jeudi 20 novembre 2014

La nouvelle mascotte des Raiders de Prince Albert













Il y a quelques années, j'ai écrit un texte à propos de la représentation caricatural de l'autre en prenant comme exemple l'ancien chandail des Raiders de Prince Albert, texte que je vous recommande de (re)lire. Je disais grosso modo que de notre société où les personnes, les informations et les objets s'entremélangent de plus en plus, les représentations caricaturales de l'autre sont sujettes à de fortes critiques. Je parlais à l'avant plan qu'il y a une quarantaine d'année, il était peut-être peu choquant d'avoir d'avoir une caricature de guerrier arabo-musulman comme logo tel que les Raiders de Prince Albert portaient à l'époque, notamment lorsqu'ils ont remporté la Coupe Memorial en 1985, mais que depuis, l'équipe avait cru bon de changer son logo, le "raider" étant devenu un pirate...

Mais faute est d'admettre que mon exemple était assez bon car l'actualité de la dernière semant nous l'a montré...

La semaine dernière, les Raiders ont inauguré une nouvelle mascotte représentant ce bon vieux logo. N'en fallait pas plus pour que les groupes représentant les communautés culturelles montent au barricades pour affirmer que le fait d'utiliser l'image d'un personnage relativement violent représentant une communauté culturelle...

L'équipe s'est dite assez surprise de la réaction de certains...

Force est d'admettre que malgré le sourire de la mascotte, c'est pas mal du ressort de la caricature culturelle...



J'ai hâte de voir la suite...

Mais y'a pire, y'a les Redskins ou encore la controverse concernant la casquette des Indians...


lundi 17 novembre 2014

Tommy Gorman


Tommy Gorman a été impliqué dans trois sports parmi les plus populaires au début du XXe siècle : le hockey, la crosse et les courses de chevaux.
 
Comme joueur, c’est d’abord à la crosse qu’il s’est illustré.  Aux Jeux de Londres, en 1908, il a fait partie de l’équipe canadienne qui a remporté la médaille d’or.  Il faut dire qu’il n’y avait que deux pays participants, le Canada et l’hôte, la Grande-Bretagne.  Sans surprise, le sport fut ensuite retiré du programme des Jeux.
 
De retour au pays, il joua au niveau professionnel, qui était à ce moment très populaire. (voir text du 26 mars 2012) 
 
Bien qu’il n’ait jamais sérieusement joué au hockey, il fut embauché comme recruteur par les Senators d’Ottawa en 1916, tout en travaillant au quotidien Ottawa Citizen.  Les propriétaires des Sens (qui faisaient partie de sa famille) semblèrent satisfaits de son travail, puisqu’ils le nommèrent secrétaire-trésorier, puis gérant, avant de devenir actionnaire.
 
En 1917, il fut l’un des fondateurs de la LNH, lorsque les propriétaires de la NHA voulurent isoler Eddie Livingstone, le propriétaire de Toronto.
 
Sous sa gouverne, les Senators remportèrent la Coupe Stanley en 1920, 1921 et 1923.  Il quitta l’organisation de sa ville natale en 1925 pour faire partie de l’aventure des Americans de New York. 
 
L’équipe eut plus ou moins de succès et en 1929, il quitta le monde du hockey pour se consacrer aux courses de chevaux.  Il géra alors une piste au Mexique jusqu’en 1932.
 
Il revint ensuite dans le monde du hockey pour devenir entraîneur, puis directeur-gérant des Black Hawks de Chicago, une équipe qui éprouvait des difficultés à ce moment.  Il fit l’acquisition de Lionel Conacher (voir texte du 9 mai 2009) et malgré la plus faible attaque de la ligue, les Hawks remportèrent leur première Coupe dès l’année suivante.
 
Il eut par contre une dispute avec le propriétaire et se retrouva ainsi avec les Maroons de Montréal.  Le succès fut immédiatement au rendez-vous et les Maroons remportèrent la Coupe en 1937-38.  Gorman est ainsi devenu le seul entraîneur à gagner la Coupe deux années consécutives avec deux équipes différentes.
 
Mais économiquement, les temps étaient durs.  Il y avait une équipe de trop à Montréal.  En 1938, les Maroons rendirent l’âme, pour laisser la place aux Canadiens, qui éprouvaient pourtant des difficultés sur la glace.
 
En 1940, on eut recours à ses services pour remplacer Jules Dugal comme directeur-gérant des Canadiens.  C’est sous son règne que Maurice Richard fut embauché.  Toutefois, après des débuts difficiles et des blessures, Gorman perdit confiance en lui.  Ceux qui ont vu le film de Charles Binamé et Ken Scott se souviendront peut-être d’une scène où un représentant des Canadiens tente désespérément de refiler Richard à n’importe quel de ses homologues de la Ligue Nationale.  Il s’agit de Gorman.
 
Les choses se sont par contre replacées et les Canadiens ont tout de même remporté la Coupe en 1944 et en 1946 (ses sixième et septième).  Gorman a ainsi accompli un autre fait d’armes qu’il ne partage avec personne d’autre.  Il a été directeur-gérant de quatre équipes championnes de la Coupe Stanley : les Senators, les Black Hawks, les Maroons et les Canadiens.  Suite à la Coupe de 1946, il a passé les rênes à Frank Selke. (voir texte du 16 septembre 2013)

Mais pour Gorman, gérer un club de hockey ne semblait pas être une occupation à temps plein.  Un peu comme lorsqu’il travaillait pour le Citizen lors de son passage avec les Senators, il avait d’autres occupations.
 
Il a géré la piste de course de Connaught, en Outaouais, de 1937 jusqu’à sa mort en 1961.  (Ses fils l’ont ensuite opéré pendant des dizaines d’années.)  Il a aussi été promoteur à Montréal et à Ottawa de spectacles et de lutte.  Suite à son départ des Canadiens en 1946, il a acheté les Senators d’Ottawa (version de la Ligue senior du Québec, voir texte du 18 juillet 2011, puisque ceux de la LNH ont cessé leurs activités en 1934.)  Son équipe a d’ailleurs gagné la Coupe Allan en 1949. 
 
En 1951, il s’est aussi tourné vers le baseball, en se portant acquéreur de la filiale AAA des Giants de New York, les Giants de Jersey City.  Il les déménagea à Ottawa, mais l’expérience ne dura qu’un an.  L’année suivante, l’équipe devint la filiale des Athletics de Philadephie, mais sans l’implication de Gorman.
 
Dernier fondateur vivant de la LNH, il a été élu au Temple de la renommée du hockey deux ans après son décès, en 1963, dans la catégorie des bâtisseurs.
 
En 1977, il a été admis au Temple de la renommée canadien des courses de chevaux.
 
Sources : horseracinghalloffame.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

jeudi 13 novembre 2014

Le #4 d'Aurèle Joliat (2e partie)


Le retrait récent du #5 de Guy Lapointe a incité quelques journalistes à écrire des articles au sujet de qui pourrait être le prochain.  Des noms comme Durnan, Shutt, Lemaire et Bowman ont entre autres été avancés. 
 
(Les Knicks de New York ont retiré le #613 pour honorer Red Holzman parce que leur ex-entraîneur les a menés à 613 victoires.  Peut-être que les Canadiens devraient donc retirer le #419 pour Bowman?)
 
Personnellement, j’ai une préférence pour le #6 de Toe Blake (surtout si on considère autant sa carrière de joueur que sa carrière d’entraîneur).  Trois Coupes comme joueur (incluant une avec les Maroons), un Hart, un Lady Byng, trois fois élu au sein de la première équipe d'étoiles, capitaine et huit autres Coupes (dont les cinq consécutives) comme entraîneur, ce n’est pas rien.  Et puis, si on a dit que Lapointe allait rejoindre les deux autres membres du Big Three (Robinson et Savard), Blake irait rejoindre les deux autres membres de la Punch Line (Maurice Richard et Elmer Lach).
 
Mais je n’ai pas pu m’empêcher de signaler qu’Aurèle Joliat était victime d’une grande injustice, lui dont le numéro a déjà été retiré et qu’on a ensuite oublié.  (voir texte du 11 décembre 2013)  Quand on a regardé le match du 75e anniversaire du CH, comment ne pas trouver ce monsieur attachant?
 
 
 
Marc de Foy, du Journal de Montréal, m’a gentiment répondu qu’il y a plusieurs années, il avait écrit un article à ce sujet (et au sujet d’Elmer Lach, qui a été victime du même genre d’oubli et qui a depuis été corrigé).  Il avait soumis cette information aux Canadiens, avec plusieurs articles de l’époque pour appuyer ses dires.  Après deux semaines, on lui est revenu en lui disant qu’il y avait eu confusion.  Joliat et Lach n’auraient été qu’invités aux cérémonies pour honorer Jean Béliveau et Henri Richard, mais que celles-ci ne leur étaient pas destinées.
 
En ce qui me concerne, cette réponse est absurde. 
 
Premièrement, si on fait une cérémonie pour retirer un numéro et qu’on invite deux grands joueurs qui l’ont porté, il me semble que c’est évident qu’on honore les deux.  Lorsqu’on a retiré le #12, on n’a pas dit que Dickie Moore n’était là que pour honorer Yvan Cournoyer.  La différence, c’est qu’avant le déménagement au Centre Molson / Bell, on ne hissait pas de bannière avec les noms au plafond.
 
Et deuxièmement, comment expliquer que les journalistes, le Temple de la renommée et surtout Claude Mouton aient tous mal compris?  Monsieur Mouton était annonceur lors de cette soirée du 9 octobre 1971.  Il a aussi été directeur des relations publiques pendant plusieurs années.  Alors qu’il était toujours dans l’organisation, il écrit un livre sur l’histoire de l’organisation (que je suppose que quelqu’un d’autre dans l’organisation a relu avant sa publication), mais il a mal compris ce qui se passait?!?   
 
Allez monsieur Molson, vous qui avez tant de classe et tant de respect pour l’histoire de votre équipe, corrigez cette erreur.
 
Allez monsieur Houle, vous qui jouiez pour le tricolore en 1971, faites valoir le cas d’un des membres de votre association des anciens.
 
(Pour votre information, j’ai envoyé une lettre à messieurs Molson et Houle, avec des copies des articles, en décembre dernier mais je n’ai reçu aucune réponse.)

mardi 11 novembre 2014

Red Garrett


Petit billet court, à l’image de la carrière et de la vie de son sujet.
 
Originaire de Toronto, Dudley "Red" Garrett avait été recruté par l’équipe de sa ville, les Leafs.  Il n’eut toutefois pas l’occasion de jouer avec eux, puisqu’en 1942, il est échangé aux Rangers avec Hank Goldup, contre Babe Pratt (voir texte du 14 octobre 2012).  Cet échange fut très profitable pour les Leafs.
 
C’est au cours de cette saison que Garrett fit ses débuts avec les Blueshirts.  Il joua au total 23 matchs, amassant un but et une passe.
 
Il ne termina toutefois pas sa saison à New York.  Comme la guerre faisait rage, il se retrouva dans la marine et joua quelques matchs avec des équipes militaires.
 
Le 25 novembre 1944, Garrett se trouvait sur le HMCS Shawinigan, au large de Port-aux-Basques, à Terre-Neuve, lorsqu’un U-Boat allemand le coula.  Tout l’équipage périt.  Garrett avait 20 ans.
 
Pour honorer sa mémoire, la Ligue Américaine (où il a également joué quelques matchs) présente depuis 1947 le Dudley "Red" Garrett Memorial Award à sa recrue de l’année. 
 
Parmi ses récipiendaires, on note plusieurs noms familiers comme Terry Sawchuk, Pelle Lindbergh (voir texte du 12 novembre 2010), Brett Hull, Félix Potvin, Daniel Brière et… René Bourque.
 
Sources : rongood.net, ahlhalloffame.com, wikipedia.org.

 

lundi 10 novembre 2014

Les abonnés aux équipes d'expansion



Ah!  Les équipes d’expansion!  L’attrait de la nouveauté!  La fébrilité des partisans!  (Ça dépend des endroits, mais bon…)  Le dévoilement des nouvelles couleurs!  Les belles cérémonies lors de la présentation des joueurs et lors du premier match à domicile!  L’indulgence des amateurs, qui se disent que malgré des performances misérables, il faut bien donner une chance au coureur, puisque c’est une équipe d’expansion…

Une équipe d’expansion, ça peut par contre aussi être de l’improvisation, un manque de structure et de longues séries de défaites.

De jeunes joueurs peuvent en profiter pour prendre tout de suite beaucoup de place (comme Gilbert Perreault avec les Sabres) ou être complètement étouffés par une trop grande pression et le manque d’encadrement (comme Greg Joly, voir texte du 30 décembre 2013).

Des vétérans peuvent en profiter pour avoir un second souffle ou effectuer un dernier tour de piste (comme Brad Marsh, voir texte du 12 novembre 2012).  Des joueurs peuvent aussi profiter de cette occasion pour se mettre en évidence (comme Brian Bradley avec le Lightning).

Par contre, lorsque la ligue procède à des expansions à la chaîne et qu’un joueur se retrouve à répétition avec une de ces nouvelles équipes, c’est habituellement signe qu’on a affaire ici à un joueur marginal, qui peine à percer l’alignement d’une équipe qui a débuté ses activités à peine un ou deux ans auparavant.

J’ai donc fait quelques recherches pour trouver ces abonnés aux équipes d’expansion.  En voici quelques-uns.

Butch Deadmarsh

Deuxième choix de l’histoire des Sabres, derrière Gilbert Perreault, Deadmarsh a débuté sa carrière à Buffalo en 1970 (bien qu’il ait aussi passé du temps dans les mineures).

Deux ans plus tard, il se retrouva avec les nouveaux Flames d’Atlanta.  Il n’était toutefois pas là au tout début.  C’est par la voie d’un échange, en février, qu’il arriva dans le sud des États-Unis.

En 1974, la ligue procéda à une autre expansion et Deadmarsh atterrit à Kansas City, avec les Scouts.

Il s’est ensuite retrouvé dans l’AMH, où il s’est aligné avec cinq équipes différentes en trois saisons et demie.  Était-ce des équipes d’expansion, ou du moins de nouvelles équipes?  Avec l’AMH, c’était rarement aussi simple…

Il a d’abord joué avec les Blazers de Vancouver, à leur deuxième année.  Il a ensuite déménagé avec l’équipe à Calgary.  Il s’agissait donc de la première saison des Cowboys, mais ce n’était pas une équipe d’expansion.

Il s’est ensuite retrouvé avec les Fighting Saints du Minnesota.  Ceux-ci venaient de déménager de Cleveland, donc techniquement, sans être une équipe d’expansion, c’était une nouvelle équipe.  Sauf que l’année précédente, une autre équipe jouait au même endroit sous le même nom, avant d’être dissoute.

Il a également joué avec des équipes existantes, les Oilers d’Edmonton et les Stingers de Cincinnati.

Total
LNH : Trois, même s’il n’a pas joué la saison entière à Buffalo et qu’il s’est amené en cours d’année dans le cas d’Atlanta.
AMH : Trop compliqué…


Rosaire Paiement
 
Appartenant aux Bruins, le grand frère de Wilfrid a été échangé aux nouveaux Flyers en 1967.  Bien qu’il ne joua que sept matchs, il participa tout de même à leur première saison.

En 1970, il est choisi au cours du repêchage d’expansion par les Canucks.

En 1972, il fit partie non seulement d’une nouvelle équipe, mais également d’une nouvelle ligue, alors qu’il se joint aux Cougars de Chicago de l’AMH.

En 1975, il est choisi au repêchage d’expansion par les Spurs de Denver, mais il ne porta jamais leur uniforme, puisqu’il a été échangé aux Whalers de la Nouvelle-Angleterre.  Il a également joué avec les Racers d’Indianapolis par la suite.


Total
LNH : Deux, même si sa présence à Philadelphie a été limitée.
AMH : Une, mais a failli jouer avec une deuxième.

 
 Lew Morrison
 
Premier choix des Flyers en 1968, il débarque donc au sein d’une équipe de deuxième année.  Il ne fait toutefois pas l’équipe avant 1969.
 
En 1972, il est choisi au repêchage d’expansion par les Flames d’Atlanta.  En 1974, Morrison est encore laissé sans protection et aboutit avec les nouveaux Capitals de Washington.
 
Il a également joué avec les Penguins.
 
Total : Deux.


Johan Garpenlov
 
Après avoir fait ses débuts avec les Wings, Garpenlov est échangé aux Sharks, dans leur première saison, en mars 1992.
 
En mars 1995, il est échangé à la Floride.  Au milieu de leur deuxième saison, les Panthers n’étaient techniquement pas une équipe d’expansion, même si elle était très récente.
 
En 1999, Garpenlov a été choisi par les Thrashers d’Atlanta lors du repêchage d’expansion et a fait partie de leur équipe inaugurale, avant de retourner en Suède.
 
Total : Deux, même s’il n’a pas débuté l’année à San Jose, et presque trois.

 
 Jody Hull
 
Après avoir joué avec les Whalers et les Rangers, Jody Hull s’est retrouvé avec les nouveaux Sénateurs, mais pas par la voie du repêchage d’expansion.  Il a été échangé par les Rangers contre les fameuses considérations futures.
 
L’année suivante, il se retrouva cette fois avec les Panthers, mais encore une fois, sans passer par le repêchage d’expansion.  Il a signé un contrat comme joueur autonome.  Peut-être était-ce donc son choix de se retrouver sous le soleil de la Floride.
 
Il joua ensuite avec le Lightning et les Flyers, mais en 1999, il a finalement passé par le repêchage d’expansion et a été choisi par les Thrashers.  Il n’a toutefois jamais porté leur uniforme, puisqu’ils l’ont retourné aux Flyers par voie de transaction.
 
Il a terminé sa carrière dans la LNH avec un deuxième séjour à Ottawa.
 
Total : Deux, mais est venu près de jouer avec une troisième.

 
Denny Lambert
 
Lambert signa comme agent libre avec les nouveaux Mighty Ducks en 1993, mais il ne joua pas de match avec eux lors de leur saison inaugurale.  C’est en 1994 qu’il fit ses débuts dans la grande ligue, alors qu’Anaheim jouait sa deuxième saison.
 
En 1996, il aboutit à Ottawa, toujours comme agent libre, alors que les Sens jouaient leur cinquième saison.  (Ça commence à être un peu plus loin.)
 
En 1998, il est choisi par les Predators de Nashville au repêchage d’expansion.  Par contre, son passage dans la ville du country ne dura qu’une saison, puisqu’il a ensuite été échangé aux nouveaux Thrashers d’Atlanta et a fait partie de l’équipe au début de ses activités.
 
Il est ensuite retourné à Anaheim et a ainsi joué l’ensemble de sa carrière avec des équipes d’expansion des années 1990.
 
Total : Deux, presque trois.
 

 Andrew Brunette
 
Après avoir été repêché par les Capitals et joué sporadiquement avec eux, il est choisi par les Predators de Nashville au repêchage d’expansion de 1998.  Tout comme Lambert, il ne resta au Tennessee qu’une seule saison, avant de se retrouver, lui aussi, avec les Thrashers dans un échange.
 
Il joua deux saisons en Géorgie, avant d’atterrir au Minnesota, pour s’aligner avec le Wild, qui jouait sa deuxième saison.
 
Il s’aligna plus tard avec l’Avalanche et les Black Hawks.
 
Total : Deux, presque trois.

 

lundi 3 novembre 2014

Tom Williams

En 1960, la victoire de l’équipe américaine aux Jeux de Squaw Valley, en Californie, aurait dû constituer une belle vitrine pour les joueurs américains.  Pourtant non.  Il faut dire qu’à ce moment, les équipes olympiques (qui devaient être amateurs) étaient habituellement issues des rangs seniors.  C’est pourquoi, médaille d'or ou pas, peu d’entre eux accédaient aux rangs professionnels.  Avec comme résultat qu’un seul d’entre eux alla rejoindre Charlie Burns dans la LNH (en plus de quelques joueurs qui jouèrent une poignée de matchs).  Le reste de la ligue demeurait composée essentiellement de canadiens.  D’ailleurs, au cours de sa carrière, Williams fit une apparition au jeu télévisé "I’ve Got a Secret".  Les participants devaient lui poser des questions pour découvrir son secret.  Le sien était qu’il était le seul joueur américain dans la Ligue nationale.

Et pour y parvenir, il a fallu que Jack Riley, l’entraîneur de l’équipe olympique, intervienne personnellement en le recommandant à Walter Brown, le président des Bruins.

Sa production varia à Boston, à ce moment une équipe très faible, mais il atteint son sommet en 1962-63, avec 23 buts.
 
En ces temps où les salaires n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui, Williams passait ses étés à travailler pour un entrepreneur en plomberie et en restant en forme en montant de lourdes baignoires en fonte dans les escaliers.
 
Au total, il passa huit saisons avec les Bruins.  Vers la fin de son passage, l’équipe fit finalement du progrès, avec entre autres l’arrivée de Bobby Orr et de Phil Esposito.  Mais à la fin de la saison 1968-69, Williams subit une sérieuse blessure au genou.  Craignant qu’il ne revienne pas au sommet de sa forme, Boston l’échangea aux North Stars du Minnesota, son état natal.  L’année suivante, les Bruins gagnèrent leur première Coupe en 29 ans.

Sa première saison avec les Stars lui permit pourtant d’amasser 67 points, son record personnel.  Ses 52 passes constituèrent le troisième total de la ligue, derrière Orr et Esposito.  Il ne resta par contre qu’une saison et demie chez lui.  En novembre 1970, son épouse mourut dans un accident qui aurait aussi pu être un suicide.  Visiblement affecté, sa bonne humeur disparut et il se disputa avec le directeur-gérant Jack Gordon.  Ce dernier le suspendit, avant de l’échanger aux faibles Golden Seals de la Californie. 

Suite à la saison 1971-72, il fit partie des nombreux Seals qui quittèrent l’équipe pour accepter une offre de la nouvelle Association mondiale de hockey (AMH).  Dans le cas de Williams, il retourna à Boston en se joignant aux Whalers de la Nouvelle-Angleterre.  Il y fut deux ans, gagnant au passage la Coupe Avco en 1972-73.

En 1973-74, lorsque son frère Butch s’aligna avec les Blues, ils devinrent ainsi le premier duo de frères américains à jouer dans la LNH.

En 1974, il profita de l’arrivée des Capitals de Washington pour faire un retour dans la Ligue nationale.  Au sein d’une des équipes des faibles de l’histoire (vor texte du 30 décembre 2013), Williams eut du temps de glace et termina la saison avec une fiche de 22-36-58, la meilleure fiche de l’équipe.

La saison suivante, sa dernière, il la partagea entre Washington et la Ligue américaine.  À son dernier match, les misérables Caps ont été écrasés 14-2 par les Sabres.

Il hérita du surnom de "Tommy The Bomber" lorsqu’à Toronto, il fit une mauvaise blague à un douanier, en lui disant que son sac contenait une bombe.  Il fut suspendu un match par la ligue en raison de son geste.

Williams a ensuite été élu au Temple de la renommée du hockey des États-Unis en 1981.

Le drame a de nouveau frappé sa famille, lorsque son fils Robert, repêché par les Bruins, mourut subitement en 1987, à l’âge de 23 ans.

Quant à lui, c’est en 1992, à l’âge de 51 ans, qu’il mourut d’une crise cardiaque.

Sources : "Williams’s life and times, an All-American story" de Kevin Dupont, 29 janvier 2012, Boston Globe (boston.com), "Tom Williams, Hockey Player, 51", 10 février 1992, New York Times (nytimes.com), wikipedia.org.

dimanche 2 novembre 2014

Trêve de hockey #77 : L'Auto-Polo











Il y eut des temps immémoriaux où le culte de la voiture était en soi plus naïf et pas mal moins destructeur pour les générations futures. Je me rappelle par exemple d'un passage, je ne me rappelle plus trop dans quel livre, où le grand sociologue de l'école de Chicago Robert Ezra Park, que j'ai beaucoup épluché lors de ma maîtrise, parlait de la voiture comme étant une nouvelle technologie qui aidait à augmenter la criminalité. On peut comprendre que dans le Chicago des années 20, la voiture était une chose qui pouvait inspirer la méfiance, à l'époque des John Dillinger, Al Capone et cie.


La voiture était une nouvelle chose et les gens ont expérimenté plusieurs choses, leur mettre des ailes pour s'envoler par exemple, et, bien sûr, en faire des sports...

Si l'idée d'utiliser la voiture pour faire des courses allait de soit, la course étant presqu'un sport inné chez l'homme, l'idée d'en faire des sports plus complexes, en substituant le cheval à la voiture dans des sports équestres a été songé... Après tout, parlait-on pas de cheval de fer? Voici donc l'idée de l'auto-polo...
C'est en 1911 qu'un vendeur de voiture Ford Model T de Topeka au Kansas nommé Ralph "Pappy" Hankinson aurait commencé à songer, question de faire un coup de publicité, à un polo avec des voitures... Le premier match se serait déroulé à Wichita en 1912. Par contre, des bribes de matchs d'auto-polo remontant jusqu'en 1902 existent...


Dès les premiers balbutiements de ce sport, il est appelé à se développer à vitesse Grand V, prenant d'assaut les États-Unis et l'Europe, souvent étant commandité par des compagnies de voitures ou d'essence... Le premier match au Canada aurait d'ailleurs eu lieu au CNE Stadium de Toronto en 1912, mais aurait été sans conséquence...

L'auto-polo se jouait sur un terrain à dimension variables où deux équipes formée de deux voitures où siègent deux joueurs, un conducteur et un "marteleur".



Le gros problème avec ce sport, c'est premièrement qu'il était fort dangereux. Assez facile de s'imaginer que 4 voitures qui se poursuivent pour frapper une balle (qui avait plus la grosseur d'un ballon) n'était pas sans causer des collision et ainsi risquer de blesser les joueurs. Apparemment par contre que très peu de décès (lire aucun officiel) aient eu lieu lors de matchs d'auto-polo. On appelle a de la chance ou encore des mensonges...



 Un autre problème fut qu'il était assez couteux en opération, la plupart des voitures étant pratiquement inutilisables après un match. De plus, la plupart des joueurs d'auto-polo étaient considérés comme étant difficile à assurer en raison de leur passe-temps, ce qui rendait la chose plus couteuse en opération... 

Ce sport fut populaire jusque dans les années 20 et disparut, étant délaissé par le manque d'intérêt et les coûts exorbitants d'opération...

Ce sport aurait été joué jusque dans les années 50...

Je n'ai par cotnre pu trouvé s'il avait été joué au Québec...

jeudi 30 octobre 2014

Les Canadiens et les Leafs, version crosse









Le 14 décembre prochain, la crosse professionnelle intérieure fera un retour à Montréal, alors que le Rock de Toronto jouera un match contre les Knighthawks de Rochester.
 
En 2002, il y a eu l’Express de Montréal, qui jouait, tout comme Toronto et Rochester, dans la National Lacrosse League (NLL).
 
Auparavant, en 1974 et en 1975, il y a eu les Québécois (et les Caribous de Québec) qui jouaient dans une première version de la NLL.  (voir texte du 11 février 2012)
 
Mais avant ça, il y a eu une autre version.  En 1931, une première ligue intéreure professionnelle fut formée.  (Il y en avait eu d’autres, très populaires, mais en version extérieure, voir texte du 26 mars 2012.)
 
Derrière ce projet, on retrouvait les équipes de la LNH, qui désiraient occuper leurs arénas pendant l’été.  On y retrouvait les Canadiens et les Maroons à Montréal, les Maple Leafs à Toronto, auxquels on ajouta les Colts de Cornwall.
 
Comme on peut le voir dans le film qui suit, les équipes portaient les mêmes chandails que les équipes de hockey.
 
 
https://www.youtube.com/watch?v=KUcMtXmf11M

On peut aussi voir que le jeu était plutôt violent…
 
Nate Penny, des Maroons
Dans ces années 1930 où, suite à la Grande dépression, même les équipes de hockey avaient de la difficulté à survivre (les Senators d’Ottawa disparurent en 1934, les Maroons en 1938).  Dans ce contexte, l’International Professional Lacrosse League ne dura que deux ans.
 
Sources : wampsbibleoflacrosse.com, wikipedia.org.

mercredi 29 octobre 2014

Les "One-game wonders"








Peu de joueurs de hockey ont pu réaliser leur rêve de jouer un jour dans la LNH. Si certains ont pu y jouer de longues années, plusieurs autres ont dû se contenter d'une poignée de matchs et évoluer davantage dans les rangs mineurs ou encore en europe. Malgré tout, le fait d'avoir pu jouer un seul match dans la LNH est un grand accomplissement en soi dont le commun des mortels ne peut que rêver. Le site hockeydb.com contient une section nommée "One-game wonders" qui est consacrée exclusivement à ces joueurs ayant joué qu'une seule partie dans la LNH.


Parmi cette liste, on retrouve quelques joueurs qui nous sommes familiers dont Olivier Michaud, ce gardien de but qui fit les manchettes après avoir joué une période en relève à Mathieu Garon contre les Oilers en 2001, devenant par le fait même le plus jeune gardien de l'histoire de l'équipe à 18 ans.

J'ai également pu retrouver le nom de Martti Jarventie, défenseur finlandais dont j'espérais de grandes choses mais qui ne joua finalement qu'un seul match avec le CH en 2002. Le coloré Don Cherry y est également, lui qui ne joua qu'un seul match avec les Bruins en 1955 et qui passa le reste de sa carrière à se promener dans les rangs mineurs de l'amérique du nord. Le gardien Mathieu Chouinard, celui qui fut repêché 2 fois plutôt qu'une par les Sénateurs y est également.

Parmi tous ces "one-game wonders", bien peu d'entre eux eurent la chance de récolter beaucoup de points. On retrouve quelques joueurs ayant réussi à amasser une passe ici et là mais parmi les 360 joueurs de cette liste, seulement 3 d'entre eux ont réussi à marquer un but dans leur seul et unique match. Ces trois joueurs méritent qu'on raconte leur histoire.


Maple Leaf Garden - Toronto - 1930

Le premier à avoir marqué à son seul match dans la LNH fut Roland "Rolly" Huard. Huard était un joueur de centre régulier dans la International American Hockey League (IAHL), l'ancètre de la currente AHL. Il joua notamment pour les Hornets de Windsor et les Bisons de Buffalo de 1926 à 1931. Le 14 décembre 1930, il fut appelé pour un remplacement d'urgence chez les Maple Leafs de Toronto durant lequel il connut un fort match et marqua son fameux but. Mais les Maple Leafs ne s'attendaient pas à plus de sa part et il retourna chez les Bisons pour terminer la saison. Il joua deux autres saisons dans la IAHL avant de finir sa carrière en 1934 avec les Flyers de St.Louis dans la American Hockey Association (AHA).



On dut attendre 60 ans avant de revoir un nouveau joueur marquer à son seul match dans la ligue lorsque le défenseur Dean Morton fut repêché par les Red Wings en 1986. Il joua pour la filiale des Red Wings d'Adirondack pendant deux saisons et fut rappelé par le grand club lors de la saison 1989-90. Il marqua lors de ce rappel d'un seul match et fut ensuite renvoyé dans la AHL. Sa carrière alla en descendant par la suite. Il termina la saison avec Adirondack mais fut rétrogradé à la IHL et la ECHL pour enfin terminer dans la Colonial Hockey League (CoHL) en 1993. Il revint toutefois à la LNH durant la saison 2000-01 en tant qu'arbitre, poste qu'il occupe toujours.




Le dernier des trois joueurs à avoir marqué à son seul match est l'ex défenseur Brad Fast avec les Hurricanes de la Caroline en 2004. Il fut repêché par les Hurricanes en 1999 et joua ensuite 4 ans avec l'Université du Michigan. Il signa avec les Hurricanes en 2003 et joua la saison avec leur club-école, les Lock Monsters de Lowell. Lors de la saison 2003-04, il fut rappelé pour le dernier match de la saison des Hurricanes contre les Panthers de la Floride et marqua le but égalisateur qui porta la marque à 6-6. Son seul et unique but dans la LNH a la disctinction d'être le dernier but égalisateur de l'histoire de la LNH. Après la saison annulée de 2004-05, la ligue instaura la fusillade et élimina par le fait même les matchs nuls et les buts égalisateurs. Cette saison annulée dut d'ailleurs lui nuire dans son développement alors qu'il fut rétrogradé de la AHL à la ECHL. Lors du retour de la LNH en 2005-06, il quitta les Hurricanes et signa avec les Kings. Il passa la saison avec leur club-école des Monarchs de Manchester et quitta pour l'europe la saison suivante. Il joua dans plusieurs ligues d'europe jusqu'à sa retraite en 2011.

Ce sont donc les 3 seuls joueurs à avoir marqué un but dans leur seul match dans la LNH. Plusieurs autres joueurs ont récolté une passe mais encore aucun n'a la disctinction d'avoir ammassé 2 points dans leur seul et unique match. Je crois que si tu récoltes 2 points lors de ton premier match tu mérites d'en jouer un deuxième, mais dans le cas de Huard, Morton et Fast, un but ne fut pas suffisant...

lundi 27 octobre 2014

Howie Meeker









Howie Meeker a connu du succès au niveau junior, mais sa carrière aurait bien pu s’arrêter à ce niveau.  En raison de la guerre, il se retrouva dans l’armée et fut blessé sérieusement par une grenade. 
 
Il parvint malgré tout à se rétablir, suffisamment pour faire ses débuts avec les Maple Leafs en 1946-47.  Sa fiche de 27-18-45 en 55 matchs lui permit de se voir décerner le Trophée Calder (recrue de l’année).  C’est 33 points de plus qu’une autre recrue des Red Wings, un certain Gordie Howe.  Lors d’un match de janvier contre Chicago, Meeker marqua cinq buts.  Cette même année, Toronto remporta la première de trois Coupes Stanley consécutives.
 
Les saisons suivantes furent moins productives, incluant quelques-unes marquées par des blessures.
 
En 1951, suite à sa participation à une quatrième victoire de la Coupe Stanley, il se porta candidat à une élection partielle dans Waterloo Sud.  Élu sous la bannière progressiste-conservatrice, il siégea pendant sa carrière de joueur, comme le fera plus tard Red Kelly. (voir texte du 24 août 2012)  On peut par contre supposer qu’il était difficile de partager son temps entre Waterloo, Ottawa et Toronto (en plus des voyages sur la route).  Il ne fut pas candidat à sa réélection en 1953.
 
Il cessa de jouer après quelques matchs en 1953-54.  Il devint ensuite entraîneur des Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine, qu’il mena à une victoire de la Coupe Calder en 1954-55.
 
 En 1956, il fut embauché comme entraîneur-chef des Leafs.  Toutefois, les résultats ne furent pas au rendez-vous.  Les Leafs ratèrent les séries pour une rare fois pendant la période des "Original Six" et après une seule saison, Meeker fut congédié.  Par la suite, il continua de jouer au niveau senior pendant une quinzaine d’années.
 
Meeker refit surface au début des années 1970 lorsqu’il devint analyse à  Hockey Night in Canada.  Il se fit remarqué, malgré une voix pas nécessairement des plus appropriées pour la télévision, en poussant son analyse à un niveau supérieur à ce qui avait été vu auparavant.
 
De 1973 à 1976, il participa à une deuxième émission à la CBC, Howie Meeker‘s Hockey School, où ils recevaient des jeunes qui apprenaient à polir certains aspects du jeu.  On peut donc dire que Meeker était un mélange de Gilles Tremblay (voir texte du 9 décembre 2013) et de Joël Bouchard…  Meeker voulait ainsi souligner que l’enseignement du hockey laissait souvent à désirer.
 
En 1987, il se joignit à l’équipe de TSN, avec qui il resta jusqu’à sa retraite en 1998.  À ce moment, il fut élu au Temple de la renommée du hockey dans la catégorie médias, en plus de recevoir le prix Foster-Hewitt.
 
Il habite aujourd’hui en Colombie-Britannique.
 
Sources :  legendsofhockey.net, wikipedia.org.