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samedi 27 août 2016

Frank Xavier




J'étais en train de classer les archives du blog l'autre jour quand je me suis rendu compte qu'il n'y avait malheureusement pas de joueurs dont le nom de famille commence par la lettre X dans nos biographies de joueurs... On est cependant pas les seuls alors que je n'ai également rien trouvé sur d'autres sites spécialisés comme le site du temple de la renommée ou bien sur Greatest Hockey Legends

Si même Joe Pelletier n'a rien trouvé...

Il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de noms de famille qui commencent par "X" à travers le monde. Je crois que c'est plus fréquent en Chine avec des noms comme Xiang ou Xin comme cette joueuse de l'équipe nationale féminine de Chine, Fang Xin.


Fang Xin
Équipe nationale de Chine


Mais comme vous le savez sûrement, en Chine le nom de famille vient en premier donc ça ne compte pas. Même chose pour le québécois Xavier Delisle, ancien membre du Canadien en 2000-01 et un des seuls à avoir porté le #88.


Xavier Delisle


Il est donc très difficile d'inclure un X dans nos bios. À moins que je me mette au mandarin et que je fouille sans cesse les sites chinois de hockey. Mais je crois quand même être sur une bonne piste avec le nom Xavier qui est quand même présent dans le monde du hockey.

Il y a d'abord les X-Men de l'Université St.Francis Xavier en Nouvelle-Écosse qui arborent tous un gros X sur leur chandail.


X-Men de St.Francis Xavier - CIS


Mais bon ça ne compte pas non plus malheureusement, car on recherche ici un joueur dont le nom de famille commence par X et non pas une équipe. Le seul membre des X-Men à porter le nom de famille "Xavier" est le célèbre Charles Xavier, fondateur et leader de la célèbre équipe de super-héros mutants de Marvel. Mais il est aussi disqualifié car il n'a malheureusement jamais joué au hockey en plus d'être un personnage fictif...

Sinon il y a toujours le membre du temple de la renommée Frank Xavier Boucher,  ex-joueur et entraineur légendaire des Rangers de New York, mais encore une fois ça ne compte pas vraiment car il s'agit plutôt d'un deuxième prénom ou ce qu'on appelle un "middle name". De toute façon, mon collègue keithacton lui a déjà consacré un billet par le passé (voir texte du 6 janvier 2014).

Je n'allais toutefois pas abdiquer aussi facilement. Donc en cherchant davantage sur HockeyDB.com j'ai recensé tous les joueurs et ex-joueurs dont le nom de famille commence par X. Voici les résultats.




Pas grand chose à se mettre sous la dent...

Je me suis d'abord concentré sur Jordan Xavier des Mustangs de Calgary dans la ligue junior A de l'Alberta. Je me suis dit que j'aurais peut-être quelque chose à dire sur lui mais je n'ai pas trouvé grand chose si ce n'est qu'il a un compte Twitter. Et comme il est tout jeune il est peut-être trop tôt pour écrire sa biographie. On s'en reparle dans 20 ans.

Cet article avait donc peu de chances d'aboutir à quelque chose de potable jusqu'à ce que je décide de jeter mon dévolu sur le joueur de cette courte liste qui s'est rendu le plus loin dans le monde du hockey. Il s'agit de Frank Xavier, qui s'est rendu jusqu'au niveau Minor Pro! J'ai donc comme mission de faire coûte que coûte sa biographie... quitte à devoir faire du remplissage.

Voici donc en première mondiale, une biographie d'un joueur de hockey dont le nom de famille commence par X!


Frank Xavier
University of Denver - NCAA


Frank Xavier est né à Denver au Colorado le 2 juin 1959. Il est donc né sous le signe du gémeau et durant l'année du cochon selon le zodiaque chinois. 

Il s'enrôla à l'Université de sa ville natale en 1977 et joignit les rangs des Pionners, l'équipe de hockey de 1re division de cette Université. Les Pionners gagnèrent le championnat de leur conférence lors de la saison 1977-78 mais Xavier ne joua cependant qu'un seul match lors de cette première saison. Il obtint toutefois un poste à temps plein la saison suivante durant laquelle il fit équipe avec un jeune Glenn Anderson alors âgé de 17 ans seulement. Anderson, futur membre du temple de la renommée, joua une année à Denver avant d'être repêché par les Oilers d'Edmonton en 1979. 

Quant à lui, Xavier connut sa meilleure saison en carrière aux côtés d'Anderson (du moins dans le même vestiaire) avec 9 buts, 15 passes et 24 points en 31 matchs. Anderson pour sa part termina en première place des compteurs des Pionners avec 55 points en 41 matchs avant de joindre les Oilers la saison suivante. Xavier obtint des statistiques similaires à sa première année lors des deux saisons suivantes où il joua également avec d'autres futurs joueurs de la LNH dont Kevin Dineen et Ed Beers. Il joua finalement ses deux derniers matchs universitaires en carrière lors de la saison 1981-82 avant de graduer de l'Université en administration des affaires. Cette dernière saison pour Frank fut toutefois la première de Tom Xavier avec l'équipe. Selon mes recherches approfondies, Tom est le frère ou du moins le cousin de Frank car il est né lui aussi à Denver, quelques années après Frank donc ça coïnciderait. Ils se ressemblent d'ailleurs beaucoup.

La grande tradition du hockey à Denver pour la famille Xavier perdura donc encore quelques années.


Tom Xavier


En regardant de plus près l'alignement des Pionners pour la saison 1979-80 et les résultats de hockeyDB, on remarque qu'on retrouve deux fois le nom de Frank Xavier. Un est attaquant et l'autre est un gardien. Frank Xavier, le gardien de but, n'a cependant pas de date de naissance ou aucun autre renseignement si ce n'est que ces deux matchs joués avec les Pionners en 1979-80. Ma théorie est qu'il y a eu des blessures chez les gardiens des Pionners et que Frank fut désigné pour porter les jambières le temps de deux matchs. Cela n'a pas dut être un grand succès avec une moyenne de 7.50 buts en 2 matchs...

Quoiqu'il en soit, le bon vieux Frank termina sa carrière universitaire avec une fiche de 28 buts, 38 passes pour 66 points en 86 matchs ainsi que (probablement) une fiche de 0 victoires, 2 défaites et 0 matchs nuls.

En 1982-83, Xavier joignit les rangs des Thunderbirds de la Caroline dans la Atlantic Coast Hockey League (ACHL), une ligue éphémère qui naquit des cendres de la Eastern Hockey League en 1981. Xavier joua seulement 3 matchs avec les Thunderbirds mais récolta tout de même 5 buts et 1 passe. Les Thunderbirds remportèrent le championnat de 1983 mais ce fut sans les services de Xavier qui avait joué ses derniers matchs à vie plus tôt cette année-là. La ACHL cessa ses activités en 1987 mais les Thunderbirds se joignirent à la ECHL en 1988. La franchise est désormais connue sous le nom des Nailers de Wheeling et est la plus vieille équipe de hockey professionnelle nord-américaine toujours active en dehors de la LNH ou AHL. 

Son frère Tom a lui aussi atteint le niveau Minor Pro alors qu'il aurait supposément joué un match en 1992-93 avec le Storm de Toledo dans la ECHL. Les chercheurs débattront encore longtemps sur ce qu'il a bien pu faire entre son dernier match en 1985 avec l'Université de Denver et ce seul match avec Toledo en 92-93...

Pour ce qui est de Xavier et bien selon son LinkedIn il est présentement directeur général de Clear, une compagnie de sécurité aéroportuaire.

Il habite et travaille toujours à Denver avec possiblement sa femme et peut-être des enfants. On ne retrouve pas ce genre de détails sur LinkedIn...


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Il y a donc finalement un X dans nos biographies! Comme quoi il y a toujours matière à parler de quelque chose si on cherche assidûment.

Mais là je viens de remarquer qu'on n'a pas non plus de U...

Igor Ulanov?


Sources:
hockeydb.com
Denverpionners.com
Hill-Murray Pionner Hockey
LinkedIn


vendredi 26 août 2016

Histoire de cartes : des joueurs qui célèbrent









Quoi de mieux au hockey que de marquer des buts et de remporter des victoires? Voici des cartes de hockey joyeuses de joueurs en train de célébrer.





























jeudi 25 août 2016

Mes cartes préférées





La dernière fois je vous ai parlé des cartes les plus bizarres de ma collection mais maintenant passons aux cartes qui me sont le plus chères, soit pour des raisons de valeur ou simplement pour des raisons sentimentales.

J'exclue de cet article la série Upper Deck 1993-94, ma série préférée de tous les temps et où l'on retrouve MA carte préférée (Patrick Roy) et il faudrait donc rajouter trop de cartes et j'y ai déjà consacré un article (voir texte du 30 juillet 2015).

Allons-y donc.


Pro Set 1991-92


Plusieurs n'aiment pas les Pro Set mais cette série 1991-92 demeure pour moi une de mes favorites de tous les temps. Ces deux cartes prises durant la finale de 1991 avec une vue aérienne sont probablement mes préférées de la série.




D'ailleurs la première carte de hockey que j'ai eu de ma vie était cette carte de Paul Ysebaert de cette même série de Pro Set. Je me rappelle l'avoir obtenu d'une de ces machines distributrices dans un centre d'achat. Donc cette carte est ma plus vieille et a une énorme valeur sentimentale. J'étais aussi fasciné par le nom de famille "Ysebaert" que je prononçais phonétiquement "Y-ZE-BA-EURTE".


O-Pee-Chee 1971-72

Je n'ai malheureusement pas beaucoup de cartes des Golden Seals ou des Barons mais j'ai au moins celle-ci du légendaire Carol Vadnais (texte du 31 août 2014). Et il a eu la chance d'avoir une vraie carte, en uniforme et avec son vrai corps.


Upper Deck 91-92 et Parkhurst 92-93

Il y a certains joueurs plus photogéniques et expressifs que d'autres, Theoren Fleury fait partie de cette catégorie. J'ai aussi une très grande collection de cartes des Flames dont l'uniforme est un des plus éclatant et nous donne généralement de très belles cartes. À l'époque j'étais fasciné par l'excellent noyau des Flames (Fleury, Roberts, MacInnis, Nieuwendyk, Vernon etc...).


O-Pee-Chee 81-82


Les cartes de gardiens sont toujours des favorites pour moi mais avant les années 90, les photos de ces gardien sont majoritairement assez plates, souvent prises durant l'échauffement d'avant-match. Cette carte de Billy Smith est toutefois une de mes préférées à cause du regard de tueur en série de Smith. Je me demande aussi pourquoi il n'a pas sa mitaine...



Parkhurst 92-93


Les cartes de gardien du début des années 90 sont toujours un incontournable dans ma collection et la série 92-93 de Parkhurst en contient des excellentes. Les cartes de gardiens sont souvent meilleures à l'horizontale.


Pro Set 92-93, Parkhurst 92-93 et Upper Deck 91-92

Un autre joueur extrêmement photogénique est le gardien Kirk McLean. Je ne sais pas si c'est son nom "bad ass" ou son masque aux couleurs des Canucks qui me plaît le plus mais je suis preneur pour n'importe quelle de ses cartes. Je crois que je suis pas seul à tripper sur lui alors que mon collègue du même nom a fait un très bon choix en choisissant McLean comme avatar sur ce blog. Saviez-vous que Kirk McLean et mon avatar Ray Sheppard ont déjà été échangé l'un contre l'autre. C'était en 1998, alors que les deux étaient plutôt en fin de carrière. Les Hurricanes envoyèrent McLean aux Panthers en retour de Sheppard dans un échange 1 contre 1.





Je ne connais pas vraiment Cam Stewart, il fut un joueur marginal qui joua environ 200 matchs dans la NHL mais selon ce que je peux voir de sa saison recrue en 93-94, il avait l'air vraiment intense et ces deux cartes m'ont toujours plu.


Sharks de San Jose
Saison inaugurale 1991-92

J'aime bien les cartes des équipes d'expansion du début des années 90 et j'essaie de trouver des cartes de tous les alignements inauguraux des équipes comme le Lightning, les Sénateurs, les Panthers etc... mais ceux que je préfère le plus est l'alignement partant des Sharks de 1991-92 surtout grâce à la série spéciale d'O-Pee-Chee qui dédia une douzaine de cartes spéciales aux joueurs obtenus des North Stars du Minnesota lors du repêchage de dispersion de 1991, une des situations les plus loufoques de tous les temps et un de mes sujets fétiches (voir texte du 19 mars 2016).


O-Pee-Chee 1982-83

Cette série est selon moi la meilleure que O-Pee-Chee a produit durant son existence. Et je suis particulièrement fier d'avoir le noyau de la dynastie des Oilers dans cette série. Si les cartes étaient dans de meilleurs états et scellées j'en aurais au moins pour 150$ avec toute cette cohorte.



Terminons avec des cartes plus contemporaines. Les cartes récentes me laissent plutôt froid, elles n'auront jamais le charme de celles que je collectionnais dans ma jeunesse. Mais il y a quelques exceptions. Ces quelques cartes Upper Deck des 2-3 dernières années sont très belles et font partie de mon petit musée de cartes (j'y reviendrai un jour).



En fait mes plus belles cartes récentes sont de cette collection SP de Upper Deck où je trouve le design excellent, moderne et classique tout à la fois. 

C'était donc mes cartes préférées (du moins une partie). Je vous invite par le fait à participer également. Envoyez nous vos cartes préférées par Facebook ainsi qu'une petite explication de votre choix et éventuellement nous ferons un article compilation!


lundi 22 août 2016

Dunc Wilson



En s’alignant avec les Flyers de Niagara Falls, un club affilié aux Bruins, Dunc Wilson devint ainsi la propriété de Boston.  Par contre, il ne porta jamais l’uniforme jaune et noir.  En 1968, il fut réclamé par les Flyers, qui l’assignèrent à leur club-école de la Ligue américaine, les As de Québec.
 
Cette même année, alors que Wilson était leur gardien numéro un, les As se rendirent jusqu’en finale, malgré une fiche sous ,500.  Ils se sont toutefois inclinés devant les Bears de Hershey, menés par Jeannot Gilbert. (voir texte du 25 septembre 2009)
 
Il ne joua finalement qu’un seul match à Philadelphie, avant d’être réclamé par les Canucks au repêchage d’expansion.  Il partagea d’abord la tâche avec le vétéran Charlie Hodge, mais après la saison 1970-71, ce dernier prit sa retraite suite à une dispute salariale.  Wilson devint donc le gardien principal d’une équipe toujours mauvaise.
 
 
Par contre, Wilson attira l’attention pour les mauvaises raisons.  Fêtard, rebelle et individualiste, Wilson voyait le hockey de manière désinvolte et la défaite le laissait indifférent.  Il ne s’en faisait avec rien et n’en faisait qu’à sa tête.  D’ailleurs, pour lui, les joueurs de hockey n’étaient que des gens ordinaires et ne méritaient pas d’être déifiés.
 
Il fut donc échangé et laissé sans protection à quelques reprises.  Il passa par Toronto, les Rangers et Pittsburgh.
 
Il fut étiqueté comme faiseur de trouble.  Ses cheveux et sa barbe dérangeaient.  Il a été suspendu par les Canucks pour un couvre-feu manqué et par les Leafs pour avoir porté un t-shirt et des jeans, alors qu’il devait porter un complet.  Alors qu’il jouait avec les Rangers, Wilson s’était fait hué.  Sa réponse avait été que les partisans pouvaient bien chahuter s’ils le voulaient, puisque leur argent lui avait payé une belle maison, un membership à un beau club de golf et une belle auto.
 
À son arrivée à Pittsburgh, en octobre 1976, une occasion se présenta à lui lorsque Denis Herron (voir texte du 19 avril 2009) se fractura le bras lors du match d’ouverture.  Wilson prit donc sa place et fut désigné comme joueur de l’année chez les Penguins.  Toutefois, il eut une saison 1977-78 bien ordinaire et Herron reprit sa place de numéro un.
 
À la fin de la saison, les Penguins l’échangèrent pour une somme d’argent aux Canucks, où il retournait pour une deuxième fois.  Ses performances furent plutôt quelconques dans ce qui s’avéra sa dernière saison.
 
Ayant joué pour plusieurs mauvaises équipes, Wilson ne montra jamais de fiche positive.  En carrière, sa fiche est de 80-150-33.
 
Comme l'avait fait Mike Robitaille, Wilson poursuivit alors les Canucks, pour 400 000$, alléguant que ceux-ci n’avaient pas diagnostiqué correctement ce qui s’avéra être un cancer de la peau sur son bras.  La chirurgie qui suivit l’empêcha, selon ses dires, de poursuivre sa carrière.  Après de longues démarches, il fut débouté en cour.  Le juge statua que sa carrière était terminée de toute façon.  Un des médecins de l’équipe fut toutefois reconnu coupable de négligence.
 
Sources : “Pens’ Wilson Outlives Bad Reputation“ de Bill Heufelder, 13 janvier 1977, The Pittsburgh Press, p.C1, “New Challenge For Old Rebel Dunc Wilson” de Pat Livingston, 2 février 1977, p.B7, “Dunc Wilson perd sa longue bataille contre les Canucks”, PC, 19 novembre 1983, La Presse, p.D8, hhof.com, wikipedia.org.