose







Avant les Sharks, le hockey de la LNH avait été présent durant 9 saisons dans la région de San Fransisco alors que la terrible équipe des Seals/Golden Seals de Californie/Oakland évolua de 1967 à 1976 avant de déménager à Cleveland. Les Barons de Cleveland n'étaient pas mieux nantis et l'équipe fut fusionnée avec les North Stars du Minnesota en 1978. Les anciens propriétaires des Seals/Barons, les frères George et Gordon Gund firent partie des propriétaires des North Stars par la suite mais gardaient en tête leur rêve d'établir une franchise dans la région de San Fransisco. Ils voulaient y redémémager les North Stars vers la fin des années 80 mais la ligue annula leurs plans. Ils obtinrent toutefois la permission de vendre leurs parts dans l'équipe et d'obtenir une franchise d'expansion, ce qu'ils réalisèrent en 1991. La nouvelle équipe des Sharks débutèrent leurs activités dans la ligue pour la saison 1991-92 avec des nouveaux uniformes turquoises qui firent un tabac dans le monde du sport. Depuis ce temps, contrairement aux anciens Seals, les Sharks sont relativement bien gérés et les fans sont au rendez-vous, malgré leur perpétuelle réputation de "chokers" en séries. Le titre de capitaine est présentement source de distraction chez les Sharks, qui l'ont retiré à 2 joueurs durant les dernières années même si ces deux joueurs sont toujours avec l'équipe. Les fans des Jets s'en sont d'ailleurs donné à coeur joie récemment lors d'un match à Winnipeg.

Voici les capitaines de l'histoire des Sharks.



1. Doug Wilson 1991-1993
L'actuel directeur général des Sharks fut aussi le premier capitaine de l'histoire de la concession. Il évoluait auparavant comme défenseur avec les Blackhawks depuis 1977 et avait même remporté le trophée Norris en 1982, année où il récolta 85 points. Il fut acquis des Blackhawks en 1991 pour la saison inaugurale de l'équipe et aida à apporter du leadership à la jeune équipe. Il se retira au camp d'entrainement de la saison 93-94.

2. Bob Errey 1993-1995
Après avoir gagné 2 coupes Stanley à Pittsburgh, Errey fut échangé aux Sabres durant la saison 92-93. Il signa comme agent libre avec les Sharks la saison suivante et succéda aussitôt à Wilson. Il mena les Sharks à leur première participation aux séries cette année-là. Après le lock-out de 1994, les Red Wings firent son acquisition en février 1995. Les Sharks le réclamèrent au ballotage en 1997 pour terminer la saison. Il se retira en 1999 avec le Wolf Pack de Hartford après avoir joué aussi pour les Stars et les Rangers.

3. Jeff Odgers 1995-96
Jamais repêché, Odgers obtint un essai avec les Sharks en 1991 et joua 60 matchs durant leur première saison. Il était très populaire avec les fans par son jeu robuste et ses poings et était deuxième derrière Link Gaetz pour les minutes de pénalité. Il termina la saison 1995 comme capitaine et occupa le poste durant la saison 95-96 également. Il fut échangé ensuite aux Bruins contre un Al Iafrate sur le déclin. Il joua aussi avec l'Avalanche et les Thrashers jusqu'en 2003.

4. Todd Gill 1996-1998
Gill était un solide défenseur avec les Maple Leafs où il jouait depuis 1985 avant d'être échangé aux Sharks après la saison 95-96. Son expérience lui valut le "C" mais en mars 1998, en voie d'être exclus des séries pour la deuxième année de suite, les Sharks envoyèrent Gill à St.Louis. Il joua par la suite pour plusieurs équipes et retourna dans la ligue américaine en 2003. Il joua une dernière saison en allemagne en 2004 avant de prendre sa retraite.

5. Owen Nolan 1998-2003
Repêché par les Nordiques au 1er rang du repêchage de 1990, il fut échangé aux Sharks au début de la saison 1995-96 contre Sandis Ozolinsh. C'est avec les Sharks qu'il connaitra sa meilleure saison avec 84 points en 99-2000. Il ramena les Sharks en séries pour 5 saisons consécutives de 98 à 2002. La saison 2002-03 fut désastreuse pour les Sharks et les Sharks liquidèrent Nolan aux Maple Leafs en retour de Alyn McCauley et Brad Boyes. Nolan joua par la suite pour les Coyotes, les Flames et le Wild jusqu'en 2010.


Après le départ de Nolan, les Sharks décidèrent de jouer la première moitié de la saison 2003-04 en faisant une rotation des capitaines. Pour 40 matchs le "C" fut octroyé à 3 joueurs différents.

6. Mike Ricci 2003 (10 matchs)
Comme Nolan, Ricci jouait avec les Nordiques et l'Avalanche avant de s'amener aux Sharks par voie d'échange, cette fois en 1997. La saison 2003-04 fut toutefois sa dernière avec San Jose. Il signa avec les Coyotes après le lock-out de 2005. Il termina sa carrière avec Phoenix en 2007.

7. Vincent Damphousse 2003 (20 matchs)
Damphousse connut un regain de vie à San Jose après avoir quitté la misérable équipe qu'était les Canadiens de Montréal de 1999.  Il joua 5 autres saisons avec San Jose. Il signa avec l'Avalanche en 2004 mais la saison annulée l'empêcha de jouer avec eux et il prit sa retraite après le lock-out.

8. Alyn McCauley 2003 (10 matchs)

Obtenu contre Owen Nolan, McCauley profita du changement de décor pour s'établir comme un des meilleurs attaquants défensifs de la ligue tout en obtenant 20 buts pour la première fois de sa carrière en 2003-04. Il fut le dernier à porter le "C" lors de la rotation de la première moitié de la saison 03-04. Il signa avec les Kings en 2006 mais des blessures au genou mirent fin à sa carrière.

9. Patrick Marleau 2004-2009
Meneur dans l'histoire de l'équipe pour les matchs joués, les buts et les points, Marleau fut repêché 2ème au total en 1997 derrière son futur coéquipier Joe Thornton. Il obtint le "C" de façon permanente durant la deuxième moitié de la saison 2003-04. L'équipe lui retira toutefois le titre en 2009 après que l'équipe ait encore une fois été battu rapidement en séries. Marleau est toujours avec l'équipe malgré les nombreuses rumeurs de transactions annuelles à son sujet.

10. Rob Blake 2009-2010
Le nouvel entraineur Todd McLellan nomma le vétéran Rob Blake comme successeur à Marleau pour la saison 2009-10 qui fut sa dernière dans la ligue. Il s'était amené avec l'équipe comme agent libre en 2008.

11. Joe Thornton 2010-2014

Thornton est le seul joueur qui a remporté les trophées Hart et Art Ross durant une saison passée avec deux équipes. Il accomplit cet exploit lors de la saison 2005-06 alors qu'il passa des Bruins aux Sharks. Malgré ses talents offensifs, Thornton demeure un joueur controversé du fait qu'il est souvent remis en question au niveau du leadership et du caractère. Comme Marleau avant lui, l'équipe lui retira le "C" après la saison 2013-14 et l'équipe est sans capitaine depuis.

jeudi 26 mars 2015

Des lunettes... (1500e article!)







Mesdames et messieurs, voici le tant attendu 1500e article publié sur La Vie Est Une Puck! Je me suis demandé longtemps comment célébrer le tout et la seule référence à Al Arbour et cette bannière que l'on a hissé en 2007 au Nassau Coliseum afin de souligner son 1500e match dans la NHL...

Comme Al Arbour a été sujet de texte à maintes reprise depuis le 2009, il faut ainsi trouver une manière d'aborder à nouveau le sujet de monsieur Arbour... C'est avec le texte de la semaine dernière de Benoît AKA KeithActon sur Hal Laycoe que le tout m'a sauté aux yeux, pourquoi ne pas parler de ces étranges joueurs qui ont porté des lunettes dans la NHL... Vous ne serez pas surpris d'apprendre que peu de joueurs ont porté cet objet atypique durant leur carrière. De nos jours, la plupart des joueurs ayant des problèmes de vision ont recours à une chirurgie au laser afin de corriger ces défaut. À une autre époque, des joueurs comme Tim Horton ou Ken Dryden qui avaient une très faible vue, préféraient laisser leurs "barniques" au vestiaire et voir moins bien sur la glace...

Mais certains ont osé porter leur lunettes au jeu...



Russ Blinco : Russ Blinco est le plus ancien des joueurs que j'ai recensé ayant porté des lunettes dans la NHL. Cet ancien joueur des Redmen de McGill joua de 1933-34 où il remporta le Calder jusqu'à la saison 1937-38 avec les Maroons avec qui il remporta la Coupe Stanley en 1935. Suite à la saison 1937-38, les Maroons ne pouvant plus payer le salaires de ce joueur vedette l'échangèrent aux Black Hawks avec qui il joua une dernière saison. Il participa également au deuxième match des étoiles, le match bénéfice en hommage à Howie Morenz.



Charles Shannon : Joueurs très obscur, Charles Shannon n'a joué que 9 matchs dans la NHL, soit 5 matchs des séries éliminatoires de 1936-37 avec les Maroons et 4 matchs de saison régulière en 1939-40 avec les Americans de New York. Le gros de la carrière de ce défenseur à lunettes originaire de l'Ontario fut dans la AHL.



Clint Albright : Clint albright n'a joué qu'une seule saison dans la NHL, c'était en 1948-49. Après cette unique saison dans la NHL, cet ancien champion de la Coupe Allen décida de retourner dans son Manitoba natal afin de poursuivre ses études. Il devint ingénieur et poursuivit une longue carrière dans ce domaine... On le surnommait "Professor"... On s'imagine bien à quel point ce jeune joueur studieux devait "clasher" dans le vestiaire des Rangers...


Hal Laycoe : Comme nous l'avons vu il y a quelques semaines, le joueur à l'origine de la dispute qui aura fait en sorte que Maurice Richard soit suspendu en 1955 portait des lunettes.



Al Arbour : Al Arbour est de loins le plus connu des joueurs ayant porté des lunnettes en tant que joueur. Il a passé près d'une vingtaine d'années au niveau professionnel, notamment dans la NHL en tant que joueur, remportant 4 fois la Coupe Stanley avec trois équipes différentes (Detroit en 1955, Chicago en 1962 et Toronto en 1962 et 1964). Il est le dernier joueur à avoir porté des lunettes dans la NHL...


Mais...

Dan Lambert : Au début des années 90, l'ancien défenseur des Broncos de Swift Current Dan Lambert s'amena à Québec où il était réuni avec son ancien leader Joe Sakic avec les Nordiques. Ce dernier n'aura fait que passer, mais on se rappellera de lui pour sa drôle d'ammanchure de lunettes...


Karl Alzner : Récemment, lors du match de la Winter Classics, Karl Alzner a porté des verres fumés, étant du coup le premier joueurs à porter des vers fumés de l'histoire de la NHL...



lundi 23 mars 2015

Andy Hebenton

 
L’homme de fer de la Ligue Nationale est Doug Jarvis (voir texte du 17 septembre 2009), qui a disputé 988 matchs consécutifs.  Il avait battu la marque de Garry Unger, qui en avait disputé 914.  Unger avait lui-même battu la marque d’Andy Hebenton, qui du milieu des années 1950 au milieu des années 1960 en avait joué 630.  Ce total est encore aujourd’hui le septième plus élevé.

Il y a par contre une nuance à faire avec la marque de Hebenton.  Comme il a joué pendant la période des « Original Six », il n’était pas suffisant d’éviter les blessures.  Il fallait conserver son poste, pour lequel, à seulement six équipes, la compétition était féroce.

Originaire du Manitoba, Hebenton s’est établi en 1950 dans la PCHL (Pacific Coast Hockey League, qui deviendra plus tard la WHL, la Western Hockey League).  Il s’agissait d’une ligue professionnelle de très bon calibre, établie dans un territoire que ne couvrait pas à ce moment la LNH.  Les droits de Hebenton appartenaient aux Canadiens, mais ils n’avaient pas de place pour lui dans leur riche alignement.

Après avoir passé cinq saisons avec les Cougars de Victoria, ses droits furent vendus aux Rangers de New York.

Il passa en tout huit saisons dans l’uniforme des Blueshirts, où il atteint ses sommets en 1958-59.   Au cours de cette campagne, il amassa 33 buts et 29 passes au sein d’une équipe qui a raté les séries éliminatoires.  Il participa également au match des étoiles de 1960.  Par contre, il se fit principalement connaître pour son jeu propre et son endurance.

En 1956-57, il remporta d’ailleurs le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme).

Pour ce qui est de l’endurance, il ne rata aucun match pendant tout son séjour à New York.  En 1963, il fut laissé sans protection.  Les Bruins le repêchèrent et le gardèrent une saison supplémentaire, au cours de laquelle Hebenton joua encore tous les matchs.  Au cours de sa carrière de neuf saisons dans la LNH, Hebenton n’a ainsi raté aucun match.  Il attribue son endurance au fait qu’il travaillait dans le domaine de la construction pendant l’été.  Selon lui, ce type de travail l’endurciçait.

Il retourna ensuite dans la WHL, d’abord avec les Buckaroos de Portland, puis avec les Maple Leafs de Victoria, avant de retourner à Portland.  Il joua ainsi dix autres saisons.  En 1974, il quitta Portland pour la simple raison que la ligue cessa ses activités.

Ce n’est qu’en octobre 1967 qu’il rata deux matchs, mais pas en raison d’une blessure.  Il dut s’absenter pour assister aux funérailles de son père.  Et comme il n’avait pas non plus raté de matchs à ses trois saisons dans la WHL avant de se joindre aux Rangers (de 1952 à 1955), Hebenton a ainsi disputé un record de 1062 matchs professionnels consécutifs et ce, dans des ligues où le jeu pouvait être assez robuste.
 

Il ne rata pas d’autres matchs au cours de ses sept autres saisons dans la WHL.  Donc, si le décès de son père n’était pas arrivé pendant la saison, sa séquence aurait été de plus de 1500 matchs consécutifs.

Il fut également un abonné de la Coupe Fred Hume (l’équivalent du Lady Byng pour la WHL).  Il le remporta à six reprises, incluant les cinq dernières fois où il fut remis (de 1970 à 1974).

En 1974-75, il joua quelques matchs dans la CHL (Central Hockey League) et quelques autres avec une version semi-pro des Buckaroos, avant de prendre sa retraite à 46 ans.

Au total, il a disputé 26 saisons comme professionnel, une marque qui ne sera battue que par Gordie Howe, avec 32.

Un autre fait d’armes de Hebenton est qu’il a joué au niveau professionnel en même temps que son fils.  En effet, pendant qu’il jouait sa dernière saison dans la WHL, son fils Clay a gardé les buts dans la CHL.  (Il a plus tard joué avec les Roadrunners de Phoenix de l’AMH.)  C’est également Gordie Howe qui a été le seul autre à réaliser cet exploit, lorsqu’il s’est joint aux Aeros de Houston de l’AMH.  Howe a toutefois la particularité d’avoir joué non seulement dans la même ligue, mais aussi au sein de la même équipe que ses fils (Mark et Marty), ce qui n’est pas le cas de Hebenton.

Il tenta par la suite de devenir entraîneur, mais il eut plus ou moins de succcès.

Sources :  « The Thousand and One Nights of Andy Hebenton » de Gary Ronberg, 24 avril 1967, Sports Illustrated (si.com/vault), halloffame.mb.ca, portlandbuckaroos.com, wikipedia.org.

samedi 21 mars 2015

Les Capitaines : Pittsburgh









Rarement on aura vu une franchise sportive être synonyme d'un seul joueur. C'est le cas des Penguins et Mario Lemieux. S'il avait été épargné des blessures et de la maladie, il aurait peut-être pu menacer les records de Wayne Gretzky. Et on retrouverait pas mal moins de capitaines dans ce montage. Selon mes recherches, 7 joueurs ont porté le "C" durant les nombreuses absences de Lemieux. Même si les Penguins sont pour toujours liés à la légende de Super Mario, on retrouvait quand même d'excellents joueurs pour prendre le relai du leadership. Avant son arrivée c'était autre chose cependant.

Voici les capitaines des Penguins.



1. Ab McDonald 1967-1968
McDonald remporta 2 coupes Stanley avec les Canadiens et les Black Hawks mais eut de la difficulté à garder son poste avec les Red Wings avec qui il joua de 1965 à 1967. Il fut le premier capitaine des Penguins mais ne joua qu'une saison avec eux. Il joua ensuite avec les Blues avant de faire le saut dans l'AMH avec les Jets en 1972 où il fut également leur premier capitaine.

2. Earl Ingarfield 1968-1969
Ingarfield était un vétéran de plusieurs saisons avec les Rangers avant d'être réclamé durant l'expansion de 1967. Il succéda à McDonald durant la saison 68-69 mais termina la saison avec les Seals d'Oakland. Il joua avec les Seals jusqu'en 1971 avant de prendre sa retraite.

3. Ron Shock 1973-1977
Les Penguins optèrent de jouer sans capitaine de 1969 jusqu'à la saison 1973-74 où ils portèrent leur choix sur Shock, un ancien des Blues et des Bruins qui était avec l'équipe depuis 1969. Après 2 saisons sans participer aux séries, Shock mena les penguins à la fameuse demi-finale de 1975 où les Islanders surmontèrent un déficit de 3-0 dans la série. Les Penguins retournèrent à la médiocrité par la suite et Shock fut échangé aux Sabres en 1977.

4. Jean Pronovost 1977-1978
Pronovost était une des seules vedettes offensives des Penguins durant les années 70. Il fut d'ailleurs le premier de l'histoire de l'équipe à obtenir 100 points lors de la saison 1975-76 qu'il termina avec 52 buts et 104 points. Mais la médiocrité de l'équipe lui pesa sur le moral et demanda d'être échangé. Son voeu fut exaucé en 1978, alors qu'il passa aux… Flames d'Atlanta, une autre équipe médiocre. Il ne fut capitaine que pour une saison.

5. Orest Kindrachuk 1978-1981
Kindrachuk était membre des Broad Steet Bullies depuis 1973 et participa aux deux conquêtes d'affilée des Flyers en 74 et 75. Il fut échangé aux Penguins en 1978 et devint aussitôt capitaine de l'équipe. Il ne joua cependant que 65 matchs lors des deux saisons suivantes et signa avec les Capitals en 1981. Il prit sa retraite après seulement 4 matchs cette année-là.

6. Randy Carlyle 1981-1984
Carlyle connut sa meilleure saison offensive en 1980-81 avec 83 points et termina premier pointeur chez les défenseurs de la ligue. Il reçut d'ailleurs le trophée Norris et fut nommé comme successeur à Kindrachuk. Il fit partie de la liquidation des Penguins au printemps 1984 afin de terminer dernier et de repêcher Mario Lemieux. Il passa aux Jets de Winnipeg contre un premier choix au repêchage (Doug Bodger). Il sera plus tard capitaine des Jets.

7. Mike Bullard 1984-1986
Bullard venait de connaître une saison de 51 buts en 83-84 au sein de la pire équipe de la ligue et fut le choix unanime pour succéder à Carlyle au début de la saison 1984-85. Il était avec l'équipe depuis 1981 et était un des rares contributeurs à l'attaque chez les Penguins. Après une autre bonne saison de 83 points en 85-86, il fut échangé aux Flames. Il joua dans la ligue jusqu'en 1992 avant de finir sa carrière en europe en 2003.

8. Terry Ruskowski 1986-1987
Le seul joueur à avoir été capitaine de 4 équipes de hockey professionnelles (Chicago, Pittsburgh, Los Angeles et Houston dans l'AMH), Ruskowski signa en tant qu'agent libre avec les Penguins en 1985. Il connut une de ses meilleures saisons en carrière en jouant sur la même ligne que Lemieux et son expérience lui valut le "C" pour la saison 1986-87 après le départ de Bullard. Il alla terminer sa carrière avec les North Stard de 1987 à 1989.

9. Dan Frawley 1987
Frawley est le capitaine oublié de l'histoire des Penguins, n'étant en poste que pour 47 matchs avant de subir une blessure et de céder le "C" à Lemieux pour de bon. Il était un joueur moyen, plus utile par ses poings et sa hargne. Il fut rétrogradé dans la IHL en 1989 et alla ensuite jouer dans la AHL avec les Americans de Rochester où il joua de 1990 à 1998. Il fut d'ailleurs élu au temple de la renommée des Americans.

10. Mario Lemieux 1987-1994, 1995-1997, 2001-2006
Un des meilleurs joueurs de l'histoire du hockey et synonyme des Penguins de Pittsburgh. Il sauva la franchise lors de son arrivée avec l'équipe et plus tard lorsqu'il en devint propriétaire. Il porta le "C" en trois étapes de sa carrière. Il devint capitaine en 1987 et le garda jusqu'en 1994 suite à quoi opta de prendre une année sabbatique en 94-95. Il le retrouva ensuite de 95 à 97 avant de prendre sa première retraite. À son retour en 2000, il dut attendre le départ de Jaromir Jagr avant de reprendre son titre. Plusieurs joueurs prirent sa relève durant ses nombreuses absences mais il demeure le joueur ayant porté le "C" le plus longtemps. Il se retira pour de bon en 2006.

11. Bob Errey (intérim)
Errey débuta sa carrière avec les Penguins en 1983 et y joua jusqu'en 1993. Il porta le "C" pendant quelques matchs en 88 ou 89. Il joua ensuite avec les Sabres, Sharks, Red Wings, Stars et Rangers jusqu'en 1998.

12. John Cullen (intérim)
Cullen était le deuxième meilleur joueur de l'équipe après Mario Lemieux et prit le relai à l'attaque lors des saisons 89-90 et 90-91 alors que Lemieux ne joua que 59 et 26 matchs respectivement. Mais il fut utilisé comme monnaie d'échange avec les Whalers lors de la méga transaction de Ron Francis en 1991.

13. Paul Coffey (intérim)
Désirant mieux entourer Lemieux, les Penguins commencèrent à faire l'acquisition de meilleurs joueurs. Ils mirent la main sur Coffey, double récipiendaire du trophée Norris avec les Oilers, en 1987. Il connut 2 autres saisons de 100 points avec les Penguins et les aida à remporter la coupe de 1991. Il fut cependant échangé aux Kings la saison suivante.

14. Bryan Trottier (intérim)
Croyant qu'il était sur le déclin, les Islanders libérèrent Trottier après la saison 89-90. Il est vrai qu'il n'était plus une grande menace à l'attaque mais son expérience et son leadership furent très utiles aux Penguins qu'il aida à remporter les deux coupes en 91 et 92. Il se retira après la coupe de 1992 mais revint jouer une dernière année en 93-94.

15. Joe Mullen (intérim)
Mullen venait de connaitre une saison décevante avec 69 points et les Flames croyaient que ses meilleures années étaient derrière lui. L'entraineur des Penguins Bob Johnson, qui l'avait dirigé à Calgary, influença le DG des Penguins pour faire son acquisition en 1990. Il fut lui aussi une pièce importante des deux conquêtes de la coupe et remplaça Lemieux durant sa rémission du cancer lors de la saison 92-93. Il prit sa retraite en 1997 et était alors le meilleur joueur américain de l'histoire de la LNH.

16. Ron Francis 1995, 1997-1998
Un des meilleurs fabricants de jeu de l'histoire, Francis s'amena à Pittsburgh lors du fameux échange de 1991 avec les Whalers.  Il remplaça Lemieux à deux reprises comme capitaine. La première fois lors de la saison écourtée de 1995 alors que Lemieux prit une année sabbatique. La deuxième fois en 1997-98 après la première retraite de Mario. Il signa en tant qu'agent libre avec les Hurricanes en 1998 et termina sa carrière en 2004 avec les Maple Leafs.

17. Jaromir Jagr 1998-2001
Après la retraite de Lemieux et la carrière de Wayne Gretzky qui s'achevait, Jagr était considéré comme le meilleur joueur au monde. En tant qu'un des derniers joueurs des 2 conquêtes de la coupe, il succéda à Francis comme capitaine en 1998. Lors du retour de Lemieux en 2000, il conserva le "C" mais la majorité des gens considéraient Lemieux comme le vrai ambassadeur de l'équipe. On rapporte qu'il s'était développé une tension entre les deux légendes. De toute manière, son contrat expirait en 2001 et les Penguins ne pouvaient pas se permettre de le re-signer. Il l'échangèrent aux Capitals en juillet 2001.

18. Martin Straka (intérim)
Straka fut repêché par Pittsburgh en 1992 mais après 3 saisons il fut échangé aux Sénateurs. Il joua par la suite avec les Islanders et les Panthers avant de faire un retour avec les Penguins en 1997. Il devint un des meilleurs joueurs de la ligue durant ce 2ème séjour et il remplaça Jagr comme capitaine lors de la saison 1999-2000 alors que ce dernier manqua une vingtaine de partie. Straka resta avec l'équipe jusqu'en 2003 alors que l'équipe était en difficulté financière une fois de plus et il fut liquidé aux Kings. Il se retira en 2008 avec les Rangers et joua dans la ligue Tchèque jusqu'en 2014.

Après le départ de Jagr, Lemieux reprit le "C" mais il ne joua jamais une saison complète jusqu'à sa retraite définitive en 2006. Lors de la saison 2003-04, Mario ne joua que 10 matchs et l'équipe était tellement faible et futile qu'ils ne choissisèrent pas de remplaçant pour porter le "C". Une exception fut faite pour un match en janvier 2004 contre les Canadiens où les chandails furent remis à la fondation "Hockey Fights Cancer"...

19. Steve McKenna (intérim)
McKenna fut donc l'héritier du "C" pour ce seul match. Même si l'équipe était faible, il y avait pourtant des choix plus logiques comme Alexei Morozov ou des vétérans comme Mike Eastwood et Kelly Buchberger. Quoiqu'il en soit, McKenna était un joueur vagabond ayant joué sporadiquement pour les Kings, le Wild et les Rangers avant d'arriver à Pittsburgh en 2002. Il joua en tout 373 matchs dans la LNH avant de partir jouer en europe et en asie après la saison du lock-out de 2005.

20. Sidney Crosby 2007-
Comme en 1984, les Penguins purent choisir au premier rang lors du repêchage de 2005 et sauver leur concession une fois de plus. Les Penguins optèrent de ne pas choisir de capitaine lors de la saison 2006-07 après la retraite de Lemieux. Crosby hérita du "C" au début de la saison 2007-08 et mena les Penguins à la finale contre Détroit cette année-là. Ils remportèrent la coupe Stanley en 2009 et Crosby demeure le visage de la franchise et de la LNH depuis maintenant 10 ans.