mardi 18 juin 2013

Dominic Roussel


Vous vous souvenez certainement si vous avez plus ou moins mon âge, c'était une époque creuse pour les Flyers, celle où cette équipe reconnu pour son excellence a raté les séries éliminatoires durant 5 saisons d'affilée entre 1990 et 1994. C'était une période où les gardiens de l'équipe se sont succédées alors que le gardien numéro un de l'équipe, le légendaire (pour les zigotos comme moi) Ron Hextall était plutôt sur une pente descendante. C'est à cette période qu'on commença à parler d'un "curse" sur les gardiens des Flyers ayant suivi la mort du grand Pelle Lindbergh en 1985. Par contre, pour ce qui est de Roussel, ce n'est pas nécessairement ses prouesses ou un fantôme qui le jeta hors de Philadelphie...

Dominic Roussel en 1970 à Hull. Alors qu'il évoluait pour les Draveurs de Trois-Rivières, il fut repêché en troisième ronde, 62e au total, en 1988. Après avoir passé la majeure partie des deux saisons suivantes avec l'autre équipe de la Mauricie, les Cataractes de Shawinigan, Roussel débuta sa carrière professionnelle avec le club école des Flyers, les légendaires Bears de Hershey, lors de la saison 1990-91. Roussel entreprit alors un cheminement qui s'avérait, à l'époque, assez complexe, Ron Hextall étant alors au sommet de sa carrière, et ce, malgré les insuccès de l'équipe... En bon élève, Roussel gravit tous les échelons en s'appliquant avec la ténacité d'un bon élève jusqu'à atteindre, lors de la saison 1993-94, soit l'année après le départ de Ron Hextall, le poste de gardien partant chez les Flyers. Durant cette saison, sa performance lors des 60 matchs qu'il connut avec une fiche de 29-20-05 ne permit pas aux Flyers de faire enfin les séries mais pointa vers une bonne direction pour les saisons suivantes...

(Cette série Parkhurst avait décidément un léger abus de candidats au Trophée Calder...)

Par contre, pour Dominic Roussel, c'est ici que son histoire ressemble étrangement à celle d'Audrey De Montigny sauf qu'il ne termina pas agent immobilier...

Fort de ses succès en 1993-94, le père de Roussel s'improvisa comme gérant du jeune gardien, remplaçant du même coup son agent, l'ancien goon devenu ange de la paix et de l'amour, le seul et unique Gilles Lupien. Jugeant que son rejeton était dorénavant un gardien de haut niveau, il fit un Jerry McGuire de lui et dit aux Flyers "SHOW ME THE MONEY"! Un des problèmes avec cette chose, c'est que les astres étaient plus que mal alignées pour exigé plus, ne serait-ce que parce non seulement le fort populaire Ron Hextall était de retour près son exil Québéco-New Yorkais, mais parce qu'André Roussel demandait un plus gros salaire pour son rejeton que le célèbre cerbère... Pis encore, afin de faire valoir son point, Roussel, probablement encouragé par son père, ne se rapporta pas au camp d'entraînement de la courte saison 1994-95, exigeant un plus haut salaire, ce qui fit en sorte de parachuter Ron Hextall au poste de premier gardien et de mettre Dominic Roussel dans la liste des joueurs indésirables de la NHL. 

Apparemment, André Roussel, qui alors avait quitté son boulot pour s'occuper à temps plein de la carrière de son fils, voulait faire passer le salaire de 400000$ à 900000$. C'était quand même dans son intérêt lui qui allait dorénavant vivre d'un pourcentage du salaire de son fils. Ne voulant donner une augmentation de salaire de 125% à un gardien qui allait avoir le r^le de second violon, les FLyers s'entendirent avec le clan Roussel pour la somme de 600000$.

La carrière de Roussel prit une pente descendante qui le chassa petit à petit de la NHL. Après une maigre saison de 19 matchs lors de cette saison, Roussel n'en garda que 9 matchs lors de la saison 1995-96, passant une bonne partie de la saison avec les Bears de Hershey. Le 27 février 1996, Roussel fut échangé aux Jets de Winnipeg en retour de Tim Cheveldae et du choix de troisième ronde des Jets de 1996 qui servit à repêcher le seul et unique Chester Gallant! Étrangement, après avoir passé la fin de la saison finale des Jets dans la ville la plus violente au Canada, Roussel signa à nouveau avec les Flyers à titre d'agent libre. Après une saison passé dans les ligues mineures avec les nouveaux Phantoms de Philadelphie, Roussel coupa les ponts avec son père à titre d'agent et prit le chemin de l'équipe nationale Canadienne pour passer la majeure partie de la saison 1997-98 afin d'attirer l'attention des équipes de la NHL. Il joua également quelques matchs avec une équipes allemande lors de cette saison.



Après une superbe saison avec l'équipe nationale Canadienne, Roussel attira effectivement l'attention des équipes de la NHL. Les Flyers le cédèrent aux nouveaux Predators de Nashville en retour d'un choix de 7e ronde qui devint le grand Cam Ondrik. Quelques mois plus tard, les Predators le cédèrent contre Chris Mason et Marc Moro aux Mighty Ducks d'Anaheim dans une échange qui sera toutefois à long terme à l'avantage des Preds. Par contre, avec les Ducks, Roussel s'acquitta du rôle de gardien auxiliaire au numéro un Guy Hebert et se refit alors un nom parmi les gardiens réguliers de la NHL.



Après trois saisons avec les Ducks, il fut soumit au ballotage en janvier 2001 et fut réclamé par les Oilers d'Edmonton avec qui il fit ses 8 dernières apparitions dans la NHL. Sans emploi la saison suivante outre un court passage avec les Rapides de Lasalle dans le semi-pro, il termina sa carrière semé d'embuches et de relatifs succès avec les Lions de Frankfurt dans la ligue allemande la saison suivante.

De nos jours, il est propriétaire de sa propre école de gardien de but, l'École de hockey Dominic Roussel, dont le site possède plus de fautes que celui que vous lisez présentement : http://dominicroussel.com/ 

lundi 17 juin 2013

L'alphabet - de R à Z


La fin...

R – Maurice Richard

Arrivé avec les Canadiens alors que l’équipe traversait une période difficile, il l’a relancée.  Premier joueur à compter 50 buts en une saison (en 50 matchs à l’époque).  Premier à en compter 500 en carrière.  Un Trophée Hart.  Huit Coupes Stanley.  Faisant preuve d’une ténacité à toute épreuve.  Habileté à compter dans les moments opportuns.  Héros d’un peuple.

Mentions honorables:

Jean Ratelle
Henri Richard
Luc Robitaille
Larry Robinson
Patrick Roy


S – Terry Sawchuk

A fait preuve d’une grande endurance au cours d’une période où les gardiens jouaient sans masque et étaient vulnérables.  Au niveau des gardiens, ses marques du plus grand nombre de matchs (971) et de blanchissages (103) ont tenu pendant des décennies.  (Elles sont maintenant détenues par Martin Brodeur.)  Quatre saisons de plus de 10 blanchissages.  Trois fois sur la première équipe d’étoiles, quatre fois sur la deuxième.  Un Trophée Calder, quatre Vézina.  Quatre Coupes Stanley.
 
Mentions honorables:
Joe Sakic
Denis Savard
Teemu Selanne
Brendan Shanahan
Darryl Sittler
Peter Stastny
Martin St-Louis
Mats Sundin
 
T – Bryan Trottier
 
Plus de 1400 points.  Premier joueur à gagner le championnat des compteurs (Art Ross) avec une équipe d’expansion en 1979.  Un Trophée Calder, un Hart et un Conn Smythe.  Après avoir été un des meneurs des Islanders lors de leurs quatre triomphes de la Coupe Stanley, il s’en est mérité deux autres en tant que vétéran apportant la dose d’expérience nécessaire chez les Penguins.
 
Mentions honorables:
Dave Taylor
Tiny Thompson
Joe Thornton
 
 
 


U – Norm Ullman

Plus de 1200 points.  Seize saisons de 20 buts et plus.  N’avait par contre pas beaucoup de chance au niveau de ses équipes.  Il est arrivé avec les Red Wings l’année suivant la dernière Coupe Stanley (1954-55) avant une longue disette.  La même chose lui est arrivée avec les Leafs (1966-67).  Il n’a donc jamais remporté la Coupe.  Comme bien d’autres pendant cette période, il a quitté les Leafs pour l’AMH en 1975, suite à une dispute avec le propriétaire Harold Ballard.
 
Mention honorable:
Garry Unger
 
 
 
 
 
 
V – Georges Vézina

Une des premières vedettes des Canadiens.  Au cours de sa carrière, il a affiché à cinq reprises la plus faible moyenne de buts accordés de la ligue.  Décédé subitement en 1926 de la tuberculose alors qu’il était toujours actif, les Canadiens firent don à la Ligue Nationale du trophée qui porte son nom pour honorer le gardien avec la plus faible moyenne.  À partir de la saison 1981-82, sa vocation fut changée et il est maintenant attribué au meilleur gardien, suite à un vote.


Mention honorable: 
Rogatien Vachon 
Pat Verbeek 
  
 

 

 
X –

Aucune personne avec un nom débutant par un « X » n’est parvenue à jouer dans la LNH.  La place est donc disponible.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
W – Roy Worters

Il y a déjà peu de gardiens qui sont parvenus à se mériter le Trophée Hart (joueur le plus utile à son équipe).  Worters a été le premier à y parvenir.  Mais le faire avec une équipe faible comme les Americans de New York (voir texte du 26 octobre 2012) en 1928-29 n’est rien de moins qu’un exploit.  Un Trophée Vézina.
 
Mentions honorables:
Doug Weight
Ray Whitney
Doug Wilson
Gump Worsley 
 
 
 
 
 
 
Y – Steve Yzerman

1514 matchs et 1755 points (sixième total de tous les temps) avec la même équipe.  A réussi à sortir les Red Wings de leur climat de médiocrité dans lequel ils étaient depuis de longues années.  Un Trophée Selke, un Conn Smythe.  Trois Coupes Stanley.  Membre de l’équipe gagnante de la Coupe Canada en 1984 et de la médaille d’or aux Jeux de Salt Lake City en 2002.  A joué un rôle clé dans la gestion de l’équipe olympique canadienne, gagnante de la médaille d’or aux Jeux de Vancouver.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Z – Henrik Zetterberg

À la base un obscur choix de 7e ronde, Henrik Zetterberg fait partie de ces joueurs qui ont permis aux Red Wings de se renouveler et de se maintenir parmi les équipes de tête et ce, sans repêcher parmi les premiers.  Particulièrement efficace en séries, ses 27 points en 2008 lui valurent le Trophée Conn Smythe, alors que les Wings gagnèrent la Coupe Stanley.  Gagnant d’une médaille d’or aux Jeux de Turin en 2006.  Sous contrat à long terme avec les Wings.

samedi 15 juin 2013

L'alphabet - de I à Q


La suite

I – Jarome Iginla
 
Un Trophée Art Ross, deux Maurice-Richard.  Plus de 1000 points et seul candidat valable parmi les « I ».















J – Jaromir Jagr

Détient la plupart des records importants pour un joueur européen.  Plus de 1600 points.  Cinq Trophées Art Ross, un Hart.  Sept fois sur la première équipe d’étoiles.  Deux Coupes Stanley.  Médaillé d’or aux Olympiques de 1998. 

Mention honorable:
Aurèle Joliat










K – Jari Kurri

Évidemment qu’il a bénéficié du fait qu’il était le coéquipier de Wayne Gretzky, mais son talent ne faisait pas de doute.  A compté plus de 600 buts, incluant une saison de 71.  A gagné cinq Coupes Stanley, toutes avec les Oilers, en plus d’un Trophée Lady Byng et d’une médaille de bronze aux Olympiques.

Mentions honorables :
Paul Kariya
Red Kelly
Teeder Kennedy
Dave Keon






L – Mario Lemieux

Le Magnifique a réussi à s’illustrer immédiatement, même s’il arrivait au sein d’une franchise dans un état lamentable et avec une culture perdante.  Septième pointeur de tous les temps (1723) malgré les nombreuses blessures qui l’ont accablé.  Six Trophées Art Ross, trois Hart, deux Conn Smythe, un Calder.  A gagné trois Coupes Stanley, dont une à titre de propriétaire.  A gagné la Coupe Canada en 1987 en formant un duo incroyable avec Gretzky.  A gagné une médaille d’or olympique en 2002 et la Coupe du Monde en 2004.  A courageusement combattu la maladie de Hodgkin.

Mentions honorables:
Guy Lafleur
Igor Larionov
Brian Leetch
Nicklas Lidstrom


M – Stan Mikita

Oh que le choix n’a pas été facile.

Plus de 20 ans avec la même équipe.  Plus de 1400 points.  A réussi à changer son style de un des joueurs les plus punis à un gagnant de deux Trophées Lady Byng.  Quatre Art Ross, deux Hart.  A gagné ces trois trophées au cours de la même saison et ce, deux années consécutives (1966-67 et 1967-68).  Six fois sur la première équipe d’étoiles, deux fois sur la deuxième.  Rouage important de l’équipe qui a ramené la Coupe Stanley à Chicago après plus de vingt ans d’absence.  Avec Bobby Hull, a innové en popularisant l’usage de la palette courbée.

Mentions honorables:
Al MacInnis
Frank Mahovlich
Lanny McDonald
Mark Messier
Mike Modano
Dickie Moore
Howie Morenz
Joe Mullen

N – Cam Neely

Qu’est-ce qu’il a fait ragé les partisans des Canadiens à une certaine époque avec ses buts au moment opportun…  Trois saisons de 50 buts, incluant une en seulement 49 matchs.  Fortement ralenti par les blessures, on peut imaginer ce qu’un Neely en santé aurait pu faire.

Mentions honorables:
Bernie Nicholls
Joe Nieuwendyk








O – Bobby Orr

Patineur rapide, il a complètement changé la façon dont les défenseurs jouent en étant le premier à se porter résolument à l’attaque.  Il est d’ailleurs le seul à avoir gagné le Trophée Art Ross (deux fois).  Trois Hart.  Le Trophée Norris lui appartenait (huit fois consécutives).  En 1969-70, la soirée de remise des trophées aurait pu se nommer la soirée Bobby Orr (Art Ross, Hart, Norris, Conn Smythe).  Le premier à obtenir 100 passes en une saison.  Deux Coupes Stanley.  Joueur par excellence du Tournoi de la Coupe Canada en 1976.  Sa carrière a malheureusement été écourtée par des problèmes à son genou gauche.

Mentions honorables (bien que, comme Gretzky, Orr est dans une classe à part):
Adam Oates
Alexander Ovechkin


P – Jacques Plante

Un autre innovateur.  Premier gardien à sortir de son rectangle et à relancer l’attaque.  Premier à porter un masque sur une base régulière.  A perfectionné le positionnement du gardien pour couper les angles.  Gardien de l’équipe des cinq Coupes Stanley consécutives des Canadiens (de 1956 à 1960).  Sept Trophées Vézina.  Un des rares gardiens à remporter le Hart.

Mentions honorables :
Bernard Parent
Brad Park
Gilbert Perreault
Pierre Pilote
Denis Potvin

Q – Jonathan Quick

Il s’est établi depuis quelques années parmi l’élite de la ligue.  Une Coupe Stanley, un Conn Smythe.  Une médaille d’argent aux Jeux de Vancouver.  De plus, la liste des « Q » n’est pas la plus longue…

Mention honorable:
Bill Quackenbush

vendredi 14 juin 2013

Alton White


L'histoire des noirs au hockey est un peu plus obscure que celle des autres sports. Pour des raison diverses dont je ne veux peux exhaustivement évoquer, le hockey fut le dernier des grands sports nord-américain à briser la barrière "raciale" lorsqu'en 1958 Willie O'Ree des Bruins disputa son premier match dans la NHL.  Avec sa maigre carrière dans la NHL de 45 match, O'Ree ouvrit une très mince brèche parce qu'il fallut attendre la saison 1974-75 avant de voir un autre noir, Mike Marson, s'aligner difficilement avec une équipe de la NHL. Entre temps, un héros plus obscur, Alton White, avait fait sa marque dans la non-moins célèbre WHA.

Alton White est né en 1946 à Amherst en Nouvelle-Écosse, ville d'où le troisième noir de l'histoire de la NHL, Bill Riley, était également originaire. C'est toutefois à l'âge de 8 ans lorsque son père, alors épuisé de travailler dans les fonderies de la Nouvelle-Écosse, se trouva un boulot pour le Canadien-National dans la très froide ville de Winnipeg que White fut introduit au hockey. White apprit les rudiments du hockey en évoluant aux côtés de futurs joueurs de la NHL comme Pete Stemkowski et Ted Irvine. C'est avec les Rangers de Winnipeg qu'il fit ses marque au hockey junior et où il réalisa qu'il avait du talent pour le hockey professionnel. 

C'est en 1965-66 qu'il fit ses débuts au hockey professionnel, avec les Komets de Fort Wayne dans la IHL, après avoir disputé quelques matchs avec les Rangers de St-paul de la Central Professionnal Hockey League au printemps précédent. Après une saison à Fort Wayne, White passa au Checkers de Columbus avec qui il évolua durant 4 saisons avant de devenir un joueur des Reds de Providence en 1969. White connut de très bonnes saisons avec Providence, devant un des joueurs préféré de la foule, connaissant 4 saisons de plus de 20 buts dont deux saisons d'au moins 30 buts, mais n'étant pas un joueur évoluant avec les Reds avec un contrat d'affiliation avec une équipe de la NHL. 



C'est lors de la saison 1972-73 qu'il monta de niveau en se joignant aux Raiders de New York de la toute nouvelle WHA. Quelque matchs plus tard il passa à une des équipes ayant eu le plus beau chandail de l'histoire du hockey selon moi, les Sharks de Los Angeles. Avec les Sharks, il devint un des piliers de l'attaque de cette équipe connue pour ses goons. Lors de cette saison, avec ses 42 points dont 21 buts, il devint le premier noir à marquer 20 buts dans le "hockey majeur". Il devint également lors de cette saison le premier noir à marquer un tour du chapeau (je recommande fortement de cliquer sur ce lien).



Après une autre saison avec les Sharks, Alton White déménagea avec l'équipe au Michigan (les Stags!) et avec les Blades de Baltimore durant la saison 1974-75 sans l'excitation de sa première saison avant de quitter cette ligue pour des circuits mineurs. 

Il habiterait de nos jours dans la région de Vancouver où il aurait travaillé dans la construction après sa carrière...

jeudi 13 juin 2013

L'alphabet - de A à H


Voici une liste, bien personnelle et subjective, des meilleurs joueurs de l’histoire de la Ligue Nationale pour chacune des lettres de l’alphabet.  Dans certains cas, il y avait plusieurs candidats potentiels.  Pour d’autres, le choix était évident. 
 
Pour certaines lettres, des immortels ont dû être laissés de côté.  Pour d’autres, j’ai dû me gratter la tête pour en trouver un.
 
Évidemment, les joueurs qui jouent actuellement sont un peu pénalisés, puisqu’on ne sait pas encore tout ce qu’ils accompliront dans leur carrière.  De plus, les époques sont difficiles à comparer, puisque certaines étaient plus offensives, d’autres moins et que le nombre de matchs par saison a évolué au fil du temps.
 
La voici :

A – Daniel Alfredsson

Plus de 1000 matchs et 1000 points avec la même équipe.  Trophée Calder.  Médaille d’or olympique.  Meneur et capitaine depuis plusieurs années.
 
 
Mentions honorables :
Sid Abel
Glenn Anderson
Dave Andreychuk
Syl Apps
Al Arbour (en considérant aussi sa carrière d’entraîneur)

 

 
 
 
B – Jean Béliveau

Également plus de 1000 matchs et 1000 points avec la même équipe.  Dix Coupes Stanley.  Six fois sur la première équipe d’étoiles et quatre fois sur la deuxième.  Un Trophée Art Ross, deux Hart et premier récipiendaire du Conn Smythe.  Un grand meneur et la classe incarnée.
 
Mentions honorables:
Andy Bathgate
Raymond Bourque
Michael Bossy
Frank Boucher
Johnny Bower
Turk Broda
Martin Brodeur
Johnny Bucyk
 

 
C – Bobby Clarke

Joueur salaud à ses heures, il avait malgré tout un talent indéniable et une grande ardeur au travail.  Le premier à mener une équipe d’expansion à la Coupe Stanley (à deux reprises).  Participation à la Série du Siècle et à la Coupe Canada de 1976.  Trois Trophées Hart et un Selke.  Plus de 1200 points.
 
Mentions honorables :
Chris Chelios
Dino Ciccarelli
Paul Coffey
Sidney Crosby

 




D – Marcel Dionne

Cinquième pointeur de tous les temps (1771), malgré le fait qu’il ait joué la presque totalité de sa carrière avec des clubs faibles et souvent dans l’ombre.  Un Trophée Art Ross (avec 137 points, devançant Wayne Gretzky), deux Lady Byng.  N’a pas tout le mérite qui lui revient.
 
Mentions honorables :
Alex Delvecchio
Ken Dryden (que j’aime pourtant beaucoup)
Bill Durnan

 
 
 
 
 
 

E – Phil Esposito

Cinquième buteur de tous les temps.  Longtemps détenteur du record du plus de buts en une saison (76 en 70-71, battu par Gretzky en 81-82).  Cinq Trophées Art Ross et deux Hart.  Deux Coupes Stanley à Boston, alors que l’équipe ne lui avait pas touché depuis près de trente ans.  Performance incroyable lors de la Série du Siècle, incluant un cri du cœur mémorable après la défaite du quatrième match.
 
Mention honorable :
Tony Esposito

 





F – Ron Francis
 
Deuxième de tous les temps pour les passes avec 1249.  A débuté sa carrière avec les faibles Whalers, mais c’est vraiment lorsqu’il a été échangé aux Penguins de Pittsburgh qu’il a pu démontrer toute sa valeur et les aider à gagner deux Coupes Stanley.  Trois Trophées Lady Byng et un Selke.
 
Mentions honorables :
Bernie Federko
Sergei Fedorov
Viacheslav Fetisov
Theo Fleury
Peter Forsberg
 

 
 
G – Wayne Gretzky
 
Est-il vraiment nécessaire de faire l’énumération des exploits de la Merveille, lui qui détient pratiquement le livre des records en entier?  Quatre Coupes Stanley avec les jeunes Oilers.  A fortement contribué à la popularité du hockey aux États-Unis lorsqu’il a pris le chemin de Los Angeles.
 
Mentions honorables (même si Gretzky est vraiment dans une classe à part):
Mike Gartner
Bernard Geoffrion
Rodrigue Gilbert
Doug Gilmour
Michel Goulet

 
 

H – Gordie Howe
 
Le record de longévité de Monsieur Hockey ne sera jamais touché.  26 saisons, 1767 matchs, en plus de ses six saisons dans l’AMH.  Le seul à jouer jusqu’à cinquante ans.  A joué avec ses deux fils. Six Trophées Art Ross et six Hart.  Deuxième pour les buts, avec 801.  Quatre Coupes Stanley, en plus de deux Coupes Avco.
 
Mentions honorables:
George Hainsworth
Glenn Hall
Doug Harvey
Dominik Hasek
Bobby Hull
Brett Hull

lundi 10 juin 2013

Gilles Thibaudeau


Il fut une période où les Canadiens ratissaient le Québec en entier et ce, sans se limiter nécessairement à la LHJMQ.  En fait, Gilles Thibaudeau n’y a jamais joué un seul match.  Plutôt frêle (5’10 165 lbs), c’est avec les Saints de Saint-Antoine, une équipe junior B près de Saint-Jérôme, qu’il passa la saison 1983-84.  De toute évidence, il était trop fort pour la ligue, puisqu’il amassa 140 points en 38 matchs.  Il attira alors l’attention du CH, qui le signa comme agent libre.
 
Étant toutefois loin d’être considéré comme un espoir de premier plan, on ne l’envoya pas avec les Canadiens de Sherbrooke, de la Ligue Américaine.  On le dirigea plutôt vers les Generals de Flint de la IHL.  L’acclimatation ne sembla pas y être très difficile.  Il termina troisième meilleur buteur de la ligue, avec 52, en plus de 45 passes pour 97 points, en plus de jouer quelques matchs à Sherbrooke.  Il fut nommé sur la deuxième équipe d’étoiles, en plus d’être désigné recrue de l’année.
 
Pour les saisons 1986-87 et 1987-88, il les passa principalement à Sherbrooke, mais il eut dans les deux cas l’occasion d’être rappelé et de jouer au total 26 matchs avec le grand club.  Pour 1987-88, en seulement 59 matchs, il accumula 96 points, le cinquième plus haut total de la AHL.
 
En 1988-89, il demeura à Montréal, mais son utilisation fut limitée à 32 matchs, amassant au passage 12 points.  Il fut toutefois libéré à la fin de la saison et se retrouva avec les Islanders.
 
Son passage à Long Island fut par contre de courte durée.  Comme centre, il y avait déjà Bryan Trottier, Pat Lafontaine et Brent Sutter et donc, peu de place pour lui.  En décembre, il passa alors aux Leafs, dans un échange à cinq joueurs.  
 
Il eut ensuite la chance de former une variante de la French Connection (voir texte du 14 mars 2011), en jouant avec Vincent Damphousse et Daniel Marois.  L’expérience fut néanmoins interrompue lorsqu’il se blessa au genou, gracieuseté d’un coup salaud du pas toujours très propre Ulf Samuelsson.
 
Il revint en 1990-91 pour jouer quelques matchs de plus avec les Leafs, avant de jouer en Suisse pendant neuf ans.  Sa fiche dans la LNH est de 25-37-62 en 119 matchs.
 
Il tenta un bref retour de ce côté-ci de l’Atlantique avec les Chiefs de Laval de la Ligue Senior en 2000-01.  Toutefois, son style de jeu ne convenait vraiment pas avec celui de la ligue, plutôt robuste, et son passage s’est limité à 23 matchs.
 
Il est depuis devenu technicien chez Bell Canada.
 
Étrangement, son fils Nicolas suivit un parcours semblable à celui de son père.  Trop petit, il ne parvint pas à jouer dans la LHJMQ.  Il eut par la contre la chance que son père lui trouve une place à Rapperswil, un club suisse où il a passé trois ans.  Nicolas vient d’ailleurs d’y terminer sa troisième saison.
 
Sources : « La belle aventure de Gilles Thibaudeau » de Ronald King, 17 septembre 2010, La Presse (cyberpresse.ca), legendsofhockey.net, hockeydb.com.

samedi 8 juin 2013

Histoire de cartes - Les Smith

Nom très répandu en Amérique du Nord, les Smith sont depuis toujours très bien représentés dans la LNH.