lundi 26 janvier 2015

Un record dorénavant imbattable?












Hier, le match des étoiles de la NHL a occasionné un nombre record de 29 buts dans la victoire de l'équipe Toews contre l'équipe Foligno par la marque de 17 à 12.

Dave Stubb ce matin dans la Gazette nous faisait remarquer que des matchs des étoiles de la sorte nous laisse présager que l'exploit de Charlie Hodge lors du match des étoiles de 1967 sera inégalé. Lors de ce match, alors que les champions de la Coupe Stanley affrontaient les meilleurs joueurs de la NHL des autres équipes, le Canadien, champion défendant de la bombe d'argent, on blanchit les vedettes du reste de la NHL par le score de 3 à 0. Ce fut le seul blanchissage de l'histoire des matchs des étoiles de la NHL et ça risque de l'être pour toujours...

Ce match de 1967 était d'ailleurs le premier match des étoiles joué au milieu de la saison, la chose se faisant auparavant avant la saison...




J'ose penser d'ailleurs que les joueurs prenaient ça plus au sérieux, surtout si on est le champion de la Coupe Stanley, afin de prouver sa supériorité face au reste de la ligue... C'était aussi une période où les joueurs ne s'entraînaient pas l'été avec les joueurs des autres équipes ou encore n'avaient pas les mêmes agents... C'était une période où on jurait fidélité à son équipe et où se faire échangé était un signe de désaveux, donc imaginez le sérieux de pouvoir vaincre, au nom de son équipe, une troupe formée des meilleurs joueurs des 5 autres équipes, joueur que l'on n'aime pas de nature et qu'on affronte 14 fois dans l'année...

Imaginez la même formule de nos jours, les Kings qui affrontent les meilleurs joueurs de la NHL + Justin Faulk... J'ose penser que Jonathan Quick ne pourrait pas suivre, malgré tout son talent...

Imaginez aussi si les Hurricanes de la Caroline avaient eu à affronter les étoiles de la NHL en 2007... La volée qu'ils auraient mangé...

Autre match digne de mention de l'époque où les champions jouaient le match des étoiles, celui de 1950. Lors de ce match, les Red Wings, alors pas mal la crème de la crème de la NHL ont défait les étoiles de la NHL par la marque de 7 à 1...


(les étoiles de 1950 qui perdirent par la marque de 7 à 1 contre des Red Wings en pleine dynastie...)

Les deux matchs des étoiles subséquents ont eu une autre formule, soit deux équipes formée de différents joueurs, pour éviter un autre massacre...

En tout et pour tout, c'est arrivé, lors des 19 matchs des étoiles de la NHL où les champions de la Coupe Stanley ont affronté les étoiles de NHL entre 1947 et 1968, 7 fois que les champions de la Coupe Stanley aient battus les étoiles...

1950 - Red Wings 7 – Étoiles 1
1955 - Red Wings 3 – Étoiles 1
1958 - Canadiens 6 – Étoiles 3
1959 - Canadiens 6 – Étoiles 1
1962 - Maple Leafs 4 – Étoiles 1
1967 - Canadiens 3 – Étoiles 0
1968 - Maple Leafs 4 – Étoiles 3

Bob MacMillan








Bien qu’il ait eu une belle carrière, Bob MacMillan fait partie de ces joueurs qui ne semblent pas prendre racine nulle part.  Que ce soit en raison d’échanges ou de déménagements d’équipes, seulement en considérant le plus haut niveau, il a fait huit arrêts en 13 ans.
 
Rare joueur originaire de l’Île-du-Prince-Édouard, il fut en 1972 un choix de première ronde (15e au total) des Rangers, suite à un stage junior en Ontario.
 
Mais plutôt que de faire son chemin dans l’organisation new yorkaise, il décida de tenter l’expérience de la toute nouvelle Association mondiale de hockey (AMH).  Il devint alors le premier choix de première ronde à signer avec le circuit maudit, lorsqu’il accepta l’offre des Fighting Saints du Minnesota.
 
C’est en 1974, il rejoignit finalement les Rangers, tout en partageant son temps avec la Ligue américaine.  Il n’y sera pas pour longtemps puisqu’à la fin de la saison, il se retrouva à St-Louis.  Il connut dans le mid-ouest de bonnes saisons de 52 et 58 points (dans ce dernier cas, il était le meilleur pointeur de l’équipe), mais au cours de la saison 1977-78, il est à nouveau échangé.  Il n’y avait pas assez de place devant le filet à Atlanta pour Daniel Bouchard et Philippe Myre et ce dernier prit le chemin de St-Louis.  MacMillan prit le chemin inverse dans un échange à sept joueurs.
 
C’est à cet endroit que MacMillan connut ses meilleures saisons.  Jumelé à l’ancienne gloire des Remparts de Québec, Guy Chouinard, il accumula une moyenne d’un point par match.  En 1978-79, Chouinard compta 50 buts et MacMillan récolta 108 points.  Sa bonne performance offensive, combinée à un faible total de 14 minutes de pénalité, lui valurent le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme).
 
Les Flames d'on ne sait plus où...
L’année suivante fut moins productive, avec 61 points, avant de devoir déménager à nouveau.  Cette fois, ce n’était pas en raison d’un échange, mais parce que l’équipe au complet prit la direction de Calgary.
 
MacMillan ne fut en Alberta que pendant une saison et demie, avant d’être à nouveau échangé.  Les Rockies du Colorado acceptèrent de se départir de Lanny McDonald et encore une fois, MacMillan servit de monnaie d’échange, avec Don Lever.  Ils ne seront toutefois pas longtemps à Denver, puisqu’à la fin de la saison, ils durent tous les deux à nouveau suivre le reste de l’équipe, qui se dirigeait vers le New Jersey.
 
MacMillan passa ensuite deux saisons avec les nouveaux (et faibles) Devils, où il était l’un des rares joueurs avec un peu de talent.
 
Il passa ensuite une dernière saison avec les Black Hawks en 1983-84.
 
Son total de 577 points le place au troisième rang des joueurs originaires de l’Île-du-Prince-Édouard, derrière Brad Richards et l'ex-Baron de Cleveland Al MacAdam.  (Le frère de Bob, Bill, est huitième.)
 
Il est ensuite retourné dans sa province natale, où il est devenu entraîneur d’équipes locales.
 
Il a aussi siégé comme député à l’assemblée législative.  En 2000, il a été élu dans Charlottetown – Kings Square sous la bannière progressiste-conservatrice.  Il a reçu 1215 votes (oui, ça suffit pour être élu député à l’Î.P.E.), une avance de seulement 18 votes sur son adversaire libéral.  En 2003, ce dernier a pris sa revanche et ça a été la fin de la carrière politique de MacMillan.
 
Il opère aujourd’hui un bar sportif à Charlottetown.
 
Son fils Logan a joué avec les Mooseheads d’Halifax de la LHJMQ et a été un choix de première ronde des Ducks en 2007.  Il n’est toutefois pas parvenu à percer leur alignement.  Son autre fils, Cole, a joué avec les Wildcats de Moncton et les Saguenéens de Chicoutimi.
 
Sources : hockeydraftcentral.com, hockeydb.com, legendsofhockey.net, quanthockey.com, wikipedia.org.

 

dimanche 25 janvier 2015

Est-ce de la nostalgie ou bedon...











À l'origine, j'avais décidé d'écrire un article sur les formules qui sont avancées afin d'améliorer la formule du match des étoiles. Ce qui me fascine toujours face à la tenue du match des étoiles, c'est souvent l'appréhension générale que les matchs des étoiles sont "dulls comme un dimanche du mois de novembre" comme dirait mon père. J'ai finalement décidé de scrapper l'article au complet, parce que c'est de l'opinion sur l'actualité et je me suis souvent fait un point d'honneur de ne pas trop commenter l'actualité sur ce blogue, question d'être différent des autres sites... Mais force est d'Admettre que critiquer le match des étoiles est une constante... Et chialer pour le fun de chialer, c'est lassant àa la fin...

Une chose par contre est assez constante chez moi. Bien que je trouve l'exercice plus qu'ennuyante, je fini toujours par regarder le match des étoiles, le concours d'habileté, etc., même si je fini toujorus par dire "c'est donc ben plate, ça crisse" avant de chercher quelque chose d'autre à la télévision... Hier, durant le concours d'habileté, ça m'a pris presque au même moment lors des autres années, lors de ce ridicule concours d'échappée que je nomme, le concours d'échappé avec un sombrero et des lunettes, en hommage à Alex Ovechkin... Je me demande encore quel est l'intérêt de ce concours et à qui ça s'adresse... Mais bon, si vous aimez ça...



Mais bon, je suis revenu à temps pour la vraie compétition, le concours de garnotte... On va tous s'entendre, le concours de garnotte et celui des 4 cibles est la pièce maîtresse de ces compétitions... Encore une fois, la chose ne m'a bien sûr pas déçue et j'ai pu changer de poste rapidement pour attraper le film No Country For Old Men à APTN... C'est pas mal comme ça que j'ai passé ma soirée d'hier...

Ce matin, un ami avec qui je vais souvent voir du hockey un peu partout au Québec a posté cette vidéo en quelque sorte que les concours d'habileté de la NHL n'étaient pas une joke dans le temps...




C'est peut-être le mullet calvicique d'Al Iafrate qui vient à penser que c'était meilleur dans le temps, mais j'an suis venu à me poser une question assez centrale dans ma réflexion sur la nature de mon manque d'intérêt envers le match des étoiles...

Et si les matchs des étoiles avaient toujours été poches et si c'était que moi qui avait de la nostalgie pour ces matchs classiques de mon enfance?

Ce qui est bien avec la nostalgie, c'est que ça nous réconforte, ça nous donne des repères sur lequel on base nos opinions. Le problème toutefois avec la nostalgie, c'est que l'on garde souvent le meilleur pour oublier un pan de ce qui constitue la réalité. Si on décrit par exemple que des joueurs comme Justin Faulk ou Ryan Nugent-Hopkins n'ont pas trop leur place dans le match des étoiles de cette année, c'est qu'on oublie les Kelly Kisio, Brad Marsh ou autre Chris Nilan (qui ne l'avait pas joué) des matchs du début des années 90 ou des européens plus que moyens qui se joignaient aux matchs "Amérique du Nord contre Le Reste" d'il y a une quinzaine d'années parce qu'il était difficile de faire une équipe d'européens...



Mais bon, je ne fais que lancer cet hypothèse...

J'imagine que les matchs des étoiles sont des maux nécessaires, des moyens pour la ligue de se faire voir, surtout dans les plus petits marchés. On dirait que ces matchs sont fait pour les marchés qui n'accueilleront jamais la Winter Classic, ceux de la deuxième zone... 

De plus, jai l'impression que peu importe la formule, enjeux ou pas enjeux sérieux, l'intérêt (ou son manque d'intérêt) sera le même... 

Donc prenons ça comme ça vient, anyway, ça ne dure qu'un week-end...

samedi 24 janvier 2015

Histoire des uniformes du match des étoiles



Le match des étoiles a lieu ce soir et depuis plusieurs jours plusieurs débats ont comme sujet la pertinence de cet événement qui a perdu beaucoup de lustre depuis beaucoup d'années. Pour ma part je vais m'abstenir de commenter le sujet et je vais suivre la recommendation de mon collègue Kirk McLean et je vais plutôt vous parler de l'historique des uniformes du match des étoiles à travers les ages.

Le vrai Kirk McLean au match des étoiles de 1992

J'avais envie de seulement faire un Top 5 des plus laids et des plus beaux mais je n'arrivais pas à me décider sur mes choix alors j'ai décidé de tous les mettre, un peu comme quand j'ai fait la même chose pour les chandails canadiens aux Olympiques. Voici donc tous les uniformes portés par les joueurs étoiles de la LNH depuis le premier événement du genre en 1934.


1934

 Le premier match regroupant des joueurs étoiles eut lieu en 1934 lors d'un match bénéfice pour Ace Bailey, un joueur des Maple Leafs dont la carrière fut écourtée par les blessures. Les meilleurs joueurs de la LNH se rassemblèrent pour jouer un match contre les Maple Leafs. Les profits du match allèrent à Bailey et sa famille. Le chandail des Leafs fut modifié pour le match, tandis que les étoiles portèrent le premier chandail représentant la LNH. On remarque que l'étoile en question sur le chandail de la ligue ressemble à l'étoile de David.


1937

Un autre match bénéfice eut lieu en 1937 en honneur du regretté Howie Morenz des Canadiens, décédé suite à une blessure à la jambe cette année-là. Les étoiles de la ligue disputèrent un match contre les Canadiens qui modifièrent leur chandail. Le reste des étoiles portèrent une variation plus sobre du chandail avec l'ajout d'une étoile sur les manches.


1939

Décidément les années 30 n'étaient pas très joyeuses. Un autre membre des Canadiens, Babe Siebert se noya dans le lac Huron durant l'été 1939. Il était supposé devenir entraineur de l'équipe la saison suivante. Un autre match bénéfice eut lieu pour aider sa famille au début de la saison 1939-40. Cette fois les étoiles jouèrent encore contre les Canadiens mais ces derniers portèrent leur chandail régulier et non pas une variation.


1947-1954

Le premier match des étoiles officiel et non pas un match bénéfice ou honorifique eut lieu en 1947 alors que la formule commença à devenir annuelle. Cette formule fut alors les champions de la Coupe Stanley contre les meilleurs autres joueurs de la ligue. Ils portèrent ce splendide chandail tricolore à bandes "à la Saguenéens" sur les épaules. J'aime bien la symétrie qu'on y retrouve avec les 5 étoiles à l'avant du chandail. Et pour la première fois, on retrouve le logo de la ligue.


1951-1952, 1955-1959

Une version blanche du chandail fut ajoutée pour les matchs de 1951 et 1952 alors que la formule changea. Pour ces deux éditions les deux équipes furent composées d'étoiles. La première comprenait des joueurs provenant des équipes aux États-Unis et la deuxième de membres des Canadiens et des Leafs. Cette formule ne fonctionna pas au gout des fans et la formule Étoile vs. Champions en titre revint pour la saison 1953. Le chandail blanc remplaça le rouge à partir de la saison 1955 jusqu'en 1959.


1960-1963

Un chandail étrange apparut en 1960 alors que le nombre d'étoiles sur le chandail passa de 5 à 2 et le logo de la ligue laissa la place au numéro du joeur. Mais le plus étrange est l'inclusion de cette espèce de forme de bouclier vide sur les épaules ainsi que l'énorme contour autour de ce dernier. On dirait qu'il ont oublié de mettre un logo dans cet espace blanc. On remarque aussi le retour des couleurs noir et orange pour le chandail, en accord avec les couleurs du logo de la ligue.


1964-1972

Le chandail blanc fut modifié à partir de la saison 1964 alors qu'on retira le "bouclier vide" (je trouve pas de meilleur mot pour ce truc) et on ajouta des lignes sur les manches et le bas du chandail, ce qui nous donne un chandail plus classique.  Dès la saison 1968 on changea la formule "Étoiles vs. Champions" pour le format "Est vs. Ouest" et donc une version de couleur bleu marin fut adoptée pour l'autre équipe.


1973-1978, 1980-1981

Le logo de la ligue fit un retour sur le chandail à partir de 1973 et le chandail foncé passa de bleu marin à orange, encore une fois pour mieux représenter les couleurs du logo de la ligue. Ce logo est d'ailleurs sur-représenté dans cette version alors qu'on le retrouve 5 fois; une grosse version au centre, deux dans les étoiles et deux fois sur les épaules.


1979

Le match des étoiles traditionnel prît une pause en 1979 pour un match LNH contre URSS. Le chandail fut simplifié pour l'occasion.


1982

On tenta une exprience en 1982 avec des angles diagonaux dans le bas du chandail et un surplus d'étoiles sur l'ensemble. Je crois que c'est parce que le match avait lieu à Washington qu'on opta pour autant d'étoiles. Personnelement j'aime bien ce chandail même s'il peut avoir l'air ultra-quétaine pour certains. En passant le gardien de Pittsburgh c'est Michel Dion qui a l'air asssez badass.


1983

On retrouve ici pour la première fois le nom des conférences Wales et Campbell sur les chandails alors que le design changea pour un style hybride entre celui des Flyers et des Rangers de New York. On décida également de placer le numéro des joueurs plus haut sur les manches.


1984-1986

Le lettrage à la diagonale changea en 1984 pour ressembler davantage à celui employé par les Rangers et on ajouta un coutour noir aux bandes sur les bras et les épaules.


Rendez-vous '87

La formule changea une autre fois en 1987 pour une série de 2 matchs contre l'URSS tenus à Québec. On en profita pour changer le design du chandail.


1988

La formule "Est vs. Ouest" fut de retour en 1988 mais on ne revit plus les blasons des conférences sur les chandails qui lui n'est qu'une version légèrement différente de celui de Rendez-Vous '87.


1989-1991, 1993

On continua de modifier légèrement le chandail en 1989 pour cette version ici qui fut présente pour 4 ans à l'exception du match de 1992. Je crois que tous s'entendront pour dire qu'il s'agît d'un des meilleurs chandail des étoiles.


1992

En 1992, pour le 75ème anniversaire de la LNH, on retourna dans le passé avec le retour de la version 1947-1959 du chandail, la version qui fut employée le plus longtemps dans l'histoire du match des étoiles.


1994-1997

Tout bascula en 1994, peu de temps après l'entrée en scène de Gary Bettman et l'arrivée du turquoise et du mauve dans l'univers du sport. Bettman n'aimait pas le nom des conférences Campbell et Wales et décida de les renommer pour quelque chose de plus simple. Les Stars de Dallas copièrent plus tard ce design douteux.


1998-1999

On changea la formule en 1998 alors que le match des étoiles opposait désormais les meilleurs joueurs provenant de l'Amérique du Nord contre ceux du reste du monde. Pour les deux premières années de ce format, on adopta cet uniforme pas horrible mais pas mémorable non plus.


2000-2001

On décida de se compliquer la vie en 2000 alors que pour une raison inexpliquable, on présenta 4 chandails différents pour le match. Deux versions par équipes, une pour les patineurs et une version inversée et plus pâle pour les gardiens. Pas besoin de vous dire que c'était confondant.



Également, remarquez que le nom des joeurs de l'équipe mondiale est situé en dessous des numéros, ce qui est normalement interdit par la ligue.


2002-2003

En 2002, on joua le dernier match Amérique vs reste du monde avec ce nouveau design. En 2003 le chandail marron changea pour le blanc alors que le bleu demeura pour les deux années. Apparemment que le marron et le bleu se ressemblaient trop et que c'était confondant pour les joueurs et les fans.


2004

On retourna à un look plus vintage pour le match de 2004 au Minnesota. Le Wild adopta d'ailleurs une version similaire pour un troisième chandail quelques années plus tard.


2007

On entre à present dans une phase ennuyante dans l'histoire du design de ces chandails (à l'image du match en tant que tel) avec l'arrivée en scène de Reebok et leur nouveau design "Reebok Edge" qui fut présenté en première lors de ce match avant de devenir la base standard des chandails à travers la ligue la saison suivante. Je baye solide.


2008

... insérez sons de criquets ici.


2009

Les chandails adoptèrent les couleurs tricolores pour le match de 2009 présenté à Montréal pour l'occasion du centenaire de l'équipe. J'aimerais ce chandail s'ils auraient mis les manches identiques au lieu d'inverser inutilement les couleurs. Ils auraient pu aussi simplement adapter différemment le chandail du CH, un peu comme j'ai fait lors de notre spécial "Revampons le chandail des Stars de Montréal" l'été passé.

Au moins le match de 2009 était assez l'fun. Flashback.

2011-2012

Difficile à croire que le dernier match des étoiles (avant ce soir) a eu lieu en 2012. À cause des olympiques et des lock-outs, on a seulement eu 5 matchs en 10 ans. Mais pas grand monde vont se plaindre étant donné l'impression quasi-générale de la non-pertinence de l'événement. Si au moins on avait droit à des beaux uniformes pour l'occasion. Peut-être qu'ils vont remédier à la situation cette année...


2015

... fuck


lundi 19 janvier 2015

Le Pavillon Aberdeen








Au fil des ans, de nombreux endroits de Montréal, Québec et Toronto ont été le site de rencontre de hockey où la Coupe Stanley a été en jeu.  Certains ont été grandement modifiés (comme le Forum et le Maple Leaf Garden par exemple).  De nombreux autres sont disparus comme le Victoria Skating Rink, l’Aréna Jubilee, l’Aréna de Westmount et l’Aréna Mont-Royal de Montréal, le Quebec Skating Rink et le Mutual Street Arena de Toronto.  En fait, si on veut voir la plus vieille structure toujours existante où a été disputée la  fameuse Coupe, c’est vers Ottawa qu’on doit se tourner.   Au Parc Lansdowne, tout juste à côté de la nouvelle Place TD (où joue le Rouge et Noir de la Ligue canadienne de football) se trouve le Pavillon Aberdeen.


C’est en septembre 1898 que le pavillon fut inauguré par Lord Aberdeen, alors gouverneur général du Canada, à temps pour l’exposition du Canada central, une exposition agricole.
 
C’est un architecte de la région, Moses C. Edey, qui a conçu le bâtiment.  Inspiré du Crystal Palace de Londres, il est composé d’une structure rectangulaire qui était novatrice à ce moment, avec des fermes d'acier préfabriquées, recouverte à l'extérieur de panneaux de métal pressé, quatre entrées décoratives, des coupoles pour orner les coins et un dôme imposant.  La construction a été réalisée par la Dominion Bridge Company de Lachine.  Il a été érigé en deux mois à peine, pour la somme de 75 000 dollars.
 
Étant donné sa vocation agricole, il a été "affectueusement" surnommé le "Cattle Castle" (le château des bovins).  L’exposition agricole n’était toutefois pas sa seule utilisation, ayant aussi servi pour de nombreuses foires commerciales.  De 1899 à 1901, il servit également à héberger des soldats prêts à aller combattre à la Guerre des Boers.
 
C’est en 1903 que l’Ottawa Hockey Club (surnommé les Silver Seven, voir texte du 11 septembre 2011) s’est installé à Aberdeen.  On pouvait y accueillir 4000 spectateurs.  Les aménagements pour en faire une patinoire coûtèrent 500$ et le club devait remettre 40% de ses recettes à l’Association de l’exposition du Canada central.
 
En plus de ses matchs réguliers, Ottawa affronta le Winnipeg Rowing Club, dans un défi pour la Coupe Stanley, comme c’était la coutume à l’époque.  Ottawa remporta deux des trois matchs et conserva son titre.  D’autres défis furent aussi disputés contre les Marlboros de Toronto et les Wheat Cities de Brandon, où Ottawa l’a également emporté.
 
Cette saison a été marquée par une dispute entre le club d’Ottawa et la Canadian Amateur Hockey League (CAHL).  En raison de problèmes de transport, Ottawa arriva en retard à un match contre les Victorias de Montréal, disputé à l’Aréna de Westmount.  Le match débuta mais dut être interrompu en raison du couvre-feu.  La ligue imposa une amende de 10$ à Ottawa et on ne parvint pas à s’entendre sur la reprise du match.  Ottawa finit par démissionner de la ligue et se contenta de disputer les défis pour la Coupe Stanley.
 
L’année suivante, le club se joignit à la Federal Amateur Hockey League (FAHL) et retourna disputer ses matchs au Dey’s Rink.  Il fut question que l’équipe, désormais appelée les Senators, y redéménage en 1918, mais le projet ne s’est pas matérialisé.
 
Le pavillon eut ensuite de multiples usages, en plus de l’exposition agricole.  Il fut utilisé par l’armée pendant la Première Guerre mondiale, comme site d’entraînement d’athlétisme, comme site de tournage et fut même le site de spectacles de "monster trucks".
 
 
Les usages plutôt disparates finirent par user le bâtiment, qui fut finalement abandonné.  Bien que déclaré immeuble patrimonial en 1984 par l’Ontario et par Parcs Canada en 1985, il fut voté en 1991 par le conseil de ville de le démolir.  Il faut dire qu’il était alors dans un état lamentable, avec ses carreaux cassés, ses graffitis et sa peinture écaillée.  Il y eut par contre de la résistance des citoyens et l’immeuble fut un enjeu à l’élection municipale de cette même année.  La décision fut finalement renversée en 1992 et le pavillon fut rénové au coût de 5,3 millions.  La réouverture eut lieu en 1994.
 
On y tient maintenant des marchés publics.  On y a récemment retrouvé le marché de noël d’Ottawa.  L’hiver, il peut également être utilisé comme patinoire.
 
Sources : "Aberdeen Pavilion set to make history in new revamped Lansdowne" de Chris Hofley, 2 août 2014, Ottawa Sun (ottawasun.com), "Lieu historique national du Pavillon Aberdeen" (pc.gc.ca), historicplaces.ca, oldottawasouth.ca, wikipedia.org.

mardi 13 janvier 2015

Les Kuntar








Lors de la saison 1993-94, j'ai cru que Patrick s'était fait cloner. Pendant une portion de la saison, Roy avait comme substitut Les Kuntar, qui portait les mêmes gants KOHO, le même bâton. Mais qui était ce gars qui portait également presque le même masque que "Casseau".


Leslie Stephen Kuntar est né le 28 juillet 1969 à Elmira, dans l'État de New York. Il commença à jouer au hockey dès l'âge de 6 ans, dès lors au poste de gardien de but. Il était encore au à la Nichols High School  de Buffalo (son équipe ne perdit qu'un seul match en deux saisons) lorsque qu'il fut remarqué par les dépisteurs du Canadiens de Montréal, qui le sélectionnèrent aux 122e rang du repêchage de 1987. Au lieu de faire le saut chez les professionnels à l'âge de 18 ans, Kuntar décida de s'aligner avec l'équipe de l'université St-Lawrence. Kuntar joua 77 matchs en 4 ans avec les Saints, récoltant 43 victoires. Il fut nommé sur la première équipe d'étoile de la ligue universitaire ECAC lors de sa dernière saison en 1990-91.

Avec Fredericton (AHL)
Dès la saison suivante, Kuntar fit le saut avec les Canadiens de Fredericton dans la AHL. Kuntar fit sa place avec Fredericton, malgré la présence de André "Red Light" Racicot, Jean-Claude Bergeron et Frédéric Chabot dans la hiérarchie du CH, pendant que Roy et Rollie "the goalie" Melanson protégeait le filet du CH. Il joua également 13 parties avec l'équipe nationale Américaine.

En 1992-93 (l'année de la 24e coupe Stanley du CH), Kuntar se partagea le travail à Fredericton au côté de Chabot. (Racicot avait fait le saut avec le grand club et Bergeron avait été envoyé au Lightning de Tampa Bay). Kuntar joua dans 42 rencontres, amassant 16 victoires contre 14 défaites et 7 nulles.

C'est lors de la saison 1993-94 que Kuntar put enfin goûter à la LNH. Ayant débuté la saison à Fredericton, toujours aux côtés de Chabot, il fut rappelé par Montréal suite à une blessure à André Racicot, toujours gardien suppléant de Patrick Roy. Kuntar eu le temps de jouer dans 6 rencontres, récoltant une fiche de 2 victoires, 2 défaites et une moyenne respectable de 3.18 buts alloués par match.

En 1993-94 avec Montréal

Un fait cocasse sur son passage à Montréal, c'est qu'il fut le gardien partant du match du 31 décembre 1993, contre les Flames de Calgary. À l'époque, le Canadiens effectuait toujours un voyage dans l'Ouest pendant la période des Fêtes. Le Canadiens remporta le match 5 à 2 alors que les Flames semblaient déjà penser à leur party du jour de l'an, car ils ne lancèrent que 17 fois sur Kuntar. (Remarquez que Montréal ne lança que 14 fois sur Trevor Kidd et Andreï Trefilov). Après la partie, Dave King, l'entraîneur des Flames est allé dans le vestiaire, bouche bée, en disant "Les Kuntar ! On s'est fait battre par Les f&?%*ing Kuntar ! Pis c'est qui ça Les Kuntar ?"

En février 1994, les Canadiens expédièrent Frédéric Chabot aux Flyers et acquirent Ron Tugnutt des Mighty Ducks d'Anaheim, ce qui signifia le retour dans la AHL pour Kuntar. Son contrat ne fut pas renouvelé à la fin de la saison.

Avec les Ice Cats de Worchester (AHL)
Les Kuntar fit parti de l'équipe américaine qui participa aux Championnat Mondial de 1994, championnat remporté par le Canada, alors que les États-Unis durent s'avouer vaincu dans le match pour la médaille de bronze. Kuntar joua dans 4 rencontres, mais ne put remporter aucune victoire.

En 1995, Kuntar, devenu agent libre, signa avec l'organisation des Flyers de Philadelphie. Il rejoignit tout d'abord les Ice Cats de Worchester et ensuite les Bears de Hershey. Lors de la 1995-96, Kuntar fut rappelé par les Flyers, passa 24 matchs avec eux mais tous au bout du banc. À la fin de la saison, Kuntar se retrouva une nouvelle fois sans contrat de la LNH. Il joua pour 4 équipes différentes en 1996-97, dans 3 ligues différentes (21 avec les Americans de Rochester (AHL), 4 avec les Ice Pilots de Pensacola (ECHL), 1 avec les Lumberjacks de Cleveland et 3 avec les Grizzlies de l'Utah (IHL). Voyant qu'il ne pourrait plus retourner jusqu'à la LNH, Kuntar accrocha ses jambières à la fin de la saison.

Il est aujourd'hui de retour dans la région de Buffalo, où il s'occupe de l'équipe de hockey mineure de ses garçons.

lundi 12 janvier 2015

Dennis Polonich


Conscient de son talent limité, Dennis Polonich utilisa une autre stratégie pour attirer l’attention.  Malgré sa petite taille (5’6’’ 166 lbs), il était prêt à tout pour faire sortir ses adversaires de leurs gonds.  Avec lui, les coups de bâton, les tactiques sournoises et les insultes étaient monnaie courante.  Il n’hésitait pas non plus à se battre, même si ses opposants étaient habituellement plus grands que lui.  Sa réputation de petite peste s’établit rapidement.
 
Les Red Wings firent de lui un distant choix de 8e ronde (118e au total) en 1973.  Par contre, n’ayant pas vraiment de place pour lui, on l’expédia aux Lions de Londres de la ligue britannique, une destination pas si courante.  Polonich fit suffisamment bonne impression pour qu’on le ramène dans la Ligue américaine l’année suivante.
 
En plus de s’aligner avec les Wings de la Virginie, Polonich eut l’occasion de jouer quatre matchs avec le grand club.
 
En 1975-76, après un passage dans l’IHL, il se fit une niche à Détroit, qui désirait avoir un club plus robuste.  Le 24 mars 1976, il en profita pour établir un record d’équipe, avec sept pénalités (cinq mineures, une majeure et une inconduite).
 
En 1976-77, en plus d’être capitaine par intérim, il termina deuxième pointeur d’une équipe faible, avec 46.  Il obtint également le deuxième plus haut total de minutes de pénalité de la ligue, derrière Tiger Williams, avec 274.
 
Les tactiques de Polonich faisaient en sorte qu’il vivait dangereusement.  Le 25 octobre 1978, Wilfrid Paiement des Rockies du Colorado, répliqua avec violence à un double échec dans la figure, en lui assénant un coup de bâton au visage.  Malgré la gravité du geste, il s’en trouva qui avaient peu de sympathie pour Polonich, qui eut une commotion, un nez cassé et qui dut avoir recours à la chirurgie.  Il eut également des problèmes respiratoires jusqu’à la fin de sa carrière.

De son côté, Paiement écopa d’une suspension de 15 matchs, à ce moment la deuxième plus sévère de l’histoire de la ligue, derrière les 16 matchs obtenus par Eddie Shore en 1933 dans l’incident qui a coûté la carrière à Ace Bailey.  Elle était aussi à égalité avec celle de Maurice Richard qui a mené à l’émeute.

Ce ne fut toutefois pas la fin de l’affaire.  Polonich poursuivit au civil.  Le clan Polonich aurait été prêt à régler pour 85 000$, mais la compagnie d’assurance de Paiement n’offrait que 50 000$.  Ce fut en bout de ligne une bien mauvaise décision.  En 1982, alors que Paiement jouait dorénavant avec les Nordiques, la cour accorda 850 000$ à Polonich.  Il s’agissait du deuxième règlement le plus élevé au hockey après celui d’Henry Boucha (voir texte du 16 février 2011) dans sa cause contre Dave Forbes.

Suite à cet incident, la carrière de Polonich ne fut plus la même.  À partir de 1980-81, il passa l’essentiel de son temps dans la Ligue américaine et dans la Ligue internationale, où il fit tout de même partie d’équipes gagnantes d’une Coupe Calder et d’une Coupe Turner.

Polonich prit définitivement sa retraite en 1987.

Sources: “Confessed Fixer May Testify”, Ledger Wires, 7 novembre 1978, The Ledger, p.5C, “Paiement wants retrial after huge award” de Red Fisher, 19 août 1982, Montreal Gazette, p.D-7, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.